Étiquette : entreprises

  • Skills for You édite le Top 5 des formations les plus demandées

    Top 5 des formations les plus demandées !

    Le COVID a bouleversé le fonctionnement des entreprises créant de nouvelles problématiques managériales : motiver les équipes à distance, animer les réunions en visioconférence, maintenir un lien entre collaborateurs malgré le télétravail…

    Face à ces changements, de nombreux cadres se sont sentis démunis et ils sont de plus en plus à ne plus souhaiter manager d’équipe. En cause, notamment, le manque d’accompagnement et de formation. Il est donc essentiel, pour les entreprises, de proposer à leurs cadres des formations adaptées pour monter en compétences et être en mesure de gérer ces nouveaux défis. C’est cette mission que mène Skills For You à travers ses formations qui permettent à tous de développer des soft skills utiles pour évoluer et s’épanouir professionnellement. Pour donner un aperçu des tendances actuelles en formations, post-COVID, Skills for You édite un Top 5 des formations les plus demandées actuellement.

    1. Accompagnez le changement auprès de votre équipe

    Face au défi que représente la transformation des entreprises, cette formation apporte toutes les clés pour permettre aux managers de construire, animer et évaluer un plan d’action de conduite du changement. Elle leur permet également d’apprendre à savoir communiquer, argumenter et persuader les collaborateurs pour qu’ils s’engagent pleinement dans cette évolution.

    2. Maîtrisez la conduite de réunion participative et agile

    L’objectif de cette formation est d’apprendre à savoir se positionner en tant qu’animateur et facilitateur de réunions participatives. Elle permet d’apprendre toutes les techniques pour améliorer la qualité et l’efficacité d’une réunion mais aussi pour favoriser la participation des membres du groupe.

    3. Désamorcez un conflit professionnel

    Lorsque l’on manage une équipe, connaître les bases de la communication verbale et non verbale permet de prévenir et gérer les conflits. Une formation en ce sens permet d’acquérir les techniques pour savoir s’affirmer tout en respectant ses interlocuteurs pour diminuer les risques de situation conflictuelles. Elle permet également d’apprendre à prévenir et détecter les prémices d’un potentiel désaccord.

    4. Affirmez votre pouvoir de négociation au travail

    Une formation utile qui permet de savoir préparer une négociation, développer ses arguments et élaborer une stratégie. Le but : découvrir ou redécouvrir les méthodes pour communiquer, s’affirmer et convaincre en situation de négociation. On revient également sur la gestion d’un groupe de personnes aux personnalités différentes car savoir cerner les profils en présence permet souvent de mener à bien ses échanges.

    1. Devenez consultant en prévention des risques psychosociaux

    La qualité de vie au travail, les risques psychosociaux sont aujourd’hui plus que jamais, au cœur des préoccupations des entreprises (de la TPE au grand groupe). De plus en plus de personnes, qui souhaitent se reconvertir ou démarrer une nouvelle activité, se penchent sur cette formation qui permet d’apprendre à :

    – réaliser des cartographies précises des risques à géométrie variable (établissement, direction, service, unité).

    – identifier les leviers de la prévention des risques psychosociaux et les facteurs favorisant la qualité de vie au travail au sein d’un établissement

    – alerter les équipes lorsqu’une situation d’urgence individuelle ou collective se présente

    – accompagner dans la mise en œuvre de solutions opérationnelles pour diminuer les RPS et améliorer concrètement la qualité de vie au travail.

  • Quel avenir pour l’économie numérique française ?

    Que nous réservent les prochaines années en matière de cybersécurité ?

    Et comment les entreprises françaises peuvent s’y préparer ?
    Les réponses de
    Christophe Jolly, Directeur régional Europe du Sud Vectra AI

    En 2020, alors que les fermetures de bureaux ont été mises en place et que les travailleurs se sont retirés en masse à leur domicile, les cybers attaquants ont frappé. Au moment où les économies du monde entier se sont mises à l’arrêt, le volume des cyberattaques a suivi la trajectoire inverse, les cybercriminels profitant de l’isolement des utilisateurs, de l’essor de l’utilisation d’appareils personnels et de l’incidence des équipes informatiques débordées. Selon une étude de Symantec, en France, 86 % des employés utilisent désormais leur matériel informatique personnel à des fins commerciales. Et près de la moitié d’entre eux (42 %) déclarent ne pas mettre à jour régulièrement leurs systèmes de sécurité.

    Les attaques par déni de service distribué (DDoS) auraient ainsi augmenté de 128 % l’année dernière, rien qu’en France. Les acteurs économiques ont exprimé leur pessimisme quant au paysage des menaces pour 2021. Guillaume Poupard, Directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes des informations (Anssi), déclarait en 2019 à la presse, avant même le début de la pandémie mondiale, que « le pire était probablement devant nous » en termes de cybercrimalité. Ce constat demeure. Selon lui, « L’ampleur de la cybercriminalité est inquiétante » depuis la pandémie, l’exacerbation des tensions géopolitiques et l’accélération sans précédent de la digitalisation des États, des entreprises et de la vie des citoyens.

    Une réaction standardisée

     Pour les entreprises françaises, il y a tout de même une bonne nouvelle : le gouvernement a toujours été proactif en matière de technologie, notamment en ce qui concerne la cybersécurité, la sécurité des informations et la protection de la vie privée. Soucieux de protéger l’économie numérique et les entreprises qui y sont implantées, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) est très active. Autorité administrative indépendante française fondée en 1978 et élément clé de la stratégie nationale de cybersécurité, la Commission préconise un large éventail de bonnes pratiques en matière de protection et de gestion, dans le but de protéger les données personnelles, d’accompagner l’innovation et de préserver les libertés individuelles.

    Le rôle de la confiance

     Les autorités appellent aujourd’hui à une augmentation des niveaux de protection des systèmes d’information et préconisent la mise en œuvre de contrôles basés sur les risques. Elles demandent aux organisations de définir clairement les rôles et les responsabilités des personnes chargées de superviser et de garantir la cybersécurité en leur sein. Il est clair que l’activité économique est régie par la confiance et peut vite se gripper en l’absence de celle-ci. Il est fondamental de maintenir un climat de confiance au sein d’un environnement numérique. Et il en est de la responsabilité de tous : des entreprises et des individus. Si l’année dernière nous a appris quelque chose, c’est bien la valeur de la préparation aux incidents et imprévus.

