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  • Vérités humaines à l’ère algorithmique

    Simplicité, sociabilité et attention : les 3 piliers pour la croissance des marques dans un monde guidé par les algorithmes

    Dentsu dévoile son rapport 2026 « Vérités humaines à l’ère algorithmique », qui explore 3 piliers comportementaux humains intemporels : la simplicité, la sociabilité et l’attention. Ces comportements joueront un rôle clé dans la croissance des marques dans un monde de plus en plus guidé par les algorithmes.

    « Vérités humaines à l’ère algorithmique », ce rapport, fruit de la réflexion de 30 experts internationaux, décrypte les transformations qui redéfinissent le marketing et l’investissement média à l’échelle mondiale.
    Alors que l’intelligence artificielle, l’automatisation et la convergence culturelle bouleversent la façon dont les individus découvrent, interagissent et consomment, le rapport identifie les vérités humaines universelles qui perdurent et montre comment les marques peuvent s’y appuyer pour accroître leur influence et leur impact en 2026 et au-delà.

    « À une époque où chaque clic et chaque scroll sont influencés par des algorithmes, les enseignements les plus puissants restent profondément humains », déclare Will Swayne, Global Practice President, Media and Integrated Solution chez dentsu. « Les marques doivent concentrer leur réflexion stratégique sur ce qui demeure stable dans le temps, en s’ancrant dans des comportements humains fondamentaux afin de déterminer, avec rigueur, où investir à l’ère algorithmique. »

    Les 3 vérités humaines qui guideront la croissance en 2026 :

    1. Nous sommes simples… jusqu’à ce que nous devenions complexes

    Dans un monde toujours plus complexe, la commodité règne, mais seulement jusqu’à un certain point. Les marques doivent trouver un équilibre entre efficacité et émotion, en concevant des expériences à la fois simples et surprenantes. Parmi les opportunités émergentes figurent l’optimisation de l’expérience de recherche dans les environnements conversationnels et multimodaux, le déploiement stratégique de l’intelligence artificielle agentique et la montée du paradoxe de la friction.

    1. Nous sommes des êtres sociaux

    Le besoin de connexion reste au cœur du comportement humain, même dans des écosystèmes avant tout numériques. Alors que l’influence se décentralise, le rapport explore comment les communautés et les créateurs redéfinissent désormais la culture, des forums Reddit aux fandoms du streaming. Les marques qui favorisent la participation à travers des expériences live, des références nostalgiques partagées ou des canaux de messagerie conversationnelle renforcent l’engagement et la défense de la marque.

    1. Nous ne lisons plus la publicité

    L’attention est devenue la ressource la plus rare du marketing. Les recherches menées par dentsu montrent que les marques doivent privilégier la qualité plutôt que la saturation, en tirant parti des audiences générées par l’IA pour obtenir des informations plus précises, des vidéos NextGen pour mesurer l’impact de la marque, ainsi que de nouveaux formats de divertissement, des séries documentaires sur le sport, des jeux vidéo, des dessins animés et des mini-séries, afin de renforcer leur pertinence culturelle à long terme.

    Le rapport 2026 réaffirme que les médias ne sont plus de simples canaux mais chacun devient un véritable moteur de croissance, reliant créativité, commerce et culture. En utilisant les médias comme leviers dynamiques entre récit de marque et expérience consommateur, les marques peuvent passer de l’adaptation à la prise de leadership à l’ère algorithmique..

    Téléchargez le rapport complet ici 

     

     

  • CRM et IA : une alliance gagnante pour 85% des entreprises

    Les enseignements de l’étude 2025 du CMIT, efficy et Salons Solutions

    Sur Salons Solutions 2025 (7-8 octobre, Porte de Versailles), le CMIT et efficy publient les résultats d’une étude exclusive menée par Spoking Polls auprès de 109 décideurs marketing, commerciaux et data. Objectif : comprendre comment l’intelligence artificielle (IA) redéfinit les attentes autour des solutions CRM, entre productivité accrue, prédictibilité renforcée et personnalisation à grande échelle.

    Le CRM, un outil indispensable… mais perfectible

    97% des répondants utilisent déjà une solution CRM. Si ces outils sont aujourd’hui généralisés, la satisfaction reste mitigée, avec une moyenne de 6,2 sur 10. Leur usage est largement centré sur le suivi et le pilotage des ventes (92%), la gestion de la relation client (85%) et l’analyse commerciale (72%). Le CRM est également employé pour les campagnes marketing dans 67% des cas et pour l’automatisation de tâches dans 51%.

    Les résultats mettent en évidence un paradoxe : le CRM est massivement déployé, mais ses bénéfices ne sont pas toujours pleinement exploités. La gestion de la relation client reste limitée, puisque seuls 38% des répondants affirment personnaliser leurs interactions avec les clients. De même, la communication interne par le biais du CRM reste embryonnaire, avec 64% des entreprises qui partagent des informations mais seulement 18% qui l’utilisent pour organiser réunions et événements. Les difficultés rencontrées concernent d’abord la qualité des données (72%), l’adhésion des équipes commerciales et marketing (62%) et un usage encore insuffisant des informations disponibles (49%).

    L’IA, levier clé pour transformer le CRM en accélérateur de business

    Dans ce contexte, l’intégration de l’intelligence artificielle apparaît comme un catalyseur incontournable. Les bénéfices attendus sont très clairement identifiés : 85% des décideurs espèrent un gain de temps pour leurs équipes, 74% une réduction des tâches manuelles et des coûts, et 62% l’accès à de nouveaux usages comme la prédiction ou le scoring automatisé. L’IA est également perçue comme un levier de personnalisation, un enjeu prioritaire pour 46% des entreprises, et comme un moyen d’accroître l’efficacité quotidienne dans l’utilisation du CRM (56%).

