Étiquette : transformation

  • Pourquoi collecter des données et que faire avec?

    La data pour réinventer la satisfaction client

    Avis d’expert par Jérôme Chambard, co-fondateur de Skiply

    Pourquoi collecter des données et que faire avec ?
    1 – Valoriser le consommateur en lui montrant que son avis compte
    2 – Améliorer de manière mesurable l’expérience client.

    La transformation numérique, pour rester dans la course.
    Selon CXP, la première tendance 2016 de l’IT sera la transformation numérique. Comme tous les termes un peu galvaudés, il n’est pas évident de savoir ce que recouvre cette expression, et bien souvent d’ailleurs, elle est réduite à ce que nous appréhendons de manière triviale. On pense tout de suite au e-commerce, à la communication sur les réseaux sociaux, ou encore aux «objets connectés », sans parfois même savoir de quoi il s’agit précisément.

    Mais alors comment définir la transformation numérique, ou transformation digitale ? Il s’agit de l’ensemble des nouveaux usages numériques qui vont venir impacter de manière significative la façon de travailler dans les entreprises. Et ils sont nombreux ces usages, de la logistique jusqu’à la vente, en passant par le marketing, la production et la communication interne. Bref, ils seront bientôt partout.

    Cette transformation numérique ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises mais redonne paradoxalement le pouvoir au consommateur. L’avis des clients devient un avantage concurrentiel.

    Réinventer la satisfaction client en utilisant les technologies numériques pour atteindre l’efficacité
    Les nouveaux usages du web permet aujourd’hui de mesurer la satisfaction client en temps réel et dans le contexte de l’expérience client. On n’attend plus que le visiteur soit rentré chez lui pour lui demander son avis sur la qualité du service ou un nouveau produit.

    Si les nouvelles technologies, notamment via les objets connectés permettent de collecter des données pertinentes, la création d’un avantage concurrentiel réside dans l’exploitation de ces données.

    Établir des rapports connectés pour améliorer le quotidien service ou encore tester l’acceptation d’une nouvelle offre. On est plus dans un système pervers de faux avis clients destinés à la communication mais dans une véritable démarche qualité.

    Quel est l’impact de cette technologie sur le service marketing ?
    Si l’évolution des nouvelles technologies est en route, la transformation numérique impacte toutes les entreprises.

    Désormais, les enquêtes et questionnaires de satisfaction ne seront plus vus comme un questionnaire monolithique où l’on demande tout, en une fois. Les entreprises vont devoir réfléchir à quelle question poser, et à quel endroit pour en tirer le maximum de bénéfice. Les données collectées sont ensuite traitées automatiquement. L’entreprise va devoir tenir compte de ces changements dans l’avenir pour être compétitive et revoir ses méthodes traditionnelles pour bénéficier de ces innovations.

    Quelle que soit la méthodologie utilisée, les bénéfices sont nombreux :

    –          Meilleur taux de réponse

    –          Meilleure pertinence des résultats.

    –          Possibilité d’analyses avancées : taux de satisfaction en fonction du temps et au moment de l’expérience client, évolution dans le temps, etc.

    –          Gain de temps : dépouillement automatisé des résultats.

    Plus besoin de mandater des instituts spécialisés et hors de prix pour interroger les clients par téléphone ou par email : les entreprises reprennent leur contrôle sur leurs données de satisfaction.

    Automatiser le reporting et accompagner la transformation numérique

    Si les entreprises sont conscientes de l’importance de la digitalisation de leurs processus, elles doivent prendre en compte leur façon de travailler en impliquant leurs collaborateurs et leurs clients.

    L’utilisation du digital modifie les mentalités. Savoir connecter les collaborateurs avec les nouveaux systèmes reliés directement aux données apportera un vrai plus en termes de motivation et d’implication. Ces changements fondamentaux permettront d’avoir un nouveau regard sur les indicateurs clefs de performance associés. L’utilisation des données est aussi un vecteur de communication interne pour accompagner le changement autour de la transformation numérique.

    Car, tout le monde oublie que la technologie va bien plus vite que son assimilation par l’être humain. Prévoir un dispositif d’accompagnement en termes de communication interne n’est pas un luxe, c’est un prérequis pour se lancer avec succès dans l’entreprise digitalisée.

    Et demain…

    Mais ce n’est là qu’une partie des possibilités offertes par la combinaison du big data et des objets connectés. En couplant tous ces dispositifs, on peut créer de véritables machines à piloter les sous-traitants, et se donner les moyens de fournir un service réellement qualitatif pour faire la différence. L’avenir appartient à ceux qui se digitalisent tôt !

     

  • Pourquoi le numérique est essentiel à la compétitivité ?

