Étiquette : entreprises

  • RGPD :  2 ans après, où en est-on ?

    6 entreprises sur 7 considèrent qu’il y a encore des actions  à mener au sein de leur organisation

    Résultats d’une enquête menée par les clubs utilisateurs francophones de progiciels (Oracle et SAP ) auprès de + 130 entreprises en France

    Près de deux ans après la mise en œuvre du Règlement Général pour la Protection des Données, et dans la continuité de leurs travaux menés en 2018 autour d’un  guide des bonnes pratiques RGPD*, les Clubs Utilisateurs de solutions Oracle (AUFO – Association des Utilisateurs Francophone d’Oracle, Groupe Francophone des Utilisateurs J.D. Edwards, et Club des Utilisateurs PeopleSoft), et l’USF (Utilisateurs SAP Francophones) ont confié à l’institut de sondage Ipsos le soin de mener une enquête auprès de leurs adhérents, sur le thème : « RGPD : où en êtes-vous ? ».

    Les résultats de cette enquête, menée en novembre dernier, regroupent les réponses de 134 entreprises (dont 41 membres des 3 clubs utilisateurs des solutions Oracle et 93 membres de l’USF). Ils permettent d’analyser le degré d’implication, les actions mises en place au sein des organisations, la relation contractuelle avec les éditeurs et intégrateurs, ainsi que l’attente des membres sur les thématiques, services et travaux de leur club.

     Près de 60 % des répondants ont été impliqués ou consultés vis-à-vis du RGPD dans leur entreprise.

    89 % des répondants ont été informés et/ou sensibilisés par des actions de communication ou de sensibilisation au sein de leur organisation.

    84 % des répondants déclarent qu’un Registre de traitement a été réalisé au sein de leur organisation.

    À la question « Concernant les clauses contractuelles RGPD, quelles ont été les possibilités de négociation de votre organisation avec les éditeurs de logiciels et les intégrateurs ? », les avis sont très partagés. 38,8 % des personnes impliquées dans la mise en œuvre déclarent qu’elles ont eu des possibilités d’actions de négociations, assez bonnes ou excellentes. À contrario 36,7 % déclarent ne pas en avoir eu ou de façon marginale.

    La mise en conformité RGPD au sein des entreprises reste par ailleurs encore pleinement d’actualité, avec 6 entreprises sur 7 qui considèrent qu’il y a encore des actions à mener au sein de leur organisation en matière de RGPD, en priorité sur des questions d’organisation interne.

    Les répondants expriment également des attentes sur le RGPD vis-à-vis de leurs clubs respectifs, et notamment :

    –         73 % (et 78 % des personnes impliquées dans le RGPD) souhaitent disposer d’une liste d’écueils et de pièges contractuels à éviter, issus de bonnes pratiques.

    –         60 % (63 % des personnes impliquées dans le RGPD) souhaitent avoir accès à un répertoire de clauses RGPD standards.

    Cette enquête démontre que, bien loin d’être terminée, la mise en œuvre du RGPD soulève encore aujourd’hui des problématiques concrètes au sein des entreprises. En tant qu’associations d’utilisateurs de progiciels, nous devons désormais statuer sur l’organisation, les moyens et le calendrier à mettre en œuvre pour répondre aux demandes de nos adhérents afin d’être en mesure de proposer des bonnes pratiques et actions collectives au bénéfice du plus grand nombre.

  • Etude Accenture – Comment les entreprises déploient l’intelligence artificielle au sein de leur organisation

    Étude Accenture « AI: Built to Scale »

    Accenture  publie une étude « AI: Built to Scale », menée auprès de 1 500 cadres dirigeants de 16 secteurs d’activité différents, sur la manière dont les entreprises déploient l’intelligenceartificielle (IA) au sein de leur organisation.

    Selon cette étude, conduite par Accenture Strategy et Accenture Applied Intelligence, les trois quarts des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025 si les expérimentations de l’IA ne débouchent pas sur son déploiement à l’échelle de l’ensemble de l’organisation.