    Détection et réponse aux menaces réseau basées sur l’IA : Un outil efficace pour la conformité

    Alors que des pratiques telles que le travail et l’apprentissage à distance ont pris leur essor en 2020, le réseau moderne est devenu plus complexe que jamais depuis l’émergence du cloud computing. Dans de tels environnements, il incombe aux acteurs de l’informatique de reconsidérer leur approche en matière de protection.

    L’utilisation du réseau lui-même pour détecter les menaces avant qu’elles ne se transforment en brèches est essentielle dès lors qu’il s’agit de comprendre le risque posé par chaque système et utilisateur connecté. Elle permet d’appliquer efficacement les contrôles de sécurité des communications comme du réseau. Alors que les ingénieurs en sécurité s’efforcent de le faire depuis des années, l’augmentation de la puissance de calcul leur permet enfin d’exploiter la puissance de l’intelligence artificielle (IA) et de l’apprentissage machine (Machine Learning), faisant ainsi pencher la balance en leur faveur pour la détection des menaces. La grande disponibilité de la puissance de l’IA et du Machine Learning a ouvert la voie à l’évolution vers des outils comportementaux de détection et de réponse aux réseaux (NDR) basés sur l’IA, lesquels contribuent largement à l’automatisation des contrôles de sécurité.

    Le transfert d’informations, la gestion de la sécurité des réseaux, l’informatique en cloud, ainsi que la gestion et la réponse aux incidents sont tous couverts par cette approche. La puissance de l’IA peut également être utilisée pour évaluer les systèmes, les dispositifs et les utilisateurs en fonction du risque que leur comportement pose – une autre pratique suggérée dans les lignes directrices de l’IA.

    Les outils de NDR comportementaux basés sur l’IA peuvent constituer un progrès significatif vers la conformité pour les entreprises françaises. Si sa mise en œuvre est suffisamment répandue, nous pourrons rapidement consolider la confiance nécessaire à l’innovation et à une participation compétitive à l’économie numérique mondiale.

  • Facebook – Instagram – WhatsApps : les nouvelles fonctionnalités pour les entreprises

    Les nouvelles fonctionnalités Facebook pour les entreprises 

    Les préférences des consommateurs quant à la façon dont ils souhaitent communiquer avec les entreprises évoluent. À l’ère du numérique, 75% des adultes dans le monde disent vouloir communiquer avec les entreprises par messagerie, de la même manière qu’ils communiquent avec leurs amis et leur famille (source : sondage Harris, 2020).

    Facebook, Instagram et WhatsApp, investissent dans les outils de messagerie d’entreprise ainsi que dans les outils de communication omnicanaux  tels que le courrier électronique. Nous utilisons notre expertise en matière de messagerie directe pour simplifier les communications des consommateurs avec les entreprises. Ces nouveaux outils sont conçus pour améliorer les résultats commerciaux tout au long du parcours client, qu’il s’agisse de prospects plus qualifiés, de ventes supplémentaires ou d’une plus grande satisfaction client à moindre coût.

    Entamer des conversations avec une entreprise à travers nos applications  

    • Lancez des conversations pertinentes avec des publicités qui permettent d’envoyer un message. Les entreprises peuvent déjà acheter des publicités qui incitent les gens à leur envoyer des messages, que ce soit sur Messenger, Instagram Direct ou WhatsApp. Par exemple, Organicwa, un restaurant thaïlandais, a tiré parti des publicités « click to message » pour augmenter ses activités de livraison. Désormais, les entreprises peuvent choisir toutes les plateformes de messagerie sur lesquelles leur service de chat est disponible, et nous proposerons par défaut l’application de chat dans votre annonce en fonction de l’endroit où une conversation est le plus susceptible de se dérouler.
    • Démarrez une discussion WhatsApp à partir d’un profil Instagram : Pour de nombreuses petites entreprises, Instagram est la vitrine virtuelle permettant aux clients de découvrir les marques et WhatsApp l’endroit pour discuter des produits, répondre aux questions et finaliser une vente. Pour qu’il soit rapide et facile d’entamer une conversation via WhatsApp, nous permettons désormais aux entreprises du monde entier d’ajouter un bouton redirigeant vers WhatsApp sur leur profil Instagram – et, d’ici peu, l’option pour  créer des publicités qui redirigent vers WhatsApp directement depuis l’application Instagram – afin que les utilisateurs puissent entamer une conversation en un seul clic. Ces mises à jour aideront les petites entreprises à trouver de nouveaux clients et à développer leurs activités.

    Recherche de prospects et acquisition de clients

    • Demande de devis sur Messenger : Actuellement testé avec certains annonceurs, ce produit permet aux entreprises de sélectionner 4 à 5 questions à poser aux consommateurs, avant d’entamer une conversation. Les consommateurs sont ensuite en mesure de demander facilement et rapidement un devis à une entreprise sur Facebook en remplissant un court questionnaire sur Messenger.
    • Recherche de prospects sur Instagram : Le groupe Facebook teste des outils payants et organiques pour aider les petites entreprises à trouver et à qualifier des prospects directement dans l’application Instagram. Les annonceurs utilisent les publicités de génération de leads pour se rapprocher des clients et se connecter aux prospects de manière plus personnelle, tout en réduisant les coûts – comme l’a fait Seoul Spa, une clinique de beauté vietnamienne, avec sa campagne Messenger, en diminuant son coût par lead de 72%.

    Gérer efficacement la communication 

    • Mises à jour de la suite Facebook Business : Les entreprises  peuvent se concentrer sur ce qui compte le plus : atteindre leurs clients et développer leur activité. En plus de la gestion des messages sur Messenger et Instagram, nous testerons la possibilité pour les entreprises de gérer les e-mails via Inbox et d’envoyer des e-mails de remarketing depuis la suite Facebook Business. A noter également le gestionnaire de fichiers, une nouvelle fonctionnalité qui permet aux entreprises de créer, gérer et publier facilement du contenu dans la suite Facebook Business. Enfin, il est possible de  tester de publication disponibles dans la suite Facebook Business afin de permettre aux entreprises de comparer plusieurs versions d’une publication pour voir laquelle est la plus susceptible d’intéresser les internautes.

