Étiquette : étude

  • Les grandes tendances de consommation à l’ère post- Covid

    Quand le magasin fait de la résistance …

    Rapport 2022 Echangeur BNP Paribas Personal Finance « Access Panel »

    Depuis plus de 20 ans, les experts de l’Echangeur BNP Paribas Personal Financedécryptent les habitudes d’achat et les arbitrages budgétaires des Français, grâce à sa plateforme d’études unique en France et en Europe réalisée avec l’aide de Kantar sur le terrain, l’Access Panel.
    Tous les deux ans, 5 000 individus représentatifs de la population française sont interrogés sur une centaine de questions pour apporter une vision 360° de leurs modes de consommation et de leur évolution. Un outil exceptionnel qui croise des millions de données et permet de comprendre leurs habitudes de vie, comment ils consomment et dépensent, pourquoi, combien, et auprès de quelles marques.

    Pour la première fois, l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance dévoile l’ensemble des résultats de cette enquête, réalisée début 2022 et divisée en six parties (ce communiqué détaille les quatre premières). Ils offrent l’occasion de déterminer en quoi la crise sanitaire a modifié de manière pérenne ou non les usages et attitudes des consommateurs Français, en particulier dans leurs arbitrages entre physique et digital.

    Avec un enseignement majeur : le physique fait de la résistance. Contrairement aux idées reçues et aux usages surtout concentrés dans une grande ville comme Paris, le tout Internet, le paiement sur mobile, la généralisation du QR Code ou le commerce sur les réseaux sociaux ne constituent pas (encore) les modes de consommation et d’achat les plus répandus en France. Le bon vieux magasin a encore ses adeptes. Mais pas tout seul et pas comme avant.

    Tendance 1 
    Le digital, fossoyeur ou nouveau souffle pour le magasin ?

    Avec l’intensification des achats sur Internet depuis la pandémie, la livraison est devenue un moment clé du parcours client. Il y a un an, le Quick Commerce faisait les gros titres avec une explosion d’acteurs comme Gorillas, Flink, Cajoo, ou encore Gopuff venant concurrencer les distributeurs traditionnels. Aujourd’hui, leur promesse d’une « livraison en 10 minutes » évolue vers une terminologie plus neutre, « quelques minutes », cherchant à répondre à un besoin de fiabilité plus que de rapidité de la part du consommateur.

    Seulement 13 % des Français ont recours à un service de livraison à domicile pour leurs courses alimentaires, en hausse depuis la période « pré-Covid » (+ 3 points par rapport à janvier 2020). Il existe une forte disparité selon le lieu d’habitation, en lien avec les offres proposées. 28 % des Parisiens ou habitants l’agglomération parisienne y ont eu recours au cours des 12 derniers mois. C’est parmi eux que la progression est la plus notable : + 8 points par rapport à janvier 2020. Les habitants des grandes villes (plus de 100 000 habitants) se distinguent également : 19 % d’entre eux utilisent ce service. A l’inverse, cette pratique est très peu répandue en milieu rural ou dans les petites villes de moins de 10 000 habitants (respectivement 8 % et 10 % d’entre eux).

    Le grand gagnant de la période « post-Covid » reste indéniablement le Drive. 27 % des Français y ont eu recours au cours des 12 derniers mois (+ 7 points vs 2020). Cependant que l’engouement observé durant les périodes de confinement est quelque peu retombé. Plus du tiers des Français utilisaient ce service, d’après une étude complémentaire lancée en septembre 2020 par l’Echangeur.

    Si les ruraux sont que peu adressés par les services de livraison à domicile, ils sont logiquement les champions du Drive : 31 % d’entre eux y ont recours, en progression de +8 points par rapport à janvier 2020. A l’inverse, seuls 14 % des Parisiens ou habitant l’agglomération utilisent ce service, alors que cette pratique est globalement bien répandue dans les autres types de ville, y compris dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants (25 %).

    Au-delà du secteur alimentaire, la livraison est devenue un enjeu crucial qui s’étend à l’ensemble du commerce. 21 % des Français ont utilisé le Click & Collect pour leurs achats non alimentaires au cours des 12 derniers mois. Là encore, cette pratique a connu une forte progression comparativement à la période pré-Covid (+ 9 points par rapport à janvier 2020). Si les urbains, habitant des villes de plus de 100 000 habitants ou Paris et son agglomération, ont davantage tendance à adopter ce service (25 % d’entre eux), l’opposition villes / campagnes est nettement moins marquée que dans le secteur alimentaire. Preuve que l’offre a su se développer, en dehors des grands centres urbains.

    Tendance 2 
    Le digital, fossoyeur ou nouveau souffle pour le magasin ? 

    La crise sanitaire et les confinements successifs ont, assurément, engendré une accélération de la digitalisation des Français. Cependant, il s’agit d’une digitalisation à deux vitesses, laissant des populations largement exclues. Quels impacts à long terme sur le monde du commerce ? Le digital peut-il devenir le fossoyeur du magasin ?

    L’achat sur Internet s’est désormais banalisé. Si la quasi-totalité des Français (94 %, + 2 points vs janvier 2020) a acheté au moins une fois sur Internet au cours des 12 derniers mois, la crise sanitaire a engendré une augmentation notable de la fréquence d’achat. 72 % des acheteurs online achètent au moins une fois par mois, soit une progression de + 6 points par rapport à la vague de janvier 2020. Augmentation de la fréquence d’achat ne rime pas avec augmentation du nombre de sites où sont réalisés les achats. Cela reste limité : seulement 19% des Français déclarent avoir acheté sur plus de 5 sites internet différents, au cours des 12 derniers mois. La tendance était similaire avant le Covid.

    Le Smartphone occupe une place centrale dans le quotidien des Français : 86 % d’entre eux en sont équipés, en progression de +4 points par rapport à janvier 2020. Le taux d’équipement en ordinateurs, fixes ou portables, demeure également très élevé (83 %), malgré une baisse de -4 points vs janvier 2020. C’est surtout parmi les jeunes générations qu’il est en recul : 64 % des 18 -29 ans en sont équipés (-11 points). Preuve que le Smartphone pourrait tendre à remplacer les autres outils digitaux (PC, tablettes…) dans de nombreux usages. Malgré une belle progression, les assistants vocaux (Amazon Echo, Google Home…) restent encore et toujours peu répandus. Seulement 17 % des Français en sont dotés (+ 6 points vs 2020).

    Les usages des smartphones et tablettes ont explosé depuis 2020. Parmi ceux qui ont le plus progressé, citons le M-commerce : 42 % des Français achètent désormais sur Internet via leur smartphone ou tablette, en progression de + 10 points par rapport à janvier 2020. Le QR-code, mis à l’honneur durant la pandémie, est lui, utilisé par 36 % des Français, pour obtenir des informations sur un produit en magasin.

    De manière globale, si les usages autour du smartphone se sont multipliés, ils sont encore loin d’être majoritaires dans l’ensemble de la population française. Cela illustre une digitalisation à 2 vitesses dont certaines populations restent encore largement exclues, les seniors en tête. A titre d’exemple, seuls 26 % des plus de 60 ans achètent sur Internet via leur smartphone ou tablette, contre 57 % des 30-44 ans.