    75% des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025, si elle neparvenait pas à déployer l’intelligence artificielle

    • 84% des dirigeants interrogés estiment que la réussite de leur entreprise sera conditionnée à undéploiement massif de l’intelligence artificielle (86% en France, 88% aux USA et 79% en Chine).

    • Les trois quarts des dirigeants estiment que leur entreprise pourrait disparaître d’ici 2025 si les expérimentations de l’IA ne débouchent pas sur son déploiement à l’échelle de l’ensemble de l’organisation. Cepourcentage monte à 85% parmi les dirigeants français, contre 71% pour les dirigeants américains et seulement 50% pour les dirigeants chinois.

    • 86% des entreprises françaises connaitraient des difficultés à déployer l’intelligence artificielle à l’échelle de l’ensemble de leur organisation, contre 76% aux USA et seulement la moitié (52%) des entreprises chinoises.

    Alors que 84% des dirigeants estiment que la réussite de leur stratégie d’entreprise sera conditionnée à undéploiement massif de l’IA, seulement 16% d’entre eux disent avoir déjà basculé de la simple expérimentation à la mise en place d’une organisation dotée de puissantes capacités d’IA. Il s’avère que ce groupe restreint obtient unretour sur investissement près de trois fois supérieur à celui de ses homologues moins performants en matière d’IA.

    La réussite de ces entreprises plus performantes repose sur trois éléments clés : une solide base de données, desmultiples équipes d’IA dédiées, ainsi qu’un déploiement stratégique de l’IA à l’échelle de toute l’organisation et menépar la Direction. Ces entreprises démontrent leur engagement par un niveau de déploiement de l’IA beaucoup plusélevé, en conduisant presque deux fois plus de projets pilotes que les autres. Toutefois, cela n’implique pasnécessairement des dépenses plus importantes et ces organisations déclarent de manière générale des niveauxd’investissements inférieurs à ceux des entreprises les moins performantes pour la mise en œuvre de l’IA (projetspilotes et déploiements à grande échelle).

    « Il est clair que les entreprises sont conscientes de l’importance stratégique de développer l’IA, non seulement pourcroître, comme pour rester compétitives » explique Cédric Vatier, directeur exécutif d’Accenture Strategy en France etau Benelux. « Cependant, la grande majorité d’entre elles ne sait pas encore comment déployer l’IA de manière àgénérer les meilleurs retours sur investissement et à accroître leur agilité. Ce que nous avons constaté chez nos clients, c’est qu’il faut commencer par l’essentiel : les bonnes données, la bonne stratégie, les bonnes personnes et la bonne organisation, sous le leadership direct de la direction ».

    La majorité des entreprises (95%) convient de l’importance des données comme fondement du développement del’IA, mais les plus performantes s’avèrent plus déterminées et volontaristes : ces dernières veillent à disposer dedonnées à la fois exactes et pertinentes sur lesquelles fonder leurs investissements. Elles sont par ailleurs plus aptes à structurer et à gérer ces données ; 61% d’entre elles disposent d’un vaste ensemble de données précises et plus des deux tiers (67%) intègrent efficacement les ensembles de données internes et externes.

    Au-delà de leur capacité à récolter les informations pertinentes à partir des bons ensembles de données, en utilisant les outils adéquats, la plupart des entreprises les plus performantes (71%) ont clairement défini une stratégie et un modèle opérationnel en matière d’IA, dès le départ, pour encadrer leurs efforts de déploiement. En outre, plus des deux tiers (67%) ont mis en place des processus opérationnels flexibles et intègrent les applications d’IA dans un écosystème plus large, ce qui leur procure l’agilité nécessaire à une croissance durable.

    « Ce lien entre stratégie et succès peut sembler logique, mais la détermination dans le déploiement de l’IA est ce quidistingue vraiment les entreprises les plus performantes » déclare Patrick Darmon, directeur exécutif d’AccentureApplied Intelligence pour la France et le Benelux. « Le fait de définir précisément la problématique à résoudre aide à déterminer les moyens les plus efficaces pour atteindre cet objectif. Par exemple, dans ces entreprises, nouscomptabilisons moins de tests d’agents conversationnels pour voir s’ils fonctionnent dans leur environnement spécifique, et une plus grande importance est donnée à la réflexion stratégique préliminaire, pour déterminer s’il s’agit bien de l’outil d’intelligence artificielle le plus approprié dans un premier temps ».

