Étiquette : transformation

  • Comment l’IA redéfinit le rôle du commercial

    IA : Quand les signaux d’intention redessinent le métier de commercial

    Selon Hugo Delattre, fondateur de Get In Touch 

    Il y a encore quelques années, la prospection commerciale se résumait à une mécanique répétitive fondée sur le volume et l’endurance. Les équipes multipliaient les appels, les emails et les relances, convaincues que l’insistance suffisait à faire émerger des opportunités.
    Ce modèle, construit sur une logique statistique, paraissait immuable. Pourtant, en silence, les comportements numériques se sont imposés comme une matière première nouvelle, révélatrice de besoins, d’intérêts ou de réflexions en cours. Chaque recherche, interaction ou consultation publique constitue désormais un indicateur potentiel de maturité. Avec l’essor de l’IA, ces traces, autrefois considérées comme anecdotiques, deviennent lisibles et interprétables. Elles transforment la manière dont les organisations envisagent l’acte de prospecter : non plus comme un exercice d’endurance, mais comme un travail d’observation fine et de compréhension du moment opportun.

    1. Une prospection guidée par l’intention plutôt que par le volume

    Les progrès technologiques permettent aujourd’hui de capter, d’interpréter et de mettre en cohérence des milliers de signaux générés chaque jour par les professionnels. La manière dont un dirigeant interagit avec un sujet, l’évolution d’un intérêt soudain pour une problématique ou la consultation répétée d’une typologie de solution dessinent un terrain d’analyse d’une richesse inédite. L’IA s’empare de cette matière et lui donne un sens opérationnel.

    À travers ces signaux, les organisations découvrent un indicateur de maturité d’achat d’une précision rarement atteinte. Elles ne ciblent plus « des profils », mais des comportements ; elles ne cherchent plus à pousser un message, mais à comprendre un contexte. Cette logique renverse les codes traditionnels de la prospection.
    Plutôt que d’imposer un rythme au marché, les entreprises s’alignent sur celui des prospects.
    Les décisions commerciales s’appuient désormais sur la probabilité d’intention, renforçant la pertinence des prises de contact et limitant les interactions inutiles.
    Parallèlement, l’analyse automatisée des échanges commerciaux offre une nouvelle lecture du cycle de vente. Les rendez-vous sont transcrits, les dialogues examinés, les dynamiques d’échange décryptées. Les commerciaux bénéficient d’une visibilité objective sur leurs performances : non plus un ressenti, mais une compréhension structurée de ce qui suscite une avancée ou provoque un blocage. L’IA devient un miroir parfaitement neutre qui éclaire les forces comme les axes d’ajustement.

    2. Le commercial recentré sur la valeur relationnelle

    Ce basculement technologique ne remplace pas la dimension humaine du métier ; il l’amplifie. En absorbant les tâches répétitives et chronophages, l’IA redonne du temps aux équipes pour exercer pleinement leur rôle stratégique.
    La recherche d’informations, la qualification initiale ou la segmentation manuelle ne constituent plus des freins au déploiement d’une démarche réellement personnalisée. Le commercial peut se concentrer sur ce que la machine ne sait pas faire : comprendre une histoire, écouter un enjeu, interpréter une nuance, instaurer un climat de confiance. Dans les organisations qui adoptent ces nouveaux outils, les interactions se transforment. Elles ne sont plus générées par obligation ou par automatisme, mais parce que le signal détecté justifie véritablement l’échange. Les prospects perçoivent cette pertinence.
    Le dialogue devient plus fluide, mieux ancré dans leurs problématiques, moins intrusif. La relation commerciale quitte alors le champ du volume pour entrer dans celui de la justesse.

    Cette évolution redéfinit aussi le rôle du commercial : il n’est plus celui qui sollicite en permanence, mais celui qui intervient au moment adéquat, avec une compréhension précise du contexte. La valeur ne réside plus dans le nombre d’actions réalisées, mais dans la qualité de l’intervention. L’IA ne fait pas disparaître l’humain ; elle clarifie son terrain d’expression.

    3. Un nouveau paradigme : interpréter plutôt que solliciter

    Ce mouvement marque l’entrée dans une ère où la performance commerciale repose autant sur la capacité à analyser un prospect que sur celle de le convaincre. Les organisations qui réussissent ne sont plus celles qui contactent le plus, mais celles qui savent interpréter les signaux laissés par le marché. Elles adoptent une culture nouvelle, dans laquelle la donnée ne sert pas à multiplier les actions, mais à en réduire le nombre tout en en maximisant la justesse.

    La collaboration entre l’humain et la machine devient la clé de cette transformation. L’IA observe, priorise et met en cohérence. Le commercial nuance, interprète et construit la relation. Ensemble, ils forment un modèle d’efficacité qui dépasse largement les méthodes traditionnelles. La performance n’est plus un résultat aléatoire, dépendant de la répétition, mais le produit d’une stratégie fondée sur la compréhension fine de l’intention.

    Ce n’est pas une rupture brutale, mais une transition profonde vers un métier plus intelligent, plus stratégique et plus respectueux du prospect. Le commercial n’est pas remplacé ; il est augmenté. Et dans cette évolution, une certitude s’impose : le futur desventes se construira moins dans l’insistance que dans la capacité à voir, avant les autres, ce que les signaux d’intention révèlent.

     

     

  • e-Commerce B2B : comment devenir plus agile ?

    Transformation digitale et e-commerce B2B : deux incontournables pour rester compétitif sur un marché tendu 

    Par Laurent Desprez chez OroCommerce

    Dans la période économique complexe que nous traversons, l’optimisation de ses processus et la digitalisation de son organisation se positionnent plus que jamais comme des projets stratégiques pour conserver sa compétitivité.
    C’est dans ce contexte que, pour améliorer leur efficience commerciale, nombre d’acteurs B2B se tournent vers le e-commerce pour accéder à de nouveaux relais de croissance et renforcer leur qualité de service. Mais quels bénéfices concrets peuvent-ils tirer de la mise en œuvre à grande échelle d’une transformation digitale ?

