Étiquette : entreprises

  • I.A. et Big Data ne reflètent pas la réalité…

    Intelligence Artificielle et Big Data :  Quels impacts pour l’économie et l’entreprise ? 

    Par Jean-François Marcotorchino, Directeur de recherche Associé au Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée (LSTA) de Paris VI/UPMC. Professeur des Universités, chargé de cours à Paris VI et à l’ISUP (Institut de Statistique de l’Université de Paris). Ancien Vice-Président, Directeur scientifique de Thales SIX, et « Thales Technical Fellow ».

    Intelligence Artificielle et Big Data sont deux sujets dont on reparle aujourd’hui simultanément. Avec la robotique ils enflamment l’imagination de nos contemporains. Certes la cohabitation de l’homme avec des systèmes artificiels est depuis longtemps l’un des thèmes favoris de la science-fiction. Quant à l’économie, dans le passé, ces disciplines ont tour à tour suscité espoirs démesurés puis déceptions, et ce, de façon quasi cyclique. Mais nombre d’événements récents, souvent habilement mis en scène, laissent à penser que s’ouvre à nouveau une ère de ruptures dans la technologie. C’est pourquoi I.A. et Big Data nourrissent désormais un véritable débat de société. Dans ce livre blanc, Jean-François Marcotorchino, aidé dans sa réflexion par Christophe Faurie**, spécialiste en conduite du Changement, donnent une lecture sur l’impact réel et raisonnablement prévisible de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise.

    Scientifiquement, les technologies actuelles de l’I.A. et du Big Data font appel, de plus en plus, à des algorithmes mathématiques de haut niveau s’appuyant sur des machines de plus en plus puissantes. Mais la nouveauté et les perspectives de rupture sont loin d’être aussi radicales qu’on se plaît à le faire croire. Aussi est-il important de bien faire la part entre progrès en cours de validation, et redécouverte de techniques préexistantes et peu diffusées, ou encore entre percées scientifiques réelles et validées et « relooking » d’approches déjà connues. C’est cette préoccupation qui anime cette réflexion : quel est le bénéfice de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise ?

    Elle conduit à une conclusion pratique : ce que l’on entend actuellement sur I.A. et Big Data ne reflète pas la réalité.

    D’une part, s’il y a matière à une transformation radicale, elle n’est pas où nous la cherchons. Et elle n’aura pas l’impact que l’on dit. Elle est, en quelque sorte, « démocratique ». Elle sourit au talent humain ou social, et ne coûte pas cher.

    Ensuite, On a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. L’I.A. et le Big Data n’ont pas les capacités qu’on leur prête. Ils font face à des obstacles. Plus exactement : 5 « antinomies ». Cependant, Une avancée n’est pas impossible. C’est un problème de mathématiques. Or, en France, nous avons des mathématiciens et statisticiens d’un excellent niveau. Encore faut-il qu’ils ne nous quittent pas…

  • Le vrai visage de la transformation numérique

    La transformation numérique au service des PME : un must have

    Par Laurent Bodhaine, directeur de AIKIS

    La transformation numérique est un des sujets majeurs du monde de l’entreprise depuis plusieurs années maintenant. Les grandes entreprises ont toutes mené des projets dans ce sens depuis longtemps et sont dans des problématiques d’évolution des systèmes existants, voire de refonte quand les usages et technologies utilisées se sont trop éloignés de celles qui permettent de préparer efficacement l’avenir.

    Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont souvent réalisé un passage partiel, avec des services de l’entreprise bien desservis et d’autres, restés en attente. Les TPE et PME sont les plus mal loties, souvent par manque d’information, de temps, de moyens ou par le manque de solutions bien adaptées. Elles accusent dans ce domaine un énorme retard.

    Certains pensent que la transformation numérique se résume par une présence sur Internet et dans les réseaux sociaux, en périphérie de l’entreprise. Cette définition, largement relayée, est totalement erronée. Un site Internet n’a jamais, sauf rares exceptions, « transformé » le fonctionnement d’une entreprise : c’est une vitrine. C’est bien à l’intérieur de l’entreprise, derrière la vitrine, que se joue la transformation numérique.