    Cette approche stratégique est renforcée par une autre particularité des entreprises les plus performantes, à savoir le fait de réunir les talents clés pour générer des résultats. Au lieu de compter sur un seul « champion de l’IA », 92% ont fait le choix de constituer des équipes multidisciplinaires réparties à travers toute leur organisation. Cette approche inter-fonctionnelle permet également d’assurer une diversité des points de vue et des raisonnements qui, en plus deconstituer un avantage concret lorsqu’il s’agit de réfléchir à des considérations telles que l’IA responsable, peut également maximiser la valeur qu’une entreprise tire de ses déploiements en IA.

    Pour en savoir plus sur ce rapport : cliquez ici

  • TECHNOLOGIES : les tendances pour 2020

    Nuance Communications dévoile ses prédictions technologiques pour l’année 2020

    (suite…)

  • Palmarès 2019 des entreprises les plus performantes en communication auprès des décideurs

    Palmarès 2019 des entreprises les plus performantes en communication auprès des décideurs 

    (suite…)

  • Les entreprises qui n’investissent pas activement dans l’intelligence artificielle vont avoir du mal à rattraper leur retard

    Comment créer un avantage concurrentiel grâce à l’engagement client et à l’IA

    Une étude menée par LogMeIn avec Forrester Consulting auprès de leaders mondiaux de la relation client, à travers sept pays dont la France, révèle que les entreprises qui n’investissent pas activement dans l’intelligence artificielle vont avoir du mal à rattraper leur retard en termes d’investissement et de déploiement

    L’étude établit le lien entre les multiples stratégies de la relation client et le succès commercial d’une entreprise. Cette étude intitulée « Créer un avantage concurrentiel grâce à l’engagement client et à l’IA » a été conduite auprès de 479 décideurs mondiaux en France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande et en Inde afin de recueillir les habitudes concernant l’engagement client.

    Les résultats montrent que les entreprises ayant une stratégie de relation client plus mûre, notamment celles qui la considèrent comme une priorité stratégique, au même titre que l’omnicanalité et l’IntelligenceArtificielle (IA) voient doubler leurs revenus et taux de conversion, comparé aux autres entreprises. Les résultats montrent également que plus les entreprises sont mûres sur ces sujetset plus elles creusent l’écart avec celles qui n’ont pas déployé les mêmes ressources. Ces dernièresrisquent d’ailleurs de ne jamais pouvoir rattraper le retard accumulé face à leurs compétiteurs mieux préparés.

    « Une très bonne expérience client est la pierre angulaire de la réussite globale d’une entreprise.Un taux d’engagement client mène non seulement à une plus grande satisfaction clientèle, maisaussi à une plus grande croissance du chiffre d’affaires. La satisfaction ressentie par les employésen contact direct avec les clients ne peut également que s’améliorer. Les entreprises avec une plus grande maturité d’engagement en voient les bénéfices, non seulement plus souvent, mais cela se manifeste sur leur performance commerciale, en comparaison aux entreprises moins aguerries », déclare Ryan Lester, Senior Director, Customer Engagement chez LogMeIn.

    L’impact de la technologie

    Les technologies dites émergentes comme l’intelligence artificielle creusent également cet écart.Les entreprises qui ont une approche d’engagement plus mûre s’adaptent plus rapidement et peuvent déployer des cas d’utilisation d’IA plus puissants. 36% des répondants les moins mûrsutilisent l’IA mais seulement dans des cas de démonstration de faisabilité. En parallèle, 58% desexperts en relation client ont mis en place une stratégie ainsi qu’une feuille de route complète en matière d’IA. La comparaison entre les stratégies à long terme et à court terme de ces entreprisesreprésente un recul important pour les entreprises nettement moins matures et qui n’ont pas été en mesure de tirer parti de la technologie d’intelligence économique que procure l’IA.

