Étiquette : étude

  • Santé et web à l’heure de la désinformation

    Santé : De la défiance à la confiance ?

     La Netscouade revient sur les dernières crises majeures de confiance sur les sujets de santé, nées sur le net

    Dans un contexte sanitaire toujours plus incertain, les réseaux sociaux sont le théâtre de débats majeurs sur le sujet de la santé. Forte de son expertise sur le sujet, La Netscouade, agence digitale de communication corporate appartenant au groupe Open publie aujourd’hui son cahier de tendances sur le thème « Santé De la défiance à la confiance ? ».
    Assiste-t-on à une crise de confiance généralisée autour de la santé ? Comment les acteurs de la santé peuvent recréer de la confiance ?
    Et demain, la confiance dans le secteur de la santé mise en péril ?
    Autant de questions auxquelles tente de répondre l’agence digitale dans ce cahier.

    Santé et web à l’heure de la désinformation

     Selon une étude[1], la santé était en 2017, le thème le plus sujet à la désinformation avec + de 7,6 millions d’interactions sur Facebook. C’est également un sujet propice à la désinformation, comme le démontre encore la crise actuelle du COVID-19 au cours de laquelle des acteurs aussi différents que l’OMS, le gouvernement français, Facebook et Twitter ont tous cherché à mettre en place des dispositifs pour lutter contre la propagation de fake news…

     « La santé est la première priorité des Français et c’est un sujet très présent sur les réseaux sociaux, bien devant la politique par exemple. Le phénomène n’est pas nouveau, aujourd’hui les patients se renseignent, comparent, discutent en ligne de leur diagnostic, parfois avant même de consulter leur médecin. Cette situation fait de la santé un secteur particulièrement touché par le problème de la dégradation de la qualité de l’information sur le web, pouvant parfois conduire à une tension entre politiques de santé publique et choix individuels », indique Gauthier Auverlot, consultant chez La Netscouade.

     Levothyrox, vaccination, homéopathie : 3 polémiques sanitaires passées au crible

     Dans ce cahier de santé en résonance directe avec l’actualité, La Netscouade revient sur trois exemples récents que sont la crise du Levothyrox, le débat sur la vaccination et la polémique sur l’homéopathie. Pour chacun de ces cas, l’agence a ainsi analysé les mouvements d’opinion et les communautés qui se sont exprimées sur les réseaux sociaux afin d’établir des « standards de crise » et d’évaluer comment s’est construite et manifestée la défiance sur ces grands sujets liés à la santé. Elle revient également sur les premiers moments clés de la crise du Covid-19 avec deux exemples que sont la création d’une communauté d’opinion autour du Professeur Raoult ou encore la trajectoire d’une fausse information selon laquelle l’Institut Pasteur aurait inventé le Coronavirus.

     Le résultat de cette analyse est disponible dans un cahier de tendances visant à donner des pistes de réflexion et des clés pour mieux communiquer aux acteurs du secteur, qu’ils soient publics ou privés. Les comportements en ligne, les profils d’influenceurs dans la santé, les spécificités de chaque réseau et les bonnes pratiques y sont passés au crible pour tenter de répondre à la question : la confiance en santé est-elle mise en péril ?

    Les grands enseignements de l’étude :

     – On assiste à une mutation de la consommation de l’information en ligne via la constitution de communautés sur les réseaux sociaux qui créent de nouvelles manières de s’informer chez les internautes.

     – Le fact-checking se positionne aujourd’hui comme une tendance durable au sein de l’univers médiatique lié à la santé.

     – Il existe un réel effet de ces phénomènes sur la relation de confiance entre acteurs “traditionnels” de la santé et citoyens-patients.

     – Transparence, écoute, inclusion sont les principes d’une communication renouvelée de la part des acteurs de la santé, qui doivent s’intégrer aux usages en ligne aujourd’hui.