    Un meilleur contrôle avec les comptes professionnels

    Les chefs d’entreprise disent régulièrement qu’ils souhaitent accéder aux fonctionnalités business avec des informations d’identification distinctes de celles de leur compte Facebook personnel. Pour simplifier cela, nous testons les comptes professionnels, qui permettront aux professionnels de se connecter et d’utiliser Business Manager sans avoir besoin d’un compte personnel. Les entreprises pourront gérer ces comptes au nom de leurs employés et auront accès à des fonctionnalités d’entreprise telles que les intégrations d’authentification unique, ce qui leur permettra de mieux contrôler la sécurité des comptes de leurs employés.

    Facebook teste les comptes professionnels jusqu’à la fin de l’année avec un petit groupe d’entreprises, et nous prévoyons d’étendre leur disponibilité en 2022.

    Permettre aux entreprises de faire des économies

    Facebook va permettre à certaines petites entreprises d’accéder à une offre groupée qui comprendra des outils et des avantages tels qu’un coupon publicitaire pour Facebook, ainsi qu’un accès gratuit au logiciel de comptabilité QuickBooks pendant trois mois ou un accès gratuit à l’outil de création Canva Pro pendant trois mois.

    Aider les personnes à découvrir des entreprises qui leur correspondent avec Facebook Business Explore

    Enfin, Facebook va étendre Facebook Business Explore aux utilisateurs situés aux États-Unis, en Australie, au Canada, en Irlande, en Malaisie, en Nouvelle-Zélande, aux Philippines, à Singapour, en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. En mettant davantage d’entreprises à la portée  des personnes qui les recherchent activement, Facebook Business Explore permettra de mettre en relation les utilisateurs avec des entreprises nouvelles et pertinentes pour eux, le tout en un seul endroit, facile d’accès et centralisé. Cela permettra également aux entreprises d’atteindre de nouveaux clients et de susciter une réflexion plus approfondie pouvant aboutir à des achats.

    Enfin, en plus de poursuivre les essais avec des publicités, Facebook prévoit d’intégrer davantage de contenus provenant de créateurs et d’entreprises locales, et d’introduire davantage de fonctionnalités pour donner aux utilisateurs plus de contrôle sur le contenu qu’ils voient. .

  • Relation commerciale, achats, comportements … les tendances B2B en France

    Etude : Expérience d’achat B2B en France 

    Quelles sont les nouvelles sources d’informations utilisées par les décideurs BtoB pour s’informer ?
    Comment a évolué la relation commerciale ?
    Comment les clients B2B achètent-ils depuis le début de la crise ? Et demain, quels seront leurs comportements de recherche et de choix ?
    Pour répondre à ces questions, l’agence digitale Intuiti et La Poste Solutions Business ont mené une large étude auprès de plus de 400 décideurs BtoB.

    L’achat en ligne, une pratique fortement ancrée en BtoB

    C’est l’un des chiffres étonnants de l’étude : 4 décideurs sur 5 affirment acheter des produits ou services en ligne, et ce, quelle que soit la taille de l’entreprise.

    Pour 47% d’entre eux, la personnalisation est le facteur n°1 d’une bonne expérience d’achat en ligne. Paradoxalement, 4 répondants sur 5 sont encore totalement ou partiellement opposés au partage de leurs données professionnelles à des fins de personnalisation. Un comportement qui s’explique : une culture de méfiance s’est installée sur le sujet au sein de la société, et la RGPD devient un axe clé de l’acte d’achat en BtoB. Pour preuve : 3 professionnels sur 4 (74.7%) abordent la protection de données lors d’un engagement d’achat chez un prestataire.

    Les vidéos, les podcasts et les plateformes de référencement s’installent progressivement comme les nouveaux standards

    Lorsqu’il s’agit de s’informer, les décideurs BtoB choisissent des supports mettant en avant l’expertise. Médias spécialisés, réseaux sociaux et newsletters arrivent en top 3 des types de sources consultées prioritairement.

    S’agissant du format, la vidéo confirme sans surprise sa place importante dans la recherche d’informations professionnelles. D’autant plus depuis un an, où les webinar et autres conférences en ligne se sont multipliés et sont systématiquement enregistrés.

    Pour preuve, aujourd’hui, un professionnel sur deux affirme regarder les replays de webinar. A noter que le webinar est devenu une base solide de la relation commerciale puisqu’un tiers des répondants ont déjà pris contact au moins une fois avec un prestataire suite à un webinar !

    Un autre format a su tirer son épingle du jeu. Il s’agit du podcast. En très forte croissance pour les usages personnels, il s’impose aussi dans un contexte professionnel. En effet, plus de 4 décideurs sur 10 écoutent des podcasts et un tiers d’entre eux en écoutent au moins une fois par semaine.

    Concernant le sourcing de prestataires, les plateformes de référencement sont plébiscitées. 42% des répondants souhaitent les utiliser demain. Les réseaux sociaux devraient également continuer à croître en tant que canal de recherche de prestataires (53% vs 31% aujourd’hui).

    La relation commerciale de demain 

    Les décideurs B2B semblent avoir du mal à se projeter vers une relation commerciale intégrant les nouvelles technologies. Étonnamment, les bots sont perçus comme une dégradation de la relation commerciale… En effet, 1/4 seulement considère l’émergence des bots « comme une bonne chose », et 42% n’imaginent pas faire appel demain à l’usage du vocal et de l’IA dans leur parcours d’achat.

    Les bénéfices de l’IA et de la voix sont, quant à eux, mieux perçus que ceux des bots. On constate que 3 professionnels sur 5 se projettent à un moment du parcours en utilisant cette technologie. Cependant, il n’y a pas de tendance forte : l’acceptation semble se faire à la fois sur des étapes à faible enjeu (exemple : prise de rdv) et à fort enjeu (exemple : compréhension des offres).

    Les commerciaux, eux, sont majoritairement attendus dans un rôle de conseil, à la frontière du marketing, du commerce, et de la relation  client (pour 54% des répondants).

    Concernant la RSE, dont on aurait pu imaginer qu’elle serait un axe d’avenir dans lequel les entreprises ont d’ores et déjà largement investi, les résultats de notre étude sont mitigés. Malgré une très forte demande pour le local – 80% des professionnels acceptent un prix plus cher pour un produit local – une maturité reste à acquérir. En effet, moins de la moitié des décideurs interrogés considèrent que l’attention portée à la RSE dans l’acte d’achat est avancée ou très avancée dans leur entreprise.

