Étiquette : entreprises

  • Agir pour l’éthique numérique

    Avanade Trendlines :

    L’éthique numérique, la modernisation des environnements de travail et les expériences immersives seront au cœur des entreprises en 2019

    La nouvelle recherche Trendlines d’Avanade présente les tendances émergentes qui auront une incidence sur les stratégies d’entreprises en matière de projets, d’innovation et de technologie.

    Agir pour l’éthique numérique, combiner intelligence et design et se préparer à des expériences sans limites sont les tendances clés sur lesquelles les entreprises doivent se concentrer en 2019 pour répondre aux changements rapides du monde digital selon la nouvelle étude Trendlines d’Avanade, premier intégrateur mondial spécialiste de l’écosystème Microsoft.

    1. Agir pour un monde numérique plus éthique

    L’éthique est devenue depuis longtemps un principe fondamental dans la plupart des entreprises, mais l’essor de l’IA et de l’automatisation créé de nouveaux défis et enjeux éthiques. Ces défis peuvent concerner les employés, les clients et les partenaires d’une entreprise. Selon une étude d’Avanade, 89% des dirigeants à l’échelle mondiale affirment avoir été confrontés à un dilemme éthique lié à l’utilisation accrue des technologies intelligentes et de l’automatisation, 87% admettant qu’ils ne sont pas pleinement préparés à répondre aux préoccupations éthiques actuelles.

    « Les entreprises ne peuvent plus se contenter de parler d’éthique numérique », a déclaré Florin Rotar, responsable exécutif mondial Modern Workplace. « Il est clair que l’éthique numérique est désormais une priorité pour les conseils d’administration et les dirigeants, et les leaders de ce domaine vont devoir commencer à mettre en œuvre des principes directeurs et appliquer l’éthique « by-design«  dans le monde professionnel. »

    Face à ce constat, Avanade a créé un groupe de travail dédié pour accompagner les entreprises en interne, via notamment des forums réunissant des représentants des plus grandes entreprises mondiales.2

    2.Allier intelligence et design

    Les entreprises « model-driven«  associent le design et l’analyse des données pour créer des produits et des services plus personnalisés afin de mieux répondre aux exigences de leurs clients. Il est temps d’appliquer ces mêmes pratiques pour répondre également aux attentes des employés. Une étude du Centre de recherche sur les systèmes d’information (CISR) de la MIT Sloan School of Management[1] montre que les entreprises offrant une meilleure expérience à leurs employés obtiennent davantage de résultats business, avec une clientèle doublement satisfaite, d’avantage d’innovation et une rentabilité supérieure de 25% vs la concurrence.

    Des responsables d’entreprises font travailler ensemble leurs data scientists et leurs créatifs pour créer des équipes multidisciplinaires dès les premières étapes de création d’un produit ou d’un service, dans le but d’améliorer à la fois l’expérience des employés et celle des clients.

    Avanade a ainsi mis en place un réseau de « digital innovation studios » combinant plusieurs disciplines pour la création de nouveaux produits et services et proposer à ses clients une nouvelle manière d’allier l’intelligence des données et le design.

    3.Créer des expériences sans limites

    Alors que les expériences consommateurs et employées sont en perpétuelles mutations, de nombreuses entreprises n’arrivent toujours pas à développer de nouveaux produits et services sur les environnements de travail fixes et mobiles. Le monde évolue rapidement vers une société exclusivement mobile, expérience « en mouvement », à la fois physique et virtuelle. Créer ces expériences immersives « sans limites » nécessite un nouvel état d’esprit et un renouvellement de l’architecture informatique.

    « Ces nouvelles expériences requièrent un nouvel état d’esprit de la part de tous – dirigeants, employés et consommateurs », a déclaré Craig Gorsline, responsable exécutif mondial en conseil et innovation. « Les entreprises devront réorganiser leur architecture informatique afin que les consommateurs et les employés puissent vivre des expériences sans friction qui améliorent leur vie avec des informations pertinentes présentées sur toutes les plates-formes. Il est temps d’embrasser le changement. »

     

     

  • La voix, un vrai défi à relever pour les enseignes

     

    L’avènement de la recherche vocale et son impact sur l’expérience client

    Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore

    Le rythme de l’innovation des géants de la technologie a permis aux assistants virtuels à commande vocale, tels que Google Home et Amazon Echo, d’entrer dans nos maisons, presque du jour au lendemain.

    Cette technologie fait rapidement évoluer nos habitudes d’achat – dans certains cas, en éliminant complètement le processus de recherche associé à l’achat d’un produit. Amazon Alexa peut maintenant recommander son produit « de choix » aux consommateurs et ainsi, simplifier considérablement le parcours d’achat.

    Cependant, à ce jour, très peu de marques et d’enseignes ont développé leurs propres fonctionnalités pour tirer profit de la croissance des achats par commande vocale. S’ils ne considèrent pas la voix comme un nouveau canal d’achat sérieux, parallèlement au Web, à la technologie mobile et aux achats en magasin, sur catalogue et autres, ils passeront à côté d’immenses opportunités de revenus.

    Mais qu’impliquent les achats par commande vocale pour les vendeurs, qui ont historiquement investi des sommes colossales pour inciter les consommateurs à venir chercher leurs produits dans les rayons ?

    Quel sera l’impact de cette innovation sur l’expérience client ? Et comment les vendeurs peuvent-ils intégrer pleinement la voix à leurs autres systèmes pour s’assurer qu’elle profite à leurs clients, tout en dynamisant la croissance de leur enseigne ?

    La voix, un vrai défi à relever pour les enseignes

     Une requête vocale est une fenêtre directe ouverte sur les désirs des consommateurs à l’instant même, ainsi que sur leurs opinions concernant un sujet, un service ou un produit. Elle offre également la praticité de pouvoir effectuer une recherche sans interrompre ses activités ; les utilisateurs peuvent formuler une requête, au lieu de la saisir sur un clavier.

    Comme la recherche, les évolutions de la technologie vocale permettent aux spécialistes du marketing d’élaborer des stratégies d’engagement plus orientées vers les clients, grâce aux données contextuelles en temps réel. Cependant, cette innovation engendre plusieurs défis pour les vendeurs.

