Étiquette : mobile

  • 28,7 milliards € ! Les dépenses publicitaires sur le display et les médias sociaux

    Une récente étude publiée par Forrester montre la montée en puissance du mobile et de la vidéo

    Les investissements publicitaires des marketeurs européens en display et sur les médias sociaux vont continuer leur croissance à deux chiffres pendant les cinq prochaines années, pour passer de 14,4 milliards en 2015 à 28,7 milliards d’euros en 2020.

    Le programmatique va également exploser partout en Europe : d’ici 2020, plus de la moitié du revenu des publicités vidéos sera vendue et diffusé en programmatique. Le mobile sera le prochain à sauter le pas : comme l’explique sur son blog Samantha Merlivat, analyste chez Forrester, « lamanière dont le display est acheté et vendu en Europe est en train d’être transformée ».

    Parmi les résultats clés de l’étude :

    • Le display sur mobile va dépasser le display sur PC : les recettes du display sur PC vont commencer à décroitre après 2018, alors qu’elles continueront à augmenter annuellement de 34,9% et 22,9% respectivement sur mobile et sur tablette entre 2015 et 2020.
    • Le smartphone et la tablette représenteront ensemble près de deux tiers des dépenses publicitaires en display en 2020. Les smartphones vont d’ailleurs connaitre la plus forte croissance pour atteindre 6,5 milliards d’euros en 2020 (partant de 1,4 milliards en 2015).

    Pour en savoir plus http://blogs.forrester.com/samantha_merlivat/15-12-10-online_display_and_social_media_advertising_will_account_for_nearly_a_quarter_of_total_european_

  • Cinq règles incontournables pour réussir son marketing en 2016

    En 2015, on retiendra comme phénomène marquant, la recrudescence des adblockers obligeant les directions marketing à revoir leur utilisation de la publicité programmatique telle que nous la connaissions jusqu’à présent, pour se recentrer vers la relation client et l’expérience utilisateur. Un mal pour un bien ? Certainement, à condition de respecter certains impératifs.

    Faire de la pub sans la pub, conseiller sans marteler, accompagner sans être intrusif,… autant de subtilités que les marques peuvent adopter en 2016. Comment ? En plaçant l’individu au cœur de leurs réflexions, en répondant, voire devançant, ses besoins, bref, en devenant son fidèle compagnon au quotidien. Il faut accepter qu’un bon rapport qualité/prix ne fait pas tout. L’efficacité de la livraison, les services complémentaires et la proximité dans la relation client sont désormais tout aussi critiques pour vendre et fidéliser. Ce n’est pas un hasard si Amazon, enseigne de services par excellence, est la préférée des Français.

    De fait, un marketing efficace devient un marketing bienveillant, discret, qui sait rester présent et s’intégrer à l’écosystème du consommateur, sans l’envahir. Le marketing ne doit plus se demander ce qu’il peut vendre à chaque individu, mais comment il peut mieux le servir.

    Pour ce faire, voici 5 réflexes pour 2016 :

    1. Individualiser son marketing

    Impossible d’être de bon conseil et de proposer un service pertinent sans être capable d’ « écouter »  chaque visiteur, et d’agir en conséquence. Qui est-il ? Que recherche-t-il et qu’achète-t-il ? Quand ? Via quel canal ? En répondant à ces questions la marque est en mesure d’adapter ses contenus et ses services en fonction de la personnalité de chaque individu et de lui proposer une expérience utilisateur unique. Selon une enquête de Pure Storage, plus de la moitié des entreprises ratent des opportunités commerciales faute de disposer au bon moment des bonnes informations. Un manque à gagner qui peut être comblé par la mise en place d’une DMP. Une Data Management Platform permet en effet de réconcilier et analyser les données comportementales on- et offline des consommateurs et ainsi anticiper les besoins et les attentes de chaque individu. Cela se traduit par plus de pertinence dans les services et produits recommandés, plus de proximité dans la relation client et au final plus de fidélité et d’engagement des clients.

