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  • Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Etude Avanade

    Avanade, premier intégrateur mondial de solutions Microsoft, a récemment publié un rapport, Avanade Technology Vision 2017, conseillant aux entreprises d’intégrer dès maintenant l’intelligence artificielle (IA) pour rester compétitives. Ce rapport indique notamment que les entreprises disposent d’une petite fenêtre de tir pour expérimenter et se familiariser avec les stratégies et les technologies qui préparent à l’arrivée de l’IA dans les pays industrialisés.

    Le rapport Avanade souligne que l’ère émergente de l’IA crée déjà, pour les entreprises, de nouvelles façons d’interagir, de servir et de responsabiliser les clients et les employés. De plus, le Cloud, le Big data et le mobile continuant de converger, le rapport prédit que les interfaces utilisateur pilotées par l’IA mèneront à des interactions toujours plus profondes et plus significatives – une « centricité situationnelle » adaptée non seulement à chaque client ou employé, mais aussi à leur situation propre.

    Le rapport insiste également sur la nécessité pour les entreprises d’agir avec responsabilité et d’adopter une éthique numérique car chaque action liée au numérique peut avoir des conséquences et des effets non voulus. Il indique que la montée de l’IA modifie fondamentalement notre manière de vivre, de travailler et de comprendre notre monde, et cette «numérisation de toute chose» exige un nouveau niveau de responsabilité d’entreprise.

    L’Avanade Technology Vision 2017 identifie cinq actions que les entreprises peuvent initier dès maintenant pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA :

    1. Adopter l’IA comme une nouvelle expérience utilisateur : Les clients ne veulent plus seulement être sur des Apps ou sur Internet. Ils demanderont de plus en plus de pouvoir accéder à des assistants virtuels basés sur de l’Intelligence Artificielle et que l’interface utilisateur devienne invisible : cela repose sur l’usage d’expérience utilisateur comme la voix, la réalité mixte ou le tactile.

    2. Le Collaborateur Augmenté : Les gains tirés de l’innovation liée à la productivité au travail ont atteint un seuil, mais l’IA aidera les entreprises à atteindre de nouveaux niveaux d’efficacité et d’efficience. Un équipe de travail augmentée par l’intelligence artificielle permettra aux entreprises d’attirer et fidéliser les nouvelles générations de collaborateurs.

    3. Participer à l’Economie de Plate-forme : Les entreprises doivent être prêtes à créer et à rejoindre des plates-formes accessibles de partout dans le monde, pilotées par l’IA, dans leur industrie – et dans d’autres secteurs – afin d’atteindre leurs clients où qu’ils soient.

    4. Utiliser une approche DesignOps dans tous les projets : Combiner les principes du Design Thinking et les derniers principes de développement est nécessaire pour conduire la transformation digitale des entreprises en gardant l’utilisateur au centre de ses préoccupations. Les entreprises doivent commencer dès maintenant à élaborer une culture, un état d’esprit et un business model compatibles avec la révolution DesignOps, ou chacun est centré sur l’utilisateur et la valeur qui lui est délivrée.

    5. Agir en conscience, avec responsabilité et anticiper les risques : L’avènement de l’intelligence artificielle change de façon drastique la façon dont nous vivons, travaillons, et comprenons notre monde. Les entreprises doivent développer un cadre éthique du digital qui adresse les problèmes tels que la sécurité de la donnée, la confiance et la confidentialité, et fournir un guide opérationnel sur la façon dont les données doivent être obtenues et utilisées.

  • Transformation digitale ou comment passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation

    A l’ère du digital, l’humain au centre de la transformation de l’entreprise

    Par Yohanna Emkies, Lead Operations Architect, VMware

    Les entreprises exigent toujours plus de mobilité, de sécurité, d’agilité : une technologie toujours plus performante.  Pourtant, lorsqu’un projet échoue, on constate 8 fois sur 10 que les causes sont liées à la gestion de l’humain et à l’organisation et non à la technologie. Tout changement, dans une organisation, porte son lot d’insécurités, notamment liée à la crainte de perdre sa place, qui peuvent entrainer des réticences individuelles. C’est un phénomène humain répandu. A l’ère du digital, où la technologie ne cesse de changer la donne, l’humain est plus que jamais porteur de l’innovation. Pour réussir face à cette révolution, les dirigeants doivent sans attendre initier le changement humain, et répondre aux véritables questions qui se posent : Que va-t-il arriver à l’organisation ? A qui revient la responsabilité ? Quels rôles et compétences déployer ? Comment instaurer une culture de l’innovation ?

    Chaque entreprise y répondra selon ses besoins, sa stratégie, ses moyens. Mais que peut-on apprendre de l’expérience en matière de transformation digitale et d’accompagnement humain ?

    Origine de la résistance « humaine »

    Avant d’être d’origine psychologique, la résistance a parfois des causes « organiques », c’est-à-dire liées à la manière dont l’organisation fonctionne. En effet, la dynamique et la culture de cette dernière influent fortement sur l’individu et son évolution.

    Dans un grand nombre d’organisations, une forte démarcation existe entre les différents départements, autrement appelés « silos ». Conflits de priorités, difficultés pratiques à mobiliser les ressources sur un sujet transverse… Ces pratiques ne pourront supporter l’activité digitale sans une refonte des processus et des responsabilités.

    Or la simple création d’une nouvelle équipe en charge des services digitaux est elle-même un défi. La répartition des tâches et la hiérarchie traditionnelles sont autant de freins « mécaniques » pour les individus. Même prêts professionnellement à porter le digital, il leur est difficile d’être en marge de l’organigramme, ou encore de risquer leurs projets de carrière dans l’entreprise.

    Souvent alourdies par les nombreuses années passées à stratifier et identifier les responsables en cas de problème, les organisations n’encouragent plus leurs collaborateurs à questionner le statu quo, ou à briser les silos.

    Pour tenter d’y pallier, certains les mettent à part et génèrent ainsi un élitisme entre les équipes en charge de l’innovation (sorte “d’équipe A”) et les équipes du legacy (“équipe B”) ayant pour effet de démotiver l’équipe B et d’isoler l’équipe A, tout en créant un nouveau silo.

