Étiquette : transformation

  • 80% des DSI planifient un projet Big Data en 2017

    Enquête réalisée par Talend

    Talend, leader mondial des solutions d’intégration big data et cloud, dévoile les résultat d’une enquête* menée auprès de décideurs informatiques afin de déterminer leurs priorités pour 2017. Il en résulte que le big data, l’analytique et la gouvernance se distinguent tout particulièrement parmi les projets prioritaires. Ainsi, l’analytique en temps réel, la gestion des métadonnées et l’accès aux données en libre-service constituent près de 70 % des projets envisagés en 2017, tandis que les technologies basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) connaissent un certain intérêt.

    La transformation numérique, de la théorie à la réalité
    Selon les conclusions de cette enquête, même si les initiatives de transformation numérique restent parmi leurs priorités, les DSI sont également mis au défi de consacrer du temps et du budget à la poursuite de leurs activités quotidiennes. En conséquence, 2017 demeure donc une année de transition entre stabilité des systèmes et investissements technologiques.

    « Même les responsables informatiques les plus technophiles savent qu’il ne suffit pas de mettre en place de nouveaux outils pour être en mesure de tirer le meilleur parti de leurs données », déclare Ashley Stirrup, directeur marketing de Talend. « Ils sont conscients qu’il leur sera difficile d’accroître la valeur stratégique de leurs données sans la combinaison adéquate d’individus, de processus et de technologies. Seule une culture d’entreprise érigeant les données au rang de ressources essentielles à chacune des étapes des processus décisionnels offrira l’agilité nécessaire pour rester aujourd’hui compétitif sur leur marché. »

    Des tendances clés qui influencent la transformation numérique
    L’enquête démontre que les projets big data sont en plein essor, avec une priorité accordée à l’analytique en temps réel :

    Un peu plus de 80 % des répondants affirment avoir au moins une initiative big data prévue en 2017, soit presque le double du nombre de projets achevés en 2016. Ces projets big data tourneront notamment autour de l’analytique et de la vision à 360° de leurs clients. Les grandes entreprises ont donc atteint un niveau de maturité sans précédent sur le plan du traitement de leurs données.
    Ainsi, 26 % des personnes interrogées font de l’analytique en temps réel leur priorité pour 2017. Viennent ensuite la gestion des métadonnées et la préparation de données en libre-service, avec respectivement 20 et 18 % des répondants. Les projets liés à l’intelligence artificielle/apprentissage automatique et à l’internet des objets (IoT) rentrent également dans le périmètre des priorités des DSI (10 % et 5 % d’entre eux, respectivement).

    Cependant, la relation entre équipes informatiques et métiers est le principal obstacle à une stratégie orientée données. En effet, les big data sont essentiellement utilisés pour améliorer les processus internes et le service client, entraînant parfois des pratiques décolérées de l’IT. Aussi, la gouvernance, la qualité et l’accès en libre-service des données deviennent sources de préoccupation pour les équipes informatiques :

    35% des personnes interrogées estiment que le principal frein à l’adoption d’une approche orientée données est la relation entre leurs équipes informatiques et les utilisateurs métiers. Cet obstacle est même considéré comme plus préoccupant que les budgets disponibles (23 % des répondants) ou l’absence de personnel suffisamment qualifié (seulement 16 % des répondants).

    27 % des répondants affirment que l’impact des big data s’est principalement fait ressentir au niveau des processus internes de leurs organisations. Le deuxième secteur qui bénéficie d’une stratégie big data est le service client (20 % des personnes interrogées). Viennent enfin la réduction des coûts opérationnels et la création de nouvelles sources de revenus (17 % chacun). Ainsi, les principales missions des décideurs informatiques se répartissent de façon à trouver l’équilibre entre introduire de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité de leurs activités, et s’assurer que l’ensemble des systèmes fonctionnent de façon sécurisée et à moindre coût.
    Interrogés sur la priorité principale pour leur entreprise, les décideurs informatiques ont démontré une répartition assez égale entre les trois choix qui leurs étaient proposés, quant aux priorités à accorder à la gouvernance (37 %), à la qualité (33 %) et à l’accès en libre-service (31 %) des données. Ces résultats témoignent de la nécessité pour les entreprises de s’assurer que leurs données soient suffisamment propres, gérées et accessibles au plus grand nombre, afin que les employés puissent en tirer parti pour contribuer à leur réussite.

    « L’alignement des priorités en matière de consommation et de gestion des données peut être la source de débats constructifs au sein des entreprises », déclare Toph Whitmore, analyste en chef en charge des solutions big data et analytiques chez Blue Hill Research. « Les dirigeants doivent s’assurer que leurs responsables informatiques et métiers puissent tour à tour proposer et utiliser ces ressources avec succès. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire, en particulier lorsque certaines attentes irréalistes en termes d’accessibilité des données en libre-service dépassent les limites fixées dans les mandats de gouvernance de la donnée. En revanche, lorsque le libre-service est délivré à temps, de façon transparente et avec une bonne gouvernance, les responsables informatiques peuvent alors veiller à la sécurité des systèmes, proposer des services fiables, et fournir des informations favorisant la prise de décision en aval dans le cadre du flux DataOps. »

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  • Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Comment garder l’esprit start-up dans une entreprise en pleine croissance ?

