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  • Marketing mobile : dans quels marchés et catégories d’apps mener ses campagnes dans un contexte de ralentissement économique ?

    Performance Index: Country Edition

    Le contexte économique incertain pousse les marketeurs mobile à chercher la rentabilité et de nouvelles stratégies pour atteindre leurs objectifs de conversion. Certains spécialistes se tournent désormais vers des marchés et secteurs qui étaient jusqu’ici non prioritaires pour toucher de nouvelles cibles. 

    Pour aider les marketeurs à maximiser les performances de leurs campagnes, AppsFlyer publie une nouvelle édition de son Performance Index: Country Edition, le premier rapport de ce genre, qui classe les marchés par performances marketing et par catégories d’applications – plutôt que de classer les sources de médias comme c’était le cas dans les précédents Performance Index.

    La méthodologie utilisée s’est articulée autour de trois grandes typologies: applications Gaming, Non-Gaming et potentiel du Remarketing selon les catégories d’apps. Ces classements permettent d’explorer les performances des campagnes marketing mobiles menées d’un pays à l’autre par catégories d’applications afin d’identifier les nouvelles opportunités de croissance pour les spécialistes du marketing sur mobile.

    « Le rapport souligne à quel point chaque marché est caractéristique, avec des particularités essentielles lorsqu’il est question de développer une stratégie marketing efficace, d’autant plus en période de ralentissement économique« , a déclaré Sarah Rolland, Senior Customer Success Leader France & Middle East  chez AppsFlyer. « Plutôt que de miser sur des marchés isolés, les résultats mettent en évidence les opportunités de découverte de nouvelles options, permettant ainsi aux marketeurs de prioriser la rentabilité et l’innovation. En plus d’une analyse globale de l’ensemble des marchés, le rapport fait également une analyse approfondie des catégories d’applications les plus prometteuses par marché. En France, les annonceurs Gaming feraient bien de prioriser les catégories populaires telles que les jeux de course, les jeux pour enfants et les jeux de tirs, tandis que les résultats des jeux de rôle et de stratégie  recensent des audiences plus faibles, et donc des performances potentielles moindres. Le remarketing a obtenu des performances particulièrement élevées auprès des applications de match, faisant ainsi une occasion intéressante pour les marques de miser sur un public engagé. De telles données peuvent faire toute la différence lorsqu’il s’agit de dynamiser son activité marketing ou de se diversifier dans de nouvelles catégories »

    Parmi les principaux enseignements du rapport:

    Applications de jeux iOS : Les États-Unis et les autres

    Sans surprise, les États-Unis dominent cette catégorie et se positionnent loin devant la Chine, deuxième, et la Corée du Sud, troisième.

    La performance des États-Unis, avec une première place dans neuf des 13 genres d’applications gaming, est due à leurs résultats élevés en matière de volume dans tous les genres, à une part élevée d’utilisateurs payants, et à une volonté moindre de ces derniers de télécharger de nouvelles applications.

    Un autre pays qui se distingue est le Royaume-Uni, dont les résultats sont mitigés, avec seulement cinq classements dans le top 10 et deux places dans le top 3. Ce pays a obtenu de bons résultats dans les catégories de jeux mobiles Party, Tabletop et Casino, mais des résultats médiocres dans les catégories Stratégie, Match et Simulation. La France arrive septième dans les jeux de course, huitième dans la catégorie des applications de jeux pour enfants et dixième dans les jeux de tirs.

    Applications de jeux Android : Une lutte acharnée au sommet

    Contrairement à iOS, la bataille des applications de jeux sur Android est plus serrée, avec les États-Unis, l’Inde et le Japon se disputant les trois premières places.

    Le score des États-Unis, avec cinq premières places et huit résultats sur le podium, est dû à une part élevée d’utilisateurs payants, à la croissance des dépenses dédiées à l’acquisition d’utilisateurs, à une moyenne élevée de publicité in-app (IAA) et à un nombre élevé du nombre d’installations. Les États-Unis restent un marché très compétitif, avec très peu de mouvements parmi les meilleures applications, et une volonté restreinte des utilisateurs de télécharger de nouveaux jeux.

    Non-gaming Android : l’Inde en tête, suivie par le Kazakhstan

    Le genre non-gaming est beaucoup moins global que le gaming. Mais de nombreuses catégories d’applications ont encore un rayonnement mondial significatif, notamment les catégories Services Publics, le Divertissement, les Réseaux Sociaux, le Shopping, la Communication, la Photographie, la Santé et Sport, le Lifestyle, les Voyages et même la Finance.

    La taille du marché indien lui permet de se classer dans 13 des 24 catégories. Une faible part d’installations payantes et un niveau de concurrence relativement bas ont contribué à ce classement.

    Le Kazakhstan quant à lui est arrivé en deuxième position, avec cinq places dans le top 5 et trois places dans le top 3 dans les catégories d’apps Social, Finance et Affaires.

    Non-gaming sur iOS : Les États-Unis en tête, mais l’Arabie Saoudite montre son potentiel

    Comme pour les jeux mobiles, les États-Unis ont dominé les applications iOS non-gaming, avec dix premières places (sur 23) et un score moyen bien supérieur à celui de la concurrence. Dans la plupart des cas, les États-Unis détenaient le volume le plus élevé, une part importante d’utilisateurs payants et une part étonnamment faible d’installations payantes.

    L’Arabie saoudite occupe une surprenante deuxième place au classement général, avec sept présences dans le top 10 et trois dans le top 5 (Lecteurs vidéo, Cartes et Navigation, Business). Ce classement s’explique principalement par un niveau de concurrence et une part d’installations payantes faibles, mais aussi par une solide part d’utilisateurs payants.

    Dans ce classement, la France arrive à la huitième place.

    Remarketing : L’Inde en tête du classement Shopping

    Le remarketing est en grande partie utilisé dans les catégories d’applications hors jeux, et plus particulièrement dans le secteur du E-commerce et dans une certaine mesure dans la Finance.