    Il faut alors relever ces défis d’accompagnement humain. Il ne s’agit pas ici de révolutionner, ni brouiller l’organisation, mais au contraire, de clarifier, rationaliser, et garder le cap.

     Véhiculer un sens de l’opportunité, valoriser et responsabiliser les collaborateurs

    Les entreprises adoptent le plus souvent des technologies innovantes pour produire davantage avec autant de ressources, plutôt que réduire leurs effectifs. Confrontées à une montée en charge de nouvelles compétences, elles peuvent offrir de véritables opportunités d’évolutions de postes. Mais ces perspectives ne sont pas toujours perçues.  

    Manié avec soin par la Direction et communiqué positivement auprès des salariés, le spectre du changement peut s’avérer un vecteur de motivation. L’implication directe de l’équipe de direction dans ces sujets, sa capacité à articuler une vision claire de l’organisation à court, moyen, long terme sera déterminante pour la réussite de ces changements.

    Ces nouvelles équipes, cellules innovantes, devront insuffler un nouveau modèle de fonctionnement en phase avec la technologie, et, pour se faire, s’affranchir des silos traditionnels. Dans l’ère du Cloud tout va très vite, les métiers n’attendent plus. L’automatisation a un impact considérable sur la vitesse de déploiement des technologies, nécessitant des chemins décisionnels tout aussi réactifs. On quitte le modèle traditionnel de répartition des tâches, où les limites de chacun étaient définies. Les services digitaux sont gérés de bout-en-bout et chacun est missionné pour la réussite de l’ensemble.  Pour que cela soit possible, le mot clé est la responsabilisation des collaborateurs.

    Passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation requiert une culture adéquate, qui valorise l’innovation.

     Instaurer la culture de l’innovation en s’entourant des bonnes personnes

    Pour restaurer cette culture de responsabilisation, on peut s’inspirer des jeunes start-ups : recherche d’innovation, mobilisation autour d’un projet commun, encouragement des initiatives, questionnement du statu quo. 

    En entreprise, stratifiée et complexe, quelques « champions » du changement, capables d’apprendre rapidement, de défendre une nouveauté, et de collaborer avec le reste de l’organisation, seront garants de cette culture, sorte d’incubateurs, et aideront les autres à adopter les bonnes pratiques. Parfois en rupture avec la culture hiérarchique ambiante, ces champions auront besoin du soutien de la Direction et d’un modèle d’évaluation adéquat.

    Recruter ces agents du changement est une tâche délicate. En plus des connaissances technologiques de pointe, le candidat doit avoir une attitude de pionnier et une aptitude au leadership. Ce candidat idéal n’existe pas : sur le marché, les compétences commencent, elles aussi, leur mutation. La majorité des organisations prennent la décision de miser sur les compétences déjà existantes dans l’entreprise. Repérer les bons profils, affecter les postes clé et les faire évoluer progressivement vers les rôles cibles, sont les préoccupations des organisations leaders du digital.

    L’histoire récente montre que l’on n’arrête pas une révolution technologique en marche. Résister au changement c’est risquer de perdre la partie. Définir les rôles, localiser les compétences, projeter une vision claire et construire la culture digitale, sont les gages d’une transformation viable et pérenne, d’une organisation toujours prête face à une technologie chaque jour plus performante. 

  • Quand la transformation numérique gagne les collectivités locales

    Quand la transformation numérique gagne les collectivités locales

    Par Xavier GODARD, Directeur Marché Secteur Public chez Foliateam

    Le numérique transforme nos modes de vie dans tous les domaines. Le secteur marchand multiplie les nouveaux services digitaux pour faciliter la vie des consommateurs. Les solutions de messagerie et les réseaux sociaux bouleversent notre manière de communiquer. Le digital est aujourd’hui une opportunité pour les collectivités de simplifier certains services au public et de gagner en efficience dans un contexte très contraint financièrement.

    Selon les résultats d’une enquête menée par la société d’études indépendante Markess auprès de cinquante décideurs de collectivités locales, les collectivités peuvent articuler leurs actions autour de plusieurs axes de développement prioritaires : l’amélioration de la relation avec les citoyens, la maîtrise des dépenses, l’augmentation de l’efficacité des agents, les synergies avec d’autres collectivités et l’avènement des Smart Cities. Pour atteindre ces objectifs, les collectivités doivent donc s’engager dans la transformation digitale. Le numérique permettra une Gestion de la relation citoyen (GRC) plus efficace et facilitera la relation de l’individu à l’administration par le transfert de données à tout moment ou encore la mise en œuvre de procédures comme la demande d’état civil en ligne.

    Les enjeux de la transformation digitale vont plus loin que les simples améliorations techniques. L’apport de la digitalisation doit se traduire, entre autres, par l’aide aux personnes morales et physiques, et une meilleure intervention sur l’espace public et ses équipements. Parmi les moyens que fournira la transformation digitale, la communication unifiée offre une panoplie d’outils qui permettront notamment aux agents des collectivités la mise en œuvre de processus plus pertinents et plus efficaces pour répondre aux besoins des citoyens toujours plus exigeants, cette amélioration des modes de travail des agents restant la préoccupation principale des collectivités avec la maîtrise des dépenses (Étude Markess 2013-2016).

    Aujourd’hui, c’est une nécessité tant organisationnelle que règlementaire, les municipalités doivent se moderniser pour optimiser leurs services et réduire leurs coûts. Pour ce faire, leur première priorité est d’améliorer les communications internes via ces nouveaux outils numériques. Ils doivent, dans un second temps, faciliter la vie des citoyens en simplifiant les démarches administratives, réclamations, action sociale, enfance. Les citoyens souhaitent être renseignés rapidement, sans se déplacer.

    Au-delà de ces priorités à court et moyen termes, se dessine en perspective une réalité dans l’évolution de notre rapport à notre ville : l’avènement des villes intelligentes. Or, cette transformation déjà en cours commence par cette première étape indispensable de refonte de leur communication, tant voix que données.

     

     

  • Quelles compétences pour relever le défi de la transformation numérique ?

