Étiquette : mobile

  • Portables et entreprises … je t’aime moi non plus

    Du bon usage des terminaux mobiles en entreprise

    Par Su Kent, Product marketing manager, Snow Software

    La gestion de la mobilité d’entreprise (EMM) est essentielle pour réglementer et gérer l’accès aux données de l’entreprise via les terminaux mobiles 

    Nous avons tendance à considérer nos smartphones comme des objets strictement personnels, et donc avec une certaine insouciance. Quand il s’agit de portables appartenant à l’entreprise, cette légèreté peut, involontairement, conduire à des failles de sécurité, avec des impacts notables en termes de droits de licence et de coût. Il appartient à l’entreprise de s’assurer que les politiques régissant l’utilisation de nos chers portables sont effectivement appliquées si elle veut protéger ses données sensibles et éviter des coûts non planifiés. Les entreprises ont plus que jamais besoin de s’appuyer sur le principe de gestion de la mobilité (EMM).

    A qui appartient quoi ?

    C’est mon portable ! Pas tant que cela, en réalité. Il peut s’agir d’un appareil appartenant à l’entreprise et activé en privé (COPE). Dans le cas d’un système BYOD (Bring Your Own Device), s’il est vrai que le mobile appartient techniquement au salarié, les données corporate qu’il contient et auxquelles le salarié peut accéder ne sont bien évidemment pas sa propriété.

    Qu’ils nous appartiennent en propre, ou qu’ils restent la propriété de l’entreprise, nous traitons nos smartphones et nos tablettes à peu près de manière identique. Nous chargeons les applis et les jeux que nous voulons, prenons des photos, écoutons de la musique, et bien d’autres choses encore. Supposons qu’un salarié dispose d’un portable COPE et que son entreprise ne propose aucune forme de fonctionnalité EMM. Il y a de grandes chances pour que ce salarié veuille personnaliser son portable comme bon lui semble, en choisissant un fond d’écran, en téléchargeant certaines applis professionnelles, d’autres pour son divertissement, et qu’il les utilise pour envoyer des e-mails professionnels, mais aussi personnels – avec la plupart du temps un savant mélange au sein de la même application.

    Les salariés ne prennent malheureusement que rarement en compte le fait que leur comportement peut s’avérer dangereux – en permettant aux applis chargées d’accéder à des photos et à des contacts ou en téléchargeant des applis pouvant contenir des logiciels malveillants. Les e-mails peuvent également laisser fuiter des informations sensibles, ou le chargement d’une appli peut nécessiter l’acquisition d’une licence spécifique par l’entreprise.

    Dans le cas d’un appareil BYOD, les salariés ont le sentiment d’être libres de télécharger ce qu’ils veulent. Ils peuvent, par exemple, choisir d’utiliser une appli comme Truecaller, qui permet d’identifier automatiquement les appels et les messages entrants. En contrepartie de sa gratuité, cette appli télécharge toutes les informations relatives aux contacts de l’utilisateur dans la base de données mondiale Truecaller. Si c’est Dropbox qui est utilisé pour partager des fichiers avec des collègues, l’entreprise peut avoir l’obligation d’acquérir une licence pour procéder de la sorte. De même, Adobe propose deux applis gratuites pour un usage personnel. Mais elles ne peuvent être utilisées, sans licence, pour accéder aux documents professionnels de l’entreprise.

     Respecter les règles de l’entreprise

    De nombreuses entreprises ont mis en place des politiques régissant l’utilisation des données et systèmes par leurs salariés. Or, avec les évolutions technologiques constantes, les politiques internes et les réglementations doivent être actualisées. Les règles existantes ont tendance à mettre l’accent sur le coût des appels téléphoniques, et les systèmes sont souvent limités aux ordinateurs portables et aux PC. Dans certains cas, les réglementations sont connues de manière informelle, sur la base des bonnes pratiques en vigueur, mais sans être étayées par une documentation précise. Quelle que soit la situation, les entreprises risquent fort de ne pas être couvertes correctement, alors que les fournisseurs modifient leurs pratiques en matière de licence.

    Les salariés considèrent souvent les directives de l’entreprise comme du verbiage administratif – sans toujours réaliser que le non respect des règles internes peut entraîner des risques significatifs pour l’entreprise en termes de conformité, de sécurité et de coûts. Il est important d’élaborer une politique interne qui couvre l’usage des systèmes mobiles, de manière tout aussi complète et sérieuse que celles qui régissent l’utilisation des ordinateurs, des matériels et des logiciels. Un système mobile offre en grande partie les mêmes fonctionnalités informatiques et peut exposer les entreprises aux mêmes types de risques que ceux engendrés avec un ordinateur portable ou un PC. Que va-t-il se passer en cas de perte, de vol ou de détérioration ? L’entreprise a-t-elle la responsabilité de veiller à la mise en place d’une authentification à deux facteurs ? Et qu’en est-il de la remise à disposition du système dont l’entreprise est propriétaire lorsque le salarié s’en va ? Les modalités de retour des systèmes mobiles sont-elles clairement spécifiées dans une section appropriée du règlement interne ?

    La politique de l’entreprise doit traiter de manière appropriée le cas des systèmes mobiles et des mots de passe. Prenons le cas d’un salarié disposant d’un terminal COPE qui donne sa démission et quitte l’entreprise. Le terminal en question est un iPhone, avec lequel un identifiant Apple personnel a été utilisé pour accéder au téléchargement des applications et à iCloud. A moins que le salarié concerné ne supprime l’identifiant en rendant son téléphone, celui-ci devient aussitôt un objet totalement inutile. Impossible de le réaffecter à un autre utilisateur tant que l’accès iCloud n’a pas été modifié. Et même une réinitialisation va nécessiter le mot de passe de l’utilisateur.

    Contrôler le parc de mobiles

    Les solutions de gestion de la mobilité d’entreprise permettent de mettre en œuvre les politiques internes de l’entreprise, que le mobile concerné entre dans la catégorie COPE, BYOD, ou une combinaison des deux. En offrant à l’entreprise une visibilité globale sur les applications du système, les solutions EMM apportent la sécurité, facilitent l’utilisation et la distribution des applications basées sur la fonction, et contrôlent l’accès du parc de systèmes mobiles de l’entreprise aux documents et aux données internes.

    L’entreprise peut mettre en place une boutique comportant uniquement des applications approuvées (Liste Blanche). Cette approche permet de s’affranchir par défaut des questions liées aux droits de licence, dans la mesure où toutes les applications proposées sont acquittées et couvertes par une licence, si cela s’avère nécessaire pour une utilisation en entreprise. Si une application ne figurant pas dans le catalogue s’avère nécessaire, l’administrateur (ou le comité autorisant la licence) peut envisager de l’intégrer à l’offre, après contrôle, essais, agrément et licence d’utilisation si nécessaire.

    Avec la gestion EMM, les utilisateurs disposent des applications et des systèmes mobiles dont ils ont besoin, les administrateurs conservent une totale visibilité sur le parc de mobiles, sur les applications téléchargées et sur l’utilisation des données. De surcroît, les opérateurs des services d’assistance disposent des informations nécessaires pour résoudre les problèmes d’assistance de premier niveau. C’est pour l’entreprise l’assurance d’économies de temps et d’argent, son parc de systèmes mobiles étant à la fois sécurisé et dûment couvert par les licences d’utilisation requises.

  • Les grands enjeux du Marketing Mobile

    Harris Interactive, HPE et Azetone ont dévoilé les résultats de la troisième édition de l’enquête sur les enjeux du marketing mobile en 2016

     Réalisée auprès de plus de 160 professionnels du mobile entre mai et juin 2016, cette étude Harris Interactive pour Azetone et HPE révèle la place du mobile dans les stratégies marketing des entreprises. Elle dévoile notamment que :

    • 81% des sondés possèdent au moins un site mobile contre 85% en 2015
    • 80% des sondés possèdent au moins une application mobile contre 78% en 2015
    • 76% des sondés estiment que l’amélioration de la personnalisation de l’expérience est le principal objectif en marketing mobile contre 55% en 2015marketing_mobile1-4
  • Le Black Friday sur mobile toute la vérité !

