Étiquette : étude

  • Seulement un tiers des Français fait confiance aux recommandations des influenceurs

    Et 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs…

    Les zOOms de l’Observatoire Cetelem analysent les modes de vie et proposent d’explorer un grand thème en trois temps, sollicitant l’avis des Français au travers de trois vagues de sondage. Les zooms viennent ainsi compléter et enrichir le dispositif d’observation et d’études existant de l’Observatoire Cetelem.

    Alors que l’Assemblée Nationale vient d’adopter un projet de loi visant à réglementer les activités des influenceurs, les zOOms de l’Observatoire Cetelem, accompagnés par Harris Interactive, s’intéressent dans ce deuxième volet d’enquête de la thématique « Les réseaux sociaux, pour le meilleur et pour le pire » à l’image qu’ont les Français des influenceurs et à leurs impacts sur la société et les modes de consommation.
    En résumé :

    • 61% des Français considèrent que les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société, un chiffre qui atteint les 71% chez les 15-24 ans

    • 70% des Français ont une mauvaise image des influenceurs. Les 15-24 ans sont la seule tranche d’âge a en avoir une image plus positive (50%) que négative (42%). Un métier qu’ils aimeraient même exercer pour 50% d’entre eux.

    • Une minorité de Français (30%) indiquent faire confiance aux recommandations produit des influenceurs dans le cadre d’un partenariat avec une marque. Pourtant, 1 personne sur 3 (34%) affirme avoir déjà découvert un produit grâce à un influenceur, et 1 sur 4 (24%) l’avoir même acheté
    • Presque 8 Français sur 10 cherchent à éviter au maximum les publicités sur leurs réseaux qu’ils vivent comme une nuisance (78%).

    • Pour plus de 6 Français sur 10 (63%), la « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est une démarche vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation

    Les réseaux sociaux : un miroir déformant de la société

    Une courte majorité des Français (52%) estime que les réseaux sociaux représentent un reflet fidèle de la société. Un regard mitigé qui se retrouve chez la plupart des générations. Aussi, même chez ceux qui se rendent sur les réseaux sociaux quotidiennement, pas moins de 40% trouvent que ceux-ci reflètent mal la société française en général. Pour les Français, les réseaux sociaux ne représenteraient donc pas la « vraie vie ».
     En revanche, 6 Français sur 10 (61%) considèrent que les contenus présents sur les réseaux sociaux exercent une forte influence sur la société. Un avis qui est encore plus partagé par les jeunes de 15-24 ans (71%).Selon les Français, l’influence des réseaux s’exerce autant sur les goûts et modes de consommation (61%) de la population que sur les idées et opinions politiques (59%). Plus de 4 Français sur 10 (44%) ont le sentiment de faire partie d’une « communauté d’intérêt » sur les réseaux sociaux.
    Pourtant, leur opinion sur ces communautés est paradoxale : si pour 2/3 d’entre eux (66%) celles-ci permettent des rencontres avec des personnes partageant les mêmes centres d’intérêt, seuls 45% estiment que ces rencontres peuvent déboucher sur de réelles amitiés. Et ils sont 57% à affirmer qu’elles peuvent avoir pour effet d’isoler les personnes dans leurs propres idées et représentations. Les réseaux sociaux et les communautés d’intérêt qui les animent occupent donc une position mixte aux yeux des Français, entre ouverture sur le monde et repli sur soi.

    Une méfiance généralisée vis-à-vis des influenceurs…

    Alors que les activités des influenceurs devraient être prochainement réglementées, ces derniers pâtissent d’une image défavorable auprès des Français : 70% déclarent en avoir une mauvaise image, et seuls 20% en ont une bonne image. Seuls les 15-24 ans manifestent une opinion plus souvent positive (50%) que négative (42%) à l’égard des influenceurs.

    Pour les Français, le succès d’un influenceur ou d’une influenceuse tient d’abord à sa façon de se mettre en scène (47%), un élément qui devance le contenu publié en lui-même (35%), quasiment au même niveau que la beauté physique (34%). Par ailleurs, être influenceur est perçu comme un métier à la fois rémunérateur (81%) et, dans une moindre mesure, relativement facile à exercer (59%). Cette activité semble, néanmoins pour eux, difficilement apporter de la stabilité financière (34% seulement) et se positionne au final assez loin de leurs aspirations : seule une minorité d’entre eux (21%) auraient aimé faire ce métier, et ils sont encore moins nombreux à l’envisager pour leurs enfants (16%). L’âge est encore ici déterminant dans la manière de voir le métier d’influenceur : ainsi, 50% des 15-24 ans indiquent une appétence pour ce statut. Ils sont 36% chez les 25-24 ans et…4% chez les 65 ans et plus.

    Les Français affichent par ailleurs une confiance limitée dans les recommandations des influenceurs, qu’elles soient inscrites dans le cadre d’un partenariat avec une marque (30% de confiance) ou non (36%). Une méfiance qui ne rime pas pour autant avec indifférence puisque 1 Français sur 3 (34%) indique avoir découvert un produit par le biais d’un influenceur et 24% en avoir déjà acheté un après l’avoir vu dans une publication. Lorsqu’ils souhaitent acheter un produit sur Internet, les Français sont cependant attentifs aux avis des autres consommateurs disponibles sur les réseaux : 73% d’entre eux consultent les avis sur les produits de la marque, dont 42% qui en tiennent compte.

    La défiance affichée des Français à l’égard des influenceurs ne les empêche pas de consulter leurs contenus, notamment pour préparer leur repas : 47% de la population indique avoir déjà consulté sur les réseaux sociaux des contenus liés à la cuisine. Les autres domaines ne sont pas en reste : culture (43%), voyages (39%), sport et fitness (38%), sorties (35%) ou encore décoration (35%).

    Concernant les publicités visibles sur les réseaux sociaux, elles apparaissent très largement comme une nuisance (78%), voire comme une « forte nuisance » (31%). Ces publicités représentent la plupart du temps une gêne aux yeux d’une majorité d’utilisateurs (64%), qui estiment qu’elles correspondent rarement ou jamais à leurs goûts personnels (73%), ou à leurs besoins du moment (76%). Seuls 20% avouent qu’elles leur font envie et les incitent à dépenser leur argent. Face à cette nuisance, plusieurs stratégies sont employées : certains cherchent à éviter les publicités en les masquant (44%), quand d’autres les laissent passer sans y prêter attention (46%). Seuls 10% indiquent les regarder. Des chiffres déclaratifs qui sous-estiment probablement l’impact réel de ces publicités sur leur public.

    « Désinfluence », la bonne influence ?

    Le phénomène de « désinfluence », le fait de déconseiller certains produits peu responsables, est jugé de manière ambivalente par les Français. Si pour 75% d’entre eux, la désinfluence est une nouvelle forme d’influence, 64% y voient un contre-pouvoir aux influenceurs et 63% considèrent que c’est une pratique vertueuse dans le contexte actuel d’inflation et de surconsommation (63%).

    « Bien qu’un climat de méfiance se soit installé en France vis-à-vis des influenceurs, ces derniers bénéficient d’une certaine aura auprès des plus jeunes et impactent réellement les choix de consommation aujourd’hui. Conscients du pouvoir d’influence des réseaux sociaux et des risques liés à leur utilisation, la Gen Z éprouve un attrait pour le métier d’influenceur qui pourrait voir son image redorée avec le vieillissement de la population », commente Flavien Neuvy, Directeur de l’Observatoire Cetelem.

    Le rapport complet ici 

  • Etude Linkedin : les experts du marketing B2B s’appuient sur l’IA générative pour la création de contenus

    The B2B Marketing Benchmark 


    Selon Linkedin 

    Dans le cadre des Cannes Lions 2023, LinkedIn, dévoile une nouvelle étude auprès des responsables marketing B2B en France. Après une année complexe, ils sont nombreux à observer un regain d’optimisme dans leur secteur :  près des deux tiers des responsables marketing (61 %) disent miser sur une hausse de leurs budgets au cours de l’année prochaine, tandis que près de 7 sur 10 (67 %) prévoient de recourir à l’IA générative pour créer davantage de contenus en moins de temps (59 %) et gagner en efficacité, de manière à se concentrer sur les tâches à plus forte valeur ajoutée (53 %).