    Avec des outils adaptés et l’accompagnement de spécialistes, la transformation numérique d’une TPE/PME peut se faire en quelques semaines et ne pas coûter plus de quelques centaines d’euros pour des résultats impressionnants et très rapides.

    Le vrai visage de la transformation numérique ?

    Une transformation désigne un passage d’une forme à une autre, un changement en profondeur : la chrysalide se transforme en papillon. Une information est dite « numérique » lorsqu’elle est représentée sous forme de nombres. Pour résumer, et dans notre contexte, l’information est numérique lorsqu’elle est informatisée, puisque l’ordinateur la code de façon numérique (binaire). La transformation numérique est donc un concept désignant la numérisation des informations d’une part et des processus qui les traitent d’autre part.

    La transformation numérique d’une entreprise est un processus vertueux et continu, en mouvement perpétuel. Elle engage tous les services, tous les métiers, toutes les personnes présentes dans la société. Bien menée, elle contribue efficacement au développement de l’entreprise. Elle s’organise autour d’une vision et d’une stratégie à court et moyen termes. La transformation numérique d’une entreprise, c’est donc la réorganisation complète de tous ses fonctionnements derrière un système d’information qui permet de gagner en efficacité, en qualité et en pérennité. À bien y regarder, tout est transformation numérique ; pas depuis aujourd’hui, mais depuis plus de vingt ans. Ces dernières années, l’accélération est fulgurante.

    Ne pas avoir peur de la transformation numérique

    La transformation numérique est souvent le regroupement d’un ensemble de facteurs plutôt angoissants : l’inconnu, le changement, le risque de se tromper.

    Ceux pour qui la transformation numérique reste mystérieuse auront une crainte légitime du passage d’un état peut-être rodé depuis des années à un état qu’ils ne visualisent pas encore facilement. Le « changement » fait souvent penser à « travail supplémentaire », puisqu’il signifie souvent la perte d’un éventuel confort lié aux habitudes, ou l’apprentissage de nouveaux outils.

    En réalité, la transformation numérique est comme beaucoup d’autres processus : avec les bons spécialistes et les bons produits, elle paraît simple. Elle peut être menée de manière douce et progressive, et les résultats rapidement obtenus sont motivants. Elle rend concrets, via ses indicateurs, des états auparavant abstraits. Elle valorise le travail de chaque personne dans l’entreprise, et valorise mécaniquement l’entreprise elle-même. Elle fait gagner du temps et est de ce fait porteuse de bénéfices.

    Un accompagnement nécessaire pour prendre les bonnes orientations

    La transformation numérique demande essentiellement un travail de mise en œuvre. Meilleur sera le démarrage, plus efficace sera le processus. Il va s’agir de transformer des mécanismes existants dans l’entreprise de manière à les optimiser, les automatiser, les rendre plus efficaces. Le passage est souvent l’occasion de faire intervenir un spécialiste en organisation ou gestion des entreprises et de prendre un peu de recul. Bénéficier d’une aide extérieure aux étapes-clés de la vie de l’entreprise est gage d’efficacité.

    La vie pendant la transformation numérique

    Une fois la transformation numérique démarrée, l’entreprise dispose de nouveaux outils et de fonctionnements optimisés. Elle entre dans sa phase de capitalisation. Un travail de qualification et de saisie va être nécessaire afin de nourrir les bases de données. D’abord organisationnel, ce travail va devenir ensuite relativement simple. Plus les systèmes s’enrichissent, plus la société devient efficace.

    La vie après la transformation numérique

    La transformation numérique ne signe pas la fin d’un cycle pour une entreprise : c’est un nouveau départ. En s’adaptant aux nouvelles technologies, l’entreprise est capable de s’inscrire dans de nouveaux enjeux. Elle est mieux organisée et capitalise son savoir-faire dans des bases de connaissances. Elle dispose de procédures claires et précises qui améliorent l’organisation générale. Elle est beaucoup plus réactive et capable de répondre à ses clients avec des délais réduits. Elle peut compter sur des indicateurs précis et en temps réel pour simplifier la prise de décision. Elle économise un temps précieux en ayant automatisé un nombre important de tâches autrefois chronophages. Elle améliore en permanence sa qualité grâce au retour de ses clients, elle recrute plus efficacement et optimise la gestion de carrière de tous les salariés. En résumé : l’entreprise est plus efficace.

