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  • IOT – Quels sont les défis pour les entreprises ?

    IoT : 5 challenges pour connecter le Monde

    Par Julien Fredonie, consultant IoT chez Infosys France

    D’après Mc Kinsey l’impact de l’internet des objets sur l’économie sera de 6,2 trillions de dollars d’ici 2025 ! Des dizaines de milliards d’objets seront alors connectés. Les entreprises commencent à optimiser leurs activités (maintenance, consommation d’énergie…) en dotant les unités de production de capacités qui rendent « visible l’invisible ». Les entreprises ciblant le consommateur final (B to C) ont une opportunité unique de réinventer l’expérience client. En offrant aux consommateurs de nouveaux services, en simplifiant leur vie, les marques disposent d’un nouveau territoire à la frontière des mondes physique et numérique.

    Quels défis l’industrie doit elle relever pour rendre ces changements possibles ?

    Voici 5 chantiers structurants qui sont autant d’opportunités pour les innovateurs. Mais attention, ces challenges devront être relevés collectivement et rapidement pour répondre aux besoins d’un secteur en évolution ultra rapide.

    Challenge #1 : La Sécurité

    Des hackers ont réussi à reconstituer le contenu d’un email rédigé par un porteur de smartwatch en captant les mouvements de son poignet.

    Chaque objet connecté est une source de fuite ou d’intrusion potentielle. Il est donc primordial de sécuriser ces applications afin de protéger et cloisonner les données sensibles qui en sont extraites. Une initiative comme l’IOTS (internet of things security foundation) est un début de réponse. Les participants mettent en place et partagent les pratiques sécurisant un monde hyper connecté et hyper exposé.

    Challenge #2 : Les architectures de référence 

    L’industrie doit accélérer la création d’architectures de référence. Avec des objets distincts, traitant les données différemment, des impératifs de sécurité croissants et des besoins d’intégration importants, l’industrie doit proposer des architectures de référence afin de simplifier le déploiement de projets IoT. Une initiative notable est celle de l’Industrial Internet Consortium dont les membres co-construisent ces architectures en partant de cas concrets (maintenance prédictive, énergie..), et les partagent ensuite de manière transparente.

    Challenge #3 : La législation

    Ces usages font naître de nouvelles questions. Quelles responsabilités en cas d’accident dû à une voiture autonome ? Quelle réponse en cas de dégâts causés par un drone automatique ? Vers qui devront se tourner les industriels en cas de non-respect d’un SLA dû à une maintenance prédictive défaillante, occasionnant des pertes ? Au même titre que la France a constitué progressivement un arsenal juridique adapté au e-commerce, le législateur devra avoir une approche transverse et fédératrice pour s’assurer de la faisabilité et de la pertinence de ses propositions. La création d’une institution de référence, similaire au Conseil National du Numérique par exemple, représentant du secteur et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, faciliterait la création de textes protecteurs adaptés.

    Challenge #4 : Les écosystèmes

    Les écosystèmes peuvent être animés par les pouvoirs publics ou par des initiatives privées.

    Dans tous les cas, ils sont nécessaires à l’innovation. Ils permettent aux industriels, inventeurs, entrepreneurs et chercheurs de se rencontrer. Le plan pour l’industrie du futur dynamise aussi le secteur et des écosystèmes comme ceux de Toulouse ou d’Angers sont voués à se développer et se multiplier afin de développer ces technologies. Les grands groupes doivent se rapprocher de ces écosystèmes afin de collaborer. Les projets IoT nécessitent de faire appel à des « intégrateurs d’écosystème ». Ces intégrateurs rendent possibles ces projets en facilitant la gestion des différents métiers et expertises nécessaires : ingénierie, design, analytics, intégration, sécurité, marketing etc.

    Challenge #5 : Nouvelles compétences et nouveaux métiers ?

    De nouveaux métiers voient le jour, comme le Chief Internet Of Things Officer ou le Head of IoT. Révolution. La constitution d’un bassin d’expertises est nécessaire à la création des conditions de cette révolution. Il y a des Mooc d’école Princeton ; Université de Californie  ou autour de technologies (Raspeberry,  Arduino ; l’OptoBotics). En France, les écoles d’ingénieurs et de management sont encore à la traîne. En formation continue il y a une opportunité de développement de compétences pour les salariés, quel que soit leur périmètre d’origine (digital, ingénierie, logistique…) afin d’accompagner les mutations de leurs activités. Les employeurs recherchent déjà ces profils, rares sur le marché de l’emploi. Les écoles et instituts de formation doivent donc intégrer l’IoT à leurs cursus afin de préparer leurs élèves à relever les défis professionnels auxquels ils devront faire face.

