Où en sont les entreprises dans leur transformation digitale ?
Umanis (www.umanis.com), a mené une enquête auprès des entreprises présentes lors de son événement « 5 à 7 : Innover ? Ca ne s’improvise pas ! » et en dévoile les résultats sous la forme d’une infographie « Innovation : où en sont les entreprises dans leur transformation digitale ? ».
Transformation digitale ou IoT – Par où commencer ?
Par Thibault Constantin, Directeur Produit & Innovation chez itelligence France.
Quelle priorité ?
Afin d’évoluer au sein de l’économie numérique, de plus en plus d’entreprises optent pour les opportunités offertes par l’Internet des Objets (IoT). Néanmoins, même si l’IoT est une composante essentielle de l’hyper-connectivité, il ne peut pas être l’unique brique d’une transformation numérique réussie.
De même, la fameuse « transformation numérique », permettant aux entreprises de se réinventer, est loin d’être l’unique solution. Elle doit passer par différents remaniements, qu’il s’agisse des produits et/ou des services, du service client, ou parfois même d’une refonte de la base du business model de l’entreprise. Ces transformations englobent différentes technologies, et peuvent donc inclure l’IoT sous de nombreuses formes et pour différentes fonctions.
Des bases solides
Alors que des stratégies innovantes et de nouvelles solutions, interdépendantes les unes des autres, rivalisent de nouveauté et transforment les marchés, déterminer où et par quoi commencer sa transformation digitale est un vrai challenge. Mais avant de savoir si l’on souhaite débuter par la transformation digitale ou l’IoT, un autre élément fondamental doit être mis en place. Les entreprises doivent pouvoir s’appuyer sur une base solide, résidant souvent dans l’installation d’un ERP adéquat.
Même si vouloir travailler sa transformation digitale et son approche de l’IoT est une décision louable, il est risqué de le faire sans l’installation d’une solution ERP unifiée. En effet, cela créerait des données flottantes, collectées par les périphériques connectés et les canaux numériques, qui resteraient donc muettes et inutilisables. Afin de maximiser l’exploitation des données et le retour sur l’investissement dans l’IoT, les produits connectés doivent être portés par une solution ERP complète, qui intègre le cloud, l’analyse des données, les capteurs mobiles et les communications « machine to machine ».
Pour être optimale, une plateforme ERP doit intégrer des outils d’analyse in-memory, afin d’alimenter le traitement des données en temps réel. Elle doit également être flexible pour collecter, gérer et traiter les données en quelques minutes, et ce depuis un nombre de périphériques et de systèmes illimité.
S’allier pour mieux avancer
Le bon choix d’ERP est indispensable pour assurer ses investissements dans l’IoT et le succès de sa transformation digitale… Il est nécessaire d’aider les DSI à naviguer dans un monde hyper-connecté et à déterminer comment l’IoT et les solutions telles que le cloud, la gestion de l’infrastructure, les services d’intégration, la gestion des données et les outils de visualisation peuvent soutenir la transformation numérique.
Une nouvelle génération de solutions peut servir de base solide aux futures innovations, pour relier plusieurs technologies et s’intégrer aux réseaux d’affaires, aux chaînes d’approvisionnement et aux équipes au sein de l’entreprise.
Comment l’intelligence artificielle transforme nos métiers?
Par Valérie Burel, VP Customer Performance de Sidetrade
L’intelligence artificielle s’illustre aujourd’hui au quotidien et se déploie rapidement dans la plupart des secteurs d’activités, bousculant ainsi les expertises humaines en entreprise. Si un emploi sur deux devrait s’en trouver transformé(1), l’intelligence artificielle ne représente pour autant pas une menace pour ces métiers, qui devraient être redirigés vers des tâches moins répétitives et à plus forte valeur ajoutée. Selon une étude de PwC conduite en mars 2017, 70 % des métiers de l’énergie et 65 % des métiers de la consommation pourraient être automatisés via l’intelligence artificielle.
L’arrivée de cette nouvelle technologie implique un changement dans la chaîne de valeur et, si elle ouvre la voie à de nouvelles compétences – comme par exemple la cybersécurité – elle représente aussi un défi majeur en termes d’adaptation des compétences et une véritable opportunité pour l’évolution des métiers. Ce défi, il revient à nous, dirigeants et managers, de le relever pour accompagner nos équipes dans cette profonde mutation : vaincre les peurs, accueillir l’innovation, transformer les postes de travail, former les équipes.
Une opportunité plus qu’une menace
L’adoption de robots et d’intelligence artificielle pourrait booster la productivité de 30 % dans les entreprises.
Un argument de poids dans l’adoption de ces technologies, qui représentent un bouleversement majeur pour l’emploi dans l’adaptation des compétences mais également dans l’évolution des tâches quotidiennes de chaque métier. Une étape qui nécessite une importante phase de conduite du changement au sein des entreprises, pour accompagner les métiers concernés et aborder cette transition avec sérénité.
En effet, la machine permet dès aujourd’hui à l’homme de prendre de nouvelles responsabilités, en travaillant par exemple à l’identification des tâches candidates à l’automatisation. Certaines tâches chronophages et abrutissantes peuvent ainsi d’ores et déjà être éliminées : les échanges avec le client les plus simples à traiter, comme les demandes de duplicata de facture dans le cas d’un litige, sont identifiées par la machine, qui répond automatiquement et en temps réel. L’entreprise gagne en vélocité – la machine étant bien plus réactive que l’homme – ainsi qu’en satisfaction client : le taux d’exactitude de la réponse augmente, la relation client s’en trouve donc améliorée.