    Par Michel Cohen, Directeur France & Afrique, Exclusive Networks

    Il y a moins de dix ans, les grandes entreprises cotées en bourse étaient le graal des jeunes diplômés ambitieux. Depuis, l’attractivité de l’emploi a sensiblement muté : ce sont désormais les startups et leur esprit bouillonnant qui font rêver les candidats sur le marché du travail. Futurs piliers économiques, ces jeunes entreprises sont néanmoins vouées à perdre leur effervescence et leur attrait au fil de leur croissance. Pourtant, certaines compagnies emblématiques comme Facebook semblent avoir réussi le pari de conserver le dynamisme et l’effusion d’idées propres aux startups, tout en devenant des géants incontournables du marché. Alors la vieillesse, c’est dans la tête ?
    Astuce #1 : Se remettre en question

    Neuf start-up sur dix ne résistent pas face à une mauvaise gestion : leur culture du savoir-faire technique et d’une dynamique de création se heurte ainsi souvent à une conscience de gestion qui fait défaut. Steve Jobs a apporté l’idée d’Apple, John Sculley, les armes nécessaires à son développement : dans le monde des start-ups, il faut savoir s’entourer pour mieux se développer. Connaître son domaine d’expertise et savoir quelles compétences aller puiser à l’extérieur incarnent les fondements de l’entrepreneuriat : faire appel à des consultants, recruter des profils complémentaires – s’adapter.Une nécessité qui est tout aussi incontournable pour les grandes entreprises. Si les process de gestion sont déjà rodés dans des entreprises en vitesse de croisière, au fil de leur croissance, une remise en question de la société, de ses acquis et des services qu’elle offre au public et à son équipe est incontournable pour assurer sa pérennité.

    Astuce #2 : Appliquer une politique RH très vivace

    Garder une équipe mouvante au fil de la croissance apporte un souffle nouveau à l’entreprise, aussi bien en termes d’idées que d’actions : il s’agit de capitaliser sur la cohésion et la volonté de réussite indestructible des équipes propres aux start-ups. On évoque souvent la « règle des 10% » : 10% du personnel à promouvoir et 10% du personnel à remplacer chaque année pour conserver un « esprit start-up », une notion synonyme d’atmosphère foisonnante de travail mais à l’écoute de ses employés, inclusive, qui sait allier travail, bien-être et solidarité. Un environnement très propice au développement, qui s’épanouit souvent dans les petits groupes soudés et cohésifs typiques des start-ups. La croissance de l’entreprise a tendance à dissoudre cet esprit de proximité qui allie les employés au-delà des règles hiérarchiques.

    Pour garder l’esprit start-up, il faut savoir garder cette émulation de groupe, se remettre en question pour ne pas se reposer sur ses acquis : chercher à atteindre l’excellence à tout moment, en appréciant le progrès sans jamais s’en satisfaire. Si l’on a tendance à définir l’esprit start-up par la taille ou l’âge de l’entreprise, on se trompe pourtant. L’âge ne se traduit pas que par des chiffres, et le même principe s’accorde aux entreprises. L’esprit start-up existe encore dans des sociétés comme Google et Blablacar, symboles de cette atmosphère malgré leur expérience et leur chiffre d’affaires.

    Astuce #3 : Faire évoluer sa vision des marchés

    Rechercher la réussite : pour durer, il faut s’inscrire dans cette vision d’excellence, que ce soit en interne, en veillant au confort des employés, ou vis-à-vis des clients, en continuant à devancer leurs besoins. Si l’excellence n’est pas au rendez-vous, on ne parle plus de start-up, mais de déconvenue. Pour cela, il est incontournable de savoir faire évoluer sa vision du marché, de savoir mettre en place une veille, d’observer la concurrence. Adopter une vitesse de croisière ne serait-il pas, finalement, l’ultime signe qu’une entreprise ne fonctionne plus comme une start-up ? C’est-à-dire avec une force de travail bouillonnante et l’exigence d’un retour sur investissement quasi immédiat conjugué à une stratégie de développement à long-terme.

    En insufflant une dynamique propre aux start-ups à un groupe en passe d’être obsolète, La Redoute a su rénover ses process internes, renouveler son image et relancer la marque sur un marché pourtant saturé.

     Si les entreprises leaders veulent préserver leur place, elles doivent maintenir leur attractivité. Le bien-être des employés, l’innovation, la culture du travail collaboratif sont autant d’éléments loin d’être incompatibles avec la croissance des grandes entreprises. Beaucoup de composantes, mais aucune recette magique, si ce n’est une remise en question perpétuelle, plus efficace que le plus onéreux des antirides.
  • Pourquoi l’obsession du ROI est un frein à l’innovation ?

    Transformation numérique : bilan mitigé

    Par Fabrice Sarlat, directeur de la division Digital & Workspace chez SCC

    Depuis deux ans, pas une entreprise ne peut échapper à la transformation numérique. Dans les médias, les salons professionnels ou les séminaires, l’expression et la volonté d’innovation qu’elle véhicule sont tendance. Pourtant, malgré une réelle volonté des dirigeants d’assurer l’avenir de leur entreprise à l’ère du numérique, le bilan reste mitigé. Selon une étude publiée en 2014 par le cabinet Mc Kinsey, la France occupait en 2013 la 8ème place sur 13 pour ce qui est de la part du numérique dans son économie, avec 5,5% du PIB ; soit la même place qu’en 2010, légèrement en-dessous de la moyenne, et loin des pays leaders.