  • Explosion de données : les entreprises peinent à les exploiter

    Étude : les entreprises françaises face au tsunami des données

    Forrester et Dell Technologies présentent les résultats de leur enquête auprès de décideurs data dans 45 pays. L’étude illustre combien les entreprises peinent à concilier des réalités contradictoires en matière de données, car leurs technologies, ressources humaines et processus ne sont plus à la hauteur.

    Dell Technologies publie aujourd’hui les résultats d’une enquête mondiale réalisée à sa demande par Forrester Consulting. L’étude révèle que la prolifération des données  peut être perçue comme une charge plutôt qu’ un atout pour la plupart des entreprises : face au volume, à la rapidité et à la diversité impressionnantes des données,  tous les processus, outils technologiques  et services sont submergés. Si les entreprises se fixent toujours des objectifs en la matière (beaucoup se disent « data driven »), le manque de compétences, le cloisonnement des informations et des métiers, les processus manuels, les problématiques de confidentialité ou de sécurité sont des freins considérables.

    Reposant sur les réponses de 4 036 décideurs data dans 45 pays, les résultats s’appuient sur l’Indice de transformation numérique biennal de Dell Technologies visant à évaluer la maturité digitale des entreprises dans le monde entier. Selon l’Indice 2020, « la surcharge de données / l’incapacité à les analyser » s’impose comme le 3e obstacle majeur à la transformation digitale dans le monde (2èmeen France), alors qu’il ne figurait qu’à la 11e place en 2016 (dernier échelon du classement). Dell Technologies a initié cette étude pour mieux appréhender cette problématique et trouver des solutions afin d’éviter que les données deviennent le principal obstacle à la transformation.

    L’enquête met en lumière plusieurs paradoxes qui sont autant de freins pour les entreprises avec notamment :

    Le paradoxe de la perception

    Près de deux tiers (64 %) (France 59 %) des répondants se disent « data driven », affirmant que« les données sont essentielles au fonctionnement de leur entreprise ». Cependant, 23 % seulement (France : 13%) indiquent qu’ils accordent une importance capitale aux données et donnent la priorité à leur usage dans leur entreprise.

    À des fins de clarté, Forrester Consulting a créé une mesure objective pour évaluer le niveau de préparation des entreprises en matière de données. Les résultats montrent que 87 % (France : 93%) des entreprises n’ont pas encore progressé dans leurs processus et technologies liés à l’exploitation des données et/ou dans leur culture et leurs compétences. 13 % seulement (France : 7%) atteignent la catégorie « Data Champions », qui rassemble les entreprises activement impliquées dans ces deux domaines (technologies/processus et culture/compétences).

    Le paradoxe des « yeux plus gros que le ventre »

    Selon l’enquête, 71 % (France : 75%) des répondants indiquent qu’ils collectent des données plus rapidement qu’ils ne peuvent les analyser et les exploiter, mais simultanément, 66 % (France : 70%) affirment qu’ils ont constamment besoin de quantités de données que leurs capacités actuelles ne sont pas en mesure de fournir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce paradoxe :

    • 67 % (France : 62%) stockent une quantité significative de données dans des datacenters qu’ils détiennent ou contrôlent, malgré les avantages avérés du traitement à la périphérie, où ces données sont générées.
    • Manque d’intérêt du leadership : 69 % (France : 72%) admettent que le management ne positionnent pas en priorité les stratégies d’exploitation et d’analyse des données de l’entreprise ;
    • Une stratégie IT impossible à déployer à grande échelle : 51 % (France : 47%) ajoutent des data lakes à leur environnement au fur et à mesure, au lieu de consolider leurs ressources existantes

    L’explosion des volumes de données rend leurs activités plus difficiles : 63 % (France : 68%) des répondants indiquent qu’ils ne peuvent pas respecter leurs exigences de sécurité et de conformité en raison de la quantité colossale de données en leur possession, tandis que 62 % (France : 59%) affirment que leurs équipes sont déjà submergées par les données dont elles disposent.

    « S’il est incroyable de se dire que les entreprises sont à la fois en manque de données et submergées d’informations, il ne faut pas oublier qu’elles font face à des pressions immenses, surtout en ce moment. En effet, 45 % (France :44 %) indiquent que la pandémie a entraîné une hausse significative des volumes de données à collecter, stocker et analyser », explique Stéphane Huet, Directeur Général de Dell Technologies France. »


    Le paradoxe de la conscience et de l’inaction

    Si la pandémie a affecté les économies du monde entier, le secteur des services à la demande s’est développé, donnant lieu à l’émergence de nouvelles entreprises « data driven ». Cependant, seulement 20% des organisations ont déjà migré la majorité de leurs applications et infrastructures vers des modèles « as-a-service » (France : 11%). Mais paradoxalement :

    • 65 % (France : 59%) pensent que cette transition leur permettrait de gagner en agilité ;
    • 63 % (France : 60%) voient l’opportunité de s’adapter à l’évolution des demandes client ;
    • 61 % (France : 62%) pensent que ces modèles permettront aux entreprises d’activer des applications rapidement et facilement, en un clic ;
    • Un modèle à la demande pourrait aider 84 % (France : 91%) des entreprises qui peinent à surmonter un ou plusieurs des obstacles suivants à collecter, analyser et exploiter plus efficacement leurs données :
    • coûts de stockage élevés ;
    • entrepôt de données non optimisé ;
    • infrastructure IT obsolète ;
    • processus trop manuels pour répondre à leurs besoins.


    Une lueur d’espoir

    Malgré leurs difficultés actuelles, beaucoup d’entreprises comptent passer à l’action pour l’avenir : 69 % (France : 57%) prévoient de déployer le machine learning pour automatiser la détection des données anormales, 60 % (France : 61%) envisagent de passer à un modèle data-as-a-service et 55 % (France : 61%) comptent réaliser une analyse approfondie de leur grille de performance pour repenser leur traitement et leur utilisation des données.