    Réalisée en amont du Festival international de la créativité des Cannes Lions 2003 – dont LinkedIn est partenaire officiel pour la deuxième année consécutive au travers de son Think Tank le B2B Institute, pour la remise du prix Creative cette étude « The B2B Marketing Benchmark » réalisée avec Ipsos a été menée auprès de près de 2000 responsables marketing B2B et financiers dans le monde dont 250 en France.

    L’importance croissante des campagnes de marque dans le B2B démontre que les efforts entrepris par les responsable marketing du secteur pour convaincre les directions financières portent leurs fruits.
    Alors que les marques B2B voient poindre des  signes de reprise, 57 % des directeurs marketing de ce secteur en France affirment que les dirigeants de leur entreprise accordent davantage d’importance à la construction de marques fortes, afin de gagner des parts de marché dans le contexte économique actuel.

    L’acquisition d’une « aisance financière » a été déterminante à cet égard : 76% déclarent avoir pu sécuriser plus de budget grâce à une meilleure compréhension des attentes et une communication plus fluide avec leur direction financières, et 70% disent avoir renforcer les aptitudes qui leur étaient nécessaires pour démontrer la valeur et le rôle du marketing et de la marque auprès de leur directeur général et financier. Ils bénéficient d’ailleurs du soutien de ces derniers :  68 % des directeurs financiers d’entreprises B2B en France se disent aujourd’hui confiants dans la capacité du marketing à générer du chiffre d’affaires au cours de l’année à venir.

    Cette année, les responsables marketing B2B se sont fixé, parmi leurs principales priorités, de défendre une créativité plus audacieuse dans leurs campagnes, afin d’accroître la capacité de mémorisation de leur marque. La France (64 %), l’Allemagne (53 %) et l’Inde (51 %) font partie du trio de tête dans ce domaine.

    En France, ils estiment par ailleurs disposer, dans leurs équipes, des compétences créatives nécessaires pour soutenir les efforts autour du développement de leur marque (71 %).  Les données de LinkedIn montrent en effet qu’il y a eu une augmentation de 46 % des compétences créatives ajoutées aux profils de ses membres spécialistes du marketing au cours de l’année écoulée. La stratégie et l’exécution créatives, le marketing digital  et l’analyse de données, ainsi que la résolution des problèmes figurent aujourd’hui en tête des compétences les plus recherchées par les professionnels du marketing B2B en France.

    Ioana Erhan, Directrice de LinkedIn Marketing Solutions pour la France et l’Europe de l’Ouest analyse : “Les professionnels du marketing B2B ont démontré qu’ils étaient capables de tenir le cap dans un climat d’incertitudes et d’aider les dirigeants d’entreprise à percevoir les opportunités de croissance associées au développement de leur marque, alors que ces derniers cherchent à gagner des parts de marché malgré la conjoncture actuelle. Désireux d’expérimenter l’IA générative et faire preuve de créativité, les experts du marketing B2B se sont imposés comme des moteurs ‘optimistes’ de l’entreprise, et ont pour priorité de construire des marques B2B mémorables et de premier plan.”

    LinkedIn lance une version pilote de sa nouvelle fonctionnalité AI-generated Copy Suggestions ainsi que de nouveaux outils pour mesurer l’efficacité des campagnes de marque.
    Pour aider les entreprises B2B à renforcer leur campagnes de marques, mesurer leur efficacité et échanger toujours plus avec leurs audiences, LinkedIn lance de nouvelles fonctionnalités et formats publicitaires :

    ●  AI-generated Copy Suggestions (suggestions de textes générés par l’IA) – Cette nouvelle fonctionnalité utilise l’IA générative pour créer des textes d’introduction et des accroches percutantes pour les formats créatifs publicitaires en s’appuyant sur les données de la page LinkedIn d’un annonceur. LinkedIn déploie actuellement cette fonctionnalité en test aux Etats-Unis, et prévoit d’étendre les capacités, la disponibilité et les langues proposées de cette solution dans les prochains mois.

    ●  CMO Scorecard – Ce nouveau programme de mesure proposé LinkedIn dans le cadre de son expertise conseil B2B Edge a un double objectif : aider les professionnels du marketing B2B à comparer leur impact créatif et leur performance média par rapport à la concurrence, et démontrer comment leurs investissements publicitaires dans des campagnes de marques ont un impact sur l’efficacité des recruteurs, des spécialistes du marketing et des commerciaux de leur entreprise.

    ●  In-stream video ads – Pour bénéficier d’une expérience full-funnel, les annonceurs pourront dorénavant proposer des publicités vidéo in-stream afin d’augmenter la portée de leur campagne et s’adresser aux audiences professionnelles de l’ensemble du réseau d’éditeurs partenaires de LinkedIn.

    ●  Thought Leader Ads – Le format Thought Leader Ads permet aux marques de sponsoriser les posts de leurs dirigeants ou collaborateurs (avec leur accord).

    ●  Conversation Ads – Le nouveau format amélioré Conversation Ads permet aux annonceurs de mieux cibler, lors de conversations, les intentions des membres dans l’onglet Focused. Ils peuvent ainsi augmenter la portée de leur campagne et maximiser leurs budgets en en réduisant notamment leur coût par clic.

    ●  Pages Messaging – LinkedIn donne dorénavant la possibilité à ses membres de se connecter organiquement à des entreprises depuis leur page de messagerie. Cette nouvelle fonctionnalité permettra notamment aux membres et aux Pages entreprises sur LinkedIn de communiquer directement entre eux sur les sujets qui les intéressent le plus, comme des produits ou services, des offres d’emploi et d’autres demandes professionnelles.

    ●  Audience Insights API permet aux agences et entreprises de technologie marketing de créer des solutions capables d’aider les spécialistes du marketing à identifier et comprendre leurs audiences cibles, et ainsi à concevoir des campagnes mieux adaptées et plus efficaces.

  • Résultats de l’étude Fevad / Next Content sur les achats et le commerce B2B

    Politiques d’achats : les entreprises misent sur le
    e-commerce pour contrer l’inflation tout en maintenant leurs objectifs RSE

    Dans ce climat économique incertain, marqué par de profondes transformations des conditions de marché (crise géopolitique et ses conséquences en termes d’inflation et de tensions sur les circuits d’approvisionnements, crise environnementale et ses conséquences réglementaires…), la Fevad a souhaité mener une étude qui confronte les défis clés et l’évolution des politiques fournisseurs des acheteurs professionnels avec les enjeux et choix stratégiques des fournisseurs B2B.

    Pour cela, elle a confié à Next Content la réalisation de 2 enquêtes :
    • La première auprès de décideurs achats dans des structures publiques et privées de plus de 100 salariés
    • La seconde auprès de décideurs des stratégies commerciales, marketing chez des fournisseurs B2B (distributeurs, industriels…). Des directions achats confrontées à des objectifs d’amélioration de la performance environnementale dans un contexte économique qui s’est dégradé.

    Plus de la moitié des décideurs achats (les 2/3 dans l’industrie) indiquent être confrontés actuellement à une tendance inflationniste très forte.
    Cette accélération de l’inflation conjuguée à des pénuries sur certains marchés, a entraîné des conséquences sur les performances économiques au niveau des achats. La moitié des décideurs achats souligne une dégradation de leurs indicateurs économiques sur 2022 (conditions tarifaires, prix, remises…) et seulement 21% constatent une amélioration. Dans ce contexte, 43% précisent que ces indicateurs économiques constituent l’objectif prioritaire à l’horizon 2025. Et si l’on recentre l’analyse sur les entreprises privées, notamment dans l’industrie, ce taux s’accroît fortement et cet objectif devient largement majoritaire.

    Dans les structures publiques, l’objectif environnemental est davantage cité mais sans être majoritaire. L’obtention de meilleures conditions tarifaires des fournisseurs mais aussi l’amélioration de la performance opérationnelle des achats sont le plus souvent privilégiées.