    Les défis auxquels sont confrontés les entreprises moins matures

    L’étude démontre que 37% des entreprises les moins mûres s’appuient trop souvent sur destechnologies obsolètes, surtout lorsqu’il s’agit du support des canaux numériques. De plus, les portails en libre-service et d’automatisation conduisent généralement à installer de la frustration chez les clients et à augmenter indéniablement les appels vers les calls centers. A l’inverse, les entreprises plus matures ne rencontrent pas ce type de problèmes puisqu’ils mettent en place desoutils pour offrir une expérience client plus pointue. D’autres soucis rencontrés par ces entreprises à la traine en termes d’expérience client sont : le manque de visibilité sur les données desutilisateurs (37 %) et la performance sur les canaux d’engagement (42 %). Ce manque de visibilité réduit la capacité des entreprises à résoudre rapidement les problèmes et offrir un service clientèle plus fluide.

    Un impact mesurable

    Pour les entreprises les plus mûres qui ont répondu à cette enquête, 63% d’entre elles ontconstaté une augmentation du taux de recommandation net suivant la mise en place de récentesstratégies d’engagement client et recueillent une moyenne de 8 points de plus comparé à celles des entreprises qui ont moins développés ces outils. De plus, la moitié de ces entreprises ontconnu une augmentation des taux de conversation. 56% ont fait état d’une augmentation de leursrevenus et 40% ont perçus une augmentation du volume des commandes. La satisfaction des agents a également augmenté au sein de ces entreprises. Près de 50% d’entre elles ont signalé une augmentation de l’indice de bien-être au quotidien dans le travail.

    « L’engouement autour de l’IA dans l’expérience client rend difficile pour les entreprises de distinguer ce qui est vrai ou faux », conclut Ryan Lester, Senior Director, Customer Engagement chez LogMeIn. « Les résultats de cette étude sont des indications pour aider à y voir plus clair quantà l’importance de continuer à faire évoluer les stratégies de relation client. Des technologies commel’IA créent un avantage concurrentiel important pour les entreprises et en laissent certaines à la traine, et ce de manière irrémédiable ».

     

  • Quand plus d’un tiers (34 %) des salariés français s’inquiète toujours de la sécurité de ses données personnelles

    Un an après le RGPD, seuls 4 français sur 10 ont confiance dans la sécurité de leurs données gérées par leur employeur

    • Contrairement aux collaborateurs français, plus de la moitié des européens (56 %), affirme que leurs données sont stockées de manière responsable et sécurisée par leur employeur

    • Les moins de 24 ans ont plus confiance dans la sécurité de leurs données que leurs ainées de plus de 45 ans (54% vs 36%) ; au niveau sectoriel, ce sont les salariés du secteur de l’IT qui ont le plus confiance (62%), suivis de l’industrie et des services financiers (50%)

    Le 25 mai marquera le premier anniversaire de l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD). D’après les conclusions d’ADP, le règlement a eu un impact positif sur la confiance des salariés en matière de sécurité des données.

    En effet, plus de la moitié des répondants Européens (56 %) de l’étude The Workforce View in Europe 2019 pense que leurs données sont stockées de manière responsable et sécurisée par leur employeur, soit une augmentation de huit points par rapport à 2018.

    Cependant en France, il reste encore du chemin à parcourir puisque moins de la moitié des répondants (43 %) pense que leurs données sont stockées de manière responsable et sécurisée par leur employeur. Si l’étude ADP constate une progression de six points de pourcentage depuis 2018, ce chiffre reste insuffisant, surtout en comparaison avec nos voisins européens.

    Par ailleurs, plus d’un tiers (34 %) des salariés français s’inquiète toujours de la sécurité de ses données personnelles (contre 26% des Européens). Ce qui suggère que de nombreuses entreprises doivent aller plus loin dans leurs efforts. La principale préoccupation des salariés est leur manque de contrôle sur les données stockées (14 %), suivie par des inquiétudes concernant la vulnérabilité des systèmes de leur entreprise face aux cyberattaques ou aux violations de données (13 %). Enfin, 9 % craignent que trop de données soient conservées sans leur consentement.