    Voici trois stratégies pour aider à exploiter les données :

    1. Moderniser l’architecture IT pour exploiter les données à la source : la périphérie. Pour cela, les entreprises doivent rapprocher leur infrastructure et leurs applications du point de collecte, d’analyse et d’utilisation des données tout en évitant leur prolifération, grâce à un modèle d’exploitation multicloud harmonieux ;
    2. Optimiser les pipelines de données, pour permettre leur libre circulation en toute sécurité et les enrichir avec l’IA et l’apprentissage automatique ;
    3. Développer des logiciels pour offrir aux clients les expériences personnalisées et intégrées qu’ils recherchent.
  • #ETUDE HOOTSUITE : l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    Hootsuite,  dévoile la 4ème édition de son baromètre sur l’usage des médias sociaux en entreprise en France

    rédigée en partenariat avec Visionary Marketing

    Une utilisation des médias sociaux de plus en plus mature

    Il s’avère que ces trois dernières années, la maturité des entreprises françaises concernant l’usage des médias sociaux n’a cessé de progresser, notamment dû à une recherche du lien entre les médias sociaux et le business, au travers du social selling et à l’essor de la publicité en ligne.

    Parmi les répondants 61 % déclarent que selon eux Instagram est le réseau social le plus efficace en termes de social selling, détrônant ainsi le roi des médias sociaux Facebook (57 %), suivi par Linkedin (43 %), qui a dépassé Twitter, apparaissant seulement en 4ème position (38 %).

    Les médias sociaux davantage axés sur l’acquisition clients

    Les entreprises n’utilisent plus seulement les réseaux sociaux pour alimenter leur image de marque mais davantage sur l’acquisition client. Cela devrait probablement s’intensifier suite à la crise sanitaire. Ce n’est pas un objectif nouveau, mais il s’installe ici comme objectif principal et change donc complètement la donne quant à l’usage des médias sociaux.

    Déclin du reach organique et personnalisation, des défis à relever

    Plus d’un tiers des répondants ont soulevé deux défis majeurs à relever sur les réseaux sociaux au cours des prochains mois et années à venir : la nécessité de personnaliser le contenu et le déclin du reach organique.

    Bien que les entreprises soient de plus en plus matures sur les médias sociaux, le temps, les ressources, la qualité de réponse et d’engagement restent un challenge pour les entreprises afin d’engager des conversations personnalisées sur les réseaux sociaux
    Le reach organique est en déclin. Il s’agit d’un défi majeur et international qui se pose aux responsables médias sociaux, dans tous les pays interrogés.

    L’essor des Social Ads

    Les publicités payantes sur les réseaux sociaux (ou Social Ads) sont probablement l’une des conséquences liées au déclin du reach organique. Les social ads sont devenus un nouveau moyen pour les marques d’entrer en communication et d’engager la discussion avec leurs publics. Et ce, même si de nombreux défis restent à relever dans ce domaine.

    Les entreprises sont de plus en plus matures et maîtrisent davantage les défis dit “classiques” des médias sociaux, mais certaines lacunes persistent dans divers domaines. Pourtant, les utilisateurs n’ont jamais été aussi nombreux et la crise sanitaire n’a fait qu’augmenter les usages, comme le prouvent les chiffres issus de Kantar « WhatsApp, Facebook et Instagram ont tous connu une progression de plus de 40 % chez les moins de 35 ans ». Le constat est le même du côté des entreprises : l’attrait pour les médias sociaux ne décroît pas.
  • Quand près d’1/3 des entreprises françaises font appel au Low Code

    Etude ABBYY : l’état des lieux de la transformation digitale en France

    ABBYY, multinationale spécialisée dans l’intelligence digitale, révèle les résultats de sa nouvelle étude qui dresse l’état des lieux de la transformation digitale en France. L’enquête souligne notamment la disparité entre l’optimisme des dirigeants et le réalisme des managers lorsqu’il s’agit d’évaluer la capacité de leur entreprise à faire face aux nouveaux défis technologiques. Ainsi, les dirigeants sont 90 % à estimer leur entreprise parée pour ce challenge, contre 56 % des managers. De fait, les managers sont 8 fois plus souvent confrontés aux difficultés liées à la transformation digitale. Ce décalage peut avoir un impact négatif sur les investissements liés à la transformation, et cela, dans une période où les budgets sont fréquemment plus restreints.

    Transformation digitale : les entreprises françaises freinées par la crise sanitaire

    Sans nul doute, la transformation digitale s’est massivement accélérée. Néanmoins, celle-ci ne s’opère pas sans difficulté : 98 % des entreprises ont rencontré des freins importants aux projets de transformation digitale. Ces derniers sont responsables de l’abandon de projets de transformation digitale pour 1 décideur d’entreprise sur 5 (19 %). De même, 81 % des entreprises françaises s’attendent à des répercussions liées à la crise jusqu’en 2022.

    L’étude révèle que pour plus d’1/3 des entreprises françaises, les principaux freins à l’automatisation sont la difficulté à remplacer les systèmes existants (34 %), à faire valider les budgets (30 %) et à trouver les compétences adéquates en interne (27 %). De surcroît, 1/5 des managers (22 %) indiquent que l’un des obstacles majeurs à cette transformation digitale est de recueillir l’adhésion des dirigeants de leur entreprise. De nombreuses entreprises semblent être limitées par à le manque de perspective de leurs cadres dirigeants qui sont 43 % à affirmer prendre en charge la prise de décision en matière de transformation digitale. Les managers sont plus d’un tiers (34 %) à penser que ce sont les équipes dédiées à l’innovation qui détiennent ce rôle. Ce manque d’alignement peut être contraignants pour la bonne conduite de projets de transformation digitale.

    Plateformes « No / Low Code » : une adoption trop timide en france

    Les managers sont moins optimistes que les dirigeants quant à la capacité de leur entreprise à faire face aux défis de la transformation digitale, en effet malgré les technologies disponibles, 38 % des managers indiquent être confrontés à des difficultés, contre 5 % des dirigeants. En outre, plus d’1/3 des managers (30 %) et des dirigeant (33 %) s’accordent à dire que la validation des budgets représente un obstacle aux projets de transformation digitale.

    En France, 60 % des entreprises indiquent avoir dépensé entre 500 000 et 5 millions d’euros dans leurs projets de transformation digitale.