    L’IoT, permet d’avoir le « meilleur des 2 mondes » : personnalisation, prédictions, automatisation, socialisation, modèles économiques basés sur l’usage plutôt que sur l’achat etc.

    Pour créer et profiter de cette révolution, les pouvoir publics, les entrepreneurs, les écoles et les groupes doivent collaborer afin de relever collectivement ces défis et connecter le monde pour le changer.

     

  • Politique de cybersécurité : encore des efforts !

    La perception des enjeux de la cyber sécurité par les dirigeants d’entreprises

    Avec l’essor du big data, du cloud computing et des terminaux connectés, l’entreprise revoit son organisation pour faire face à des attaques toujours plus nombreuses et ciblées. Orange Business Services, et sa filiale Orange Cyberdefense, ont réalisé une étude menée par OpinionWay sur la maturité des dirigeants de grandes entreprises (hors DSI) sur leur politique de cyber sécurité.

    « Nous constatons des décalages importants entre la vision que les dirigeants ont de la cyber sécurité et la réalité qu’ils décrivent. Si l’enjeu de la cyber sécurité est reconnu et les risques associés très élevés, le sujet n’est pas pour autant identifié comme une priorité stratégique et les entreprises sont très nombreuses à connaitre des failles. De façon globale, l’étude pointe le fort besoin d’accompagnement des entreprises pour lever les freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité efficace » commente Michel Van Den Berghe, Directeur Général d’Orange Cyberdefense.

    82% des dirigeants conscients de l’exposition de leur entreprise à ces risques

    L’entreprise est perçue par les dirigeants comme étant l’acteur le plus exposé aux risques liés à la cyber sécurité (66%) devant les individus et les Etats (17% et 17%). De fait, 82% des dirigeants considèrent que leur entreprise est exposée à ces risques. Tous les domaines de l’entreprise sont susceptibles d’être affectés : la relation avec les clients (86%), l’image de marque (84%), l’activité de l’entreprise (83%) ou encore les ressources financières (78%). Une grande majorité des dirigeants (86%) vont jusqu’à déclarer qu’une défaillance pourrait menacer l’existence même de l’entreprise.

    Cyber sécurité : un enjeu qui n’est pas encore stratégique

    Même si la conscience du risque est avérée, la cyber sécurité se place au 5ème rang des enjeux prioritaires pour l’entreprise (23%) derrière la satisfaction des clients (58%), les résultats financiers (53%), l’image de l’entreprise (26%) et la Recherche et Développement (24%). Ce constat peut s’expliquer par le sentiment de protection des dirigeants face à aux risques : 80% d’entre eux considèrent leur entreprise assez bien voire très bien protégée et plus d’un dirigeant sur deux juge sa politique proactive.

    Plus de 60% des dirigeants déjà victimes d’une faille de sécurité

    Bien qu’ils s’estiment protégés, 64% des dirigeants déclarent que leur entreprise a subi une défaillance de sécurité. Les causes sont l’attaque externe (49%), la défaillance humaine interne involontaire (47%), la défaillance technique interne (44%) et la défaillance humaine interne volontaire (29%). La défaillance conduirait à la perte de confidentialité (44%) ou à la destruction (33%) d’informations sensibles. Dans un tiers des cas (33%), aucune mesure spécifique n’a été adoptée suite à une faille de cyber sécurité de cause interne, et dans 25% des cas suite à des attaques externes.

    Encore de nombreux freins à la mise en place d’une politique de cyber sécurité

    Pour 45% des dirigeants interrogés, le bénéfice d’une politique de cyber sécurité efficace permet d’assurer la pérennité de l’entreprise et de dissuader les cyberattaques, suivi par la réassurance des clients, partenaires et investisseurs (29%).

    Le principal frein à la mise en place d’une politique de cyber sécurité dans l’entreprise est lié aux coûts (41%). Néanmoins, 28% des dirigeants déclarent que le budget 2016 de leur entreprise sera en augmentation.