    Sur le terrain, la situation se traduit par la multiplication d’initiatives, qui restent souvent cantonnées aux seuls projets technologiques. Pour être bénéfique, la transformation numérique ne doit pas être une révision des outils de production mais une refonte profonde des modèles métiers. Il s’agit de repenser les usages pour permettre à chaque collaborateur d’être plus efficace dans sa productivité individuelle et son apport à l’entreprise. En effet, un commercial itinérant, un employé sédentaire ou un directeur informatique requièrent des moyens de production différents pour accomplir leur mission au mieux. Le nouvel environnement de travail doit refléter ces différences. C’est ce que l’on appelle le digital workspace.

     Mesurer la valeur des investissements autrement

    Le digital workspace est une réponse à l’évolution des modes de travail impulsée par les employés, qui présente également de nombreux avantages pour les dirigeants eux-mêmes, qui voient la productivité, l’innovation et l’attractivité de leur entreprise monter en flèche. On pourrait donc parier sur une adoption généralisée dans les mois à venir. Mais encore faut-il pouvoir adresser les défis humains, liés notamment à la conduite du changement à tous les niveaux de l’entreprise.

    L’adhésion des employés est essentielle, mais aussi celle des dirigeants. Selon le Gartner[1], ¾ des dirigeants affirment avoir compris où mènera la transformation numérique et les besoins de changements nécessaires dans l’approche que l’on doit en avoir, mais cela ne signifie en rien qu’ils s’y sont attelés.

    En réalité, beaucoup de dirigeants et de comités exécutifs ne se rendent pas compte de l’enjeu. Leur compétitivité future dépend peut-être de leur capacité à se transformer, mais tant que la menace est prospective, elle n’est pas une priorité.

    Derrière cette vision à court terme se cache le frein réel : l’exigence de ROI. Lorsque l’on investit massivement dans un projet de digital workspace, lorsque l’on engage son entreprise dans un processus de transformation long et lourd, il est normal d’exiger un retour sur investissement clair. Mais les retours d’expérience sont encore trop rares pour que les dirigeants se projettent avec succès.

    En conséquence, on transforme un enjeu stratégique en une considération technique. On attend de la DSI qu’elle fasse des arbitrages et qu’elle finance sa transformation. Sinon, cette tâche incombe au fameux ‘responsable du digital’, qui ne dispose lui-même pas toujours d’un budget et doit se rapprocher des divisions métiers. La transformation est perçue comme une finalité éloignée, que l’on planifie sur 24, voire 36 mois. C’est la recette d’un échec assuré.

    Pour donner des résultats satisfaisants, la transformation digitale ne doit pas être abordée comme un tout insurmontable. Il s’agit en fait d’une succession de projets, qui ont chacun leurs propres objectifs, leur propre calendrier. Au vu de la rapidité des évolutions technologiques, un plan de transformation devrait s’étaler au maximum sur une année pour la définition stratégique, un semestre pour la déclinaison tactique, et un trimestre pour les mises en place opérationnelles. Les risques restent réels, mais largement diminués et n’engagent pas l’entreprise dans son ensemble.

    Aujourd’hui, le peu d’entreprises qui s’en sortent le mieux sont celles qui ont la chance d’avoir des dirigeants visionnaires et charismatiques à leur tête. Au niveau international, on pourrait prendre pour exemples les GAFA, qui n’hésitent pas à prendre des risques et investir, dans le but de rester dans la course. Ce n’est pas non plus un hasard que certaines des entreprises les plus avancées soient issues de secteurs où les marges sont sous pression, comme celui de l’industrie.

    Le retard pris par les entreprises françaises en matière de transformation numérique n’est cependant pas insurmontable si elles savent se faire accompagner par des spécialistes capables d’industrialiser leur démarche. Au cours des années à venir, la montée en puissance de nouvelles économies portées par l’impression 3D, l’intelligence artificielle ou l’Internet des objets vont rebattre les cartes de la concurrence, ouvrant de nouvelles opportunités à qui veut les saisir.

     

     

     

  • Réinventer la collaboration métier pour tenir la promesse client

    Capture d’écran 2017-01-22 à 19.35.57Réinventer la collaboration métier pour tenir la promesse client

    A l’ère du digital, la transformation omnicanal est un véritable choix stratégique qui engage toute l’entreprise. De la Relation Client, au Marketing, en passant par la Communication, les RH, la DSI…

    Nous avons lancé la réflexion avec le Manifeste de la Transformation Omnicanal, et, aujourd’hui, nous dévoilons notre Livre blanc, rédigé avec des experts, des décideurs de la relation client, et des consultants spécialistes de la conduite du changement.Vous êtes acteur de cette transformation et impliqué dans l’amélioration de la connaissance et de la satisfaction de vos clients ?