     

  • La Fevad publie « les chiffres-clés du e-commerce en 2020 »

    Les chiffres-clés du e-commerce en 2020 

    La Fevad dévoile aujourd’hui l’édition 2020 de la cartographie du e-commerce français, un secteur qui pèse désormais plus de 100 milliards d’euros, touche plus de 40 millions de Français et compte plus de 200000 sites qui, cette année, devraient enregistrer près de 2 milliards de transactions.
     
    Véritable mine d’informations sur l’activité des ventes en ligne, ce document est une synthèse actualisée des principaux indicateurs e-commerce issus des études publiées tout au long de l’année par la Fevad et les instituts d’études avec lesquels elle collabore.
     
    Il offre un panorama à 360° sur la situation du e-commerce en France. Il permet également d’identifier et analyser les évolutions les plus significatives, tant sur le plan économique, qu’au niveau des nouvelles tendances de consommation des Français.
     
    Parmi les faits marquants de cette nouvelle édition :

    • La dynamique omnicanale des commerces physiques
    • L’implantation des e-commerçants TPME dans les petites communes
    • Les attentes des e-acheteurs en matière de consommation écoresponsable et la prise en compte de ces attentes de la part des e-commerçants
    • Le classement des sites e-commerce en nombre de clients
    • L’augmentation du nombre d’acheteurs sur mobile


    Le e-commerce représente 9,8% du commerce de détail mais toujours moins de 2% du commerce alimentaire, hors drive. En moyenne chaque e-acheteur passe 3,5 commandes par mois et dépense près de 2 600 € par an en ligne en produits et services. 98% des e-acheteurs se déclarent satisfaits de leurs achats sur internet.
     
     
    Les chiffres clés du e-commerce 2020 sont accessibles gratuitement sur le site de la Fevad en cliquant ici 

     

     

  • Étude Bazaarvoice – Influenster En fin de crise, la tendance reste au e-commerce

    Étude Bazaarvoice – Influenster : En fin de crise, la tendance reste au e-commerce 

     En résumé : 

    • Suite à une recrudescence exceptionnelle des ventes en ligne sur le mois d’avril, une croissance de 83 % par rapport à mai 2019 a été enregistrée pour le nombre de commandes passées, tous secteurs confondus.
    • Les services, les fournitures de bureau, le divertissement et l’automobile s’ajoutent à la liste des secteurs dont la croissance a été la plus significative en ces temps particuliers.

    Une analyse menée par l’entreprise de marketing digital Bazaarvoice/Influenster au cours du mois de mai montre que malgré le déconfinement progressif, les consommateurs continuent sur leur lancée et gardent l’habitude d’effectuer leurs achats en ligne. L’analyse se base sur les données provenant des sites Internet qui composent le réseau mondial Bazaarvoice, représentant plus de 6 200 marques et distributeurs. Parallèlement, une étude signée Influenster révèle l’impact du Covid-19 sur l’état d’esprit et les habitudes d’achat des consommateurs. Plus de 1 500 personnes ont été interrogées à cet effet.

    Parmi les secteurs dont les ventes en ligne ont connu la plus forte croissance en comparaison avec l’année dernière, on retrouve les services (216 %), le matériel informatique (207 %), les articles de sport (169 %) les fournitures de bureaux et autres outils de travail (164 %), le divertissement (136 %), l’automobile (122 %), ou encore les jouets (112 %). Concernant les vêtements et accessoires, dont les ventes avaient chuté en mars, l’activité en ligne repart, une croissance de 54 % par rapport à 2019 ayant été enregistrée. Le seul secteur ayant vu ses ventes baisser depuis le début de la crise reste celui des sacs et valises (- 5 %).

    L’étude montre également qu’en plus du nombre de commandes passées, c’est toute l’activité en ligne touchant au e-commerce qui se voit stimulée suite à la crise. Le nombre d’avis rédigés a ainsi augmenté de 162 % pour le secteur de l’alimentation et du tabac. Cela s’explique par le fait que la plupart des consommateurs effectuent ce type de courses en ligne pour la première fois, et comptent donc sur les avis pour aiguiller leurs choix. La quantité d’avis postés pour le secteur du divertissement a lui aussi explosé (246 %), les consommateurs cherchant à rester occupés chez eux, même en cette fin de confinement.