    « Le CRM augmenté par l’IA n’est plus une option, c’est une nécessité compétitive. Les résultats de l’étude montrent que les entreprises adoptent dès maintenant des outils prédictifs avec pour objectif de transformer le travail de leurs équipes commerciales et marketing. Dans un éco système du CRM, encore très segmenté, cela demandera d’importants efforts d’adaptation à l’IA. » Eric Ochs, Fondateur de Spoking Polls

    Vers un CRM « centre de profit »

    Les objectifs stratégiques assignés au CRM en sont profondément transformés. Améliorer la productivité des commerciaux reste prioritaire pour 85% des entreprises, mais l’identification de nouvelles opportunités de chiffre d’affaires (72%) et la capacité à mieux prévoir l’évolution des revenus (54%) sont désormais au cœur des attentes. Cette évolution traduit une volonté claire de passer d’un outil de gestion opérationnelle à une plateforme prédictive et proactive.

    « L’IA transforme le CRM en un véritable accélérateur de business. Les entreprises ne cherchent plus seulement à suivre leurs clients mais à anticiper leurs besoins, à fluidifier leurs process et à rendre chaque interaction plus intelligente. » Estelle Frocrain, Présidente du CMIT

    Chiffres clés à retenir

    Enjeu

    Donnée

    Satisfaction moyenne 6,2/10
    Personnalisation client 38% (seulement)
    Gain de temps attendu avec l’IA 85%
    Réduction des coûts 74%

     

    Méthodologie : Etude réalisée par méthode CAWI (web) via la plateforme Spoking Polls.​​Dates de terrain : ​Du 23 juin au 25 septembre 2025. 109 répondants décideurs professionnels en entreprise dans les fonctions commerciales, marketing et tech. 

  • e-Commerce : quand Google souligne les lacunes au niveau expérience client

    Etude Retail Garage: les opportunités manquées en matière d’expérience client 

    Google Cloud 

    La nouvelle étude intitulée « Retail Garage – Éclairages pour stimuler votre commerce électronique avec l’IA et gagner de nouveaux clients » de Google Cloud et de l’agence d’innovation créative R/GA révèle que de nombreux grands acteurs du commerce électronique en Europe et au Moyen-Orient n’atteignent pas les principaux critères d’expérience client.
    Les sites ecommerce n’utilisent pas ou peu l’IA dans un parcours d’achat plus impliquant.

    L’étude a analysé 56 des meilleurs sites de commerce électronique du 7 avril au 9 mai 2025, révèle que les distributeurs :
    > ne personnalisent pas le parcours client
    > et ne transforment pas les sites web statiques en plateformes d’achat dynamiques et intelligentes.
    > Enfin, nombre d’acteurs n’agissent pas assez rapidement pour répondre aux attentes toujours plus élevées des consommateurs, qui s’attendent à de nouvelles expériences d’achat grâce à l’IA.

    Les principales conclusions soulignent les lacunes en matière d’expérience client

    L’étude a identifié plusieurs lacunes majeures des sites de ecommerce, soulignant un décalage significatif entre les attentes des consommateurs et les capacités actuelles des acteurs du secteurs.

    • La fonctionnalité de recherche est à la traîne : La recherche montre qu’un grand nombre de retailers ont des difficultés avec les fonctionnalités de recherche de base. Plus de la moitié des détaillants analysés – 36 sur 56 – n’ont pas fourni de résultats pour les recherches sémantiques, qui permettent aux clients de rechercher en utilisant un langage conversationnel comme « visage sec » au lieu d’un nom de produit spécifique. De plus, 10 retailers sur 56 n’ont pas fourni de résultats précis pour les requêtes larges utilisant trois mots-clés ou plus.
    • La personnalisation est une opportunité manquée : De nombreux détaillants n’exploitent pas les données clients pour créer des expériences d’achat personnalisées. Seulement 9 retailers sur 56 ont fourni des résultats de recherche hautement personnalisés basés sur le profil d’un client, tels que son historique de navigation précédent. De même, 10 retailers sur 56 n’ont pas recommandé de produits complémentaires sur leurs pages produits, comme suggérer une souris et un étui lorsqu’un client consulte un ordinateur portable – une opportunité manquée cruciale pour augmenter les ventes.

    • Les « assistants d’achat » sont pratiquement inexistants : L’étude a révélé que les chatbots, bien que présents sur certains sites, ne sont pas utilisés à leur plein potentiel. Seulement 1 chatbot sur 29 analysés a pu fonctionner comme un véritable assistant d’achat, capable d’interpréter les préférences des clients et de suggérer des produits appropriés. La grande majorité se limite à des fonctions de support de base.

    « Les consommateurs utilisent déjà l’IA dans leur vie quotidienne avec des outils comme Gemini. Ils s’attendent à une expérience d’achat plus personnalisée, intuitive et conversationnelle de la part des acteurs du e-commerce. Le fait que seul un distributeur y parvienne témoigne d’une opportunité massive et inexploitée.

    L’avenir du e-commerce ne réside pas dans de meilleurs chatbots ; il s’agit de créer des assistants d’achat proactifs, alimentés par l’IA, qui nous comprennent, anticipent nos besoins et nous guident tout au long d’un parcours fluide. Les distributeurs ont une opportunité significative de redéfinir le parcours client en mettant en œuvre une IA avancée pour créer des expériences d’achat en ligne hautement personnalisées, multimodales et dynamiques. » explique Mark Steel, Director, Global Strategic Industries, Retail & Consumer chez Google Cloud.

  • RSE et Marketing entre volonté et frustrations

    Les directeurs marketing face à la RSE : engagés, lucides… mais parfois désarmés

    À l’heure où les entreprises sont confrontées à des choix cruciaux pour assurer un avenir durable, la RSE n’est plus un “nice to have” mais un impératif stratégique.

    Pour mieux comprendre ces nouveaux enjeux, l’Adetem, premier réseau français du marketing, à travers son Collectif RESPONSABLES, avec  OpinionWay et Equancy, ont mené la 5ᵉ édition de leur Observatoire annuel sur le marketing et la transition durable. b-

    Objectif : montrer comment les marketeurs envisagent leur rôle dans cette transformation quels leviers ils mobilisent, quels freins ils rencontrent, et comment ils projettent leur action dans un futur où RSE et business doivent marcher main dans la main.