    Une meilleure efficacité va généralement engendrer une augmentation d’activité et de nouveaux besoins. Capable de se baser sur un socle numérique solidement établi, l’entreprise va évoluer au fil des années. Les systèmes d’information qu’elle a mis en place doivent suivre son évolution, voire la porter, en évoluant eux aussi. C’est la seconde phase de la transformation numérique.

    Si le système d’information a été créé autour de dispositifs figés, l’entreprise doit engager des actions afin de le faire évoluer – si cela est possible bien sûr. Elle doit être capable d’analyser son fonctionnement actuel, de visualiser ses futures applications, de les spécifier et de demander leur développement : un travail de spécialiste qui n’est pas aisé. C’est la raison pour laquelle il est important de s’appuyer sur des infrastructures ouvertes et évolutives.

    La transformation numérique est donc un processus continu qui permettra aux PME de connaitre un développement croissant et de développer leur avantage concurrentiel. Pour autant, comme nous l’avons vu, cette étape ne s’improvise pas et nécessite d’être encadrée pour être menée dans les meilleures conditions. Attention donc à positionner la transformation digitale comme un véritable projet d’entreprise.

     

     

     

  • Transformation digitale : sur tous les fronts, tout le temps

    Transformation digitale des entreprises :
    L’omnicanal au cœur de la réussite !

    Tribune de Benoit Fazilleau, Président de Solusquare

    La transformation digitale est aujourd’hui une étape incontournable dans l’évolution de chaque entreprise. Mais à l’heure où chaque tâche est amenée à être automatisée, beaucoup font l’erreur de se concentrer sur le tout numérique au détriment d’autres canaux pourtant essentiels. Il est dangereux de croire que le futur ne se trouve que dans la machine : le futur est dans l’omnicanal !

    Sur tous les fronts, tout le temps

     L’expression « réalité virtuelle » implique à tort qu’il existe deux réalités distinctes : une première réservée à l’espace numérique et une seconde propre à l’espace physique. Cette notion oppose la machine à l’humain alors même que ces deux éléments, lorsqu’ils se complètent, réalisent ensemble des prouesses inenvisageables sans une certaine symbiose. C’est donc aberrant de négliger le facteur humain dans l’élaboration d’une stratégie digitale.

    Prenons l’exemple du service client. Considéré comme un outil simple destiné uniquement à la résolution de problèmes rencontrés par les clients, la tendance actuelle voudrait qu’il soit rapidement remplacé par de l’intelligence artificielle. Mais on négligerait alors un élément crucial : le client.

    Aujourd’hui, nombre de gens se réveillent et s’endorment smartphone en main. Dans la journée, ils utiliseront probablement ce même canal pour rechercher un produit désiré, comparer les prix et même acheter ce dit-produit sans jamais entrer en contact avec la moindre trace d’humanité. Au cours de leur expérience d’achat, aucun dispositif n’aura donc été mis en œuvre pour créer un lien affectif entre la marque et ses clients. C’est le principe même de l’omnicanalité. Pour établir un lien solide et comprendre les attentes d’un client, il suffit d’être comme lui : humain.

    Une stratégie gagnante pour les entreprises

     Pour une transformation digitale omnicanale, deux démarches sont possibles : celle de l’agilité et celle de l’école.

    La première consiste à renforcer la présence de l’humain grâce aux outils digitaux. Les forces vives disposent de moyens modernes, l’organisation est modifiée pour optimiser son usage et on apporte souplesse et rapidité aux processus décisionnels. Les vendeurs sont notamment équipés de nouveaux outils omnicanaux : tablettes, beacons, CRM, paiement sans contact, e-réservation, etc. Il s’agit d’une démarche pragmatique qui permet une grande capacité d’adaptation aux contraintes du quotidien.

    La seconde, au contraire, commence par placer dans l’organisation les personnes les plus aptes à innover et à apporter de nouvelles idées et à les doter de moyens humains. Le processus décisionnel est alors réduit à son maximum. C’est la définition même de la transformation digitale classique.