    Il en va de même pour le nombre de pages vues. L’étude révèle en effet une augmentation de 95 % sur les visites de sites e-commerce. Pour donner un ordre d’idée, le chiffre pour 2019 s’élevait à 7 %. Cela montre un réel engouement de la part des consommateurs à effectuer leurs achats en ligne, même en fin de crise. Un réel changement de paradigme donc, qui pourrait bien se confirmer dans les mois à venir.

    « Nous avons constaté une légère baisse des ventes en ligne sur le mois de mai par rapport à avril, car les magasins physiques entament peu à peu leur réouverture. Malgré cela, la quantité de commandes passées et d’avis rédigés est phénoménale. L’ensemble de notre réseau, composé de plus de 6 200 sites Internet de marques et distributeurs, enregistre en effet une hausse des achats en ligne s’élevant à 83 %, si l’on compare à l’année dernière sur la même période. Cela montre bien que même si les consommateurs ont le choix de se rendre à nouveau dans les magasins traditionnels, il est probable que beaucoup décident de continuer à acheter sur Internet. Le COVID-19 a amené les consommateurs de tous horizons à repenser leur manière d’effectuer leurs achats en ligne et d’après les chiffres, ces nouvelles habitudes pourraient bien perdurer dans le temps », conclut Emmanuel Gerbier, Director of Client Success EMEA chez Bazaarvoice.Pour en savoir plus, l’ article (en anglais) présent sur le blog de Bazaarvoice, qui assure le suivi hebdomadaire de l’impact du Covid-19 sur le e-commerce, secteur par secteur.

  • #ETUDE « Don’t Stop, the future is now » quand les salariés et les entreprises souhaitent rester informés

    Quand un tiers des consommateurs et des salariés considèrent que l’absence de communication des entreprises pendant la pandémie du COVID-19 augure de mauvaises nouvelles

    Une nouvelle étude réalisée par l’agence de RP Berkeley et Arlington Research révèle que près d’un tiers des sondés (31%) s’inquiètent du fait que les entreprises restées silencieuses pendant la pandémie de Covid-19 (sans actualité ni partage de contenus) puissent connaître des difficultés financières et ils hésitent donc à faire des affaires avec elles. C’est le cas pour 32% des sondés en France, 39% en Italie et en Espagne, 33% aux Etats-Unis et 27% au Royaume-Uni.

    Etude mondiale auprès de 13.000 consommateurs dans 14 pays

    En résumé : 

    • 31% s’inquiètent qu’une entreprise restée silencieuse pendant la crise connaisse des difficultés financières
    • 34% des salariés au France craignent pour leur emploi si leur employeur ne communique pas
    • Plus d’un tiers (35%) des sondés confirment qu’ils sont davantage enclins à dépenser auprès des marques qui, durant la crise, les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir.

    Des salariés inquiets face au silence

    Et côté salariés, si c’est leur entreprise qui garde le silence, les sondés craignent de mauvaises nouvelles pour leur emploi. C’est surtout vrai pour les hommes (34%) et les actifs urbains (35%) plus inquiets que les personnes vivant en zones rurales (26%), alors même qu’il est généralement plus facile de trouver du travail en ville qu’en campagne.

    C’est le cas des actifs au Japon (37%), aux Etats-Unis (35%), au Royaume-Uni et en Roumanie (34%), ainsi qu’en France, Belgique et Espagne (33%). Les actifs de la génération Z sont les plus préoccupés par l’absence de communication (37%), alors qu’un quart (24%) des baby boomers se disent inquiets.