    L’impérieuse nécessité d’apparaître en tête de liste

    Tout d’abord, la recherche vocale dans l’e-commerce élimine les marques et dépouille presque complètement le marketing : les marques les plus fréquemment recherchées figureront en tête des résultats des moteurs de recherche. Par conséquent, les équipes de marketing doivent s’assurer que lorsqu’un utilisateur demande à Alexa d’ajouter du beurre à son panier, leur produit apparaîtra en tête de liste et sera donc acheté par le client. Cela implique de s’assurer que les clients savent précisément quel produit demander ; et ça, c’est une tâche essentielle pour le marketing.

    Et d’intégrer la voix aux autres systèmes centraux

    Ensuite, les requêtes vocales ne fourniront des résultats personnalisés utiles, dans le contexte et au moment opportun, que si elles sont intégrées à d’autres données et connaissances issues de l’ensemble de leur profil. Ces données doivent inclure la localisation, l’historique de navigation, les habitudes d’achat, les achats récents et les affiliations à certaines marques. Il est donc essentiel que les vendeurs s’assurent d’intégrer la voix à leurs systèmes existants, tels que les plateformes CRM et ERP et les systèmes logistiques.

    Et surtout d’utiliser correctement la voix

    Enfin (et surtout), les vendeurs doivent réfléchir à une manière d’engager le client dans un dialogue bidirectionnel, afin de s’assurer de pouvoir utiliser la recherche vocale pour tirer le meilleur parti des éventuelles opportunités de vente croisée ou de montée en gamme. Ceci ne signifie pas utiliser l’enceinte connectée pour parler physiquement aux clients. Au lieu de cela, les vendeurs doivent réfléchir à des manières de les intéresser à des produits différents de ceux qu’ils achètent normalement, afin de s’assurer de leur offrir une valeur ajoutée.

    Par exemple, si un assistant virtuel à commande vocale est connecté à une machine à café, la marque de café fournissant les dosettes saura, grâce à l’historique des commandes précédentes du client, quelles saveurs de café il apprécie ; elle pourra alors lui adresser une notification concernant une offre spéciale lorsque la machine commencera à manquer de café. Toutefois, vous pouvez également utiliser ces notifications pour informer les clients sur les promotions et les nouveaux produits. Les enseignes et les marques doivent réfléchir au meilleur canal sur lequel diffuser ces notifications, afin de s’assurer de ne pas empiéter sur la vie privée de leurs clients. La capacité d’enregistrer des commandes vocales, mais également de promouvoir ce même engagement par la suite, par e-mail ou par le biais d’une application, est vitale.

    Compte tenu de la croissance des enceintes connectées et de la recherche vocale, les enseignes et les marques ne peuvent se permettre d’ignorer ce canal de marketing et de vente. Cependant, cette technologie ne connaîtra le succès que si elle est intégrée aux données et aux systèmes existants, ainsi qu’à la promotion des fonctionnalités vocales, afin de s’assurer que les clients commandent « les bons articles » et, qu’en retour, que les produits correspondants leur sont présentés.

    Bien que cette technologie puisse sembler « confidentielle » à l’heure actuelle, c’était également le cas d’Internet lors de ses premiers pas; regardez la tournure qu’ont prise les événements pour les vendeurs qui ont choisi d’ignorer les temps changeants.

     

     

  • Quatre idées reçues courantes sur la transition numérique:

    Les quatre idées reçues qui freinent la révolution numérique


    Par Perry Krug, Krug, Principal Architect chez Couchbase

    La plupart des entreprises accordent désormais la priorité aux projets de transition numérique : une étude récente de Forrester laisse entendre que 85 % d’entre elles investiront cette année dans ce domaine. Toutefois, bien que cette transition soit très prometteuse, elle n’est pas toujours simple. En effet, la confusion et la désinformation qui entourent les projets numériques risquent de faire obstacle à la révolution numérique qui s’amorce.

    Les entreprises incapables de se tourner vers le numérique de façon efficace se retrouvent à la traîne face à la concurrence. Dans une étude réalisée en 2017, les DSI britanniques accordent aux retardataires une durée de vie légèrement supérieure à cinq ans, avant de cesser leurs activités ou d’être absorbés par la concurrence, victimes de la dégradation du service client, d’une clientèle en baisse, de la chute de leurs recettes et de la diminution de leurs ressources. La disparition récente de Toys “R” Us et de Maplin sont de parfaits exemples de grandes marques ayant payé le prix fort de leur manque d’évolutivité.

    En matière de prévention de la fracture numérique, grandes et petites entreprises doivent en tirer une leçon : aucune entreprise ne saurait échapper à la révolution numérique. En guise de démonstration, réfutons quatre idées reçues courantes sur la transition numérique:

    Idée reçue n° 1 : « Le numérique exige des investissements considérables. »

    IDC estime que les entreprises consacreront plus de 2 000 milliards de dollars à la transition numérique en 2019. A priori, les petites entreprises ne peuvent rivaliser avec une telle capacité financière, mais l’argent n’est pas toujours synonyme de succès. En effet, les DSI interrogés admettent que 84 % de leurs projets de transition numérique ont été annulés, retardés ou revus à la baisse. Il est clair qu’investir aveuglément dans la révolution numérique ne suffit pas : les entreprises doivent se concentrer sur leur façon de dépenser, pas seulement sur les montants.

    L’innovation numérique s’est largement démocratisée au cours de la dernière décennie. La généralisation des formules d’abonnement et des technologies en Cloud permettent même aux microentreprises de se doter des outils adéquats. En matière d’outils et de technologies, les petits investissements sont parfois très rentables.

    Idée reçue n° 2 : « Nous ne disposons pas des ressources nécessaires pour entreprendre une transition numérique. »

    D’après ce sondage réalisé en 2017 auprès de responsables informatiques, le manque de ressources, y compris de personnel qualifié pour mettre en œuvre et gérer le processus, constitue le principal obstacle à la réussite de la transition numérique. Cela étant, les entreprises qui déclarent disposer de « ressources limitées » sont généralement assez flexibles : elles subissent moins que les groupes internationaux les contraintes inhérentes à des procédures internes et à de grandes infrastructures technologiques existantes. Ceci leur permet de réagir plus rapidement face aux transformations du marché, de déployer de nouvelles technologies plus facilement ou de remplacer les anciennes.