    Bilan du Black Friday sur mobile en France #m-commerce

    Ogury, la plateforme de données mobiles, a mené une étude complète et précise du trafic mondial des utilisateurs mobiles dans le cadre du Black Friday 2016 reposant sur ses propres données ultra-granulaires. Les parcours mobiles de plus de 8 millions d’utilisateurs individuels ont ainsi été analysés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Italie et en Espagne dans l’optique de déterminer quand, où et comment ils ont été engagés par les marques de commerce en ligne

     

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  • Comment doper son acquisition client sur mobile ?

    Développez votre business online en boostant l’acquisition client sur mobile

    par Laurent Bizot, Directeur Expérience clients Oxatis

    1 achat en ligne sur 4 se fera sur un smartphone cette année (source RetailMeNot*). De plus, les recherches Google sur mobile ont dépassé celles sur desktop en France et dans le monde entier (source Google). Pour profiter de cette tendance et apparaître dès maintenant de façon optimale dans les recherches sur mobiles et tablettes, voici quelques conseils !

    Dopez votre trafic en misant sur la communauté “mobile”

    Bénéficiez d’un trafic supplémentaire avec un SEO mobile renforcé. Google favorise le positionnement des sites mobile friendly ! Mettez toutes les chances de votre côté pour apparaître sur la première page des résultats de recherche mobiles afin de bénéficier d’un nombre de visites beaucoup plus important.

    Multipliez vos sources d’acquisition en utilisant les leviers dédiés aux comportements mobiles

    Augmentez le taux de clic de vos annonces de 5% en ajoutant un numéro de téléphone à ses annonces AdWords (Source : Google)

    Favorisez l’interaction des mobinautes avec vos annonces en proposant un message dédié enrichi d’une extension d’appel. Les mobinautes appuient sur un bouton via leur smartphone et vous appellent directement. Touchez les internautes proches de votre point de vente physique en paramétrant vos annonces mobiles qui s’affichent de façon localisées.

     Démarquez-vous de la concurrence en utilisant Google My business

    Huit secondes, c’est le temps moyen passé par les internautes à lire les résultats de leur recherche sur Google (Source : Étude « Eye Tracking 2015 » – Mediative). Donnez les bonnes informations au bon moment grâce à votre présence sur Google My Business : coordonnées, horaires d’ouverture, redirection vers votre site mobile… Générez du trafic en magasin en travaillant la vitrine de votre entreprise pour ceux qui vous cherchent via leur smartphone sur Google Map et Google Search.

    Générez plus de conversions en simplifiant l’expérience d’achat sur votre boutique mobile

    37% des acheteurs en ligne ont effectué au moins un achat sur mobile en 2015 (source : RetailMeNot) et la croissance des dépenses m-commerce en 2016 se confirme (prévision : +44% en 2016, d’après RetailMeNot). Proposez un parcours d’achat mobile simple et efficace dès maintenant !

    Rassurez les internautes en personnalisant leur expérience mobile

    Fluidifiez l’expérience d’achat en proposant des pages de contenu dédiées au mobile. Elles permettent de répondre directement aux questions des mobinautes : “qui sommes-nous?”, “comment nous contacter”, « quels sont les modes de livraisons ? de paiement ? » etc. Collez aux attentes des mobinautes pressés en créant un contenu court, clair et pertinent de quelques phrases.

    Favorisez une expérience simple et rapide en optimisant l’ergonomie de votre site mobile

    73% des visiteurs d’un site e-Commerce abandonnent leur parcours d’achat après 2 minutes s’ils ne trouvent pas ce qu’ils cherchent (Source : Étude de Marketing Sherpa – 2014). Privilégiez donc la simplicité du parcours d’achat pour inciter à l’achat.

     Favorisez l’accès à vos produits avec une navigation optimisée mobile

    Proposez une navigation rapide avec la recherche à facettes et un moteur de recherche pertinent. Aidez les mobinautes à faire leur shopping avec le moins de clics possibles en disposant de la fonctionnalité du “scroll à l’infini” dans la liste des articles.

     Procurez une expérience de shopping agréable en misant sur l’interactivité de vos fiches produits

    Visez la création de fiches produits complètes et efficaces en les agrémentant de fonctionnalités qui vous permettent de vous différencier : de multiples visuels produits de bonne qualité, un affichage dynamique des prix et des prix barrés, visualisation de l’état du stock, quantité disponible intégrée, descriptif complet, avis clients, ventes suggestives,…

    Proposez tous les outils indispensables au déclenchement de l’achat en adaptant vos modes de livraison et vos moyens de paiement

    Proposez une gestion optimisée du panier en intégrant des modes de livraison adaptés au mobile

    Paramétrez Colissimo, Mondial Relay ou bien encore DPD pour la version mobile de votre site. Augmentez votre taux de transformation sur mobile en utilisant un mode de livraison optimisé mobile, efficace et rassurant, qui permet le suivi en ligne des commandes.

     Facilitez l’étape “paiement” sur smartphone

    10% des abandons de panier proviennent d’un processus de commande trop long (Fevad). Facilitez le paiement mobile en utilisant un mode de paiement optimisé Mobile : Payline ou PayPal dont l’expérience est automatiquement optimisée pour le mobile. Rendez le paiement pratique et rapide en profitant par exemple de la fonctionnalité ‘Paiement en 1 clic’.

     Pensez à optimiser vos sites mobiles au tout nouveau format de pages web Google AMP

    Proposé par Google début 2016, le nouveau format de pages web appelé AMP (Accelerated Mobile Pages) permet d’améliorer les performances des sites mobiles grâce à un affichage 90% plus rapide. En effet, le format AMP permet d’optimiser les pages trop lourdes/volumineuses pour accélérer le chargement des pages sur mobile, en affichant par exemple uniquement les images lorsque l’internaute fait défiler la page, (pas de JavaScript, ni de formulaires).

    Aujourd’hui, si très peu de sites utilisent cette technologie, Google vient d’annoncer que les sites adoptant ce nouveau format bénéficieront d’une meilleure visibilité dans les résultats mobiles. Alors, pensez à adopter le format AMP en 2017.

     

  • #MMAFP – Retour sur l’un des temps forts- l’Hyper Humanité par Joël de Rosnay

    Comment le mobile va changer le monde ?

    La MMAF Mobile Marketing Association a organisé sa quatrième édition Jeudi 1er décembre 2016.

    Parmi les temps forts
    L’intervention de Joël de Rosnay sur le thème de l’hyper humanité, grand vulgarisateur des sciences et des technologies qui « surfe » lui-même sur les vagues du présent…

    j2Morceaux choisis : 

     1-L’entreprise sera transparente

    L’entreprise de demain c’est partager des valeurs : respect, générosité, l’éthique…
    Plus que jamais, l’open sera de rigueur : plus d’entre soi ou de secrets financiers.Il faudra, faire confiance aux directeurs de l’intégration numérique et oublier les DSI. Vive les DIN : Direction de l’intégration numérique !

    2-L’entreprise sera libérée  

    D’ici 2030, 44 millions d’Américains travailleront en indépendants sur une base hebdomadaire régulière. L’entreprise de demain sera fluide. Pourquoi ? Parce qu’avec les technologies et le digital, les pyramides sont en train de s’aplatir. La hiérarchie n’existe pas ou peu, chacun est responsable de ses actions. Il ne s’agira plus d’un management centralisé ou de contrôle, mais de communication, de partage et de confiance. En ce sens, l’entreprise doit passer du rapport de force au rapport de flux. 2030, signe la fin du salariat ! Les entreprises deviennent des coopératives d’indépendants.

    3- L’entreprise sera submergée par l’infobesité et la rareté du temps

    Le risque, dans cet univers ultra connecté, c’est de ne pas réussir à se débrancher… A l’heure où nous sommes confrontés à deux contraintes : la pléthore d’informations et la rareté du temps, les burn-out font des ravages. Il devient urgent d’apprendre à gérer son temps !

    4-L’entreprise jouera collectif et sera plus féminine

    L’expression « Mon entreprise » est dépassée, on dira « notre entreprise »Le manager de demain saura composer le lien social, et devra apprendre à intégrer le mieux possible les travailleurs nomades et fédérer les équipes distribuées aux quatre coins du globe !Il faudra aussi miser sur les jeunes pour s’imprégner d’une culture de startup et intégrer au moins 50% de femmes aux comités exécutifs sous risque de disparaître…

    5- Les disrupteurs seront les nouvelles formes d’entreprises

    La disruption, est une révolution mais elle est aussi source de partage et de personnalisation. La disruption est le passage d’une société de l’information à une société de recommandation, qui s’illustre dans toutes les entreprises « ubérisantes », à savoir les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple ) et les NATU ( Netflix, AirBnB, Tesla, Uber).