    Ces investissements permettent notamment d’équiper les collaborateurs en technologies adéquates pour mener à bien ces projets. L’étude montre ainsi un faible investissement sur les citizen developers qui pourraient pourtant aider les entreprises françaises à prospérer : seulement 32 % d’entre elles utilisent des plateformes « No/Low Code ». Plus encourageant cependant, plus de la moitié (53 %) des entreprises françaises sont équipées en technologies de Process Mining.

     

    Traitement intelligent des documents Plateformes « No / Low Code » Process Mining RPA Business Process Management
    C-levels 57 % 38 % 52 % 43 % 62 %
    Directeurs – Vice-Président 42 % 26 % 55 % 39 % 48 %
    Senior Manager 38 % 31 % 51 % 36 % 38 %
    Manager 36 % 33 % 55 % 25 % 48 %
    Tableau : « Quelles technologies utilisez-vous dans le cadre de vos projets de transformation digitale ? »

     

    « La crise sanitaire et les changements profonds opérés sur le monde du travail démontrent toute l’importance d’une transformation digitale réussie et maitrisée par l’ensemble des travailleurs. Le décalage entre la perception des dirigeants et des managers est l’un des freins les plus importants aux projets de digitalisation en entreprise, notamment dans un contexte où l’incertitude et le besoin d’innover est de plus en plus présents. Pour mener à bien cette transformation profonde des processus et de notre façon de travailler, les entreprises doivent prendre conscience de l’importance des technologies d’automatisation. Il est ainsi primordial de choisir le bon accompagnement pour assurer une implémentation parfaite et un usage approprié de ces nouveaux outils. », souligne Linda Ameur, directrice France d’ABBYY.

    Méthodologie : Cette étude dressant l’état des lieux de la transformation digitale des entreprises a été menée par ABBYY en partenariat avec Sapio Research en avril-mai 2021 auprès de 1 220 décideurs informatiques appartenant à des entreprises de plus de 1 000 employés en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, aux États-Unis et au Japon.

  • Le retour en force des plateformes audio : un nouveau mode d’échange pour les entreprises

    Boom des plateformes audio : quelles opportunités pour les entreprises ?

    Par Julien Rio, Directeur Marketing de RingCentral France

    Durant les derniers mois, nous avons été surchargés de communications visuelles. Passer de son ordinateur au téléphone, à l’écran de télévision et vice-versa a défini une grande partie de notre routine quotidienne. Même si la technologie prend désormais de nombreuses formes, l’accent est toujours mis sur le temps passé devant l’écran, qui n’est pas sans friction. Mais il semble que cette tendance soit en train d’être nuancée, grâce à un retour en force de l’audio que les entreprises devraient prendre en compte.

    Dans un monde hybride du travail, l’équilibre du temps d’écran est en train de changer. Le téléphone, autrefois utilisé par défaut pour toutes les communications professionnelles, est aujourd’hui délaissé par beaucoup au profit des appels vidéo et des emails. Pourtant, dans nos vies personnelles, la voix redevient progressivement un moyen de communication majeur via le digital, qu’il s’agisse de laisser des notes vocales sur WhatsApp, d’écouter le contenu d’un podcast ou d’utiliser des assistants comme Alexa.

    La croissance très rapide de Clubhouse a montré cet attrait pour l’audio et les échanges via des salles de discussion. Lancé aux Etats-Unis il y a un peu plus d’un an, ce réseau socialentièrement basé sur l’audio compte plus de 10 millions d’utilisateurs.

    Cette tendance va encore être accélérée avec d’autres plateformes permettant des conversations audio : Facebook Live Audio, Twitter Spaces, et unservice similaire proposée par Spotify.
    Contrairement à Clubhouse, ces fonctionnalités ne nécessiteront pas d’invitations, contribuant à une adoption plus large de ce nouveau mode d’échange, en France et dans le monde.

    Quel est l’intérêt des conversations audio pour les entreprises ?

    Lorsque de nouvelles tendances et applications se développent dans les usages personnels, la question se pose de savoir comment les entreprises peuvent s’y adapter. Bien qu’ils soit préférable de ne pas adopter dans la précipitation les dernières applications à la mode, l’adoption de l’audio est une tendance en croissance qui peut présenter plusieurs avantages pour les entreprises :

    ● Un mode d’échange en forte croissance : l’audio est en train de devenir un mode d’échange privilégié.
    200 millions de messages vocaux sont notamment envoyés chaque jour via WhatsApp, et ce format se retrouve sur toutes les applications de messaging telles que Facebook Messenger et Apple Messages.
    Utiliser l’audio, c’est être au coeur d’échanges plus rapides et plus humains. Avec les mesures de distanciation sociale en place depuis plus d’un an, nos modes de vie et de travail ont considérablement changé. Les besoins en sociabilité se font ressentir et l’utilisation de la voix permet ainsi de réduire le sentiment d’isolement.

    ● Conserver une vraie proximité et rassurer : la voix traduit une certaine authenticité et légitimité, des valeurs recherchées par les individus dans un temps d’incertitude. La voix humaine est sincère et difficile à contrefaire. Elle permet de conserver un contact privilégié entre les individus, et ce, partout dans le monde et à n’importe quel moment.

    Dans certaines situations, les clients préfèrent ainsi contacter un conseiller au téléphone plutôt que par écrit. La voix rassure et son instantanéité est un point non négligeable à l’heure où tout se décide et se fait de plus en plus vite.

    ● La possibilité de créer des contenus exclusifs à destination de ses clients : l’audio est de plus en plus présent dans les stratégies des marques via des podcasts, webradios, applications de messaging ou encore les assistants vocaux. Les salles de discussion audio seraient un moyen d’aller plus loin, en permettant par exemple aux entreprises de créer des conversations spécifiques sur des sujets donnés. Un réel levier pour apporter conseils et expertises sur un format qui se différencie des articles en ligne et des conversations écrites.

    Une combinaison voix et digital

    Les habitudes de communication évoluent rapidement, les appels téléphoniques cédant la place aux canaux digitaux. Les jeunes générations, en particulier, adoptent les conversations en ligne et cet espace s’ouvre désormais à l’audio.

    L’avenir de la communication ne se résume pas à un choix entre la voix et le digital, mais plutôt la combinaison des deux. Le téléphone était auparavant assez contraignant dans  le service client : il fallait souvent attendre et répéter les informations. Ce mode d’échange reste cependant très utilisé et s’améliore grâce à des innovations.