    Idée reçue n° 3 : « Notre clientèle s’accommode de la situation et ne s’intéresse pas au numérique. »

    C’était peut-être le cas auparavant, mais plus aujourd’hui ! Les consommateurs actuels s’attendent à recevoir le même service personnalisé et permanent de la part de toutes les entreprises avec lesquelles ils traitent. Qu’il s’agisse de vendre aux consommateurs, à une petite ou à une grande entreprise, la montée en puissance des géants d’Internet et l’évolution du marketing numérique ont habitué les utilisateurs finaux à un dialogue multicanal, c’est-à-dire à la possibilité d’interagir avec leurs fournisseurs comme bon leur semble.

    Si un client ne peut interagir avec vous comme il l’entend, il est fort probable qu’il ira tout simplement voir ailleurs : que vous soyez en concurrence avec des entreprises internationales, nationales ou locales, l’engagement du client est un élément clé pour se distinguer de la concurrence, et le numérique, un facteur de distinction considérable.

    Idée reçue n° 4 : « Nous n’aurons jamais assez de clients pour justifier un passage au numérique. »

    N’oubliez pas que la majorité des plus grandes entreprises du secteur numérique ont été fondées il y a 10 à 15 ans. Celles-ci ont connu une montée en flèche du volume des interactions avec leurs clients dans un laps de temps relativement court. Naturellement, la plupart des entreprises ne connaîtront pas le succès fulgurant de Pokémon GO, mais il est toujours utile de se pencher sur deux éléments clés de la transition numérique : l’évolutivité et la fiabilité. Les entreprises doivent pouvoir évoluer rapidement pour faire face à toute hausse imprévue de la demande. Il importe également de s’assurer que l’entreprise peut continuer à fonctionner sans heurts dans d’autres circonstances, par exemple si les salariés doivent soudainement travailler à distance, si les locaux sont victimes d’un sinistre ou si les fichiers de l’entreprise sont infectés par un logiciel rançonneur.

    Le moment est venu de réévaluer vos besoins numériques

    Dans le cadre de la transition numérique, de nombreuses entreprises doivent adopter une nouvelle approche : envisager la technologie comme un catalyseur, et non comme une simple entrée du tableau des dépenses. Quelle que soit la taille de votre entreprise, sachez qu’il n’a jamais été aussi facile de tirer parti de la technologie, afin de susciter chez les salariés et les utilisateurs finaux ce sentiment de transparence indispensable à la réussite de toute transition numérique. Petites et grandes entreprises sont particulièrement bien placées pour bouleverser leur marché en accomplissant leur révolution numérique : il leur suffit de demeurer à l’écoute de leur clientèle et de proposer le meilleur service possible, via des plateformes numériques adaptées

  • Comprendre en un coup d’œil le RGPD

    Comprendre en un coup d’œil le RGPD et savoir s’il faut réaliser ou non une Étude d’Impact sur la Vie Privée (EIVP) ou DPIA 

    Alors que la date fatidique d’application de GDPR se rapproche, de nombreuses entreprises se posent encore des questions quant à la façon dont elles doivent s’organiser, aux processus qu’elle doivent mettre en œuvre.

    Cette infographie réalisée par Mega International, spécialiste de l’architecture d’entreprise.donne quelques éléments de réponse :

     

  • Le RGPD expliqué à mon Boss !

    Le RGPD expliqué à mon Boss ! 

    « Encore une réglementation européenne qui nous empêche de travailler ! », « Nous avons bien le temps d’ici à mai 2018 ! », « Pourquoi changer alors que nos concurrents maintiennent leurs pratiques ? », « La CNIL ? elle ne nous a jamais contrôlés en 40 ans d’existence ! elle n’a pas non plus sanctionné nos concurrents. Le risque n’est pas réel. » etc., sont autant de réponses inquiétantes sur les enjeux de cette réforme européenne.
    Pour répondre à toutes ces problématiques, Gérard Haas, avocat au barreau de Paris et fondateur du cabinet Haas Avocats, spécialiste en droit des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) apportera son analyse et ses conseils
    lors du salon eMarketing qui se déroulera du 10 au 12 Avril Pte de Versailles à Paris.*

    Gérard Haas a aussi publié un ouvrage à ce sujet : « Le RGPD expliqué à mon Boss  » aux éditions Kawa. L’occasion de livrer quelques fondamentaux du RGPD.

    MyDigitalWeek : Quelle est la définition juridique de donnée personnelle ?

    Gérard Haas : On entend par « donnée personnelle » toute information identifiant directement ou indirectement une personne physique (ex. un nom, un numéro d’identification, des données de localisation, un identifiant en ligne, ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propres à son identité physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale). La personne physique, dénommée « personne concernée » être un collaborateur, un client, un adhérent ou un prospect.

    MyDigitalWeek : Quelles sont les conséquences de la réglementation RGPD sur le parcours clients et leurs données ?

     Gérard Haas : De nombreuses exigences relatives aux traitements de données à caractère personnel figuraient déjà dans la loi informatique et liberté devront être prises en compte. Les principes fondamentaux de cette loi sont effets repris dans le RGPD.

    Cependant, le RGPD ajoute son lot de nouveautés qu’il sera nécessaire de prendre en compte dans le parcours client:

    –          le renforcement du consentement et de l’information des personnes concernées par le traitement. Le consentement doit notamment être libre, éclairé, explicite.

    –          Les nouveaux droits des personnes parmi lesquels figurent:
    Le droit au déréférencement des données personnelles indexées par un moteur de recherche ;
    Le droit à l’effacement des données après X années (durée à déterminer à l’avance par l’entreprise).
    Le droit à la limitation du traitement
    Le droit à la portabilité des données
    Le droit de s’opposer au profilage

    MyDigitalWeek : Quels sont les fondamentaux à respecter ?

    Gérard Haas : Les principes fondamentaux figurent à l’article 5 du RGPD.