    1. Parler d’une seule voix 

    L’omnicanalité, fil rouge des stratégies marketing depuis quelques années, a encore de beaux jours devant elle. Quand on sait que près de 80% des consommateurs s’informent en ligne avant d’acheter en magasin, on se rend bien compte de la nécessité pour les marques d’instaurer un parcours client sans couture. Les messages et les services doivent ainsi être coordonnés et harmonisés entre les  différents canaux de communication. Les marques qui sauront fusionner leur univers On et Offline se doteront d’un avantage compétitif déterminant face aux pureplayers du Web, monocanal par définition.

    1. Placer le mobile au cœur de sa stratégie marketing

    En 2016, le mobile restera le canal de communication incontournable. Pour cause, objet personnel et pratique du quotidien, le Smartphone est le moyen le plus direct et efficace pour tisser un lien avec le consommateur. Par conséquent, il est crucial pour les marques d’avoir a minima un site mobile efficace et complet mais aussi une application native plus riche en interactivités (notifications, offline, localisation, etc). Installée sur le mobile, elle permet à la marque de proposer au consommateur une large palette de services contextualisés (informations, compte utilisateur, conseils, coaching, etc.) et une récurrence dans le service rendu. Le Graal étant d’arriver à faire partie du quotidien du mobinaute jusqu’à lui être indispensable voire devenir un réflexe. L’application miCoach d’Adidas qui permet de mesurer, de partager et d’analyser ses performances sportives en est la parfaite illustration.

    1. Capitaliser l’audience des réseaux sociaux

    A défaut de pouvoir déployer massivement sa propre application mobile, l’alternative est de s’intégrer dans l’écosystème des appli dominantes que sont celles des réseaux sociaux. Facebook, Twitter, Pinterest, etc. quasi tous ont introduit des boutons d’action (acheter, installer, recommander, etc.) et/ou des outils facilitant les relations entre clients et commerçants tels que les messages privés ou les sondages récemment introduits par Twitter. Un marketing pertinent sur les réseaux sociaux consistera à personnaliser les messages et les services mis en avant selon l’environnement géo-contextuel du sociaunautes : profil social, localisation, activités récentes, échanges entre amis, moment de la journée etc. Les outils marketing proposés par ces plateformes d’audiences ont beaucoup progressé et rendent désormais possible des interactions intelligences et coordonnées avec les autres canaux digitaux.

    1. Matérialiser sa présence au travers des objets connectés

    Une fois la boucle digitale maitrisée (individualisation, omnicanalité, mobile, réseaux sociaux), les marques et tout particulièrement celles uniquement présentes sur la toile pourront alors réinvestir le « réel » à travers les objets connectés. Post-génération de la digitalisation, ils créent un lien physique avec le client. A l’instar de l’appli mobile, il apporte un service différenciant, utile dans le quotidien du consommateur pour ne pas être catalogué de « gadget » et décrédibiliser la marque. On compte déjà de beaux exemples de réussite, comme le bouton Darty. Bien connu pour son SAV, l’enseigne a lancé un bouton magnet qui permet d’entrer à tout moment en contact avec le service client et a déjà attiré 125.000 clients en un an.

    Ces règles sont encore trop peu mises en pratique alors qu’il est de plus en plus important de passer en mode « services ». Si ce ne sont pas les enseignes qui rendent service, les consommateurs trouveront eux-mêmes une alternative. Uber, Airbnb ou BlaBlaCar, ont créé leur succès grâce à leur réponse simple et alternative à un service non-optimum. L’exemple est montré, aux marques de relever ce défi …

    Par Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance

  • Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    Les principales tendances de l’économie numérique en 2016

    De l’Internet des Objets aux énergies renouvelables, l’économie numérique va littéralement se transformer sous nos yeux en 2016. Ci-dessous quelques grandes tendances.