    Cependant, l’omnicanalité est un prolongement technologique issu de la créativité ressortant de cette transformation digitale. Les outils mis en place ne sont pas issus uniquement de la capacité de cette méthode à innover mais aussi et surtout de l’expérience des équipes sans cesse sollicitées.

    Un point de succès facilement détectable

    La notion de chiffre est importante pour toute société, particulièrement en France où résultat et objectif sont les préoccupations premières. Ainsi, on conçoit sans cesse des produits destinés à une clientèle que l’on a souvent à peine pris le temps de connaître. De nombreuses grandes enseignes mènent leurs stratégies de développement en déployant une multitude d’outils sans s’interroger en premier lieu sur le besoin réel. En suivant cette directive, elles vont droit à l’échec.

    Tout cycle de fabrication d’une stratégie omnicanale contient des échecs : on échoue, on analyse, on améliore et on réessaye jusqu’à ce que ça marche. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre.

    Il faut dans un premier temps changer de mentalité et abandonner l’intérêt personnel pour se consacrer au bien commun. Dans un second temps, il faut sortir de sa zone de confort et s’aventurer hors des frontières pour s’inspirer de ce qui se fait à l’étranger. Pour atteindre cette finalité de la transformation digitale, il est impératif d’avoir placé au cœur du dispositif la vision d’ensemble de ses clients, de ses produits et de ses moyens.

     

  • Et si l’aventure était désormais dans les grands groupes à l’esprit start-up ? 

    Quand les grands groupes se connectent à leur start-up intérieure pour se transformer et séduire les milléniaux

    Par Christelle Pradier, Directrice du recrutement, Sopra Steria

    Les start-ups sont l’aiguillon transformant indispensable aux grands groupes. Elles enseignent une chose importante : quelle que soit la taille de l’entreprise, celle-ci doit rester connectée à sa start-up intérieure, c’est-à-dire à l’ADN à l’origine du succès initial. C’est la condition sine qua non pour se projeter dans l’avenir avec succès et attirer les talents de la nouvelle génération

    L’inauguration de Station F, le plus grand incubateur du monde a récemment défrayé la chronique.  L’intérêt de ce projet réside dans sa taille mais aussi dans la diversité des acteurs impliqués. Pour la première fois à cette échelle, de grands groupes tels que BNP Paribas, Microsoft ou Thales vont collaborer avec des start-ups qui évoluent dans leurs écosystèmes pour les accompagner dans leur croissance. En retour, ils profiteront de la capacité d’innovation et de disruption de ces dernières. La dichotomie entre les deux acteurs serait-elle sur le point de s’estomper ?

    De la start-up à l’entreprise en phase de maturité
    On oppose souvent start-ups et grands groupes. Pourtant, l’un et l’autre sont complémentaires. S’adosser à un grand groupe permet à une start-up d’avoir accès à un marché et à une clientèle importante. Les levées de fonds ou les rachats sont d’ailleurs le signe le plus évident qu’une start-up a besoin de grands groupes pour perdurer et évoluer. En retour les grands groupes bénéficient du potentiel d’innovation sur des compétences très spécialisées sur un domaine. La plupart du temps, un grand groupe n’est d’ailleurs ni plus ni moins qu’une start-up qui a réussi. On parle beaucoup des GAFAM pour évoquer les start-ups mais Google, Amazon Facebook ou Microsoft ne sont plus des start-ups depuis longtemps. Pourquoi gardent-elles alors cette aura et ce glamour propre à la start-up ? Et pourquoi attirent-elles autant les milleniaux ?