    Une prise de conscience massive des entreprises

    La RSE, enfin dans l’agenda des directions d’entreprise avec 74 % des entreprises qui placent la RSE au cœur de leur stratégie long terme et 82 % qui ont déjà mis en place des mesures d’impact.
    Les entreprises l’ont désormais intégrée au cœur de la stratégie, avec un engagement concret et un portage au plus haut niveau en interne.

    La RSE, un levier encore peu intégré dans les plans marketing

    Les directeurs marketing sont pleinement conscients de leur responsabilité dans cette transformation, ils sont 91 % à le voir comme un levier de transformation des modèles économiques.
    Ils veulent être moteurs et voir leur rôle redéfini mais seulement 27 % d’entre eux intègrent pleinement la RSE dans leur plan marketing. Charlotte Weill, Présidente Equancy: « La transition durable devient un impératif marketing : sa réussite passera par l’harmonie entre RSE et business. »

    Les directions marketing prêtes à jouer leur rôle… mais font face à des freins et frustrations bien identifiés

    La volonté est là, mais les moyens peinent à suivre. Les résultats de l’étude montrent que les directions marketing ont un engagement réel mais encore partiel et très variable selon la taille des entreprises.

    Les marketeurs mettent en place des actions concrètes, immédiatement réalisables dans l’entreprise en privilégiant les actions environnementales versus sociales ou sociétales.
    En 2025, ils activent en moyenne 3,6 actions environnementales (éco-conception, emballages responsables, supports de communication à faible empreinte, sensibilisation clients) et 1,8 actions sociales ou sociétales (accessibilité, lutte contre les stéréotypes, transparence commerciale)

    Des marketeurs motivés et déterminés à agir

    Cependant, ils estiment que le changement ne va pas assez vite ! Ils font face à des injonctions contradictoires de rentabilité et de moyens : 64 % estiment que la rentabilité l’emporte encore sur la RSE et 40 % disposent d’un budget spécifique pour le marketing durable.

    Le Collectif RESPONSABLES ! by Adetem: « Face aux 37% de freins financiers et aux pressions court-termistes, 83% des décideurs marketing maintiennent leur cap vers un modèle responsable : cette étude capture un mouvement de fond qui privilégie la robustesse systémique à la performance immédiate, démontrant que l’écosystème marketing français a choisi la voie de la transformation profonde plutôt que celle des compromis. »

    Backlash et crises : pas de retour en arrière pour les marketeurs !

    Malgré un débat public parfois tendu, seuls 20 % des marketeurs évoquent un retour en arrière lié au backlash, et 21 % indiquent une influence des positions américaines. Au contraire : 76 % jugent que les crises renforcent l’importance de la RSE.

    La transition est donc perçue comme incontournable et irréversible. Luc Balleroy, Directeur général OpinionWay : « Cette étude confirme que le marketing ne peut plus être un simple relai : il devient un acteur stratégique de la transition durable, il est donc temps que les organisations leur donnent les moyens d’être à la hauteur de leurs ambitions et intègrent leurs besoins spécifiques. »

    IA et transition durable : un nouveau défi

    L’étude révèle une inquiétude forte face à l’IA. Ainsi 55 % considèrent qu’elle est un problème pour la transition durable (66 % dans les grandes ETI). Risques cités : manipulation de l’information, protection de la vie privée, impact sur l’emploi et l’empreinte carbone.

     

  • Voices of the Creator Economy 2025 : la réalité du métier de créateur en Europe

    Des créateurs passionnés… mais précaires

    Pour la deuxième année consécutive, Kolsquare, acteur du marketing d’influence et entreprise à mission certifiée B Corp, publie une étude inédite sur la réalité vécue par les créateurs de contenu professionnels en Europe.
    Basée sur les témoignages de 783 créateurs dans six pays (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, pays nordiques), intitulée “Voices of the Creator Economy 2025”, elle livre une analyse sans filtre de leur activité, leurs revenus, leurs valeurs, leurs dicultés et leurs espoirs.

    Entre désir et instabilité

    L’étude confirme un paradoxe déjà observé en 2024 : si les créateurs sont devenus des partenaires incontournables des marques, leur statut professionnel reste instable. Près de la moitié déclarent gagner moins de 1 000 € par mois grâce à leur contenu, et 50 % des créateurs français arment que l’influence ne représente pas plus de 25 % de leurs revenus. 69 % des créateurs français ont déjà réalisé des collaborations sans être rémunérés, un chiffre bien supérieur à la moyenne européenne (51 %).


    À l’échelle européenne, 1 créateur sur 3 déclare avoir déjà subi des commentaires haineux, avec une prévalence nettement plus élevée chez les femmes. Le bodyshaming, les attaques sexistes ou liées à l’apparence sont courants, une réalité encore largement sous-estimée par les marques et plateformes.

    Influenceur/ Influenceuse … encore des inégalités

    Malgré leur rôle structurant dans les campagnes de communication, les créatrices de contenu continuent d’être désavantagées : 58 % des répondants estiment que les femmes sont moins bien payées que les hommes à visibilité équivalente.
    Elles sont aussi plus nombreuses à accepter des partenariats “gifted”, à faire face à des injonctions sur leur image, ou à subir des pressions implicites de la part des marques.

    Des pratiques pas loyales de la part des clients

    Les créateurs dénoncent également un certain nombre de pratiques encore trop répandues: 👉briefs changeants,
    👉délais de paiement non respectés,
    👉exigences déraisonnables sur la publication des résultats ou le contenu à livrer,
    👉manque de reconnaissance de la valeur créative.