    Une meilleure organisation au service de la réduction de coûts 

    L’une des vertus de la transformation digitale revient à pouvoir automatiser un ensemble de tâches et donc à gagner en efficacité tout en réalisant des économies significatives. Les équipes peuvent alors se concentrer sur des opérations à forte valeur ajoutée et génératrices de meilleure qualité de service délivrée aux clients. Il s’agit également d’une opportunité de mieux piloter des processus complexes, comme la gestion et la visibilité sur les stocks par exemple.

    Mettre en place une démarche focalisée sur le client 

    Concrètement, la digitalisation contribue à améliorer significativement la fidélisation des clients en leur permettant d’accéder à différents bénéfices et de simplifier leurs opérations de commande. Ces derniers peuvent ainsi accéder à un guichet unique disponible 24h/24 et 7j/7 qui répertorie toutes les informations nécessaires : suivi de commandes, workflow, commandes rapides… L’expérience utilisateur est alors sublimée et contribue à tisser un attachement fort entre le client et le vendeur.

    Être toujours plus agile 

    S’adapter aux changements et à son marché est aujourd’hui un impératif stratégique pour conserver sa compétitivité. Seules les entreprises agiles peuvent ainsi bénéficier de la meilleure attractivité. Ainsi, grâce au e-commerce B2B, il est par exemple possible de faire évoluer sa grille de prix en temps réel sans lourdeur et de manière centralisée. Il est aussi possible de créer des opérations « événementielles » sur certaines lignes de produits et de manière plus générale, d’être toujours aligné et le mieux positionné sur son marché par rapport à la concurrence. `

    Dans une période économique tendue, il est donc plus que nécessaire d’investir pour accélérer sa transformation digitale afin de conserver une attractivité constante, mais également de se préparer à la reprise économique. Ainsi, les entreprises qui auront su anticiper seront d’autant mieux placées pour se positionner à long terme comme les plus compétitives de leurs marchés.

  • Les tendances qui vont marquer le retail en 2025 

    Le secteur du retail en 2025 :
    quelles perspectives pour le retail et l’expérience client ?

    Les attentes des consommateurs évoluent rapidement et les marques doivent s’adapter pour rester compétitives. Sam Richardson, Executive Engagement Director chez Twilio, revient sur les tendances stratégiques qui vont changer les interactions entre les entreprises et leurs clients. Ces tendances ne se contentent pas de répondre aux besoins actuels : elles dessinent les contours du commerce de demain, en optimisant l’efficacité opérationnelle, en renforçant la fidélité des clients et en exploitant les nouvelles technologies pour offrir des expériences plus personnalisées et sécurisées.

    Voici les tendances qui vont marquer le retail en 2025 :

    Le terme « transformation digitale » appartient désormais au passé. 

    Trop souvent utilisé à tort et à travers, il laissait entendre que la technologie était une fin en soi plutôt qu’un moyen d’améliorer l’expérience client.
    Aujourd’hui, les marques exploitent pleinement les technologies, comme l’IA, non pas pour révolutionner leur manière de faire, mais pour améliorer constamment chaque point de contact avec leurs clients.
    En 2025, ce sont de petites améliorations significatives qui vont transformer l’expérience client : retours et remboursements sans contact, identification client automatisée, agents virtuels authentiques et systèmes de réponse vocale interactive.
    Il n’est plus question de réinventer l’expérience, mais de l’affiner et de la rendre toujours plus fluide.

    La confiance est la pierre angulaire de la fidélité des clients 

    Les consommateurs deviennent de plus en plus sceptiques envers les marques face à l’augmentation des fraudes numériques, des deep fakes et des informations erronées.
    2025 viendra en continuité de cette crise de confiance, où les relations entre marques et consommateurs seront sérieusement mises à l’épreuve.
    Pour y faire face, les entreprises devront véritablement humaniser leurs interactions. L’une des solutions ? La création de postes dédiés tels que les « Chief Trust Officers » qui auront pour mission de rétablir et de maintenir la confiance en réévaluant la manière dont les marques interagissent avec leurs clients à travers le marketing, la technologie et l’expérience client.

    Prioriser l’authenticité à l’heure du “grand débranchement”

    En 2025, après des années de trop-plein numérique, les consommateurs risquent de se déconnecter en masse.
    Submergés par des informations non pertinentes, des notifications incessantes et des arnaques alimentées par l’IA, ils sont de plus en plus lassés par la profusion numérique. Ce phénomène, surnommé « le grand débranchement », obligera les marques à repenser leur approche de la communication. L’accent sera mis sur des messages ciblés, pertinents et respectueux de la vie privée des consommateurs, grâce à une utilisation optimale de l’IA et des données contextuelles.

    2025 marquera la renaissance des magasins physiques.

    Ikea, Etam ou encore même King Jouet, autant de grandes enseignes qui investissent de plus en plus dans ces espaces qui allient maintenant technologie et expérience humaine.
    Au-delà de simples points de vente, il s’agit de lieux d’exploration et de plaisir. Des initiatives comme celles de Sephora, qui a transformé ses espaces en lieux immersifs, offrent aux consommateurs une expérience tactile et émotionnelle inédite.
    La vision par ordinateur viendra également enrichir cette réinvention, permettant une interaction plus intelligente entre le client et l’espace physique, facilitant les achats et renforçant l’engagement.

  • Chat GPT à l’heure du bilan

    Chat GPT : Futuriste, salvateur ou franchement dangereux…

    Par Élise Assibat, Clémentine Buisson experts du cabinet Alternego spécialisé dans la conduite du changement .

    Que l’on perçoive l’IA comme une révolution ou une menace pour la société, une chose est sûre, cette capacité robotique à simuler l’intelligence humaine est loin de laisser son public indifférent.
    À commencer par la sphère médiatique qui aura consacré au sujet près de 54 097 articles par mois uniquement sur le premier trimestre 2024. Soit une multiplication par trois de son traitement médiatique depuis 2022.