    Entretenir la flamme des débuts
    Les grands groupes qui réussissent, à l’image des GAFAM, ont su structurer, faire grandir et faire rayonner leur entreprise, tout en gardant la flamme et l’impulsion de départ. C’est la raison pour laquelle les talents qui les rejoignent aujourd’hui ont la même ferveur que ceux qui les ont ralliés à leurs débuts. Anciens salariés et nouveaux arrivants continuent ainsi à partager un élan, une vision et une conviction d’écrire une nouvelle page, à chaque instant. Cette certitude que tout n’est pas dit et qu’il reste beaucoup de choses à réaliser est primordiale. Elle permet de se sentir impliqué dans une aventure collective et enthousiasmante. Un grand groupe qui se souvient de cette phase de son existence sait rester agile et remettre en cause les manières de faire. Il sait impulser l’innovation au quotidien pour continuer à servir cet « objet » de départ. Un grand groupe, autrement dit, est une start-up qui a grandi sans se renier, qui se souvient qu’il a apporté un jour une solution qui s’imposait à tous comme une évidence.

    Le cas particulier d’une ESN
    Il y a encore peu, le fonctionnement traditionnel d’une ESN, agent de transformation digitale par excellence des entreprises traditionnelles, était de faire ce que les clients lui demandaient de faire. Elle le faisait à l’état de l’art pour obtenir la satisfaction de son client. Cette époque est désormais révolue. L’ESN anticipe les besoins de l’utilisateur final et se positionne désormais comme un catalyseur d’innovation, au cœur même de la stratégie de ses clients. C’est ainsi que l’ESN interpelle son client grand compte en l’aiguillonnant : « Cher client, voilà ce que veulent vos clients et voilà ce que nous vous proposons de faire pour répondre à leurs attentes ».
    Ainsi, l’ESN construit avec ses clients des solutions innovantes pour les conduire vers une nouvelle ère de développement. Dans cette période de transformation des usages et de bouillonnement technologique, les ESN réaffirment leur vocation : utiliser la force de ses clients grands comptes pour les reconnecter à leur start-up intérieure. De quoi séduire les jeunes talents en quête de sens et passionnés par le digital.

    Grand groupe + esprit start-up : combinaison gagnante pour attirer les Milleniaux
    Dans un contexte de pénurie de talents digitaux, ces grands groupes en réinvention permanente sont particulièrement bien positionnés pour attirer les Milleniaux. En effet, un jeune diplômé qui intègre une start-up rejoint une idée. En revanche, s’il intègre un grand groupe à l’esprit start-up, il aura l’opportunité de capitaliser sur une puissance de frappe exceptionnelle, soutenue par des moyens et une expertise technologiques uniques, et de mettre celle-ci au service d’un projet client innovant. Pour aller au bout de ce projet, dans la nouvelle ère collaborative, Il animera un écosystème d’innovation unique en son genre. Il travaillera dans une effervescence permanente avec d’autres start-ups, des partenaires ou des fournisseurs compétents sur le sujet, avec une seule ambition : faire avancer le client, ensemble, vers sa transformation digitale. Tout au long du projet, il pourra vivre une aventure enthousiasmante et construire, en lien avec cet écosystème, une solution transparente, en réponse aux besoins du client. Dans cet univers sécurisant, l’erreur est permise. Le jeune diplômé pourra apprendre et grandir en compétence, tout en baignant dans l’innovation, au quotidien. Et si l’aventure était désormais dans les grands groupes à l’esprit start-up ?

  • Etude Deloitte – Les grandes tendances d’organisation au sein des entreprises

    Les grandes tendances d’organisation au sein des entreprises

    La 9ème édition de l’enquête internationale bisannuelle de Deloitte sur les Centres de Services Partagés (CSP), met en évidence des grandes tendances d’organisation au sein des entreprises. L’enquête a été menée auprès de 333 Groupes dont les sièges sociaux se trouvent dans 37 pays différents et représentant plus de 1 100 CSP.

    Les processus fondés sur la connaissance on tel vent en poupe 

    Bien que les processus transactionnels restent prédominants dans les CSP, l’adoption de processus plus complexes, s’appuyant sur des connaissances a doublé, voire triplé dans certains cas depuis 2013.

    « Les entreprises qui ont su tirer parti de la mutualisation perçoivent mieux aujourd’hui l’intérêt des modèles centralisés et veulent aller plus loin. Des questions se posent sur des fonctions historiques hébergées par le siège ou les entités locales », commente Jean-Michel Demaison, Associé Conseil Transformation des Organisations chez Deloitte.