    Une bascule vers une influence plus spécialisée, éthique et contextuelle

    L’étude met en évidence une évolution profonde des attentes : l’audience ne suffit plus.
    Ce sont les créateurs dits “experts” ou “passionnés”, ancrés dans un univers, un métier, un sujet, qui génèrent le plus de confiance.
    77 % des créateurs considèrent que la spécialisation renforce la légitimité d’un contenu. Autre enseignement : la forme du contenu joue un rôle clé dans sa réception.
    Les formats énumératifs (“mes 3 outils préférés”, “les 5 comptes que je recommande”) sont perçus comme plus sincères, car plus proches d’une vraie recommandation. Enfin, les valeurs prennent une place centrale : 76 % des créateurs français souhaitent refléter la transparence dans leur contenu, et 46 % citent l’environnement et la durabilité comme priorités. 39 % y voient même un levier d’opportunité stratégique.

    Un regard spécifique sur la France : les créateurs les plus engagés sur Instagram

    Les créateurs français se distinguent par plusieurs traits marquants. 90 % utilisent Instagram comme plateforme principale, un taux largement supérieur à la moyenne européenne, tandis que seuls 42 % sont présents sur TikTok, soit la plus faible représentation du panel. Malgré cette forte exposition, seuls 50 % gagnent plus de 1 000 € par mois et 69 % ont déjà accepté des collaborations non rémunérées. Malgré tout, 76 % veulent refléter la transparence dans leur contenu, et 63 % estiment que leur communauté les suit avant tout parce qu’elle s’inspire de leur contenu et de leur mode de vie.

    Une parole collective qui structure l’avenir du secteur

    Cette étude s’inscrit dans l’engagement plus large de Kolsquare pour une Influence Responsable, et dans la continuité de ses travaux avec l’UMICC ou l’Alliance européenne de l’influence marketing.

    En donnant la parole aux créateurs eux-mêmes, elle éclaire les zones d’ombre d’un marché en croissance, mais encore immature sur bien des plans.

     

     

     

     

  • eCOMMERCE : un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Les chiffres clés 2025 

    Ce 3 juillet La Fevad 3 juillet, a présenté l’édition 2025 des « Chiffres clés du e-commerce ».
    Un état des lieux complet du secteur à partir des données recueillies auprès des principaux acteurs du marché, de panels de consommateurs et de plusieurs instituts partenaires.
    Son objectif : décrypter les grandes tendances du e-commerce en France et à l’international.

    Le e-commerce poursuit sa croissance

    175,3 milliards d’euros, 2,6 milliards de transactions : en 2024, l’e-commerce poursuit sa croissance et entre dans une nouvelle phase. Avec la baisse de l’inflation, ce sont désormais les volumes, et non plus la seule valeur, qui tirent la croissance du secteur. Avec cette nouvelle dynamique, la Fevad anticipe déjà un passage des 200 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Un secteur ancré dans le quotidien des Français

    L’e-commerce s’impose plus que jamais dans les usages. En 2024, 41,6 millions de Français ont effectué au moins un achat en ligne, soit 2,2 millions de plus qu’en 2023. Cela représente 73,3 % des individus de plus de 15 ans, un niveau inédit et supérieur à la moyenne européenne.

    Par ailleurs, le rythme des achats s’accélère : 62 transactions en ligne par acheteur sur l’année, pour une dépense moyenne de 4 216 euros, en hausse. Cette intensification s’accompagne d’une perception très positive du secteur aux yeux des Français : 83 % des consommateurs estiment que l’e-commerce leur permet de trouver des produits adaptés à leurs attentes, confirmant son rôle d’outil du quotidien.

    Une consommation plus responsable

    Le e-commerce répond aussi aux nouvelles attentes en matière de responsabilités environnementale et sociale. Les études montrent en effet une conscience environnementale croissante chez les consommateurs, qui s’accompagne d’une volonté de réduire l’impact de leur consommation.
    Celle-ci se traduit notamment par le recours en de plus en plus important à l’achat de seconde main, qui atteint des niveaux record en France. En effet, 51 % des cyberacheteurs ont acheté au moins un produit de seconde main en 2024, et 43 % ont revendu un article en ligne, marquant l’essor de l’économie circulaire. De même, la prise en compte des politiques RSE des marques lors de l’achat continue de progresser.
    En 2025, près d’un consommateur sur quatre déclare davantage boycotter les marques qui ne respectent pas leur engagements environnementaux et sociétaux, par rapport à 2024.

    L’engagement sociétal du secteur est également reconnu : 55 % des acheteurs estiment que l’e- commerce a renforcé la transparence sur la provenance ou la composition des produits. Enfin, il joue un rôle structurant pour les territoires : 75 % des habitants de zones rurales y trouvent des articles indisponibles localement, soulignant son rôle dans l’inclusion géographique.

    Un secteur qui recrute, innove et s’exporte

    Le dynamisme du secteur se traduit par une hausse du nombre d’acteurs et de l’emploi. En 2024, le nombre de sites marchands actifs a progressé de 9 %, soit 153 000 plateformes recensées. Cette vitalité soutient l’emploi : 212 000 emplois salariés liés au e-commerce ont été comptabilisés, soit +8 % en un an.

    L’innovation reste un moteur fort. En 2025, 82% des entreprises utilisent déjà l’IA générative. Un chiffre très au-dessus de la moyenne des entreprises et qui confirme que le e-commerce reste un des secteurs les plus en pointe en matière d’innovation.

    Autres priorités pour les acteurs en 2025 : le développement à l’international. 73% des sites français sont présents à l’extérieur de nos frontières, soit une progression de +4% par rapport à 2024.Par ailleurs, le développement à l’international arrive cette année en tête des investissements prioritaires. Et les projections de croissance à l’international, reste exceptionnellement élevées.

    Une dynamique européenne et mondiale

    La croissance du e-commerce ne se limite pas à la France. En 2024, le marché européen a atteint 661 milliards d’euros, en hausse de 9 %, confirmant un rebond post-inflation. Les États- Unis poursuivent leur progression avec 1 190 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+8 %), représentant 16,1 % du commerce de détail.

    La Chine, de son côté, reste en tête avec 1 791 milliards de dollars, soit 28 % du retail. Dans ce paysage mondial, la France détient une position solide : 66,9 milliards d’euros de ventes de produits, en hausse de 6 %, portée par la montée en puissance du digital dans tous les univers de consommation.