    « Sans une stratégie de communication claire, vous prenez le risque que les consommateurs se fassent leur propre avis et ne soient pas nécessairement dans le vrai. Votre entreprise est peut-être en train de sortir de la tempête mais vos équipes et/ou vos clients l’ignorent et ces derniers pourraient bien hésiter à vous passer commande de peur que vous ne puissiez l’honorer. Il en va de même pour l’économie, pour restaurer la confiance, il est indispensable d’informer les salariés et de les renseigner sur les changements et perspectives futures », commente Paul Stallard, directeur général d’Arlington Research.

    Plus d’1/3 davantage enclins à dépenser auprès des marques qui les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir

    Les consommateurs ont également précisé ce qu’ils attendent de la communication des marques. Plus d’un tiers (35%) des sondés confirment qu’ils sont davantage enclins à dépenser auprès des marques qui, durant la crise, les ont inspirés et leur ont donné de l’espoir. C’est surtout vrai en ville (39%), notamment aux Etats-Unis (45%), au Royaume-Uni (41%) ainsi qu’au Portugal et en Espagne (40%). Et plus particulièrement pour les représentants de la génération des millennials (42%), ceux de la génération Z (39%) et ceux de la génération X (35%). Les baby boomers et les membres de la « génération silencieuse » sont moins de 3 sur 10 à en être d’accord (29% et 28% respectivement).

    Une consommation de contenus amplifiée et notamment pour d’autres actualités que celles traitant de la pandémie

    Sans surprise, 46% des personnes interrogées ont confirmé que leur consommation de contenus s’était intensifiée pendant la pandémie. Ceci s’explique bien entendu par le confinement, les gens ayant passé beaucoup plus de temps, chez eux, en ligne. C’est surtout vrai pour les populations urbaines (51% contre 38% pour les ruraux). Si l’on regarde les pays où l’on a plus consommé de contenus pendant la pandémie, le Portugal arrive en tête (57%) suivi par l’Espagne (55%), l’Italie (51%), les Etats-Unis (50%) et le Royaume-Uni et la France 45%).

    L’étude éclaire aussi sur les thématiques les plus recherchées. Près de la moitié des sondés (47%) disent vouloir d’autres actualités que celles traitant de la pandémie. 20% seulement disent le contraire. Toutes les générations souhaitent se détourner des actualités liées au COVID-19, 51% des sondés chez les millennials, 43% pour les membres de la « génération silencieuse ». Les pays où l’on est le plus avide « d’autres nouvelles » sont la Hongrie (62%), l’Autriche et le Royaume-Uni (56%), l’Allemagne (53%) et les Etats-Unis (47%).

    « Les gens veulent être informés et inspirés. La majorité des 13.000 consommateurs sondés dans 14 pays nous a confirmé que la façon dont une entreprise aura réagi pendant la crise du coronavirus aura un fort impact sur leur décision d’acheter ou non auprès de l’enseigne à l’avenir. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l’instant présent. Il’est temps de soigner vos communications, dès aujourd’hui », conclut Paul Stallard.

     

    D’autres conclusions de l’étude d’Arlington Research sont disponibles dans la version en ligne du rapport « Don’t Stop, the future is now », ainsi que des compléments d’information sur le blog de l’agence Berkeley.

     

  • Covid-19 : le budget marketing des entreprises en forte baisse

    Covid-19 : le budget des entreprises consacré au marketing digital en forte baisse malgré une hausse importante de l’audience digitale

    (suite…)

  • Etude Forrester – Sortie de crise : à quoi les directeurs marketing devraient se préparer dans les prochains mois

    L’évolution des comportements et des attitudes des consommateurs français 

    Issu d’une nouvelle enquête auprès de plus de 1 100 consommateurs français, le rapport Forrester synthétise les principaux éléments à retenir pour offrir un premier aperçu de l’évolution des comportements et des attitudes des consommateurs français et de ce à quoi les directeurs marketing et les dirigeants français devraient se préparer dans les prochains mois :