    Dans l’index Android uniquement (le remarketing iOS a connu une faible croissance dans un marché post-iOS 14 avec des IDFAs limitées), l’Inde est arrivée première dans la catégorie Shopping grâce au nombre d’installations totales et à un score décent d’utilisateurs payants au 30ème jour.

    Nous vous invitons à retrouver le rapport “Performance Index: Country Edition” dans son intégralité sur: Appsflyer.com/country-performance-index/.

  • 12 chiffres clés à connaitre sur le Mobile

    Les chiffres clés à connaitre sur le mobile 

    Par CM.com 

    39 M

    Le mobile est désormais l’écran digital préféré des Français, avec près de 39 millions d’utilisateurs quotidiens en France, contre 21 millions pour l’ordinateur ou 11 millions pour les tablettes (Médiamétrie)

    69 %

    Plus de 69% du temps digital des Français se fait désormais sur un mobile soit en moyenne 1h37, contre 30 mn sur ordinateur et 14 minutes sur tablette (Médiamétrie)

    44 M

    Outre l’engouement pour le mobile et les applications, les Français plébiscitent également les messageries instantanées, qui attirent désormais pratiquement autant d’utilisateur (44,4 millions par mois) que le courrier électronique (46 millions), grâce à une croissance de près de 60% en 4 ans. (Médiamétrie)

    72 %

    72% des utilisateurs de messagerie mobile le font exclusivement sur leur mobile. Mais ces applications touchent toutes les populations, de tous les âges et de toutes les catégories socio-professionnelles. (Médiamétrie)

    35 M

    Ce segment des messageries instantanées est dominé par le groupe Meta, avec ses applications WhatsApp et Messenger, qui attirent respectivement 16,6 et 15 millions d’utilisateurs par jour, et jusqu’à 35,6 et 32,4 millions d’utilisateurs chaque mois. (Médiamétrie)

    17 M

    Grâce à leurs applications natives iMessage et Android Messages, Apple et Google sont également des champions du messaging mobile avec un parc évalué à 12,4 Millions d’utilisateurs pour iMessage et 17 Millions d’utilisateurs pour Android Message et le RCS en France.

    1/3

    Commercialisé par Orange, SFR et Bouygues Telecom et actif sur l’ensemble des réseaux cellulaires français, le RCS est déjà accessible à plus d’un tiers des téléphones mobiles en France.

    60

    En quelques semaines, plus de 60 marques ont déjà lancé un pilote « RBM » (RCS Business Message) en France, pour dialoguer avec leurs prospects et clients. (AF2M)

    X4

    Selon ces premiers pilotes, le RCS bénéficie de taux d’ouverture entre 70% et 80%, ce qui est plus de 4 fois supérieur aux chiffres habituellement observés avec le courrier électronique. (CM.com)

    10%

    Ces pilotes permettent également d’obtenir des taux de conversion entre 5 et 10%, ce qui est également supérieur au courrier électronique ou au SMS. (CM.com)

    1,2 Md

    Selon Juniper Research, le RCS pourrait toucher plus de 1,2 milliards d’utilisateurs fin 2022, et 3,8 milliards d’utilisateurs dès 2026, dépassant ainsi largement WhatsApp et ses 2 milliards d’utilisateurs actifs.

    4,6Md $

    Sur le plan financier, Juniper estime que les revenus du RCS pourraient bondir de 230 millions de dollars en 2022, à plus de 4,6 milliards de dollars à l’horizon 2026.

  • Etude Born Social : les enseignements sur les jeunes et leur utilisation des médias sociaux

    Heaven présente les résultats de la 6ème édition de son exploration Born Social

    L’âge minimum officiel pour utiliser la plupart des réseaux sociaux est fixé à 13 ans.

    Ce qui n’empêche pas les enfants en dessous de cet âge d’y être présents et actifs…

    Les objectifs de l’étude Born Social, réalisée par l’agence heaven en partenariat avec l’association Génération Numérique, sont d’explorer les comportements de ces utilisateurs “invisibles”, dresser le portrait d’une génération née avec les médias sociaux, et comprendre leur relation aux marques.

    Cette édition 2021 de Born Social apporte de nouveaux enseignements dont vous trouverez quelques exemples ci-dessous :

    • l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes est maintenant généralisée, puisque 71% des enfants de 12 ans sont inscrits à au moins un réseau social alors qu’ils n’en ont pas le droit.

    • fait plus étonnant, on s’aperçoit que les enfants n’ont pas forcément une perception positive des réseaux sociaux : en effet, seulement 7% des 11-12 ans considèrent que l’impact des réseaux sociaux sur les personnes de leur âge est positif.

    • concernant les plateformes, Youtube et Snapchat dominent encore largement la course chez les 10-12 ans, tandis que TikTok et Instagram sont au coude à coude.

    Pour accéder à l’étude c’est ici 

  • Applications sociales média : les grandes tendances

    74 Milliards d’applications sociales téléchargées à ce jour

    Les dernières données recensées par App Annie concernant le nombre de téléchargements, les dépenses et le temps accordé aux app sociales, montrent que celles-ci se sont largement imposées sur le long-terme comme étant des applications ancrées et appréciées des consommateurs. Ce rapport fait également état de nouvelles tendances observées plus récemment et de la préférence marquée des consommateurs pour les applications de diffusion en direct. 

    À ce jour, plus de 74 milliards d’applications ont été téléchargées dont 1,49 milliards en France. Plus récemment, 4,7 milliards de téléchargements ont été réalisés pour le seul premier semestre 2021.

    Cette omniprésence se traduit également dans les dépenses réalisées sur ces applications avec 22,2 milliards de dollars dépensés à ce jour, dont 538 millions en France. Au premier semestre 2021, 3,2 milliards de dollars ont été dépensés, soit une hausse de 50 % par rapport à l’année précédente.

    En France, on observe une augmentation de 10% entre ces deux périodes.