L’enjeu : faciliter la transition
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle en est à sa première phase de développement : l’intelligence dite « assistée ». Elle permet d’automatiser des tâches répétitives et, bien qu’elle ne révolutionne pas encore la nature des tâches en elle-même, s’enrichit et apprend via des algorithmes de Machine Learning. Demain, l’intelligence « augmentée » permettra de faire évoluer les tâches et d’échanger avec la machine directement, pour finalement parvenir à une intelligence « autonome », où les machines apprendront de façon continue pour automatiser la prise de décisions (comme par exemple dans le cas des véhicules autonomes ou des investissements intelligents).Les salariés 2.0, qui travaillent d’ores et déjà au quotidien avec l’intelligence artificielle, voient une occasion en or s’offrir àeux : celle d’apprendre à maîtriser cette technologie dès ses premiers pas, et d’en suivre l’évolution phase par phase. Une opportunité qui se transformera en véritable avantage concurrentiel lorsque l’I.A. sera devenue monnaie courante en entreprise et que les structures rechercheront des individus capables de travailler main dans la main avec ces nouveaux collaborateurs robotisés.
Pour l’entreprise également, le défi à relever est important : quelles tâches assigner aux employés désormais libérés des actions quotidiennes les plus fastidieuses ? Vers quelles tâches à plus haute valeur ajoutée les orienter ? Comment repenser la relation client en réorganisant la part des échanges automatisés et la part laissée à l’humain, qui peut maintenant se consacrer à des enjeux et des comptes plus complexes ? Comment évaluer la performance dans ce nouveau contexte ? Autant de problématiques stratégiques qui nécessiteront une réponse dans les années – voire mois – à venir.
Tout l’enjeu consiste à faciliter cette transition, en augmentant par exemple la flexibilité, les efforts de formation, le système de protection sociale…
Les robots, garants de l’emploi ?
Aider à prendre des notes, écrire des emails sous la dictée, suggérer des contacts, programmer les meetings, lancer un appel téléphonique, prioriser les tâches, gérer les réseaux sociaux… Autant de tâches quotidiennes chronophages qui seront, demain, prises en charges par l’intelligence artificielle.
« L’objectif in fine est d’avoir plus de temps pour soi, pour sa famille, avoir plus d’interactions avec des personnes et prendre du temps pour s’engager dans des activités sociales », pour Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, le sommet européen entièrement dédié aux technologies robotiques.
Pourtant, 65 % des Français se disent inquiets par l’autonomie croissante des machines d’après l’Ifop, notamment par son impact sur le marché de l’emploi. Une crainte « qui revient à chaque phase de crise du capitalisme », selon l’historien de l’économie François Jarrige. La robotisation représente finalement la poursuite du processus de mécanisation et d’automatisation entamé depuis la révolution industrielle et qui pourrait à terme fortement abaisser la pénibilité de l’emploi et en préserver la compétitivité.
Un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) démontre que les taux de chômage des pays les plus robotisés (Allemagne, Corée du Sud, Brésil, USA) sont aussi parmi les plus bas ou les plus régulés – l’Allemagne est parvenue à une diminution de 4 % entre 2013 et 2014.
L’apport de la robotique n’aurait donc pas d’impact négatif direct sur l’emploi et permettrait même de relancer certains secteurs en perte de vitesse : les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont par exemple permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et donc les emplois liés à cette filière. 1 million de robots industriels actuellement en service seraient déjà directement responsables de la création de 3 millions d’emploi selon une étude conduite par Metra Martech, et relayée par l’IFR. Le développement de la robotique dans les 5 prochaines années devrait encore créer 1 million d’emplois qualifiés dans le monde.
La relation au client est réinventée, au même titre que la robotique a révolutionné le processus industriel dans les années 2010 et que le numérique a révolutionné la relation client en BtoC au début des années 2010, c’est aujourd’hui aux entreprises du secteur BtoB de faire leur révolution. Au-delà des métiers, c’est toute la relation aux clients qui doit évoluer. L’entreprise doit donner l’impulsion, en passant par ses salariés, de cette relation client réinventée. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux entreprises de prendre ce virage et de repenser une relation client plus immédiate, plus directe et plus recentrée au cœur des problématiques business.
[1] Etude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), janvier 2017
La culture des entreprises représente l’obstacle numéro 1 à la transformation digitale – le fossé culturel s’est même aggravé de 7 points en 6 ans
Le nouveau rapport du Digital Transformation Institute de Capgemini et de Brian Solis souligne un décalage culturel flagrant entre les dirigeants et les employés
Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Brian Solis, analyste digital et auteur de renommée internationale, publient les résultats de leur rapport The Digital Culture Challenge: Closing the Employee-Leadership Gap. Cette étude approfondie révèle que 62% des répondants considèrent la culture d’entreprise comme étant le principal obstacle sur le chemin de la transformation digitale. En conséquence, dans l’environnement digital actuel, les sociétés risquent de prendre du retard sur leurs concurrents. Par ailleurs, les conclusions du rapport indiquent que ce fossé culturel s’est encore creusé (+ 7 points) depuis 2011, année où Capgemini a débuté ses recherches dans ce domaine.
Les employés ne considèrent pas la culture de leur entreprise comme étant « digitale »
Le rapport, qui s’appuie sur plus de 1 700 répondants issus de 340 organisations réparties dans huit pays, révèle une différence notable de perception entre les dirigeants et les employés concernant l’existence ou non d’une culture digitale au sein de leur entreprise. Alors que 40% des cadres dirigeants estiment que leur société possède une culture digitale, seuls 27% des employés interrogés sont du même avis. La culture digitale des entreprises a été évaluée sur la base de sept critères, à savoir leurs pratiques de collaboration, l’innovation, l’ouverture culturelle, la priorité donnée au digital, l’orientation client, une culture des données, ainsi que l’agilité et la flexibilité. Les informations recueillies dans le cadre de ce rapport ainsi qu’une série d’entretiens ciblés ont permis d’identifier certaines des raisons à l’origine de ce décalage culturel : les difficultés des dirigeants à formuler une vision digitale claire pour leur organisation, l’absence de modèles au sein des équipes dirigeantes et le manque d’indicateurs de performance liés à la transformation digitale.