    Ainsi quand on demande aux décideurs acheteurs de hiérarchiser les principaux défis pour leur organisation à l’horizon 2025, la négociation fournisseurs dans un contexte inflationniste ressort nettement et fait partie des 2 principaux défis des entreprises les plus cités devant les nouvelles exigences environnementales et les tensions sur les approvisionnements.

    En effet, l’amélioration de la performance environnementale est une dimension clé des stratégies achats avec de nombreux projets déjà engagés et surtout programmés pour les prochaines années.

    La moitié des décideurs indiquent, pour 2023, une plus grande prise en compte des indicateurs de performance environnementale dans les appels d’offres, une même proportion qu’ils vont engager des projets pour optimiser les livraisons et réduire les émissions carbone. 40% vont renforcer le sourcing européen, une même proportion pour le sourcing en France. Cela répond en partie à cette optimisation du transport mais il s’agit aussi d’une volonté de diversifier géographiquement ses approvisionnements pour limiter les dépendances et les risques de ruptures.

    Mais améliorer ses conditions d’achats en termes de prix et améliorer sa performance environnementale supposent la résolution d’une équation complexe car ces défis engendrent parfois des choix contradictoires.
    Ainsi, une majorité des décideurs achats (68%) considère que le contexte d’inflation avec ses conséquences sur les marges et la croissance de l’activité, pourraient décaler les projets ou l’atteinte des objectifs environnementaux des directions achats.

    Mais pour plus de la moitié d’entre eux, l’impact 3 restera modeste. Et pour 32%, les objectifs environnementaux sont prioritaires et dépassent les contraintes conjoncturelles. Des réponses organisationnelles dans les directions achats face au contexte d’inflation Le contexte d’inflation et la dégradation de leur performance économique, incitent les décideurs acheteurs à vouloir renforcer et approfondir leurs relations avec les principaux fournisseurs pour dégager des économies opérationnelles.

    Ce phénomène est particulièrement marqué dans les plus grandes structures. Cela passe notamment par davantage de collaborations techniques et organisationnelles pour développer la dématérialisation des processus et des documents via notamment les commandes électroniques.

    L’e-commerce, la digitalisation peuvent donc constituer une des réponses à la résolution complexe de cette équation qui vise à maintenir la compétitivité économique de ses achats, tout en améliorant significativement les indicateurs environnementaux. En effet, concernant les bénéfices de la digitalisation des achats observés depuis 2 ans, les 2/3 des décideurs achats soulignent qu’elle a notamment permis une réduction des coûts opérationnels et une optimisation de la productivité. Une majorité de décideurs mettent en avant l’amélioration de l’analyse de performance, le reporting et la réduction de l’empreinte environnementale par un sourcing plus responsable.

    L’enquête auprès des fournisseurs (industriels, distributeurs…) révèle de nombreux projets d’accélération e-commerce à la fois dans une logique de développement commercial et d’acquisition clients mais aussi dans une optique d’amélioration de l’expérience client et d’optimisation des coûts de distribution.
    29% des décideurs citent les nouvelles exigences environnementales de leurs clients comme un des deux défis majeurs à l’horizon 2025. Cela nécessite de revoir offre et services commercialisés mais aussi d’améliorer leur organisation et process pour une meilleure performance environnementale.
    On peut ainsi ajouter les 10% de décideurs chez les fournisseurs qui ont mis la décarbonation de leur activité parmi ces principaux enjeux.

  • IA : Les français partagés entre enthousiasme et inquétude

    Personnalisation, prédiction, automatisation, projection, …l’IA représente un enjeu hautement stratégique pour les marques

    Étude WPP Research Consulting

    Avec la percée spectaculaire de ChatGPT, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle interroge la communauté des chercheurs et des régulateurs. Dans ce contexte agité, la nouvelle étude WPP Research Consulting révèle la perception des Français sur l’IA et ce que cela implique pour les marques. Personnalisation, prédiction, automatisation, projection, … L’irruption et la généralisation éclair de l’IA représentent un enjeu hautement stratégique pour les marques, qui devront maitriser les bonnes pratiques et contourner les risques afin d’obtenir un avantage concurrentiel essentiel en appréhendant cette technologie.

    TOUT LE MONDE DIT « AI KNOW YOU »

    Si 85% des Français ont entendu parler de l’IA, 55% en ont toutefois une idée imprécise. En outre, ils sont également parfaitement conscients de la présence de l’IA dans des domaines tels que la reconnaissance vocale (80%) et faciale (78%). Les ¾ des Français déclarent l’utiliser dans leur vie quotidienne, notamment pour la traduction automatique (52%) et la recommandation de produits (50%). Pourtant, 39% d’entre-eux avouent ne pas en avoir eu conscience auparavant !

    LES FRANÇAIS PARTAGÉS ENTRE ENTHOUSIASME ET INQUIÉTUDE 

    L’IA bénéficie d’une popularité certaine puisque 3 Français sur 4 lui accordent au moins un avantage : par exemple, elle offre un meilleur accès à l’information (54%), améliore la sécurité (53%) ou encore le quotidien (52%).
    Les meilleurs connaisseurs de l’IA sont ceux qui en perçoivent le mieux les atouts : c’est ainsi que l’accès à l’information représente un net avantage pour 68% des Français connaissant bien l’IA, et pas du tout pour les 26% qui ne la connaissent pas.
    Par ailleurs, l’optimisation de la créativité, principalement pour les entreprises, est également considérée comme un bénéfice de l’IA pour 67% des Français.

    Cependant, la perception de l’IA reste mitigée : une courte majorité de 54% pense que c’est une bonne chose. Les Français sont également très inquiets : 83% d’entre eux ont peur des dérives, et près de 9 Français sur 10 identifient au moins un risque. Ils citent le piratage (73%), la manipulation de l’information (71%), l’atteinte à la vie privée (68%) ou encore la dépendance à l’IA (68%).

    PÉDAGOGIE ET TRANSPARENCE : IMPÉRATIFS DES MARQUES

    Malgré leurs craintes, les Français font preuve de résilience puisque 2/3 d’entre eux pensent qu’il faut apprendre à vivre avec l’IA : 66% s’accordent à dire qu’elle est même la nouvelle révolution industrielle ! Pour cela, un fort besoin d’accompagnement se fait ressentir. En effet, l’étude révèle que les Français sont en attente de pédagogie (75%), de transparence (84%) et de régulation / de cadrage (87% / 86%).
    Les marques ont alors là un rôle essentiel à jouer afin de proposer une expérience client optimale.

  • ChatGPT: Est-ce la fin de ma carrière ? Va-t-on nous remplacer ?

    ChatGPT : menace ou opportunité ?

    Selon Sortlist

    ChatGPT annonçait un million d’utilisateurs en une semaine, et il semblerait qu’en quelques jours le logiciel soit déjà devenu un incontournable au bureau. Face aux nouvelles vagues de licenciement dans la tech, il semblerait également que l’outil vienne semer d’autres inquiétudes.
    D’autant qu’entre temps, ChatGPT est intégré à Bing, posant les mêmes soucis au monde du SEO.

    Sortlist, a décidé d’interroger 500 employés et employeurs utilisateurs de ChatGPT dans six pays différents pour faire le point et comprendre ce qu’ils pensent de l’apparition de ChatGPT sur le marché du travail et s’ils le considèrent comme une menace ou une opportunité.

    Voici quelques-uns des résultats de l’étude :

    * 23% des salariés travaillant dans le secteur des logiciels et de la technologie s’inquiètent de la possibilité de perdre leur emploi à cause de ChatGPT ;

    * Les millenials dans la technologie et la finance sont 2,4 fois plus préoccupés que ChatGPT prenne leurs emplois ;

    * La plupart des employés (32%) perçoivent de potentiels gains de productivité allant de 25 % à 50 %, tout comme les employeurs (33%) ;

    * Les employés anticipant des gains de productivité utiliseraient ChatGPT pour la programmation, les employeurs l’utiliseraient pour la commercialisation ;

    * Bien qu’enthousiasmé par les gains de productivité potentiels de ChatGPT, 40% s’est dit préoccupé par la perte de contact humain.