    1. licéité, loyauté, transparence des traitements
    2. limitation des finalités (déterminer des finalités explicites et légitimes)
    3. minimisation des données (ne traiter que les données nécessaires aux traitements)
    4. limitation de la conservation : définir une durée de conservation ou des critères pour la déterminer.
    5. Sécurité du traitement : prévoir des mesures techniques et organisationnelles permettant de préserver l’intégrité et la confidentialité des données
    6. Responsabilité (ou accountability) : être en mesure de démontrer le respect du règlement (notamment à travers l’établissement du registre des traitements, des analyses d’impact)

    Il faut également adopter une démarche privacy by design et privacy by default, c’est-à-dire prendre en compte la protection de la vie privée par défaut (par exemple au travers du paramétrage par défaut d’un outil ou d’une solution logicielle) et dès la conception (au cours des développement ou de l’élaboration de l’outil.

     MyDigitalWeek : Quelles sont les étapes à suivre ? 

    Gérard Haas : Le processus de mise en conformité au RGPD suit généralement les étapes suivantes

    1. Désigner un DPO interne ou externe qui pilotera la mise en conformité ;
    2. Cartographier les Traitements et élaborer le registre des traitements ;
    3. Identifier les points d’écarts à la règlementation (durées de conservation, information et consentement, mesures de sécurité…) ;
    4. Auditer les contrats avec les sous-traitants intervenant sur les données, et négocier des avenants relatifs à la protection des données si nécessaire ;
    5. Mettre en place les procédures internes et sensibiliser les équipes aux enjeux du RGPD
    6. Mener les Analyses d’impact (PIA) sur les traitements à risque.

      Pour en savoir plus rendez-vous aux ateliers du cabinet HAAS :
      Mardi 10 Avril à 12.00 -12.45 Salle 3 Thématique :  Stratégie digitale Comment la réglementation RGPD va améliorer la relation client et l’expérience utilisateur.
      Mercredi 11 Avril à 12.00- 12.45 – Salle 2 – Thématique : Exploiter les data clients
      Booster la confiance et l’expérience client en tirant parti du RGPD
      Jeudi 12 avril à 14.00 – 14.45 Salle 3 Stratégie Digitale
      RGPD et Marketplace : l’enjeu de la conformité

      POUR RAPPEL : Les chiffres clés du salon eMarketing 

  • Quand la gestion des données reste une énigme pour la majorité des entreprises…

    Quand la gestion des données reste une énigme pour la majorité des entreprises

    Par Daniel de Prezzo, Head of Technologies Southern Europe chez Veritas Technologies

    Les données personnelles augmentent quatre fois plus vite que l’économie mondiale, elles régissent les stratégies économiques et sociales[1]. Elles sont maintenant reconnues comme étant une des plus grandes richesses pour les entreprises. Le plus gros défi pour ces dernières est désormais de savoir comment les gérer de manière optimale mais surtout comment les conserver. En effet, avec la transformation digitale et l’adoption massive du cloud, les données continueront d’augmenter de manière exponentielle et demanderont des capacités de stockage de plus en plus importantes.

    Mais les consommateurs sont encore trop nombreux à ignorer comment leurs informations personnelles sont utilisées, collectées et partagées. Dans un monde de plus en plus digitalisé qui fait la part belle à la mobilité, il est primordial de prendre en compte 3 points essentiels pour réussir la gestion et la sécurisation des données :

    • Adopter la transparence en matière de protection des données

    Les entreprises doivent intégrer une communication centrée sur l’humain au sein de leur stratégie de protection et de confidentialité des données. Le consommateur accorde plus volontiers sa confiance à ce qu’il peut voir et comprendre. La transparence est donc la porte d’entrée vers une bonne image de marque, pas seulement auprès des clients à qui l’on apporte un service, mais aussi aux yeux des employés. Avec des données en croissance continue, les entreprises se doivent d’être proactives et créatives sur la façon de valoriser leur transparence. Les entreprises qui arrivent à prendre de la hauteur par rapport aux très rébarbatifs « termes et conditions générales » et qui éduquent leurs publics sur la richesse incroyable que représentent les données personnelles, gagneront la confiance et le respect qui leur permettront de tirer les meilleurs bénéfices.

    • Des consommateurs mieux informés seront plus enclins à respecter la réglementation sur la protection des données

    La fuite et les failles dans les systèmes de protection des données font quotidiennement la une des médias. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs à leur manière de partager leurs données via les applications, les sites internet et les appareils sur lesquels ils se connectent. Cette vigilance conduit à la mise en place de nouvelles régulations à commencer par le Règlement Européen sur la Protection des Données (GDPR) qui entrera en vigueur en mai 2018. Les entreprises du monde entier se doivent d’être attentives à GDPR et aux conditions pour entrer en conformité, principalement en Europe où une régulation à l’échelle des Etats pourrait également être envisagée dans les années à venir. Or, la mise en conformité doit impérativement passer par une éducation des publics internes à l’entreprise.

    Selon les conclusions d’une étude menée par Vanson Bourne, près de 88% des entreprises dans le monde comptent ainsi inciter les employés à adapter leur comportement en faveur de GDPR en prodiguant des formations spécifiques et en attribuant des primes. Près de la moitié (47%) des entreprises envisagent même d’ajouter le respect obligatoire de mesures concernant GDPR dans les contrats d’embauche. Les entreprises sont nombreuses à vouloir récompenser les salariés qui respectent la réglementation GDPR, puisque ces derniers contribuent à promouvoir une bonne gouvernance des données au sein de leur entreprise, ce qui peut conduire à générer de meilleurs résultats opérationnels.

    • Redéfinir le niveau de responsabilité dans le cloud

    Nous vivons une époque dans laquelle les barrières physiques à l’accès des données n’existent plus au profit d’un accès généralisé et simplifié en fonction de l’endroit où on se trouve. Les entreprises adoptent de plus en plus une stratégie cloud-first conçue pour répondre à ce type de besoin. Et si le cloud est dans tous les esprits, la confidentialité des données est forcément associée à cette problématique. Près de 60% des responsables techniques et commerciaux considèrent la protection des données comme leur préoccupation principale lorsqu’ils s’associent avec un fournisseur de cloud. Cependant, il existe actuellement une confusion extrême sur l’entité responsable de la protection des données sensibles.