    Par Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

    1. Le commerce digital va connaître une transformation

    La convergence des nouvelles plateformes de paiement, des Big Data, des technologies de détection de fraude en temps réel ou encore des services géolocalisés est en passe de transformer le secteur des paiements électroniques. Les attentes des clients, elles, continuent d’augmenter avec la multiplication des options disponibles en matière de paiement en ligne. De leur côté, les banques passent à des cartes de crédit sécurisées à puce intégrée. Les commerçants, quant à eux, adoptent de nouveaux terminaux de paiement EMV simplifiant l’utilisation de ces cartes. En 2016, et dans un souci d’adaptation, les acteurs du secteur des paiements électroniques chercheront à profiter de services d’hébergement rapides en proposant une accessibilité permanente au sein d’environnements évolutifs et interconnectés. Ces environnements devront offrir un accès en temps réel aux courtiers, ainsi qu’aux fournisseurs de services de porte-monnaie électronique et de données sur les marchés. Ils devront également assurer une connexion à des centaines de fournisseurs en points de vente, de sites de commerce électronique, d’établissements financiers et de réseaux mobiles. Dans les mois à venir, les principaux acteurs du secteur des paiements électroniques vont s’apercevoir que la véritable valeur de ces transactions réside dans les données qu’elles fournissent sur leurs clients, notamment concernant leurs habitudes en matière de dépenses et les lieux où ils effectuent leurs achats. Ces entreprises vont ainsi reconcevoir leurs réseaux afin de mieux gérer et analyser ces données. Elles pourront ainsi s’assurer de cibler leurs clients avec davantage de précision grâce notamment à des offres personnalisées en fonction du moment et de l’emplacement, et associées à des systèmes de fidélisation.

    2. L’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) va avoir un impact considérable sur les réseaux informatiques

    L’adoption record et la prolifération des dispositifs et capteurs connectés continueront de s’accélérer, créant ainsi un déluge de données qui devrait affecter considérablement la capacité et la sécurité des réseaux. Les entreprises s’efforceront de relier les informations collectées sur leur réseau aux données en cours de traitement par des capteurs et autres mécanismes. Elles pourront ainsi profiter de davantage de contrôle sur ces informations. En outre, cela leur permettra de tirer pleinement parti de l’IoT afin de s’adapter rapidement à des conditions changeantes, de générer de la valeur et de renforcer leur croissance. Les entreprises auront la possibilité d’accroître leur agilité au sein d’environnementschangeants. Pour cela, il leur faudra déployer une infrastructure permettant de créer des connexions sécurisées et directes entre les différents éléments devant être synchronisés afin de pouvoir tirer parti des connaissances en temps réel offertes par l’IoT. Ce type d’interconnexion permettra aux employés, partenaires, et clients d’obtenir les informations dont ils ont besoin dans le contexte adéquat, et en utilisant leurs appareils, canaux et services favoris. Les entreprises vont progressivement se rendre compte de l’existence de cette opportunité, ainsi que de la nécessité croissante de créer une intersection entre IoT, clouds et entreprises. En 2016, nous verrons donc un nombre croissant d’entreprises adopter des solutions offrant de puissantes capacités d’interconnexion.

    3. Les fournisseurs de contenus vont progressivement contourner Internet afin de répondre à une demande croissante en matière de capacité