    Cécile Georges, Global Chief Privacy Officer chez ADP, déclare : « Il est encourageant de constater que la mise en œuvre du RGPD a coïncidé avec une augmentation – même légère – de la confiance des salariés. Il est clair que les entreprises et les salariés sont plus sensibles depuis le RGPD sur le respect des exigences de protection des données qui, pour la plupart, étaient déjà en vigueur dans l’Union européenne. Si le RGPD commence tout juste à entraîner des résultats positifs, les entreprises doivent néanmoins poursuivre leurs efforts : le RGPD a eu le mérite d’augmenter le niveau d’attention sur la nécessité de protéger les données et d’attirer l’attention des entreprises sur la nécessité de fonder leurs traitements sur des bases légales ».

     

  • Dans quelle mesure une entreprise est- elle capable de surmonter une crise ?

    La communication en entreprise dans un monde imprévisible

    Hotwire, agence de communication internationale, a publié les conclusions de l’étude qu’elle a menée sur les enjeux auxquels les dirigeants d’entreprises sont amenés à faire face, alors que la frontière entre le marketing B2B et B2C se floute, les audiences, acheteurs professionnels ou consommateurs, se ressemblent plus que jamais, et leurs attentes envers les marques demeurent fortes.

    L’étude montre que 8 dirigeants d’entreprise sur 10 seraient prêts à mettre un terme à la collaboration avec l’un de leurs partenaires commerciaux si celui-ci ne parvenait pas à résoudre des problèmes de communication majeurs autour de sujets forts tels que :
    la sécurité des données,
    les différences de salaires
    ou le harcèlement sexuel.
    Côté consommateurs, 82% se disent prêts à boycotter une marque si celle-ci était associée à un partenaire ou un fournisseur traitant un sujet en opposition avec leurs valeurs personnelles.

    « Chaque jour, la presse se fait l’écho d’informations qui mettent à mal des entreprises », souligne Sahana Jayaraman, directrice monde de la stratégie et des services marketing de Hotwire. « Du mouvement #MeToo à la diversité en passant par l’égalité des salaires, la liste est interminable. Nous vivons dans une ère où les enjeux sont très nombreux quel que soit le domaine d’activité. Ils peuvent chacun impacter la réputation des marques. Les attentes des consommateurs évoluent et la pression s’exerce désormais, comme jamais auparavant, sur les acteurs du B2B, et plus uniquement du B2C. Tous sont invités à prendre position dans un sens ou dans l’autre en affichant clairement les valeurs qui les animent ».

    Pour  ce rapport, Hotwire a commandité un cabinet d’étude, et interrogé 3 typologies d’audiences, à travers 8 pays : les directeurs marketing et communication d’entreprises B2B et B2C, les décideurs et les consommateurs. L’objectif est d’estimer l’impact que pourrait avoir sur leur chiffre d’affaires une orientation stratégique spécifique autour de sujets sensibles. La question de fond étant la suivante : dans quelle mesure une entreprise est- elle capable de surmonter une crise en s’y préparant et en restant solidement attachée à ses valeurs fondamentales ?

    Selon l’étude, près de 60% des responsables marketing ont déjà vécu une crise de communication majeure chez leur employeur actuel ou passé, et près de 80% des chefs d’entreprise français redoutent ce type d’événement. En outre, 45% des responsables marketing s’accordent sur l’importance vitale des valeurs de marque. Ces dernières doivent être définies clairement. Pourtant, en France, à peine la moitié des responsables marketing (45%) et des dirigeants (42%) indiquent que leur entreprise affiche des valeurs phares qui la guideraient à cette occasion.

    Sur le plan de l’anticipation, les résultats de l’enquête montrent que les dirigeants d’entreprises ne sont pas aussi préparés qu’ils le devraient, même si 82% des responsables marketing français jugent la planification de crise au moins aussi importante que d’autres problématiques prises en compte dans leur stratégie marketing et leur plan de communication. Or 45% des responsables marketing n’ont rien prévu en la matière pour être parés en cas de survenued’un événement majeur. Moins de la moitié (41%) des responsables marketing interrogés estiment que le plan de communication de leur entreprise reflète ses valeurs fondamentales, tandis que 56% se disent vulnérables aux effetsdélétères d’une situation de crise mal gérée.