    De nos jours, la voix est utilisée sous différentes formes. Combinée avec le digital, elle peut ainsi être proposée dans des situations nécessitant de l’empathie, de l’aide urgente ou une assistance technique en temps réel. De nouveaux usages s’ouvrent aux entreprises : la déviation d’appels, pour alterner entre le digital et un appel téléphonique pendant une même conversation, et permettre aux clients de parler aux conseillers lorsque ceux-ci peuvent véritablement apporter de la valeur.
    Un autre usage pertinent porte sur les applications de messaging, rendant la voix asynchrone : le client peut envoyer un message vocal, plutôt que par écrit, lorsque cela est plus pratique pour lui.

    En résumé, utilisateurs, salariés, tout le monde veut parler, écouter et surtout être écouté. La révolution autour de l’audio offre de grandes opportunités d’innovation. Il est temps pour les entreprises de sortir des sentiers battus et d’examiner comment les technologies vocales peuvent apporter une valeur ajoutée à leurs activités. Qu’il s’agisse de stratégies de marketing ou de service client, c’est le bon moment pour engager la conversation, et écouter.

  • RevOps c’est quoi ? Pourquoi cela va prendre de l’ampleur ?

    Comment casser les silos et coordonner l’ensemble des départements ?

    Beaucoup d’entreprises fonctionnent en silos par département avec tout ce que cela implique: mise en place de process, utilisation d’outils, création de reporting propres à chaque département ce qui rend la vision globale d’autant plus difficile.
    Ainsi le rôle principal du Revenue Ops est de casser ces silos et de coordonner l’ensemble des départements sur toujours les mêmes quatre axes:
    stratégie, data, process, outils
    .


    Décryptage avec Julia Cames, Directrice Marketing France, HubSpot

     

    MyDigitalWeek : Que signifie le RevOps et pourquoi va-t-il prendre de l’ampleur ?

    Julia Cames  : Le RevOps (opération des revenus) signifie justement de créer et d’enrichir ce dialogue entre les différents métiers d’une entreprise (équipes commerciales, marketing, finance etc…) pour partir d’une stratégie commune qui consiste à faire évoluer la relation client en un atout stratégique pour l’entreprise. Pour ce faire, elles doivent se comprendre, et pour se comprendre, travailler ensemble.
    En réalité aujourd’hui, chaque équipe a un fonctionnement distinct avec des solutions et des fichiers qui ne communiquent pas entre eux. Cela rend difficile la compréhension du parcours client et ce que cela peut apporter à l’ensemble des départements. Le RevOps va mettre en avant le travail de chaque équipe qui participent à la croissance de l’entreprise, avec un fil rouge, celui de l’expérience client.

    Une équipe chargée des activités opérationnelles a la lourde tâche de s’assurer que tout fonctionne correctement au sein de l’entreprise. C’est elle que les marketeurs contactent en cas de problème de segmentation de liste. Lorsqu’une erreur se produit lors de l’envoi d’e-mails, c’est également vers elle que se tournent les représentants commerciaux. Et si un membre de l’équipe de service client souhaite accéder à l’historique des communications avec un client, c’est encore l’équipe opérationnelle qu’il sollicite.

    Cette dernière est la pierre angulaire du succès de toutes les équipes en contact direct avec les clients. En tant que telle, elle est l’un des instruments essentiels à la qualité de l’expérience client, mais de trop nombreuses entreprises la considèrent aujourd’hui encore comme une solution ponctuelle qu’elles ne mobilisent que de façon réactive.

    Il est donc grand temps de réinventer les équipes opérationnelles, ou RevOps, et de les transformer en ressources proactives à l’aide de stratégies et d’outils dédiés.

    MyDigitalWeek : Quelle est la valeur ajoutée du Hub Operations ?

    Julia Cames  : Le logiciel Hub Operations consacrer moins de temps à la gestion de données, et plus de temps à générer de la valeur ajoutée. Le Hub Operations enrichit le CRM de HubSpot avec une suite de fonctionnalités conçues pour connecter, actualiser et automatiser les données utilisateurs et client en toute simplicité. Le résultat ? Un processus agile pour une gestion simplifiée et des équipes recentrées sur la croissance de l’entreprise.

    Un CRM réellement connecté qui permet la synchronisation bidirectionnelle, le mappage de champs personnalisés, filtres et synchronisation des données historiques :
    la synchronisation des données de HubSpot renferme toute la puissance d’un connecteur sur mesure dans une solution facile d’utilisation, qui ne nécessite aucune compétence technique.

    Fini les heures passées à saisir des données manuellement. Nos fonctionnalités d’automatisation personnalisées permettent également d’éliminer les frictions à chaque étape, de répondre aux besoins en constante évolution de vos clients et de garantir le bon déroulement des opérations au fil de votre croissance.

    Cet ensemble de fonctionnalités permet une meilleure vision du business pour les équipes opérationnelles, et la création de ponts entre les différents métiers pour servir au mieux le client et renforcer une stratégie orientée sur la gestion des revenus.

    MyDigitalWeek : Pourquoi l’automatisation est-elle de plus en plus nécessaire pour les équipes opérationnelles ?

    Julia Cames  : Depuis l’année dernière, les personnes au sein des équipes travaillent chacune de leur côté et la communication en interne en a pris un coup. Il a fallu réinventer les fonctionnements que ce soit dans la prospection commerciale ou dans la manière dont on interagit au sein de l’entreprise.

    La transition digitale est actée pour tous et au cours de l’année dernière, les entreprises sont passées d’un fonctionnement hors ligne à des process en ligne. Bien sûr, cela a démontré que beaucoup de choses devaient être changées. En France, nous sommes dans la culture de la rencontre, la prospection en face à face, et tout cela n’est plus possible pour le moment. Il y a donc des pans entiers à repenser.

    Grâce à l’automatisation, certaines informations peuvent donc être remontées et analysées pour que les équipes commerciales montent en compétence sur d’autres aspects de la relation client et se concentrent sur des actions qui génèrent du revenu.

    Avec le Hub Operations, les équipes opérationnelles peuvent synchroniser des données sur leurs applications professionnelles de manière bilatérale et en temps réel, simplifiant ainsi la gestion de leur solution technologique.