    En matière de temps passé, elles représentent 740 milliards d’heures au premier semestre 2021, soit 44 % du temps passé sur les téléphones portables dans le monde. Une croissance régulière au cours des trois dernières années, avec une hausse de 30 % au premier semestre 2021 par rapport au premier semestre 2018.

    En 2021, le temps total passé sur les cinq principales applications utilisant du streaming en direct devrait bientôt dépasser un demi-milliard d’heures sur les seuls téléphones Android (hors Chine), soit une augmentation de 25 % sur trois ans, contre seulement 15 % pour les applications de chat, de photo et vidéo.

    Les applications live streaming ont augmenté la part de marché des dépenses des consommateurs de 24 points de pourcentage par rapport à 2018.

    La vidéo joue un rôle clé dans l’évolution du paysage social et le streaming en direct devrait être à l’origine d’une croissance significative.

    Tik Tok en est la preuve concrète, le temps moyen mensuel par utilisateur dépasse celui de YouTube aux États-Unis et au Royaume-Uni. En juin 2021 un utilisateur américain passait en moyenne 24h par mois sur Tik Tok contre 22h sur Youtube, et un utilisateur britannique passait 25h par mois en moyenne sur Tik Tok contre 15h sur Youtube.

    L’essor des achats en ligne dans les applications sociales – stimulé par l’économie des créateurs

    Bien que de nombreuses applications sociales avaient déjà intégré des achats in-app par le passé, il s’agissait de produits tels que des packs d’autocollants. Aujourd’hui, les achats in-app sont souvent liés aux « cadeaux » faits aux créateurs de contenu pendant les livestreams.

    Par exemple, sur Twitch, les « Bits » sont des biens virtuels qui permettent aux spectateurs d’encourager et de soutenir financièrement les streamers.

    En général, les créateurs de contenu peuvent échanger la monnaie in-app contre les fonds qui leur sont versés. Les créateurs sont encouragés à féliciter les donateurs, ce qui créé une boucle de rétroaction positive.

    Une estimation de 78 milliards de dollars dépensés dans les applications sociales d’ici 2025

    Le soutien des consommateurs aux streamers et aux créateurs de contenu va faire décoller la monétisation des réseaux sociaux, pour atteindre 17,7 milliards de dollars de dépenses annuelles en 2025, soit un taux de croissance annuel de 29 % sur 5 ans.

    Au niveau des dépenses réalisées au premier semestre 2021, les États-Unis, le Japon et la Chine représentent 60 % du marché. Les États-Unis arrivent en tête avec 30% du marché total des dépenses en faveur des créateurs de contenu et des live streamers.

    60 % du temps passé dans le monde sur des applications sociales provient de la région Asie-Pacifique. Ce temps a explosé en Inde au cours des 3,5 dernières années, réduisant l’écart entre l’Inde et la Chine de 115% en 2018 à seulement 7% au premier semestre 2021.

    Comment les préférences des consommateurs ont évolué dans le temps ?

     Les écarts entre les applications sociales, les applications photo et vidéo et les applications de divertissement se réduisent.

    Facebook, Messenger, WhatsApp, Tik Tok se sont succédés à la première place des applications les plus téléchargées dans le monde. Tik tok demeure à la première place depuis 2020. En France, WhatsApp était la plus téléchargée en 2021 et en 2019, Tik Tok était la première en 2020.

    Concernant les dépenses réalisées au niveau mondial, Youtube occupe la première place en 2021, Tik Tok en 2020 et Netflix de 2017 à 2019. Les Français eux ont le plus dépensé sur les applications de rencontres Badoo et Adopte Un Mec de 2012 à 2017, sur Netflix de 2018 à 2020, et sur Disney + au premier semestre 2021.

    Youtube était la première application dans le monde à laquelle il était accordé le plus de temps de 2018 à 2021. Au niveau français, YouTube arrive également à la première place depuis 2017.

    L’ensemble de ces données met en lumière une orientation progressive des consommateurs vers une expérience sociale reposant sur la vidéo, favorisant ainsi les créateurs de contenu.

    Si Facebook et WhatsApp figurent toujours parmi les applications les plus téléchargées dans le monde au premier semestre 2021, les acteurs de la vidéo, en particulier ceux proposant des contenus vidéo de courte durée et des diffusions en direct, ont considérablement progressé dans le classement. TikTok est le nouveau numéro 1 en termes de téléchargements.

    Les consommateurs s’orientent vers un modèle consistant à payer les créateurs de contenu, plutôt que le contenu produit par des professionnels, ce qui illustre une évolution vers des expériences authentiques. En outre, TikTok, Twitch et BI Live figurent toutes parmi les dix premières applications en termes de dépenses des consommateurs, ce qui témoigne de la puissance du mécanisme de don.

    Alors que YouTube, Facebook et WhatsApp dominent le classement du temps passé, TikTok s’impose largement et s’est confortablement installé à la sixième place au premier semestre 2021.

    YouTube reste le leader dans le streaming, social, photo et vidéo en raison de la profondeur et de l’ampleur de l’engagement. Mais le temps moyen passé par utilisateur sur TikTok a dépassé YouTube sur des marchés clés comme les États-Unis et le Royaume-Uni. Les vidéos courtes, le contenu authentique et le streaming en direct sont les piliers de la culture d’un engagement profond, par opposition avec live streaming qui était le moteur de la croissance du temps passé.

    En quoi l’économie des créateurs est-elle essentielle à la croissance sociale ?

     FOCUS SUR TWITCH :

    Twitch devient un incontournable : le nombre d’utilisateurs actifs mensuels a doublé par rapport au nombre recensé avant la pandémie. Alors que Twitch a d’abord gagné en popularité parmi les joueurs, de plus en plus de consommateurs se connectent sur Twitch en dehors des flux de jeux. La connexion authentique en temps réel est le moteur d’une croissance significative et devrait sous-tendre le futur paysage des applications de médias sociaux.