    Pas si étonnant lorsqu’on sait que ce pic correspond au lancement de son tout nouvel outil : CHAT GPT. Parmi les arguments portés par les plus optimistes à son sujet, difficile de passer à côté de sa capacité à faire gagner du temps…

    Notamment en ce qui concerne le monde du travail au profit d’une plus grande productivité. Alors certes CHAT GPT pourrait permettre l’automatisation de certaines tâches et donc d’augmenter la productivité générale.
    Mais pour autant, est-ce que cela permettra de nous faire gagner du temps ?

    Décryptage des gains de productivité promis par CHAT GPT (soit de l’augmentation de l’efficacité des facteurs de productions, NDLR)… et de ce qu’on en fait.

    Pour en savoir plus cliquez ici 

     

     

  • Pourquoi les RH doivent plus que jamais anticiper, s’adapter et préparer l’avenir avec agilité ?

    Les DRH en première ligne pour accompagner la transformation des entreprises

    Selon une Etude de WTW

    Dans un contexte marqué par la volatilité de l’économie, des avancées technologiques galopantes et une prise de conscience aiguë des enjeux sociaux et environnementaux, les décideurs RH doivent plus que jamais anticiper, s’adapter et préparer l’avenir avec résilience et agilité.
    Les enjeux liés à l’émergence de l’lA générative s’invitent dans les réflexions des décideurs, même si la majorité des entreprises ne sont pas encore prêtes pour son déploiement. C’est ce que révèle la nouvelle édition du Baromètre des DRH réalisée par WTW, ABV Group et RH&M et à laquelle 108 DRH d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs ont participé.

    La transformation de l’entreprise, au cœur des priorités des DRH

    • Pour 81% des DRH, soutenir et accompagner la transformation de l’entreprise reste la première priorité de leur fonction. Dans un marché du travail moins tendu, renforcer l’attractivité de leur entreprise arrive en deuxième position avec 37%, en fort recul par rapport à 2023 (52%), suivi par l’amélioration de l’expérience salarié jugée cruciale par 36% des DRH (vs 39%).
    • La transformation de l’entreprise passe pour 70% des répondants (vs 64%) par la mise en place d’une organisation favorisant l’innovation et l’agilité. La dématérialisation des tâches et la robotisation (48% vs 44%), ainsi que la mise en place d’une démarche de Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels (GEPP) ou de Strategic Workforce Planning (41% vs 44%) arrivent ensuite. Le déploiement de l’IA semble tout aussi important que la restructuration de l’entreprise (31% vs 26%) reflétant une prise de conscience croissante de son rôle dans la transformation. L’adaptation de l’organisation au travail hybride ne semble plus une priorité (16% vs 35%), tant le télétravail est entré dans les mœurs.

    L’adoption de l’intelligence artificielle (IA), un enjeu émergent chez les DRH

    • Pour 70% des DRH, l’enjeu majeur attendu de l’utilisation de l’IA est la simplification des tâches complexes et répétitives afin de réaliser des gains d’efficacité. En outre, l’IA permettra de proposer de nouveaux services à forte valeur ajoutée (56%) et favorisera la collaboration homme/machine (39%).
    • Une majorité significative des répondants (71%) estiment que leur entreprise est en retard face aux enjeux de l’IA générative. Seuls 25% se considèrent prêts, et 4% en avance.
    • Préparer et sensibiliser les salariés et les dirigeants aux possibilités de ces nouveaux outils est une priorité pour 68% des DRH, suivie de près par la nécessité de former les collaborateurs à leur utilisation (67%). A contrario, plus de la moitié (59%) souhaitent faire prendre conscience des limites des IA mises en place.
    • Les DRH considèrent que les principaux impacts RH de l’IA générative sont le redéploiement des salariés vers des tâches à forte valeur ajoutée (55%), la révision des socles de compétences (46%), ainsi que la possibilité de compenser les difficultés de recrutement (32%). Ils ne sont que 11% à évoquer un risque de réduction des effectifs.

    Une prise en compte accrue de la qualité de vie au travail, un facteur d’engagement et de fidélisation des collaborateurs

    • En matière de RSE, Diversité, Equité et Inclusion, les DRH se mobilisent toujours en tout premier lieu sur la qualité de vie au travail et le bien-être des collaborateurs (77% vs 85%).
    • La promotion de l’inclusion, l’équité et la diversité (76% vs 77%) est également une priorité majeure. La réduction de l’impact environnemental prend la 3e place (44%, un chiffre identique à celui de 2023), suivie de l’employabilité des seniors en forte hausse (43% vs 31%).
    • Deux thématiques occupent une place privilégiée dans la politique de gestion des talents, considérées chacune comme très importantes par 89% des DRH : l’engagement et la fidélisation des collaborateurs d’une part, et l’attractivité, et la marque employeur. Viennent ensuite, avec 81%, le développement des compétences et le management de la performance. A noter, le sujet de l’allongement des carrières et de l’emploi des seniors progresse de 6 points (31% vs 25%).
    • Pour 88% (vs 79%) des DRH, le recours au télétravail permet de favoriser un meilleur équilibre de vie pour les salariés et pour 79% (vs 87%), il améliore l’attractivité de l’entreprise.
    • En termes de politique de rémunération, la gestion du salaire de base demeure la priorité pour les DRH (67% vs 74%), devant l’égalité Femmes-Hommes (64% vs 57%) et l’équité de traitement entre les salariés (59% vs 64%).
    • Selon les DRH, l’absentéisme impacte l’engagement des collaborateurs (82%) mais également l’organisation et la gestion des ressources (71%). Il engendre également des risques psychosociaux (69%). Pour le réduire, ils privilégient l’écoute des salariés (81% vs 69%), devant l’amélioration de l’environnement de travail (75% vs 71%), la formation et la sensibilisation des managers (73% vs 56%), ainsi que la prévention (72% vs 64%).