    6- GAFA et NATU sont des entreprises Etats !

    Ils constituent des fines couches qui se superposent à d’énormes systèmes de distribution (où résident les coûts) et qui s’interfacent avec une multitude de personnes (où se trouve l’argent). Ils ont le cash, la capitalisation boursière et les moyens de vendre dans le monde leurs services et leurs produits sans payer d’impôt dans les pays où ils se développent.

    6-L’entreprise fae à l’intelligence artificielle

    Quelle place restera t-il à l’homme, à l’empathie, à la bienveillance, à l’humour et à la créativité face aux machines ? Il ne faut pas avoir peur de l’intelligence artificielle, le cerveau est une machine beaucoup plus sophistiquée que tout réseau d’ordinateurs actuel, et ce qu’il est possible de faire avec des algorithmes a ses propres limites.

     7- L’industrie du numérique s’appuiera sur un écosytème

    Prévision de la fin d’Internet : l’écosystème numérique reliera toutes les activités professionnelles (production, services, éducation, culture, économie…)

    8- Le numérique démocratise l’énergie

    La production décentralisée d’énergie va nous permettre d’entrer dans une période de démocratie énergétique, on parle d’une énergie en peer-to-peer.

    9- Le Numérique et le MUP

    L’Industrie 2.0, ou comment les TPE et PME vont fédérer les unes avec les autres, en complémentarité avec les grandes entreprises, grâce à l’impression 3D, ou « micro usine personnalisée ».

    Annie Abela Lichtner

  • Marketers : comment se préparer pour le rush de Noël et les soldes en M-commerce

    5 conseils pour préparer les marketeurs à l’approche des fêtes de fin d’année

    Par Sarah Rolland, Senior Customer Success Manager Appsflyer

    Alors que la saison des fêtes de fin d’année se profile, beaucoup de magasins se préparent pour ce grand rush. Pour autant sont-ils préparés à une augmentation significative des ventes sur mobile ? Si certains prédisaient cette année un pic d’augmentation aux US  de 42 % (Emarketer) quant au Black Friday et Cyber Monday, la France  n’a pas encore adopté ce modèle. En effet, selon  une étude réalisée l’année précédente* le pays affiche encore un taux d’adoption relativement faible avec 23 % des e-commerçants qui déclarent organiser des opérations promotionnelles à l’occasion du Black Friday, contre 56% en Espagne et 28% en Italie. La tendance est malgré tout à la hausse année après année.

    Cela peut sembler un peu tard pour se préparer pour les fêtes, mais il y a encore beaucoup de choses que les marketeurs peuvent réaliser pour profiter au maximum de cette saison !

    Voici 5 conseils décisionnels, dont les marketeurs peuvent tirer parti pour réaliser une saison record lors de ces fêtes !

    1. Chercher à acquérir de nouveaux utilisateurs aussi tôt que possible.

    Plus tôt la société attire de nouveaux utilisateurs, plus l’entreprise ne pourra récolter des données sur leurs habitudes et leurs préférences avant le pic de la période d’achats. C’est un gain de temps pour rendre les actions sur l’engagement beaucoup plus efficaces dans les périodes cruciales. Comment bénéficier de nouveaux acheteurs sur mobile lors de périodes importantes et notamment les soldes d’hiver ?  Il est important de se concentrer sur l’augmentation des installations en amont pour tirer le meilleur parti du pic de la période d’achats. Les sociétés doivent démarrer leurs campagnes d’acquisition d’utilisateurs dès maintenant.

    1. Multiplier les canaux pour attirer les acheteurs de fin d’année.

    Pour tirer profit au maximum du pic de la saison d’achats, les enseignes doivent communiquer aux utilisateurs via tous les canaux. C’est l’une des rares occasions où elle pourra être relativement agressive dans sa communication : pendant cette période, les acheteurs sont plus réceptifs aux offres et aux rappels, particulièrement si l’entreprise proposent des promotions à durée limitée. Personne ne veut rater une super promotion ! Il faut pouvoir envisager le retargeting, le push et les emails, qui sont des canaux efficaces pour augmenter l’engagement.

    1. Planifier selon la plateforme, les utilisateurs Android et iOS se comportent différemment.

    Un exemple marquant des publicités à la TV avec un utilisateur de PC et l’autre sur Mac annonçait déjà les comportements utilisateurs. En effet, ils se retrouvent parmi les acheteurs sur mobile également, avec iOS contre Android. Les utilisateurs Android étendent souvent leur shopping bien après le mois de novembre. Le pic d’installations non organiques sur Android survient pendant Cyber Monday et la semaine consécutive connaît toujours une activité commerciale soutenue. A l’inverse, les utilisateurs d’Apple sont des acheteurs plus précis. Pour eux, le pic survient lors du Black Friday et se limite à deux semaines aux Etats-Unis par exemple. Les marketeurs doivent donc s’assurer que leurs plans prennent en compte ces deux profils d’acheteurs.

    1. Diversifier ses sources médias pour maximiser les profits.

    Plus il y aura d’options de placement média, plus une entité pourra prévoir une optimisation de marge et ainsi une continuité axée sur les données. Des campagnes bien optimisées permettent aux marketeurs de dépenser le moins possible tout en générant des retours sur investissement maximals. En élargissement la portée à une plus grande base d’utilisateurs sur différents médias, il sera ainsi plus facile de maximiser  ses chances d’attirer de nouveaux acheteurs intéressés, ce qui peut aider à maintenir les taux de conversions. Pour cela il faut pouvoir s’assurer que les partenaires médias sélectionnés soient capables de proposer un ciblage précis.

    1. Sur iOS, tirez profit du rush d’installations des nouveaux possesseurs de smartphones.

    Souvent beaucoup de consommateurs espèrent obtenir un iPhone pendant ces fêtes. Lorsqu’ils ouvriront ces boîtes, ils seront impatients de remplir leurs smartphones de nouvelles applications. Il faut pouvoir saisir cette opportunité de leur faire découvrir la vôtre. Pourquoi ne pas commencer la nouvelle année avec un volume de nouveaux utilisateurs d’iPhone.

    Toutes ces analyses offrent aux marketeurs des informations pouvant les aider à capitaliser sur la croissance rapide du shopping sur mobile en cette fin d’année. Et même si les grandes journées de shopping approchent à grand pas, il est encore temps d’agir pour encourager les installations d’applications de vente, ainsi que l’engagement sur ces applications pendant les périodes clés. Et bien sûr, effectuer un suivi de ce qui aura bien fonctionné cette année, car les applications shopping ne seront que plus populaires lors de la prochaine saison de noël 2017 !

     

    *Etude Prestashop Novembre 2015 auprès de 2000 e-commerçants en Europe et aux Etats-Unis

     

  • 5 Prédictions Marketing pour les 5 années à venir

    5 PRÉDICTIONS MARKETING POUR LES 5 ANNÉES À VENIR

    Par Bruno Schreiber, Directeur Commercial France d’Emarsys

    Les prédictions ont toujours tenu une place importante au sein de notre culture. À la fin de chaque année, nous nous arrêtons pour faire le point sur ce que nous avons appris, ce qui a changé, et nos prévisions pour l’année qui débute. Nous considérons cela comme une opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre, d’apprendre de nos erreurs, et de nous fixer des objectifs pour nos futures actions, de nouveaux défis à relever.

    Cette attitude est tout aussi cruciale pour les professionnels du marketing. Alors que le monde du marketing poursuit son évolution fulgurante, et souvent imprévisible, il est primordial d’évaluer en permanence l’état du marché afin de conserver un avantage compétitif, sous peine d’être laissé à la traîne.

    Voici cinq prédictions qui selon nous devraient guider les professionnels du marketing au cours des cinq prochaines années, et nous vous donnerons quelques conseils pratiques pour les suivre.