    L’adoption massive des technologies de streaming en 3D, Full HD, 4K et HDR (Imagerie à grande gamme dynamique) poseront d’énormes défis aux opérateurs réseau et fournisseurs de contenu numérique en 2016. Ainsi, selon le tout dernier rapport publié par Sandvine sur la vidéo numérique, les flux Netflix représentent 36,5 % de l’ensemble du trafic descendant vers les foyers équipés de connexions à haut débit aux horaires les plus intenses en matière de visionnage de vidéos. Ce besoin de capacité devrait connaître une hausse fulgurante en 2016 à mesure que les foyers adopteront de nouvelles technologies de streaming nécessitant jusqu’à quatre fois leur bande passante actuelle. En outre, l’indice Cisco Visual Networking Index fait état d’une charge encore plus importante pour les réseaux et les fournisseurs de contenu avec le développement de YouTube, Netflix, Hulu et autres services de streaming vidéo, amenés à représenter 76 % du trafic Internet des consommateurs d’ici 2018. Pour être en mesure de répondre à ce futur besoin en matière de capacité, de plus en plus d’entreprises du domaine du multimédia suivront l’exemple de Netflix en basculant leur charges de travail vers le cloud, et en ayant recours à une approche d’interconnexion afin d’optimiser les performances des applications sur Internet. Netflix a également créé des réseaux de diffusion de contenu internes afin de contourner les limitations d’Internet en matière de bande passante, et de diffuser encore davantage de contenu numérique à ses clients de façon efficace et optimisée. 

    4. Internet deviendra plus respectueux de l’environnement

    En 2016, Internet deviendra plus respectueux de l’environnement, et ce, malgré un pourcentage global d’utilisateurs atteignant 50 % de la population mondiale. Notre vie en ligne prend sans cesse plus de volume, et nécessite d’énormes quantités d’électricité, en particulier pour les datacenters, véritables moteurs de l’économie numérique. Les opérateurs de datacenters sont conscients de l’impact de ce phénomène dans une économie fondée sur des énergies fossiles : 84 % des opérateurs nord-américains ont récemment reconnu la nécessité de prendre en compte les énergies renouvelables afin de répondre aux futurs besoins d’énergie (rapport Trends in Data Centers de Mortenson). En 2016, les entreprises s’approprieront progressivement les principes de ces énergies vertes. Les sociétés s’appuyant sur l’électricité afin d’alimenter leur infrastructure Internet critique et s’assurer de son bon fonctionnement, continueront de réévaluer l’efficacité énergétique de leurs datacenters, d’adopter des méthodes d’économie d’énergie éprouvées, et de faire évoluer les meilleures pratiques en matière de développement durable.

    5. Les entreprises adopteront des stratégies d’interconnexion multi-cloud afin de réduire leurs coûts

    Les stratégies multi-cloud occuperont une place importante dans le monde professionnel en 2016. Les entreprises s’efforceront en effet d’améliorer leurs charges de travail de production, d’accroître leur agilité et les performances de leurs applications, et de contrôler leurs coûts. Selon l’étude « The Total Economic Impact of Equinix Interconnection Solutions » publiée récemment par Forrester, les entreprises adoptant des stratégies d’interconnexion multi-cloud ont enregistré d’importantes réductions de coûts. Ces approches leur ont en effet permis de déployer et de mettre à l’échelle leurs applications en s’appuyant sur des fournisseurs de services cloud moins coûteux, et ainsi de prendre l’ascendant sur les entreprises exécutant uniquement leurs applications en interne. Grâce au peering en local avec des fournisseurs de services cloud par le biais d’interconnexions directes permettant d’accéder et d’intégrer plusieurs clouds, les organisations peuvent provisionner rapidement leurs services clouds et proposer une meilleure expérience à leurs utilisateurs finaux. L’adoption de l’interconnectivité multi-cloud en entreprise devrait continuer de progresser à mesure que les organisations réaliseront l’intérêt de contourner l’Internet public et de se connecter directement et de façon sécurisée à des fournisseurs de services cloud.

    6. La cybersécurité favorisera l’adoption croissante de l’interconnexion

    La cybersécurité est l’une des principales préoccupations identifiées par les responsables informatiques interrogés dans le cadre de l’étude « Enterprise of the Future » publiée récemment par Equinix. En effet, 64 % des décideurs informatiques du monde entier admettent que leurs préoccupations en matière de sécurité pourraient les pousser à revoir l’architecture de leur infrastructure informatique au cours des 12 derniers mois. En 2016, les entreprises devraient investir davantage d’efforts afin de réduire les risques et de minimiser la vulnérabilité de leurs réseaux. La sécurité du cloud est également une source croissante d’inquiétudes pour les entreprises, qui réalisent que leurs maillons faibles ne sont pas les fournisseurs de services cloud mais leurs propres voies d’accès à ces services. Elles sont également conscientes qu’accéder à des services cloud par le biais de l’Internet public augmente ces risques. Les entreprises vont continuer d’évaluer leurs options en matière d’infrastructure informatique, et les connexions directes s’avèreront encore être une solution plus cohérente et sécurisée pour assurer la connexion des organisations entre elles et au cloud.