    Retour au calme attendu sur les recrutements en 2024 et influence réaffirmée des problématiques sociétales

    • Contrairement à 2023, les DRH anticipent une stagnation des recrutements (53% vs 44%). Ils sont seulement 32% à penser qu’ils vont augmenter (vs 47% en 2023 vs 61% en 2022).
    • Selon les DRH, l’impact écologique de l’entreprise (56%), la situation géopolitique (31%) et les phénomènes de grande démission et de quiet quitting (18% vs 30%) sont les thématiques qui influenceront le plus leur organisation en 2024.
  • IA, Influence, Innovations…All4Customer Paris dévoile ses conférences plénières

    All4Customer Paris  se déroulera les 26, 27 et 28 mars 2024

    Suite à la fusion des salons E-marketing Paris et Stratégie Clients, All4customer Paris est la nouvelle dénomination.

    Pendant 3 jours, plus de 200 Conférences, Masterclass, Workshops et Agora  seront animées par des professionnels en poste de l’Expérience Client, du Marketing Digital, du E-Commerce, de la Data et de l’Intelligence Artificielle à la Porte de Versailles, Pavillon 4.

    Conférences plénières du mardi 26 mars 2024

    9h30 – 10h30 : Redonner envie : l’ambition 2024 des professionnels de la relation client, présenté par l’AFRC

    Cette plénière d’introduction, présentée par l’AFRC, donne la parole aux entreprises qui se sont distinguées lors des Palmes de la relation client dans les domaines de l’Expérience Client, de l’Expérience Citoyen et de l’Expérience Collaborateur. Découvrez les meilleures initiatives des lauréats : programme d’intrapreneur en interne, mise en place d’une boucle courte pour gérer l’insatisfaction et un modèle de service client intégré disponible 24h/24 et 7j/7.

    Animée par Eric DADIAN, Président – AFRC
    Avec :

    • Pierre GRAUBY, Directeur De La Relation À Distance – LA POSTE
    • Myriam HUIN, Directrice Adjointe De La Deud (france Travail) – POLE EMPLOI
    • Isabel IBANEZ, Directrice De L’incubateur (france Travail) – POLE EMPLOI
    • Bertrand OLEJNIK, Directeur Opérationnel France Service À Domicile, Et Résidences Services – DOMUSVI

    10h45 – 11h45 : Le futur est déjà là : IA générative, data, reconnaissance Images, super app, réalité augmentée.

    Pour découvrir les applications concrètes des outils tels que l’IA générative, l’exploitation des données, la reconnaissance d’images, les super applications et la réalité augmentée, qui redéfiniront le parcours vendeur / client dans divers secteurs d’activité. Rejoignez-nous pour anticiper et façonner l’avenir dès aujourd’hui.

    Animée par Cécile DELETTRE, Présidente Cd Competence Development et International au Féminin
    Avec :

    • Laurent ESKENAZI, Directeur marketing et data – BPCE FINANCEMENT
    • Axel DAUCHEZ, Président – MAKE.ORG FOUNDATION
    • Alexandre FAUVET, Membre du conseil d’administration – FUSALP

    14h00 – 15h00 : Benchmark multinational des plaintes et réclamations, présenté par l’AMARC

    Lors de cette conférence, l’AMARC partagera quelques enseignements d’un récent benchmark mené avec ses homologues australiens et canadiens. L’occasion d’importer des bonnes pratiques issues d’environnements multiculturels et d’organisations déployées à l’international. Dimensions managériales, organisationnelles, comme de pilotage… : les éléments de benchmark ne manqueront pas lors de cette plénière avec les éclairages et témoignages de nos trois invités experts.

    Animée par Marie-Louis JULLIEN, Délégué Général – AMARC
    Avec :

    • Louis-Nicolas BIER, Directeur Des Opérations, Services Aux Membres Et Clients – AUTOMOBILE CLUB DU LUXEMBOURG
    • Claire DE SELVE, Customer Relationship Director Emea – ORANGE
    • Emmanuelle SAINT JOST, Directeur Voix Du Client – BNP PARIBAS CARDIF

    15h15 – 16h15 : Transformation 4.0 : intégrer les innovations, le digital, le green, revoir les organisations, booster les talents

    Les leaders du luxe, du retail et des services financiers partageront comment les entreprises remettent en question le statu quo, se réorganisent et développent rapidement des compétences, creent des business model et s’adaptent. Avec 80 % des métiers de 2030 encore inconnus (source : Forum économique mondial), cette conférence offre une opportunité unique de comprendre et d’anticiper l’évolution rapide pour obtenir les talents, ameliorer les compétences pour réussir demain notamment dans le retail media, le marketing, la communication, l’innovation.

    Animée par Cécile DELETTRE, Présidente Cd Competence Development et International au Féminin
    Avec :

    • Miguel Ángel GONZÁLEZ GISBERT, Global Chief Technology & Data Officer – CARREFOUR
    • Laura PHO DUC, Directrice exécutif pilotage – LVMH RECHERCHE
    • Nathalie RISACHER, Global Head Human Resources & Culture – NATIXIS

    16h30 – 17h30 : Du parcours à l’expérience, de la norme à l’émotion : le grand défi de la relation

    A mesure que l’expérience client devient un sujet de préoccupation et une discipline de gestion au sein des entreprises, la prise en compte des émotions grandit. L’expérience client est une affaire de perception, la somme de toutes les interactions et interfaces avec le client, et dans chaque point de contact se niche un ressenti, une émotion. La conception des parcours client pousse les entreprises à normer, cadrer, scripter, processer la relation client, une démarche qui est légitime mais qui peut conduire à ignorer les émotions du client et du collaborateur. Comment mesurer les émotions des clients ? Comment mettre en miroir émotions des collaborateurs et émotions des clients ? Comment concilier délivrance d’un service attendu et impact émotionnel ? Comment s’assurer de l’impact et faire la différence avec une expérience riche en émotions ?

    Animée par Thierry SPENCER, Blogueur– SENS DU CLIENT
    Avec :

    • Amélie ANASTASSIADES, Directrice Excellence Client – AESIO MUTUELLE
    • Clarisse CHARREAUX, Directrice Marketing Et Communication – ZEISS VISION CARE France

    Pour découvrir le programme détaillé de toutes les conférences plénières :

    Et le profil des intervenants :

    Inscription visiteurs à All4Customer:

  • Transformation numérique : comment aider les petites entreprises à sortir la tête de l’eau ?  