    1/ LES DONNEES CROSS-CANAL CONNECTENT LE MONDE DECONNECTE AU MONDE CONNECTE (O2O)

    Les distributeurs e-commerce, quel que soient la taille de leur organisation ou leur spécialité, continueront d’envisager la convergence entre les canaux en ligne et hors ligne, les lignes s’estompant toujours plus entre l’expérience en boutique et son équivalent en ligne. Aujourd’hui l’expérience du consommateur hors ligne, comprend l’examen sur place d’une devanture, l’essai de vêtements, le saut d’une étagère à l’autre à la recherche d’un produit précis, ou encore le simple touché des produits convoités. Les consommateurs font la queue pour acheter leurs produits avec l’aide d’un employé ou d’une machine automatique, embarquent leurs achats puis repartent vers leur prochaine destination. Ce processus est pénible pour plusieurs raisons; il requiert la gestion d’un stock important, il est chronophage et souvent frustrant pour les consommateurs. Une frustration que nous connaissons tous, vu que nous participons à ce processus chaque jour, parfois plusieurs fois par jour.

    Mais l’intégralité de l’expérience hors ligne et en ligne va converger dans les années à venir. Les consommateurs iront en boutique pour flâner, passer en revue et comparer les articles, mais la commande, elle, sera faite via un compère portatif. Dans le même temps, l’achat en ligne sera exécuté et livré au domicile d’un client sans les tracasseries du processus traditionnel d’encaissement, ni la corvée de charger les produits dans la voiture ou les transports en commun. Dans ce commerce du futur, les magasins ne tiendront plus d’inventaires. À la place ils présenteront des échantillons permettant au consommateur de choisir le bon produit. Les professionnels du marketing n’en sont plus à proposer les mêmes produits sur différents canaux. Ce sont maintenant les canaux, qu’ils soient hors ligne ou en ligne, qui dictent le contenu.

    “Les clients se comportent très différemment en fonction du canal, qu’il s’agisse de leur réactivité ou de leur stratégie d’achat ; tenir compte de cela dans l’élaboration d’un cadre de communication en plusieurs étapes est le défi que nous devons à présent relever.” – Daniel Eisenhut, Head of Professional Services chez Emarsys.

    C’est pour cette raison que nombre des dernières conversations sur le Big Data ont tourné autour du fait de faire parler les données provenant de sources et de canaux différents, toujours dans le but d’en apprendre davantage sur les clients et les opportunités ratées. Les professionnels du Marketing doivent avoir une vision claire de ce qu’ils cherchent à accomplir en combinant les données de différents canaux en ligne et hors ligne ; et en plaçant le client au centre de l’équation en toutes circonstances, quel que soit le canal.

    Beaucoup des distributeurs e-commerce investissent dans le marketing cross-canal, mais récemment un nombre croissant d’entre eux ont travaillé à rendre ces canaux plus efficaces en rendant les transactions efficientes et mesurables, indépendamment du canal lui-même, qu’il soit hors ligne ou en ligne.

    2/ DU MOBILE-FIRST AU MOBILE-ONLY

    La croissance du marketing mobile s’est accélérée durant la dernière décennie. Nous avons constaté l’adoption par différentes organisations de stratégies allant du développement d’applications mobiles à l’utilisation de notifications, en passant par l’email mobile, les technologies portatives, et plus encore… Les consommateurs comptent plus que jamais sur leurs smartphones, et l’utilisent avant de prendre une décision en visitant des sites web ou des applications ; une tendance qui ne fera que s’accentuer dans les années à venir.

    Chaque année, la technologie mobile devient plus intuitive, plus fonctionnelle et plus sophistiquée. Selon un communiqué de presse de Gartner au premier trimestre 2016 :

    “Les ventes mondiales de smartphones aux utilisateurs finaux ont atteint 349 millions d’unités au premier trimestre 2016, une augmentation de 3,9% par rapport à la même période en 2015  […] Les ventes de smartphones représentaient 78% des ventes totales de téléphones portables au premier trimestre 2016.”

    Nous allons passer d’un monde où le développement pour mobile occupe une place secondaire à un monde où elle est sera devenue prioritaire. Les entreprises e-commerce vont enfin transformer les expériences d’achat pour les rendre complètement mobiles.  Cette approche tout-mobile sera innovante, en allant bien au-delà d’une conception basique pour plutôt intégrer des sites web et des expériences d’achat réactives. L’expérience tout-mobile conduira à des expériences d’achat sur-mesure, conçues d’abord pour mobiliser l’utilisateur sur son appareil portable.

    Les applications comme Tinder et Uber ont fixé une nouvelle norme en termes d’interfaces et d’expériences. Ces applis sont simples et ont été conçues pour une expérience mobile magnifique et intuitive. Puisque ces applis ont rencontré des taux d’adoption fulgurants, pourquoi les entreprises e-commerce ne “tinderisent” et n’”uberisent”-elles pas l’expérience d’achat en ligne ? Dans les cinq prochaines années, les consommateurs n’auront qu’à faire glisser leurs doigts en tous sens sur l’écran de leurs appareils mobiles pour faire leurs choix. Une fois que le consommateur est prêt à effectuer la transaction ? Facile, l’achat est fait en un clic, et les produits livrés à son domicile.

    Afin de rester compétitifs et innovants dans ce monde connecté, les professionnels du marketing doivent continuellement piloter et tester des stratégies mobiles auprès d’un petit échantillon de leurs utilisateurs (publics cibles). Si une marque ralentit son rythme d’innovation mobile, ou interrompt les tests et l’optimisation pour les appareils mobiles, elle met en péril la fidélité de ses utilisateurs actuels ainsi que l’acquisition de nouveaux clients.

    3/LE SOCIAL COMMERCE ET FACEBOOK PAYMENT

    Le Social Commerce, l’utilisation d’un réseau social dans le contexte de transactions e-commerce, va devenir un canal d’achats dominant. Alors que la vogue des réseaux sociaux et du e-commerce ne cesse de s’amplifier, de nombreux distributeurs ne sont pas encore au clair sur l’intégration du social commerce dans leurs stratégies d’acquisition. Pourtant, en 2015, Pinterest a lancé le bouton “Achetez-le” et Instagram a créé un programme publicitaire extensif appelé “Instagram Ads”. Au même moment, d’autres média sociaux comme Twitter et YouTube ont aussi mis à jour leurs sites web et leurs applis mobiles pour privilégier les achats e-commerce directement depuis leurs sites, ce qui définit clairement une tendance à la multiplication des options de social commerce dans un futur proche.

    Un article récent de Marketing Week, intitulé “Social commerce : dans quelle mesure les consommateurs sont-ils disposés à acheter à travers les médias sociaux ?” révèle plusieurs statistiques étonnantes :

    “Plus de la moitié (56%) des consommateurs qui suivent une marque sur les réseaux sociaux disent qu’ils le font pour découvrir les produits. La recherche montre que ces individus, surnommés “acheteurs sociaux”, intègrent la visite des réseaux sociaux dans leur comportement d’achat quotidien, et y puisent l’inspiration de leurs achats dans les images qu’ils y voient. Presque un tiers des acheteurs en ligne (31%) disent qu’ils utilisent ces canaux pour chercher de nouveaux produits à acheter. Facebook est le réseau le plus populaire actuellement (26%), suivi par Instagram (8%) et Pinterest (6%).

    Le plus gros facteur de changement dans ce domaine pourrait d’ailleurs être l’acquisition récente par Facebook d’Oculus VR, leader de la technologie de réalité virtuelle (RV). Comment se fait-il que Facebook ait jeté son dévolu sur cette entreprise technologique ? Quel potentiel y ont-ils décelé ? Facebook avance sur plusieurs fronts, y compris l’intégration de la RV sur sa plateforme, mais plus important encore, la firme développe un nouveau service qui permet aux utilisateurs d’envoyer de l’argent via son application de messagerie instantanée, Facebook Messenger. Ce service permet aux utilisateurs de se transférer les uns aux autres (et non à des entreprises) de l’argent, où qu’ils soient.

    Au fur et à mesure que Facebook progresse et continue d’embarquer de nouvelles technologies, telles qu’Oculus, il deviendra la plus grande plateforme d’achat au monde, projetant du même coup le concept de social commerce sous les projecteurs. Les autres médias sociaux devront être réactifs pour répondre aux attentes des consommateurs en social commerce.