    7. L’interconnexion va éliminer des obstacles importants au développement informatique

    En 2016, les réseaux d’entreprise subiront les effets de tendances telles que la dispersion géographique de leur personnel (75 % des employés résident dans des régions différentes de celle du siège de leur entreprise), ou comme le nombre croissant d’utilisateurs accédant au réseau sur une variété d’appareils et depuis différents emplacements. Les architectures informatiques centralisées, cloisonnées, voire souvent emprisonnées dans des datacenters internes, ne peuvent pas être redimensionnées afin de les rapprocher des utilisateurs finaux et de proposer les connexions haute-performance réclamées par les utilisateurs. Dans le même temps, les stratégies d’interconnexion via l’Internet public continueront d’être mises en question sur le plan de leur fiabilité et de leur sécurité. Pour faire face à toutes ces problématiques, les entreprises vont être de plus en plus nombreuses à concevoir des infrastructures axées sur l’interconnexion afin de pouvoir établir des liens directs et sécurisés vers des fournisseurs de services cloud et réseau, ainsi qu’avec une variété d’autres partenaires. Elles vont également progressivement s’appuyer sur des interconnexions instantanées entre organisations afin de générer de la valeur et de prospérer. Elles découvriront ainsi les bénéfices réels et quantifiables de cette approche. En effet, plus d’un tiers des personnes interrogées dans le cadre de la même étude « Entreprise of the Future » et ayant déjà déployé des solutions d’interconnexion auraient enregistré une valeur ajoutée de plus de 10 millions de dollars ; 58 % de ces entreprises estiment par ailleurs que cette valeur provient de nouvelles sources de revenus.


    Tony Bishop, vice-président mondial de la stratégie et du marketing chez Equinix

  • Les tendances dans le secteur des apps mobiles

    App Annie – la plateforme de données de marché en matière d’applications mobiles, vient de publier ses prévisions 2016 pour le secteur des apps.

     

    L’innovation permanente qui règne sur l’écosystème des apps nous a valu une année 2015 riche en développements, certains attendus et d’autres moins prévisibles. L’année 2016 s’annonce elle aussi riche en lancements et nouveaux développements. L’occasion pour les analsytes d’App Annie de dresser un bilan 2015 et de présenter :

    Les 10 tendances qui vont marquer 2016 :

    • Google Now on Tap : Faciliter la découverte d’app par le Deep Linking
    • eSports : De nouveau flux de revenus pour les éditeurs de jeux
    • Messagerie : Les facteurs culturels maintiennent la division
    • Services Online-to-Offline (O2O) : L’Asie amorce une vague de consolidation
    • Apps de productivité : De nouveaux modes de saisie stimulent l’app innovation
    • Services financiers : Les banques de détail confrontées à une lente agonie
    • tvOS : L’avènement du second écran
    • YouTube Red : Catalyseur des vidéos indépendantes longue durée
    • Wearables : Développement des usages verticaux et entreprises
    • Réalité augmentée et virtuelle (AR/VR) : les grands éditeurs soutiennent l’innovation, battage médiatique amplifié à prévoir en 2016
  • Le comportement des consommateurs face au mobile

    Etablie en partenariat avec GfK, l’Etude « Mobile marketing consumer report 2015 » de la Mobile Marketing Association France dresse un état de la perception des leviers & actions de marketing mobile par les consommateurs.