    La transformation numérique freinée par le manque de compétences 

    Brocade a dévoilé  une nouvelle étude sur les compétences nécessaires à la transformation numérique, qui vise à découvrir le degré auquel les responsables informatiques estiment que leurs équipes informatiques et eux-mêmes sont parés à répondre aux exigences présentes et futures de leur entreprise. Parmi les six marchés étudiés, l’Allemagne est la mieux préparée pour atteindre ses objectifs de transformation numérique, suivie de près par les États-Unis, tandis que le Royaume-Uni est nettement en retard sur ses homologues.

    L’étude, qui a interrogé 630 responsables informatiques aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Australie et à Singapour, précise que de nombreuses entreprises ont atteint un seuil critique : les compétences actuelles ne pourront bientôt plus répondre aux nouvelles exigences technologiques. Les entreprises qui réagissent dès maintenant par l’amélioration des compétences ou une formation supplémentaire seront les mieux placées pour poursuivre leur croissance et bénéficier d’un avantage concurrentiel.

    Dans l’ensemble, 91 % des dirigeants informatiques reconnaissent que le service informatique est actuellement perçu comme étant très important voire essentiel à l’innovation et la croissance de l’entreprise. Cependant, plus de la moitié (54 %) s’attend à devoir faire face à un manque de personnel à recruter dans les 12 prochains mois pour remplir cette mission. Les facteurs contributifs identifiés durant l’étude comprennent la pénurie de compétences, la prévalence de compétences dépassées, le manque d’engagement envers la formation au niveau de la direction de l’entreprise, et l’environnement technologique évoluant rapidement. Pour la France, la « localisation géographique » du personnel informatique hautement qualifié est la principale raison mentionnée (52%) alors que le manque de talents disponibles est la plus grande préoccupation à l’échelle mondiale (54%). Les sondés français considèrent également que le départ du personnel d’autres services a des répercussions importantes sur l’organisation (62%) alors que l’incapacité à mettre en œuvre de nouvelles technologies efficacement est une grande préoccupation à l’échelle mondiale (63%).

    Alain Valluy chez Brocade déclare : « Les entreprises s’approchent du pic d’influence stratégique de l’informatique.  Les équipes informatiques estiment être actuellement en meilleure position pour influencer la transformation de leur entreprise. Cependant, en raison du paysage technologique changeant et des conditions d’accès aux marchés internationaux du travail, il est essentiel que les équipes informatiques reçoivent rapidement la bonne formation pour développer leurs compétences. »

    L’étude montre également que la planification des compétences devrait s’aligner sur les autres domaines de planification métier, au risque de créer un « déficit de compétences technologiques » ; les équipes informatiques sont tenues de tirer parti des avantages offerts par les technologies mais sont mal équipées pour les implémenter.

    Le manque de personnel et les compétences dépassées empêchent les décideurs informatiques de répondre aux besoins actuels de leur entreprise

    Les entreprises tentent d’écarter progressivement leur service informatique de son rôle traditionnel, mais le manque de compétences et le délai nécessaire pour intégrer ces compétences, les restreignent. Les décideurs informatiques estiment que cela pourrait être un facteur majeur les empêchant de répondre aux besoins de leur entreprise, risquant de lui faire prendre du retard sur ses concurrents et de perdre des clients.

    ·         Environ un participant à l’étude sur quatre en Australie, en France, en Allemagne, à Singapour et aux États-Unis, affirme ne pas pouvoir répondre aux besoins de son entreprise en raison de la pénurie de personnel. Ce chiffre passe à 42 % au Royaume-Uni.

    ·         Les participants affirment que le manque d’accès aux ressources les empêchera d’implémenter de nouvelles technologies de manière efficace, conduira à une diminution de la satisfaction des collaborateurs et la perte de parts de marché.

    ·         D’ailleurs, parmi les raisons mentionnées par les responsables informatiques français sondés ici, on trouve principalement: l’infrastructure actuelle du service (27%) et les limites de la technologie existante (25%). Tandis que les résultats globaux  mettent en avant le facteur « budget limité »  – à hauteur de 43% contre seulement  20% en France –  ou le manque de compétences à 21% contre 9% en France. Une première distinction française se dessine.

    Cet écart de compétences est susceptible d’empirer si les entreprises n’agissent pas dès maintenant

    Le paysage politique est également un facteur contribuant à l’élargissement de cet écart.  L’incertitude des marchés risquant de s’intensifie au cours des prochaines années, il est plus important que jamais pour les services informatiques de rester agile et de tirer parti des nouvelles technologies.

    ·         92 % des personnes interrogées expriment un certain niveau d’inquiétude quant aux futures embauches de personnel informatique. 54 % sont préoccupées par le manque de ressources parmi lesquelles choisir.

    ·         43 % s’accordent sur le fait que le climat politique actuel ne facilite pas l’embauche de collaborateurs possédant les compétences requises. Aux États-Unis et en Australie, ces chiffres sont de 52 % et 54 % respectivement.

    ·         De manière surprenante, compte tenu du Brexit, les personnes interrogées en EMEA sont moins concernées, avec seulement 31 % des décideurs du Royaume-Uni estimant qu’il s’agit d’un défi, contre 39 % en Allemagne et 35 % en France.

    L’investissement et la formation seront critiques pour l’entreprise

    La formation continue d’être un problème pour les entreprises car les tâches quotidiennes de maintenance informatique restent prioritaires. Pour combler ce déficit en compétences techniques, elles doivent réellement investir du temps et de l’argent, plutôt que de se contenter d’effets d’annonce, ou risquer d’en subir les conséquences.

    ·         D’autant qu’il existe une véritable demande pour passer plus de temps sur l’amélioration des compétences, de 15 % du temps actuellement consacré jusqu’à 22 %.

    ·         Les participants indiquent notamment que l’insuffisance des budgets et du temps de formation restreignent les tentatives des services informatiques de développer les compétences, plus que tout autre facteur.  Ces facteurs passent à 60 % et 50 % respectivement en Australie, mais tombent à 37 % et 30 % en Allemagne.

    ·         À l’heure actuelle, seulement trois heures sont allouées par semaine au niveau global à l’apprentissage et au perfectionnement des compétences. Les sondés à Singapour consacrent en moyenne quatre heures de développement des compétences par semaine.

    ·         67 % conviennent que dépenser plus d’argent en formation permettrait de combler le déficit de compétences.