    Quand le numérique met sous pression la production informatique des entreprises   

    Une étude de CA Technologies, réalisée par le cabinet d’analystes Freeform Dynamics auprès de 1 442 hauts dirigeants de départements informatiques et métiers, fait  un état de l’art de la transformation numérique dans les entreprises françaises et de plusieurs pays. Cette étude met notamment en exergue que les enjeux associés à la nécessité d’accélérer et d’adapter la production informatique des entreprises pour répondre à un nouveau paradigme de la consommation. 

    La transformation numérique des entreprises est en cours. Avec elle, la promesse d’une expérience client nouvelle, d’interactions plus riches et immédiates, de messages marketing mieux ciblés et de processus internes optimisés. Corollaire de cette évolution, les consommateurs sont de mieux en mieux informés et deviennent plus exigeants et impatients.

    Depuis quelques années, le numérique a permis de multiplier les points de contact : web, smartphones et tablettes, réseaux sociaux, places de marché, click-to-call, etc. Sans cesse de nouveaux canaux apparaissent : il est désormais possible de vendre via Twitter ou via une application mobile de « tchat ». 

    Les résultats de l’enquête de CA Technologies démontrent que pour réussir sur des marchés désormais mondialisés et répondre aux attentes toujours plus pressantes des consommateurs, les entreprises doivent aujourd’hui redéfinir une nouvelle organisation pour fluidifier leur production informatique afin de délivrer rapidement les nouveaux services attendus par les consommateurs ; un peu à la manière du Taylorisme qui a maximisé la production d’automobiles au début du XXème siècle grâce à une nouvelle organisation scientifique du travail. Cette méthode de production informatique – DevOps1 – a pour vocation d’optimiser et d’accélérer les processus de développement informatique, tout en maîtrisant les coûts. 

    Les pionniers de la transformation numérique enregistrent de solides résultats

    L’étude de CA Technologies montre que les entreprises qui ont mis en œuvre ce nouveau modèle d’organisation et de production informatique affichent des performances largement supérieures aux autres : pour elles, le numérique s’est révélé essentiel à leur compétitivité (63% considèrent que le numérique les aide à traiter rapidement des opportunités, 57% à conquérir de nouveaux marchés et 52% à créer de nouveaux business models, contre respectivement 17%, 19% et 15% des entreprises qui n’ont pas initié cette transformation). 

    Parallèlement, elles bénéficient d’une hausse significative de leurs chiffres d’affaires et se révèlent plus profitables : 26% d’entre elles ont enregistré une croissance de leurs revenus, 32% de leur profitabilité et 37% des revenus issus de nouvelles activités, contre 12% ; 13% et 19% des entreprises qui n’ont pas adopté dans DevOps.

    Enfin, 83 % des entreprises pionnières déclarent que leurs initiatives numériques ont suscité des améliorations quantifiables et importantes en matière de fidélisation clients, contre 28% des entreprises moins avancées en matière de transformation numérique. Les chiffres sont comparables en matière d’acquisition de clients et de nouveaux revenus (respectivement : 83% contre 28% ; et 71% contre 24%). 

    La transformation numérique des entreprises françaises est ralentie par une vision plus technologique que business

    Selon l’enquête de CA Technologies, les entreprises françaises sont conscientes de cette nécessité d’innover en continu : 80%pensent que les technologies de l’information seront essentielles pour assurer leur réussite future, 76% considèrent devoir libérer du temps de leurs équipes informatiques pour investir dans le digital et 71% croient nécessaire de privilégier l’innovation continue.  

    Mais, malgré cette compréhension des enjeux immédiats, elles peinent à saisir les opportunités offertes par l’économie numérique. Ainsi, si 87 % des entreprises françaises considèrent comme important que leurs équipes informatiques maîtrisent et comprennent les priorités métiers, seules 29 % ont fait le nécessaire. Dans le même ordre d’idée, 82 % des organisations françaises estiment qu’il est important de faire tomber les barrières culturelles entre les équipes de développement (Dev) et de production (Ops). Mais seulement 33 % d’entre elles ont déjà accompli cette transformation culturelle. 

    Seulement deux tiers des organisations françaises ont déployé ce nouveau mode de production informatique (DevOps)

    Si les chiffres montrent que cette nouvelle organisation de la production informatique commence à creuser son sillon dans les grandes entreprises françaises – près de deux tiers (65 %) des entreprises françaises ont vastement ou partiellement déployé cette approche – ce taux est néanmoins le plus faible d’Europe, à égalité avec l’Italie et derrière l’Allemagne (76 %), la Suisse (71 %), l’Espagne (69 %) et le Royaume-Uni (67 %).

    D’ailleurs, dans les faits, seulement 12 % des organisations françaises peuvent être qualifiées de pionnières, soit moins que la Suisse (23 %) et l’Espagne (13 %) ; autant que l’Italie (12 %) ; mais plus que le Royaume-Uni (11 %) et l’Allemagne (10 %).