    • Les nouveaux comportements imposés par le confinement continueront pendant et après la récession. Les interactions numériques forcées pendant la pandémie vont perdurer. Le travail à distance, l’accélération du commerce électronique et les nouvelles formes de socialisation sont là pour durer, ce qui changera la relation entre les marques et leurs clients.
    • La crise va accélérer le passage à une consommation fondée sur les valeurs. Les consommateurs seront confrontés à une dissonance cognitive. Ils apprécient davantage les entreprises éthiques et l’achat de proximité, mais la faillite de nombreuses entreprises et la baisse du pouvoir d’achat les pousseront à agir contre leurs valeurs. Si la marque devient un moyen de fédérer consommateurs et employés, les français seront très défiants vis-à-vis de toute démarche d’engagement sociétal qui ne leur paraîtrait pas authentique.
    • Les dirigeants français doivent faire évoluer leur culture pour transformer en profondeur leur entreprise. Les dirigeants vont devoir faire évoluer leur culture d’entreprise pour s’adapter plus rapidement que jamais aux multiples transformations auxquelles ils font face depuis plusieurs années. La crise est un catalyseur et un accélérateur incroyable de la métamorphose numérique et sociétale que doivent accomplir les entreprises au service de leur client. L’expérience collaborateur et l’expérience employé doivent davantage devenir des disciplines transverses au sein des entreprises.

    “ Seules survivront à la crise les entreprises dont les dirigeants sont capables de définir une nouvelle vision, d’incarner les valeurs et le changement, d’engager leurs collaborateurs au service d’une meilleure expérience client “, indique Thomas Husson, Vice-Président et Principal Analyst chez Forrester. “Avec l’explosion forcée du télétravail et des outils collaboratifs, on assiste à une transformation accélérée de la culture au travail et des modes de management. Ceux-ci reposent sur davantage de confiance et de bienveillance, aux antipodes des modes de management  hiérarchiques de bien trop d’entreprises françaises, qui opposent trop systématiquement stratégie et exécution.”

    Quelques données marquantes de l’étude réalisée entre le 10 et le 15 avril 2020 auprès de 1 115 internautes âgés de 18 ou plus :

    • 73% sont inquiets d’une grave récession économique
    • 54% passent plus de temps sur des outils de communication vidéo
    • 33% se disent déprimés à cause de la crise du coronavirus
    • 31% reconnaissent utiliser davantage le paiement sans contact pour des raisons sanitaires
    • 29% souhaitent soutenir les magasins de proximité
    • 21% craignent de perdre leur emploi
    • 19% ont acheté des produits alimentaires sur Internet pour la première fois
    • 14% n’ont jamais autant acheté sur Amazon
    • 12% ont utilisé des outils de banque en ligne pour la première fois
    • 10% ont utilisé un moyen de paiement digital pour la première fois

     

     

  • Mobilité, cloud et sécurité : trois maîtres-mots en matière de Digital Workplace

    LE MARCHE DU DIGITAL WORKPLACE DEVRAIT ATTEINDRE LES 2 MILLIARDS D’EUROS EN 2023

    (suite…)

  • LES STRATÉGIES DES GAFAM ET DES BIGTECH DANS LA SANTÉ

    IA, IoT, MedTech, EHR, robotique, e-commerce :
    comment ces technologies vont elles révolutionnerl’organisation et le financement des soins ?

    Partenariats avec des établissements hospitaliers, mise à disposition d’infrastructures cloud, développement d’appli santé embarquées dans les enceintes et montres connectées… Les initiatives stratégiques dans le secteur de la santé se multiplient parmi les acteurs leaders de l’économie numérique et des fournisseurs d’infrastructures informatiques.