    Les plus petites entreprises ont aussi le droit de bénéficier d’une cohésion numérique pour continuer à se renforcer, résister aux crises et se développer

    Dans un monde où les investissements numériques se font par dizaines de millions d’euros et où les géants du numérique se sont accaparés une grande partie de la valeur, comment aider les petites entreprises à sortir la tête de l’eau ?

    EY Fabernovel réalise des études publiques « GAFAnomics » pour contribuer à la lisibilité et à l’accessibilité de la révolution numérique et des grandes transformations de l’économie. Force est de constater que les cadres d’analyse que nous avons développés sur les recettes des succès des GAFA, sont plus facilement applicables par les grandes entreprises que par les plus petites où le financement, le temps et les ressources représentent des échelles bien moindres.

    Synthèse de l’étude 

    1 – Un tissu économique plein d’opportunités

    99% des entreprises, 72,4% des emplois créés et 66,6% de la valeur ajoutée hors taxes selon l’Insee : les TPE, PME et ETI représentent le moteur du tissu économique de la France, bien que peu mis en avant.

    « Les entreprises ont été confrontées à des crises à répétition ces dernières années – crise sanitaire, économique et de la supply chain – qui ont mis en lumière le manque de maturité de celles-ci par rapport au numérique et l’urgence qu’elles ont à investir dans leur transformation » explique Pierre Gonnet, analyste EY Fabernovel et co-auteur de l’étude. « Ces entreprises se rendent compte de la nécessité de se transformer pour se renforcer. Mais pour pouvoir bénéficier des opportunités offertes par le digital, les petites entreprises se retrouvent confrontées aux mêmes défis que les grandes, à un niveau encore plus élevé, tant sur leur financement, leur niveau d’information et de formation, leur recrutement et leur capacité à réellement quantifier l’impact de leurs investissements ».

    2 – La transformation possible de trois marchés via le numérique 

    • Le secteur de l’hospitalité doit se transformer pour faire face à l’évolution de son environnement, notamment avec la désintermédiation par les grandes plateformes numériques et l’absence d’alternatives ainsi que l’évolution des besoins clients. Une interconnexion est donc nécessaire entre les acteurs locaux (transport, infrastructures, collectivités, etc.), les acteurs de l’hospitalité (hôtels, restaurants, etc.) et les acteurs du service (musées, activités de loisirs, etc.) pour optimiser la création de valeur en augmentant l’expérience et le panier moyen des clients.
    • L’ensemble des acteurs de l’alimentaire a évolué de manière asynchrone face aux enjeux du numérique, produisant des asymétries et des inégalités dans la création de valeur. Aujourd’hui les plus petits acteurs en amont de la chaîne ont tendance à accéder de manière asymétrique à l’information (pricing, demande, etc.). La mise en place d’une chaîne globale, digitalisée, interconnectée et plus transparente pourrait permettre de mieux aligner le pouvoir et la répartition de valeur du secteur.
    • Les artisans tissent une relation avec le numérique qui reste bien trop souvent cantonnée au marketing. Pourtant, c’est aussi un moyen de se libérer des tâches plus opérationnelles et chronophages afin de se concentrer sur l’unicité de leur travail d’artisan.

    3 – L’entreprise réelle, l’angle mort des GAFA

    Pour répondre aux besoins de la “long tail” que représentent ces TPE/PME/ETI, il faut avoir une approche et des solutions plus personnalisées et locales. L’entreprise “réelle” est le super pouvoir oublié des GAFA. Il laisse un vide pouvant profiter aux nouveaux acteurs qui se positionnent sur la transformation numérique de ces plus petites entreprises avec des solutions numériques sur-mesure (cloud public, open innovation, etc.) tout en intégrant un facteur humain, élément central pour les dirigeants qui jouent un rôle moteur dans l’organisation de ces ETI.

    Ce tissu économique doit aussi évoluer pour accélérer ce dynamisme de transformation en adoptant des stratégies de regroupement pour, par exemple, être capable de mutualiser des ressources locales, mieux répartir le financement ou encore avoir un meilleur accès à l’information et à la formation.

    « Prenons l’exemple fictif des artisans de couteaux Laguiole, qui se regroupent en 2025. Avec ce regroupement, 5 artisans de la Drôme ont pu se partager l’expertise commune d’un consultant du numérique local, ce qui leur a permis de numériser leur chaîne d’approvisionnement. Avec les aides de financements groupés, ils ont pu aussi améliorer l’automatisation de leur relation client, en investissant dans un CRM, leur dégageant 1h de travail par jour. Avec ce temps gagné, ils ont pu se former à la digitalisation de leurs canaux de ventes au travers d’une formation proposée par le regroupement, en partenariat avec le centre de formation local de la région » imagine Pierre Gonnet, analyste chez EY Fabernovel.

  • Banque et numérique : les consommateurs apprécient les services en ligne et les interactions humaines

    L’état de la banque numérique :
    dans un contexte de percée des services en ligne, les différences s’affirment en Europe

    Pour la deuxième année consécutive, une étude de NetApp révèle que les utilisateurs plébiscitent les services en ligne, mais qu’ils apprécient toujours les banques traditionnelles et l’interaction humaine.

    Le secteur bancaire a été un des plus impacté par les ravages de la pandémie. Alors que les agences fermaient et que les clients étaient confinés chez eux, les outils numériques sont devenus prééminents dans une grande partie de l’Europe. Les institutions financières et les autres fournisseurs se sont appuyés sur l’expérience numérique pour continuer à s’engager auprès de leurs clients et de les servir. La question est de savoir à quel point cette expérience a changé l’état d’esprit des consommateurs.