    Basée sur un échantillon de 1003 personnes représentatives des internautes français âgés de 15 ans et plus et équipés en téléphone mobile ou tablette, et issues de l’Access Panel online GfK, l’étude met en lumière un certain nombre de comportements & attentes.

    A retenir de cette première édition :

    Les Français considèrent désormais leur téléphone mobile comme un outil pratique au service du quotidien. Notamment dans le cadre d’un parcours d’achat, ils apprécient les services de shopping offerts par leur téléphone mobile : 64% des possesseurs considèrent ainsi que leur téléphone mobile leur permet de trouver facilement le point de vente le plus proche où le produit qu’ils recherchent est disponible,

    61% qu’il leur permet d’être alertés facilement de la disponibilité ou non en point de vente du produit recherché. Les Français se montrent partagés quant à la présence de publicité sur le mobile et accordent leur attention aux formats qui invitent à l’action :  50% sont prêts à interagir avec les publicités plein écran ou les vidéos présentes à l’ouverture des applications lorsque celles-ci proposent une offre éclair, limitée dans le temps. 74% se disent gênés par les publicités et les zappent mais 72% sont résignés sur le fait qu’il y aura toujours de la publicité sur mobile.

    Les flashcodes paraissent très utiles pour ceux qui les ont déjà utilisés : 94% des utilisateurs sont plutôt satisfaits à très satisfaits, mais doivent encore convaincre les autres :  38% des utilisateurs sont susceptibles de scanner ces flashcodes dans une publicité. Près de 8 SMS publicitaires sur 10 sont lus et 1/4 sont conservés. Des SMS qui permettent de créer du trafic aussi bien sur les sites de la marque qu’en point de vente.
    À la réception d’un SMS :  36% des consommateurs sont déjà allés visiter le site Internet de la marque ou de l’enseigne (sur 58% qui en ont eu l’intention),  30% ont déjà visité le site Internet mobile de la marque ou de l’enseigne (sur 48% d’intentionnistes),  29% se sont déjà rendus en point de vente (sur 51% d’intentionnistes), 22% ont déjà acheté le produit / le service (sur 47% d’intentionnistes).

    Un peu moins de la moitié des Français ont déjà reçu des push notifications qui s’avèrent globalement satisfaisantes. Les Français qui n’y ont pas été confrontés sont éventuellement ouverts à : des pushs sur l’actualité ou sur la météo pour 40%, des offres promotionnelles pour 30%.
    Enfin, les Français se montrent plus méfiants quand le Marketing mobile peut devenir intrusif et s’emparer de leurs données privées. Le mobile présente des risques d’envahissement par des communications non souhaitées (SPAM) ou du « piratage » d’informations personnelles : 60% ont le sentiment d’être envahis par les marques sur leur téléphone mobile (trop de spams), 67% craignent de communiquer des informations aux marques à leur insu, 68% ont le sentiment d’être espionnés via leur portable.
    La protection des données personnelles reste donc un enjeu majeur pour les marques & la confiance des consommateurs. Il est donc primordial pour les marques de s’approprier le media et de savoir prioriser les actions jugées pertinentes par les consommateurs :  56% trouvent peu utile d’être reconnus & accueillis de manière personnalisée dans un point de vente, mais 50% trouvent utile d’être géolocalisés pour recevoir des bons plans à proximité …

    « L’étude souligne bien l’attitude d’un consommateur qui attend des marques qu’elles prennent en compte la notion de service, de simplicité et de transparence dans l’usage de ces nouveaux terminaux à des fins marketing. Réduire les frictions, simplifier les parcours et le quotidien du consommateur doit être au cœur d’une stratégie qui doit progressivement faire du mobile le pilier de l’interaction entre la marque et ses clients » déclare Renaud Ménérat, Président de la Mobile Marketing Association France. « Les marques doivent transformer en opportunité ce qui apparaît encore comme une contrainte pour les consommateurs en leur donnant accès à des informations en affinité avec leurs attentes », explique Nicolas Cardon, Directeur de Division chez GfK.

    Source GFK et MMAF