    Leurs domaines de prédilection : le Big data et l’Intelligence artificielle, mais aussi l’IoT, la digitalisation des dossiers patients et la distribution physique des produits de santé.Des projets ou investissements emblématiques permettent de prendre la mesure de cette offensive. Citons Microsoft, dont le cloud Azure a été retenu en France comme prestataire d’hébergement du Health Data Hub. Aux Etats-Unis, Amazon investit dans la distribution pharmaceutique, ouvre à Seattle sa propre clinique de soins primaires et s’associe à JP Morgan et Berkshire Hathaway pour optimiser la gestion des prestations d’assurance maladie de leur personnel respectif. IBM Watson a récemment investi 50 Mds$ dans l’intelligence artificielle, en partenariat avec des établissements hospitaliers américains pour optimiser la gestion des dossiers médicaux électroniques et soutenir le développement de la médecine de précision. Alphabet dispose de cinq filiales dans le secteur de la santé, dont la principale, Verily, rassemble une équipe de 300 chercheurs, développeurs, ingénieurs et médecins qui travaillent dans la recherche médicale, l’IA, l’analyse de données et l’Internet des objets. Quant à Apple, le groupe a créé en 2018 la filiale AC Wellness Network, chargée de tester des solutions numériques innovantes et de gérer des centres de santé destinés à ses propres employés.

    Améliorer l’organisation des soins et réduire les coûts de santé

    La santé constitue un marché stratégique pour ces acteurs, dont le modèle de création de valeur repose sur la collecte massive de données, la capacité à les centraliser et à les monétiser. Les GAFAM et les BigTech partagent des ambitions communes : améliorer l’efficience des soins, renforcer la place de la prévention et faciliter l’accès aux soins. Ces nouveaux entrants disposent de moyens considérables pour relever ces défis, nettement plus importants que les acteurs historiques de la santé (laboratoires pharmaceutiques et fabricants de dispositifs médicaux). La capitalisation boursière combinée d’Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet et Facebook a dépassé en début d’année les 5 000 milliards de dollars. Et les chiffres d’affaires cumulés des 10eGAFAM et BigTech représentent plus de 3,5 fois ceux des 10 groupes leaders de la pharmacie.

    Dans ce contexte, l’étude réalisée par Les Echos Etudes répond aux questions suivantes :
    • Quels sont leurs ambitions et projets dans le domaine de la santé ?
    • Quels sont les moyens engagés et les organisations mises en place ?
    • Quels sont leurs partenaires et leurs stratégies d’alliances ?
    • Peuvent-ils devenir des partenaires incontournables des acteurs historiques de la santé?

     

  • Etude Accenture – Comment les entreprises déploient l’intelligence artificielle au sein de leur organisation

    Étude Accenture « AI: Built to Scale »

    Accenture  publie une étude « AI: Built to Scale », menée auprès de 1 500 cadres dirigeants de 16 secteurs d’activité différents, sur la manière dont les entreprises déploient l’intelligenceartificielle (IA) au sein de leur organisation.

    Selon cette étude, conduite par Accenture Strategy et Accenture Applied Intelligence, les trois quarts des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025 si les expérimentations de l’IA ne débouchent pas sur son déploiement à l’échelle de l’ensemble de l’organisation.

    75% des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025, si elle neparvenait pas à déployer l’intelligence artificielle

    • 84% des dirigeants interrogés estiment que la réussite de leur entreprise sera conditionnée à undéploiement massif de l’intelligence artificielle (86% en France, 88% aux USA et 79% en Chine).

    • Les trois quarts des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025 si les expérimentations de l’IA ne débouchent pas sur son déploiement à l’échelle de l’ensemble de l’organisation. Cepourcentage monte à 85% parmi les dirigeants français, contre 71% pour les dirigeants américains et seulement 50% pour les dirigeants chinois.

    • 86% des entreprises françaises connaitraient des difficultés à déployer l’intelligence artificielle à l’échelle de l’ensemble de leur organisation, contre 76% aux USA et seulement la moitié (52%) des entreprises chinoises.

    Alors que 84% des dirigeants estiment que la réussite de leur stratégie d’entreprise sera conditionnée à undéploiement massif de l’IA, seulement 16% d’entre eux disent avoir déjà basculé de la simple expérimentation à la mise en place d’une organisation dotée de puissantes capacités d’IA. Il s’avère que ce groupe restreint obtient unretour sur investissement près de trois fois supérieur à celui de ses homologues moins performants en matière d’IA.