    Selon l’étude Truth in Cloud, plus des deux tiers (69%) des entreprises considèrent, à tort, pouvoir accorder la pleine responsabilité pour la protection des données et pour le respect de la vie privée aux fournisseurs de service cloud. Pourtant, les contrats stipulent bien que ce sont bien les entreprises qui doivent endosser la responsabilité de la gestion des données des consommateurs.

    Aujourd’hui, il est primordial pour les entreprises de prendre conscience de leur degré de responsabilité.

    Ainsi, reprendre le contrôle des données numériques donne non seulement la possibilité aux entreprises de maitriser leur plus grande richesse, mais aussi celui de recueillir des informations plus précises sur leurs activités, de renforcer leur image de marque, voir même à long terme, d’augmenter leurs revenus ou leur part de marché

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    [1] Source : http://www.influenceursduweb.org/les-donnees-la-richesse-du-21eme-siecle/

  • France is back ! … mais quelle est la réalité du business ?

    Innovation : les grandes entreprises françaises 
    ne jouent pas suffisamment leur rôle
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos
     
    La France doit faire face à un nouveau paradoxe : en pleine période d’effervescence des start-ups technologiques, soutenues par des investissements massifs, les grands groupes français peinent à prendre des risques en adoptant eux-même les nouvelles solutions proposées par ces jeunes entreprises innovantes. Une question de génération ? Peut-être, mais surtout de confiance.
    « France is back ! » claironne notre jeune et dynamique Président de la République et il a bien raison : de nombreux indicateurs économiques sont au vert et il est grand temps de redonner de l’assurance à un peuple français qui a souvent tendance à voir le verre à moitié vide. Le nombre de start-ups a explosé ces dernières années et les investissements affluent avec plus de 3 milliards de dollars de levées de fond en 2017. Même si elle ne peut rivaliser avec les Etats-Unis et la Chine sur ce point, la France s’est bien positionnée sur l’échiquier européen et il faut y voir un espoir de bonnes perspectives à venir.
    Mais ne perdons pas de vue qu’aussi belles vitrines soit-elles, les start-ups se nourrissent en partie d’une bulle spéculative et qu’elles ne sauraient être représentatives de la situation globale et concrète des entreprises françaises. La French Tech qui se bouscule au CES de Las Vegas pour jouer un remake du concours Lépine est parfaite pour la médiatisation internationale de notre innovation renaissante. Mais elle ne reflète pas pour autant les réalités du business tel qu’il se vit tous les jours sur le terrain, en particulier dans les secteurs B2B (business entre entreprises).
    Une économie interconnectée où chacun a son rôle à jouer
    Paradoxalement, la France bouillonne de nouvelles idées et d’applications technologiques à fort potentiel, créées par des entrepreneurs à l’image revalorisée au sein de la société, mais les entreprises plus traditionnelles ont des difficultés à les intégrer dans leur organisation. Or, si une jeune entreprise a besoin de financement pour naître et développer son offre, ce qu’elle arrive de mieux en mieux à obtenir en France, elle a surtout besoin de la vendre à des clients si elle veut justifier et pérenniser son existence. C’est là que les grandes entreprises françaises et les ETI ont leur rôle à jouer : c’est en achetant les solutions des innovateurs tricolores qu’elles renforceront le tissu économique de notre pays, tout en accélérant leur propre transformation numérique.
    C’est certain, faire confiance à une jeune entreprise comporte une part de risque. Composante qui ne fait pas partie de l’ADN de nombreux grands groupes, paralysés par la peur de l’échec, que l’on aime tant cultiver en France. Dans la grande période de transition que nous vivons actuellement, le message d’alerte « innover ou mourir », pourtant répété tel un mantra, ne semble pas arriver jusqu’aux oreilles des plus frileux. Le cercle vicieux de la non-innovation gangrène ainsi des pans entiers de secteurs économiques, qui n’évoluent pas comme ils le devraient, mais en plus de cela freinent l’élan des jeunes pousses aux solutions parfois mieux reconnues à l’étranger.
    L’innovation est par essence un risque
    Bien sûr, certaines grandes entreprises font figure de bons élèves de l’innovation, tels un L’Oréal ou un AXA, mais combien d’autres derrière se contentent d’appliquer un joli vernis de digital sur leur fondation branlante qui auraient plutôt besoin d’une vraie transformation en profondeur ? Car de l’innovation technologique dépendent aussi les changements organisationnels nécessaires et demandés par la nouvelle génération de collaborateurs. Ce sont bien souvent eux qui se substituent au devoir des dirigeants en apportant de nouveaux outils au bureau afin de gagner en efficacité, au risque de développer un Shadow IT mettant en péril la cybersécurité de l’entreprise.
    De grands groupes préfèrent investir dans des incubateurs/accélérateurs de start-ups, afin de « ne pas rater le train du digital », sans prendre l’initiative de se transformer suffisamment eux-mêmes. On voit aussi de grands éditeurs de logiciel ou des ESN qui n’utilisent même pas à leur propre compte les solutions innovantes qu’ils proposent à leur clients, laissant les autres prendre des risques à leur place. Mais la véritable innovation, c’est justement savoir prendre des risques, et non pas suivre ce que tout le monde fait déjà. L’Histoire l’a prouvé à maintes reprises, avec d’un côté des Ford, Ikea ou Apple et de l’autre des Kodak ou Nokia, que ce ne sont pas ceux qui restent immobiles qui sont récompensés.
    Croire au potentiel des Français
    On évoque souvent les Français comme un peuple qui voue une grande passion pour l’auto-critique, traduisant un caractère sain et mature et qui s’explique sans doute historiquement, mais cela l’a trop longtemps empoisonné dans sa confiance en lui. Heureusement, la nouvelle génération (Y) d’entrepreneurs  semble s’être débarrassée de cet héritage encombrant et la fierté d’être Français est aujourd’hui de retour.
    Mais il reste encore du chemin à parcourir dans la confiance en notre industrie technologique, encore bien trop « US Centric ». Un fleuron de la tech B2B française comme Criteo n’a-t-il pas été « obligé » de s’installer aux Etats-Unis pour passer à la vitesse supérieure ? Sans parler des Français qui décident de créer directement leur start-up aux USA comme Scality ou Datadog. 
    Lorsque le respecté cabinet d’analyse américain Gartner explique à nos entreprises que leur seul défaut est d’être française, cela n’aide pas à se défaire d’un complexe d’infériorité qui va déteindre sur les directeurs d’achats des grands groupes français. Par manque de compréhension de la technologie et peur du risque, ceux-ci vont souvent privilégier une jeune entreprise étrangère, ou plus sûrement un gros éditeur moins innovant, faisant ainsi le choix de l’entre-soi confortable.
    Se positionner tôt et être patient, comme pour tout investissement
    Le problème des entreprises technologiques en B2B est d’être comparées au modèle B2C (business direct au consommateur) avec lequel on se rend compte rapidement si un produit ou un service a du potentiel. Dans le B2B, entre 5 et 10 ans en moyenne sont nécessaires pour qu’une solution arrive à maturité, que les premiers clients aient été convaincus et que l’on puisse passer à une phase d’industrialisation. Aucun retour sur investissement ne peut être espéré avant 3 ans. Il est donc essentiel pour la survie de ces jeunes entreprises expertes en Big Data, en réseaux, en Intelligence Artificielle ou en Blockchain que les grands groupes leur fassent confiance tôt dans ce cycle, leur laissent leur chance et du temps pour mûrir leur offre et la faire évoluer au gré de leurs besoins.
    C’est en acceptant qu’une solution encore jeune ne soit pas parfaite dès le départ que les entreprises participeront à sa croissance. Par ailleurs, en se positionnant rapidement dessus, elles seront également les premières à en tirer les fruits et à prendre de l’avance sur leurs concurrentes. Et il ne faut pas non plus se leurrer : choisir d’acheter la solution d’un grand acteur plutôt que celle d’un petit comporte aussi sa part de risque. On n’est jamais à l’abri que le produit d’un éditeur de renom soit stoppé, ce qui engendrera alors des coûts élevés.
    Créer un tiers de confiance pour soutenir l’innovation
    Ce qu’il manque finalement à notre marché français de la tech B2B, c’est un organisme réellement indépendant, gouvernementale ou non, qu’il s’agisse de Business France, de France Digitale ou d’un autre, qui serait en mesure de juger de la maturité et de la viabilité des solutions technologiques françaises. Une sorte de label « French Tech B2B » de confiance, établi selon des critères objectifs (les étapes franchies avec succès, solidité des fondateurs, prix internationaux, partenaires, investisseurs…), à même de faire le tri et donc de rassurer les acheteurs potentiels.
    Si ce type de projet demande du temps pour être mis en place, le Secrétariat d’Etat au Numérique devrait à minima concevoir rapidement une méthodologie sur l’analyse du risque, afin de soutenir les jeunes entreprises françaises qui ont tous les atouts dans leur manche, si ce n’est une ancienneté suffisante aux yeux des vieilles maisons conservatrices.
    Sans tomber dans l’interventionnisme excessif, la France a donc son rôle à jouer en soutenant toutes les entreprises, grandes ou petites, qui participent à l’essor des innovations de rupture, afin  de pouvoir peser dans l’écosystème mondial. Le patriotisme économique a un sens et les Etats-Unis, la Chine ou la Corée du Sud ne se privent pas de l’appliquer. Alors, que nos têtes pensantes ne se contentent pas de brandir leur étendard à Las Vegas, mais enclenchent un véritable cercle vertueux de la confiance en l’innovation française et en ses hommes et ses femmes qui la portent.
  • Fjord Trends 2018 : le rapport qui analyse les tensions dans les entreprises