Cyril Garcia, en charge des activités Digital Services du Groupe et membre du Comité exécutif de Capgemini, déclare : « Les technologies digitales apportent une réelle valeur ajoutée, mais seules les organisations qui adoptent une culture digitale durable peuvent exploiter ce potentiel. Réduire la différence de perception entre les dirigeants et les employés concernant l’existence ou non d’une culture digitale est indispensable à leur croissance. Les entreprises doivent donc motiver, impliquer et responsabiliser tous les employés afin de permettre ensemble le changement de culture. Si les sociétés font de la culture digitale, l’une de leurs priorités stratégiques, elles pourront améliorer leurs relations avec les clients, attirer les meilleurs talents et s’engager sur la voie de la réussite dans le monde digital d’aujourd’hui. »
Les principales conclusions du rapport font état d’un profond fossé entre les dirigeants et les employés dans toutes les dimensions de la culture digitale :
• L’innovation n’est toujours pas une réalité pour de nombreuses organisations. Seules 7% des entreprises interrogées ont le sentiment qu’elles peuvent tester de nouveaux concepts et les mettre en oeuvre rapidement. Ce sentiment est confirmé par les employés qui sont à peine 37% à estimer que leur société possède une culture centrée sur l’innovation, l’expérimentation et la prise de risques, contre 75% des cadres dirigeants. Il est donc impératif que les organisations récompensent la prise de risques et créent un environnement propice à l’expérimentation pour leurs employés.
• Les pratiques de collaboration font l’objet d’un profond désaccord. Les résultats montrent qu’il existe un décalage entre les dirigeants et les employés sur les pratiques de collaboration. En effet, 85% des cadres dirigeants, contre 41% des employés seulement, considèrent que leur entreprise favorise la collaboration en interne.
• Les dirigeants estiment avoir une vision digitale, les employés désapprouvent. L’enquête révèle d’importants écarts entre ce que les dirigeants et les employés perçoivent comme étant une vision digitale claire. 62% des participants occupant un poste de direction affirment que leur entreprise a une stratégie bien définie pour atteindre ses objectifs digitaux contre 37% des employés seulement.
Le rapport souligne que les entreprises n’impliquent pas suffisamment les employés dans le processus de changement de culture. Pourtant, il est essentiel de les faire participer afin de développer une culture digitale efficace et d’accélérer la transformation culturelle de l’organisation. Les cadres intermédiaires et dirigeants se doivent de traduire la vision digitale globale en résultats tangibles et de récompenser les comportements digitaux positifs.
Ian Rogers, directeur digital du groupe LVMH, précise : « Les entreprises passent un cap lorsqu’elles prennent conscience que la transformation digitale n’est pas un problème technique, mais un changement culturel ».
Les leaders de la culture digitale sortent du lot
L’enquête a identifié un groupe de « précurseurs » (34% des organisations interrogées) qui ont obtenu de bons résultats dans les sept dimensions de la culture digitale et dont les dirigeants sont parvenus à faire adopter la culture souhaitée à l’ensemble de l’entreprise. Ainsi le Royaume-Uni, la Suède et les Etats-Unis ont une forte représentation de leaders de la culture digitale (63%, 60% et 56% respectivement). En ce qui concerne les secteurs d’activités, c’est l’automobile (43%), les biens de consommation (38%) et les télécoms (32%) qui comptent la plus forte proportion de leaders de la culture digitale.
Contrairement à leurs homologues dont l’évolution est plus lente, ces précurseurs ont tendance à embaucher différemment et privilégient notamment les qualités telles que la créativité et l’autonomie (83% des précurseurs contre 29% de leurs homologues). De même, ils sont nombreux à adapter les descriptifs de poste et les indicateurs de performance à leur stratégie de transformation digitale (75% contre 17%) et à aligner leur structure de rémunération sur les objectifs de transformation digitale (70% contre 13%).
Comment créer une culture digitale ?
Patience, ténacité et vigilance constante sont les maîtres mots pour créer une culture digitale et opérer un vrai changement. Le nouveau rapport présente plusieurs éléments clés nécessaires à l’adoption d’une culture digitale :
• identifier des agents du changement capables d’incarner la nouvelle culture digitale et les promouvoir au sein de l’organisation
• définir de nouveaux indicateurs de performance basés sur les nouveaux comportements souhaités
• rendre tangible le changement culturel
• investir dans les compétences digitales qui ont de l’importance
• communiquer clairement une vision digitale et montrer de manière visible l’implication des dirigeants
• utiliser les outils de collaboration digitale pour accroître la transparence et interagir avec les employés
• adopter une approche holistique du changement
« Pour rester compétitives, les entreprises doivent développer une culture digitale qui s’applique à l’ensemble des employés au sein de l’organisation. Notre étude montre que la culture est soit le principal inhibiteur, soit le principal catalyseur de la transformation digitale et de l’innovation. Toutefois, de nombreux dirigeants estiment déjà avoir une culture digitale, mais lorsque vous posez la question aux employés, ils ne sont pas du même avis. Ce décalage reflète l’absence d’une vision digitale, d’une stratégie et d’un plan d’exécution tactique au niveau de la direction », explique Brian Solis. « Cultiver une culture digitale est le propre des sociétés qui comprennent que les technologies font évoluer les comportements, le travail et la dynamique du marché. Cela permet à tous les acteurs de l’entreprise de renforcer leur compétitivité dans un environnement en constante évolution.»
Vous pouvez télécharger une copie du rapport en cliquant ici.
Accenture publie la 8è édition de son baromètre des investissements numériques réalisé en partenariat avec le magazine IT for BUSINESS. 100 entretiens téléphoniques ont été réalisés auprès de directeurs informatiques (70) et de directeurs de l’innovation, marketing et digital (30) parmi les 1000 premiers groupes français en termes de chiffre d’affaires afin de suivre l’évolution de l’opinion des responsables informatique en matière d’investissement et d’innovation technologique.