    Parmi les usages qui se sont développés, tout en restant largement minoritaires, il faut citer l’utilisation du smartphone pour payer en magasin : 11 % des Français ont adopté cette pratique (+ 4 points vs 2020).  Mais il s’agit avant tout d’une pratique qui se développe à Paris et dans son agglomération ainsi que dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants, avec respectivement 16 % (+ 4 points vs 2020) et 14 % (+5 points vs 2020) d’utilisateurs. A l’inverse, seuls 9 % des ruraux y ont recours.

    En outre, c’est parmi les jeunes qu’elle est aujourd’hui la plus répandue : 20 % des 18-29 ans en sont adeptes (en progression de + 6 points par rapport à janvier 2020). A l’inverse, seuls 6 % des 60 ans et plus ont franchi le pas (+2 points vs 2020). Les familles aisées, avec des enfants de moins de 15 ans, comptent aussi parmi les plus grandes utilisatrices de ce service (19 %).

    Tendance 3
    Après la voix, les réseaux sociaux, l’avenir du commerce ?

    S’il est une pratique qui s’est particulièrement intensifiée depuis la pandémie, c’est bien l’usage des réseaux sociaux, devenus des médias essentiels, notamment parmi les moins de 30 ans. Cette accélération des usages doit pousser les marques à les considérer comme un point de contact majeur dans leur stratégie de développement et de fidélisation.

    Si Facebook demeure le réseau social avec le plus grand nombre d’utilisateurs (68 % des Français déclarent l’utiliser), il est en perte vitesse auprès des 18-29 ans (56 % d’utilisateurs, en baisse de 11 points par rapport à janvier 2020). A l’inverse, Instagram tire son épingle du jeu.  Il compte 37 % de Français utilisateurs (+ 10 points, par rapport à janvier 2020) et devient le 1er réseau social auprès des 18-29 ans avec 70 % d’utilisateurs (+5 points). Snapchat arrive en seconde position parmi cette classe d’âge, avec 60 % d’utilisateurs (contre 23 % parmi l’ensemble des Français). Au-delà de ces réseaux « historiques », il convient de noter le poids important que représente déjà TikTok (40 % des 18-29 ans l’utilisent versus 16 % des Français), réseau qui fait la part belle aux vidéos, relayées instantanément à grande échelle. Si son nombre d’utilisateurs reste encore faible, Twitch, qui s’adressait initialement aux communautés de gamers, se distingue également parmi les jeunes : 18 % d’entre eux l’utilisent (contre 6 % des Français) et en sont déjà adeptes.

    Intégrer pleinement les réseaux sociaux dans sa stratégie n’est donc plus une option mais une nécessité pour les marques. Pour autant, l’achat via les réseaux sociaux n’attire pour l’instant que peu d’utilisateurs : seuls 10 % des Français ont acheté via ce canal, au cours des 12 derniers mois. Les jeunes générations se distinguent là encore : 20 % des 18-29 ans ont franchi le cap, soit trois fois plus que les plus de 60 ans (6 %).

    Tendance 4 
    Buy now Pay latter , un service réservé aux français les plus contraints financièrement ? 

    Avec la montée en puissance d’acteurs tels Klarna, Alma ou Floa Bank, le Buy Now Pay Later a fait partie des nouveaux mots marquants de l’année écoulée. Pour autant, l’usages des facilités de paiement n’est pas une nouveauté.  Quels usages les Français en font-ils, particulièrement en ligne ? Ces services sont-ils seulement prisés par les Français les plus contraints ?

    Globalement, la pratique est déjà particulièrement ancrée dans les habitudes de consommation des Français : 33 % d’entre eux déclarent avoir utilisé des facilités de paiement en ligne au cours des 12 derniers mois. Dans le détail, 27 % ont payé leurs achats Online en plusieurs fois (3 ou 4 fois par exemple) et 19 % ont eu recours au report de paiement, qu’il s’agisse d’un paiement après réception et essai des produits ou d’un paiement reporté de plusieurs semaines ou mois.

    Les jeunes se montrent particulièrement séduits par ce type d’offres :  51 % des 18-29 ans ont utilisé des facilités de paiement online au cours des 12 derniers mois. Les familles avec des enfants de moins de 15 ans font, elles aussi, partie des adeptes du paiement fractionné comme du report de paiement (Buy Now Pay Later), sur Internet : 47 % ont recours à ces facilités de paiement. Ce chiffre est similaire quel que soit le niveau d’aisance des familles.

    Au-delà de ces caractéristiques socio-démographiques, plus les acheteurs Online sont des clients réguliers, plus ils utilisent des facilités de paiement online : 42 % des clients achetant au moins une fois par mois sur Internet font appel à ce service ; ils ne sont que 19 % parmi les clients plus occasionnels (moins d’un achat par mois).

    2 autres tendances à découvrir dans le rapport :

    – Les enseignes et l’économie circulaire, le soufflet qui retombe ? L’économie circulaire est un changement de modèle visant à produire des biens et services de manière durable, tout en limitant la consommation et le gaspillage des ressources. Précurseur, le secteur de l’automobile a développé depuis longtemps des offres de location et représente ainsi le marché le plus mature à ce niveau. Par ailleurs, si nous nous dirigeons vers l’avènement d’une société de l’usage, après celle de la propriété, le marché de l’occasion représente déjà une tendance bien ancrée dans la consommation des Français.

    – La crise : coup d’arrêt pour les projets des Français ? Quel impact de la crise sur les projets de rénovation (rénovation énergétique, cuisine, salle de bain…) et les projets d’achats (voitures, matériel électronique, mobilier…) des Français.

    Rapport complet ici 

     

     

     

     

  • Etre journaliste en 2022, entre passion et désenchantement

    Étude : être journaliste en 2022,
    entre passion et désenchantement

    Une étude, menée sur 1 500 journalistes français, se penche sur les conditions de travail des journalistes par l’agence Oxygen

    En bref :

    • ¾ des journalistes estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées.
    • 25  % des journalistes interrogés sont surchargés par le travail.
    • 20 % reçoivent plus de 100 communiqués de presse par jour.
    • 55 % n’ont pas confiance en leur avenir professionnel.
    • Mais 85 % referaient le même choix professionnel.

    L’agence de communication Oxygen a réalisé cet été une étude auprès de 1 500 journalistes français pour prendre le pouls de la profession. Parmi les principaux enseignements, des conditions de travail qui se dégradent année après année, une pression de plus en plus forte et un désenchantement croissant.

    “Le malaise profond exprimé par les journalistes interrogés n’est malheureusement pas vraiment une surprise”, commente Alexis Noal, responsable de l’étude au sein de l’agence Oxygen. “Nous voyons leur quotidien devenir de plus en plus compliqué au fil du temps et la profession a perdu beaucoup de son aura et de son attractivité pour les jeunes. Heureusement, nous sommes en face d’un métier passion et la grande majorité d’entre eux ne se voit pas faire autre chose que batailler pour continuer à nous informer coûte que coûte.”