    4/ L’E-MAIL ÉVOLUE D’UN CANAL DE MASSE À UN CANAL TRANSACTIONNEL

    Nombreux sont ceux qui ont prédit la mort de l’email, et cette rumeur a persisté longtemps après l’avènement des média sociaux. Certains soupçonnaient l’introduction des flux RSS de sonner le glas de l’email, d’autres les MMS, mais des années plus tard tous les prophètes de malheur ont été démentis, et le canal est plus fort que jamais, continuant de croître en volume et en usages.

    Historiquement, l’email a toujours été un canal gagnant pour les détaillants de toutes sortes. Ce canal, puissante bête de somme, entraîne le trafic, la mobilisation, et finalement les transactions sur un site web e-commerce ou une application mobile. Pouvez-vous imaginer un monde où les emails incluent un bouton permettant une interaction directement dans l’e-mail ? Acheter maintenant ? Dans un avenir proche, les détaillants seront capables d’envoyer un email directement à leurs clients afin que ces derniers réalisent leurs transactions directement dans cet email. L’email deviendra l’un des plus gros canaux de transaction sur terre, évoluant bien au-delà d’un canal de trafic. Google a déjà développé une technologie propriétaire appelée Pony Express qui permettra aux consommateurs de payer leurs factures directement dans un email. D’autres méthodes pour faire des affaires instantanément à réception d’un email suivront bientôt.

    Comment se fait-il que ce canal, dont beaucoup ont prédit la mort il y a des années, soit encore en pleine croissance ? L’email est la “couche tissulaire” du web, et c’est notre identifiant unique ou, en d’autres mots, notre “carte d’identité numérique”. Récemment, même Twitter s’est mis à envoyer par email des résumés des tweets les plus importants des gens suivis par un utilisateur Instagram. Twitter, par exemple, a compris l’importance des notifications par email, et a créé un service simplement dédié à l’envoi par email des mentions de hashtags Twitter à ceux qui veulent les suivre. Même de puissants géants des réseaux sociaux tels que LinkedIn et Facebook ne se séparent pas des notifications par email, car ils savent que c’est tout simplement le liant qui renvoie leurs utilisateurs vers le site encore et encore.

    5/ LES MACHINES RÉPONDENT ENFIN AUX PROMESSES DE PERSONNALISATION

    La personnalisation n’est pas un concept nouveau. Les détaillants et les propriétaires de boutiques ont cherché à créer une expérience personnalisée pour les consommateurs depuis des siècles à cause de l’immense impact de la pertinence et de la personnalisation sur les consommateurs. Dans le passé, par exemple, le boutiquier local mémorisait les anniversaires, les noms des membres de la famille, et même les produits préférés de son ou sa client(e). Et qu’arrivait-il si un client régulier oubliait son portefeuille ? Le boutiquier disait gentiment, “pas de problème, vous me réglerez la prochaine fois”. Assurément, les professionnels du marketing e-commerce ou les détaillants n’essaient pas de faire MOINS de personnalisation. Mais avec l’explosion des nouveaux canaux, les énormes masses de données, les fichiers clients complexes, et des milliers et milliers de variations de ce que signifie une expérience personnalisée en fonction de chaque consommateur, la personnalisation à taille humaine n’est simplement pas capable de suivre.

    Les professionnels du marketing ont évolué au-delà des facultés humaines de personnalisation, vers un monde de réseaux neuronaux, d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle. Et toutes ces technologies tiennent enfin leurs promesses de personnalisation. Les professionnels du marketing les utilisent pour impulser les campagnes publicitaires, choisir le contenu, déterminer les offres, sélectionner les rabais, décider des canaux de diffusion et, oui, même pour optimiser au mieux la communication avec les clients importants.

    Le monde du e-commerce va faire expérimenter un tournant radical vers encore plus de processus automatisés, particulièrement en ce qui concerne le marketing et la personnalisation. Les entreprises e-commerce s’appuient sur leur capacité à personnaliser le parcours client, et à créer des expériences qui incitent les clients à revenir encore et encore. De plus, les entreprises e-commerce tentent de réduire leurs frais généraux autant que possibles, afin de pouvoir vendre leurs produits à des prix plus compétitifs, et avec une marge de profit plus importante. L’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle joueront un rôle significatif dans tous les efforts marketing des détaillants, ce qui permettra aux responsables marketing de créer des expériences en temps réel plus personnalisées tout en supprimant les coûts d’extraction manuelle de données.

    Nous avons tous vu récemment de nombreux articles expliquant comment l’apprentissage automatique bouleverse radicalement la manière dont les entreprises peuvent interpréter et exploiter des données complexes – et aussi y réagir quasiment de manière humaine et en temps réel. La popularité de cette nouvelle technologie a littéralement explosé du jour au lendemain, et elle est déjà mise à contribution dans de nombreux secteurs d’activité partout dans le monde. Les entreprises e-commerce utiliseront l’apprentissage automatique pour automatiser leurs processus de traitement de données qui auparavant étaient manuels et codés en dur, tels que le profilage et les interactions du visiteur sur le site web.

    Les entreprises e-commerce ont beau connaitre la personnalisation avancée, l’apprentissage automatique et l’IA les feront accéder à une nouvelle dimension en la matière. Les algorithmes d’apprentissage automatique sont capables de rassembler les données et de personnaliser les expériences pour chaque visiteur unique, à partir de l’analyse de leurs comportements en temps quasi réel, ce qui rend inutiles les profiles statiques basés sur des ensembles de données obsolètes ou groupés.

    L’apprentissage automatique et l’IA deviendront bien plus centraux dans le secteur du e-commerce dans les prochaines années, mais les dirigeants doivent d’abord construire leur stratégie et identifier les buts au service desquels mettre ces technologies pour pouvoir les utiliser efficacement dans leurs entreprises. Sans une stratégie soigneusement planifiée, l’apprentissage automatique peut n’être qu’un rouage d’une grosse machine absurde.

    VOTRE ENTREPRISE EST-ELLE PRÊTE ?

    Face aux nombreux changements simultanés dans les secteurs du e-commerce et de la distribution, les responsables marketing doivent en permanence tester de nouveaux canaux et s’adapter aux nouvelles manières de s’adresser à leurs publics. Ils doivent entretenir la mobilisation des consommateurs à travers la prolifération des canaux, sous peine de les perdre purement et simplement.

    Les consommateurs attendent des marques qu’elles les traitent comme des individus uniques, aux préférences évolutives. Les canaux numériquement modifiés augmentent en nombre et en complexité et, en même temps, les attentes des consommateurs augmentent plus rapidement que jamais. Les prochaines années seront une période de transformation pour le e-commerce et les distributeurs en tous genres.

    Ainsi il est intéressant de se poser la question, comment votre entreprise se prépare-t-elle au tournant marketing à venir dans les cinq prochaines années ?

    Bruno Schreiber, Directeur Commercial France d’Emarsys.

  • Comment analyser et booster votre SEO ?

    Comment analyser et booster votre SEO avec 5 outils stratégiques ?

    par Laurent Bizot, Directeur Expérience Clients Oxatis

    Si 70% des clics sur les pages des moteurs de recherche se font sur les résultats organiques et 91% des clics dans un moteur de recherche se font sur la première page (source : Arekestall), il est vraiment important d’accorder du temps à l’optimisation SEO des pages de votre site E-Commerce !

    Voici donc la boite à outils pour optimiser votre SEO.

    1 – Analyser la structure de son site

    Les sites web avec plus de 30 pages génèrent 7 fois plus de prospects (Source : ArekEstall). Proposer un grand nombre de pages organisées de manière logique aux internautes est une priorité pour atteindre vos objectifs commerciaux. Analysez la structure interne de votre site et optimisez votre architecture. Vos catégories et sous-catégories de produits sont-elles pertinentes et intuitives pour les internautes ?

    Utiliser des outils de Crawling : structurer son site !

    93% des internautes français utilisent Google, totalisant à lui seul 50% de l’audience des sites E-Commerce de l’hexagone. Utilisez des outils de crawling (analyse) et parcourez votre site comme les robots de Google. LinkExaminer est un crawler gratuit et facile d’utilisation. Renseignez simplement l’URL de votre site web : le logiciel affiche des lignes en vert ou en rouge en fonction de la détection d’erreurs (404, erreur serveur,…).