Parmi les principaux enseignements de l’étude :
Les dépenses informatiques repartent à la hausse en 2017: seuls 6% des DSI prévoient une diminution, 47%prévoyant une augmentation contre 37% en 2015.
D’ici à 2020, 45%des entreprises prévoient d’augmenter leur budget consacré à l’innovation (12% prévoient de doubler ce budget, et 2% prévoient de le tripler).
62% des entreprises ont une démarche d’innovation qui se structure avec une stratégie définie en matière de centre d’innovation interne, démarche de co-innovation avec un ou des partenaires.
Le passage à l’économie des plateformes est une réalité pour 54%des entreprises qui développent/prévoient de développer de nouvelles offres logicielles ou services à base de logiciel pour compléter leur cœur de métier historique. Ces nouvelles offres devraient générer 37% des ventes à horizon de 2-3 ans.
En conclusion
La DSI fait face à de multiples perturbations qui concernent autant son rôle dans l’entreprise, ses modes de collaboration avec l’écosystème, ses priorités d’investissement et son champ d’intervention.
À mesure que son rôle se complexifie, elle devient centrale et indispensable pour que les innovations technologiques se transforment en nouvelles opportunités.
On observe que la DSI est déjà engagée pour accompagner la mutation de l’entreprise mêmes si certains défis restent encore à relever.
La rapidité de développement de nouvelles technologies nécessite de gagner encore en agilité, ce que la DSI appréhende de façon volontariste, en dégageant des capacités d’investissement, en se dotant de moyens efficaces pour trouver les compétences technologiques nécessaires, et en structurant les processus d’innovation.
La digitalisation des processus métiers (priorité numéro un pour plus de la moitié des entreprises interrogées), bouleverse le positionnement de la DSI au sein de l‘entreprise, car si les métiers ne rentraient pas dans son champ d’action, c’est le cas maintenant.
Disruption de l’économie par les GAFA et les licornes, prolifération des nouvelles technologies, les grandes entreprises n’ont d’autres choix que de se réinventer et d’engager une transformation profonde de leur organisation.
Pourquoi faut-il adopter l’esprit start-up ? Ou encore pourquoi créer un Lab dans l’entreprise pour tester des projets innovants ?
Réponses avec Olivier Laborde, Natixis Assurances et auteur de l’ouvrage « Innover ou Disparaître » chez Dunod.
Olivier Laborde sera présent
sur Imedia BRAND Summit Biarritzles 13 et 14 juin prochains.
« Une culture de l’innovation ne peut se construire que par l’exemplarité quotidienne du top management qui démontre que c’est possible, qui accepte le tâtonnement, le doute et les essais infructueux sans les sanctionner… »
Olivier Laborde
My Digital Week : Disparaître en continuant de faire comme avant ou renaître en innovant ; dans quel contexte avez-vous écrit ce livre ?
Olivier Laborde : Ce livre est un appel à une prise de conscience des entreprises au changement. Dans l’univers professionnel hyper standardisé dans lequel nous vivons, innover n’est pas une approche évidente. Pourtant, les grandes entreprises n’ont pas d’autres choix que de se réinventer et d’engager une transformation profonde de leur organisation.
My Digital Week : Pourquoi les grandes entreprises doivent-elles se réinventer ?
Olivier Laborde : En 2020, 85 % des interactions seront effectuées sans intervention humaine, le magasin va s’étendre vers de nouveaux canaux avec la réalité augmentée, sans compter le déferlement de l’IOT et l’émergence de nouveaux acteurs… La démarche créative permet aux entreprises d’être plus réactives pour s’adapter au changement, se l’approprier et se différencier.
My Digital Week : Quels en sont les enjeux ?
Olivier Laborde : Toutes ces innovations vont générer encore plus de data. L’enjeu pour les entreprises est d’absorber toute cette volumétrie, de qualifier les données et de voir ensuite comment en faire un levier pour appréhender ce nouveau monde.
My Digital Week : Comment les grandes entreprises peuvent-elles innover aujourd’hui ?
Olivier Laborde : L’innovation est la condition sine qua non du développement des entreprises, de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Pour certaines, c’est même une condition de survie. Mais de nombreux dirigeants d’entreprises, s’ils sont convaincus des enjeux, ont du mal à passer à la pratique. Pourtant, comme pour un plan stratégique, l’exécution est clé.
My Digital Week : L’innovation est-elle la chasse gardée de la R&D ?
Olivier Laborde : non. Il est nécessaire que l’innovation soit une préoccupation partagée par l’ensemble de l’organisation. Une culture de l’innovation ne peut se construire que par l’exemplarité quotidienne d’un top management qui démontre que c’est possible, qui accepte le tâtonnement, le doute et les essais infructueux sans les sanctionner, qui défend le fait que l’innovation soit un chemin plus qu’une destination.
My Digital Week : Dans cet ordre d’idée, quelles sont selon vous les stratégies qui fonctionnent ?
Olivier Laborde : Quatre piliers d’une méthode baptisée LISH pour Lab – Idéation – Start-up et Humain sont nécessaires pour innover.
. Le Lab est le bras armé de l’innovation. C’est une protection contre le fonctionnement standardisé qui a tendance à tuer toute idée originale. Il permet d’oser et d’expérimenter de nouvelles choses, tout en favorisant les pratiques entrepreneuriales.
. L’Idéation est le processus d’émergence d’une idée. Elle est essentielle lorsqu’il s’agit d’innover. L’idéation fait appel à un écosystème extérieur avec les communautés, les start-up, les écoles, les pôles de compétitivité, … et intérieur avec les collaborateurs.