    Fjord Trends 2018 : le rapport qui analyse les tensions des entreprises

    Accenture publie Fjord Trends 2018, un rapport qui analyse les tensions à l’œuvre à l’intérieur comme à l’extérieur des entreprises et de la société. Ce onzième rapport annuel examine sept tendances digitales émergentes qui pourraient changer notre façon de vivre et de travailler en 2018.

    Les progrès technologiques rapides modifient le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, provoquant à la fois de l’émerveillement et de l’inquiétude quant aux possibilités qu’ils offrent. Qu’il s’agisse d’intelligence artificielle, d’analyse automatique d’image ou de blockchain, les technologies émergentes s’enracinent dans les expériences numériques et physiques de notre vie quotidienne.

     « Chacune de nos tendances de 2018 est née d’une tension fondamentale, qu’il s’agisse d’un changement, d’une collision ou d’un choc des idées », explique Mathilde Lauriau-Tedeschi, directrice de Fjord en France. « Le numérique versus le physique, l’humain versus la machine, la centralisation versus la décentralisation, la productivité versus l’artisanat, l’automatisation versus le contrôle, la traçabilité versus l’anonymat. En 2018, il ne suffira plus d’être un simple observateur de ces tensions, il faudra saisir l’opportunité de concevoir collectivement le monde dans lequel nous vivrons. »

    Fjord Trends 2018 décrit la façon dont les entreprises peuvent transformer ces tensions en changements positifs. Le rapport examine sept tendances qui devraient façonner la prochaine génération d’expériences et de services :

    1. Le retour du monde physique : Le numérique a tenu le haut du pavé suffisamment longtemps – l’expérience de la marque passe maintenant par le numérique ET le physique. L’heure est donc venue de fusionner les deux.
    2. Le regard des machines : Les ordinateurs ne se contentent plus de comprendre nos mots, ils lisent et interprètent maintenant les images sans aucune aide de notre part. Imaginez les possibilités que cela représente pour la prochaine génération de services numériques.
    3. L’espace algorithmique : Comment concevoir une stratégie marketing qui s’appuie sur les algorithmes qui relient les marques à leurs clients et rendent caduques les stratégies de marque conventionnelles ?
    4. La quête de sens des machines : L’intelligence artificielle pourrait changer nos emplois, mais ne doit pas les éliminer. Nous pouvons – et devrions – travailler à la conception de la relation entre l’humain et la machine.
    5. Le pari de la transparence : La blockchain pourrait générer de la transparence, sécuriser internet, ramener la confiance perdue et reconstruire les relations avec le grand public.
    6. L’économie de l’éthique : Qu’elles le veuillent ou non, les entreprises sont amenées à prendre position sur des enjeux politiques et sociaux. Les consommateurs sont prêts à payer pour des marques qui font écho à leurs valeurs profondes.
    7. Concevoir autrement : le design a le vent en poupe et c’est une bonne chose. Mais dans un monde où chacun pense être un concepteur, les designers doivent évoluer dans leur façon de travailler, d’apprendre et d’agir, pour continuer à faire la différence.