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  • La Transformation Digitale du Travail : analyse des tendances

    Capture d’écran 2017-01-22 à 19.06.34Ou comment la collaboration digitale peut bénéficier à votre entreprise

    Ce que vous trouverez dans cet ebook :

    • Une analyse des tendances de la transformation digitale du travail
    • Un système avancé pour la mise en place d’une collaboration digitale efficace
    • Des techniques facilement applicables pour améliorer la communication et la productivité au travail

    Extrait

    La transformation digitale du travail repose sur l’amélioration de la mobilité, de l’accès à l’information et de la productivité, tout en réduisant les frictions au travail. Nous passons trop de temps à organiser notre travail au lieu de se consacrer à l’accomplissement de nos tâches. C’est pourquoi les entreprises doivent se réorganiser pour adopter de nouveaux outils qui facilitent l’organisation et les échanges entre leurs collaborateurs.

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  • Les 4 challenges digitaux de l’immobilier en 2017

    Les outils indispensables 2017 pour  les professionnels de l’immobilier

    par Olivier Bugette, PDG de La Boite Immo

    L’immobilier ne cesse d’innover et cela à tous les niveaux depuis maintenant quelques années. Il y a cependant une différence entre les tendances, les innovations et les nouveaux outils qui affectent effectivement le quotidien des agents immobiliers.

    La visite virtuelle, l’enrichissement de l’expérience de visite :

    La visite virtuelle a été l’un des sujets les plus commentés en 2016, devenu primordial pour toutes les agences immobilières. Elle permet de mieux cibler les acquéreurs en leur présentant des biens de manière simple, à distance sans perdre de temps pour les négociateurs. Elle rassure aussi les propriétaires qui constatent des moyens mis en œuvre pour valoriser leur bien. La visite virtuelle aide donc à la prise de mandat. L’expérience immersive proposée par la visite virtuelle a franchi en 2016 une nouvelle étape avec la compatibilité en réalité virtuelle. A l’aide d’un simple smartphone et d’un casque de réalité virtuelle, les acquéreurs / locataires sont transportés dans une visite à 360°, comme s’ils y étaient vraiment ! Un véritable gain de temps et d’argent qui permet une différenciation de taille.

    L’annonce immobilière en vidéo, la valorisation du bien immobilier :

    Au 30 décembre 2016, le site LeBonCoin comptait 1 403 210 annonces liées à l’immobilier, 1 252 355 pour le site SeLoger. Ces chiffres démontrent l’ampleur du nombre de biens présents sur les portails. Comment une annonce en particulier pourra-t-elle faire la différence dans cette masse ? La vidéo est l’une des réponses. 80%  des internautes privilégient la vidéo dans leurs recherches. Pour les propriétaires, 73% préfèrent travailler avec un agent immobilier qui fait de la vidéo*. Un format qui offre de nombreux avantages car il permet aussi l’amélioration du référencement du site internet de l’agence. C’est une source de trafic entre la plateforme qui héberge les vidéos (Youtube, par exemple) et le site internet. Les annonces en vidéos permettent également plus de visibilité sur les réseaux sociaux. Le partage des annonces en vidéos sur une page Facebook, permet d’animer une communauté avec un contenu différenciant qui mettra en avant les biens mais aussi l’expertise et l’engagement de l’agence auprès de ses clients. Les agences immobilières peuvent même automatiser les annonces en vidéos et leur partage sur les médias sociaux.

    *Source : Immo2.0 + Postling/Mashable (2013)

    Facebook, le support d’une communication quotidienne :

    Facebook en 2016, c’est 31 millions d’utilisateurs français actifs par mois,  8 419 000 de visites par jour. Et le réseau social ne s’arrête pas là : plus de 2 milliards de recherches/requêtes sont effectuées et 8 milliards de vues de vidéos sont enregistrées chaque jour.

    Ce réseau social est devenu l’un des premiers médias des internautes pour suivre l’actualité et ce de manière personnalisée en fonction de leurs centres d’intérêts et des pages auxquelles ils sont abonnés.

    Les agences immobilières utilisant ce réseau social à bon escient ont pu créer une communauté engagée auprès de leur agence. Certains professionnels ont même réussi à se passer des portails immobiliers grâce à leur page professionnelle Facebook. En effet, en définissant une communauté bien ciblée, en l’animant quotidiennement avec des thèmes et des contenus variés (photos, vidéos, visites virtuelles…), une communication de proximité s’installe favorisant le dialogue et la prise de contact en direct. Chez certaines agences, environ 30 % de leurs clients prennent désormais contact directement via les réseaux sociaux. Des entreprises spécialisées dans les réseaux sociaux proposent des modules spécifiques qui développent la prise de contact et publient automatiquement vos annonces immobilières sur votre page professionnelle.

    Un espace client en ligne au service de l’optimisation de votre relation client :

    Toute agence immobilière doit pouvoir justifier du travail qu’elle accomplit pour vendre, louer ou trouver un bien. Il s’agit d’une obligation contractuelle. Outre cette notion contractuelle, c’est l’optimisation de la relation client qui est le point central. Pour améliorer cette relation entre agence et client, de nombreux outils ont vu le jour, notamment les espaces clients en ligne. Ces espaces ressemblent à des mini sites, accessibles sur login et mot de passe, donc très sécurisés. Ils s’adressent principalement aux propriétaires, aux acquéreurs en recherche et aux locataires. Les agences de transaction, location ou syndics utilisent ces plateformes pour rester facilement en contact avec leurs clients. Très pratiques, ces espaces offrent de nombreuses fonctionnalités : comptes rendus des actions en cours (bilan des visites réalisées, publication de l’annonce du bien sur les portails…) ; mise à disposition et échanges de documents importants (attestations, bulletins de salaires, quittances de loyer…) ; fenêtre de discussion instantanée…

     

  • Comment opérer la transformation digitale ?