    Un quart des journalistes se dit surchargé par son travail…

    50 % des journalistes interrogés se disent très occupés et 25 % surchargés par leur travail. Avec 20 % d’entre eux qui reçoivent plus de 100 communiqués de presse (CP) par jour, ils sont beaucoup à se sentir sur sollicités au quotidien.

    Et cela ne s’arrange pas lorsqu’on demande aux journalistes les activités qui remplissent leur quotidien, 35 % des répondants évoquent le tri des communiqués de presse, des demandes de rendez-vous et des invitations à des conférences et voyages de presse. C’est la deuxième occupation la plus chronophage après la rédaction d’articles ou la production de sujets.

    … et trois quarts travaillent dans des conditions dégradées

    Le constat est alarmant : trois quarts des journalistes interrogés trouvent que leurs conditions de travail se sont dégradées ces dernières années.

    En cause, certaines raisons majeures reviennent dans au moins 40 % des réponses : pour commencer le manque de temps et la rémunération jugée insuffisante sont cités puisque “le ratio temps-énergie / gain financier est trop faible” confie un journaliste, suivi par le manque d’effectifs, la trop grande profusion d’informations et enfin la charge de travail trop importante. La pression et le stress, le manque de ressources et la précarité constante sont également mentionnés par plus de 20 % des répondants.

    Tout n’est pas négatif, puisque certains jugent qu’il y a eu quelques améliorations avec notamment la mise en place du télétravail et la plus grande facilité à avoir accès à de l’information.

    Un point de vue mitigé sur les réseaux sociaux

    Alors que l’on aurait pu croire à un sentiment plus négatif des journalistes vis-à-vis des réseaux sociaux, beaucoup y voient une source d’informations importante et essentielle aujourd’hui. “C’est une source supplémentaire de contenus qu’il faut apprendre à dompter mais sans laquelle je ne me verrais pas travailler aujourd’hui“ commente un des répondants.

    Mais les avis restent quand même mitigés puisque 56 % jugent que ces plateformes viennent concurrencer leur travail et ajoutent aussi une certaine pression : “C’est devenu une source de stress, car il faut constamment vérifier que nous n’avons pas un train de retard sur l’information, mais également ne pas céder à la facilité en ne vérifiant pas la véracité de ce qui est signalé”.

    Ces canaux sont en effet “totalement contaminés par les fake news” ce qui rend plus compliqué le quotidien des journalistes qui doivent trier et traiter les informations avec toujours plus de sens critique, mais également de façon “plus réactive et plus rapide”.

    Le journalisme : un vrai métier de passion malgré les difficultés

    Signe d’un certain désamour, les répondants estiment que 83 % des Français ne valorisent pas le métier de journaliste à sa juste valeur. “Nous sommes regardés comme ceux qui désinforment désormais alors que nous sommes censés être des tiers de confiance et un rempart contre les fake news…” se désole l’un des répondants.

    55 % n’ont d’ailleurs pas confiance en leur avenir professionnel. Ils sont la moitié à envisager une reconversion ou à avoir déjà une autre activité à côté pour pouvoir vivre décemment.

    En revanche, alors que 45 % d’entre eux ne recommanderaient pas ce métier aux jeunes, ils sont 85 % à confirmer qu’ils opteraient encore pour le journalisme si c’était à refaire. “On ne m’ôtera pas de l’idée que c’est l’un des plus beaux métiers du monde et que nous jouons un rôle majeur dans la société”, nous confie une journaliste.

    Véritable vocation pour certains, ils sont nombreux à y voir aussi une source d’enrichissement personnel. “C’est un métier ouvert sur une multitude de sujets et qui vous fait rencontrer des personnes de toutes les strates de la société. Il n’y a jamais de routine.”. D’autres y trouvent également un sens du devoir – “C’est un métier indispensable au bon fonctionnement d’une société et d’une démocratie” qui  “contribue à éclairer les esprits”.

    Enquête réalisée par Oxygen RP en juillet 2022 sur la base d’un questionnaire en ligne adressé à 1 500 journalistes.

     

  • Ecommerce français : le plus dynamique de l’Union Européenne selon une étude Sud Digital

    Ecommerce français : le plus dynamique de l’Union Européenne selon une étude Sud Digital

    Réalisée par l’agence marketing Sud Digital et basée sur différentes statistiques e-commerce 2021 établies par la FEVAD, JP Morgan et Statista, entre autres, l’étude place la France au rang de premier marché européen pour le ecommerce avec un volume d’achat de près de 82 millards d’euros.

    Le Brexit permet aux français de monter sur la plus haute marche du podium d’achats en ligne :

    • 1er pays de l’UE : la France avec 81,7 milliards d’euros
    • 2ème pays de l’UE : l’Allemagne avec 73 milliards d’euros
    • puis l’Espagne, les Pays Bas et l’Italie complètent le podium.

    Les grandes tendances du e-commerce français : 

    • Le bouche à oreille 1er canal d’informations avant achat en ligne (jusqu’en 2020 il s’agissait du vendeur en magasin, aujourd’hui en 4ème position).
    • 42% des français déclarent avoir déjà utilisé une application d’information et d’évaluation du type Yuka ou Clear Fashion.

    TOP 5 des sites e-commerce préférés des français : 

    1. Amazon
    2. Cdiscount
    3. Veepee (anciennement Vente Privée)
    4. Auchan
    5. Fnac
  • Service client : les réclamations sur les réseaux sociaux s’accentuent…

    La réclamation Client sort enfin du placard dans nos entreprises !

    A l’occasion du Salon Stratégie Clients, l’AMARC, le réseau de professionnels passionnés et convaincus que l’amélioration de la relation client est un formidable levier pour faire grandir les équipes et les entreprises, présente la 3ème édition de sa cartographie des services réclamation clients. Les précédentes études avaient été réalisées en 2010 et 2018.

    Basée sur les réponses de 149 entreprises françaises, la cartographie montre comment est gérée la réclamation client en 2022 et présente tous les usages et les pratiques des champions de la gestion de l’insatisfaction client.

    Commentant ces résultats, Marie-Louis Jullien, Délégué Général de l’AMARC se réjouit et tempère «C’est une bonne nouvelle : la réclamation Client sort enfin du placard dans nos entreprises ! Toutefois, si la dimension opérationnelle s’organise, son pilotage lié au business se cherche encore.»