    Enfin, alors que la stratégie la plus courante est souvent celle de la discrétion absolue, 61% des responsables marketing et 57% des dirigeants d’entreprises, soutiennent que leur organisation doit s’impliquer et prendre des positions claires sur des sujets majeurs.

    De l’importance des valeurs dans la nouvelle donne du B2B

    Du côté des consommateurs, 9 sur 10 affirment avoir des valeurs qu’ils se disent prêts à mettre en phase avec leurs habitudes d’achat. Plus des trois-quarts (76%) d’entre eux s’efforcent de consommer des produits et des services d’unemanière conforme à leurs principes. 48% de ces consommateurs reconnaissent même avoir déjà mis au ban un produit ou un service parce que son fabricant ou fournisseur affichait des pratiques contraires à leurs idéaux personnels.

    Pour les consommateurs, les entreprises doivent absolument se positionner sur des sujets majeurs, qui sont dans leurordre d’importance la protection de l’environnement (26%), le harcèlement sexuel (23%), le changement climatique (22%), la sécurité des données (21%) et les écarts entre les salaires (21%). En France, les trois problématiques majeuresdes consommateurs sont la protection de l’environnement (28%), les écarts entre les salaires (22%) et le dérèglement climatique (22%).

    « Les marques doivent être prêtes à affronter toutes les situations : en cas de crise, si elles se retrouvent enlisées dans des débats de dernière minute, les conséquences seront catastrophiques », affirme Virginie Puchaux, directrice Hotwire France. « Toutefois, si les problématiques liées au sujets sensibles présentent des risques, elles peuvent aussi se révélersources d’opportunités. »

    Pour consulter les conclusions de l’étude « Leadership à enjeux élevés dans un monde post B2B » dans leur intégralité, cliquez ici .

  • #ENQUETE – Les femmes et la Tech

    Observatoire Marie-Claire de l’égalité femmes-hommes
    Quels sont les principaux enseignements de cette enquête ?

    La Tech, un univers qui attire différemment les femmes et les hommes

    Définie comme l’ensemble des métiers et secteurs d’activités liés aux nouvelles technologies et au numérique (internet, digital, programmation/code, intelligence artificielle, data, univers des start-ups, etc.), le secteur de la Tech ne laisse pas les Français indifférents : la très grande majorité d’entre eux en a une bonne image (90%).

    Cette bonne image est cependant peu structurée, seuls 23% indiquant avoir une très bonne image du secteur. On distingue nettement certaines populations chez qui cette très bonne image est plus prononcée : les hommes (30%), les Français les plus jeunes (43%) où se concentrent principalement les populations étudiantes (49%) ou les couples avec enfants (27%). On note également, chez ceux qui indiquent travailler aujourd’hui dans le secteur de la Tech, une meilleure image que la moyenne (39% de très bonne image). Ces populations témoignent ainsi d’un a priori encore plus favorable que l’ensemble à ce secteur.

    La Tech jouit d’une image très positive. A tel point que lorsque l’on interroge les Français des générations actives aujourd’hui, 63% déclarent qu’il s’agit d’un univers dans lequel ils aimeraient travailler, un chiffre très élevé si on tient compte de la diversité des affinités et des parcours de vie des profils individuels. Les hommes montrent une appétence particulière pour le secteur (67%), quand les femmes sont plus nombreuses que la moyenne à rejeter cette option.