    Conclusion 

    ChatGPT a créé des perceptions différentes parmi les employés et les employeurs quant à son impact potentiel sur la main-d’œuvre. Que ce soit sur les suppressions d’emplois ou en termes de productivité, ChatGPT pourrait avoir un impact sur les secteurs de la finance, des logiciels et des technologies avec l’IA intégrée dans, très probablement, leurs départements marketing.

    On ne sait pas si le chatbot continuera à être accessible gratuitement, mais les employeurs sont prêts à payer pour obtenir du texte généré par l’IA. Mais attendons de voir si le contenu du chatbot avec un filigrane qui pourrait aussi bien dire « Je n’ai pas été écrit par un humain » changera notre utilisation du chatbot (Source: https://www.sortlist.fr/blog/chat-gpt-statistiques/)

    L’étude a été menée entre le 27 décembre 2022 et le 9 janvier 2023 auprès de 500 utilisateurs dans 6 pays: Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Espagne, Pays-Bas et France.
    L’étude complète ici

  • Évolutions et tendances du commerce en France

    Square dévoile son premier rapport « Évolutions et tendances du commerce » dédié au marché français 

    Une enquête inédite au sujet des effets de la crise sanitaire sur les habitudes de consommation des Français et les défis rencontrés par les secteurs du commerce de détail, de la restauration et de la beauté

    Cette étude révèle comment les détaillants, les restaurateurs et les entreprises du secteur de la beauté continuent d’évoluer et d’adapter leurs modèles économiques à la suite de la crise sanitaire.
    Square a également interrogé un échantillon de consommateurs français pour mieux comprendre leurs attentes et habitudes de consommation. Cette étude met en lumière les opportunités et défis auxquels sont confrontés les commerçants français, et apporte des réponses pour les aider à garder une longueur d’avance.

    La crise de la Covid-19 a eu des impacts majeurs sur les tendances de consommation. Consommateurs et commerçants ont dû rapidement s’adapter à de nouvelles méthodes d’achat et de vente pour respecter les contraintes sanitaires. Depuis la diminution des cas et de l’impact de la Covid-19, ces habitudes tendent à se maintenir, aussi bien du côté des consommateurs que de celui des commerçants.

    • L’impact de la Covid-19 sur le commerce en ligne est révélateur : 22 % des consommateurs interrogés ont indiqué effectuer 11 à 25 % de leurs achats mensuels en ligne et 46 % des consommateurs ont effectué au moins 10 % de leurs achats en ligne.
    • 52 % des personnes interrogées souhaitent que les paiements sans-contact restent en place au sein des magasins physiques dans la vie post-Covid.
    • Au-delà du paiement sans contact, c’est l’expérience globale en magasin qui se dématérialise : 57,9 % des personnes interrogées sont d’accord avec le fait que l’expérience sans-contact a rendu les achats en magasin plus agréables.

    « En France comme partout dans le monde, la crise sanitaire a bousculé les habitudes de consommation et a accéléré la transformation digitale des entreprises. « Le commerce est en évolution permanente et de nombreuses tendances observées pendant la crise sanitaire s’inscrivent dans la durée. Les entreprises ont dû s’adapter en conséquence et les solutions offertes par Square sont autant de réponses à ces problématiques. », déclare Daniel Nicolas, directeur commercial de Square en Europe.
    « L’inflation et le risque de récession sont de nouveaux défis, dans un contexte déjà complexe. Ici aussi, les solutions de Square aident les commerçants de toutes tailles et de toutes industries à prospérer et à étendre leur activité par le biais de lignes de revenus supplémentaires. L’automatisation permet d’alléger les pressions sur les commerçants, et les aide à relever les défis actuels.»

    Diverses activités commerciales ont été impactées différemment selon le secteur d’activité. Les restaurateurs, malgré leur capacité d’adaptation aux nouvelles demandes, restent inquiets pour leur avenir. 44,4 % des restaurateurs s’estiment préoccupés par la survie de leur restaurant au cours des six prochains mois.

    Dans l’ensemble, les restaurants sortent du mode survie et réfléchissent à des stratégies pour pérenniser leurs activités, par exemple en intégrant des solutions d’automatisation. 57,8  % des restaurateurs utilisent plusieurs applications avec intégration partielle ou nulle pour gérer leur activité, ne permettant pas une utilisation optimale de la technologie. Alors que 84,8 % des commerçants interrogés pensent qu’ils font face à une pénurie de main-d’œuvre, l’automatisation peut aider ceux-ci à pallier certaines difficultés éprouvées par manque de personnel. 67,2 % des restaurateurs reconnaissent d’ailleurs le bénéfice d’utiliser une solution d’automatisation intégrée pour mener leur activité au quotidien.

    Les commerçants de vente au détail sont eux aussi préoccupés par la survie de leur commerce au cours des six prochains mois, comme le déclarent 56,5 % des interrogés. Parmi les répondants, 54,7 % citent la concurrence des grandes surfaces, 34,1 % les retards dans la chaîne d’approvisionnement et 33,7 % la rétention du personnel comme les défis principaux auxquels ils sont confrontés. Ces défis sont particulièrement accentués depuis la crise sanitaire et, désormais, avec l’inflation subie par tous.

    La crise sanitaire a cependant poussé les vendeurs à développer leurs stratégies de marketing et de publicité (35,3 %), à établir de nouvelles relations avec les fournisseurs et les partenaires (29,5 %) ou encore à ouvrir une boutique en ligne (27,3 %).
    Bien que les plateformes sociales telles que Facebook, Instagram ou TikTok offrent de plus en plus de fonctionnalités dédiées au commerce, 24,8 % des professionnels du retail n’utilisent pas les plateformes de réseaux sociaux pour leurs ventes. Pour les autres, Facebook (57,7 %) et Instagram (44,4 %) dominent. 

     Le secteur de la beauté semble quant à lui être le moins impacté par la crise sanitaire : 68,8 % des interrogés estiment que leurs réservations sont revenues à la normale. Ce secteur a d’ailleurs su innover et trouver des solutions pendant la pandémie pour maintenir le lien avec sa clientèle : 35,6 % des professionnels interrogés ont commencé à utiliser les réseaux sociaux lors de la crise sanitaire.

    La prise de rendez-vous connaît, elle aussi, des évolutions liées principalement au progrès technologique.
    Depuis quelques années déjà, des plateformes de prise de rendez-vous en ligne ont émergé, simplifiant la démarche et permettant de prendre rendez-vous à toute heure.
    Afin de répondre à la demande des clients, les professionnels du secteur de la beauté sont 32,6 % à proposer une prise de rendez-vous en ligne via leur site Web, 16 % à proposer la prise de rendez-vous via un site tiers et 18,6 % à proposer la prise de rendez-vous via les réseaux sociaux. 84 % d’entre eux voient l’avantage d’utiliser une solution d’automatisation intégrée. Celle-ci permettrait d’ailleurs une plus grande flexibilité, correspondant ainsi aux attentes des clients qui sont 48,5 % à préférer prendre leurs rendez-vous beauté en dehors des horaires d’ouverture, le soir ou le week-end.

     

  • Quelle est la place de l’IA, de la data et des technologies dans le retail et l’e-commerce ?

    IA, Tech et Data : être manager dans le retail et l’e-commerce à l’ère du management augmenté

    Quelle est la place de l’IA, de la data et des nouvelles technologies dans le quotidien des managers du retail et de l’e-commerce ? Quelles solutions ont-ils déployé, pour quels usages et quels bénéfices en attendent-ils ?
    Estiment-ils que l’avenir soit au management augmenté et de quoi ont-ils besoin pour y parvenir
     ?
    Quelles différences existent-ils entre eux et les managers des autres secteurs d’activité
     ?

    Une étude Axys Consultants 

    IA, Big data, technologie dans le quotidien des managers du retail /e-commerce

    100 % des managers du retail/e-commerce impactés par la transformation digitaledont 89 % positivement

    Plus enthousiastes que leurs confrères, 89 % d’entre eux déclarent qu’elle a été positive (vs 82 %). Seulement 11% la juge négativement (vs 8 % tous secteurs confondus).