     Et pour aller plus loin :

    Vous pouvez aussi utiliser l’outil Screaming Frog SEO qui analyse l’architecture en profondeur de votre site ainsi que les URLs, titres des pages, présence de balises de structure, nombre de liens internes et externes,…

    2 – Auditer les indicateurs SEO de son site

    Boostez l’acquisition de votre trafic en optimisant les pages pertinentes de votre site et l’architecture de votre contenu. Utilisez-vous les balises Hn adéquates ? Vos mots-clés sont-ils placés aux endroits stratégiques (titres, images, positionnement sur le haut de la page) ?

    Utiliser des outils d’analyse de contenu : écrire pour les internautes !

    Analysez votre contenu et celui de vos concurrents grâce à SEO Quake, une extension à installer dans votre navigateur web (Google Chrome, Mozilla Firefox,…). Une nouvelle barre se positionne dans votre interface et affiche des indicateurs concernant la page web sur laquelle vous naviguez : notoriété, liens, densité de mots-clés,…

    Et pour aller plus loin :

    –       65% des 10 000 sites les plus puissants au monde utilisent Google Analytics (BuildWith). L’outil affiche les statistiques liées au trafic : mots-clés recherchés par les internautes, tunnel de conversion, pages web les plus consultées,…
    – L’outil Woorank détecte les points forts et les points faibles concernant les liens, les méta-balises, les URLs, la compatibilité mobile, la vitesse de chargement,…
    – L’outil SEO Grader est une alternative à Woorank. Gratuit, il vous suffit de rentrer l’URL de votre site vitrine, E-Commerce ou même de votre blog. Les données générales sont alors affichées.

    3 – Optimiser sa stratégie de mots-clés

    Positionnez-vous sur les mots-clés générateurs de trafic en prenant en compte leur concurrentialité. Optimisez votre longue traîne synonyme de trafic fortement qualifié : préférez l’expression “bottes Jonak rouge” plutôt que le mot-clé “chaussures”. Les internautes dont la recherche Google comprend au moins 3 mots-clés naviguent au-delà du top 3 de la 1ère page de Google. Plus la requête est précise, plus l’internaute descend dans les résultats de recherche.
    Basez-vous sur votre connaissance du produit et le positionnement de vos concurrents. Inspirez-vous également des suggestions Google et des recherches associées.

    Utiliser des outils suggestion de mots-clés : écrire pour Google !

    Les outils Google représentent une aide précieuse pour identifier et développer vos requêtes à fort potentiel pour votre activité. L’outil de planification de mots-clés d’AdWords indique le nombre de recherches réalisées sur les expressions pertinentes, il vous propose des mots-clés similaires, complémentaires. Google Trends vous renseigne sur la saisonnalité des requêtes.

    Et pour aller plus loin :

     –       Ubersuggest suggère de nombreux mots-clés liés à un thème précis. Vous tapez un mot-clé en indiquant la langue et la nature de votre recherche (web, image, etc.) et choisissez les mots-clés pertinents pour votre contenu.
    – Kgen affiche la densité des mots-clés dans une page. Utilisez-le pour analyser le contenu de vos concurrents.

    4 – Suivre la qualité de ses backlinks

    La présence de liens entrants est considérée comme l’un des facteurs principaux de positionnement des sites web dans les pages de résultats. Améliorez la visibilité et les performances de votre site en soignant la qualité de vos liens externes.
    Informez-vous sur les mises à jour de Google pour mettre en place une stratégie de netlinking puissante. Une analyse précise des sites et blogs en cohérence avec votre domaine d’activité servira vos efforts SEO hero. Ils sont la cible idéale pour fournir du contenu, demander des liens de redirection vers les pages stratégiques de votre site.

    Utiliser des outils d’analyse de backlinks : faire parler de soi !

    Majestic SEO analyse et indexe le web afin d’identifier le nombre mais aussi la qualité des liens qui redirigent vers votre site. Analysez attentivement ces liens et ne conservez que les plus performants. Un équilibre doit s’opérer entre lien en no-follow (non suivis par Google) et en do-follow (suivis par Google).

    Et pour aller plus loin :

    –       Google Search Console (anciennement Google Webmaster Tools) renseigne le nombre de liens internes et externes de votre site, indique son degré de sécurité, le nombre de pages indexées.
    – Ahrefs analyse votre netlinking.
    – SEO Cleaner évalue la qualité des backlinks.

    5 – Développer une version mobile et mesurer ses performances

    Presque un Français sur deux navigue sur mobile ce qui représente plus de 30 millions de mobinautes en France (Source : MMAF). Tirez parti de ce large trafic en proposant un site en optimisé mobile. La mise à jour “Mobile Friendly” (avril 2015) de Google privilégie l’accessibilité mobile : un meilleur référencement donc plus de visites.

    Optimiser les pages de son site : activer la version mobile

    En 2016, les transactions sur internet sont effectuées à 34% par des transactions via le commerce mobile et en 2017, le m-Commerce devrait croître 3 fois plus rapidement que l’e-Commerce (source : E-Commerce Nation). Profitez de la tendance en rendant votre site E-Commerce accessible sur tous les terminaux.

    Augmenter son trafic : activer Google Search console

    Google Search Console vous aide dans le suivi de la version mobile de votre site en analysant les mêmes données que sur votre site web. Vous apprendrez aussi à améliorer votre version mobile : soyez Mobile Friendly !

    Le référencement efficace de votre site E-Commerce implique une méthodologie et des actions précises : analysez vos performances et dépassez vos objectifs. Durant les périodes phares de votre activité (saisonnalité/opérations promotionnelles), bénéficiez de trois fois plus de trafic en combinant référencement naturel et référencement payant ! Utilisez AdWords et ses liens sponsorisés comme leviers complémentaires et vous boosterez votre taux de conversion.

     

     

  • Le budget de Noël des Français devrait augmenter de 1,5% en 2016 sur les achats en ligne !

    Léger optimisme en fin d’année, le budget de Noël des Français devrait augmenter de 1,5% en 2016, porté par les achats en ligne et sur mobile

    L’étude RetailMeNot – Centre for Retail Research[1] prévoit que les Français vont dépenser plus de 67 milliards d’euros pour Noël, dont 10,9 milliards d’euros (16,3%) sur Internet.

    En résumé :

    • Les fêtes de Noël représentent une période cruciale pour le commerce de détail et devraient rapporter 67 milliards d’euros au total en France, contre 66 milliards d’euros en 2015, soit une augmentation de 1,5%. Sur la moyenne des pays européens étudiés, la croissance devrait représenter 1,6% cette année.
    • Alors que les ventes en commerce physique stagnent, les ventes en ligne continuent leur progression : le e-commerce comptera pour 16,3% des ventes totales ce Noël, en hausse de 12,6% sur un an, tandis que les ventes en magasin affichent un léger recul de 0,4%. Cette baisse reste particulièrement mesurée contrairement aux autres pays d’Europe, où on constate notamment une baisse de 1,6% au Royaume-Uni et 1,5% en Italie.
    • Les ventes sur mobile explosent au détriment des ventes sur PC : le m-commerce continue sa fulgurante ascension depuis plusieurs années et représentera 39,2% des ventes en ligne ce Noël. Les consommateurs français dépenseront au total 4,3 milliards d’euros sur smartphone ou tablette, soit une augmentation de 54% par rapport à 2015.
    • Les foyers français vont débourser en moyenne 559 euros pour Noël, les cadeaux étant le poste de dépense le plus important (315€). Ce montant reste cependant en dessous de la moyenne européenne de 623 euros par foyer. Les Britanniques sont les plus dépensières en Europe (933 euros par foyer), suivis par les Allemands (710 euros) et les Belges (596 euros).

     Il n’y a pas que les enfants qui attendent Noël avec impatience, les commerçants aussi, et beaucoup d’entre eux réalisent 20% ou plus de leur chiffre d’affaires annuel pendant les 6 semaines avant les Fêtes. 

    RetailMeNot, acteur de la promotion digitale et éditeur du site Ma Reduc et Poulpeo publie aujourd’hui les résultats de son étude annuelle réalisée par le Centre for Retail Research (CRR), qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans 7 pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël. Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens et Nord-Américains seront généreux cette année, et notamment grâce aux achats en ligne qui vont représenter plus de 16% des ventes et qui vont dynamiser les ventes dans leur ensemble.