    Les principaux résultats :

    Les réclamations sur les réseaux sociaux s’accentuent

    • 57% des entreprises reçoivent des réclamations sur les réseaux sociaux (+ 10 points par rapport à 2018)
    • 95% des entreprises prennent connaissance des réclamations laissées sur les réseaux sociaux (+ 8 points)

    Un traitement des réclamations plus court

    • Délai moyen par courrier = 8 jours (- 2 jours par rapport à 2018)
    • Délai moyen par mail = 6 jours (- 1 jour)
    • Délai moyen par téléphone = 4 jours (- 1 jour)

    Délai moyen par réseaux sociaux = 2 jours (- 0,5 jour)

    Un enjeu fort sur les délais de réponse

    • 72% des entreprises évoquent qu’elles doivent encore progresser sur les délais de réponse aux réclamations (+ 7 points par rapport à 2018)

    Les réclamations comme levier d’amélioration de l’expérience client

    • 77% considèrent les réclamations comme un levier d’amélioration de l’expérience client
    • 89% réalisent une analyse des motifs

    Des organisations qui s’acculturent à la réclamation

    • 40% des entreprises sensibilisent aux réclamations l’ensemble de leur personnel en contact avec les clients
    • 70% des Codir/Comex sont destinataires d’un reporting dédié aux réclamations

    Mais un pilotage des réclamations qui se cherche encore

    • 77% des entreprises ont des objectifs internes de délai de réponse
    • Mais seulement 53% communiquent à leurs clients des engagements en termes de délai de réponse

    Les résultats seront présentés et commentés en exclusivité lors d’une conférence plénière lors du salon Stratégie Clients avec le témoignage d’entreprises « best in class », Decathlon, UCPA et LCL .

    Le Mardi 29 mars 2022 de 16h30 à 17h30 lors d’une conférence plénière au salon Stratégie Clients

  • Quand 3 Français sur 4 estiment que les marques ont perdu en authenticité

    Le verdict des Français face à la standardisation du shopping 

    Avant la pandémie, nombreux étaient ceux qui pensaient que l’avenir du commerce de détail ferait la part belle à la standardisation des produits et serait largement dominé par quelques acteurs principaux pour chaque catégorie de produits — vêtements et accessoires, mobilier et décoration, hygiène et beauté, alimentation, bijoux, luxe, jouets, papeterie, etc. C’était sans compter sur la crise sanitaire, qui a rebattu les cartes, perturbant les chaînes d’approvisionnement autant que les valeurs des consommateurs, plus attachés que jamais à ce que leurs principes se reflètent dans leurs achats.

    Qu’ont changé exactement les deux années de pandémie dans les critères d’achats et l’expérience shopping des Français ? La standardisation grandissante des produits va-t-elle perdurer, ou l’avenir du shopping sera-t-il plus varié qu’initialement attendu ? Pour répondre à ces questions, Faire, leader mondial de la mise en relation des commerçants indépendants et des marques, et l’institut OpinionWay ont mené l’enquête auprès de 1019 consommateurs français au cours du mois de février 2022. Voici leurs réponses.

    Les Français privilégient les marques locales et responsables après la pandémie

    1 Français sur 2 (49%) déclare accorder plus d’importance qu’avant la crise sanitaire au lieu de fabrication d’un produit avant de l’acheter. 67% des sondés admettent opter davantage pour des produits responsables — 81% se disent persuadés qu’acheter artisanal revient à consommer plus éthique —, et les trois quarts d’entre eux (75%) affirment que soutenir les marques indépendantes est important à leurs yeux. 65% estiment d’ailleurs que les produits proposés par ces dernières sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines.

    La standardisation des produits, responsable de la perte d’authenticité des marques

    Exprimant leur désir d’avoir accès à une certaine variété dans leurs achats, 67% des Français se plaignent d’avoir moins d’occasions de découvrir des nouveautés, et ils sont 65% à accuser les marques de ne plus faire l’effort de créer des produits originaux. Plus des trois quarts du panel sondé (76%) estiment en outre que les marques ont perdu en authenticité.

    Les consommateurs sont également plus de 7 sur 10 (72%) à juger que les produits disponibles sur le marché ont tendance à se ressembler, pointant ainsi du doigt la standardisation grandissante du commerce. Les catégories les plus standardisées sont les vêtements et accessoires de mode (54%), l’alimentaire (51%), les cosmétiques (produits d’hygiène et de beauté, 40%), le mobilier (37%) ou encore les jouets (33%).

    « La pandémie a grandement contribué à valoriser le commerce local et indépendant auprès des consommateurs français, notamment car il leur permet de mettre la main sur des articles en phase avec leurs principes et leurs valeurs, mais aussi en raison de l’impact qu’ont les marques et commerçants indépendants au sein de nos communautés » commente Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Auparavant, il était plus difficile pour les artisans et petits commerçants d’obtenir la visibilité dont ils avaient besoin pour rivaliser avec les grandes surfaces et autres chaines de magasins internationales. En conséquence, les acheteurs français avaient plus de mal à dénicher la perle rare. »

    Le commerce indépendant de plus en plus populaire face aux grandes chaines et acteurs de proximité

    En 2022 et après deux ans de crise sanitaire, la majorité des Français continuent à privilégier les grandes chaines de magasins pour effectuer leurs achats. C’est principalement le cas en ce qui concerne les denrées alimentaires (62%), les produits d’hygiène et de beauté (56%), le mobilier (54%), la décoration (51%), les vêtements et accessoires (43%), ou encore les jouets (43%).

    Les trois quarts (75%) d’entre eux jugent aussi qu’il est difficile de trouver des pièces uniques, et ils sont jusqu’à 80% à regretter à ce propos le manque de visibilité des commerçants indépendants sur internet. Les consommateurs sondés sont pourtant près de 4 sur 10 (39%) à affirmer que la commercialisation d’un produit par un acteur appartenant à cette catégorie agit comme un levier en vue d’acheter ce dernier.

    « La spécificité des propriétaires de boutiques indépendantes réside dans la possibilité qu’ils ont de rivaliser grâce à leurs gouts et aux sélections qu’ils opèrent. C’est particulièrement vrai lorsqu’il s’agit d’objets plus personnalisés tels que des bijoux, des accessoires de luxe ou encore de la décoration intérieure » ajoute Olivier Buffon. « Demain, cela pourrait bien le devenir pour toutes les catégories de produits, de l’épicerie aux vêtements en passant par les jouets. »

    Les commerçants indépendants s’adaptent pour séduire des Français guidés par leur instinct

    Comment les Français procèdent-ils à l’heure d’acheter des vêtements, des objets de décoration ou encore des cadeaux ? Le plus grand nombre affirment chercher les produits qui reflètent le mieux leur personnalité et dans lesquels ils se reconnaissent (respectivement 33%, 31% et 19%). Ils sont tout autant à se laisser guider par leur goût et à acheter spontanément ce qui leur plait quand il s’agit d’un objet de décoration (31%), mais légèrement moins pour les vêtements (26%). Ils le sont en revanche sensiblement plus par rapport aux cadeaux (24%).

    86% considèrent aussi que les marques indépendantes contribuent à préserver le savoir-faire local, et 65%, tout simplement que leurs produits sont de meilleure qualité par rapport à ceux des grandes chaines. C’est donc sans grande surprise que certains acteurs sont attendus pour les aider à augmenter leur présence en ligne. Notamment les plateformes internet de vente aux particuliers (83%), et celles de vente entre entreprises, qui mettent en relation les commerçants indépendants et les marques (80%). Les grandes chaines de magasins (75%), ou encore les influenceurs et créateurs de contenus sur les réseaux sociaux (58%) joueront un rôle moins important selon les Français sondés.