    Tirer parti de la data, de l’IA et des nouvelles technologies : un défi plus important pour les managers du retail/e-commerce que pour leurs homologues (33 % vs 24 %)

    Ils placent ensuite la capacité à faire évoluer les compétences (29 %) quand leurs homologues mentionnent le recrutement et la fidélisation des talents.

    Les technologies davantage utilisées par les managers du retail/e-commerce (66 % vs 63% tous secteurs confondus).

    Parmi ces 2/3 d’utilisateurs, les managers du retail/e-commerce font plus largement appel, non seulement au Big Data (56 % vs 53 %), mais également à l’IA (56 % vs 43 %).

    Les 2 groupes de répondants se servent quasiment autant de la réalité virtuelle (11% pour le retail/e-commerce vs 12 % tous secteurs).

    Le retail/e-commerce mieux équipé en outils faisant appel au Big Data et à l’IA

    Si on retrouve le même classement des outils utilisés dans les 2 groupes de répondants, les taux sont en revanche plus forts pour les retailers/e-commerçants dans 4 cas sur 6.

    Automatisation et prédictif : les 1ers objectifs pour les managers du retail/e-commerce

    L’automatisation des tâches est la première attente vis-à-vis de la technologie/IA/Big Data des managers du retail/e-commerce et de leurs homologues (67 % pour les 2 groupes).

    Mais les managers du retail/e-commerce veulent ensuite que ces solutions les aident à prédire leurs activités (56 %) alors que leurs confrères optent pour une amélioration de l’intelligence collective grâce à des outils collaboratifs

    L’insuffisance de la formation et l’acculturation des managers : 1er frein au développement des nouvelles technologies/IA/Big Data

    Cette insuffisance est ressentie moins fortement par les managers du retail/e-commerce que par leurs confrères (67 % vs 73 %).

    Les 2 handicaps suivants sont constatés par les 2 groupes mais la crainte de ne pas pouvoir expliquer/ interpréter les résultats de l’IA est beaucoup plus marquée dans le retail/e-commerce (56 % vs 37 % tous secteurs). En revanche, le coût des solutions est, pour eux, un frein moindre (44 % vs 55 % tous secteurs).

    Les limites de l’IA ressenties moins fortement par les managers du retail/e-commerce

    On a vu que les managers du retail/e-commerce étaient plus technophiles que leurs homologues. Par conséquent, ils sont moins nombreux à déclarer que machine et IA sont moins performantes que l’humain pour :

    –          animer et créer de la cohésion dans les équipes (67 % vs 73 % pour les autres secteurs)

    –          être créatif (44 % vs 65 %)

    –          prendre des risques (seulement 22 % contre 55 % des managers des autres secteurs)

    En revanche, ils sont plus nombreux que l’ensemble des managers à estimer que machine et IA sont moins performantes pour prendre des décisions fiables (44 % vs 18 %) et favoriser l’intelligence collective (44 % vs 35 % pour les autres secteurs).

    Le manager du retail/e-commerce de demain : un manager augmenté ?

    Des managers du retail/e-commerce moins familiers avec la notion de manager augmenté (33 % vs 46 % de leurs homologues)

    L’IA : 1ère caractéristique du manager augmenté pour 29 % des managers du retail/e-commerce (vs 23 % tous secteurs confondus)

    Viennent ensuite :

    –          la capacité de faire le tri face à l’infobésité (21 % ex-aequo)

    –          la faculté de percevoir les signaux faibles (14 %) alors que leurs homologues optent pour le fait de travailler de façon collaborative (14 %)

    Être formés à la stratégie digitale afin de créer de la valeur grâce à la data : 1ère attente des managers du retail/e-commerce pour devenir « augmentés »

    Les deux groupes ont les mêmes besoins afin de devenir un manager augmenté mais pas dans les mêmes proportions.

    Les managers du retail/e-commerce sont demandeurs :

    –          63 % : de formation à la stratégie digitale afin de créer de la valeur grâce à la data (63 % vs 43 % pour les autres secteurs)

    –          50 % : de coaching managérial pour développer certains softskills – créativité, prise de risques…- (vs 49 % tous secteurs).

    Mieux équipés en solutions technologiques, ils sont demandeurs de formation aux nouvelles technologie/ IA… mais dans une moindre mesure que leurs homologues qui citent ce besoin en premier (38 % vs 57 % pour les autres secteurs d’activité).

    Des managers du retail/e-commerce convaincus que le management sera de plus en plus humain mais en plus faible proportion que leurs homologues des autres secteurs

    La vision d’un management de plus en plus humain à l’avenir est un peu moins forte dans le retail/e-commerce (67 % vs 74 % pour leurs homologues). En conséquence, ils sont légèrement plus nombreux à estimer qu’il sera plus technologique (22 % vs 20 %) et quasiment deux fois plus qu’il sera plus vertical (11 % vs 6 % tous secteurs confondus).

     

  • Meilleurs prix, achats anticipés… les comportements des Français pour les fêtes de fin d’année

    Pour les fêtes de fin d’année, les consommateurs misent avant tout sur les remises

    Une nouvelle étude d’Oracle indique que l’inflation pousse les consommateurs français à faire leurs achats en avance et à rechercher les meilleurs prix, tandis que 77 % d’entre eux envisagent un paiement échelonné en magasin.

    En bref :

    Après la période du Covid, les expériences à vivre sont en tête des intentions d’achats pour une personne sur 3, tandis que les vêtements ou les produits de beauté le sont pour 1 personne sur 4, témoignant ainsi de la volonté réaffirmée de prendre soin de soi.

    Les commerçants entendent tirer parti de la technologie pour optimiser leur prix et leurs stocks afin de répondre aux attentes des consommateurs.

    A noter que la plateforme sociale préférée des consommateurs pour rechercher de nouveaux produits demeure Instagram. Les avis des influenceurs ne sont suivis quant à eux que par 13 % des consommateurs.

    L’étude sur les comportements des consommateurs menée par Oracle Retail révèle que le prix va être le critère prioritaire pour les achats de fêtes de fin d’année, à l’heure où les consommateurs français sont de plus en plus préoccupés par l’augmentation du coût de la vie.
    Pour y faire face, 80 % d’entre eux ont déjà effectué leurs achats ou prévoient de le faire suffisamment en amont pour pouvoir trouver les articles souhaités et avoir le temps de faire des bonnes affaires. Près de 53 % des consommateurs affirment que la conjoncture économique actuelle va les pousser à moins dépenser, 77 % déclarant pour leur part envisager un paiement échelonné pour couvrir le coût des cadeaux. Et si les personnes interrogées se disent prêts à dépenser si le prix est juste, 33 % précisent que le prix sera le facteur qui déterminera leur acte d’achat.

    « Au même titre que la disponibilité des produits, le prix est le principal facteur qui va déterminer où et comment les consommateurs vont acheter pour les fêtes de fin d’année », explique Guillaume Jonglez, Directeur Stratégie Transformation Retail Oracle EMEA. « Pour les commerçants et sites marchands qui continuent de gérer des stocks limités ou en excédents, disposer d’une stratégie prix et produits adaptée va clairement constituer un atout pour optimiser les marges et répondre aux attentes des consommateurs. »

    L’enquête Untold Insights a interrogé 8 107 consommateurs dans 11 pays différents à la fin du mois de septembre 2022, dont 520 personnes en France. Il s’agissait de sonder les consommateurs sur leurs projets d’achats durant les fêtes de fin d’année et sur leurs habitudes d’achat suite à la pandémie. Découvrez en accès libre le rapport Perspectives sur les consommateurs dans la vente au détail : étude de consommation 2022.

    Le juste prix

    Environ 21 % des personnes interrogées craignent de ne pas pouvoir réaliser tous les achats qu’ils souhaitent pour les fêtes de fin d’année en raison de la hausse des prix et 26 % redoutent une augmentation du coût des cadeaux cette année. Ainsi, les consommateurs mettent tout en œuvre pour dénicher la meilleure offre et envisagent des paiements échelonnés pour réussir à acheter tout ce qu’ils ont prévu.