    Pour en savoir plus, NetApp a entrepris avec l’institut d’études de marché indépendant Moweb, pour la deuxième année consécutive, d’interroger 1 200 consommateurs en Allemagne, en France, en Espagne, en Suisse, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. L’enquête a révélé que si les banques traditionnelles continuent de dominer le marché, la plupart des consommateurs apprécient l’option des fournisseurs tiers, bien que les problèmes de sécurité liés à ces derniers persistent. Les services bancaires en ligne restent populaires, même si beaucoup ont encore besoin de contacts humains et de conseils au cas par cas. Si la plupart des consommateurs jugent la sécurité des services bancaires fiables, une faible proportion d’entre eux ne sont pas sûr de la sécurité des services bancaires en ligne.

    Les fournisseurs tiers rattrapent les moyens traditionnels
    La grande majorité (88 %) des personnes interrogées, toutes catégories d’âge et de sexe confondues, effectuent leurs opérations bancaires auprès d’institutions financières traditionnelles, bien que les hommes et les jeunes consommateurs soient plus enclins à favoriser les banques en ligne, les services de virement et les prestataires tiers.
    Parallèlement cette étude montre que les banques traditionnelles sont les plus populaires au Royaume-Uni (94 %) et en France (93 %), pratiquement sans changement par rapport à l’année dernière, ainsi qu’aux Pays-Bas (81 %) avec un pourcentage plus faible mais qui reste quand même majeure pour le pays. Le recours aux banques en ligne et aux prestataires tiers, lui, est plus fréquent en Espagne et en Allemagne, comme l’année dernière. Une grande majorité (83 %) des consommateurs de la région apprécient la possibilité d’utiliser des fournisseurs tiers axés sur la technologie, comme PayPal et Apple Pay. C’est particulièrement marqué chez les consommateurs masculins (63 % contre 53 % pour les femmes) ainsi que chez les jeunes utilisateurs (67 % des 18-29 ans).
    Toutefois, certaines inquiétudes peuvent ralentir les consommateurs à adopter ce service. Si les deux cinquièmes (40 %) ne s’inquiètent pas du partage de leurs données avec des fournisseurs tiers. Plus de la moitié sont soucieux (45 %), ce pourcentage s’intensifiant avec 56% en Espagne et 54 % en France.
    Près de la moitié (46 %) sont particulièrement réticents à utiliser des services de tiers de confiance car ils ne savent pas comment ils fonctionnent, les consommateurs français étant les plus réservés, contrasté par les Espagnols qui se trouvent être les moins réticents. La majorité (63 %) des consommateurs ont également des craintes quant à la sécurité des données des fournisseurs tiers, même les plus jeunes. Cette crainte est plus prononcée en Espagne (81 %) et en France (72 %).

    L’adoption du numérique est élevée
    Malgré une certaine réticence à l’égard des prestataires tiers, les consommateurs sont majoritairement favorables aux services bancaires en ligne et numériques. Environ 79 % d’entre eux souhaitent effectuer des opérations bancaires sans devoir se déplacer dans une agence avec les trois quarts (75 %) qui veulent pouvoir utiliser des services bancaires en ligne. En effet, tout comme l’année dernière, la banque en ligne a été classée comme le service bancaire préféré, avec une avance de 52 % sur les guichets automatiques. Ceux qui ont le moins de succès sont les robo-advisors et les tchatbots, en particulier chez les 55 ans et plus.
    Plus de 60 % des personnes interrogées préfèrent les applications et les sites Web proposés par leur prestataire bancaire comme principaux canaux d’accès aux services en ligne, les tchatbots vocaux, les appels vidéo et le chat en ligne aillant moins de succès. Ce chiffre reste inchangé par rapport à l’année dernière. Les applications sont les plus appréciées en France, en Espagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Cependant, les agences bancaires ont toujours leur place : globalement elles sont l’option préférée d’environ la moitié des personnes interrogées, à l’exception des Pays-Bas (33 %), qui sont des adeptes de la technologie.
    Cette année, les services bancaires en agence physique sont beaucoup moins appréciés en France par rapport à l’année dernière (44 % contre 65 %). Comme on pouvait s’y attendre, les clients plus âgés reste plus enclins à préférer se rendre dans une agence plutôt que d’utiliser les divers services en ligne mis à leur disposition par leurs banques.
    « Le résultat de notre étude annuelle sur l’adoption des services bancaires basés sur les technologies cloud et l’intelligence artificielle confirme une tendance nette vers l’acceptation de la numérisation des activités de la banque de détail. En France, comme d’une manière générale en Europe, les jeunes générations ont bien intégré le digital dans leurs habitudes », explique Guillaume de Landtsheer, Vice-Président France chez NetApp. « En mettant à niveau leurs infrastructures vers le cloud, les banques traditionnelles rattrapent progressivement les banques en ligne, et peuvent désormais répondre aux attentes de leurs nouveaux clients ».

    La sécurité est suffisante
    La bonne nouvelle pour les prestataires de services bancaires traditionnels est que 63 % des personnes interrogées estiment que leurs données sont à l’abri des pirates informatiques, ce chiffre passant à 70 % en Espagne et à 66 % en Allemagne. Ils sont encore plus nombreux (76 %) à considérer que leur argent est en sécurité. Environ 65 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles pensaient que les mesures de sécurité bancaire étaient fiables. Un cinquième seulement (23 %) se dit soucieux de la sécurité des services bancaires en ligne, bien que 66 % soient satisfaits que les identifiants biométriques offrent une protection qui pour eux est suffisante.
    Le rapport révèle plus d’opportunités que de défis pour les banques européennes. Comme l’année dernière, la clé sera de trouver le bon équilibre entre l’innovation technologique, conçue pour optimiser les coûts, renforcer la sécurité et rationaliser les services, avec le soutien humain que les clients recherchent toujours. Le numérique est l’avenir, mais la banque reste une activité centrée sur des services humain.

  • Pourquoi les entreprises doivent accélérer le développement de leur stratégie publicitaire digitale.

    La production publicitaire, autre victime de la crise sanitaire

    Par Fabien Hameline, Senior Creative Producer chez monday.com

    Avec les confinements, impossible pour les marques de s’afficher en 4X3 sur les panneaux publicitaires des couloirs du métro ou dans les rues. Leurs canaux de communication sont devenus digitaux et la façon de produire les contenus à évoluer.