    « Cette étude fait apparaître un déséquilibre majeur entre les produits proposés par les marques et les attentes des Français. La demande croissante d’originalité, d’authenticité, de personnalisation, de nouveauté ou encore d’éthique commence d’ores et déjà à laisser entrevoir ce à quoi ressemblera le commerce de demain » conclut Olivier Buffon, Directeur International de Faire. « Cela constitue une magnifique opportunité pour les commerçants indépendants, qui peuvent désormais compter sur une série d’outils modernes pour les aider à trouver des marques uniques, non seulement ici en France, mais dans le monde entier. »

  • Salon e-Marketing Paris : les premiers résultats du baromètre de l’engagement des marques en 2022

    Le salon e-Marketing Paris annonce les premiers résultats du baromètre de l’engagement des marques 2022

    Réalisé par Cision et Le Club des Annonceurs

    Plus de 500 professionnels du marketing et de la communication interrogés pour comprendre quelles pratiques et actions concrètes les entreprises ont mis en place en matière d’engagement et quel impact elles ont sur leurs métiers.

    Le décryptage de l’étude complète dévoilé lors de la conférence plénière du 31 mars à 10h45 sur le salon.

    Les premiers résultats de ce baromètre révèlent que 63% des entreprises ont déjà initié des actions concrètes en matière d’engagement.

    Au-delà des bonnes pratiques écologiques internes mises en place dans 89% des entreprises des répondants, se dessine un podium des engagements prioritaires :

      • 70% de ces entreprises ont mis en œuvre des dispositifs concrets pour le bien-être des salariés
      • 68% de ces entreprises ont mis en œuvre des dispositifs concrets pour la baisse de leur empreinte carbone
      • 68% de ces entreprises ont mis en œuvre des dispositifs concrets pour l’Égalité Femme/Homme
    • Dans plus de la moitié des cas, 52% des entreprises qui s’engagent ont fait évoluer jusqu’à leur stratégie de développement : changement de business model, de périmètres, réorientation stratégique…De plus, 25% des entreprises qui s’engagent déjà respectent un cahier des charges précis pour suivre les indicateurs ESG.Enfin, 80% des professionnels de la communication et du marketing interrogés s’accordent à dire que l’engagement des marques a profondément changé leur métier.« Le baromètre 2022 laisse percevoir maturité et exigence de la part des professionnels du marketing et de la communication sur le sujet de l’engagement des marques. Ces derniers ont relevé le curseur de l’engagement au-delà des pratiques éco responsables et ont la volonté de faire évoluer leur entreprise en profondeur, pour ne surtout pas tomber dans le piège du RSE washing », déclare Cyndie Bettant, Impact and communication leader chez Cision.« En lien avec notre thème annuel The Brand Immersion « Reshape the future of brands dans un monde limité », le baromètre 2022 vient conforter l’accélération de la dimension transversale des engagements RSE au sein des entreprises. Avec pour effet direct une nouvelle complémentarité qui s’affirme et s’orchestre entre le pouvoir donné aux fonctions stratégiques de Dir RSE et l’influence donnée aux fonctions de Dir Com/mark », ajoute Karine Tisserand, Directrice Générale – Le Club des Annonceurs.L’ensemble des résultats du baromètre de l’engagement des marques 2022 – Saison 3 – par Cision et le Club des Annonceurs sera dévoilé et décrypté lors d’une conférence plénière intitulée « Marques engagées : stratégie d’influence ou prise de conscience des marques », le jeudi 31 mars 2022, de 10h45 à 11h45 dans le grand amphithéâtre du salon e-marketing Paris. #EMKTP2022
  • Etude Fevad : Comment se sont comportés les cyberacheteurs en 2021 ?

    Quelles sont les nouvelles habitudes de consommation ?

    KPMG France et la Fevad publient la 5ème édition de l’étude dédiée à l’innovation dans le e-commerce, qui apporte cette année un éclairage important sur l’impact des transformations digitales du commerce sur l’emploi dans le secteur de la distribution. Cette étude s’est particulièrement concentrée sur les « click-and-mortar », ces acteurs traditionnels du commerce qui développent désormais leur activité économique en ligne.

    En résumé 

    •  8,5 % en 2020 : la croissance du e-commerce se poursuit en France ;
    •  Le commerce unifié profite à l’ensemble des distributeurs ;
    •  Face à la pénurie de talents, les distributeurs développent des stratégies d’ « upskilling » et de « reskilling ».

    La croissance du e-commerce se poursuit en France

    L’année 2020 a été une nouvelle année de croissance pour l’e-commerce français : il a atteint 112 milliards d’euros, en hausse de 8,5 % par rapport à l’année précédente.

    Le panier moyen des transactions repasse au-dessus de 60 euros, après huit années consécutives de baisse.

    Si les ventes de services ont chuté de 10 %, le marché a été marqué par une très forte accélération des ventes de produits (+32 %).

    La crise sanitaire a transformé de manière durable le comportement des clients :

    • 88 % des cyberacheteurs déclarent qu’ils continueront à commander sur Internet, malgré la réouverture des magasins ;
    • 37 % des cyberacheteurs déclarent qu’ils vont désormais commander davantage sur Internet ;
    • 75 % des cyberacheteurs attendent de leurs commerces de proximité un service de livraison, 60 % en livraison à domicile et 40 % en retrait en magasin.

    Le poids du e-commerce dans le commerce de détail a fait un bond de 9,8 % à 13,4 % en un an, soit + 3,6 %.

    Selon une étude récente, chaque emploi créé dans le e-commerce générerait 1,2 emploi indirect dans la logistique.

    Le commerce unifié profite à l’ensemble des distributeurs

    Dans le B2C, l’e-commerce a pour particularité d’étirer la supply chain jusqu’au domicile du client, nécessitant un allongement des schémas logistiques à travers les différents parcours de :

    • Livraison produit à domicile ou en point retrait (le dernier kilomètre) ;
    • Retour produit à partir du domicile ou depuis un point de collecte (le premier kilomètre).

    En se basant sur les chiffres de l’INSEE dans le secteur du commerce de détail et de l’artisanat à caractère commercial, l’effectif salarié a significativement progressé depuis plus de 20 ans, à + 27 % de 1998 à 2020. En 2018, le commerce de détail comptait environ 1 500 000 ETP salariés tandis que la logistique en comptait 750 000.

    Sur la période 2010-2018, le secteur de la logistique a connu une évolution forte en matière d’emploi salarié.

    Plus précisément, la période s’est caractérisée par une très forte croissance sur les activités de poste et de courrier, en charge notamment de la livraison des colis e-commerce aux particuliers ; une forte croissance sur les activités d’entrepôts non frigorifiques en charge notamment des activités logistiques e-commerce ; une légère baisse dans les métiers de la manutention, liée à l’amélioration de la productivité des entrepôts et au développement de l’automatisation.

    Face aux nouvelles attentes des consommateurs et à la concurrence intense des pure-players digitaux, les distributeurs traditionnels issus du monde physique ont fait évoluer leur modèle traditionnel vers un modèle omnicanal et doivent intégrer à leur feuille de route l’acquisition de nouvelles compétences et expertises digitales.

    La France reste pourtant en effet encore en retard par rapport aux autres pays de l’Union européenne ; seuls 30 % des magasins indépendants sont présents sur Internet (site web ou via une marketplace), à comparer au chiffre de 70 % en Allemagne.