    Au-delà de la dimension technologique, on sait que la transformation numérique des entreprises implique surtout des problématiques de culture de management, et decompétences. La lente transformation des entreprises françaises peut notamment s’expliquer par le fait que la culture numérique reste l’apanage des Directions informatiques (48%, contre 13% au PDG ou au Comité de Direction), alors que c’est le contraire en Inde (31 et 33 %) ou en Suisse (26% et 31%). Aux Etats-Unis la répartition est plus équilibrée (32% pour le PDG et 35% pour le Directeur informatique). Les entreprises françaises restent polarisées sur une vision informatique de leur transformation numérique, alors que les autres pays y voient davantage des opportunités business. 

    « Les interactions numériques avec les clients, partenaires et fournisseurs se font de plus en plus par le biais d’applications et de services en ligne. Afin de proposer des expériences client innovantes, de faire preuve de plus d’agilité et d’accroître leurs chiffres d’affaires, les grandes entreprises françaises doivent générer de la valeur plus rapidement et en continu pour se démarquer de leurs concurrents. Elles doivent également donner à leurs équipes informatiques les moyens d’être plus réactives et performantes », conclut Mos Amokhtari, Directeur Avant-Ventes chez CA Technologies France. « DevOps est clairement un moyen de parvenir à ces objectifs, comme le prouvent les résultats obtenus par les entreprises qui l’ont adopté de manière anticipée. L’étude de CA Technologies démontre que la réussite des projets DevOps implique un changement de culture de l’entreprise et un nouvel équilibre entre les équipes informatiques. Ainsi, la gestion du changement, le soutien du management et la communication sont des éléments essentiels, tout comme la définition d’indicateurs communs à toutes les équipes intervenant sur le projet et l’évolution des compétences individuelles en interne. DevOps est une méthodologie en 9 points, dont il faut patiemment assembler les pièces – de la définition de la stratégie jusqu’à la sécurité et à la conformité – pour mettre en œuvre le nouveau modèle de production informatique rendu nécessaire par l’évolution du marché vers le numérique ».

  • L’Uberisation, une chance pour la Banque

    Dans un paysage bancaire déjà en voie d’Uberisation , la Banque a-t-elle les moyens de se réinventer pour faire face aux GAFA et aux Fintechs qui menacent son modèle ?

    Par Eric Lévy-Bencheton – Strategic Sales Executive, Keyrus

    La confiance des clients est potentiellement la seule véritable barrière, à la condition que les banques génèrent du progrès par la création de nouveaux produits et services, par l’apport de simplification client, par une position d’agrégateur de services autour de moments de vie. La Banque Numérique est aujourd’hui devenue une réalité, mais nécessite néanmoins d’aller plus loin dans l’évolution des modèles internes, de s’uberiser de l’intérieur mais aussi d’accepter d’uberiser son propre écosystème.

    Il aura suffi d’une interview de Maurice Lévy le 14 décembre 2014[1], qui a prophétisé « Everyone is starting to worry about being Ubered » pour que le néologisme « Uberisation » s’impose, avec une connotation nettement menaçante et des accents de fatalité.

    Comme l’indique Bruno Teboul[2], « Cette réalité inquiétante serait présentée comme un phénomène majeur lié aux conséquences du « digital darwinism » auxquelles doivent désormais se préparer toutes les entreprises … ». 

    Ce qui inquiète les entreprises et leurs conseils, c’est la capacité de ces nouvelles sociétés (la plupart du temps des start-ups) à devenir en quelques mois ou en quelques années à peine, des concurrents capables de boule­verser, de retourner totalement un marché, quel que ce soit le secteur. Désormais, aucune citadelle n’est inatteignable ou imprenable, sous les coups de semonce de ces acteurs disruptifs du monde numérique ».

    Voir des pans entiers de l’économie basculer brusquement aux mains de nouveaux entrants, inquiète à juste titre les acteurs économiques qui se croyaient protégés par un statut leur assurant peu ou prou une situation de monopole. La Banque de détail, aussi ancrée soit-elle dans les habitudes et le paysage des pays développés, notamment en France, n’échappe pas à cette menace. Par analogie avec les plate-formes Uber et Airbnb, on pense immédiatement à l’émergence de plate-formes de prêts entre particuliers, par exemple « Lending Club ». Ce n’est pourtant pas dans le champ du crédit mais dans celui du paiement que le rôle central de la Banque de détail risque d’être uberisé à court terme.