. Start-up : plutôt que d’en avoir peur, il vaut mieux s’en inspirer et s’approprier leurs méthodes de lean start-up, de test and learn, … L’idée est de faire des tests à petite échelle, de tester des solutions et des nouveaux modes de fonctionnement pour apprendre et ainsi pouvoir agir et optimiser ses activités en fonction des résultats obtenus. En mode start-up, l’entreprise teste des produits imparfaits pour recueillir les retours des clients et itérer rapidement sa stratégie.
. Humain : parce qu’il faut embarquer toute l’entreprise dans la dimension numérique.
Il ne suffit pas de créer des open space et d’aplatir la hiérarchie pour fonctionner comme une start-up ; l’approche ne se limite pas au matériel. Il faut enclencher une véritable transformation culturelle, autonomiser et responsabiliser les collaborateurs, supprimer le micro management et favoriser l’émergence de communautés autonomes. Le résultat est sans appel : s’il n’y a plus d’humain, la relation à la marque et celle à l’employeur mourront.
My Digital Week : Comment définiriez-vous l’entreprise de demain ?
Olivier Laborde : sans aucun doute : l’entreprise de demain sera connectée, intelligente, agile et sociale.
Au programme de cette 10ème conférence : Intelligence Artificielle, Technologie, Interaction, Produit, Management, Economie, Philosophie, Théorie et Humain. Pour illustrer toutes ces thématiques, 30 intervenants du monde entier feront le déplacement pour traiter des enjeux de la transformation actuelle et future de nos sociétés. Parmi eux, Ingrid Betancourt, Dan Ariely, Moran Cerf, Cédric Villani, Mark Esposito…
En 10 ans, la conférence USI est devenue la scène européenne incontournable des grands penseurs, innovateurs et créateurs de notre temps. Un événement hors pair et aussi hors du temps. A l’heure où les évènements sont pléthores, USI est une parenthèse, sur deux jours pour décrypter la société numérique, questionner, explorer, la transformation digitale dans toute sa complexité.
« Le bon critère pour savoir si une conférence est réussie, c’est de se demander pendant combien de temps on s’en souvient » déclare François Hisquin, fondateur d’Octo Technology et des conférences USI. Pari réussi ! En dix ans, USI est The place to be.
« Toutes les grandes réussites sont un cocktail d’inspiration, de créativité, de rencontres et d’expériences. USI C’est un concentré de tout cela pendant deux jours » ajoute le fondateur. Un tour de force sans sponsor. Un OVNI dans le milieu de l’événementiel.
Cette année encore, USI propose un contenu exceptionnel, varié, inattendu avec une grande intensité intellectuelle.
Kevin Kelly @kevin2kelly Talk / T he Inevitable: Understanding the 12 Technological Forces That Will Shape Our Future Robots, data, tracking, réalité virtuelle… Kevin Kelly, “best-selling author” selon le New York Times, décrit les mécanismes de ces forces en puissance avec une précision déconcertante. Loin des dystopies, il nous propose une feuille de route stratégique pour guider nos choix professionnels, sociaux et humains. Visionnaire,réaliste et résolument optimiste.
Laurent Alexandre @dr_l_alexandre Chirurgien-urologue français, Expert en nanotechnologies
“Nous sommes face à une rupture radicale entre une économie démiurgique et exponentielle de l’intelligence artificielle. Nous avons généré des datas à outrance ces dernières années, sans réellement réfléchir aux conséquences que cela pouvait entraîner, en particulier sur l’inégalité des compétences cognitives entre individus. Comment manager cette intelligence artificielle, tout en évitant une dislocation sociale ?
Ingrid Betancourt Talk / Se construire face à la peur Ingrid Betancourt, 54 ans, ancienne militante politique, a été détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) pendant plus de six ans. Elle s’exprimera sur la façon dont elle a pu se reconstruire après son vécu d’ex-otage, et les moyens qu’elle a mis en place pour faire de cette peur quelque chose de constructif dans sa vie personnelle et professionnelle.
Dan Ariely @danariely Talk / L e prévisiblement irrationnel Dan Ariely est professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight. Grâce à sa recherche et à ses expériences, il interroge les forces qui influencent le comportement humain et les manières irrationnelles qui guident notre comportement et nos choix plus souvent que ce que l’on pourrait penser.
Virginie Guyot @vir_guyot Talk / Confiance et leadership au service de la performance collective Ex- pilote de chasse de l’armée de l’air française, Virginie Guyot se consacre désormais au conseil aux entreprises. Elle y partage son expérience de ce métier de l’extrême où l’individu est au service du collectif. Elle nous livre également les conseils pour les entrepreneurs qui se décourageraient et encourage les femmes qui veulent entreprendre à oser se lancer.
Moran Cerf @twtrdtcm Talk / The Ultimate Virtual Reality: the Simulated World Our Brain Generates for Us
Selon les dernières découvertes en neurosciences, nos sens ne perçoivent qu’une partie du monde qui nous entoure. Ancien hacker et agent des services secrets israéliens, Moran Cerf a voulu décrypter les mécanismes de nos neurones avec la minutie d’un ingénieur. Son travail en collaboration avec des neurochirurgiens lui a permis d’explorer notre boîte noire de l’intérieur, en y implantant directement des électrodes. En bref, de hacker notre cerveau!
Cédric Villani @VillaniCedric Talk / Naissance d’une idée Cédric Villani est un mathématicien français au look dandy qui détonne, il est directeur de l’Institut Henri-Poincaré de l’Université Pierre et Marie Curie et professeur à l’université Claude-Bernard-Lyon-I. Il reçoit la médaille Fields en 2010. Plus récemment, il a fait parler de lui par sa volonté de faire prendre conscience au Parlement desdonnées, des systèmes de protection numérique et de l’intelligence artificielle.