    ·         Distinction française importante, dans un monde idéal, «si l’argent n’était pas l’objet pour combler l’écart de compétences présentes ou futures », la France offrirait des incitations financières aux employés qualifiés (56%) alors qu’au niveau global, 67% dépenseraient davantage en formation au sein de leur organisation. L’approche française est donc différente : plus axée sur le financement dans le but d’offrir un choix ; alors que la dynamique globale est davantage orientée vers l’action que vers l’incitation.

    ·         Un élément particulièrement notable de différenciation française mis en évidence par l’étude est que seulement 30% des membres du conseil d’administration interrogés perçoivent le processus d’acquisition de connaissances et de compétences comme un coût, alors que ce chiffre dépasse 57% dans le monde.

    Les professionnels de l’informatique doivent prendre le contrôle de leur avenir professionnel

    L’étude montre également que les professionnels de l’informatique à tous les niveaux doivent assumer personnellement leur propre destinée professionnelle, et saisir les opportunités offertes par les nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle (IA) et tous les domaines de l’Internet des objets (de la gestion des appareils à leur sécurité).

    ·         34 % des participants s’accordent sur le fait que l’équipe informatique de leur entreprise ne possède pas les compétences nécessaires pour garantir leur emploi à l’avenir.

    ·         Lorsqu’on leur demande d’identifier une compétence qu’ils considèrent comme essentielle pour la progression de leur carrière, la cybersécurité est la plus souvent citée par 22 % des participants.

    ·         L’IA et la sécurité de l’Internet des objets sont ensuite à égalité comme compétences les plus critiques, en seconde position à 18 %. Si l’IA est la compétence critique en France et en Australie, la sécurité de l’Internet des objets est la compétence la plus appréciée en Allemagne.

    ·         En France, 3% des répondants prennent du temps pour eux-mêmes chaque semaine (contre 9% au niveau global) – ce qui tend à montrer que les valeurs travail et carrière prennent beaucoup de place dans leur vie.

    L’IA peut être amie ou ennemie

    L’IA pourrait révolutionner les compétences nécessaires et la façon dont nous travaillons. Elle est susceptible de remplacer un certain nombre de rôles et de tâches informatiques, mais cela ne signifie pas pour autant la fin des services informatiques. Les collaborateurs ont besoin de posséder les compétences nécessaires pour être en mesure de travailler aux côtés de l’IA et accepter son impact futur, afin que les entreprises puissent en tirer pleinement parti.

    ·         Interrogés sur les fonctions actuelles déjà remplacées par l’IA, l’assistance bureautique (23 %), l’analyse de données (20 %), les tests de logiciels (17 %), l’architecture système (14 %) et l’ingénierie réseau (11 %) sont en tête de liste.

    ·         Au cours des 10 prochaines années, ces chiffres continueront d’augmenter : assistance bureautique à 37 %, analyse de données à 34 %, tests de logiciels à 33 %, architecture système à 31 % et ingénierie réseau à 31 %.

    ·         L’IA a également un impact sur le rôle du DSI. Près de la moitié des sondés indique se recentrer davantage.

    ·         56 % des participants estiment que le développement des compétences liées à l’IA est essentiel pour garantir un rôle à l’avenir.

    ·         Pour les répondants français, dans le service informatique de leur organisation, les compétences ci-dessous  sont considérées comme prépondérantes, mais  manquant souvent à l’appel : 37% dans les réseaux définis par le logiciel (contre 26% au global), 35% dans l’analyse du réseau, 32% dans la sécurité et  l’IoT, 30 % pour l’IA (vs 38%), 31% pour les compétences en informatique en cloud (contre 23%), 39% en cyber sécurité (contre 21%), 28% dans la gestion des périphériques IoT, 27% dans le réseau mobile (vs 20%), 26 % en visibilité du réseau (vs 17%) et en développement logiciel (vs 20%).

    ·         Le rapport des français sondés à l’intelligence artificielle est mitigé : 68% ont déclaré que l’AI serait la technologie ayant le plus grand impact sur le rôle du département informatique au cours des 10 prochaines années (vs 45% dans le monde).

    ·         Enfin,  considérant l’aspect des compétences qui doivent être développées par le personnel informatique pour garder un emploi dans un monde de l’IA au niveau français : pour 55% ce sont les compétences liées à l’IA, pour 41% celles dans la transformation numérique (par exemple, la prise de conscience des nouvelles technologies, la capacité de réaliser des technologies existantes , etc.), suivi par les compétences en conseil aux entreprises à hauteur de 26% (contre 31% à l’échelle mondiale) .

    Le rôle essentiel de la haute direction : se manifester lorsque les résultats chutent

    La haute direction décide généralement si les collaborateurs ont le temps et la possibilité de développer leurs compétences. C’est très couramment le cas dans les entreprises qui n’ont pas le soutien nécessaire. La direction doit également veiller à ce que l’amélioration des compétences et la formation soient alignées avec d’autres domaines de la planification métier.

    ·         44 % estiment que l’acquisition de nouvelles compétences n’est pas aussi importante aux yeux de la direction. Ce chiffre passe à 59 % en Australie et 50 % au Royaume-Uni. Les États-Unis (42 %), l’Allemagne (41 %), Singapour (40 %) et la France (34 %) présentent des résultats légèrement plus positifs.

    ·         Concernant le cas français en particulier : pour 42% des sondés, les compétences requises dans le département informatique changeant très rapidement, cela signifie en conséquence qu’ils auront du mal à avoir les bonnes compétences dans 12 mois (contre 51% dans le monde).
 34% d’entre eux ont répondu que l’acquisition de compétences n’est pas considérée comme capitale par  le conseil d’administration de leur organisation alors que le sujet est primordial.

    ·         Près d’un cinquième des participants dans le monde entier estime que leur direction considère l’acquisition de connaissances et de compétences supplémentaires comme étant un coût pour l’entreprise, plutôt qu’un atout. Ce chiffre passe à 35 % en Australie.

    ·         Toutefois, la majorité des personnes interrogées en France (63 %) et en Allemagne (62 %) considère les connaissances et les compétences comme étant un atout.

    ·         En dépit de participants affirmant planifier la plupart des domaines de l’entreprise deux ans à l’avance, le recrutement n’est toujours en moyenne planifié qu’un an à l’avance au maximum.