    FOCUS SUR BIGO LIVE :

    Grâce au live streaming, les créateurs de contenu génèrent beaucoup de recettes ce qui alimente massivement la croissante de Bigo Live. On observe une tendance à dépenser plus facilement pour ses amis, ses relations et leur créativité via des achats in-app, et Bigo Live repose ainsi sur les interactions entre les utilisateurs et les live streamers. La clé de cette stratégie de monétisation est en fait l’économie des créateurs, les utilisateurs rémunérant les créateurs pour leur travail.

    FOCUS SUR SNAPCHAT :

    Les téléchargements de Snapchat à l’étranger ont augmenté de 45 % au cours des 12 derniers mois par rapport aux deux années précédentes. L’Asie, l’Amérique Latine et le Moyen-Orient ont connu une forte augmentation des téléchargements au cours des derniers mois. Ils ont augmenté de 190 % par rapport à l’année précédente.  Le Pakistan, le Brésil et le Mexique figuraient parmi les cinq premiers marchés pour les téléchargements pendant cette période. L’accent mis par Snapchat sur le contenu vidéo, la RA et les créateurs est au cœur de son succès mondial.

  • Les grandes évolutions dans l’univers de la sécurité des mobiles

    Nous vivons désormais dans un monde ‘Mobile-first’

    Par Christoph Hebeisen, Director, Security Intelligence Research, chez Lookout

    Au cours de la dernière décennie, beaucoup d’adeptes des nouvelles technologies ont rêvé de voir les smartphones et les tablettes s’imposer dans divers aspects de nos vies. Ils l’ont fait de diverses manières, mais toujours de façon progressive. Tout ceci a changé en 2020 lorsque la plupart d’entre nous ont dû rester confinés à domicile. Qu’il s’agisse de la façon dont nous travaillons, allons à l’école, échangeons avec le personnel de santé, gérons nos finances, faisons nos courses et nous connectons avec nos amis et nos proches, le mobile est désormais au centre de nos vies.

    En 2021, cette tendance va se poursuivre.
    Voici cinq prédictions sur les grandes évolutions de l’année qui vient dans l’univers de la sécurité des mobiles.

    1- L’importance croissante de la protection de la vie privée va entrainer un changement des comportements

    La plupart d’entre nous transmettent librement des données personnelles sur les réseaux sociaux et autres applications mobiles sans en comprendre pleinement les conséquences. Même lorsque des piratages ou des vols de données se produisent, nous ne savons souvent pas ce que cela veut dire concrètement pour nous.

    Les initiatives visant à l’interdiction de TikTok ont déclenché un débat mondial sur les types de données que collectent les applications mobiles et la façon dont elles sont utilisées. Certaines organisations sont même allé jusqu’à bannir TikTol des terminaux mobiles de leurs employés. Les individus et les organisations pennent de plus en plus conscience que les données collectées par les applications mobiles peuvent être utilisées à des fins malveillantes. Apple a commencé à demander aux développeurs de préciser quels types de données leurs applications vont collecter et comment elles seront utilisées. Nous prévoyons que les entreprises tout comme les consommateurs vont devenir plus prudents sur le partage de leurs données personnelles.

    2- Les menaces liées aux coronavirus vont persister

    Le traçage des contacts et la protection de la vie privée ont fait la une des médias en 2020 alors que différents états à travers le monde ont testé diverses technologies pour contenir la propagation du COVID-19. Certaines personnes ont craint que les données collectées portent atteinte à leur vie privée ou soient utilisées à des fins malveillantes. Compte tenu de ces inquiétudes, la plupart des pays en Europe et en Amérique du Nord ont opté pour des méthodes préservant la vie privée, basées sur la technologie Bluetooth. Toutefois, cette décision ne signifie en aucune manière la fin des menaces de sécurité encouragées par la pandémie.

    Nous prévoyons que Ia pandémie sera toujours exploitée lors de nouvelles cyber attaques en 2021, les gouvernements et les organisations dans les domaines de la santé et de la pharmacie continuant d’être ciblés. En particulier lors du démarrage des campagnes de vaccination, nous assisterons probablement à des attaques massives de phishing utilisant la pandémie et le vaccin comme des leurres pour voler des identifiants et des données personnelles.

    3- Les malwares sur mobile vont devenir (encore plus) un vrai business

    Les types de malwares déployés par des états nations, tels que les outils de surveillance destinés à espionner la minorité ethnique Ouighour en Chine, découverts par Lookout en 2020, ont tendance à mobiliser l’attention. Toutefois, le cyber crime à motivation financière devient sans bruit plus sophistiqué et insidieux, et les malwares sur mobile sont aujourd’hui utilisés par une variété d’acteurs – y compris le crime organisé.

    Nous avons déjà constaté la commercialisation progressive de menaces telles que des ‘adwares’ (malwares dans les publicités), des applications générant des fraudes téléphoniques, des chevaux de troie bancaires et des ‘spywares’. En naviguant sur le Dark Web, on trouve des kits en vente libre qui permettent de déployer facilement tous ces types de malwares.

    Mais une évolution est en cours. A la fin de l’année 2020, nous avons découvert une campagne de ‘spywares’ (outils de surveillance) sur mobile que nous pensons être opérée par le crime organisé. L’objectif de cette menace, que nous avons appelé Goontact, est de voler des données sur le terminal de la cible et de les utiliser pour de l’extorsion ou du chantage. Les victimes sont incitées à télécharger une application associée aux sites web illicites que les attaquants ont créé. Mais ces applications n’ont pas de fonctionnalités réelles, en dehors de l’exfiltration d’informations. Ceci est la preuve que le ‘mobile malware as a business’ change d’échelle et devient l’apanage du crime organisé.

    4- Les ransomwares vont investir les mobiles

    Les ransomwares ont dominé la une des journaux tout au long de l’année 2020. Une série d’hopitaux, d’organisations gouvernementales et d’établissements d’enseignement ont dû arrêter leur activité, leur infrastructure informatique ayant été pris en otage par des acteurs malveillants. Bien que les ransomwares n’aient jusqu’à présent joué qu’un rôle mineur sur les terminaux mobiles – en grande partie en raison de l’utilisation généralisée des sauvegardes dans le cloud et du ‘sandboxing’ des applications mobiles – nous prévoyons que les mobiles joueront un rôle lors de futures attaques de ransomware et autres sur des réseaux d’entreprise et du secteur public.