     

    L’OFFENSIVE DES FINTECHS SUR LES PAIEMENTS

    Le monopole des banques de détail sur les paiements est d’ores et déjà écorné par les propositions d’acteurs non bancaires toujours plus nombreuses. Chaque semaine apparaissent des start-ups dites « Fintechs », pour Financial Technologies. Elles proposent de nouveaux moyens de paiement aux commerçants et particuliers, ce qui est une perte importante pour les banques (les paiements, toutes filières confondues, peuvent représenter entre 10 et 15% des résultats d’une banque de détail). Accompagnant la croissance du commerce digital et l’explosion de l’usage du mobile, on voit aussi se multiplier les offres de portefeuille numérique – ou e-Wallet – proposées par de petits acteurs, mais aussi et surtout par les GAFA qui entendent bien capitaliser sur la confiance des consommateurs que leur vaut leur notoriété. S’y ajoutent, dans une moindre mesure en raison de leur opacité pour le commun des mortels, les crypto monnaies[3], qui, loin de se limiter à la plus connue d’entre-elles, le bitcoin[4], sont légion…

    Le paysage du paiement devient foisonnant et numérique. Et si comme nous l’indique Didier Moaté, Directeur de la Banque de Détail à La Banque Postale, « le progrès c’est faciliter l’usage de la Banque » [5], la tendance pourrait être une réponse de type « One Stop Wallet », un portefeuille électronique multiproduit, centralisant – et du même coup simplifiant pour l’utilisateur – le choix, l’usage et la gestion des moyens de paiement. On peut voir par exemple dans l’offre « Mes Paiements » de La Banque Postale une réponse de ce type. Toutefois, une banque ira-t-elle jusqu’à proposer un Wallet de Wallet ouvert à des services tiers d’acteurs non bancaires et de concurrents ? Pour le moment, le champ est libre pour des acteurs non bancaires qui, profitant d’une législation favorable[6], ne manqueront pas de saisir l’opportunité d’apporter de nouveaux services aux particuliers en quête de simplification.

     

    LA BATAILLE POUR L’ACCÈS DIRECT AU CLIENT

    Ce qui est en train de se produire dans le domaine des paiements va gagner d’autres univers de la Banque de détail et mettre à mal un pilier majeur de son modèle actuel : l’accès direct au client.

    « Avant, le client venait en agence, on l’avait sous les yeux », se souvient Philippe Poirot, Directeur du développement digital, transformation et qualité du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Epargne).

    Le conseiller avait la faculté de lui proposer de manière opportune des solutions de paiement, d’épargne, de crédit, d’assurance, ou encore des produits non bancaires, de manière à l’accompagner à toutes les étapes de sa vie. Si la plupart des particuliers sont fidèles dans la durée à la banque où ils ont ouvert leur premier compte, la multibancarisation a beaucoup progressé [7] et a définitivement rompu cet accès exclusif au consommateur.

    L’ÉMERGENCE D’UNE BANQUE SANS CAPITAL ?

    Le régulateur impose des exigences en capital et garanties qui limitent l’entrée et le champ d’action d’acteurs tiers, notamment sur le Core Business (Epargne, Crédit, Tenue de compte). On a cependant vu apparaître, sinon encore s’imposer, des sociétés tierces centrant leur proposition de valeur sur les services de Personal Finance Management (PFM). Fédérant les avoirs du client dans différentes banques, elles lui fournissent une vue unique et consolidée de ses comptes et de ses transactions, ainsi que des outils d’aide à la gestion de ses finances et de son budget. Or la réglementation européenne est en train d’évoluer et devrait permettre aux PFM de réaliser un certain nombre de transactions sur les comptes de leurs clients, directement et à distance. Cela accélère dangereusement l’intermédiation dans la relation entre le client et ses banques. Cela fait-il des PFM des banques sans capital ? Peut-être pas, mais cette évolution pourrait remettre sérieusement en question la distribution bancaire et affecter à terme les marges et la profitabilité des banques traditionnelles.

    Le client est-il prêt pour autant, s’agissant de son épargne ou de décisions financières engageantes, à se tourner vers un acteur non bancaire ou une start-up ? Les études auprès des consommateurs indiquent que non, le principal frein évoqué étant le manque de confiance dans ces structures moins encadrées et offrant moins de garanties que les banques traditionnelles[8].

    Les banques de détail disposent d’un atout de poids : la confiance que placent les particuliers en elles. Elles sont, par conséquent, potentiellement en position de force pour fédérer les offres de produits sur des places de marché non exclusives – à l’instar de celles qu’ont su développer Amazon ou Fnac.com, qui réalisent une part croissante de leur chiffre d’affaires sur ces plate-formes ouvertes à leurs concurrents directs – ou Market Place. En contrepartie de l’accès à leur puissance logistique et de la caution de leur marque, ces acteurs du commerce digital gardent la main sur la relation client directe : la connaissance client, fine et augmentée, au-delà du champ couvert par leurs seuls produits. L’accès au client a toujours été un enjeu stratégique pour les banques de détail. Celles qui s’en sortiront le mieux seront celles qui pourront conserver et étendre cet accès au client, mais aussi capter et exploiter finement la connaissance client, notamment à des fins de recommandation.