    « Le e-commerce, est devenu bien plus qu’un simple canal d’achat : c’est un levier de croissance, d’inclusion, d’innovation. Chaque jour, il facilite la vie de millions de Français, partout sur le territoire. C’est un secteur qui innove, qui recrute, qui s’exporte, et qui prend ses responsabilités. Sa croissance, portée par l’engagement des entreprises, reflète une dynamique solide et tournée vers l’avenir. Le e- commerce français a confiance en lui – et surtout, il donne confiance en demain. » a déclaré Marc Lolivier, Délégué général de la Fevad.

  • Les tendances 2025 de LinkedIn

    LinkedIn, le nouveau terrain de jeu de nombreuses communautés, diverses et variées

    Selon une étude de Visibrain 

    Longtemps réservé aux contenus et interactions strictement professionnels, LinkedIn connaît aujourd’hui une évolution significative dans la diversité de ses utilisateurs. Le réseau accueille désormais un large éventail de profils : médias et journalistes, personnalités politiques, entrepreneurs, créateurs de contenus, entreprises, institutions et experts de secteurs variés (santé, tech, finance…).

    Preuve de cette mutation : Hugo Clément, journaliste et producteur, a généré en un an plus d’un million de réactions sur ses publications LinkedIn, dépassant de 20% l’engagement d’Emmanuel Macron, pourtant l’un des comptes les plus suivis du réseau avec 3 millions d’abonnés (contre 439 000 personnes pour le journaliste).

    Les 5 sujets les plus commentés sur LinkedIn, en France

    1/ Le recrutement : 25% des publications

     Au centre de 25% des discussions, le recrutement demeure le sujet roi sur LinkedIn en France. Fait marquant : les campagnes destinées aux alternants et aux stagiaires surpassent largement celles pour les CDD et CDI, avec 5 fois plus de contenus au recrutement de jeunes talents. Cette tendance se confirme dans le nuage de hashtags les plus utilisés, dominés par #alternance, #stage, pu encore #apprentissage (en vert).

    2/ L’environnement : 20% des publications

    L’environnement arrive en deuxième position sur LinkedIn, avec 20% des échanges francophones. Un sujet qui dépasse le cercle des spécialistes : journalistes, entrepreneurs, chercheurs et figures politiques s’y expriment de plus en plus.

    3/ L’intelligence artificielle : 10% des publications

     Avec 10 % des conversations françaises, l’intelligence artificielle se classe troisième parmi les sujets les plus abordés. Un thème qui suscite un fort enthousiasme, en particulier pour ses avancées dans le domaine de la santé.

     4/ La politique : 8% des publications

     La politique représente 8% des discussions sur LinkedIn, signe de l’ouverture du réseau aux sujets de société. À noter, Donald Trump concentre l’attention : il génère 3 fois plus de publications qu’Emmanuel Macron sur le LinkedIn francophone.

    5/ La cybersécurité : 6% des publications

     La cybersécurité représente 6% des conversations sur LinkedIn, principalement autour des risques de cyberattaques et des menaces liées à l’IA. Le secteur recrute activement : près de 20% des contenus publiés sont des offres d’emploi.

    Les Maisons de luxe brillent sur LinkedIn, aux côtés d’acteurs du conseil, de l’assurance et du transport

     Plus de 3 millions d’entreprises françaises sont présentes sur LinkedIn, faisant de la plateforme un terrain d’expression majeur pour ces acteurs.

    Parmi les plus influentes, on retrouve notamment le conseil (Deloitte, Capgemini…), la pharmaceutique, l’ingénierie, l’assurance… Mais, ce sont les Maisons de luxe qui brillent, comme Louis Vuitton, Bugatti, Christian Dior Couture, ou encore LVMH qui s’imposent dans le haut du classement.

    Louis Vuitton casse les codes sur LinkedIn, avec une communication plus lifestyle

     Les Maisons de luxe séduisent LinkedIn avec un ton moins corporate et plus inspirationnel. C’est le cas de Louis Vuitton, qui met en avant ses diverses collaborations, par exemple avec le chef pâtissier du Cheval Blanc et le chef Cyril Lignac.

    À première vue, les deux publications ci-dessous pourraient être tirées d’Instagram. Pourtant, elles trouvent parfaitement leur place sur LinkedIn, où elles enregistrent en moyenne 4 fois plus d’engagement et confirment l’impact de ces contenus lifestyle dans un cadre professionnel.

     L’étude complète est à retrouver ici 

  • Quand l’usage des IA démantele les GAFA …

    IA générative : les GAFA intermédiés à leur tour ?

    Par Cyril Vart, associé EY Fabernovel

    3% ! c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA

    Cette étude de OneLittleWeb (avril 2025) montre que si nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption, c’est l’usage des IA qui a probablement le plus de chance de démanteler les GAFA que les régulations (et tous les procès liés) elles-mêmes. Ce nouvel usage réouvre le jeu des grands monopoles technologiques.

    Et pour cause, la recherche traditionnelle, avec son lot de scroll, ses liens bleus et clics associés, s’efface progressivement au profit des usages des moteurs de réponse.
    Cela peut paraitre anodin, mais c’est finalement tout le modèle qu’ont bâti les GAFA qui est aujourd’hui remis en question. Là où l’on effectuait une recherche sur un moteur pour l’achat d’une voiture par exemple, il fallait naviguer sur des dizaines de résultats et autant de clics sur des sites, quand l’assistant génératif donne une réponse et la recommandation adaptée directement.

    La bascule ? Ces nouvelles recherches échappent à l’exposition publicitaire, base du modèle économique. Tous les signaux sont au vert pour que ces usages continuent de se développer massivement, on l’a vu d’ailleurs dans les investissements étrangers en France l’année passée dans le baromètre EY de l’Attractivité, où l’IA est un des secteurs qui comptabilisent le plus de projets ou encore les milliards annoncés à Choose France – surtout orientés sur la capacité (data centers) à opérer en France et en Europe.