    « Nous pensons que cette édition des Trends va provoquer et inspirer, mais surtout fournir aux entreprises des conseils pratiques pour se préparer aux opportunités à venir », a ajouté Mathilde Lauriau-Tedeschi. « Les questions épineuses qui nous attendent tournent autour des interactions homme-machine, dont les conséquences seront profondes pour les individus, la société et tous types d’organisations. Alors que le numérique s’intègre au monde physique, notre relation au monde qui nous entoure sera redéfinie. »

    Trends 2018 s’appuie sur la pensée collective de plus de 1 000 designers de Fjord à travers le monde. Cette année pour la première fois il s’appuie également sur les observations et les attentes de 85 clients. Pour le rapport complet, consultez www.trends.fjordnet.comet partagez vos commentaires sur Slideshare.

     

  • Data : de la difficulté d’abattre les silos

    Comment abolir les frontières : un guide pour monétiser les données

    Par Srinivasa Gopal Sugavanam, Associate Vice President–Data & Analytics Practice chez Infosys

    La donnée est souvent perçue comme le problème d’un autre plutôt qu’une opportunité pour chacun.

    Cela n’est pas surprenant, étant donné l’immense quantité d’informations générées par des entreprises, même de tailles modestes, ainsi que la difficulté apparente qu’elles ont à transformer ces données en informations exploitables. Cependant, le problème ne concerne pas seulement les volumes de données ou la complexité des outils d’analyse. La difficulté réside dans le manque d’intégration des différentes sources de données et les technologies qui permettent de transformer les informations brutes en données exploitables.

    Si, comme l’observait Clemenceau, la guerre est trop importante pour être laissée aux généraux, alors les données sont beaucoup trop précieuses pour être laissées aux analystes et scientifiques de la data. Si les entreprises peuvent libérer leurs données et les rendre accessibles à tous, elles peuvent améliorer leur proximité avec les clients, transformer leurs opérations, débloquer de nouvelles opportunités de revenus et élaborer de nouvelles stratégies basées sur leurs importantes bases de données.

    Lacs et silos

    Pour comprendre les notions de lacs et de silos, il faut s’imaginer une entreprise établie, comme un vieux bâtiment. Une construction belle et robuste a pu bien servir ses occupants d’origine mais elle présente de gros inconvénients par rapport aux besoins d’une entreprise moderne : comment y intégrer un environnement open space et y implémenter un réseau Wi-Fi performant ?

    De même, pour tirer parti de la toute la puissance des données : les systèmes hérités (legacy) ne sont généralement pas conçus pour gérer, analyser et partager des informations de manière évolutive et agile. Les fréquents obstacles à la mise en œuvre d’analyses sont, notamment, le manque de rapidité dans l’ingestion et le traitement des données, les multiples silos de données, le manque de fonctionnalité de libre-service et d’outils nécessaires pour maîtriser, et donc monétiser, le Big Data.

    Le défi auquel sont confrontées la plupart des entreprises n’est pas lié à la taille des ‘data lakes’ (lacs de données) qu’elles traitent, mais à l’abolition des frontières entre les différentes sources d’informations. Ces obstacles sont, par exemple, les multiples emplacements physiques des silos de données, une infrastructure informatique complexe, de nombreux processus métier, les applications et les flux de travail, les règles de l’entreprise, ou encore la séparation entre les charges de travail opérationnelles et analytiques.

    À titre d’exemple, une entreprise cliente dans la logistique entreposait des données en silos sur plusieurs départements, secteurs d’activités et unités opérationnelles. Elle devait fournir beaucoup d’efforts pour tenter de gérer le problème redondant de la préparation des données. Les discussions tournaient en débats sur l’exactitude des chiffres plutôt que sur la définition d’une stratégie à partir de la base de connaissances.

    Ce réseau complexe lié à des systèmes hérités et à des méthodes de travail ayant fait leur temps, constitue un obstacle majeur à l’analyse, au partage et à la monétisation des données. La solution, cependant, n’est pas de démolir tout ce qui a été bâti pour ensuite tout reconstruire, mais plutôt d’abattre les barrières internes qui empêchent l’entreprise d’exploiter tout la puissance de l’analytique.

    Abattre les barrières

    Fût un temps où les choses étaient plus simples. Chaque division avait seulement à se soucier de la collecte et de la gestion de ses propres données. Le département des ventes ne regardait que le nombre d’unités déplacées tandis que la finance gérait les recettes.

    Aujourd’hui, de précieuses données structurées ou non-structurées, sont générées à partir d’un nombre bien plus important de sources de données : des systèmes CRM aux médias sociaux, des points de vente aux appareils mobiles des clients, et de l’Internet des Objets aux plateformes marketing. Tous ces éléments peuvent fournir des informations pour l’opérationnel et la stratégie dans chaque département de l’entreprise, mais uniquement si les données brutes peuvent être libérées des contraintes de leurs silos individuels, transférées dans un format utilisable, en plus d’être contextualisées et visibles en temps réel.

    La solution consiste à construire un data lake unique qui stocke toutes les informations générées et collectées par l’entreprise. Ce « lac » agit tel un réservoir, d’où l’information est canalisée dans les divers moteurs d’analyse, les plates-formes d’intelligence business (BI) et les outils de visualisation qui transforment les données brutes en base de connaissance exploitable.