    En effet, les Centres de Services Partagés (CSP) créent de plus en plus de valeur ajoutée au fil des enquêtes menées par Deloitte. Cette année, 73% des répondants affichent des gains annuels de productivité en CSP de 5% ou plus. 

    Un périmètre plus large mais avec le choix de la proximité

     Même si la réduction des coûts est un critère majeur lorsqu’on établit ou relocalise des CSP, les organisations, à l’exception des multinationales très globales au fonctionnement très normé, tiennent encore souvent à la proximité avec les opérations existantes ou le Siège. En revanche, même en restant proche de leurs opérations, les entreprises tendent à élargir le périmètre fonctionnel de leurs CSP. Le nombre de CSP avec plus de 3 fonctions continue à progresser fortement : 20% en 2013, 31% en 2015 et désormais 53% en 2017.

    Florent Frontéla, Directeur Transformation des Organisations chez Deloitte, est un défenseur de la proximité : « Ouvrir un CSP en France n’est pas synonyme d’échec, bien au contraire. Les coûts salariaux seront sans doute plus élevés mais la qualité du service rendu sera meilleure et surtout la couverture sera plus large ».

    Les robots sont là

     La RPA (“Robotic process automation”) est une technologie qui a émergé rapidement et qui va fondamentalement changer la façon dont les CSP travaillent. En effet, elle vise à éliminer les tâches routinières et ouvre la voie aux applications cognitives qui augmentent voire remplacent le jugement humain dans certains processus.

    « Les outils robotiques et cognitifs sont mûrs. Leur mise en œuvre est rapide et le retour sur investissement est presque toujours garanti », conclut Jean-Michel Demaison. 58% des organisations ont lancé des phases de première investigation ou de mise en œuvre.

    Méthodologie

    Lancée en 1999, cette enquête bisannuelle Deloitte sur les Centres de Services Partagés et l’externalisation permet d’identifier les grandes tendances en matière d’organisation et d’évolution des CSP au sein des entreprises à travers le monde. Elle est menée en ligne auprès d’entreprises de toute taille (de moins de 1Md € à plus de 15Mds €) et tous secteurs d’activité. L’édition 2017 analyse les réponses de 333 Groupes, représentant plus de 1.100 CSP dans le monde.

     

     

  • Industrie 4.0 : la voie de l’agilité …

    « Les entreprises seront agiles ou ne seront pas… »

    Pour le CEO de CA Technologies, la quatrième révolution industrielle est en marche et le succès des entreprises passe par leur capacité à adopter les méthodologies agiles.  

    Selon Michael Gregoire, CEO de CA Technologies, la rapidité avec laquelle les technologies se succèdent, transforment les modèles en place et impactent notre société est impressionnante. Ce bouleversement, irréversible, porté par les logiciels, les données et les objets connectés, est lancé. L’entreprise se doit désormais d’adopter les méthodologies agiles.

    Une société numérique fonctionnant par l’intermédiaire des logiciels

    Les logiciels sont les moteurs de l’Industrie 4.0 et constituent le principal facteur de transformation de l’économie mondiale. Selon une étude globale conduite par la « Harvard Business Review », deux tiers (66 %) des 250 dirigeants d’entreprise interrogés estiment que l’avenir de leur entreprise dépend de la qualité de leurs logiciels, tous secteurs confondus.

    Conséquence directe de l’évolution de l’économie des applications et l’avènement des objets connectés, les API occuperont une place centrale dans cet écosystème. Elles permettent d’ores et déjà de connecter les équipements aux systèmes de production et favorisent progressivement l’entrée dans une ère de la personnalisation sans précédent.

    En effet, les individus sont désormais connectés entre eux et avec les marques comme jamais auparavant. La personnalisation sera un élément essentiel de l’Industrie 4.0 et permettra aux logiciels de relier l’Internet des Objets à l’Industrie 4.0.

    Pour que ces progrès puissent intervenir rapidement, la clé sera de faire en sorte que les technologies soient plus ouvertes et sécurisées, mais aussi plus agiles… L’agilité est non seulement en train de transformer l’industrie du logiciel, mais aussi l’ensemble de la société, qui devient elle-même agile.