    On peut légitimement penser que la Banque, protégée par son capital financier et son capital confiance, verra perdurer sa qualité d’usine à crédit, à produits d’épargne et de paiement. L’hypothèse d’une banque sans capital a donc a priori peu de chance de voir le jour à court terme. En revanche, dans un univers qui serait fortement désintermédié, les banques traditionnelles pourraient garder leur place en cessant de limiter leurs offres de service au seul périmètre de leur groupe. Elles doivent cesser de voir « toutes ces innovations comme des risques et non comme des opportunités, les acteurs historiques de ce marché sont assis sur une poule aux œufs d’or mais ils perdent de plus en plus de clients ou des transactions financières et donc les revenus liés à ces produits » comme nous l’indique Benoit Legrand, Président d’ING en France et Head of FinTech ING Group[9].

    LUTTER AVEC LES MÊMES ARMES QUE L’ENNEMI

    Le propre des secteurs d’ores et déjà uberisés est précisément de ne pas avoir vu venir les nouveaux envahisseurs (pure players disruptifs, start-ups …) en passe de disloquer leur empire. Les banques ne restent pas inactives et comme nous l’indique Françoise Mercadal-Delasalles, Directrice des Ressources et de l’Innovation, Société générale, « Ce qui fait notre force, c’est notre hypervigilance. Il faut apprendre des GAFA et des Start-ups ».[10]

    Essayer de maîtriser la profusion d’offres ou de freiner la créativité des Fintechs est voué à l’échec. En revanche, rien n’empêche fondamentalement les banques de se battre avec les armes et les techniques des Fintechs : focus client, applications mobiles facilitant l’accès au service et les transactions, rôle de tiers de confiance, recommandations personnalisées temps réel …

    Dans ce cas, pourquoi les banques ne seraient-elles pas capables de proposer à leurs clients un One-Stop-Shop ? Cela leur permettrait de présenter et d’assembler différents produits commercialisés par d’autres banques et certaines Fintechs. Cela pourrait paraître iconoclaste dans le monde policé et confraternel de la Banque de détail… Mais, outre le fait que les envahisseurs n’ont que faire des lois et des digues réglementaires qu’ils attaquent, ne peut-on prendre exemple sur la Banque patrimoniale qui s’est faite uberisée par les gestionnaires de patrimoine indépendants ? Complètement externes aux banques et organismes financiers, ils réalisent des assemblages de produits contre rémunération de distribution. Transposer ce modèle dans l’univers du retail banking serait envisageable. Encore une fois, si la Banque de détail ne le fait pas, d’autres le feront.

    Une telle réorientation n’est pas sans implications concrètes pour les banques qui souhaitent rester en lice face à des « disrupteurs » bien plus agiles qu’elles et pouvant  surgir à tout moment.

    Ces implications ont trait à trois domaines différents :

    1/ La connaissance client. Dès lors que l’on parle de One-Stop-Shop, on est en interface avec un univers beaucoup plus ouvert. « Les Banques traitent aujourd’hui plus de kilos octets que de kilos euros », nous indique Jean-Paul Mazoyer, le directeur Informatique et Industrie groupe de Crédit Agricole SA[11]. Et si l’on part du principe que la valeur d’une banque réside dans sa connaissance client, c’est la définition même de la connaissance client qui doit alors évoluer. Jusqu’ici elle était centrée autour de la collecte, du traitement et de l’analyse de la donnée interne (les transactions bancaires et les données de contrat). Désormais, avec l’explosion du Web et des réseaux sociaux, une logique de captation et d’analyse de la donnée externe est rendue possible. Dans une logique de place de marché, les banques devront capter toutes les données numériques, les modéliser afin d’utiliser au mieux les dernières techniques d’analyse prédictive et prescriptive.

    2/ L’agilité pour modéliser de nouvelles offres. La capacité à faire évoluer très rapidement son offre en fonction de la demande et du contexte est un des facteurs clés de succès des sociétés comme Uber. Dans une logique de place de marché, le défi pour la Banque sera d’identifier en permanence les offres d’acteurs traditionnels et/ou d’opérateurs tiers qu’elle peut proposer aux clients, en les certifiant telles quelles ou sous forme de produits packagés. Cela signifie qu’elle devra revisiter en continu ce qu’elle vend, comment elle le vend et quels partenariats elle noue. L’acquisition de cette agilité recouvre des enjeux transformationnels considérables tant au niveau du système d’information que pour le marketing.

    3/La mise en place d’une architecture de transaction en mode service. Les acteurs bancaires sont déjà en train de réfléchir à des transactions proposées en mode service via des applications : simulation ou achat d’un crédit depuis un mobile, une tablette en agence, etc. Dans la perspective d’un One-Stop-Shop, elles doivent pousser cette logique plus loin pour permettre non seulement aux particuliers mais aussi à des acteurs tiers d’effectuer des simulations. C’est en tout cas le sens des directives actuelles[12], ce qui a des implications très significatives en termes de sécurité.