    Beaucoup d’entre nous continuant de travailler à domicile, nous utilisons plus intensivement nos téléphones, nos tablettes et nos Chromebooks – à la fois à des fins personnelles et professionnelles. Avec leurs petits écrans et la multitude de leurs canaux de communication, ils sont un vecteur parfait pour des messages de phishing destinés à voler des identifiants d’accès à des ressources d’entreprise. Nous allons probablement assister à des cas confirmés de phishing sur mobile servant de point d’entrée à des cyber attaquants pour déployer des ransomwares ou d’autres malwares dans une infrastructure d’entreprise.

    5- Les solutions traditionnelles de cyber sécurité vont devoir s’adapter

    Les solutions traditionnelles de sécurité des postes de travail tels que les ordinateurs de bureau étaient intrusives et nécessitaient un accès privilégié aux systèmes d’exploitation (OS) et aux applications. Mais ces systèmes d’exploitation ressemblent de plus en plus à leurs homologues sur mobile, limitant ce que les applications, dont les solutions de sécurité, peuvent faire.

    Apple a résolument entamé cette évolution en 2019 avec Catalina, lorsqu’il a supprimé la capacité des applications à utiliser des extensions kernel – limitant sévèrement les moyens d’intervention des logiciels de sécurité sur les systèmes. Plus récemment, avec l’introduction d’ordinateurs portables et de bureau exploitant sa propre puce M1, Apple apporte aux postes de travail traditionnels encore plus de fonctionnalités d’iOS et de l’iPad OS. De même, Windows 10 offre désormais le mode S, qui n’autorise que les applications installées à partir de la boutique Microsoft fonctionnant avec leurs propres ‘sandboxes’.

    Les OS mobiles, comme d’autres OS modernes tels que Chrome OS, ont créé le standard des systèmes d’exploitation plus comportementalisés. D’une certaine façon, ceci rend plus difficile pour un attaquant de compromettre ces terminaux. Mais cela veut dire également que nous devons repenser la façon dont nous déployons les solutions de sécurité sur les postes de travail. Même si cela risque de prendre quelque temps pour y parvenir, le processus à déjà commencé. Il est probable que dans l’avenir les logiciels de sécurité sur les ordinateurs ressembleront beaucoup à leurs homologues sur mobile.

    Pour en savoir plus sur les plus récents développements dans le domaine des malwares mobiles, consulter notre blog sur la découverte de la menace Goontact.

    Christoph Hebeisen

    Director, Security Intelligence Research,

    Lookout

     

  • Quels sont les sites et applications mobiles préférés des Français ?

    Les sites internet et applications mobiles préférés des internautes français

    Selon Harris Interactive 

    Le dernier palmarès des sites internet et applications mobiles préférés des Français dans 10 catégories majeures est sorti ! Il est issu de votes émis par les internautes au cours de la session de printemps 2020 de l’enquête NetObserver qui s’est déroulée entre le 16 mars et le 7 juin 2020, dans le contexte particulier de la crise sanitaire et des phases de confinement puis de déconfinement.

    Et s’il y a dans l’ensemble peu de changements à la tête des catégories étudiées par rapport au palmarès de 2019, le plus notable étant le retour du site Lemonde.fr à la tête de la catégorie Actualités, il y en a davantage au sein des Top 10 de ces catégories.

    Et les enseignements que l’on peut clairement retirer des classements du printemps 2020 sur l’impact et les bénéficiaires de la crise sont une prime non seulement aux marques de confiance ou marques « refuges » qui rassurent dans un contexte anxiogène, mais également  aux réseaux sociaux très plébiscités par les internautes par ailleurs contraints à une distanciation physique avec leur entourage puisque Facebook, Youtube, Instagram, Pinterest ou Twitter intègrent désormais les Top 10 de tous les univers étudiés à la seule exception de celui de la Banque-Assurance !

    Par ailleurs et habituellement réservé à ses seuls partenaires, Harris Interactive dévoile en exclusivité et à titre d’illustration pour aller plus loin, le Top 10 des sites préférés de la catégorie High-Tech.

    Parmi les sites internet préférés, on retrouve ainsi les sites de marques refuges incontournables comme 01net.com, Aufeminin.com, Booking.com, Doctissimo.fr, Jeuxvideo.com, LeMonde.fr, Lequipe.fr ou Marmiton.org en tête de leurs catégories respectives. Mais aussi les médias sociaux Pinterest.fr en tête de la catégorie Maison (conseils bricolage, jardinage, décoration…) ou Youtube.com aux côtés de 01net.com à la tête de la catégorie High-Tech (actualité tech, web…) !

    Et du côté des applications mobiles, au-delà de Booking et Marmiton qui confortent leur incontestable leadership en maintenant leurs sites internet et leurs applications mobiles en tête de leurs univers touristique et culinaire respectifs, on retrouve l’application Ma Banque du Crédit Agricole en tête des applications bancaires, Google Actualités devant 20 Minutes et Le Monde à la tête des applications d’informations généralistes et Instagram en tant qu’application mobile préférée dans la catégorie Féminin (beauté, mode…) !

    Parmi les évolutions remarquables par rapport au palmarès de printemps 2019, on notera plus particulièrement :

    • dans la catégorie Actualités, que le site Lemonde.fr reprend sa place de leader à 20minutes.fr qui l’occupait l’an dernier et que Google Actualités décroche pour la première fois le titre d’application d’actualités préférée des internautes détrônant l’application 20 Minutes.
    • dans la catégorie High-Tech (actualité tech, web…), un leadership du site 01net.com conservé mais désormais partagé avec le site de Youtube.
    • dans la catégorie Maison (conseils bricolage, jardinage, décoration…) réorientée plus spécifiquement sur les conseils par rapport à l’an dernier, la nomination de Pinterest.fr en tant que site préféré en lieu et place d’Amazon.fr.
    • dans la catégorie Féminin (beauté, mode…), au-delà du site auféminin.com qui confirme son leadership, l’étude en parallèle cette année des applications mobiles et l’avènement des réseaux sociaux avec la nomination d’Instagram, devant Youtube et Pinterest, en tant qu’application mobile préférée de la catégorie !