    Les dépenses de Noël continuent d’augmenter malgré la crise

    Les semaines précédant les Fêtes de Noël sont habituellement une période cruciale pour les commerçants. Malgré les nombreuses incertitudes qui pèsent sur plusieurs pays comme la mise en place du Brexit au Royaume-Uni, ou le taux de chômage qui reste élevé en France, les consommateurs ne sont pas prêts à sacrifier leurs moments en famille lors des fêtes de fin d’année. Les dépenses de Noël devraient augmenter de 1,6% en Europe pour 2016, la France se situant dans cette moyenne avec une augmentation de 1,5% avec 67 milliards d’euros de dépenses attendues pour la fin d’année. Toutefois, les consommateurs seront très attentifs aux prix et vont chercher des réductions pour faire des économies. Selon une étude YouGov pour Ma Reduc [2] 47% des personnes interrogées affirment que les achats de Noël réalisés sous promotion leur permettront de faire des économies tout en se faisant plaisir.

    Comme chaque année, c’est aux Etats-Unis que l’on prévoit les dépenses les plus élevées avec 568 milliards d’euros (+2,2%), suivi de loin par le Royaume-Uni (89 milliards d’euros, +1,9%), puis par l’Allemagne (75,6 milliards d’euros, +2%)

    Le e-commerce progresse d’année en année….

    Les ventes en ligne augmentent mécaniquement chaque année pendant les semaines précédant Noël. Ce phénomène peut s’expliquer par l’étendue du choix, mais aussi la compétitivité des prix et le confort d’achat.Comme l’année dernière, les ventes en commerces physiques accusent un très léger recul avec une baisse de 0,4% en France prévue pour 2016, comme en 2015 (-0,5%). Néanmoins, il s’agit de relativiser la baisse car les ventes en magasin sont toujours loin devant les ventes en ligne et représenteront 84% des ventes au total, soit 56 milliards d’euros de dépenses, contre 10,9 milliards d’euros pour les dépenses sur le web. Chez nos voisins européens, c’est l’Espagne qui connait la plus forte hausse du e-commerce avec une croissance de 33%, suivie par l’Italie avec +30% ; Leurs chiffres d’affaires e-commerce restent cependant relativement faibles comparés à leurs voisins anglais (24 milliards seront dépensés en ligne au Royaume-Uni, contre 3,6 milliards d’euros en Italie et 3,5 milliards en Espagne).

    capture-decran-2016-11-04-a-11-04-44…Et le m-commerce explose

    Les utilisateurs de smartphones et de tablettes ont complètement transformé le modèle de la vente en ligne et ceci se confirme aussi pour Noël. Les sites d’e-commerce sont maintenant accessibles pratiquement partout, et de plus en plus optimisés pour une utilisation mobile. Cette transformation oblige les commerçants à s’adapter, ils doivent non seulement investir dans les développements technologiques mais aussi mettre en place une stratégie multicanale cohérente à travers tous les « écrans » (tablettes, PC, smartphones) et toutes les offres disponibles en magasin. Le m-commerce devrait continuer son ascension fulgurante en France cette année, avec une augmentation des ventes attendues de 49% sur smartphones, de 62% sur tablettes et de 54% au global sur mobile (soit smartphone et tablettes combinés). Les ventes sur PC en revanche seront en baisse avec un recul de 4% par rapport à 2015, mais compteronttoujours pour 61% des ventes en ligne.

    capture-decran-2016-11-04-a-11-04-53Les postes de dépenses les plus importants pour les fêtes de Noël sont….

    Les cadeaux bien sûr ! En France, ils représentent 315€ par famille, sur un budget total de 559€ pour 2016. [3] En France, le podium est composé par les vêtements, suivis par les produits électroniques grand public (tablette, PC, jeux vidéo, électroménagers…) et les jouets. Les familles consacrent également un budget important à la nourriture (177€) ou aux déplacements pour se réunir avec leurs familles (50€ en moyenne en France). Les postes de dépenses sont néanmoins moins élevés que chez nos voisins britanniques, allemands et belges, qui dépenseront respectivement 933 euros, 710 euros et 596 euros pour les Fêtes.

    Anne-Marie Schwab, Directrice Générale France chez RetailMeNot commente « Noël est une période cruciale pour les enseignes et pour beaucoup d’entre elles, elle représente 20% ou plus de leur chiffre d’affaires annuel. Historiquement, c’était un temps à prix forts, avec très peu d’offres et réductions disponibles. Pour trouver de bonnes affaires, les Français étaient obligés d’attendre la période après Noël, et en particulier les soldes. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, les consommateurs ont la possibilité de mettre les marchands en compétition ce qui a créé un nouveau dynamisme sur le marché. Le consommateur en 2016 est technophile, agnostique sur les canaux et prêt à se rendre chez l’enseigne concurrente si elle lui propose une meilleure offre.

    Pour séduire les clients, la promotion est ainsi devenue une arme de bataille incontournable pour les marchands. Ils devraient encore multiplier les offres et réductions cette année pour répondre à l’attente des clients de trouver le meilleur prix, avec un point culminant lors du Cyber-Weekend, le dernier week-end du mois de Novembre. Les consommateurs, quant à eux, répondent massivement et les ventes de Noël devraient encore croître cette année, malgré un contexte économique qui reste tendu. »

     

  • Comment optimiser votre stratégie de marketing mobile ?

    L’heure est-elle venue, pour votre marque, de se lancer sur le mobile ?

    Par François Rychlewski, Directeur Commercial Europe du Sud de Marketo

     Le marketing mobile, si vous ne le pratiquez pas encore, regroupe un éventail de stratégies commerciales permettant aux organisations de communiquer d’une manière interactive et pertinente à l’aide de n’importe quel appareil mobile. Votre approche évoluera peut-être au fil du temps, mais vos motivations resteront les mêmes : enchanter le consommateur, l’engager et lui vendre vos produits !

    Le marketing mobile a ceci de spécial qu’il demande à l’audience de donner son accord expressément (principe de « l’opt-in ») et se pose donc en formidable mode de communication avec des consommateurs très engagés. Et plus ils sont engagés, plus ils seront enclins à répondre activement à vos incitations à passer à l’acte d’achat, ce qui se traduira par un taux de conversion et des revenus plus élevés par la suite. Il faut donc tirer le meilleur parti de l’intérêt qu’ils manifestent en mettant en œuvre la tactique appropriée.

    Voici les 5 techniques les plus répandues pour une stratégie de marketing mobile efficace: 

    1. Messagerie mobile

    La messagerie mobile se compose traditionnellement de deux technologies : le SMS et le MMS. Néanmoins, avec l’apparition d’applications de messageries telles que SnapChat, WeChat et LINE, le message mobile a pris une nouvelle dimension, s’imposant comme la plate-forme préférée du consommateur.

    Les SMS et les MMS  demeurent toutefois de puissants canaux de communication si l’on considère que le taux d’ouverture des premiers est de 98%, selon VentureBeat, avec un taux de clic de 15% en moyenne pour les MMS. Il faut néanmoins veiller à ce que ces messages, qui sont reçus sur un appareil souvent personnel, ne soient pas perçus comme du spam en étant trop intrusifs.

    L’une des meilleures techniques pour tirer parti des SMS/MMS consiste à créer un code court, à savoir un code numérique fourni par le fournisseur d’accès et qui vient se substituer aux URL. Ce code court permet d’envoyer un message mobile à votre cible, présenté de la sorte : « Envoyez ‘’shop’’ au 99999 pour obtenir un bon de réduction de 10% valable sur votre prochain achat ». Il s’agit pour la marque d’une technique simple, permettant de stimuler l’engagement à grande échelle puisque le même code court peut être utilisé par des personnes vivant dans différentes régions.

    1. Site web mobile

    Disposer d’un site mobile est sans conteste une évidence aujourd’hui, mais il convient de souligner un élément important : le public utilise davantage son téléphone que son ordinateur de bureau pour surfer, comme l’a récemment rapporté comScore. Il est donc nécessaire d’offrir une vitrine plaisante au consommateur quel que soit l’appareil mobile qu’il utilise. Pour de nombreuses entreprises, le site web mobile est le principal point d’accès à leur offre. Ainsi, pour tirer pleinement parti de l’internet mobile, les pages de votre site web doivent se charger très rapidement et correctement sur n’importe quel appareil. Il suffit pour cela d’opter pour le design adaptatif, qui garantit un affichage sur tous types et formats d’écran sans nécessiter de créer un site web distinct. Ainsi, vos contenus sont toujours lisibles partout, ce qui améliore l’expérience utilisateur et permet à Google de parcourir et d’indexer vos pages à des fins de référencement et pour augmenter le trafic sur son moteur de recherche.