    Intermédiation, vice repetita ?

    Si les GAFA ont intermédié les médias, nous n’avons jamais été aussi proche qu’ils le soient à leur tour. Dans un nouveau monde où les boomers continueront peut-être à utiliser uniquement la recherche traditionnelle, les nouvelles générations uniquement le génératif et les générations intermédiaires un peu des deux usages… Le modèle des géants est chamboulé.

    Pourquoi ? Ils ont basé leur business sur un déploiement mondial et unique de produit ou service où « faire de la dentelle » n’existe pas ou peu, à l’exception peut-être de la variable tarifaire adaptée au pouvoir d’achat du pays où ils opèrent. Devoir créer, opérer et maintenir de nouveaux systèmes, gourmands en infrastructures et investissements, tout en conservant les anciens pour répondre à cette « générationnalisation » du web est plutôt contre nature.

    Mais il est certain que les géants vont se battre pour ne pas voir partir usages et données, cœur de leur réacteur. L’annonce du déploiement généralisé d’AI Overview faite à la conférence développeur I/O en est l’illustration parfaite : elle n’annonce pas la mort de sa poule aux œufs d’or mais un premier moyen d’essayer d’éviter la fuite des usages sans changer profondément son interface de recherche traditionnelle et continuer ainsi de démontrer aux annonceurs que son inventaire publicitaire est toujours le plus attractif.

    Satisfaire, sur un marché fragmenté, plusieurs usages et générations en une plateforme n’est-il pas un trop grand écart ? C’est peut-être le passage nécessaire (rappelons que nous sommes encore en bas de la courbe d’adoption) avant que les usages ne changent complétement et pouvoir à terme, propulser Gemini, l’assistant génératif de Google.

    Un modèle économique à trouver

    Outre la question du coût environnemental et du nombre de litres d’eau par requête, une autre grande question demeure : quel modèle économique derrière les moteurs d’IA générative ?  Les abonnements ont été le premier levier mais force est de constater que le modèle n’est pas rentable pour les moteurs grand public.
    Est-ce que la publicité refera son apparition dans les résultats de réponses ? C’est une forte possibilité. Quand je chercherai mes nouvelles sneakers, les annonceurs payeront peut-être pour figurer dans les trois premières réponses voire pour être la marque suggérée ?

    Une chose est sûre, tant que le modèle économique n’est pas trouvé et que la nouvelle interface IA générative pas entièrement arrêtée, la place est grande ouverte pour les nouveaux entrants…et pas que pour les géants de la Tech, mais aussi pour les marques fortes qui pourraient lancer leur IA agentique.

    Une façon d’arriver en tant que spécialiste, proposer une valeur ajoutée et une finesse de réponse qui dépasse celle des IA généralistes. Évidemment, une façon de retrouver ce que les modèles propriétaires et non interopérables des GAFA ne pouvaient plus permettre : réintermédier en ligne sa relation avec le client, pour être le point de contact unique et collecter de nouveau de la donnée utile précédemment laissée aux moteurs de recherche et autres grands réseaux sociaux.

  • Utilisation, curiosité, craintes… comment les citoyens européens vivent avec l’IA au quotidien ?

    Comment l’IA générative est-elle perçue à travers l’Europe ?

    Selon une étude de l’institut de sondage Norstat et Strategir

    Alors que l’IA générative s’impose de plus en plus en Europe, comment est-elle perçue à travers l’Europe ?
    Qui sont les pionniers ? Quels en sont les usages ?

    Ont-ils des attentes ? des réserves ? Quelles tendances majeures se dégagent ?
    Une révolution technologique en marche qui fascine autant qu’elle inquiète.
    Les Français et leurs voisins Européens prennent la parole.

    L’institut de Sondage Norstat et la société d’étude spécialisée Strategir ont mené une étude inédite en interrogeant les citoyens français, italiens, allemands et danois quant à leur rapport à l’intelligence artificielle et dresse le bilan.

    Avons-nous la même perception de l’IA en Europe ?

    Tous les pays Européens ne sont pas égaux face aux technologies d’IA. Alors que le Danemark affiche une longueur d’avance, la France peine davantage à s’approprier l’usage de l’IA.

    56% des Danois sont familiers de l’IA contre 39% des Français. L’Italie et l’Allemagne sont dans la moyenne avec 46% des répondants familiers de ces technologies. A noter que 27% des Français ont entendu parler de l’IA pour la première fois il y a moins de 6 mois et 43% d’entre eux il y a moins d’un an, ce qui est beaucoup moins pour les Danois, seuls 4% d’entre eux ont entendu parler de l’IA pour la première fois ces six derniers mois..

    Pour l’IA générative plus spécifiquement, elle est encore méconnue du plus grand nombre tous pays étudiés confondus et souffre d’une incompréhension superficielle. Seuls 15% des sondés Français, Italiens et Danois savent expliquer l’IA générative alors que 50% en ont déjà entendu parler en France et 60% au Danemark.

    Si on note un léger retard en France concernant notre familiarité avec l’IA, ces derniers sont 55% à en avoir entendu parler pour la première fois par les médias et 10% au travail. Au Danemark, la première source de notoriété de l’IA est aussi les médias, 41% des sondés Danois ont connu l’IA via les médias et 15% au travail. Les Italiens sont ceux qui ont le plus connu l’IA sur les réseaux sociaux avec 32% contre 23% en France et en Allemagne et seulement 16% au Danemark.

    « Une adoption plus précoce au Danemark a permis d’ancrer l’IA dans les usages, tandis qu’en France et, dans une moindre mesure, en Italie, le sujet reste encore récent. Là où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle clé pour éveiller la curiosité du grand public, le Danemark se distingue une fois de plus avec le monde du travail qui fait office de relais plus important pour faire connaître l’IA »  Romain Barbet, Directeur Général France de Norstat

    Malgré leurs différences d’appropriation et de sources de notoriété des technologies d’IA, les utilisateurs Français, Danois, Italiens et Allemands ont une fréquence d’utilisation proportionnelle et quasiment équivalente que soit dans le domaine professionnel ou personnel. En France, 23% ont une utilisation hebdomadaire de l’IA dans le domaine professionnel (26% pour l’Italie, 28% pour l’Allemagne et 27% pour le Danemark).