    La voie de l’agilité

    Par définition, « faire preuve d’agilité » signifie être capable de se déplacer et de s’adapter avec aisance et rapidité. Ce concept s’est particulièrement bien ancré dans le domaine du développement des logiciels. L’agilité comprend une dimension collaborative entre les différentes fonctions, d’amélioration continue, de génération de valeur et de qualité.

    Les technologies utilisées dans le monde entier évoluant à une vitesse exponentielle, la société doit désormais adopter elle aussi ces principes agiles afin de pouvoir déterminer quels éléments revêtent un caractère critique pour agir plus rapidement.

    Le « Manifeste agile » (ou « Agile Manifesto« ) expose une vision des processus basée sur « un déploiement rapide et continu », « des individus motivés », et un résultat pouvant être délivré sur le long terme. L’agilité est l’idée centrale de ce manifeste : elle vise à rassembler les individus afin de favoriser des interactions productives. Pour ce faire, les équipes doivent produire des itérations d’une même solution et rester ouvertes à tout changement.

    Cela implique obligatoirement d’évaluer la façon dont les organisations sont dirigées ; d’oublier les règles et de se focaliser sur les résultats ; de s’adapter aux changements plutôt que de suivre un plan strict (et immuable) ; et d’encourager la participation de chacun, plutôt que de soumettre les individus à l’autorité d’une hiérarchie obsolète. 

    Ces changements ne seront pas faciles à mettre en place et ne s’effectueront pas non plus en un jour. La transformation numérique est un processus lent. Pourtant, les entreprises qui sauront adopter une nouvelle organisation de leur structure et de leur production informatique seront celles capables de créer le plus de disruption sur leurs marchés. Selon une récente étude, 84% des entreprises, qui adoptent les méthodologies Agiles, estiment avoir une capacité accrue à saisir plus rapidement de nouvelles opportunités et de bénéficier d’un net avantage sur leurs concurrents.

    Pour ces dernières, le numérique s’est révélé essentiel pour leur compétitivité, leur permettant de fidéliser leurs clients, d’explorer de nouveaux marchés et d’enregistrer des hausses significatives de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits.

  • Agilité : : quand l’esprit de la Silicon Valley souffle dans les entreprises

    Seul 12 % des entreprises tirent pleinement parti de l’adoption globale de pratiques agiles

    Etude Gatepoint Research avec CA Technologies 

    L’écrasante majorité des entreprises interrogées considère que l’adoption de pratiques agiles accroît leur réactivité et leur permet de se démarquer clairement de la concurrence

    Selon les résultats d’une étude menée par Gatepoint Research avec CA Technologies (NASDAQ : CA), seuls 12 % des organisations peuvent prétendre être entièrement engagées sur la voie de l’agilité. Pourtant, deux tiers des personnes interrogées s’accordent à dire que ces entreprises sont mieux placées pour s’adapter rapidement à l’évolution dynamique de leurs marchés.

    Quelques chiffres clés sur la tendance « Agile » en entreprise

    L’étude intitulée « Business Agility throughout the Enterprise » (« L’agilité à l’échelle de l’entreprise »), décrit ce qu’une agilité d’entreprise offre. Les résultats de l’enquête parlent d’eux-mêmes :

    • 54% estiment que cela permet un ascendant plus marqué sur la concurrence
    • 65% affirment de meilleurs taux de satisfaction et de rétention de clientèle
    • 58% constatent une hausse de la productivité et de la rétention du personnel
    • 57% affirment une réduction des coûts
    • 84% estiment une capacité accrue de saisir et d’agir plus rapidement sur de nouvelles opportunités et de bénéficier d’un net avantage sur la concurrence

    Malgré ces constats, seul 1 responsable sur 10 affirme avoir étendu des méthodologies agiles à l’ensemble de son organisation pour plus de rapidité d’exécution et de réactivité. Pour la majorité des répondants, l’adoption d’une telle stratégie est problématique. Les raisons évoquées sont :

    • la complexité des environnements (64 %),
    • les barrières culturelles ou politiques (58 %),
    • le manque de fonds destinés au changement (25 %).