    • 77 % des consommateurs déclarent envisager un paiement échelonné pour offrir des cadeaux (35% des personnes déclarent qu’il s’agirait d’une première !)
    • 72 % affirment comparer les prix pour dénicher plus de bonnes affaires et de réductions
    • 68 % déclarent qu’ils vont davantage faire la comparaison entre les prix en ligne et ceux en magasin
    • 66 % prévoient d’acheter dans des magasins discount (tels que Aldi, Primak, Action…)

    Près de 70 % des personnes interrogées (68 %) prévoient d’effectuer leurs achats lors des grands événements commerciaux et de résister aux achats d’impulsion (61 %). Alors que le Black Friday continue d’être en tête avec 45 % des consommateurs prévoyant d’y participer, suivi de près par les Amazon Prime Days (37 %) et enfin, les ventes des fêtes de fin d’année (22 %).

    Faire une liste, la vérifier à deux fois

    Fatigués d’être restés chez eux, les consommateurs sont impatients d’offrir des expériences cette année. Les cadeaux les plus prisés pour les fêtes de fin d’année se répartissent ainsi :

    • 33 %, des expériences entre amis et en famille
    • 27 %, une carte cadeau
    • 25%, des accessoires de mode
    • 26 %, un produit de beauté/de soins ou un équipement sportif
    • 26 %, un appareil électronique
    • 25%, des jouets
    • 24%, des chaussures
    • 20%, des jetons non fongibles (NFT) ou objets de collection numérique

    Les magasins sont de retour ; qu’en sera-t-il de la disponibilité des produits ?

    Les restrictions étant levées, les clients reviennent dans les magasins pour leurs emplettes de fin d’année, mais les attentes concernant la disponibilité des produits restent élevées.

    • 42 % des personnes prévoient d’acheter principalement en magasin et 20 % à la fois en magasin et en ligne
    • 21% des personnes déclarent qu’une rupture de stock des articles recherchés constituerait une mauvaise expérience
    • 21 % déclarent qu’ils se tourneraient simplement vers un autre commerçant/site marchand si un produit n’était pas disponible

    « Les commerçants peuvent payer le prix fort si les produits se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment », ajoute Guillaume Jonglez. « Il est donc crucial pour une enseigne d’avoir une connaissance fine à la fois des zones de chalandise mais aussi des attentes des consommateurs et tendances en matière d’achat. Nous savons qu’une rupture de stock dans un magasin peut compromettre aussi bien les ventes que la satisfaction du client, et in fine avoir un impact sur la croissance du chiffre d’affaires et sur les marges. Dans le secteur de la mode, par exemple, les distributeurs se doivent donc d’être plus précis dans l’allocation des stocks, en tenant compte aussi bien de la taille, du style et de la couleur de l’assortiment pour éviter les coûts de transfert conséquents entre magasins. »

    Les attentes en termes de livraison

    La livraison à domicile (37 %) est encore de loin la méthode la plus populaire pour récupérer les articles achetés en ligne, par rapport une livraison sans contact comme les consignes (26%) ou le retrait en magasin (24%). Il est donc urgent que les distributeurs mettent tout en œuvre pour que les produits soient livrés à temps tout en fournissant une information transparente – que 55 % des consommateurs jugent importante – tout au long du processus de livraison.

    • 42 % des personnes interrogées disent que la livraison rapide constitue un facteur clé dans le choix de l’enseigne où ils vont commander
      • 10 % des sondés souhaitent une livraison pour le jour même
      • 36 % une livraison en 1 ou 2 jours
      • 37 % une livraison en 3 à 5 jours
    • 19 % craignent que leurs cadeaux n’arrivent pas à temps
    • 59 % sont prêts à payer plus pour une livraison accélérée/garantie

    « Avec le retour des consommateurs dans les magasins, les distributeurs doivent faire de leurs points de vente des lieux d’expérience », déclare encore Guillaume Jonglez. « Cela peut être un vendeur qui aide un client en magasin à trouver un article en ligne et à l’expédier chez lui ou offrir en ligne une visibilité précise de la disponibilité du produit dans le magasin le plus proche. Pour une fidélité accrue, la finalité des interactions doit être l’obtention du produit voulu par le consommateur dans les temps. Et cette exécution commence par apporter au client de la transparence dans le suivi de ses commandes. »

    Des influenceurs… oui mais après la messagerie

    Les réseaux sociaux continuent de jouer un rôle accru dans la manière dont les consommateurs découvrent de nouvelles offres, produits et marques. En 2022, l’e-mail
    (28 %) était le moyen favori des consommateurs pour trouver des offres et des produits les plus attractifs, suivis des réseaux sociaux à 13 %, et des promotions en magasin à 13 %.

    Les plateformes sociales préférées des acheteurs sont les suivantes :

    • 31% Instagram
    • 28% Facebook
    • 12% YouTube
    • 10% TikTok

    Malgré sa médiatisation, moins de 1 % des consommateurs se tournent vers le métavers pour rechercher de nouveaux produits. Malgré l’importance croissante des influenceurs dans le marketing B2C, seuls 13 % des consommateurs estiment avoir envie d’acheter un produit présenté par leurs influenceurs préférés.

    Des retours à faciliter et à anticiper

    71 % des consommateurs interrogés prévoient de renvoyer des cadeaux cette année, 36 % déclarant qu’ils en retourneront au moins la moitié.

    • 51 % des personnes préfèrent effectuer leur retour en magasin et 30 % choisissent de l’envoyer par courrier au détaillant
    • 48 % des consommateurs français retournent les articles en une semaine, 26 % le font immédiatement, 16% en un mois et 10% le font rarement, souvent oublient complètement.

    « Avec de nombreux distributeurs qui commencent à facturer des retours alors que les trois quarts des consommateurs prévoient d’en effectuer, cette fin d’année pourrait impacter la fidélisation des clients », explique Guillaume Jonglez. « Bien que des frais de retour soient logiques d’un point de vue économique, les distributeurs risquent de contrarier les consommateurs qui seront moins enclins à parcourir les rayons et à acheter des articles supplémentaires. »

    Accédez au rapport Perspectives sur les consommateurs dans la vente au détail : étude de consommation 2022. Découvrez aussi comment Oracle Retail aide les détaillants à se préparer de façon optimale pour la période intense des fêtes de fin d’année ; et comment l’utilisation de la data science permet de leur offrir une vue complète des interactions avec les clients, favorisant ainsi une meilleure prise de décision relative au stock et des offres plus pertinentes.

    *Génération Z (entre 18 et 24 ans) ; Millennials (entre 25 et 39 ans) ; Génération X (entre 40 et 54 ans) ; Baby boomers (+ de 55 ans)

  • Quelles sont les habitudes des français sur les médias sociaux ?

    Comment les français perçoivent les influenceurs ? 

    Une étude menée par  MAdeinvote, un institut d’études nouvelle génération qui interroge les citoyens et consommateurs via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.

    1. Les Français et les influenceurs : quelles habitudes de consommation sur les réseaux sociaux ?

    Les influenceurs sont véritablement ancrés dans le quotidien d’une majorité de Français : 52% d’entre eux suivent au moins un influenceur sur les réseaux sociaux et parmi eux, 76% en suivent même 10 ou plus. Ils suivent ces influenceurs sur 3,1 réseaux sociaux en moyenne : Instagram (76%) et YouTube (74%) en premier lieu, qu’ils complètent avec TikTok (44%) ou Facebook (43%). Les autres réseaux sociaux apparaissent comme plus secondaires pour suivre des influenceurs.

    On observe une importante mixité dans le type d’influenceur suivi : 70% des Français qui suivent au moins un influenceur suivent à la fois des micro-influenceurs et des macro-influenceurs. Face à cette importante variété du type d’influenceur suivi, ils se montrent néanmoins plus attentifs aux contenus des micro-influenceurs, puisque 75% d’entre eux affirment consulter leur contenu de manière régulière, contre 55% pour le contenu proposé par macro-influenceurs.

    2. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : thèmes et formats plébiscités par les Français

    Les Français affichent une nette préférence pour les vidéo longues et les Vlogs lorsqu’ils consultent le contenu d’un macro-influenceur : 40% d’entre eux affirment ainsi qu’il s’agit du format qu’ils préfèrent chez ce type d’influenceur, devant les stories (20%), les vidéos courtes (19%) ou les photos (8%). Ils sont beaucoup moins unanimes au sujet des micro-influenceurs, affichant une appétence plus variée pour les formats proposés : 28% des Français préfèrent les vidéos courtes chez ce type d’influenceur, 18% les vidéos longues et Vlogs, 16% des story, 12% des photos.