    Derrière cette attractivité légèrement genrée en termes de vie professionnelle se cache un intérêt genré lui aussi pour l’actualité des nouvelles technologies de manière générale. Si dans l’ensemble, 74% des Français déclarent qu’il s’agit d’un domaine qui les intéresse, les hommes (81%) sont bien plus nombreux que les femmes (67%) à faire part de leur intérêt. Outre les femmes, dont 33% déclarent qu’elles n’ont pas d’affinités particulière avec l’actualité de la Tech, les personnes âgées de 65 ans et plus (32%) ou les personnes issues des catégories populaires (31%) montrent un désintérêt légèrement plus poussé que la moyenne (26%). Il y a ainsi un lien direct entre attractivité du secteur sur le plan professionnel et attractivité du secteur sur le plan personnel.

    Le constat d’une affinité genrée avec le secteur se retrouve dans l’envie même de développer des compétences liées à l’univers des technologies. Si dans l’ensemble, 59% des Français déclarent qu’ils seraient intéressés par le fait d’apprendre à programmer ou coder, c’est à nouveau davantage le cas des hommes (64%) que des femmes, plus nombreuses que la moyenne à manifester leur manque d’intérêt (47% contre 41%). Les femmes sont également plus nombreuses que les hommes à déclarer qu’elles auraient peur de ne pas de disposer des compétences nécessaires pour apprendre à programmer ou coder (70% contre 60% des hommes).

    Mais les clivages n’existent pas seulement entre les femmes et les hommes. La Tech étant intimement liée aux nouvelles technologies, on observe de fortes divergences générationnelles dans l’attractivité des pratiques de programmation ou de code. Les plus jeunes (moins de 35 ans : 70%) et les Français de 35 à 49 ans (65%) se montrent ainsi plus intéressés que les autres pour apprendre ces techniques, quand les Français de 65 ans ou plus marquent davantage non seulement leur désintérêt mais également leur crainte de ne pas disposer des compétences nécessaires.

    A noter que les étudiants se montrent particulièrement disposés à apprendre la programmation et le code (71%), signe une nouvelle fois de l’attractivité de la Tech et de l’importance de la maîtrise des nouvelles technologies dans la perspective d’intégration en milieu professionnel. Si bien qu’au-delà des différences hommes-femmes, on peut souligner que la crainte de ne pas disposer des compétences nécessaires touche 65% des Français, qui peuvent se sentir mis à l’écart de cet univers. De larges opportunités existent ainsi pour dédramatiser l’univers de la Tech et possiblement, faire tomber les barrières psychologiques qui peuvent exister et éloignent certaines populations du secteur.

    Les représentations associées à la Tech : un secteur valorisant et ouvert à tous ?

    La Tech, pour les Français, est un secteur aux attributions multiples. Derrière ce terme, et sans que leur origine sociale fasse beaucoup varier les perceptions, ils rangent principalement toutes les disciplines liées à l’informatique (91%), à internet (90%) aux nouvelles technologies (89%) et au numérique (89%). Les termes de digital (86%), programmation (83%), télécommunications (83%), intelligence artificielle (82%) ou encore data (80%) lui sont encore attribués par plus de 8 Français sur 10. Les terminologies liées à la science (79%), comme les algorithmes (76%) ou le code (75%) arrivent, quoique reliées à la Tech selon la majorité, en bas de tableau, où se situent également les termes liés au monde entrepreneurial : start-up (73%) et ubérisation (51%) concept dont l’association à la Tech sème davantage le doute.

    Dans le détail, on note néanmoins que la notion de Tech n’est pas totalement structurée, peu de termes convaincant la majorité des Français qu’il correspondent très bien à ce secteur. Seules l’informatique (50%) et les nouvelles technologies (50%) convainquent 1 Français sur 2 de leur fort lien avec la Tech. On constate cependant que dans l’ensemble, les hommes, ainsi que les personnes appartenant aux catégories les plus aisées ont davantage tendance que les autres à considérer que les différents termes s’appliquent très bien au monde de la Tech.

    On l’a noté, la Tech jouit d’une très bonne image auprès des Français. Et cette très bonne représentation du secteur perdure, malgré les mêmes écueils de structuration (peu de réponses « correspond très bien »), lorsqu’on interroge dans le détail ses prérogatives et dynamiques. Enjeu majeur, le sentiment que les métiers de la Tech sont des métiers d’avenir domine les perceptions des Français (93%, dont 48% correspond très bien).