    Les distributeurs les plus en avance, pour exister sur Internet et saisir les opportunités de compétitivité offertes par l’e-commerce, se sont adaptés à la culture fortement innovante des acteurs nativement digitaux dans :

    • les modèles de vente, avec le développement de logiques d’abonnement ;
    • l’expérience client, qui se trouve améliorée par l’optimisation des plateformes et la maîtrise de la donnée, quels que soient les canaux de contact ;
    • la livraison, avec une optimisation des services logistiques, afin de correspondre aux niveaux d’exigence élevés de la clientèle, habituée aux standards des leaders du secteur (livraison à domicile, livraison en point de collecte…) ;
    • les points de contact physiques, alors même que les concepts de distribution physique évoluent vers des formats combinant expériences digitales et physiques de façon de plus en plus intégrée.

    Face à la pénurie de talents, les distributeurs développent des stratégies d’ « upskilling » et de « reskilling »

    Lorsque les distributeurs optent pour des approches de commerce unifié de plus en plus intégrées, c’est désormais la question de l’acquisition et de la requalification de compétences transverses à l’ensemble des canaux qui se pose.

    La tendance actuelle met l’accent sur l’acquisition de nouveaux clients, faisant la part belle aux métiers liés au SEO, au SEA et au Social Media Management, tandis que les métiers autour de la fidélisation client et du CRM restent en retrait.

    L’IT et le développement web représentent un besoin important, que les distributeurs peinent à résorber.

    La Data & les analytics sont des compétences que les plus grands distributeurs ont commencé à acquérir depuis plusieurs années.

    Parmi les profils les plus recherchés en 2021 : data scientist, approvisionneur, coordinateur logistique, supply planner, logistics manager, directeur d’exploitation logistique transport, responsable lean/excellence opérationnelle, responsable RSE. Sont aussi et surtout recherchés, les nouveaux profils hybrides et transverses à toutes les formes de commerce et sur tous les canaux.

    Avec la sortie de crise sanitaire, qui a joué un rôle d’accélérateur et de catalyseur des transformations du secteur de la distribution, que ce soit dans les métiers du marketing digital, du développement informatique, de la data ou des services clients, les compétences qualifiées s’avèrent rares et difficiles à attirer pour les « click-and-mortar », qui sont soumis à une forte concurrence sur le marché de l’emploi.

    Pour faire face à la pénurie de talents, les distributeurs développent des stratégies d’ « upskilling » et de « reskilling », en mobilisant des investissements internes ou publics, inscrits à l’agenda des dirigeants, pour assurer la montée en compétences des collaborateurs de longue date par la formation, et en garantissant leur adaptation aux évolutions induites par le développement du commerce unifié. Les « soft skills » sont par exemple très importantes par rapport aux « hard skills » qui deviennent vite obsolètes.

    « Alors que la crise COVID a entrainé une accélération sans précédent de la transformation digitale des acteurs de la distribution, cette étude cherche à comprendre et analyser les enjeux de cette révolution technologique et ses effets sur l’emploi et les structures organisationnelles. Un de ses principaux enseignements est de mettre en lumière le rôle des politiques de ressources humaines dans le processus d’adaptation aux nouvelles pratiques de consommation issus de notre environnement numérique. L’étude montre ainsi que la technologie et l’investissement ne suffisent pas et que la dimension humaine est bien au coeur de la transformation digitale du commerce », explique Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.

    « Aujourd’hui, les enseignes et marques qui affichent une croissance sont celles qui ont fait le choix, très tôt, de parier sur un commerce mixte en adaptant leur modèle commercial et organisationnel, ainsi que leur gestion des talents. La crise a démontré la robustesse de ce modèle « unifié », avec un canal digital qui a servi d’amortisseur à tout un pan de l’économie », ajoute Sébastien Durand, Director, Responsable de l’offre Commerce unifié chez KPMG France.

    Télécharger l’étude gratuitement

  • Où les Français veulent-ils plus de chatbots ?

    Sur quels sites et à quel moment les consommateurs veulent-ils des chatbots ?

    En cette période faste des achats de Noël sur le web, Botnation, la plateforme française de création de chatbots évolutifs, a voulu savoir sur quels types de sites e-commerces les consommateurs avaient le plus envie ou besoin de soutien via les chatbots.

    Une enquête menée auprès 3 859 personnes qui dévoile l’importance de la conversation pour les cyberacheteurs ainsi que les sites et les moments propices pour entamer ces discussions.

    « Les utilisateurs font toujours évoluer les outils. Il en est de même pour les chatbots. Avec cette enquête, nous voyons que la conversation est importante à tous les moments du parcours client et peut-être plus en fin, lorsque celui a besoin d’être rassuré et d’obtenir un suivi plus clair de ses achats. Botnation est implanté depuis plus de 5 ans sur le marché français des agents conversationnels et a collaboré avec des centaines d’entreprises et organismes. Le constat est simple : le chatbot augmente considérablement l’accessibilité des sites et services en répondant aux utilisateurs et prospects 24h/24 et 7jours/7 mais également en identifiant des nouveaux besoins des utilisateurs en détectant des interrogations jusqu’alors non envisagées (questions sans réponse). C’est un duo réellement gagnant avec les équipes marketing et service client pour l’entreprise mais surtout pour ses utilisateurs », a commenté Emmanuel FRANÇOISE, fondateur de Botnation.

    Où les Français veulent-ils plus de chatbots ?

    Afin de les accompagner lors de leurs achats sur internet, les Français ont clairement des préférences sur les sites où ils aimeraient pouvoir accéder à des outils conversationnels comme les chatbots. Ainsi, ce sont les sites de réservations d’hébergements et de séjours (comme (Airbnb, Booking, etc.) qui arrivent en tête avec 71 % de votes. Les market places généralistes (Amazon, Target, AliExpress, etc.) sont en deuxième position avec 65 %. Enfin, sur la troisième marche du podium avec 62 % ce sont les sites dédiés à la mode et à l’habillement (Veepee, Vinted, etc.) qui sont plébiscités par les Français.

    Quels sont les trois types de sites pour lesquels vous aimez ou aimeriez avoir l’accompagnement d’un Chatbot ? »
    Classement Réponses Pourcentages
    N°1 Réservations hébergements, séjours (Airbnb, Booking, etc.) 71 %
    N°2 Places de marché généralistes (Amazon, Target, AliExpress, etc.) 65 %
    N°3 Mode, habillement, vêtements, etc. (Veepee, Vinted, etc.) 62 %
    N°4 Billetterie en ligne (Ticket Master, Billet Réduc, etc.) 57 %
    N°5 Beauté, santé, soins (Yves Rocher, Sephora, etc.) 52 %
    N°6 Meuble & décoration (Ikea, Gifi, etc.) 51 %
    N°7 Produits électroniques et électroménager (Cdiscount, Darty, etc.) 51 %
    N°8 Produits culturels (Fnac, Cultura, etc.) 42 %
    N°9 Alimentation & PGC (E.Leclerc, Carrefour, Auchan, etc.) 28 %
    N°10 Jeux et Jouets (Oxybul, JoueClub, etc.) 22 %
    N°11 Autre 3 %

     

    Quand les Français veulent-ils l’aide des chatbots ?