    Les micro-influenceurs sont également nettement plus représentés lorsqu’il s’agit de formats plus spécifiques tels que les articles de blogs, lives ou podcasts.

    Concernant les thématiques traitées par les influenceurs suivis des Français, l’humour, le lifestyle, la vulgarisation ou le gaming sont des thèmes de prédilection tant chez les micro-influenceurs que les macro-influenceurs. Dans le détail, les micro-influenceurs sont un peu plus représentés sur les thèmes de niche tels que l’alimentation / food ou les animaux, tandis que les français se tournent plutôt vers les macro-influenceurs lorsqu’il s’agit d’humour (56%, +8 points par rapport aux micro-influenceurs) ou le voyage (32%, +9 points par rapport aux micro-influenceurs).

    3. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quelles différences de perception ?

    S’ils devaient choisir un seul type d’influenceur, 67% des français préfèreraient ne suivre que des micro-influenceurs. Spontanément, 29% d’entre eux justifient ce choix par un contenu qu’ils considèrent comme plus intéressant et qualitatif, ou par l’authenticité et la sincérité qu’ils retrouvent chez ce type d’influenceur : ils les considèrent comme “plus naturels, plus spontanés et plus accessibles”.

    Les micro-influenceurs apparaissent comme davantage transparents et sincères vis-à-vis des marques qu’ils mettent en avant, sont “plus proches de leur public et représentent souvent des marques ou produits plus accessibles”. La proximité entre l’influenceur et sa communauté est également un argument de taille pour justifier cette préférence : “communauté plus petite, meilleure cohésion avec son public, plus de lien entre l’influenceur et sa communauté”.

    Ces éléments de préférence se confirment de manière assistée puisque 89% des français estiment que les micro-influenceurs sont plus sincères que les macro-influenceurs, mais également que ce sont les influenceurs les plus proches de leur communauté pour 80% d’entre eux. De manière moins marquée, ils sont également perçus comme plus créatifs et plus inspirants, respectivement par 59% et 52% des français.

    4. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quel impact sur les marques ?

    Les influenceurs ont un impact incontestable sur la connaissance et la notoriété des marques qu’ils mettent en avant. En effet, 84% des français ont déjà découvert une marque ou un produit / service grâce aux influenceurs qu’ils suivent. Les influenceurs ont également un impact indéniable sur la décision d’achat puisque 37% des français ont déjà acheté un produit / service suite à la recommandation d’un influenceur qu’ils suivent. Dans le détail, on constate que le retour d’expérience suite à l’achat est positif dans 96% des cas lorsqu’il s’agit d’un micro-influenceur. Ce constat est moins unanime lorsqu’il s’agit d’un macro-influenceur : 18% des Français reconnaissent que le produit ou service qu’ils ont acheté n’était pas conforme à la description qu’en a fait le macro-influenceur.

    Cela peut s’expliquer par une plus grande transparence et de meilleurs conseils proposés par les micro-influenceurs : 79% des Français considèrent en effet qu’ils répondent mieux à leurs attentes concernant les conseils au quotidien, et 68% estiment qu’ils sont plus transparents sur leurs partenariats. A l’inverse, les macro-influenceurs sont plus appréciés au sujet des marques avec lesquelles ils collaborent et des offres promotionnelles qu’ils peuvent proposer, sans doute en raison de leur plus grande visibilité auprès des français par rapport aux influenceurs de moins de 100 000 abonnés.

    In fine, ce sont pourtant les micro-influenceurs qui impactent le plus positivement l’image perçue des marques qu’ils mettent en avant : 68% des Français affirment avoir une image positive des marques faisant appel à des micro-influenceurs, contre 39% lorsqu’il s’agit de macro-influenceurs. Le fait de collaborer avec un macro-influenceur peut même peser négativement sur l’image de marque, puisque 18% des Français avouent avoir une image négative des marques faisant appel à ce type d’influenceurs, contre 7% pour les micro-influenceurs.

    Zoom sur les femmes 

    Les femmes ont une préférence d’autant plus importante pour les micro-influenceurs puisque, à choisir, 76% d’entre elles préfèreraient suivre uniquement ce type d’influenceurs (+9 points vs. moyenne). Elles sont en effet particulièrement sensibles à la sincérité et l’authenticité des micro-influenceurs, argument cité spontanément par 44% d’entre elles (+15 points vs. moyenne).

    Finalement, elles ont une image significativement plus positive des marques faisant appel à un micro-influenceur (74% vs. 68% en moyenne).

    Zoom par âge

    76% des moins de 30 ans suivent au moins un influenceur contre 52% en moyenne, avec une mixité entre micro-influenceurs et macro-influenceurs d’autant plus importante, à hauteur de 76%. ● Les personnes de 40 à 49 ans ont au contraire une propension moins importante à suivre des influenceurs (31% vs. 51% en moyenne). Lorsque c’est le cas, ils les suivent plus souvent sur facebook (73%, +30 points vs. moyenne), et suivent plus volontiers des micro-influenceurs : 34% suivent uniquement des micro-influenceurs et 11% des macro-influenceurs uniquement. C’est d’ailleurs le type d’influenceurs qu’ils préfèrent suivre pour 75% d’entre eux (contre 67% en moyenne).

    En termes d’image perçue vis-à-vis des marques faisant appel à des influenceurs, ils sont très partagés au sujet des macro-influenceurs : 24% affirment qu’ils ont une image positive de ces marques, mais 25% une image au contraire négative. Ils font plutôt confiance aux micro-influenceurs, dont 60% impactent positivement l’image des marques avec lesquelles ils collaborent.

     

  • Digitalisation, IA et nouvelles technologies : quels impacts sur la fonction managériale ?

    Baromètre du manager au manager augmenté, 2ème édition 

    Une étude Axys Consultants

    Quels sont les nouveaux défis des managers face à la transformation digitale, aux nouvelles technologies, à l’Intelligence Artificielle et à l’importance croissante de la data ?
    Qu’en attendent les managers ?
    Quelles solutions ont-ils déployé et pour quels objectifs ?
    Quelles sont les évolutions notables par rapport à l’an dernier ?
    L’avenir est-il au manager augmenté et quelles en seront ses caractéristiques ?
    La mise en œuvre des actions RSE en fait-elle partie ?

    Pour la 2ème année consécutive, Axys Consultants a interrogé plus de 220 managers* pour comprendre comment ces nouveaux outils et méthodes de travail ont été intégrés et comment leur fonction en a été impactée.

    *Etude réalisée du 18 avril au 29 juin 2022 auprès de 223 managers, panel en fin d’étude.

    Les défis du manager d’aujourd’hui et de demain

    Pilotage d’activité et prise de décision : la première mission des managers

    La première mission des managers reste, comme en 2021*, le pilotage d’activité et la prise de décision (47 %). La définition et mise en œuvre de la stratégie remonte à la deuxième place (30 %), au détriment de l’animation des équipes, qui est rétrogradée en 3ème position (23 %).

    Tirer parti de la data, de l’IA, des nouvelles technologies et attirer les talents : les 2 plus grands défis du manager

    Le défi le plus complexe pour les managers est de s’approprier/tirer parti de la data, de l’IA et des nouvelles technologies au quotidien (3,49 points). Vient ensuite la problématique des ressources humaines avec le recrutement/fidélisation des talents (3,22) et la capacité à faire évoluer les compétences des équipes

    L’avenir est à un management de plus en plus humain

    Près de 3/4 des managers estiment que l’avenir de leur fonction sera plus humain que technologique (74 %). Seulement 6 % pensent que le management a vocation à être plus vertical.

    Cette vision d’un management misant de plus en plus sur l’humain est en très forte augmentation par rapport à 2021. A l’époque, les sondés qui répondaient que le management de demain serait plus humain, étaient quasiment autant que ceux qui pensaient qu’il serait plus technologique.