    Quand la transformation digitale passe par une évolution profonde du management

    Par Jérôme CARFANTAN – Coach Agile chez SOAT

    En moins d’une dizaine d’années, les technologies que nous utilisons ont fortement évolué. Dans notre vie quotidienne, les smartphones, tablettes et autres objets connectés ont induit de nouveaux usages et créé une grande fluidité dans notre manière d’accéder à des services de toutes natures. Mais cette fluidité des usages n’a pas connu le même essor dans la sphère professionnelle, où les outils n’ont pas évolué au même rythme.

    Un secteur professionnel traditionnel qui a du mal à se moderniser

    Les entreprises traditionnelles sont aujourd’hui fortement challengées par l’arrivée de nouveaux entrants qui font bouger les lignes et mettent à mal des activités jugées jusqu’alors indétrônables. Les nouveaux Big Four du numérique, les NATU (Netflix, Airb&b, Tesla, Uber) ou des success story françaises comme Blablacar ont, malgré leurs divergences, un point commun : être des « Digital Natives » qui placent les feedbacks clients au coeur de leur modèle de croissance et privilégient une organisation centrée sur l’utilisateur pour optimiser l’impact de leur produit. C’est dans cette logique “Customer First”, que ces nouveaux acteurs du numérique ont su innover et s’imposer sur des marchés pourtant saturés.

    Face à cette concurrence d’un nouveau genre, les entreprises traditionnelles n’ont plus le choix, elles doivent rapidement faire évoluer leur business modèle et leur organisation, il en va de leur survie.

    Ce besoin impérieux doit également répondre à un enjeu d’attractivité. En effet, l’arrivée progressive sur le marché de collaborateurs de la génération Y est un réel challenge pour les entreprises traditionnelles qui doivent intégrer leurs codes et leurs exigences, tout en leur proposant un environnement de travail propice à l’instantanéité et la fluidité.

    Pour cela, elles doivent mettre à leur disposition des outils digitaux efficaces et modernes qui optimisent la collaboration, le partage et la productivité au quotidien. Ces générations ont en outre, des attentes très différentes vis-à-vis du management.

    Comment opérer cette transformation digitale ?

    L’erreur serait de croire que la transformation digitale ne s’aborde que sous un angle technologique. Certaines entreprises font le choix de recruter un Chief Digital Officer pour assurer cette transition mais il ne suffit pas de créer un nouveau poste hiérarchique ou de développer des applications mobiles pour opérer une transformation digitale. En tombant dans ces pièges, les entreprises passent à côté de l’essentiel.

    En effet, la digitalisation est l’un des facteurs qui accentue grandement la complexité de leur environnement, et c’est en réponse à cette complexité que l’agilité prend tout son sens.  L’agilité a émergé du secteur du développement logiciel dans le but de trouver un meilleur mode d’organisation pour traiter la complexité de son activité.

    Mais pour être véritablement agile, il ne suffit pas d’appliquer de nouvelles pratiques ou méthodes d’organisation. Il faut également s’approprier les valeurs et principes de l’Agilité qui touchent directement à la culture des organisations.

    La transformation digitale suppose donc une évolution organisationnelle et culturelle profonde dont la finalité est de remettre le client au cœur de la stratégie des entreprises. Aussi toute transformation digitale est surtout et avant tout, une transformation agile.

    Former le management à cette transition indispensable

    Reste que les entreprises n’ont pas attendu le digital ou l’agilité pour commencer à se transformer, et se sont systématiquement appuyées sur le management pour opérer leurs plus profonds changements.

    Le management est le garant de la culture et de la structure des organisations. Pour réussir une transformation agile et digitale, il est donc essentiel de réussir en premier lieu à transformer le management.

    Il faut promouvoir un management plus en phase avec les attentes des générations “Digital Natives” et favorisant une posture responsabilisante, par la transparence et la confiance. Les managers doivent être les co-créateurs d’une vision inspirante, porteuse de sens et d’ambition. Ils doivent encourager l’initiative, donner le droit à l’erreur, être acteur de l’innovation et proposer un cadre propice à l’émergence de l’intelligence collective. Le manager du futur doit être un manager Agile.

    Conclusion

    Transformation digitale, agile et managériale sont donc indissociables et constituent un tout harmonieux. En effet, comme l’a évoqué Gilles de Richemond DG de VSCT, le digital est une nécessité de marché et, l’agilité est aujourd’hui la meilleur réponse à apporter pour satisfaire cette nécessité. De plus, le manager reste un acteur clé pour engager cette transformation. Plus qu’une transformation, il s’agit plutôt de mettre en place un processus d’évolution continu afin de coller au plus près aux évolutions du marché. C’est en prenant ce chemin que les organisations traditionnelles pourront survivre, gagner en qualité de service et en attractivité, pour devenir des organisations apprenantes.