    Si les Français ont besoin d’un accompagnement automatisé, ils ne le souhaitent pas à n’importe quel moment. En effet, 27 % des personnes interrogées préfèrent utiliser un chatbot à la fin de leurs achats pour avoir plus de renseignements et d’informations sur la livraison de leur produit et les modalités de réception. Juste derrière arrivent les problèmes techniques et le SAV qui enregistrent 25 % des votes, juste devant les besoins d’informations sur certains produits choisis avant l’achat. A noter qu’ensuite, plus de 13 % des Français aimeraient être accompagnés par un chatbot pendant tout le parcours client.

    A quel moment aimeriez-vous avoir le plus d’accompagnement avec un chatbot ?
    Réponses Pourcentages
    A la fin de mes achats pour les modalités de livraison et de réception 27 %
    Pour mes problèmes techniques, SAV, etc. 25 %
    Pour avoir des informations sur certains produits choisis 24 %
    Pendant tout le parcours client 13 %
    Au moment du paiement 5 %
    Au tout début de mes recherches 3 %
    Pour discuter de nouvelles offres, évolutions, etc. 1 %
    Je ne sais pas 1 %
    Autre 1 %

     

    Les Français = chatbot in love!

    Au cours de leurs recherches et navigation, les internautes français préfèrent clairement les sites qui proposent aujourd’hui des chatbots. C’est ce que déclarent plus de 47 % des personnes interrogées. Pour 28 % cela n’a pas d’importance et seulement 25 % n’apprécient pas ce genre d’outils.

    A choisir entre deux sites, vous préférez :
    Réponses Pourcentages
    Celui qui dispose d’un chatbot 47 %
    Celui qui n’a pas de chatbot 25 %
    Peu importe 28 %

     

    Plus de conversations ! 

    Pour 62 % des Français, les sites ne proposent pas encore assez d’outils pour communiquer et converser avec leurs clients. La conversation est donc très importante et doit encore s’améliorer et se diversifier afin de répondre à tous les besoins. 23 % considèrent qu’il y a suffisamment d’outils conversationnels et 15 % trop.

    Selon vous :
    Réponses Pourcentages
    Les sites ne proposent pas assez d’outils pour communiquer et converser avec leurs clients 62 %
    Les sites proposent assez d’outils pour communiquer et converser avec leurs clients 23 %
    Les sites proposent trop d’outils pour communiquer et converser avec leurs clients 15 %

    * Méthodologie : enquête réalisée auprès 3 859 personnes réparties sur l’ensemble du territoire français âgées de 18 ans et plus, effectuée en ligne, sur le panel propriétaire BuzzPress France, selon la méthode des quotas, durant la période du 3 au 9 décembre 2021.

    Toutes les informations mises en avant par les personnes interrogées sont déclaratives.

     

     

     

  • Personnalisation et émotions : deux leviers pour les achats de Noël cette année

    Les consommateurs repensent à ce qui va compter pour eux à Noël !

    Une étude de Sitecore auprès de consommateurs français révèle que 79% vont préférer des cadeaux basés sur l’expérience.

    Sitecore®, leader mondial des logiciels de gestion de l’expérience digitale, fait le point sur les attentes des consommateurs du monde entier quant à la saison des fêtes, dans son rapport Holiday Shopping Trends 2021.

    Achats de Noël :  un changement de comportement ?

    En France, une forte majorité (69%) considère que l’expérience est primordiale dans le choix des cadeaux et ne souhaite pas simplement acheter plus de choses. Ils prévoient aussi d’acheter peut-être moins de cadeaux (62%) mais des cadeaux plus personnalisés et procurant plus d’émotions pour leurs proches (56%).

    Les cadeaux sont toujours une part importante des achats de Noël

    67% vont tout mettre en œuvre en cette saison pour rattraper 2020, car ils sont 47% à avoir économisé, ils vont donc maintenant pouvoir dépenser.

    Achat en ligne ou en boutique ?

    Les achats en ligne sont majoritaires (72%), avec l’achat de voyages, de vêtements, de jouets et de produits de divertissement. Un quart disent qu’ils feront plus d’achats en boutique que l’an dernier, 35% vont faire leurs achats dans les grandes enseignes nationales et 32% dans les centres-villes pour découvrir les décors de Noël des rues principales.

    Comment les marques peuvent-elles inciter les consommateurs à acheter auprès d’elles ?

    L’étude démontre que 54% des consommateurs sont sensibles aux offres et remises commerciales. Les clients fidèles restent sensibles aux offres exclusives en prévente VIP (49%). 19% des clients apprécient les suggestions qui correspondent à leurs goûts et habitudes.

    A noter aussi, que les jeunes acheteurs sont plus susceptibles de privilégier les achats interactifs via du chat vidéo (19 %) et des expériences de réalité virtuelle à vivre en famille (30 %).

    Résumé des principaux résultats de l’étude

     Achats de Noël

    • 62 % prévoient d’acheter moins mais des achats plus importants et plus personalisés, apportant plus d’émotions pour leurs proches
    • 69 % préfèrent des cadeaux basés sur l’expérience plutôt que d’acheter « plus de choses »
    • 47% ont plus d’économies de côté pour cette année, prêtes à être dépensées
    • 67% vont tout mettre en œuvre en cette période des vacances pour rattraper 2020

    Où vont-ils acheter ?

    • 72% veulent acheter en ligne
    • 35% veulent faire leurs achats en boutique dans les enseignes nationales
    • 32 % veulent faire leurs achats en boutique dans les centres-villes et dans les magasins locaux
    • 38% souhaitent visiter davantage les petits commerçants indépendants
    • 38% veulent visiter davantage les marchés de Noël
    • 34 % feront plus de lèche-vitrines dans les centres-villes

    A quoi sont-ils sensibles ?

    • 54% veulent des remises et des offres anticipées
    • 49% veulent des offres exclusives de prévente pour les clients fidèles
    • 19% veulent des suggestions adaptées à leur mode de vie et à leurs goûts
  • Quand 73% des français plébiscitent l’IA pour faire évoluer leur carrière

    L’IA au travail

    Les collaborateurs, qui se sentent seuls et déconnectés de la réalité en raison de la pandémie de COVID-19, se tournent vers l’Intelligence Artificielle ou IA (bot, chatbot, assistant digital…) pour faire évoluer leur carrière, selon la nouvelle étude AI@Work d‘Oracle et Workplace Intelligence, un cabinet de recherche et de conseil en RH. Il ressort de cette étude menée dans 13 pays auprès de plus de 14 600 salariés, managers, responsables RH et cadres dirigeants que ces derniers ont eu l’impression de se trouver dans une impasse dans leurs vies personnelle et professionnelle, mais aussi qu’ils sont prêts à s’investir à nouveau pour leur avenir.