    L’IA générative s’installe progressivement en Europe…

    Si l’IA générative s’est déjà frayée un chemin dans le quotidien d’une partie des Européens, en France c’est surtout un sujet lié à l’actualité mis en avant dans les médias. 41% des Français connaissent l’IA générative grâce aux médias alors qu’au Danemark elle est déjà un élément du quotidien, 19% ont connu l’IA générative via le bouche-à-oreille contre 12% en France par exemple, preuve que la technologie a davantage trouvé sa place dans la société au Danemark.

    L’élément déclencheur de son utilisation suit cette même logique. En Allemagne, 39% des utilisateurs de l’IA générative sont curieux de la technologie contre 27% en France. Chez nous c’est la découverte de l’IA générative dans un article, une vidéo ou sur les réseaux sociaux qui a incité 23% des Français à l’utiliser. Au Danemark, seulement 11% l’ont utilisé suite à la découverte dans les médias mais 14% grâce à son entourage personnel. En Italie 13% ont succombé à l’utilisation de l’IA générative en cherchant une solution pour gagner du temps (contre 9% en France et en Allemagne et 8% au Danemark.)

    En France, ce sont donc les médias qui éveillent l’intérêt et expose l’intelligence artificielle tandis qu’en Italie, c’est le gain de temps qui séduit. Au Danemark, en revanche, les recommandations de proches jouent un rôle clé sur l’utilisation et est également la source de notoriété au premier abord.

    Concernant son utilisation, c’est dans le cadre privé que près d’un tiers des Européens ont testé l’IA générative au moins une fois.
    30% en France, 32% en Italie, 35% au Danemark et 37% en Allemagne. L
    es utilisateurs sont plutôt masculins (54%) et âgé en moyenne de 40 ans. La fréquence d’utilisation de l’IA générative varie aussi selon les pays. Les Français et les Italiens l’utilisent plus que les Allemands et les Danois. L’effet de curiosité face à un nouvel outil ? 45% des répondants Italiens et 44% des répondants français l’utilisent quelques fois par semaine voire tous les jours ou presque au moment du sondage.

    Du côté des types d’IA générative utilisés, les générateurs de texte dominent largement, adoptés par 93% des répondants en Italie, 91% en France, 90% au Danemark et 89% en Allemagne. L’Allemagne se distingue en explorant davantage les générateurs d’images (à 37% contre 27% pour la France par exemple) et de musique (à 13% contre 6% au Danemark).

    « L’IA générative est plutôt perçu comme un phénomène médiatique en France, alors qu’il est déjà bien intégré dans le quotidien au Danemark. Les motivations d’usage varient : curiosité médiatique pour les Français.es, recommandations personnelles pour les danois.es, gain de temps pour les italiens.nes. L’IA est utilisée majoritairement dans un cadre privé, par des hommes d’environ 40 ans. Les générateurs de texte dominent, avec quelques différences nationales d’exploration technologique. » –  Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    L’IA générative au quotidien,  pour quoi faire ?

    En France, l’IA générative est l’assistant quotidien.
    1 Français sur 2 l’utilise pour corriger l’orthographe d’un document, d’un courriel ou en aide à la rédaction. Mais pas seulement, sur le volet créativité et loisirs : 38% l’utilisent pour cuisiner et 13% pour jardiner. 27% des Français interrogés utilisent l’IA générative pour des conseils d’achat et 34% pour comparer des produits. 38% l’utilisent pour leur bien-être et le développement personnel et 26% pour leurs démarches administratives.

    En Italie, l’IA générative s’impose comme un outil d’apprentissage.
    68% des Italiens l’utilisent sur le volet technologie et support informatique (contre 59% en France). 64% pour leurs études et apprentissages (contre 52% en France) ou encore 51% des Italiens s’en servent pour être à jour sur l’actualité et la comprendre.

    Si l’utilisation de l’IA générative en Italie est axée sur l’apprentissage, c’est moins le cas en Allemagne où elle s’ancre surtout dans un usage rédactionnel. 81% des Allemands l’utilisent pour leurs communications et rédaction (6 points de plus qu’en France). 16% des Allemands l’utilisent comme compagnon virtuel (contre 11% en France).

    Enfin au Danemark, l’usage est plutôt dérivé du domaine professionnel, en particulier sur la rédaction et l’informatique. Néanmoins, 24% des Danois l’utilisent pour la planification de cadeaux, contre 18% en France.

    … mais son utilisation est contrastée

    Entre promesses et craintes, l’arrivée de l’IA générative n’est pas perçue de la même façon au quatre coins de l’Europe.
    Tandis que les Danois se montrent plutôt positifs face à l’IA, en France, nous adoptons une posture plus critique. 25% des Français interrogés ont une opinion générale négative sur l’intelligence artificielle contre seulement 12% au Danemark. Et à l’inverse, 36% seulement manifeste une opinion positive en France et plus de la moitié, 51%, au Danemark.

    Plus spécifiquement sur l’IA générative, les avis divergent et sont plus partagés.

    Cette étude révèle par exemple qu’il y a autant de Français ayant une opinion positive que négative sur l’IA générative ( 30% vs. 32%). L’Italie se démarque par un optimise plus marqué, 21% des Italiens ont une opinion négative et 38%, une opinion positive. Pourtant, on observe chez ceux qui ont déjà expérimenté les technologies d’IA générative qu’ils en tirent une expérience globalement positive. Sur les générateurs d’images par exemple : 84% des Français en ont une opinion plutôt positive, 80% des Italiens, contre seulement 66% au Danemark chez qui cela suscite donc davantage de réserves.