    ·         Cela entraîne un décalage : les entreprises tentent de relever les principaux défis avec des équipes qui ne sont pas aussi bien équipées en termes de compétences et d’expérience qu’elles pourraient l’être.

    Ressources supplémentaires

    Les données de l’étude ont également été utilisées pour dégager quatre profils majeurs de leaders informatiques, chacun ayant son propre niveau d’efficacité quant au lancement de projets de transformation numérique et la gestion des compétences de son équipe.

    ·         Support complémentaire : « De traînard à leader : les profils changeants des dirigeants informatiques » (traînards, évaluateurs, adopteurs et leaders)

    ·         Répartition mondiale et régionale de chaque profil dans chacun des pays étudiés

  • Quand les dirigeants d’entreprise freinent la modernisation du monde du travail…

    Etude FUZE : Selon les décideurs informatiques, les dirigeants d’entreprise freinent la modernisation du monde du travail

    Une enquête d’envergure mondiale révèle que la dynamique de la transformation digitale se heurte à la vision archaïque des cadres dirigeants qui confinent le département informatique à une fonction de réduction de coûts .

    Les décideurs informatiques sont prêts à révolutionner l’environnement du travail, mais les dirigeants d’entreprises freinent cet élan. Ils cantonnent le rôle de l’équipe IT à la réduction des coûts et à la gestion des outils existants. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête commanditée par Fuze, plateforme cloud mondiale de communications unifiées.

    Des équipes informatiques sous-exploitées 

    Cette enquête indique que 94 % des décideurs IT estiment que la transformation digitale devrait être au coeur de leur mission (84 % en France), 47 % souhaitent que les cadres dirigeants encouragent l’équipe informatique à innover pour mener l’entreprise vers la réussite (37 % en France). Cependant, aujourd’hui encore, 44 % des décideurs IT (31 % en France) sont évalués selon leur aptitude à réduire les coûts, le département IT devant réduire les dépenses d’environ 12 % au cours des 5 prochaines années.

    L’équipe informatique consacre actuellement 78 % de son temps à gérer les plateformes IT et à résoudre les problèmes des utilisateurs (85 % en France) et ne consacre que 13 % de son temps à innover (7 % en France). Cependant, la plupart des décideurs IT entrevoient de nombreuses opportunités pour libérer leurs équipes des contraintes opérationnelles quotidiennes et nombreux sont ceux qui initient déjà des changements. Pour ce faire, 81 % des décideurs IT interrogés ont déjà désigné un expert Cloud (84 % en France) et 57 % d’entre eux cherchent activement à réduire la prolifération des applications (58 % en France).

    A l’horizon 2020, et au-delà, les décideurs IT voient l’arrivée de la « génération Applis » – ces ados qui n’ont jamais connu un monde sans smartphone ni accès à Internet – comme une bonne chose. Ces derniers sont porteurs de changement dans le monde du travail. Trois quarts des décideurs IT estiment que les plus jeunes favoriseront l’innovation dans le monde du travail (62 % en France). 82 % des collaborateurs actuellement en poste (93 % en France) reconnaissent même que la nouvelle génération apportera une bouffée d’air en matière de technologies.

    Les grandes tendances qui ressortent de ce rapport : 

    La montée en puissance de collaborateurs hyper connectés et mobiles 

    83 % des collaborateurs n’estiment pas utile d’être au bureau pour être productifs (87 % en France) et 43 % pensent qu’ils seraient plus productifs chez eux qu’au bureau (47 % en France). Les collaborateurs considèrent la flexibilité du travail comme un impératif.

    Les usages privés intègrent la sphère professionnelle 

    Environ la moitié (48 %) des collaborateurs (49 % en France) déclarent que leur employeur ne fournit pas la technologie adéquate. 75 % de la génération Applis (76 % en France) souhaitent utiliser les toutes dernières technologies au travail. 59 % des décideurs informatiques déclarent qu’il est prioritaire d’adopter de nouvelles technologies. Ces derniers devront donc fournir des technologies offrant une expérience utilisateur unique, avec des technologies Cloud adaptées à la manière dont les collaborateurs souhaitent travailler, interagir et collaborer.

    Des espaces de travail hybrides conçus pour les collaborateurs 

    86 % des collaborateurs (93 % en France) déclarent qu’une interaction en face-à-face sera toujours indispensable au travail. 71 % de la génération Applis (78 % en France) estiment important d’être en contact direct avec leurs collègues. Les bureaux devront être conçus pour les collaborateurs, avec des espaces de travail permettant de réunir des équipes, de favoriser les conversations et échanges et de faire émerger les meilleures idées.

    Derek Yoo, Cofondateur et Directeur technique de Fuze, déclare : « Les décideurs IT sont confrontés à un environnement de travail complexe et doivent jongler entre les exigences de différentes générations tout en relevant les défis liés à leurs responsabilités opérationnelles, aux pressions budgétaires et aux attentes des clients. Cependant, les décideurs informatiques d’aujourd’hui voient plutôt dans ces défis une opportunité majeure de façonner le monde du travail de demain. Ces derniers sont en train de déployer activement des approches novatrices pour répondre aux attentes des collaborateurs et souhaitent que les dirigeants de l’entreprise reconnaissent leur investissement dans des transformations qui font évoluer le rôle de l’équipe informatique ».

    Cliquez ici pour consulter le nouveau rapport Fuze.

     

  • Retail : les technologies qui vont transformer le secteur

    Retail : les technologies qui vont transformer le secteur

    Qubit, précurseur de l’analyse de données digitales au service de l’expérience client, publie les résultats de son enquête, réalisée auprès de plus de 70 dirigeants du secteur du retail, sur leur appréhension des technologies disruptives.

    Les technologies disruptives comme l’intelligence artificielle, l’internet des objets, le big data et la robotique s’apprêtent à créer d’énormes opportunités pour les retailers et les marques. Les nouveaux business models opèrent déjà une désintermédiation avec les commerçants traditionnels, particulièrement pour ce qui est du contrôle de la relation client.

    Dans son rapport, Catalyseurs de Changement, Qubit révèle les points de vue des dirigeants du retail, leurs priorités en matière de technologies disruptives et comment ils planifient d’utiliser ces technologies pour créer de la valeur, de la différenciation et fondamentalement, pour mieux comprendre et influencer leurs clients à grande échelle.