    Les autres freins identifiés dans ce sondage : la complexité technique (31%), la sous- estimation des risques de cyberattaques (29%) et la difficulté à faire adopter les bonnes pratiques en interne (27%).

  • Personnalisation des contenus avec Linkedin

    Les entreprises françaises du secteur des technologies doivent développer une approche marketing  » ultra connectée  » selon Linkedin.

    Les sociétés françaises du secteur des hautes technologies doivent proposer un contenu personnalisé qui permette de répondre aux attentes des clients potentiels à chaque étape du processus de vente, et de retenir ainsi l’attention des différents intervenants du comité de direction des achats informatiques. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude publiée aujourd’hui par LinkedIn.

    L’analyse, qui repose sur une étude menée auprès de 3 800 acheteurs de technologies, dont 227 en France, révèle que moins d’un tiers des acheteurs français de technologies est susceptible de retenir un nouveau fournisseur, confirmant ainsi les efforts considérables que les entreprises du secteur doivent déployer pour attirer de nouveaux clients.

    Plus des trois quarts des salariés d’une entreprise sont concernés (en tant qu’utilisateurs) par l’achat par leur employeur d’une nouvelle technologie (78 % en France). L’achat demeure un acte intrinsèquement transverse au sein de l’entreprise, impliquant au minimum quatre départements à chaque étape du processus. La collaboration avec le fournisseur, quant à elle, s’intensifie durant les phases de mise en œuvre et de gestion.

    En conséquence, la maîtrise des outils et des techniques utilisés pour intéresser le comité d’achat transfonctionnel tout au long du processus de prise de décision, constitue une compétence essentielle pour assurer le développement de l’activité. Pourtant, les entreprises du secteur des technologies conservent une approche quelque peu restreinte en concentrant leurs efforts sur les intervenants les plus évidents, à savoir les départements Informatique et Ingénierie, ainsi que sur la vente initiale.

    D’après Prune Nouvion, Directrice Marketing Solutions chez Linkedin en France : « Le cycle du processus d’achat de technologies est long, complexe et fortement concurrentiel. La mission qui consiste à faire évoluer l’image d’une marque auprès de tous les intervenants de la direction des achats dont les membres ont chacun leurs priorités et leurs projets, est particulièrement difficile. Pour s’imposer, les marketeurs des entreprises du secteur des technologies doivent adopter une approche « ultra connectée », et réussir à construire de l’engagement auprès de leur cible, bien au-delà de la vente elle-même. Pour conclure de nouveaux contrats, il est essentiel de proposer un contenu personnalisé, qui réponde aux attentes des acheteurs à chaque étape du processus. »

    Le processus d’achats de technologies – Principaux résultats :

    –        Globalement, la durée du processus de prise de décision pour l’achat de technologies excède un an, la mise en œuvre à elle seule s’étendant sur six mois ou plus pour la plupart des entreprises en France.
    –        Les six étapes de l’achat de technologies (identification des besoins, évaluation du cahier des charges/financement, choix du fournisseur, mise en œuvre, gestion et renouvellement) nécessitent chacune deux à quatre éléments de contenu.
    –        Au total, les entreprises de hautes technologies doivent approcher dix fonctions différentes lors d’un cycle complet : Informatique, Exploitation, Gestion de projets, Finance, Comptabilité, Ingénierie, Développement opérationnel, Achats, Service commercial et Maintenance.
    –        La troisième étape, à savoir le choix du fournisseur par les clients, est celle qui implique le plus grand nombre de fonctions au sein de l’entreprise acheteuse, à savoir au moins quatre départements pour 59% des entreprises françaises.
    –        Les entreprises dans les technologies doivent fournir un contenu adapté aux priorités spécifiques fixées par chaque fonction. Par exemple, les départements Finance, Gestion de projets et Exploitation accordent une importance capitale aux opinions des experts du secteur tandis que le Service commercial et les Achats suivent plus attentivement les informations en matière de formation et d’outils disponibles.

    NOTES :

    L’équipe de recherche de LinkedIn a fondé son travail sur les six étapes-clés du processus d’achat de technologies telles que définies par Forrester :

    –        Identification des besoins de technologies (cinq mois)
    –        Identification du cahier des charges et des financements nécessaires (cinq mois)
    –        Choix des fournisseurs (cinq mois)
    –        Mise en œuvre (cinq mois)
    –        Gestion (cinq mois)
    –        Renouvellement (deux mois)