Mark Esposito @Exp_Mark Talk / Understanding the Future as it Unfolds: The Power of Megatrends Mark Esposito est enseignant à la Harvard University Extension School et à Grenoble Ecole de Management. Il co-dirige le programme de microéconomie pour la compétitivité à Harvard Business School. Il a aussi fondé le « Lab-Center for Competitiveness », un think-tank spécialisé sur les grandes thématiques du développement économique. Considéré comme un expert de la complexité économique, il a conseillé le Président du Parlement européen sur l’analyse systémique de la crise financière.
Leila Janah @leila_c Talk / G ive Work: Building an equitable economic future through technology
Pionnière de l’Impact Sourcing, Leila Janah s’est donnée pour mission d’endiguer la pauvreté mondiale et de former les populations défavorisées aux métiers du Web. Celle qui se définit comme « une idéaliste » n’a pas hésité à tout plaquer pour fonder et diriger Samasource et LXMI. Deux organisations sociales récemment recensées parmi les entreprises les plus innovantes par Fast Company. On compte parmi ses clients eBay, Google, Yahoo, TripAdvisor, SalesForce …
Susan Weinschenk @thebrainlady Talk /T he Future of Human-Technology Interaction Le Machine learning, la robotique et la réalité virtuelle sont bien là. Des décisions éthiques et cruciales sont prises, et seront réalisées dans un avenir proche (3-5 ans), ce qui façonnera les interactions entre les machines et les hommes pour les années à venir. Susan Weinschenk partage des idées et des connaissances pour aiguiller les décisions qui seront prises à ce sujet.
Tim Urban @waitbutwhy Talk / Cooks and Chefs: what it means to be a true original? Tim est l’auteur de dizaines d’articles viraux sur des sujets allant de la raison pour laquelle nous procrastinons à pourquoi nous n’avons pas encore rencontré des formes de vie extraterrestres. Lors d’USI, il reviendra sur la notion “d’être original”, qui commence là où l’on prend conscience que les femmes et les hommes qui ont construit ce monde “ne sont pas plus intelligents que vous et moi”. Son site W ait, But Why a dépassé 10 millions de visiteurs uniques au cours des derniers mois et a attiré des milliers de clients, y compris des fans célèbres comme Elon Musk, CEO de Tesla, le fondateur de TED Chris Anderson et le cofondateur Evan Williams, co-fondateur de Twitter.
John Maeda @johnmaeda Talk / Redesigning leadership Diplômé du MIT et d’un doctorat en art, John Maeda est l’un des pionniers de la convergence entre technologie et design. Au coeur de sa philosophie : la simplicité et l’élégance. Une approche qu’il consacre aussi bien à sa vision de la technologie qu’à celle l’entreprise et du leadership. Se débarrasser de la complexité, faire émerger la diversité, l’émotion, ne pas avoir peur de l’échec… Et si le secret du leadership était de penser comme un designer ?
Aurélie Jean @Aurelie_JEAN Talk / C -Level: devenez des décideurs éclairés en apprenant à coder
Aurélie Jean est chercheuse en biomécanique numérique. Elle sensibilise les minorités (notamment les jeunes filles) à la programmation, avec pour objectif de diminuer le gender gap. Elle a récemment participé à la campagne #ILookLikeanEngineer sur les réseaux sociaux et a lancé une nouvelle plateforme numérique nommée Patronne.co à destination des femmes professionnelles connectées.
TEMPS FORTS
#Intelligence L’IA est-elle en passe de devenir un allié ou une menace pour notre vie privée, pour les
professionnels, et pour notre humanité ? C’est à cette vaste question que Nick Bostrom et Kevin Kelly tenteront de répondre en exposant chacun leur vision, tantôt commune tantôt divergente notamment sur la question de la superintelligence.
● Nick Bostrom : Philosophe et auteur spécialisée en intelligence artificielle.£
● Kevin Kelly : Co-fondateur du magazine Wired, Auteur, Futuriste.
#Humans L’humain se définit aussi à travers ses expériences, aussi nouvelles soient-elles. Il ne s’agit pas de remplacer l’Homme ou d’améliorer forcément ses performances, mais de comprendre comment ce dernier fonctionne, jusqu’aux tréfonds de son cerveau.
● Moran Cerf : Scientifique et professeur de neuroscience et d’affaires à la Kellogg School of Management.
● Laurent Alexandre : Chirurgien-urologue français, expert en nanotechnologies.
#Theorie Comment les sciences, les arts, le monde qui nous entoure, inspirent l’Homme ? En marge des innovations technologiques, ces speakers nous rappellent que le futur prend sa source dans nos acquis, et que les innovations s’inspirent les unes des autres.
● Cédric Villani : Mathématicien français, Directeur de l’Institut Henri-Poincaré et de l’Université Pierre et Marie Curie, médaille Fields en 2010.
● Etienne Klein : Physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences .
#Economy Les nouvelles technologies influent sur l’économie de mille manières. Mark Esposito et Nicolas Bouzou viendront démontrer qu’entre nouveaux business models solidaires, innovation et cybersécurité, les perspectives d’évolutions économiques sont nombreuses et peuvent, grâce à l’écosystème digital, trouver un nouvel équilibre.
● Mark Esposito : Professeur d’affaires, et de stratégie économique et compétitivité à l’Université Harvard et à la Grenoble School of Management.
● Nicolas Bouzou : Essayiste français libéral spécialisé dans l’économie.
#Behaviour Comment un comportement teinté de peur ou d’irrationalité peut-il forger notre personne, nous aider à avancer et à tirer le meilleur de nous-même ? C’est ce que tenteront de nous expliquer ces deux speakers, avec des retours d’expérience poignants.
● Ingrid Betancourt : Ex-otage des Farcs et ancienne militante politique.
● Dan Ariely : Professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’Université Duke et membre fondateur du Center for Advanced Hindsight.