    UN PAS PLUS LOIN DANS LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE

    En engageant leur transformation numérique, les banques ont peut-être sous-estimé l’ampleur de la tâche et les freins qu’elles allaient rencontrer. Elles ont surtout, comme tous les secteurs d’activité, ignoré la profondeur et les ramifications de la mutation en cours. Il devient clair aujourd’hui pour tous les acteurs bancaires que l’enjeu de la digitalisation n’est plus de transposer en ligne le modèle traditionnel. Il s’agit pour les banques de détail de changer de modèles économique et organisationnel.

    Uber a fait bien plus qu’ébranler le secteur du transport de personnes. Il a révélé aux acteurs de tous les secteurs une des nouvelles règles du jeu : les gagnants ne sont plus ceux qui font, ni ceux qui ont ; ce sont ceux qui, organisant la relation entre ceux qui ont un besoin et ceux qui peuvent y répondre, sont en position de capter la valeur et la connaissance client, afin de l’utiliser pour construire la confiance et devenir incontournables. C’est vers ce modèle que doit tendre la Banque de détail. Si elle est alourdie par son histoire, freinée par le poids de ses actifs matériels, immatériels et humains, elle a aussi, de par la confiance dont elle bénéficie, la possibilité et la capacité de contrer la menace d’Uberisation par des outsiders non bancaires, en s’uberisant de l’intérieur. La Banque accélère d’ailleurs de plus en plus ce mouvement par l’incubation de Fintechs ou le lancement de hackathon comme récemment celui de BNP PARIBAS pour « faire éclore plus rapidement les innovations qui nous permettront d’inventer la Banque de demain pour mieux nous adapter au monde qui change » – Ariel Steinmann, Directrice Marketing de Hello Bank ! et de la banque en ligne du groupe BNPP [13].

    Cette transformation permettra aux banques d’être prêtes pour la prochaine révolution, prophétisée par Bruno Teboul[14], quand « les monnaies fiduciaire et métallique auront totalement disparues et seule la crypto-monnaie numérique et les transactions sécurisées par des technologies quantiques dont les lois de la physique nous garantissent l’intégrité seront de rigueur » et lorsque « la seule propriété inaliénable d’un individu résidera dans son capital informationnel (biologique, comportemental, projections algorithmiques…). »

     

  • Comment réussir sa mutation numérique ?

     

    Pour être à l’avant-garde de la révolution numérique, on a tort de croire qu’il suffit aux entreprises d’investir dans le BYOD (« Bring Your Own device »), le stockage dans le cloud ou encore l’analyse des Big Data.

    Explication avec Louis Fanchini directeur Alfresco pour la région France, Suisse romande, Moyen Orient et Afrique.

    Pour réussir sa mutation numérique, l’entreprise doit placer la technologie numérique au cœoeur de ses activités. Le numérique doit définir la manière dont elle génère des bénéfices, dont elle saisit les opportunités de compétitivité et dont elle produit de la valeur. L’entreprise véritablement numérique changera profondément la manière dont nous travaillerons et dont les entreprises opéreront à l’avenir.

    Certaines entreprises pensent peut-être avoir réussi leur transformation numérique il y a dix ans. La plupart ont tort. Il y a dix ans, toute entreprise dotée d’un site e-commerce se considérait comme une entreprise « numérique ».
    Cependant, comme l’explique l’institut de recherche Gartner « l’entreprise numérique aujourd’hui n’est pas celle d’il y a dix ans, présentée dans un nouvel emballage. Elle est le fruit d’un changement fondamentalement différent et révolutionnaire. »

    L’entreprise numérique implique un changement radical de la manière dont les organisations envisagent et utilisent la technologie qui, de simple soutien, devient la pierre angulaire de leur activité. Les entreprises ont toutefois des points de vue divergents sur ce qu’est réellement l’entreprise numérique et sur la voie à suivre pour réussir cette mutation.

    Elles érigent tout ou presque en vecteur de leur transformation numérique, depuis le BYOD et l’authentification électronique, jusqu’au stockage dans le cloud et à l’analyse des Big Data. Cependant, l’adoption de programmes informatiques innovants ne suffit pas pour basculer dans l’ère numérique ; c’est la combinaison des différents éléments numériques qui contribue à un changement organisationnel et stimule l’efficacité et la productivité.

    D’après le cabinet de conseil McKinsey, pour bien entamer sa transformation numérique, l’entreprise doit d’abord comprendre le surplus de valeur qu’offre le numérique, puis établir les priorités à mettre en œuvre.

    « Les entreprises doivent d’abord identifier dans quel domaine réside la valeur du numérique. Dans le domaine du marketing ? Des ventes ? Dans l’automatisation des opérations ou dans tous ces domaines à la fois ? Dans un deuxième temps, elles doivent définir les priorités. Si la mutation numérique passe par une multiplicité d’éléments, il est indispensable de se concentrer sur les plus essentiels. »

    Pour le cabinet McKinsey, la réduction des coûts opérationnels est l’un des atouts majeurs de la transformation numérique, qui permet de réduire les interventions manuelles via une automatisation complète et une augmentation de l’efficacité des intervenants.