    Elles peuvent également mettre en place des workflows automatisés pour veiller à l’organisation, à la mise à jour et à la fiabilité des informations dont elles disposent sur leurs clients, quel que soit le nombre de points de contact avec ces derniers. Enfin, elles peuvent créer des actions d’automatisation avancées et personnalisées pour offrir des expériences hautement contextualisées, notamment lorsque leur base de clients se développe.

    MyDigitalWeek : Comment se positionne la solution par rapport à ses concurrents?

    Julia Cames  : L’année 2020 a été synonyme de changements majeurs et les entreprises ont dû réorienter leurs relations avec les clients de façon inattendue, non sans difficultés. Mais les sociétés qui se sont adaptées, qui ont été attentives et qui ont développé de nouvelles façons de communiquer avec leurs clients ont prouvé que chaque changement peut être source d’améliorations.

    Néanmoins, l’accélération de ces changements, et pour beaucoup d’entreprises, l’expansion ou la réorientation de leurs activités et de leurs objectifs, ont conduit à une optimisation des processus et des opérations internes, pensée sur le court terme et non sur le long terme.

    Chez HubSpot, nous nous engageons à devenir la plateforme CRM de référence pour la croissance des entreprises. Il y a un énorme écart entre les besoins des utilisateurs de CRM et les solutions offertes sur le marché, surtout dans un moment où les entreprises ont besoin de numériser.

    La plupart des logiciels sur le marché sont puissants mais difficiles à manier. Selon une étude HubSpot, 47% des utilisateurs pensent que les outils CRM qu’ils ont à leur disposition sont trop compliqués. HubSpot redéfinit le CRM qui repose sur l’expérience utilisateur – une source unique de vérité qui élimine toute complexité et permet aux équipes de front office d’approfondir leurs relations avec les clients et d’offrir une expérience optimale.

    Nous visons également à continuer d’aider des millions d’organisations françaises à mieux grandir. Qu’est-ce que cela signifie ? Nous croyons non seulement qu’il faut prendre de la hauteur mais aussi qu’il faut faire mieux.
    Au lieu de prendre des décisions à court terme qui nuisent à l’expérience client, « mieux croître » est un appel lancé à un plus grand nombre d’entreprises pour qu’elles harmonisent les outils qui conduiront à la réussite de leur entreprise (et leur systèmes internes) avec celle de leurs clients.

  • « Cookies » sur internet : les entreprises doivent mettre à jour leur politique avant le 31 mars 2021 

    « Cookies » sur internet : un enjeu économique majeur pour les entreprises

    Par Alexandre Lazarègue, Avocat spécialisé en droit du numérique 

    Alors que la CNIL a condamné Google et Amazon en décembre 2020 à une amende de 135 millions d’euros pour leur manquement à la règlementation sur le traçage numérique des internautes, la CNIL a publié des directives sur l’usage des « cookies » qui devront être mis en œuvre par l’ensemble des entreprises du digital avant le 31 mars prochain.

    Si ces fichiers déposés sur les smartphones et ordinateurs permettant de tracer le comportement des internautes sont susceptibles d’être particulièrement attentatoire à la vie privée, il constitue également un enjeu économique majeur pour les entreprises, risque de rendre la mise en application de cette règlementation incertaine. 

    En décembre 2020, la CNIL a condamné Google et Amazon à une amende de 135 millions d’euros pour le mauvais usage que ces entreprises faisaient des « cookies ».

    Ces fichiers déposés sur les serveurs des internautes (ordinateur, smartphone, tablette, objets connectées) permettent de tracer leur comportement sur leur web afin de leur proposer des produits et des services ciblés.

    Les cookies, déposés le plus souvent à l’insu des internautes qui ne mesurent pas toujours les enjeux de ce traçage, sont susceptible de constituer une véritable atteinte à la vie privée.

    La directive européenne dite e-privacy de 2002 et la loi informait et liberté du 6 janvier 1978 imposaient pourtant aux entreprises de fournir aux internautes une information aisément accessible, précise et claire quant à leur usage des cookies et exigeaient le consentement des utilisateurs dès lors que le traçage avait pour finalité des opérations de marketing.

    Une politique des cookies jusque-là peu appliqué par les GAFAM 

    Cette règlementation pouvait toutefois se révéler très préjudiciable pour les acteurs économiques et en particulier pour les GAFA qui ont longtemps préféré s’en dispenser. L’impact économique d’une condamnation judiciaire se révélant moindre que celui associé au respect de la loi.

    On sait par exemple que le fait de proposer aux internautes, dès le premier niveau du bandeau cookie, la possibilité d’accepter ou de refuser en bloc tous les cookies, fait chuter le taux de consentement de 20 à 40 % environ par rapport aux anciennes versions de bandeaux ne permettant pas une opposition globale à tous les cookies.

    Des directives de la CNIL applicable avant le 31 mars 2021 

    C’est dans ce contexte que le CNIL a publié le 17 novembre 2020 une série de directives expliquant la manière dont les cookies devaient être mise en œuvre sur les sites internet et applicable au plus tard le 31 mars 2021.

    Désormais, les site web doivent donner une information complète sur tous les cookies utilisés. A l’exception des cookies techniques, le site doit recueillir un consentement préalable exprès de l’internaute. Ce consentement doit être spécifique pour chaque cookie bien qu’il puisse être possible de consentir pour l’ensemble. L’internaute devra pouvoir retirer son consentement à tout moment.

    Le fait d’obliger l’internaute à accepter les cookies pour pouvoir accéder au site (« cookie wall ») n’est pas illégal si l’informations accessible sur le site est disponible ailleurs.

    Enfin l’utilisateur devra recevoir une information complète sur les objectifs du traçage, l’identité du responsable et sur l’ensemble de ses droits.

    Jusqu’à présent, les prédateurs du numériques n’ont pas semblé prompts à l’autodiscipline. Toutefois, les nouvelles sanctions financières prévus par le RGPD pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial pourrait être une arme décisive pour permettre un alignement des valeurs.

    Il revient en effet aux États de faire admettre que l’accès au marché européen de 500 millions de consommateurs requiert un ticket d’entrée qui consiste à respecter les lois, garants indispensables d’un art de vivre à l’européenne.