    Coup d’épée dans l’eau pour ces entreprises qui se sont affichées en 4×3 dans les rues et les couloirs du métro quelques jours avant le confinement. Des campagnes publicitaires stoppées dans leur élan et des budgets perdus. Dans ce contexte et face à un futur incertain, les professionnels de la publicité et du marketing se sont mis à revoir leurs stratégies de communication, remettant à plat les contenus, leurs manières de les produire et les canaux de diffusion. Que diffuser, comment et où ? Car une seule certitude : faire parler de soi est vital.

     Dans ces périodes alternant confinement et retour à la normal, difficile de prévoir un contenu en adéquation avec la crise sanitaire. Communiquer sur le “work remote”, à un moment où tout le monde doit revenir au bureau, n’est pas pertinent. Cette période de covid impose donc une production de contenus intégrant la crise sanitaire.

     La consommation de contenu digitaux est en hausse depuis le début de la crise

     Pendant les périodes de confinement nous avons assisté, au niveau mondial, à un abandon des transports en commun, voire à un exode des métropoles. Dans ces villes devenues fantômes, les marques ont été contraintes de transférer leurs publicités extérieures sur les canaux de diffusion alternatifs, pour la plupart digitaux. Ainsi, le format display classique a, entre 2019 et 2020, enregistré une progression de 4%, avec des recettes de 463 millions d’euros à 483 millions d’euros, alors que la vidéo a subi une perte de 4%. La publicité audio a quant à elle bénéficié d’une hausse de 95% par rapport à 2019 soit 27 millions d’euros sur la totalité des gains de la publicité digitale (source SRI et UDECAM). Les podcasts ont également explosé avec plus de 104 millions d’émissions téléchargées ou écoutées en streaming sur le seul mois de novembre 2020 (étude de Médiamétrie). Sport, culture, cuisine, bien-être, philo, psycho, parentalité, histoire, divertissement, actualités… Les thématiques foisonnent. Il y en a pour tous les goûts ! Et comme les auditeurs choisissent leurs podcasts, l‘audience est qualifiée. Ce format permet donc de bénéficier de la caution du présentateur de l’émission dans un format qui ne peut être zappé.

    Le côté freemium d’applications de streaming comme Spotify ou Deezer permet aussi de faire de l’achat média impossible à zapper et de cibler une audience en fonction de leurs intérêts personnels : fitness/ histoire/ voyage/ livres/ santé/ parenting/ zone géographique/ âge, etc.

     Les canaux de streaming OTT sont de plus en plus sollicités

     Le spectateur veut tout, tout de suite. Raison pour laquelle on assiste à une chute libre des spectateurs en télé hertzienne, et à l’explosion des canaux de streaming OTT tels que Netflix, Amazon Prime, Hulu ou pour la France CanalPlay, France.tv et même TF1 avec MyTF1. Des canaux qui permettent un ciblage bien plus précis, permettant parfois une redirection vers le site de la marque ou une landing page dédiée.

    A l’heure où les compagnies sont de plus en plus “data-driven”, ces médias alternatifs deviennent de plus en plus primés, car ils offrent une véritable mesure du ROI, une donnée très vague en télé traditionnelle.

    La production vidéo est elle aussi impactée

    La pandémie a également bouleversé la production des vidéos publicitaires. Là où la réalisation d’une telle campagne nécessitait de rassembler physiquement le client, l’agence de communication et le producteur, la pandémie contraint désormais à coordonner tout ce petit monde à distance. Cette nouvelle pratique impose une nouvelle gestion des équipes, de nouveaux process et moyens techniques. Des outils dédiés et un workflow doivent être mis en place pour gérer le projet et donner une visibilité sur les actions réalisées par les intervenants. Il est également important, au moment du tournage, d’avoir un retour en direct de la caméra sur Zoom. Cela permet aux client, agence et producteur de visualiser, quel que soit leur lieu de présence, les images en temps réel afin d’intervenir à distance sur un cadrage. Enfin, des systèmes de transmission d’images permettant d’expédier de grandes quantités de données de façon sécurisée doivent être déployés. Grâce à la transmission de fichiers proxy directement depuis la caméra, la post-production peut débuter dès la fin du tournage.

    Si cette pratique est nouvelle, elle devrait s’installer durablement car elle répond aux enjeux environnementaux et conditions sanitaires, et dispose de toutes les technologies nécessaires à son développement en adéquation avec des vitesses de transmission en ligne toujours grandissantes.

    Le e-commerce adopte la réalité augmentée

     Avec les fermetures des magasins, la réalité augmentée s’est développée dans le e-commerce. Dès 2019, une étude de Nielsen révélait que 51% des sondés considéraient cet outil comme un moyen d’évaluer un produit avant l’achat. Dans le cas d’Ikea Place ou Wayfair il est possible par exemple, de voir via son smartphone,  à quoi ressemblera un salon avec tel ou tel canapé. De son côté Warby Parker, permet d’essayer ses prochaines lunettes et Sephora, de trouver le maquillage adéquat… La réalité augmentée permet d’accroître l’interaction entre la marque et le consommateur, celui-ci appréciant d’essayer un produit avant de confirmer un achat.

     Alors que dans le cas de campagnes publicitaires traditionnelles les marques sont obligées de s’engager avec une visibilité réduite sur les résultats, les campagnes digitales offrent au contraire, la possibilité d’acheter un espace pour une durée limitée et de collecter des KPIs afin de mesurer leur efficacité ou de réaliser des analyses et sondages afin d’évaluer les émotions ressenties. Une dimension essentielle dans le processus de reconnaissance d’une marque.

    Aujourd’hui, plus que jamais les entreprises doivent accélérer le développement de leur stratégie publicitaire digitale. Celle-ci permet non seulement de s’adapter aux nouveaux contextes sanitaire et environnemental mais aussi aux nouvelles pratiques de consommation des clients qui attendent de nouveaux formats et une approche ciblée.