    Nous apprenons ainsi, parmi les chiffres révélés dans ce rapport, que :

    ✓ 82% des retailers estimes que le machine learning aura un impact sur leur industrie

    ✓ 48% des retailers utilisent d’ores et déjà le machine learning dans leur stratégie business

    ✓ 56% des retailers planifient d’investir davantage dans la main d’oeuvre que dans la technologie

    Au sommaire 

    L’ère de la disruption

    – Redéfinir le rôle de l’humain

    Le point de vue des retailers 
    – De qui les retailers s’inspirent-ils ?
    – Quelles sont les technologies qui vont transformer le retail ?
    – Les innovations de paiement
    – L’essor des chatbots
    – Un pari risqué pour les retailers ?

    Des technologies alimentées par les données

    Le parcours client
    – Découverte
    – Achat
    – Post-achat

  • L’Ubérisation de l’agence immobilière est en marche

    L’Ubérisation de l’agence immobilière est en marche

    Par Benoît Galy, fondateur de Green-acres.com

    En 2009, identifiant les signaux d’une rupture à venir, je lançais, sans doute trop tôt, geoTaxi, 1èreapplication iPhone de commande de taxis. Depuis, Uber est passé. Aujourd’hui les mêmes signaux apparaissent dans le monde de l’immobilier. Le basculement vers l’économie de la plateforme a commencé.

    Qu’est-ce que l’économie de la plate-forme ?
    L’économie de la plate-forme n’est rien d’autre que la place de marché du Moyen Age révolutionnée par l’Internet. Car si les nouvelles technologies changent le média, les questions restent les mêmes :

    • Comment amorcer ou comment faire venir des consommateurs d’un service d’un côté et parallèlement des fournisseurs ?
    • Comment assurer à l’acheteur que le service qui lui sera fourni est de la qualité attendue?

    Construire une plateforme qui réponde à ces deux problématiques, c’est l’enjeu des entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure. Car qu’ils opèrent dans les domaines des transports, du logement ou de la finance, il s’agit du même défi technologique et marketing.

    Dans ce contexte, qu’apportent les nouvelles technologies ? Elles révolutionnent d’abord l’accès et impactent l’expérience utilisateur. Nous l’avons tous vécu. Surtout, elles abolissent les distances et, souvent, la concurrence. Avec l’économie de la plate-forme, « the winner takes it all », le gagnant rafle tous les bénéfices. La barrière géographique tombant avec Internet, l’avantage est à l’exhaustivité de l’offre. Le leader dispose d’un avantage compétitif incontestable. Dans ces conditions, créer un concurrent à Amazon, Facebook ou Google, devient très compliqué.

    Le basculement a commencé dans l’immobilier
    Exception faite de la construction immobilière, tous les acteurs de l’immobilier sont des intermédiaires. Notre métier est avant tout un métier d’information : une recherche sur un site Internet ? De l’information. Une visite de bien ? Encore une prise d’information. Une évaluation, un diagnostic immobilier ? Idem.

    Or cet écosystème bascule progressivement vers Internet au travers de trois types d’acteurs :

    – les portails immobiliers sont la partie émergée de l’iceberg. LeBonCoin, leader généraliste de l’annonce, Seloger, leader spécialisé sur l’immobilier, occupent l’essentiel du terrain et concentrent l’essentiel de la marge. Reste les stratégies de niche comme la résidence secondaire pour Green-acres ou celle de la confrontation avec les leaders, comme celle de la FNAIM et son portail BienIci.

    – L’ascension et la digitalisation fulgurantes des réseaux d’agents mandataires comme I@D ou Optimhome relèvent aussi de l’économie de la plate-forme. Débarrassés des contraintes de l’agence « brick and mortar », ces réseaux organisent désormais le travail de plus de 14 000 agents mandataires (source meilleursreseaux.com). Leur cœur de métier de réseau est d’offrir une structure dématérialisée la plus efficace possible. Leur puissance réside dans la richesse des services offerts.

    – Troisième pan de ce triptyque en mouvement : les éditeurs de logiciels pour agence, tous « pure players ». Ceux-ci proposent des logiciels de plus en plus complets, de plus en plus interconnectés, qui permettent aux agents de gagner en productivité.

    Conseil et innovation
    Et les agents immobiliers dans tout cela ? Le basculement vers une économie de la plate-forme est venu renforcer la concurrence. Les barrières à l’entrée pour exercer le métier ont baissé. Pourtant, leur cœur de métier, l’accompagnement et le conseil de l’acheteur notamment lors des visites, restent difficiles à basculer sur le Net. Mais jusque quand ? Visiter un bien avec des vidéos à 360° devient une expérience bluffante. L’acheteur continue de visiter le bien qu’il souhaite acheter mais réduit de 20 à 5 le nombre de ses visites physiques. Dans ces conditions, inutile de se le cacher. L’anticipation reste le meilleur moyen de survie.

    Le marché verra-t-il une confrontation des différents types de nouvelles plate-formes ? Une logique de coopération au service du client final pourrait-elle voir le jour ? La menace viendra-t-elle d’un nouvel entrant ? Personne ne peut prédire aujourd’hui la suite avec certitude. A l’automne dernier lors du séminaire regroupant les principaux portails immobiliers européens à Madrid, derrière les présentations de ceux qui sont aujourd’hui les grands gagnants, le doute perçait : « Facebook is coming » … C’est le propre de nos métiers désormais. Hormis le client, personne n’est à l’abri.

  • Gestion de l’informatique : clé de voûte de la transformation numérique

    Pour 88 % des responsables informatiques, l’investissement dans la gestion des services informatiques (ITSM) est l’élément central de leur transformation numérique

    Etude BMC / Forbes Insights

    BMC a réalisé auprès de plus de 250 responsables informatiques en collaboration avec Forbes Insights (branche recherche stratégique et leadership de Forbes Media), une nouvelle étude. L’enquête dresse un portrait de l’ITSM et la façon dont les entreprises, à travers le monde, utilisent et investissent dans des solutions modernes de gestion des services. Les résultats font apparaître une contradiction : tandis que 86 % des personnes interrogées sont conscientes du rythme croissant des changements et des transformations qui s’opèrent dans l’informatique et de la nécessité d’investir, plus de la moitié d’entre elles (55 %) déclarent que la part des budgets informatiques consacrée à la gestion et à la maintenance courantes, est en augmentation.