     

  • Paiement sans contact, bitcoin, blockchain, open banking… Quel futur pour les banques ?

    Prévisions bancaires pour 2017

    Par Bob Wiederhold, PDG de Couchbase

    La finance accélère sa métamorphose en donnant la priorité au numérique, avant de lui réserver l’exclusivité : ce n’est qu’une question de temps. Bon nombre de générations futures ne mettront jamais les pieds dans une agence bancaire et, avec le paiement sans contact, le bitcoin et la blockchain, la monnaie elle-même devient progressivement digitale, jusqu’à l’abstraction. L’année 2017 s’affirmera dans la progression logique de cette tendance, qui verra se banaliser les start-up FinTech exploitant des technologies émergentes de type blockchain. Elles laisseront dans leur sillage les grandes banques, incapables de pourvoir aux besoins de l’économie digitale.

    À court terme, l’année 2017 sera également celle de la révolution « open banking » et de la migration massive de la clientèle, avec des services numériques et une expérience utilisateur à l’importance inégalée jusqu’ici. Il sera plus facile, pour les clients, de « changer de crèmerie » et d’avoir accès aux données leur permettant de décider s’il est judicieux de quitter leur banque, à quel moment et pour quel établissement. Ainsi averties, les banques s’emploieront à se montrer plus ouvertes, compétitives et modernes. Elles dispenseront, en définitive, à leurs clients l’expérience numérique exigée : depuis l’accès à l’ensemble de leurs comptes à partir d’une seule et même application jusqu’à la diffusion d’un service introuvable ailleurs, en passant par la transmission des informations et alertes dont ils ont besoin, au moment voulu.

    Résumé de l’actualité bancaire en 2016

    L’année 2016 a consacré la start-up FinTech. En marge des votes de protestation en faveur du Brexit et de Trump qui provoquent un cataclysme dont sont victimes le monde et l’économie mondiale, les grandes banques et l’establishment financier ont, eux aussi, été sévèrement touchés cette année. Les clients, las de plusieurs années de services médiocres, se sont rués en masse vers des banques challenger, en quête d’une meilleure expérience, plus personnalisée et davantage fédératrice sur le plan émotionnel.

    Cette année fut également celle de la banalisation de technologies émergentes telles que la blockchain, celle où les coups de pub sont finalement devenus réalité. Même s’il reste encore un sacré bout de chemin à parcourir.

    Les données sont également mieux exploitées. Si les banques utilisent depuis longtemps les données pour prédire les tendances et opportunités futures, traiter les règlements et calculer le risque à moyen ou long terme, elles retirent toujours davantage de valeur ajoutée de leurs données opérationnelles. Précisons néanmoins qu’il reste encore bien des choses à améliorer dans ce domaine. Fortes de ce capital données, les banques se révèlent de plus en plus capables de proposer des offres personnalisées à leurs clients en temps réel. Profitant d’un accès optimisé aux données opérationnelles et d’une meilleure utilisation de celles-ci, ces établissements peuvent faire diligence auprès de leurs clients en peaufinant les solutions proposées. Comme un complément d’assurance habitation à de nouveaux propriétaires ou une offre de change de devises aux clients qui se rendent à l’étranger, dès leur arrivée sur leur lieu de destination.

    Prévisions technologiques pour 2017

    En 2017, les entreprises devront s’investir dans une économie digitale articulée autour de l’utilisateur, que celui-ci soit client e-commerce ou ingénieur industriel. Cette nouvelle économie génère d’importants bouleversements dans tous les secteurs d’activité : depuis Amazon qui transforme nos modalités d’achat, à Netflix qui redéfinit notre manière de regarder la télévision, en passant par Uber qui révolutionne nos formules de déplacement. S’adapter à ce phénomène revient à faire appel à des applications visant à déployer l’expérience utilisateur adaptée, que ce soit sur mobiles, le web ou des appareils connectés, via une gamification sociale ou une banque à distance optimisée. Ainsi, d’après l’ONS, la part totale du chiffre d’affaires tiré du e-commerce dans les entreprises s’inscrit en progression constante, passant de 13,7 % en 2008 à 19 % l’an dernier – les enseignes dépourvues de site e-commerce sont donc perdantes et se privent d’une clientèle appréciable. Les entreprises incapables de tirer avantage de l’économie digitale ne tarderont pas à se retrouver à la traîne, tout comme celles incapables de mettre à profit le potentiel de technologies émergentes comme Blockchain.

    Pour tirer avantage de la nouvelle économie et des technologies sur lesquelles elle repose, les données sont déterminantes. Peu importe la manière dont elles sont générées : leur éclairage est précieux pour les projets futurs de l’entreprise, et elles donnent à celle-ci les moyens de prendre et d’appuyer les meilleures décisions opérationnelles en temps réel. Sachant que moins de 25 % des grandes entreprises exploitent des données en provenance d’appareils intelligents ou de capteurs comme aides à la décision, toujours d’après l’ONS, il reste encore des progrès à accomplir. En définitive, les entreprises doivent veiller à se doter de la base de données adéquate. Concrètement, il ne s’agit pas seulement d’être en mesure d’opérer une montée en capacité qui garantira une expérience irréprochable à plusieurs millions d’utilisateurs potentiels aux quatre coins du monde, à tout moment. Il s’agit également d’être capable d’exploiter ces données à tout moment, indépendamment du format exigé ― que ce soit pour analyser des événements susceptibles de se produire au cours de la prochaine décennie, ou assurer des performances optimales sur-le-champ ― sans avoir à saisir, récupérer et analyser des données en fonction de critères bien particuliers. Des acteurs tels que Ryanair, LinkedIn et General Electric ont d’ores et déjà prouvé les avantages induits par ce mode d’utilisation des données, et en 2017, d’autres les rejoindront ou disparaîtront.