    Les collaborateurs français se sentent isolés et déconnectés. Ils ont aussi le sentiment de décrocher

    Après plus d’un an de confinement et d’incertitudes persistantes causées par la pandémie, de nombreux collaborateurs vivent des moments difficiles sur le plan émotionnel, car ils ont le sentiment que leur vie et leur carrière leur échappent.

    • 79 % des Français (80 % de la population mondiale) ont été affectés négativement l’année dernière et beaucoup manquent de motivation professionnelle (28 % en France et 25 % dans le monde), se sentent déconnectés de la réalité (22 % en France et 23 % dans le monde), éprouvent des difficultés financières (17 % en France et 29 % dans le monde) et font face à une dégradation de leur santé mentale (17 % en France et 28 % dans le monde).
    • 62 % des collaborateurs à travers le monde estiment que 2021 est l’année la plus stressante qu’ils aient jamais connue au travail. En 2021, 46 % des Français et 52% de la population mondialerencontrent plus de difficultés d’ordre psychologique au travail qu’en 2020.
    • Le nombre de personnes dans le monde entier qui ont le sentiment d’avoir peu ou pas du tout de contrôle sur leurs vies personnelle et professionnelle a doublé depuis le début de la pandémie. Les personnes interrogées font état d’une perte de contrôle sur leur avenir (43 %), leur vie personnelle (46 %), leur carrière (41 %) et leurs relations (39 %).
    • Les Français ont pour 72 % (76 % de la population mondiale) le sentiment de se trouver dans une impasse dans leur vie personnelle en raison d’une sensation d’emprisonnement dans la routine (30 %en France et 27 % dans le monde), d’une solitude sans précédent (28 % en France et 26 % dans le monde) et du stress quant à leur avenir (26 % en France et 27 % dans le monde).

    Les personnes interrogées sont motivées au changement, mais elles font face à des défis de taille

    Malgré les difficultés rencontrées depuis un an, la plupart des personnes à travers le monde désirent opérer des changements dans leur vie professionnelle.

    • 91 % des Français (93 % à l’échelle mondiale) ont profité de l’année écoulée pour réfléchir à leur vie et 85 % (88 % à l’échelle mondiale) disent concevoir différemment la réussite depuis la pandémie. Désormais, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle (43 % en France et 42 % à l’échelle mondiale), la santé mentale (29 % en France et 37 % à l’échelle mondiale) et la flexibilité au travail (24 % en France et 33 % à l’échelle mondiale) représentent les priorités les plus citées.
    • 69 % des salariés Français (75 % à l’échelle mondiale) ont le sentiment de se trouver dans une impasse professionnelle à cause d’un manque de possibilités d’évolution de carrière (22 % en France et 25 % à l’échelle mondiale) et de la surcharge de travail qui les empêche d’envisager tout changement (16 % en France et 22 % à l’échelle mondiale).
    • 66 % des Français (70 % à l’échelle mondiale) affirment que le sentiment de ne pas pouvoir faire évoluer leur carrière a eu un impact négatif sur leur vie personnelle, augmentant leur niveau de stress et d’angoisse (pour 35 % d’entre eux en France et 40 % à l’échelle mondiale). Ce sentiment les a détournés de leur vie privée et a contribué au fait qu’ils se sentent dans une impasse sur le plan personnel (pour 20 % d’entre eux en France et 29 % à l’échelle mondiale).
    • 79 % des Français (83 % à l’échelle mondiale) disent vouloir changer de carrière au cours de l’année à venir, mais 76 % indiquent faire face à des freins considérables. Les principaux obstacles sont un manque de confiance (20 % en France et à l’échelle mondiale), l’absence de possibilités d’évolution au sein de leur entreprise (20 % en France et à l’échelle mondiale), l’incapacité à déterminer quel changement de carrière est porteur de sens pour eux (17 % en France et 20 % à l’échelle mondiale) et des difficultés financières (11 % en France et 22 % à l’échelle mondiale).
    • Les employés français placent le développement professionnel au sommet de leurs priorités pour 2022 et un grand nombre d’entre eux est prêt à renoncer à une prime (45 % en France et 51 % à l’échelle mondiale), à des avantages importants tels que des vacances (42 % en France et 52 % à l’échelle mondiale) et même à une partie de leur salaire (30 % en France et 43 % à l’échelle mondiale) en échange de plus de possibilités d’évolution de carrière.
    • Cependant, 84 % des travailleurs Français (85 % à l’échelle mondiale) ne sont pas satisfaits du soutien fourni par leur employeur. Ils attendent des entreprises qu’elles augmentent leurs rémunérations (31 % en France et à l’échelle mondiale), proposent davantage de formations et de possibilités de développement de compétences (25 % en France et 34 % à l’échelle mondiale) et leur offrent des opportunités pour occuper de nouveaux postes (26 % en France et 30 % à l’échelle mondiale).

    Les salariés Français ont soif de nouvelles compétences et se tournent vers la technologie pour obtenir de l’aide

    Pour fidéliser les meilleurs talents et les faire évoluer dans une bonne dynamique de travail, les employeurs doivent prêter attention aux besoins de leurs collaborateurs, et tirer parti de la technologie pour leur apporter le meilleur soutien possible.

    • 77 % des Français (85 % à l’échelle mondiale) souhaitent que la technologie les aide à définir leur avenir, en recensant les compétences dont ils ont besoin pour progresser (30 % en France et 36 % à l’échelle mondiale), en leur recommandant des moyens d’acquérir de nouvelles compétences (25 %en France et 36 % à l’échelle mondiale) et en leur proposant les prochaines étapes pour atteindre leurs objectifs de carrière (22 % en France et 32% à l’échelle mondiale).
    • 65 % des Français (75 % à l’échelle mondiale) sont prêts à effectuer des changements sur la base des recommandations d’une IA.
    • 73 % des Français (82% à l’échelle mondiale) des personnes interrogées estiment qu’une IA est plus à même de les aider dans leur carrière qu’un être humain, en raison de l’impartialité de ses recommandations (29 % en France et 37 % à l’échelle mondiale), de sa faculté à répondre rapidement aux questions relatives à leur carrière (23 % en France et 33 % à l’échelle mondiale), ou de sa capacité à trouver de nouvelles offres d’emplois adaptées à leurs compétences actuelles (23 % en France 32 % à l’échelle mondiale).
    • Les personnes interrogées considèrent que les humains ont encore un rôle essentiel à jouer dans l’évolution de leur carrière. Elles pensent également qu’un humain reste meilleur pour fournir dusoutien en offrant des conseils se basant sur son expérience personnelle (40 % en France et 46 % à l’échelle mondiale), en identifiant leurs forces et leurs faiblesses (42 % en France et 44 % à l’échelle mondiale), et en regardant au-delà de leur CV pour recommander des rôles adaptés à leur personnalité (42 % en France et 41 % à l’échelle mondiale).
    • 83 % des personnes interrogées en France (87 % à l’échelle mondiale) pensent que leur entreprise devrait davantage être à l’écoute de leurs besoins et 42 % en France et 55% à l’échelle mondiale sont plus susceptibles de rester dans une entreprise qui utilise des technologies avancées, telles que l’IA, pour favoriser l’évolution de leur carrière.

    Pour accéder à l’étude c’est ici