    Zoom sur les sites internet préférés dans la catégorie « High-Tech (actualité tech, web…) » : 01net.com et youtube.com suivis des sites lesnumeriques.com et commentcamarche.net composent le podium de tête.

    Si la composition du Top 10 des sites de la catégorie High-Tech est relativement stable par rapport à 2019 malgré un accent mis plus particulièrement sur la dimension d’actualité du secteur, on notera néanmoins cette année les entrées des sites Youtube.com directement en première position aux côtés de 01net.com et de Developpez.com en fin de classement avec PCastuces.com.

    A noter également en élément remarquable, une progression de la part de votes pour le site lesnumeriques.com de 8.5% au printemps 2019 à 11.6% en 2020 alors que les autres sites high-tech du top 10 – à l’exception de frandroid.com resté stable – ont perdu des votes par rapport à l’an dernier au profit de Youtube.com très utilisé par la communauté technophile pour suivre l’actualité d’une catégorie high-tech en constante évolution !

    La préférence pour un site ou une application : une notion complémentaire aux mesures d’audience et de fréquentation

    Les classements NetObserver® des sites ou applications préférés des internautes apportent semestriellement un éclairage complémentaire aux données d’audience et de fréquentation. Basés sur une notion plus qualitative, ces classements permettent ainsi de mettre à l’honneur les sites ou applications plébiscités par les internautes dans les catégories qu’ils consultent régulièrement.

    Les sites ou applications élus parmi les 10 premiers de leur catégorie se voient décerner un trophée NetObserver® mentionnant leur rang dans leur catégorie. Mis en avant auprès de leurs partenaires commerciaux et de leur audience, ces trophées permettent aux acteurs récompensés, à la fois de remercier les utilisateurs actuels de leur fidélité et de valoriser la qualité de leur site ou de leur application auprès des nouveaux utilisateurs et des annonceurs.

    Mesurer la préférence n’étant qu’une première étape vers une compréhension plus approfondie des mécanismes d’engagement vis-à-vis d’un site internet ou d’une application mobile, les études NetObserver® et M-Observer® proposent par ailleurs d’aider gracieusement l’ensemble des acteurs du marché à mieux comprendre les ressorts de la satisfaction de l’expérience utilisateur et de la fidélité des utilisateurs de leurs sites internet ou de leurs applications mobiles.

    Parallèlement aux classements des sites et applications préférés des internautes, l’institut Harris Interactive labélise ainsi régulièrement les sites et applications partenaires les plus méritants de ses études barométriques NetObserver® et M-Observer®. Les meilleurs d’entre eux, en termes de satisfaction globale de leurs utilisateurs, de réponse à leurs attentes mais aussi d’intention de reconsulter le site ou l’application et de le recommander à leur entourage, se voient attribuer le label d’excellence Harris Interactive. Ce label est non seulement témoin de la qualité d’expérience utilisateur et de l’engagement de son audience pour chaque site ou application l’obtenant mais également une véritable caution pour ses futurs utilisateurs.

  • La localisation mobile à l’ère de la protection des données

    LES FRANÇAIS ET LES AMÉRICAINS CONSCIENTS FACE À LA LOCALISATION DE LEURS DONNÉES

    ETUDE EXCLUSIVE HEROW 

    En résumé :

    • Des comportements proches mais des priorités contrastées
    • Contrôle et transparence sont de loin les facteurs les plus importants pour que les utilisateurs partagent leurs informations. 
    • En France comme aux Etats-Unis, démontrer la valeur ajoutée de la localisation permet aux applications d’atteindre un taux d’acceptation de plus de 70%.

    HEROW, spécialiste de l’engagement mobile et du comportement utilisateur, révèle aujourd’hui sa nouvelle étude baptisée “La localisation mobile à l’ère de la protection des données”. La société y décrypte le comportement des Français et des Américains face aux nombreuses sollicitations des applications pour l’utilisation de leur localisation et de leurs données. Pour cela, HEROW a sondé quatre générations : Baby Boomers, Génération X, Millenials, Génération Z*.

    L’étude pointe les doutes que Français et Américains ont sur le partage des données. L’invasion de la vie privée (55% FR vs 52% US)**, la surveillance non autorisée (56% vs 55%) et la fraude d’identité (50% vs 54%) dominent les inquiétudes des utilisateurs des deux pays.

    Une acceptation de la localisation inégale

    Que l’on soit Baby Boomers ou de la Génération Z, les variations entre les groupes démographiques démontrent que les jeunes utilisateurs sont plus enclins à partager leurs données de localisation. En France comme aux Etats-Unis, ils en voient en effet l’utilité lorsqu’il s’agit de la navigation (82%), la localisation sur une carte (75% vs 70%) ou encore la lutte contre la fraude (68% vs 72%). Le taux d’acceptation diminue lorsque la localisation est demandée pour un ciblage publicitaire amélioré (42% vs 39%).

    Ces deux populations dessinent une tendance commune : les utilisateurs de plus 20 applications sont 65% plus favorables à partager leurs données de localisation pour une meilleure expérience (-10 apps : 56% vs 51%). Pour améliorer l’expérience utilisateur, les apps poussent régulièrement leur offre en demandant d’avoir accès à différents outils internes (bluetooth, capteurs de mouvement, microphone). Selon l’étude, les données de localisation sont abordées avec plus de prudence que les fonctionnalités annexes. D’ailleurs, les Américains sont légèrement moins regardant sur l’accès à ces outils : bluetooth (75%), capteurs (75%), microphone (58%).