    Si vous ne disposez pas encore d’un site web adapté aux écrans des appareils mobiles, voici les trois grands piliers qui sous-tendent ce type d’infrastructure :

    • Un design fluide :un site web comporte généralement des pixels fixes de taille unique. Mais parce que les consommateurs utilisent des appareils mobiles dont la taille de l’écran varie (ordinateurs portables, smartphones tablettes…), le contenu doit impérativement être en pourcentages et non en pixels rigides afin de pouvoir s’adapter à la résolution de l’appareil utilisé. Ainsi, lorsque la résolution change en fonction de l’écran ou du navigateur, chaque élément de la grille s’adapte aux proportions définies.
    • Des images fluides :les images fluides s’adaptent elles aussi en fonction de la résolution de l’écran et de la taille de la grille. Cela suppose de prévoir des lignes de code qui permettent l’agrandissement et le rétrécissement des images par le navigateur lorsque nécessaire.
    • Les media queries :il s’agit de règles qui peuvent s’appliquer, lorsque certaines conditions sont remplies, pour modifier l’apparence d’un site. Elles indiquent alors à votre code comment offrir le rendu attendu en modifiant la feuille de style (CSS) afin de s’adapter à une taille ou une largeur d’écran spécifique.

    Certaines plates-formes d’automatisation marketing embarquent des fonctionnalités de design adaptatif pour ne pas avoir à solliciter les équipes informatiques ou de développement, et ainsi mettre facilement en place des éléments de design essentiels (masthead, footer, images…), créer facilement des landing pages adaptatives pour les appareils mobiles, choisir quels éléments doivent s’afficher sur cette page sur un ordinateur de bureau ou sur une page mobile, etc. Il est ainsi facile d’optimiser un site web consulté sur un ordinateur de bureau ou sur un appareil mobile.

    1. Applications mobiles

    Les applications mobiles, conçues pour une plate-forme mobile, fonctionnent avec ou sans connexion à Internet même si elles sont au départ destinées aux audiences ciblées disposant déjà d’un appareil mobile connecté. Une application mobile présente un double avantage : elle vous permet de gagner des utilisateurs mobiles qui ont coché la case d’opt-in et d’engager un dialogue plus approfondi avec ces derniers afin de collecter davantage d’informations sur leurs préférences et motivations. Et les applications mobiles ne sont pas intéressantes uniquement pour les professionnels du marketing de grande consommation, puisque 83 % des marketeurs B2B affirment qu’elles sont très importantes pour le marketing de contenu, comme le souligne Strategy Trends.

    Il existe globalement trois grandes catégories d’application :

    Les applications de productivité sont conçues pour permettre aux utilisateurs de gagner en efficacité dans leurs différentes tâches. Des applications de navigation telles que Google Maps, Apple Maps ou Waze sont ainsi utilisées quasi quotidiennement par un grand nombre de personnes. Elles permettent de visualiser en un clin d’œil leur trajet jusqu’à destination, en ayant une estimation de l’heure d’arrivée sur place, le tout bien plus vite et facilement qu’en le faisant manuellement, étape par étape.

    Les applications commerciales aident les entreprises cherchant à réaliser des ventes par leur biais. Le taux de réussite se mesure par le nombre de conversions (achats, recommandations, inscriptions à des programmes de fidélité…) et le chiffre d’affaires généré. Le consommateur peut par exemple commander une pizza directement via l’application Domino’s Pizza ou régler un achat sur celle de Groupon.

    Les applications de maintien de l’engagement sont conçues de sorte à causer une forme d’addiction des utilisateurs. Il s’agit par exemple des applications de réseaux sociaux, utilisées quotidiennement, telles que Facebook, Instagram et Twitter, ou des applications de sites d’actualité comme Le Figaro, Le monde ou Libération consultées chaque jour.

    Certaines applications entrent dans plusieurs catégories, elles sont considérées comme étant d’usage mixte.

    Avant de se lancer dans le développement d’une application, il convient de s’interroger sur la catégorie à laquelle elle appartiendra et définir les objectifs. Avec plus de deux millions d’applications disponibles sur le marché, mieux vaut disposer d’une stratégie et d’objectifs précis. Selon Nielsen, l’utilisateur moyen se sert de 26 ou 27 applications chaque mois, mais principalement de 5 dans la majorité des cas (84%). Il faut donc veiller à utiliser ce canal dans le cadre de campagnes marketing et promotionnelles très dynamiques, et à l’intégrer avec d’autres canaux. Certaines solutions d’engagement mobile permettent par exemple de repérer des comportements spécifiques pour ensuite y répondre avec des contenus pertinents dans l’application ou sur plusieurs canaux, afin de poursuivre la conversation entamée avec les utilisateurs en dehors de l’application.

    1. QR Codes

    Les QR codes, ou Quick Response Codes, sont utilisés pour télécharger rapidement du contenu sur un smartphone à l’aide d’une image, généralement en prenant en photo ledit code ou en le scannant. Ces codes ne sont pas largement adoptés par les marketeurs car les utilisateurs d’appareils mobiles n’ont pas tous installé un lecteur dédié. Il existe toutefois de nouvelles méthodes permettant de stimuler une audience en faisant preuve de créativité, afin de l’inciter à s’engager via un appareil mobile à l’aide d’une fonction semblable au code QR. A titre d’exemple, Snapchat a adopté l’idée du QR code en créant sa propre version, le « Snapcode » : le petit fantôme blanc contient un code dédié à chaque compte utilisateur. Demandez-vous comment capter l’attention de votre audience en vue de l’engager sur son appareil mobile sur une base régulière. Cela peut se faire en imprimant votre code Snapcode sur un sac publicitaire, en le postant sur Twitter à la place de votre photo de profil, en l’intégrant dans un blog ou encore en le partageant sur vos autres canaux afin de faire de l’auto-promotion et ainsi de développer votre popularité sur les réseaux sociaux.

    1. La réalité augmentée

    La réalité augmentée est une vue normale du monde à laquelle se superposent des effets générés par ordinateur tels que du son ou des images, en utilisant un appareil ou accessoire dédié, à l’instar des Google Glasses. A la différence de la réalité virtuelle (VR) qui simule l’environnement réel en plongeant les utilisateurs dans un monde virtuel, la réalité augmentée fait voir le monde réel en lui superposant une couche virtuelle à l’aide de logiciels qui scannent et reconnaissent des images à afficher pour produire l’effet escompté.

    La réalité augmentée utilise un canal déjà personnel pour éduquer et vendre des produits, en positionnant un produit sur le visage d’une personne ou autour d’elle pour donner cette touche personnelle. Des chercheurs de Harvard ont d’ailleurs réalisé que l’intégration d’applications de réalité augmentée au cœur de l’expérience d’achat entraîne un sentiment de satisfaction du côté des acheteurs quant à la technologie utilisée et aux produits promus, et, surtout, permet d’augmenter les ventes.

    Certaines solutions, créées spécifiquement pour la réalité augmentée, permettent de développer une expérience virtuelle pour vos acheteurs. Néanmoins, pour réussir la mise en place d’une telle expérience, il faut offrir une réelle valeur à l’utilisateur final en l’intégrant dans son parcours d’achat. A titre d’exemple, IKEA va proposer une fonctionnalité de réalité augmentée dans son application : le client pourra piocher dans les pages interactives du catalogue 2017 pour agencer une pièce en positionnant à sa guise les meubles afin de se rendre compte du résultat.

    Toutes les entreprises, qu’elles soient de petite taille et dans le B2B, des multinationales ou des entreprises vendant des produits de grande consommation, doivent prendre conscience que leurs clients existants ou potentiels utilisent tous des appareils mobiles. Elles ont tout intérêt à aller à leur rencontre sur ce terrain, en saisissant toutes les occasions permettant d’adopter certains de ces conseils proposés, dans le cadre d’une stratégie mobile.