    Mais de manière générale, les Français prêtent à ces métiers de nombreuses qualités : dans les représentations, ils permettent de travailler depuis n’importe quelle région ou ville de France (89%), permettent de travailler de chez soi (88%), sont attractifs (88%), sont stimulants intellectuellement (88%), sont bien rémunérés (87%), sont valorisants au sein de la société (87%) et permettent une évolution professionnelle rapide (84%). Néanmoins, ils impliquent aussi quelques exigences, comme la demande d’une forte implication personnelle (89%) ou le fait d’être attiré par les sciences, 88% estimant que ces métiers sont principalement scientifiques ou techniques. On note par ailleurs que les représentations varient peu selon l’origine sociale des interrogés, ceux qui ont une bonne image du secteur se montrant seulement encore un peu plus en phase avec ces perceptions.

    Le secteur de la Tech suscite cependant quelques interrogations chez les Français concernant son ouverture. Certes, 88% estiment que les métiers qu’il propose sont ouverts aux hommes comme aux femmes, indiquant qu’ils ne perçoivent pas de formes de discrimination a priori dans cet univers. En revanche, 65% d’entre eux font le constat qu’aujourd’hui, les postes y sont principalement occupés par des hommes. Un constat qui n’est pas particulièrement relayé par les femmes elles-mêmes, mais par les générations les plus jeunes ou les générations actives (74% chez les moins de 35 ans ; 72% chez les 35-49 ans) et les personnes issues des catégories populaires (71%). Il y aurait ainsi un hiatus certain entre la perception d’une ouverture égalitaire entre hommes et femmes et la réalité d’un secteur qui reste majoritairement masculin. Nombreux sont ceux également qui voient dans ce secteur d’activité des métiers réservés plutôt à la jeunesse (64%), posant une seconde barrière d’âge derrière celle de genre.

    L’attractivité du secteur dépasse pourtant ces écueils : lorsqu’on interroge des parents d’enfants de moins de 25 ans, dont la plupart sont en âge d’étudier ou de commencer leur vie professionnelle, la très grande majorité d’entre eux affirment qu’ils pourraient recommander à leurs enfants de travailler dans la Tech, que ces enfants soient des garçons (87%) ou des filles (83%), sans grande différence selon le genre. On note surtout, dans la propension à recommander le secteur, des différences selon l’origine sociale des parents : les hommes et les cadres se montrent plus enclins que la moyenne à encourager leurs enfants dans cette voie.

    Quelles qualités pour réussir dans la Tech ?

    Principalement perçu par les Français comme lié aux sciences et aux techniques, notamment dans l’univers de l’informatique, le secteur de la Tech requiert selon eux, pour qui souhaite y travailler, à la fois une maîtrise des nouvelles technologies (75%) et des outils techniques (60%), deux compétences sur lesquelles la plupart s’accordent. L’esprit scientifique, dans une moindre mesure apparaît comme nécessaire pour intégrer ce secteur (38%), quand d’autres compétences vont paraître plus périphériques. La maîtrise de compétences pluridisciplinaires (33%) ainsi que des langues étrangères (33%) apparaît comme secondaire, mais reste plus importante pour évoluer dans le secteur que la maîtrise des mathématiques pures (27%), que les Français distinguent plutôt du secteur. La fibre commerciale, de même, est un atout perçu seulement comme marginal (12%).

    Au-delà des compétences techniques, certaines dispositions personnelles sont particulièrement associées à la Tech. Et c’est la créativité (62%) qui est de loin la qualité que les Français estiment la plus nécessaire pour travailler dans le secteur, complétée par un fort esprit d’initiative (42%) et de la curiosité (37%). Cette créativité ne fonctionne cependant pas seule : ils est nécessaire aux yeux des Français qu’elle soit accompagnée d’une rigueur (43%) qui puisse l’encadrer. La réactivité (38%) ainsi que l’esprit d’équipe (29% et jusqu’à 42% chez les étudiants) apparaissent également comme nécessaires pour évoluer dans ce secteur qui évolue constamment.