     

  • Les 3 prochaines tendances des parcours de transformation digitale 

    Un regard sur 2022

    Selon Software AG

    Les tendances vont et viennent si rapidement, qu’il peut être difficile de prédire celles de demain. En l’espace de deux ans, le monde a changé : travail hybride, chaînes d’approvisionnement bouleversées, cycles de vente durablement altérés… Et bien que les consommateurs renouent avec les expériences en physique, ils conservent également les nouvelles habitudes digitales acquises pendant les périodes de restrictions ; tout ceci dans le cadre d’impératifs financiers, environnementaux et sociaux en constante évolution.

    Voici les trois tendances qui se dégagent pour les entreprises de toutes tailles et secteurs en 2022 :

    1. Le contexte donne de la valeur aux données

    La transformation digitale est une histoire de données : stockage (Cloud), gestion (Big Data/analytics) et utilisations (IA et applications). Cependant, de nombreux projets proposent une vision en 2D, pas nécessairement inutile mais les utilisateurs réclament désormais une analyse plus précise et complète.

    C’est pourquoi la contextualisation des données devient une priorité majeure, permettant de sécuriser les prises de décisions. Car dès les débuts du Big Data, l’ajout de contexte a été un défi, en raison des difficultés à combiner les données à faible vitesse dans les entrepôts et les données opérationnelles à grande vitesse. Les plateformes sont maintenant devenues plus sophistiquées et permettent davantage d’intégrations plug-and-play, mais aussi davantage d’analyses intégrées : les prémices d’un tissu de données (data fabric).

    Aujourd’hui, par exemple, des environnements à risques tels que les plateformes pétrolières ou parcs éoliens vont pouvoir payer les ingénieurs de maintenance en fonction des conditions météorologiques et de la complexité des tâches. Ces données permettent de rédiger des contrats précis, en ayant une idée plus spécifique de la charge de travail ainsi que des coûts. Cette intégration permet de prioriser de manière éclairée : en effectuant des tâches de maintenance essentielles immédiatement, malgré les coûts ou en repoussant des tâches non-essentielles dans l’attente de bonnes conditions météorologiques.

    La notion nouvelle de Data Fabric souligne les possibilités des hubs de données qui permettent d’analyser rapidement celles qui passent sur les plateformes d’intégration. 72 % des entreprises considèrent que le Big Data soutient leurs objectifs commerciaux, mais pour garantir un usage des données pertinent, le contexte est aujourd’hui un facteur-clé.

    2. Automatisation : au-delà du phénomène de mode

    L’automatisation est un objectif de plus en plus important pour les organisations cherchant à améliorer l’efficacité de leurs processus ou à optimiser les compétences de leurs équipes. Il existe différentes manières d’automatiser : intelligence artificielle, apprentissage automatique (AI/ML), automatisation robotique des processus (RPA). C’est la combinaison de ces différentes technologies et impératifs métiers qui aboutit à l’hyper-automatisation.

    Les entreprises peuvent mettre en œuvre trois niveaux d’automatisation : les tâches, les processus et le développement. Au niveau des tâches, elles peuvent examiner comment des actions spécifiques sont exécutées et si elles sont automatisables, grâce notamment aux outils d’exploration des tâches.

    Au niveau des processus et des opérations, les entreprises doivent analyser comment ces différentes tâches s’intègrent dans un ensemble complet d’actions menant à un résultat. C’est le Process Mining. Mais il existe également des moyens de connecter plateformes et différents appareils pour établir de nouveaux processus opérationnels : par exemple par le biais d’API. L’accélération de la découverte, de la connexion et de l’analyse de ces différents processus est un facteur important des efforts d’automatisation.

    Enfin, il est possible d’automatiser le développement de nouveaux produits ou services sans avoir à les coder. Il s’agit des plateformes low-code / no-code, dans lesquelles des entreprises comme Goldman Sachs investissent déjà.

    L’hyper-automatisation est possible, mais elle comporte tellement d’éléments disparates qu’elle doit être réalisée de manière standardisée. Si la RPA (Automatisation Robotisée des Processus) n’est pas réalisée avec des protocoles cohérents dans toute l’entreprise, par exemple, il y aura des problèmes importants au moment où les différents bots devront se connecter. Les entreprises peuvent se trouver dans l’obligation de reconcevoir des éléments importants de leur code de base. De même, si le département informatique ne conçoit pas l’automatisation low-code en standardisant initialement toutes les nouvelles applications, une lourde dette technique pourrait s’accumuler.

    3. Le changement culturel en marche : de nouvelles approches stratégiques

    90 % des entreprises qui investissent dans leur culture digitale obtiennent des performances exceptionnelles, la transformation numérique repose sur un changement culturel. Pour cela, plusieurs facteurs sont à prendre en considération, essentiellement : la formation des équipes et l’adhésion du management.

    La stratégie des décideurs vis-à-vis de la prise de risque et de la performance influe sur l’agilité de l’organisation. Elle se manifeste notamment par le lancement de produit minimum viable (MVP) pour saisir une opportunité ou résoudre un problème (soit le lancement de nouveaux produits et services avant leur finalisation). Cette stratégie permet à l’entreprise d’avoir une grande réactivité, mais elle augmente la dette technique qui peut menacer les développements futurs.

    Depuis la pandémie, de plus en plus d’entreprises ont conscience que la dette technique est un moyen de devenir plus agile. La nécessité de déployer rapidement de nouveaux produits ou processus alors que les confinements et mesures de distanciation entraient en vigueur a montré aux entreprises les avantages d’une approche MVP. Il est probable que de plus en plus d’entreprises déploient cette méthode à l’avenir.

    Les parcours de transformation digitale n’ont pas de date butoir en soit, il y a simplement des étapes en cours de route. Les entreprises en atteignent une, décident combien de temps elles veulent s’y arrêter, puis passent à la suivante. Il est tout à fait normal de s’attendre à de nouveaux progrès sur le chemin de la transformation. Il sera intéressant de suivre la manière dont les entreprises concrétiseront cette évolution au cours des prochains mois.