    La réussite de ces entreprises plus performantes repose sur trois éléments clés : une solide base de données, desmultiples équipes d’IA dédiées, ainsi qu’un déploiement stratégique de l’IA à l’échelle de toute l’organisation et menépar la Direction. Ces entreprises démontrent leur engagement par un niveau de déploiement de l’IA beaucoup plusélevé, en conduisant presque deux fois plus de projets pilotes que les autres. Toutefois, cela n’implique pasnécessairement des dépenses plus importantes et ces organisations déclarent de manière générale des niveauxd’investissements inférieurs à ceux des entreprises les moins performantes pour la mise en œuvre de l’IA (projetspilotes et déploiements à grande échelle).

    « Il est clair que les entreprises sont conscientes de l’importance stratégique de développer l’IA, non seulement pourcroître, comme pour rester compétitives » explique Cédric Vatier, directeur exécutif d’Accenture Strategy en France etau Benelux. « Cependant, la grande majorité d’entre elles ne sait pas encore comment déployer l’IA de manière àgénérer les meilleurs retours sur investissement et à accroître leur agilité. Ce que nous avons constaté chez nos clients, c’est qu’il faut commencer par l’essentiel : les bonnes données, la bonne stratégie, les bonnes personnes et la bonne organisation, sous le leadership direct de la direction ».

    La majorité des entreprises (95%) convient de l’importance des données comme fondement du développement del’IA, mais les plus performantes s’avèrent plus déterminées et volontaristes : ces dernières veillent à disposer dedonnées à la fois exactes et pertinentes sur lesquelles fonder leurs investissements. Elles sont par ailleurs plus aptes à structurer et à gérer ces données ; 61% d’entre elles disposent d’un vaste ensemble de données précises et plus des deux tiers (67%) intègrent efficacement les ensembles de données internes et externes.

    Au-delà de leur capacité à récolter les informations pertinentes à partir des bons ensembles de données, en utilisant les outils adéquats, la plupart des entreprises les plus performantes (71%) ont clairement défini une stratégie et un modèle opérationnel en matière d’IA, dès le départ, pour encadrer leurs efforts de déploiement. En outre, plus des deux tiers (67%) ont mis en place des processus opérationnels flexibles et intègrent les applications d’IA dans un écosystème plus large, ce qui leur procure l’agilité nécessaire à une croissance durable.

    « Ce lien entre stratégie et succès peut sembler logique, mais la détermination dans le déploiement de l’IA est ce quidistingue vraiment les entreprises les plus performantes » déclare Patrick Darmon, directeur exécutif d’AccentureApplied Intelligence pour la France et le Benelux. « Le fait de définir précisément la problématique à résoudre aide à déterminer les moyens les plus efficaces pour atteindre cet objectif. Par exemple, dans ces entreprises, nouscomptabilisons moins de tests d’agents conversationnels pour voir s’ils fonctionnent dans leur environnement spécifique, et une plus grande importance est donnée à la réflexion stratégique préliminaire, pour déterminer s’il s’agit bien de l’outil d’intelligence artificielle le plus approprié dans un premier temps ».

    Cette approche stratégique est renforcée par une autre particularité des entreprises les plus performantes, à savoir le fait de réunir les talents clés pour générer des résultats. Au lieu de compter sur un seul « champion de l’IA », 92% ont fait le choix de constituer des équipes multidisciplinaires réparties à travers toute leur organisation. Cette approche inter-fonctionnelle permet également d’assurer une diversité des points de vue et des raisonnements qui, en plus deconstituer un avantage concret lorsqu’il s’agit de réfléchir à des considérations telles que l’IA responsable, peut également maximiser la valeur qu’une entreprise tire de ses déploiements en IA.

    Pour en savoir plus sur ce rapport : cliquez ici