#Society Comment les nouvelles technologies peuvent elles profiter de manière éthique et durable à notre société ? Ces quatres intervenants nous expliquent que l’impact sourcing, la cybersécurité ou encore l’éthique ne sont pas que de simples tendances, mais des piliers essentiels à prendre en compte pour une société pérenne, qui va dans le bon sens.
● Keren Elazari : Experte en cybersécurité et hacktiviste.
● Leila Janah : Serial entrepreneuse dans l’impact sourcing, fondatrice de Samasource et LXMI.
● Cynthia Fleury : Enseignant-chercheur en philosophie politique et psychanalyste.
● Emmanuel Jaffelin : Agrégé de Philosophie, auteur et conférencier .
#Management
Dans un monde où l’adoption des nouvelles technologies nous dépasse et bouleverse les mécanismes de la sphère professionnelle, il devient urgent de réinventer la manière de mieux manager (ex : Holacracy, Beyond Budgeting). Comment changer les perspectives de développement de l’entreprise, faire bouger les lignes pour aller vers l’intelligence collective, pour construire des modèles plus efficients et cohérents… Ces speakers nous expliqueront l’évolution de la notion de travail, comment repenser le management dans l’organisation d’un monde en constante évolution , en passant par le leadership, les systèmes de valeurs et les mécanismes de prise de décision.
● Virginie Guyot : ex-pilote de chasse de l’armée de l’air, conférencière et consultante.
● Simon Wardley : Chercheur pour le Leading Edge Forum.
● Bjarte Bogsnes : Président du Beyond Budgeting Institute, Vice-président au Développement de la gestion et de la performance chez Statoil.
● Eddie Obeng : Directeur de l’apprentissage à la Virtual Business School.
● Brian Robertson : Auteur et fondateur d’HolacracyOne.
● Tim Urban : Blogger, dirige Wait But Why Blog.
● Aaron Dignan : Ecrivain et fondateur de The Ready, une société de conception d’organisations,
● Emmanuelle Barbara : Avocate spécialiste en droit social.
#Products
Design thinking, lean start-up, agilité… telles sont les méthodologies qui permettent d’adresser un meilleur produit. Les speakers nous expliqueront quelles bonnes pratiques mettre en place pour développer de nouveaux produits.
● John Maeda : John Maeda est un artiste, graphiste, enseignant et chercheur de renommée internationale. Responsable Mondial de la Conception Computationnelle et de l’Inclusion chez Automattic.
● Ash Maurya : Auteur et Fondateur & CEO de LeanStack
● Henrik Kniberg Lean/Agile coach chez Crisp , société de services informatiques Stockholm.
#Interactions Machine learning, robotique de pointe, IoT, IA… USI s’intéresse ici à la relation complexe que nous entretenons avec cette forme d’intelligence et la façon dont nous allons l’exploiter et interagir avec elle (nouvelles interfaces, VR/AR, UX, UI). La scientifique Susan Weinschenk, spécialiste du comportement et des interactions Homme-machine, explorera notamment le rôle et la responsabilité des designers dans les débats sur l’éthique et la déontologie.
● Susan Weinschenk : Scientifique comportementaliste et CEO de The Team W.
#Technologies Blockchain, architecture, code, etc. Christian Fauré, Benoît Lafontaine et Aurélie Jean nous
interpellent sur l’importance de la technologie et des pratiques qui en découlent. Ils exploreront
également la façon dont l’apprentissage du code va façonner les leaders des prochaines générations.
● Benoît Lafontaine est CTO chez OCTO Technology et spécialiste Fintech & Blockchain .
● Aurélie Jean est scientifique informatique, Senior Software Developer à Bloomberg, LP et fondatrice d’In Silico Veritas, LLC.
● Christian Fauré : Philosophe et Partner chez OCTO Technology, membre du Conseil d’Administration d’Ars Industrialis et de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innova
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Quand 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes…1
par ACURE
Après les transformations apportées par l’informatique il y a deux décennies, l’industrie, les services et même l’agriculture vont connaître des bouleversements générés par l’émergence des robots et de l’Intelligence Artificielle. Comment appréhender humainement et accompagner au mieux les futures transformations industrielles ?
Robotique et intelligence artificielle au cœur de l’usine de demain
L’industrie française vit de profondes mutations. Robots polyvalents et autonomes, cobotique destinée à faire cohabiter machines et hommes, intelligence artificielle, les engins deviennent rapidement plus « intelligents » et cela concerne tous les secteurs de l’économie. Le contenu de métiers aussi variés que ceux d’avocat, de dentiste, de radiologue ou de chauffeur de taxis va radicalement se transformer dans les années qui arrivent.
Les mutations importantes que génèrent l’Intelligence Artificielle et la robotisation nécessitent des adaptations sur le plan de la formation et de la carrière de tous tout au long de la vie. Ce sont aussi l’organisation générale de la société et les dispositifs législatifs et administratifs qui doivent évoluer pour accompagner les nouveaux usages.
Robotisation et impact humain
Selon l’étude publiée en 2013 par Frey & Osborne : 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes. Elle anticipe que les professions managériales sont les moins exposées au remplacement par des machines (50 000 emplois pour une probabilité qui oscille entre 0 et 20% de remplaçabilité). Au contraire, les professions de production et de logistique emploient plus de 400 000 personnes mais elles seraient remplaçables à hauteur de 80 à 100% par des machines. Cette prévision par métiers reste cependant difficile car nous ne connaissons pas encore les applications qui seront mises sur le marché par les fabricants de robots.
Si l’étude ne précise pas l’échéance, comme tous les changements majeurs, la robotisation et la généralisation de l’Intelligence Artificielle alimentent des craintes. Cependant il ne faut pas nécéssairement voir les machines comme des menaces pour le travail de l’homme : les emplois supprimés sont transférés vers d’autres secteurs et les gains de productivité à en attendre sont considérables. Si l’on réalise que l’agriculture employait 70% de la population active il y a un siècle et demi alors que ce ratio est tombé à 3% de nos jours, on comprend que ces emplois n’ont pas simplement disparu, ils ont été remplacés par de nouveaux métiers, c’est la mécanique habituelle du progrès technique dont la robotisation et l’Intelligence Artificielle sont les expressions actuelles.