    Le manager face à la transformation digitale et aux nouvelles technologies

    La transformation digitale : un impact positif pour 82 % des managers.
    Les effets de la transformation digitale sont accueillis de plus en plus favorablement par les managers.

    Ils sont en effet beaucoup plus nombreux qu’en 2021 à considérer que son impact a été positif (82 % vs 76 %) alors qu’ils sont autant à déclarer qu’elle a modifié leur fonction (88% en 2022 et 2021).

    Big Data et IA : les technologies les plus utilisées dans le cadre de la fonction managériale

    Près de 2/3 des managers s’appuient sur la data et les technologies pour assurer leur missions (63 %)
    Pour ceux qui s’appuient sur ces outils, la technologie la plus utilisée est le traitement des données grâce au Big Data (53 %). L’IA se place en 2ème position (43 %).
    Loin derrière on trouve la réalité virtuelle (12%), la réalité augmentée (6%) et le metaverse (2 %).
    A noter que plus d’un tiers des managers ne font appel à aucune de ces technologies (37 %).

    Les outils de collecte et d’analyse de données et d’automatisation en très forte progression

    Les outils de collecte et d’analyse de données sont en très forte progression (59 % vs 40 en 2021) ainsi que les solutions pour automatiser les tâches managériales (47 % vs 22 %) – recrutement, reporting, gestion des temps, compte-rendu…-

    Les outils de micro learning, fast learning, gamification sont utilisés par près d’1/3 des managers (31 %) (question non posée en 2021).

    Le recours aux moteurs de recherche sémantique est en baisse par rapport à l’an dernier (25 % vs 35 %), tout comme celui aux chatbots/voicebots (22 % vs 40 %). Est-ce le signe d’une certaine lassitude vis-à-vis de ces outils et de la volonté de retrouver des échanges avec l’humain au détriment de la « machine » ?

    En revanche, les solutions de reconnaissance des émotions à partir du texte ou de la voix, bien qu’encore peu usitées, sont 2 fois plus employées par les managers en 2022 (10 % vs 5 % en 2021).

    Des attentes accrues mais l’automatisation reste le 1er objectif

    Les managers ont des attentes plus fortes vis-à-vis de la technologie/IA/Big Data que l’an dernier.

    Le classement de leurs attentes a également été modifié en 2022 vs 2021. Seule l’automatisation des tâches conserve sa 1ère place tout en affichant une très forte progression (67 % vs 44 %).

    Vient ensuite la possibilité d’améliorer l’intelligence collective grâce à des outils collaboratifs, citée par plus de la moitié des répondants (53 %). Cet item n’avait pas été proposé en 2021 et les managers avaient placé sur la 2ème marche du podium l’établissement de corrélations et des liens de causalité pour assister le manager dans sa prise de décision. Cet objectif a chuté à la 6ème place en 2022 (avec un pourcentage pourtant plus fort : 33 % vs 23 %).

    L’accroissement des performances remonte sur la troisième marche du podium avec un score qui a plus que quadruplé par rapport à 2021 à 51 % (vs 12 % en 2021, dernière place).

    Dans le top 3 des freins au développement des nouvelles technologies / IA / Big Data : le coût des solutions remplace l’éthique

    En 2022, les freins au déploiement sont ressentis beaucoup plus vivement par les managers.
    Le premier handicap reste l’insuffisance de la formation/acculturation des managers à ces outils, d’autant que ce constat a plus que doublé en passant à 73 % (vs 33 %).
    Le deuxième est le coût, cité par 55 % des managers, contre seulement 11 % en 2021. La 2ème place était occupée l’an dernier par la crainte de ne pas pouvoir expliquer les résultats (effet « black box ») des solutions comme l’IA. Elle pointe désormais à la 3ème place (37 % vs 6%).
    Les questions d’éthique qui étaient le 3ème frein en 2021, rétrogradent à la 4ème place mais avec un pourcentage plus élevé qu’en 2021 (35 % vs 21 %).

    Si tous les freins sont ressentis d’une manière plus exacerbée, le seul qui échappe à cette règle est la crainte d’être remplacée par un robot qui est 2 fois moins prégnante (10 % vs 20 % en 2021).

    Les limites de l’IA : moins performante que l’humain pour gérer des équipes et être créative

    Les managers sont près de trois quarts à estimer que machine/IA seront moins performantes que l’homme pour animer et créer de la cohésion dans leurs équipes (73 %). De même, elles lui sont inférieures en termes de créativité (65 %) et de prise de risques (55 %).

    En revanche, dès que la data est susceptible d’apporter une valeur ajoutée en facilitant et fiabilisant analyse et prédiction, le rapport s’inverse. Les managers sont ainsi seulement 4 % à affirmer que machine/IA sont moins performantes que l’humain pour apprendre de son expérience et 18 % pour prendre des décisions fiables.

    Le manager de demain : un manager augmenté ?

    Assisté par l’IA : première caractéristique du manager augmenté
    46 % des managers sont familiers avec la notion de manager augmenté (en légère baisse : 51 % en 2021).
    On retrouve 2 caractéristiques du manager augmenté dans le podium 2022 et 2021 :

    – être assisté par l’IA – qui passe en 1ère position cette année (23 %) détrônant l’agilité (qui chute à 9 % vs 41 % en 2021)
    – travailler de façon collaborative qui reste en 3ème position (16 % en 2022 vs 19 %).

    La capacité à faire le tri face à l’infobésité fait son entrée dans ce top 3 à la 2ème place (21 % vs 9 % en 2021).

    La formation aux nouvelles technologies : première condition pour devenir un manager augmenté

    On vient de voir que les managers estimaient que la première caractéristique d’un manager augmenté est d’être assisté par l’IA. Il est logique que plus de la moitié d’entre eux (57 %) plébiscitent les formations aux nouvelles technologies (IA / Machine Learning / Deep Learning / Data Science).

    Ils sont ensuite demandeurs, à 49 %, de coaching managérial pour développer certains softskills (créativité, prise de risque, entreprenariat, communication …). La formation à la stratégie digitale se classe 3ème (43 %).

    Quelle place pour la RSE dans le management augmenté ?

    Bien que seulement 7 % des managers estiment qu’être sensibles aux enjeux de la RSE est prioritaire pour être un manager augmenté, la très grande majorité déclare qu’ils doivent porter ces enjeux auprès de leurs équipes (82 %). D’ailleurs, 87 % des répondants indiquent que leur entreprise a déjà mis en œuvre une politique RSE.

    57 % des managers ont déjà mis en œuvre une politique RSE

    Concrètement, plus de la moitié des managers a déjà mis en œuvre une politique RSE (57 %). Ils ont initié en premier lieu des actions relatives à la QVT (29 %) ex-aequo avec la limitation du nombre de mails grâce aux outils collaboratifs.

    Près d’un quart d’entre eux a déployé une politique d’inclusion (24 %).
    Le manque de temps : 1ère raison pour les managers qui n’ont initié aucune action RSE.
    Si 43 % des managers n’ont initié aucune action de RSE c’est principalement par manque de temps (45 %) puis par manque de maîtrise du sujet (31 %).
    Une minorité d’entre eux avoue un manque d’intérêt pour le sujet (17 %).

    En conclusion :
    La technologie devient un outil pour soutenir ce rôle de plus en plus « humain » du manager, en optimisant son temps sur les autres tâches. Aussi, maîtriser l’ensemble des nouvelles technologies, tirer parti de la data, s’approprier l’IA est essentiel.  « Grâce à cela, les managers espèrent non seulement gagner en efficience à travers notamment l’automatisation d’un certain nombre de tâches mais également améliorer l’intelligence collective grâce à des outils collaboratifs. Le temps où ils craignaient d’être remplacés par un robot est définitivement derrière eux : pour preuve, elle a diminué de moitié par rapport à 2021 (10 % vs 20%). L’ère de la maturité est en marche. Reste à accompagner les managers dans cette voie à travers notamment des formations aux nouvelles technologies ainsi que pour développer les softskills du Manager Augmenté tels que la créativité, l’esprit critique, la capacité à animer les équipes… » Khadija Bourouayel, Directeur Axys Consultants.