    L’atout commun aux quatre pays étudiés de l’IA générative est le gain de temps.
    Pour 42% des Italiens interrogés, le gain de temps est le principal avantage de son utilisation, contre 35%, 34% et 33% des Français, Allemands et Danois. Hormis le gain de temps, chaque pays trouve un bénéfice spécifique : en France, elle stimule la créativité et le divertissement, tandis qu’en Italie et en Allemagne, elle est surtout perçue comme un levier de développement des compétences techniques et d’automatisation des tâches.
    Mais derrière cette vision utilitaire se cache cependant une perception nuancée : pour la moitié des Européens, l’IA générative reste encore limitée dans ses capacités, ce sentiment est particulièrement marqué en Allemagne.

    Par ailleurs, la prudence domine lorsqu’il s’agit de l’utiliser pour des décisions importantes ou des tâches personnelles.
    Pour 55% des Français, l’IA générative est encore limitée dans ses capacités actuelles, c’est aussi le cas pour 64% des Allemands et pour 51% des Italiens et des Danois. Seulement 27% des Danois ont confiance en l’utilisation de l’IA générative pour des tâches personnelles contre 34% des Français. Pour prendre une décision importante, c’est seulement 13% des Danois qui s’en remettront à l’IA générative et en haut du classement les Allemands à 26%.

    Pourquoi sommes-nous inquiets ?

    En France et en Italie, on craint un appauvrissement de la créativité (pour 62% des Français et pour 58% des Italiens) et une dépendance accrue (44% en France et 48% en Italie).
    Au Danemark, c’est la qualité des résultats qui interroge 32% des Danois, tandis qu’en Allemagne, les préoccupations portent sur la protection des données et le contrôle exercé sur ces technologies, respectivement à 53% et à 50%. Les inquiétudes varient donc selon les pays et les Français se démarquent par leur méfiance plus prononcée envers l’IA générative.

    78% des Français sondés craignent que l’humain deviennent trop dépendant de l’IA contre 59% des Danois. Ou encore, 77% des Français pensent que l’IA générative devrait être plus régulée et c’est moins pour nos voisins Danois qui le pensent à 66%.

    Au-delà des réserves, l’ampleur de l’IA générative ne fait pas de doute. La moitié des Européens estiment que l’IA générative aura un impact encore plus important dans nos vies que les smartphones ou internet. On parle là d’une révolution bien en marche mais pas sans interrogations et aux quatre coins de l’Europe.

    « Les inquiétudes face à l’IA générative varient selon les pays : appauvrissement créatif en France et en Italie, protection des données en Allemagne, qualité des résultats au Danemark. Les Français se distinguent par une méfiance plus marquée, souhaitant une régulation accrue. Malgré ces réserves, la moitié des Européens voient l’IA comme une révolution technologique majeure. Un bouleversement potentiel, entre craintes et fascination. »  – Léa Dupuch et Tesha Klotz, Directrices d’études quantitatives chez Strategir.

    Dans cette étude, nous avons également sondé les répondants de ces quatre pays sur leur perception des autres pays comme les Etats-Unis, l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore la Norvège. Alors face à l’IA, comment se voient les pays Européens entre eux ?

    Quant à leur niveau de maturité, les pays nordiques sont perçus plus matures sur l’IA de manière transversale, avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis pour les Français et les Italiens.

    En effet, par exemple pour les Français, les plus matures sont les Suédois, à 78%, suivis des Allemands, des Danois et des Norvégiens, à 75%, puis les Britanniques et les Américains à 72%. Pour nous les Italiens et les Espagnols sont les moins matures en ce qui concerne l’IA.

    Vu des autres pays, nous sommes matures sur l’IA à 52% pour les Italiens, derrière les pays nordiques, les Britanniques et les Américains. Pour les Danois, les Français sont parmi les moins matures sur la question à 42% et à 47% pour les Allemands.

    A noter que les Français sont les moins humbles, étant les seuls à nous percevoir plus matures sur l’IA (à 58%) tandis que les pays méditerranéens qui sont l’Italie et l’Espagne sont globalement perçus par tous comme les moins matures sur l’IA.

     

  • Comment garantir une influence conforme, efficace et mesurable

    Un secteur en pleine transformation, entre nouvelles régulations et attentes des consommateurs

    Alors que la réglementation de l’influence commerciale continue d’évoluer, les marques doivent s’adapter à un cadre plus structurant. En 2024, les discussions autour de l’application de la loi du 9 juin 2023, la montée en puissance des contrôles de la DGCCRF et les débats sur la transparence des partenariats renforcent une évidence: l’influence responsable n’est plus une option, mais un impératif stratégique.

    Parallèlement, la pression des consommateurs s’accroît : 79 % des Français font davantage confiance aux influenceurs transparents sur leurs partenariats (Kantar, 2024).

    Dans ce contexte, Kingcom, membre de l’ARPP, dévoile son Guide de l’Influence Commerciale Responsable, un outil clé pour les directions marketing, communication, digitale et générale souhaitant concilier performance, innovation et éthique dans leurs stratégies d’influence.

    Un guide pragmatique pour des campagnes d’influence impactantes et responsables

    Loin d’être une contrainte, la régulation devient un levier de valeur. Ce guide apporte des clés concrètes et actionnables pour :

    • Respecter la réglementation et les bonnes pratiques de l’influence commerciale
    • Maximiser la performance des campagnes tout en renforçant la confiance des audiences
    • Développer une approche ROIste, mesurable et durable
    • Encourager une influence plus créative et responsable, adaptée aux nouveaux enjeux du digital

    Un guide pragmatique pour des campagnes d’influence performantes

    Structuré autour des grands défis et opportunités du secteur, le guide aborde :

    –  Les évolutions réglementaires et leur impact sur les marques et les créateurs
    – L’auto-régulation et les engagements volontaires, pour aller au-delà des obligations légales
    – L’innovation au service de l’influence, avec les formats les plus engageants
    – Une check-list opérationnelle, pour garantir une influence conforme, efficace et mesurable.

    Le guide est disponible ici