    Pour répondre à la demande constante de gains d’efficacité et de productivité, les responsables informatiques se tournent de plus en plus vers les services cloud et une plus forte automatisation, et donc des arguments clairement en faveur d’une transformation. Cela permet ainsi aux entreprises et au personnel de gagner en agilité, en mobilité et en réactivité face aux exigences des marchés.

    Pour 88 % des répondants, la gestion des services informatiques est vitale à leurs efforts de transformation numérique. De même, la majorité des responsables informatiques considèrent l’ITSM tout aussi important dans le cadre des projets liés au cloud (86 %), à la mobilité (83 %) et au Big Data (83 %).

    En dépit d’un appel clair à davantage d’investissements dans l’innovation et les nouvelles solutions numériques, les budgets en constante augmentation sont alloués à la gestion des affaires courantes, ce qui pour 75 % des responsables interrogés, pénalise la compétitivité globale de leur entreprise.

    « Les entreprises, quelle que soit leur taille, peinent à suivre le rythme effréné des changements et des transformations pour survivre face à de nouveaux venus ou des acteurs historiques plus agiles », commente Nayaki Nayyar, président Digital Service Mangement chez BMC. « Les résultats de cette enquête mettent clairement en lumière la nécessité d’investir dans des solutions de gestion de services multicloud qui accélèrent la transformation numérique. La clé du succès réside dans un équilibre entre l’agilité, d’une part, et le coût, le contrôle et la sécurité, d’autre part. Une approche multicloud résout les nouveaux dilemmes de nos clients avec des solutions qui simplifient les processus opérationnels, automatisent le support technique, réduisent les risques de failles de sécurité et améliorent la productivité. »

    L’étude, intitulée « Delivering Value to Today’s Digital Enterprise: The State of IT Service Management 2017 », est disponible en téléchargement gratuit sur le site www.bmc.com.

     

  • La France conserve-t-elle son statut de pays innovant en matière de transformation digitale ?

    Transformation numérique en France : quel constat pour 2017 ?

    Par Thomas Kaeb, Senior Sales Manager Business Solutions chez Wacom

    Sur un marché globalisé et fortement concurrentiel, la transformation digitale s’est imposée auprès des entreprises françaises comme le moyen de se différencier et de s’adapter aux besoins de près de 30 millions de consommateurs en ligne. Si le digital représente un véritable potentiel de développement pour près de 3 millions de PME en France, toutes les entreprises n’ont pas encore atteint le degré de maturité nécessaire pour prendre ce virage technologique. Si en 2016 la France a été perçue comme un moteur d’innovation, où en sommes-nous en ce début 2017 ? La France conserve-t-elle son statut de pays innovant en matière de transformation digitale ?

    Nombre d’entreprises en 2016 ont annoncé faire de la transformation digitale leur priorité, faisant de ce sujet en une véritable tendance. Bien souvent, les entreprises choisissent d’enclencher cette transformation pour des raisons de coûts, de compétitivité et d’innovation. En effet, le digital offre de nombreuses opportunités puisque selon une étude de CA technologie, les entreprises ayant entamé leur mue digitale ont vu accroitre leur business de 37% en moyenne et ont amélioré l’expérience client de 74%, tandis que la satisfaction client a quant à elle crût de 40%[1]. Les entreprises fortement numérisées ont enregistré un chiffre d’affaires 6 fois plus élevé que les entreprises ayant accusé un retard et ont été 25% plus rentables que les autres entreprises[2]. Si en France toutes les entreprises n’ont pas encore commencé leur transformation, il n’en reste pas moins que la digitalisation des entreprises dans le pays reste relativement homogène entre les différentes régions et les différents secteurs[3].

    La France semble donc être sur la bonne voie en termes de transformation digitale, mais comment se positionne-t-elle sur la scène internationale ? Malheureusement, selon une étude Deloitte, le constat est sans appel vis-à-vis des autres pays européens : entreprises françaises adoptent moins vite les solutions digitales qui sont à leur disposition. La France accuse donc un retard, notamment en matière de présence sur les réseaux sociaux, d’e-commerce ou encore dans l’usage des outils digitaux permettant d’améliorer la productivité en entreprise.

    La taille de l’entreprise est également devenue un enjeu majeur dans la transformation numérique et influe considérablement sur le retard accusé par la France. Ainsi, plus les entreprises sont petites, moins elles sont digitalisées : en France seuls 11,5% des PME sont capables de vendre leurs produits en ligne tandis que les entreprises d’au moins 250 salariés sont quant à elles 47%. Cet écart va de même pour les outils de digitalisation en interne puisque 11% des PME ont su prendre le tournant contre 36% des ETI et grandes entreprises. World Economic Forum renforce l’idée que la France accuse un retard technologique en classant l’Hexagone en 24ème position (sur 139) de leur classement des pays ayant réussi à tirer profit des opportunités du digital, derrière l’Estonie et la Belgique[4].

    Consciente de son retard, la France poursuit son travail de digitalisation et réaffirme ses points forts. Ainsi, le patronat du conseil des services et du logiciel a annoncé consacrer 11,7 milliards d’euros à la transformation numérique en France, soit une augmentation significative de 14%, témoignant ainsi d’un réel optimisme pour 2017. Les PME françaises, sont également soutenues par différents organismes. Le Conseil National du Numérique, par exemple, propose d’aller plus loin et de créer une « marque forte » sur le modèle de la French Tech, suggérant ainsi la création d’un label « #CroissanceConnectée » que les PME pourront afficher une fois le cap du digital franchi. Cette initiative prévoit également la création d’une plate-forme avec des modules d’autodiagnostic permettant aux dirigeants de mesurer leur degré de maturité numérique et d’être orientés vers des conseillers. L’objectif est donc clairement annoncé : accompagner la France vers une véritable digitalisation.