    En plus de créer un seul « lac », les entreprises doivent également adopter les bonnes pratiques de « Master Data Management » (MDM) pour tendre vers une vision à 360 degrés des ressources de données et gérer la tâche très complexe de collecte, de nettoyage et d’analyse des informations. Cela inclut également la construction de taxonomies pour les différents domaines de données, leur intégration avec des outils de visualisation, mais aussi des portails en libre-service afin que chaque employé puisse accéder aux informations dont il a besoin.

    En combinant toutes les données d’une organisation dans un seul référentiel, les entreprises peuvent abattre les barrières existantes entre les équipes et les silos de données, permettant à tous l’accès à une vaste gamme d’informations et d’idées pour identifier et exploiter de nouvelles opportunités.

    Pour revenir au cas précis de cet acteur de la logistique : ses données ont été ramenées dans une couche sémantique d’entreprise interfonctionnelle, avec des objets métier standardisés, pour créer une plate-forme sans silo. Aujourd’hui, le client peut créer des aperçus contextuels, standardisés et exploitables permettant une meilleure conversion des opportunités de revenus, en respectant les règles commerciales et en améliorant l’efficacité opérationnelle.

    Des données aux dividendes

    À l’ère de l’information, la donnée représente le pouvoir. Ceux qui peuvent en rassembler davantage, l’analyser plus efficacement et l’exploiter plus rapidement auront un énorme avantage sur leurs concurrents.

    En supprimant l’organisation de la donnée en silos, les entreprises amélioreront grandement la collaboration interne et le partage d’informations entre les départements et les applications. Elles prendront conscience de la pleine dimension de leur métier et de leurs opérations. Elles seront plus à même d’exploiter de nouvelles opportunités commerciales, de développer rapidement de nouveaux produits et services, d’approfondir la connaissance de leurs relations clés et de détecter les corrélations qui éclaireront leur stratégie future.

     

     

     

     

     

  • L’IoT, une priorité stratégique pour les entreprises ?

    L’IoT, une priorité stratégique pour les entreprises ?

    Par Antoine Hemon-Laurens, consultant en produits mobiles chez Quadient

    Cela fait plusieurs années que les experts en Technology et Marketing parlent de l’IoT comme étant la prochaine grande révolution de l’internet. Des solutions comme la domotique ou les « beacons » ne semblent pourtant pas avoir tenu toutes leurs promesses originelles. Toutefois, avec l’apparition plus récente de nouveaux objets comme Google Home, les montres connectées, les boutons Amazon Dash ou encore Amazon Alexa les choses semblent maintenant vouloir bouger. De nombreuses startups dans le domaine de l’IoT comme Seebo.com proposent des solutions et des plateformes afin d’accélérer l’innovation, de réduire les coûts et les délais de réalisation des projets dit IoT. Par ailleurs, les infrastructures se mettent en place en France et en Europe avec un investissement significatif dans l’internet rapide pour tous et la 5G qui nous est promise pour 2019.

    Quelles sont les raisons pour lesquelles l’IoT (Internet of Things ou Internet des Objects) mobilise tant de ressources internes et le budget des entreprises?

    L’IoT fait part intégrant d’un écosystème technologique plus vaste et en pleine évolution. L’Intelligence Artificielle (IA), par exemple, se nourrit de volume important de données afin de pouvoir offrir des résultats performants. La Blockchain permet de sécuriser les échanges entre personnes sans l’intervention d’un tiers de confiance. Le « big data » est source d’informations permettant de recommander ou d’anticiper des événements futurs.

    La nécessité qu’ont les entreprises à investir dans ces nouvelles technologies est motivé par l’impact qu’a la transformation digitale dans presque tous les secteurs d’activités. Pour les banques par exemple, McKenzie parle de plus de 12,000 Fintechs dont l’objectif est d’apporter des solutions en concurrence directe avec les acteurs traditionnels du secteur. La même chose existe dans l’assurance avec les Insurtechs qui pour certaines anticipent un changement de « business model » où les assurés paieraient pour anticiper et prévenir leurs risques plutôt que pour les dédommager. Dans le transport, les technologies embarquées comme la conduite assistée ou autonome semblent devenir des facteurs que les clients plébiscitent lors de l’achat de voitures.

    Les entreprises sont donc poussées à investir dans de nouveaux services et produits qui leur permettent de garder l’avantage par rapport aux nouveaux entrants. En comparaison avec les startups, celles-ci peuvent s’appuyer sur une base clients importante ou sur leurs opérations en place. Elles peuvent donc construire de nouvelles offres sur la base de données qu’elles collectent. Plus l’entreprise est riche en données et plus elle est en capacité de fournir et recommander des services pertinents et différenciants par rapport à la concurrence. Encore faut-il collecter des informations pertinentes.  C’est là que l’IoT peut aider.

    En simplifiant les interactions avec les personnes ou l’enivrement direct, l’IoT est un outil qui permet de fournir un service et/ou d’acquérir des volumes importants de données. Les entreprises peuvent ainsi construire des bases de données qui sont la source de nouveaux services et produits. Elles peuvent utiliser ces données pour automatiser certains processus et personnaliser leurs offres. A titre d’exemple une assurance qui collecte des informations sur la santé de ses assurés par le biais d’une montre connectée peut offrir des contrats d’assurance décès avec un prix optimisé. L’assurance utilisera la base de données de tous ses clients pour comparer les risques et proposer un prix personnalisé en adéquation avec style de vie détecté pour chacun d’entre eux. Des startups comme Play Consulting (https://www.play-consult.co.uk/) créent des solutions pour le compte d’entreprises qui utilisent l’IoT, les smartphones et la gamification afin d’influencer le comportement des gens, collecter des informations de santé et optimiser ses contrats de santé.

    Plus que de créer de nouveaux services connectés, l’enjeu pour les entreprises est donc de créer des solutions qui permettent l’acquisition massive de données comme des images, des données comportementales ou de géolocalisation, etc. afin de garder un avantage concurrentiel. L’IoT est une solution qui répond à ces nouveaux besoins.

    L’adoption de ces solutions par les entreprises ou les consommateurs est certes plus lente que prévu mais les enjeux autour des données et l’IoT sont suffisamment importants pour devenir une priorité stratégique à court et moyen terme.