  • La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise

    Les talents du numérique sont des mines d’or pour les entreprises qui veulent relever le défi de l’économie des applications 

    Par Marco Comastri, Président et Directeur Général de CA Technologies pour la région EMEA

    Dans l’économie des applications, la capacité des entreprises à réussir dépend de plusieurs facteurs : notamment l’agilité, les talents et l’expérience utilisateur. Dans la course à la transformation numérique, les entreprises font face à une équation sensible pour relever ce défi. Pour réussir, il leur faut placer l’humain au cœur même de leur stratégie et se remettre en question fondamentalement afin de se doter d’une organisation conçue pour le changement. Reprenons ensemble les principaux éléments qu’exige la 4èmerévolution industrielle.

     L’expérience utilisateur mis à mal au bout de 3 secondes

     3 secondes : c’est le délai au bout duquel les consommateurs abandonnent une application si elle ne répond pas, selon une étudemondiale. Mais pire, c’est aussi le délai nécessaire pour que les consommateurs effacent une application définitivement de leur smartphone. En effet, dans cette révolution industrielle, les consommateurs sont extrêmement volatiles et recherchent l’immédiateté. Ils n’hésitent pas à s’en faire l’écho auprès de leurs proches ou sur les réseaux sociaux. L’expérience utilisateur conditionne donc le succès d’une entreprise aussi innovante soit-elle. 
     Les utilisateurs exigent les services les plus rapides, intuitifs et sécurisés qui soient. Aucune perte de temps n’est tolérée. Plus que jamais, l’expression « Le temps, c’est de l’argent » prend tout son sens. L’entreprise se doit donc d’être à leur rythme, faute de quoi, c’est l’échec assuré. La stratégie des entreprises se décide donc au travers des exigences et des attentes des clients qui leur indiquent comment elles doivent se transformer. 

     La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise 

     Aujourd’hui, indéniablement, ce sont les « Talents » qui importent le plus car ils sont les moteurs de la transformation numérique. De plus en plus d’entreprises investissent dans ces jeunes, issus de la génération Y, qui viennent grossir leurs rangs pour relever ce défi. Pour ce faire, il est essentiel qu’elles soient attractives à tout point de vue tant cette génération a ses propres codes et impose de nouvelles méthodes de travail plus flexibles.
     C’est pourquoi, il est impossible d’appliquer une telle approche sans une culture d’entreprise adaptée. La transformation numérique n’est donc pas une simple question d’ordre technologique mais essentiellement un enjeu humain. Aussi, cette culture ne peut être insufflée que par la direction. Ils se doivent d’être des leaders certes. Cela étant, ils doivent faire confiance à leurs salariés et adopter un modèle collaboratif qui offre suffisamment d’autonomie. Une transformation en profondeur du système managérial est donc nécessaire pour adopter des méthodes agiles qui correspondent aux attentes de ces « Talents ».

     L’Agilité comme condition de la transformation

     La diversité des équipes rend l’entreprise plus agile : casser les silos et abolir la hiérarchie. C’est ainsi que l’on obtient des organisations axées sur la collaboration pour une expérience utilisateur optimum, une question de survie pour les entreprises. Si elles réussissent le pari de la transformation agile, elles pourront à la fois, attirer et fidéliser des talents sur-sollicités et répondre avec célérité à des clients volatiles. 
     Dans ce contexte, les nouvelles technologies, et en particulier les logiciels, se retrouvent au centre des modèles de chaque organisation pour répondre à ces attentes.

     Si le temps c’est de l’argent… quelle valeur ont nos talents ?

     C’est la raison pour laquelle la contribution des talents est l’élément incontournable de l’équation qui permet à une organisation de subsister.
     Pourtant, le constat est le même dans l’ensemble des pays européens : une pénurie chronique de nouvelles compétences dans la Tech. Chaque jour qui passe, de nouveaux besoins se font sentir en termes de profils innovants. Cette tendance va en s’accentuant et malheureusement, c’est précisément là que le bât blesse. Les métiers de demain doivent être préparés dès à présent. Or, ce n’est pas le cas. Il est certes possible d’encourager les jeunes à s’orienter vers des cursus scientifiques, technologiques, d’ingénierie ou de mathématiques (STEM), mais c’est insuffisant puisque le véritable problème est le manque de formations dans ce domaine. 
     Cette responsabilité n’incombe pas uniquement aux dirigeants d’organisations. Tous les acteurs institutionnels, publics, privés, sont concernés et doivent prendre les mesures qui s’imposent car une chose est certaine : le talent, c’est l’avenir, et sans formation il n’y a pas d’avenir ! 
  • 808 milliards de dollars ! Le manque à gagner pour une adoption tardive des technologies numériques