    À l’ère numérique, la productivité est la préoccupation majeure des entreprises modernes. Les gains de productivité étaient bien plus tangibles à la fin du 20e siècle qu’ils ne le sont aujourd’hui. Selon la Réserve Fédérale des États-Unis, la croissance de la productivité est en baisse depuis le début du 21e siècle et l’investissement dans le numérique peine à inverser cette tendance.

    En Europe, la productivité stagne totalement ; elle est même en régression dans certains secteurs, laissant planer la menace d’une déflation. Les modèles commerciaux et opérationnels du 20e siècle ne sont plus adaptés à la croissance exponentielle des connexions, de l’activité et de l’information disponible. Les processus ad-hoc ou inadaptés freinent la productivité et empêchent les équipes d’effectuer le travail de manière optimale.

    Si l’idée selon laquelle la mutation numérique permet de tirer un avantage compétitif de la technologie est communément répandue, une entreprise ne saurait obtenir et conserver un avantage compétitif si elle n’est pas productive. Pour optimiser la productivité, il ne suffit pas d’ajouter çà et là de nouveaux processus ; les entreprises doivent réorganiser entièrement leurs activités et les méthodes de travail de leurs collaborateurs. Cette optimisation passe par la suppression de la «  paperasse » inutile et des processus trop complexes, via la numérisation des documents et l’automatisation des processus collaboratifs.

    Une véritable entreprise numérique est une entreprise qui intègre informations, processus, tâches et contributeurs pour optimiser la collaboration et offrir des produits et services de plus grande valeur.Les outils qui favorisent la productivité, tels que les solutions ECM et les plateformes de gestion des processus (BPM), jouent un rôle crucial dans cette transformation et auront un impact considérable sur les travailleurs du savoir et leur quotidien.

    Les entreprises numériques sont résolument plus efficientes que les autres d’un point de vue économique. Pour réussir sa mutation numérique, l’entreprise doit placer la technologie numérique au ceœur de ses activités ; le numérique doit définir la manière dont elle génère des bénéfices ; dont elle saisit les opportunités de compétitivité ; et dont elle produit de la valeur. L’entreprise véritablement numérique va au-delà des changements technologiques intervenus il y a dix ans. Il s’agit d’une révolution plus profonde qui changera radicalement la manière dont nous travaillerons et dont les entreprises opéreront à l’avenir.

    A propos de l’auteur 
    Louis Fanchini directeur Alfresco pour la region France, Suisse romande, Moyen Orient et Afrique.
    En 1996, Louis Fanchini a dirigé les activités de Documentum, rachetée depuis par EMC, pour la France et l’Europe du Sud. En 2006, il prend la responsabilité de la division « Content Management & Archiving » d’EMC pour le Moyen Orient, l’Afrique et la Méditerranée, jusqu’en 2012. Il a également été responsable
    des alliances et des ventes indirectes de la division « EMC Software Group » pour EMEA, entre 2002 et 2006 et de 2013 à 2014.

    http://www.alfresco.com

  • Les défis pour devenir une entreprise numérique orientée client

     

     

    L’amélioration de l’expérience client est aujourd’hui une priorité pour les entreprises et un moteur essentiel de leurs ambitions en matière de transformation numérique, selon une nouvelle étude d’Accenture.
    La majorité des entreprises peine cependant à se différencier de la concurrence par l’expérience numérique qu’elle propose à ses clients.

    L’étude, intitulée « Digital Transformation in the Age of the Customer », est fondée sur une grande enquête mondiale menée auprès de près de 400 décideurs. Cette étude a été commandée par Accenture Interactive, l’agence d’Accenture Digital, et conduite par Forrester Consulting.Les principales conclusions de l’étude sont les suivantes:

    • L’amélioration de l’expérience client est la priorité la plus citée, pour les douze prochains mois, par les répondants de l’enquête (21 %). Viennent ensuite la croissance des revenus (17 %) et l’amélioration de la différenciation (16 %).
    • L’amélioration de la satisfaction client est l’un des trois grands objectifs justifiant, aux yeux des répondants, les efforts de transformation numérique de leur entreprise, avec l’amélioration de la rentabilité et l’accélération des délais d’accès aux marchés.
    • Les entreprises se focalisent sur les canaux numériques pour enrichir leurs interactions avec leur clientèle : 63 % projettent d’améliorer leur expérience en ligne ; 46 % souhaitent étoffer ou optimiser leur offre mobile ; seulement 39 %, en revanche, estiment avoir besoin d’améliorer leur expérience en magasin.

    « L’expérience client est aujourd’hui de toute évidence, l’enjeu central de la transformation numérique », explique Pascal Delorme, Directeur d’Accenture Digital France Benelux. « De nombreuses entreprises ont cependant encore beaucoup de chemin à parcourir pour réaliser leur transformation numérique. Elles peinent en particulier à définir une vision et une stratégie numériques claires, à mettre les bonnes personnes dans les bons rôles, et à mesurer précisément le succès de leurs projets ».