    En ce début d’année 2017, la France accuse donc un important retard numérique, notamment face au reste de l’Europe. Conscient de ses lacunes et fort de son initiative « French Tech », l’Hexagone tente d’accélérer sa digitalisation et de s’imposer comme un leader en la matière. D’autant plus que de nombreuses entreprises ont compris la nécessité de se tourner vers le digital. Il en va de leur compétitivité, de leur capacité à innover et parfois de leur survie. Il est donc devenu primordial pour elles de tout d’abord transformer leur esprit avant de s’attaquer à la partie matérielle, pour devenir enfin « digital first » !

    [1] Etude CA Technologies “Keeping Score: Why Digital Transformation Matters Report”

     2 Etude Roland Berger

    3 Etude Deloitte commandité par Facebook « Economie numérique : le digital, une opportunité pour les PME françaises »

    4 World Economic Forum – Global Information Technology Report 2016

     

     

  • ROOM’n 2017 au cœur de la transformation digitale – Temps forts

    ROOM’n 2017 au cœur de la transformation digitale

    Par Annie Lichtner, journaliste 

    Digital workplace, ChatOps, IoT, ou encore data mobile, ROOMn qui s’est déroulé du 7 au 9 Mars à Monaco organisé par DG Consultants a tenu ses promesses. Retour sur les temps forts de cet événement centré sur la transformation digitale.

    1-CDO/CMO/CITO/DSI : Qui mène la transformation digitale ?

    DSI et Direction Marketing n’ont plus le choix. La montée en puissance du digital leur impose aujourd’hui de travailler main dans la main. Cependant, la mise en place d’une collaboration est plus difficile qu’il n’y paraît. Accepter de travailler sur un projet sous un autre angle que sa vision n’est pas aisé…en particulier au sein d’une organisation en silos. Pour Thomas Husson, Vice-President and Principal Analyst du cabinet d’études Forrester : « Le digital concerne toute l’entreprise. Il est partout. » Dans la révolution digitale, tout le monde rêve de travailler dans une startup qui n’a pas de passif où tout est possible. Pour Thomas Husson cela passe aussi parles ressources humaines qui doivent recruter de nouveaux profils pour accompagner la transformation. «Il faut donner du sens au collaborateur : quel impact digital sur le client ou le métier ? préconise Alexandra Mailliard, responsable accompagnement de al transition digitale.

    De son côté, Ludovic Tassy DSI chez Affelou soutient : « Un CDO tout seul ne fait pas grand-chose. Il faut des relais pour les connexions avec le système d’information ». Il en ressort que l’implication de la DSI dans la fonction marketing peut revêtir deux formes. L’une, plus traditionnelle portée par les DSI, axée sur la gouvernance des infrastructures et des postes de travail. Ses valeurs sont la qualité du service rendu à l’utilisateur, la sécurité, le respect des normes et des règles de gestion. L’autre, préconisée par des CMO, est plus « agile », conçue dans le sillage du numérique, de la culture Internet. « On discute plus avec les métiers. J’arrive à leur faire passer des messages sur la faisabilité des projets. On avance à petits pas, par itérations » déclare Ludovic Tassy. Même approche pour Catherine Lardy Directrice en charge de la Transformation Groupe IMA (Inter Mutuelles Assistance) qui ajoute : Il faut des « relais avec la DSI », même si ce n’est pas naturellement spontané.

    2- Innover avec Google

    Gmail, Android, YouTube, Chrome… Google dispose désormais de 8 produits ayant plus d’un milliard d’utilisateurs actifs dans le monde. Et ce n’est qu’une étape car l’innovation continue d’être le moteur de l’entreprise. Aujourd’hui, l’Intelligence artificielle, le Machine Learning, le Big Data,… sont au cœur des solutions mises à disposition de tous pour innover et répondre aux défis de la transformation digitale. Parmi les grands messages lés de Michael Wyatt, Head of Mobile Platforms, Entreprise , EMEA chez Google :

    • La disparition des datacenters dans les entreprises qui n’ont plus raison d’être et seront désormais dans le cloud
    • De l’intelligence artificielle avec plateforme A.I. Experiments, qui concentre plusieurs exemples de ce que Google sait désormais faire. Ainsi, le service Thing Translator qui permet de reconnaître un objet via la caméra de son smartphone et propose en temps réel une traduction dans la langue souhaitée. Mais aussi dans Google Docs avec des assistants intelligents pour analyser rapidement sa feuille de calculs et comprendre les données utiles
    • Une plateforme de traduction via un système de réseau neuronal pour une meilleure compréhension des textes
    • Au delà de l’analyse de l’image, Google proposer l’analyse de l’émotion liée à cette image. Une innovation pour analyser les blogs comportant par exemple des images violentes.

    3- MICROSOFT AI, ChatBot … les nouvelles interfaces utilisateurs pour votre Transformation Digitale

    Comment passer d’une relation transactionnelle à une relation conversationnelle grâce aux nouvelles interfaces utilisateurs ? Pour Michel Rousseau, Consultant UX/UI/Usages chez Microsoft cela passe par Hololens. La démo est bluffante. Hololens est en effet un casque de réalité augmentée fonctionnant avec des hologrammes. Le casque Microsoft HoloLens embarque un ordinateur qui tourne sous Windows et est doté de 3 processeurs. Il est capable de réaliser la simulation des holographes sans l’obligation d’être connecté à internet. Ce qui est intéressant ceux sont les possibiltiés B2B du casque pour la maintenance d’appareils pour els secteurs automobile, mécanique les techniciens ont la possibilité de se faire accompagner par un assistant virtuel qui les guide pas à pas.

     » Grâce à HoloSkype, le technicien bénéficie de l’aide d’un ingénieur à distance, tout en gardant les mains libres », explique Michel Rousseau. La maintenance devient non seulement plus rapide, mais aussi plus sûre. » L’expert à distance voit tout ce que voit le technicien, et peut lui indiquer des éléments comme s’il était à côté de lui. Pour expliquer, il peut aussi dessiner ou indiquer quel chemin doit suivre un câble qu’il faut poser.
     »
    L’ère du technicien 4.0″ est désormais ouverte.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=37HcSPKJk6k

    Un grand merci donc aux organisateurs qui réussissent le tour de force de réunir une fois par an les décideurs du secteur dans un cadre propice aux échanges.