    Enfin, Français et Américains ont en général les mêmes habitudes quant au partage de localisation pour l’utilisation des app liées à la météo (88% vs 87%), au transport (77%), ou encore le e-commerce (66% vs 73%) mais sont plus difficiles à convaincre pour les applications dites de news (47% vs 48%).

    L’accès aux données, oui, mais seulement si leur contrôle est possible

    Contrôle et transparence sont de loin les facteurs les plus importants pour que les utilisateurs partagent leurs données. Selon l’étude, 80% des Français seraient disposés à partager leurs données de localisation s’ils avaient un moyen clair et facile de contrôler leur utilisation. S’ils partagent l’idée que l’explication de la valeur ajoutée apportée est favorable au partage (73% vs 70%), ils divergent sur l’idée de savoir si l’app est conforme à un règlement comme le RGPD ou le CCPA (73% vs 53%).

    Si une prise de conscience émerge dans les deux pays sur la valeur apportée par le partage de leurs données de localisation (35% vs 25%), les utilisateurs ressentent toujours un manque de contrôle (56% vs 36%), un manque de confidentialité 29% vs 34%) et un manque de valeur (16% vs 27%).

    Deux OS et des comportements qui diffèrent

    Dans le contexte de partage de données, on distingue la manière dont Android et Apple prennent soin de leurs utilisateurs. De ce côté, Apple a pris depuis de nombreuses années les devants en sécurisant les données de ses utilisateurs.

    Aux Etats-Unis, les utilisateurs d’iOS sont +4% plus inquiets par l’invasion de la vie privée alors que ceux d’Android sont +4% plus inquiets par la surveillance non-autorisée et les “stalkers”. Cependant, ces derniers affirment par rapport aux utilisateurs d’iOS que l’accès à la donnée améliore leur expérience applicative (+3%) et pensent avoir un contrôle parfait de leurs données.

    Et chaque OS donne l’impression de favoriser certains univers applicatifs. Les utilisateurs d’iOS sont +12% à fournir facilement leurs informations pour les applications de sorties alors que ceux d’Android partagent plus facilement leurs données (+3%) pour les applications de gaming. Ce qui corrèle avec la volonté d’Android de proposer une interface favorable aux jeux vidéo.

    Du côté français, les utilisateurs de l’OS d’Apple sont 3% plus nombreux à partager leurs données de localisation, et sont +8% susceptibles de partager leur numéro de sécurité sociale. De manière générale, les utilisateurs iOS sont toujours plus enclins à partager leurs données de localisation (+16% pour les apps de Social & Dating, +15% avec les applications de voyage et de transport) surtout si les applications sont conformes à une réglementation majeure (+7%). Enfin, 33% des utilisateurs d’Android pensent que la localisation améliore généralement leur expérience contre 46% des utilisateurs d’iOS.

     Hommes et femmes pas tous égaux face au partage de données

    En France comme aux US, les hommes ont tendance à donner plus facilement accès à leurs données notamment pour les applications médias (respectivement +13% et +5%).

    Outre-Atlantique, les femmes sont effectivement plus prudentes (+6%) que les hommes lorsqu’il s’agit de partager ses données et sont 5% moins intéressées que les hommes à partager leur localisation.

    Pour les risques liés aux données de localisation, les femmes américaines sont majoritairement inquiètes par la fraude d’identité (58%), les “stalkers” (50%) ou encore les vols d’identité (40%). De leur côté, les hommes sont plus réticents de recevoir des publicités indésirables (44%).

    En France, les femmes ont un ressenti plus mitigé par rapport aux hommes (+8%) concernant l’amélioration de l’expérience applicative grâce à la localisation et 42% d’entre elles affirment qu’elles n’ont pas autant de contrôle qu’elles aimeraient, contre 35% des hommes.

    Fun Fact –Lorsqu’il s’agit de partager leur localisation, les femmes sont en général plus préoccupées par la surveillance non autorisée (+10%),tandis que les hommes se concentrent sur l’autonomie de leur batterie (+3%).

    Des différences générationnelles notables

    Que l’on soit de la génération Baby Boomers ou de la génération Z, la perception des risques associés à la localisation n’est pas la même. Les personnes nées après 2000 sont généralement plus ouvertes au partage des données car ils y ont été baignés dès leurs premiers pas dans le numérique tandis que la génération née dans les années 80 est plus susceptible de comprendre les avantages et les inconvénients.

    Aux Etats-Unis, les Millenials acceptent à 44% (de toujours à souvent) le partage de leurs données et 30% de la génération Z affirment que la localisation améliore généralement leur expérience dans l’application contre 19% pour les baby-boomers.

    Enfin, en France, lorsqu’il s’agit d’invasion de la vie privée, la génération Z est à l’opposé des baby boomers. En effet, ils sont -13% préoccupés que ces derniers, mais sont +22% plus inquiets concernant l’autonomie de leur batterie via les différents services de localisation.

     

     

     

  • Rapport mondial Salesforce Connected Shopper 2019 sur les habitudes des consommateurs

    Salesforce Connected Shopper 2019

    En résumé : 

    Bien que les magasins traditionnels aient encore un bel avenir devant eux, les consommateurs français disposeraient en moyenne de 3 applications d’achat en ligne sur leurs appareils mobiles

    À l’approche des fêtes de fin d’année, 61 % des Français prévoient d’effectuer davantage d’achats sur des places de marché en ligne

    Quinze pour cent d’entre eux affirment qu’Instagram sera leur principale source d’inspiration

    60%  des consommateurs en France recherchent à acheter activement auprès de marques soucieuses de l’environnement.

    Salesforce  présente la 3ème édition de son rapport Connected Shoppers. Ce dernier révèle l’imprévisibilité des consommateurs français, qui passent constamment des magasins traditionnels aux boutiques en ligne pour effectuer leurs recherches, leurs achats, ainsi que pour solliciter des services d’assistance. Par conséquent, près de 10 % des achats sont réalisés sur des canaux numériques émergents et totalement indépendants des enseignes physiques des détaillants et des marques.