    Trois défis à surmonter pour devenir une entreprise numérique orientée client

    1. Définir une vision et une stratégie numériques claires –L’étude montre que le manque de clarté quant à l’attribution des responsabilités associées à la définition de la stratégie numérique entrave le processus de transformation. Ces responsabilités sont aujourd’hui réparties entre le directeur général (CEO – 38 %), le directeur des systèmes d’information (CIO – 33 %), le directeur numérique (CDO – 10 %), et le directeur marketing (CMO – 8 %). Lorsqu’on demande aux répondants qui doit, selon eux, assumer la responsabilité de la vision et de la stratégie numérique de leur entreprise, le CIO est cité en premier (30 %), suivi du CEO (27 %). Viennent ensuite le CDO et le CMO, cités par 17 % et 8 % des répondants, respectivement.
    1. Etat de préparation organisationnelle –On note parmi les répondants de l’enquête une certaine hésitation lorsqu’on leur demande si leur entreprise dispose des bonnes personnes en place pour exécuter sa stratégie numérique. Ils sont 64 % à citer « l’organisation » comme le domaine dans lequel leur entreprise a le plus de progrès à accomplir pour réussir sa transformation numérique, les volets « technologie » et « processus opérationnels » étant quant à eux mentionnés par 75 % des répondants.
    2. Mesurer le succès de la transition numérique –Les entreprises tendent à s’engager prématurément dans la mise en œuvre des processus et technologies, avant d’avoir défini les outils analytiques et indicateurs qui permettront de les évaluer. Pour une majorité de répondants (57 %), le déploiement des technologies appropriées est indispensable au succès de leur transformation numérique. La définition des indicateurs de succès numérique n’est en revanche citée que par 29 % d’entre eux.

    Pour la majorité des entreprises, l’expérience client numérique n’est pas encore un facteur de différenciation

    Compte tenu des défis cités plus haut, il n’est pas surprenant de constater que seulement 5 % des répondants estiment que leur entreprise dépasse les attentes de ses clients en matière d’expérience numérique (tandis que 73 % estiment qu’elle satisfait convenablement ces attentes).

     

    « Le comportement des consommateurs évolue aujourd’hui à une vitesse folle et l’on constate que les meilleures expériences client sont celles qui dépassent les frontières sectorielles traditionnelles », explique David Kujas, directeur d’Accenture Interactive en France. « Dès lors, les entreprises doivent se poser la question suivante : pendant combien de temps leurs clients continueront-ils à accepter une expérience simplement « satisfaisante » ? »

     

    Recommandations de l’étude

    • Pour qu’une entreprise parvienne véritablement à se différencier grâce aux expériences numériques qu’elle propose à ses clients, ses différents pôles de décision doivent collaborer de façon encore plus étroite. Chacun doit reconnaître que la transformationnumérique ne saurait être l’affaire d’un seul département au sein de l’entreprise.
    • Les décideurs doivent faciliter la transformation numérique et l’optimisation de l’expérience client en fixant des objectifs clairs. Cela permettra de veiller à ce que tous les changements apportés à la culture, aux processus et aux ressources technologiques de l’entreprise soient alignés sur la vision numérique et ne soient pas menés de manière isolée les uns des autres.
    • En matière de transformation numérique, l’une des clés du succès est la capacité des dirigeants à prendre des risques et à tirer les enseignements des erreurs éventuellement commises. Ainsi par exemple, si de nouvelles fonctionnalités s’inscrivent dans l’esprit de la vision numérique et permettent d’améliorer l’expérience client, est-il vraiment nécessaire qu’elles soient soumises à des procédures de validation formelles avant de pouvoir être déployées ?
    • Les intervenants tiers peuvent par ailleurs aider les entreprises, aussi matures soient-elles dans le domaine numérique, à combler certaines lacunes et à déployer leur stratégie de manière plus rapide et plus rentable. Quarante-cinq pour cent des entreprises sondées travaillent d’ores et déjà avec des prestataires externes pour améliorer leur expérience client.

     

    « Les tâches associées à la réalisation opérationnelle, à l’élaboration des visions et stratégies numériques et à l’exécution des changements organisationnels ont souvent un effet inhibiteur qui limite l’amélioration de l’expérience client », poursuit David Kujas. « Les entreprises capables de maîtriser, sans contribution externe, leur transformation numérique orientée client de manière efficace et suffisamment rapide sont relativement rares. Il ressort en fait de notre enquête que près de 90 % des entreprises ont recours à des prestataires tiers pour au moins un aspect de leur transformation numérique. Les capacités de ces prestataires permettent de combler les lacunes et aident les entreprises à mieux gérer leur effort de transformation ».

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