[1] Frey & Osborne, 2013 : The future of Employment, Oxford.
Pour 92 % des professionnels de l’IT, l’automatisation est vitale pour suivre le rythme des innovations
Etude BMC Software
Selon la dernière étude de BMC Software, leader mondial des solutions informatiques pour l’entreprise numérique, 73 % des décideurs informatiques prédisent que les entreprises qui n’auront pas fait le choix de l’automatisation dans les cinq années à venir, auront disparu d’ici à 10 ans. 92 % des répondants s’accordent sur le fait que la nécessité de nouvelles sources de revenus, d’un avantage concurrentiel distinctif et de l’excellence opérationnelle créent une pression considérable sur les entreprises pour gagner la confiance des clients, des partenaires commerciaux et des employés.
BMC voit dans ces résultats un catalyseur pour la prochaine vague d’automatisation informatique – Digital Business Automation – qui simplifiera la gestion d’environnements hybrides multi-cloud.
Menée auprès de plus de 650 décideurs informatiques dans 12 pays, cette étude révèle que 94 % des responsables interrogés s’attendent à voir l’automatisation s’étendre à l’ensemble des services de l’entreprise d’ici à 2020, et plus seulement au service informatique, en ligne avec l’accélération de l’innovation numérique qui touche chaque secteur d’activité et région du monde. Les trois priorités d’investissement pour les 24 mois à venir sont la conteneurisation, l’automatisation et l’ordonnancement des tâches de travail et le DevOps.
« Alors que les entreprises se convertissent au cloud hybride, elles sont challengées par la complexité de gestion des jobs batch automatisés sur site, sur cloud public ou privé », commente Gur Steif, président DBA de BMC. « Les équipes informatiques doivent être en mesure de gérer la chaîne de valeur du client malgré l’utilisation décentralisée des services cloud. Cela nécessite un nouveau niveau d’automatisation informatique pour s’adapter aux défis posés par une infrastructure de plus en plus diversifiée, des données disparates et des applications accélérées – les composants essentiels de l’activité numérique. »
Au niveau mondial, près de 9 décideurs informatiques sur 10 pensent que l’automatisation doit répondre aux objectifs visés par l’entreprise numérique. Les autres obstacles à ces objectifs, sont le manque de budget (67 %), de compétences (44 %) et de temps (51 %).
« Faute d’une nouvelle approche de l’automatisation informatique, les entreprises ne pourront surmonter ces contraintes. Les nouvelles technologies et les solutions d’automatisation prenant en charge les cloud hybrides sont indispensables pour que les DSI puissent permettre à leurs entreprises d’innover, de transformer et d’accélérer la croissance en poursuivant de manière appuyée un programme numérique qui les différencie de leurs concurrents », explique Gur Steif.
Autre enseignement de l’étude, les entreprises font face à d’autres défis de transformation numérique pour atteindre leurs objectifs. Parmi les DSI sondés, 42 % estiment que des objectifs contradictoires persistent entre les différentes BU, parmi lesquels 32 % font état de la nécessité d’un alignement plus étroit de l’organisation interne.
En dépit des nouveaux challenges et opportunités liées à l’automatisation, 80 % des décideurs se disent prêts pour innover et conduire la transformation de leur entreprise. Tandis que 77 % pensent que leur entreprise en fait assez pour préparer et former leur personnel à l’automatisation.
La perception en ses aptitudes à innover sur le plan informatique diffère entre les pays. Sur le podium des pays qui se sent les mieux préparés : les Etats-Unis (96 %), le Mexique (98 %) et l’Espagne (94 %), contre 88% en France.
76 % de l’ensembledes participants à l’enquête se jugent excellents ou très performants dans l’utilisation des données pour produire des résultats concrets et dégager un avantage concurrentiel (à raison de 88 % en Amérique du Nord, 80 % en Amérique du Sud, 75 % en Europeet 64 % en Asie-Pacifique).
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Suite à la publication en février dernier de sa précédente étude « Big Data et Data Science », qui mettait en lumière le niveau de maturité des entreprises quant à leur adoption des technologies Big Data, notamment en analyses exploratoires et prédictives, Umanis dévoile une nouvelle enquête qui confirme la tendance de la transformation des POC métiers en projets opérationnels.
Le Big Data sort ainsi des Data Labs pour une réelle mise en pratique au service de nouveaux usages, basés sur une meilleure exploitation des données collectés : optimisation des process existants et développement de nouveaux services, voire de nouveaux business disruptifs. Ce sont aujourd’hui les applications métiers qui en profitent, que ce soit dans le marketing, les fraudes, la distribution, la production ou les RH.
Basée sur les réponses de 106 répondants, décideurs en entreprises, cette enquête est présentée à travers une infographie qui fait ressortir des données révélatrices des tendances actuelles :
60% des entreprises possèdent déjà une infrastructure Big Data et 90% d’entre elles en sont satisfaites
70% sont prêtes à expérimenter le Big Data appliqué à la transformation digitale de leurs métiers
20% des entreprises prévoient de se lancer dans ce type de projet dans moins de 3 mois
62% des sondés sont en veille permanente des avancées technologiques en Big Data
72% citent Apache Kylin comme solution la plus innovante ayant retenue leur attention
Top 5 des chantiers Big Data prioritaires pour 2018 :
1/ Modernisation des systèmes d’informations décisionnels et des technologies BI existantes
2/ Captation de nouvelles sources de données
3/ Développement de fonctionnalités prédictives
4/ Simplification des architectures et des processus pour la restitution des données
5/ Optimisation des performances de temps de traitement
L’infographie qui éclaire sur la maturité des projets Big Data