    “Plus que jamais la réussite des marques et leurs distributeurs doivent s’orienter vers  la gestion d’un cycle de vie client”  déclare Sébastien Zins, Vice-Président en charge du retail chez Salesforce. “Cela passe par des expériences différenciantes et à valeur ajoutées de plus en plus personnalisées. Ce qui implique une connaissance client optimisée”.

    Le rapport Connected Shoppers a été rédigé à l’issue d’une enquête menée auprès de 10 000 consommateurs du monde entier (la plus vaste de ce type jamais réalisée par Salesforce) sur une variété de thèmes clés. L’éditeur a ainsi recueilli les réponses de particuliers de plus de 20 pays (dont 501 personnes en France) et de quatre générations (génération silencieuse, baby boomers, générations X, Y et Z). L’étude fournit ainsi de précieux enseignements sur la relation entre vendeurs et acheteurs, quelle que soit la catégorie démographique.

    Le rapport se focalise sur cinq tendances émergentes en France :

    1. Les commerçants, marques et places de marché en ligne bataillent pour attirer les consommateurs : à l’heure de la connectivité permanente, de l’engagement hyper personnalisé, et des nouveaux business models comme la distribution directe, l’expérience d’achat a radicalement changé. Aujourd’hui, 90 % des consommateurs français effectuent leurs achats à la fois auprès des détaillants, des marques, et des places de marché en ligne.
    2. Les modes d’achats évoluent, tandis que les consommateurs redéfinissent leur engagement auprès des marques : aujourd’hui, le commerce de détail ne se limite pas à une transaction lors du passage en caisse. Les liens entre vendeurs et consommateurs sont renforcés lorsque ces derniers se sentent compris et spéciaux. Ainsi, 63 % des Français ont déjà une marque en tête lorsqu’ils s’apprêtent à faire leurs achats. Le rapport montre que les expériences d’achat et promotions exclusives sont une solution précieuse pour créer des relations de fidélité (et lucratives).
    3. Les parcours des clients sont de plus en plus éloignés des canaux mis en place par les vendeurs : une autre enquête montre que la prolifération des points de contact digitaux pousse les consommateurs du monde entier à utiliser 8 canaux en moyenne pour communiquer avec les entreprises. En France, 23 % d’entre eux utilisent des porte-monnaie électroniques, 15 % passent par les réseaux sociaux, et 7 % utilisent des applications de messagerie pour effectuer leurs achats.
    4. Les enseignes physiques restent essentielles en tant que lieux de découverte, d’expérience et de passage à l’acte : les enseignes physiques restent toujours autant d’actualité, bien que leur rôle ait évolué pour devenir des plateformes de découverte, d’expérience et de passage à l’acte. En France, les consommateurs se rendent essentiellement en magasin pour toucher et ressentir les articles, se les procurer immédiatement, et pour l’expérience globale proposée sur place. En outre, selon le rapport, 76 % des personnes interrogées ont déjà eu l’occasion d’acheter un produit en ligne pour venir ensuite le récupérer en magasin.
    5. 60%  des consommateurs en France recherchent à acheter activement auprès de marques soucieuses de l’environnement (vs 61% mondial) et a contrario 14% ne voient pas d’intéret (vs 11% au niveau mondial) . Si on regarde les autres pays ils ne sont que 50% seulement aux US ou 51% en Allemagne mais 72% en Suisse ou 79% en Thailande. Les consommateurs Français commencent donc à avoir un comportement de plus en plus responsables.

    Les préférences d’achat varient selon les générations :

    Dans l’ensemble, les différences entre les générations montrent que de nouvelles transformations sont à venir dans le domaine du commerce de détail, à mesure que les jeunes consommateurs gagnent du pouvoir d’achat. Les membres de la génération silencieuse et les baby-boomers ont tendance à rester fidèles aux méthodes traditionnelles. À l’inverse, l’ensemble des autres générations (de la génération X à la génération Z) auront tendance à choisir de nouveaux canaux, à l’image de porte-monnaie électroniques, d’applications de messagerie ou des réseaux sociaux. Étonnamment, la génération Z ne domine pas les autres dans l’adoption de tous les points de contact émergents. Ainsi, les assistants vocaux, les solutions de chat vidéo, les chatbots, les outils de recherche visuelle ou de streaming sont plus populaires auprès des générations X et Y.

    D’un point de vue environnemental, là encore ces générations  ont un comportement d’achat plus responsable que leurs ainés bay boomers enfants de la société de consommation. La génération Y et les membres de la génération Z (née après 1995) se préoccupent plus que les consommateurs plus âgés de l’origine et des aspects environnementaux autour des produits. en effet selon  la catégorie de produits (Alimentation 67% de la gen Z concerné par l’envirionnement, Santé/beauté 56%, Vêtements 54%, Luxe 43%) , et jusqu’à 17% de plus que les baby boomers pour certaines catégories de produits. Les marques  se saisissent cette opportunité pour en faire un avantage concurrentiel évident comme on le voir pour certaines campagnes publicitaires de produits en France actuellement.

    Les fêtes de fin d’année : un moment crucial

    L’e-commerce gagne de plus en plus de terrain durant les préparatifs de Noël. Selon une étude Salesforce communiquée le 2 octobre dernier, les ventes en ligne en hausse avec un record de 768 milliards de dollars à travers le monde.

    Pour l’industrie du commerce de détail, les vacances de la Toussaint et de Noël sont bien entendu le moment le plus critique pour comprendre les motivations et habitudes d’achat des consommateurs. Selon les enseignements du rapport, les principaux facteurs influençant les achats des Français lors des fêtes sont 1) les offres spéciales ou les codes promotionnels ; 2) les livraisons gratuites ou express ; 3) le catalogue disponible en magasin.  Toutefois, les consommateurs sont également de plus en plus portés sur les nouvelles technologies. Ainsi, 53 % des consommateurs français ont l’intention d’effectuer leurs achats sur une application mobile pendant les fêtes de fin d’année.