    Les entreprises européennes n’utilisant pas systématiquement les technologies numériques pourraient perdre 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici 2018

    Elles pourraient bénéficier d’un chiffre d’affaires de 578 milliards de dollars au cours des deux prochaines années grâce aux technologies numériques 

    D’après une étude réalisée par Cognizant, en collaboration avec Roubini Global Economics

    • Une hausse de 5 % du chiffre d’affaires des entreprises européennes a été enregistrée grâce aux outils et technologies numériques représentant 150 milliards de dollars pour la seule année dernière.
    • Les cadres européens tablent, pour les deux prochaines années, sur une hausse de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total généré par l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain.
    • Les managers pointent du doigt un défaut d’efficacité de l’encadrement en matière de leadership. Il en résulte un manque de clarté (37%) et de diligence (35%) dans la gestion de la transformation numérique.
    • L’économie numérique fait appel aux données, algorithmes, robots logiciels et objets connectés.

     Les entreprises interrogées soulignent en effet que le recours aux outils et technologies numériques au sein de leurs processus pourrait permettre d’accroître considérablement leur chiffre d’affaires à hauteur de 578 milliards de dollars, dont 198 milliards rien qu’en France, d’ici à 2018.

    Pour les besoins de l’étude, intitulée The Work Ahead – Europe’s Digital Imperative, 800 hauts dirigeants du continent ont été interrogés. Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large, menée au niveau international, dont l’objectif est de comprendre l’évolution de la nature du travail à l’ère numérique. Les résultats révèlent que s’ils veulent libérer un potentiel considérable de chiffre d’affaires et imposer l’Europe comme l’un des principaux acteurs du numérique sur la scène internationale, les chefs d’entreprise doivent se montrer davantage proactifs dans le rapprochement du  monde réel et du monde virtuel.

     Libérer des opportunités de chiffre d’affaires

    Les cadres dirigeants admettent clairement que l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain, permettra de renouveler les business models, les sources de revenus et les types de relations clients, tout en réduisant la structure des coûts. D’ailleurs, les personnes interrogées signalent une progression de 5 % du chiffre d’affaires généré par leurs investissements numériques à ce jour, soit une hausse de 150 milliards de dollars pour la seule année dernière. Elles prévoient également une augmentation de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total imputable aux technologies numériques en Europe d’ici à 2018.

    Le numérique peut améliorer la rentabilité tout en générant du chiffre d’affaires. Ainsi, en appliquant l’automatisation intelligente des processus (Intelligent process automation, IPA), ces robots logiciels prenant en charge certaines tâches courantes, les entreprises seraient à même de réduire leurs dépenses de middle et de back office. L’analyse révèle que l’impact global de la transformation numérique sur le chiffre d’affaires généré et les économies réalisées dans les secteurs étudiés (commerce de détail, services financiers, assurances[1], fabrication et sciences du vivant) s’élèvera à 930 millions de dollars d’ici à 2018.

     Le numérique s’impose comme une évidence mais il reste des retardataires

    Pour les leaders européens, l’économie numérique se compose d’une association de données, d’algorithmes, de robots logiciels et d’appareils connectés. À la question de savoir quelle est la technologie qui, selon elles, influencera le plus fortement leur vie professionnelle à l’horizon 2020, c’est sans surprise que 99 % des personnes interrogées désignent le Big Data, et les avantages jugés extrêmement solides qu’il est susceptible de générer pour leur activité. Il est intéressant de souligner que l’intelligence artificielle figure au second plan (97 %), car elle est perçue comme bien plus qu’un simple effet de mode. En réalité, elle est en passe de devenir un socle essentiel de l’avenir du monde du travail en Europe.

    À l’inverse, l’analyse révèle qu’une adoption tardive des technologies numériques pourrait générer une perte de 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici à 2018.

    Il n’en reste pas moins qu’un tiers de personnes interrogées estiment que leur leadership actuel est incapable de proposer des stratégies numériques, voire, pire encore, qu’il ignore totalement la réalité des besoins. En effet, 30 % d’entre elles pointent du doigt un manque d’investissement de leur direction dans les nouvelles technologies et 29 % une certaine réticence de cette dernière envers les nouvelles méthodes de travail.

    L’étude met également en évidence les principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises lors du passage au numérique : craintes en matière de sécurité (24 %), contraintes budgétaires (21 %) et déficit de compétences (14%).

    Comme l’explique Euan Davis, directeur Europe du Centre for the Future of Work de Cognizant : « Pour assurer le passage indispensable vers le numérique, les dirigeants se doivent d’être proactifs et de préparer leur entreprise aux réalités futures du monde du travail. Une entreprise qui fait preuve de lenteur dans ses cycles d’innovation ou d’une réticence à expérimenter des solutions nouvelles anéantit définitivement sa capacité à exploiter les opportunités numériques qui se présentent à elle. La maîtrise de l’économie numérique est un impératif. Quoi qu’il en soit, si votre priorité première n’est pas d’approfondir, d’élargir, de renforcer, d’étendre ou d’améliorer votre présence numérique, vous êtes déjà à la traîne. »