    L’utilisation d’applications et d’outils obsolètes est également mentionnée (25%) ; en revanche, le manque de compétences ou de confiance vis-à-vis du processus sont considérés comme des problèmes relativement insignifiants.

     Plus d’agilité pour de meilleurs résultats à l’échelle de l’entreprise

    L’agilité est une caractéristique reconnue et appréciée pour ses avantages au sein des entreprises disposant d’un bon alignement organisationnel. Même dans le cas d’une adoption élevée des principes agiles, de nouvelles opportunités de gains et d’amélioration existent. Les organisations adoptant de telles méthodologies et pratiques sont donc amenées à enregistrer des améliorations significatives et continues dans le cadre de leurs activités. Pour les répondants, elle est essentielle pour :

    • réduire les crises et fausses alertes (51 %),
    • accroître l’efficacité des processus (47 %),
    • et renforcer la visibilité sur les différentes équipes (47 %).

    Lors de cette étude, des bénéfices supplémentaires ont été identifiés, notamment sur le plan de la collaboration transverse, de l’expérience et satisfaction client et de l’alignement entre planification et investissements.

    « Aujourd’hui, pour réussir, les entreprises doivent rapidement percevoir et s’adapter aux changements au niveau de leurs marchés ; être capables de répondre constamment aux besoins des clients ; et être en mesure d’effectuer tout cela à grande échelle », conclue Surya Panditi, directeur général, division Agile Management, CA Technologies. « À l’heure où les organisations se muent progressivement en usines logicielles modernes, l’adoption d’une philosophie agile et la mise en place de tels principes dans tous les services (de la fabrication au marketing ou encore finance) leur permettent d’améliorer leurs performances pour rester compétitives. »

    Pour plus d’informations sur les résultats de cette enquête, et pour en savoir plus sur les solutions d’agilité leaders de CA, visitez : L’état de l’art de l’agilité d’entreprise.

    Ressources

    À propos de l’enquête Gatepoint Research

    Réalisée par Gatepoint Research pour le compte de CA Technologies, l’enquête a été menée auprès de 150 hauts responsables et directeurs d’entreprises.  Depuis 1996, Gatepoint Research, filiale de SimplyDIRECT, propose des enquêtes à participation volontaire uniquement sur invitation à de hauts responsables d’entreprises de premier plan dans le domaine des nouvelles technologies.  Pour plus d’informations, visitez gatepointresearch.com.

  • Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme particulièrement soutenu et les entreprises ne peuvent plus ignorer son existence

     Par le Dr Joseph Reger, CTO, Fujitsu EMEIA

     Les discussions sur l’Intelligence Artificielle (IA) sont de plus en plus fréquentes et cette tendance est amenée à se poursuivre. Les entreprises commencent à entrevoir tous les champs d’applications de l’IA. Parallèlement, des rapports publiés presque chaque jour tendent à instiller la peur, laissant penser que l’Intelligence Artificielle volera bientôt le travail des êtres humains. Son expansion et ses multiples applications n’est plus un secret. Par exemple, la police de Durham, au Royaume-Uni, expérimente actuellement un système d’IA permettant de classifier les suspects par niveau de risque faible/moyen/important et d’ajuster leur sentence en conséquence.

    Tout comme l’IA, l’automatisation et le machine learning repoussent les limites dans tous les secteurs. Les entreprises doivent désormais réaliser que cette évolution technologique constitue une force.

    L’Intelligence Artificielle va bouleverser le monde de l’entreprise, mais son apport est clairement positif

     C’est une réalité : l’Intelligence Artificielle va bouleverser la manière dont les entreprises travaillent. Mais ces dernières doivent accueillir ce changement avec optimisme et positivisme. PwC a réalisé une étude montrant que l’IA devrait améliorer considérablement la productivité des entreprises. Grâce à l’IA, le PIB mondial devrait croitre de 15,7 milliards de milliards de dollars, soit +14% de 2016 à 2030.

    Plus l’Intelligence Artificielle sera intégrée aux process quotidiens, plus ses bénéfices seront évidents. L’automatisation de tâches simples va permettre aux employés de consacrer plus de temps à des tâches de plus en plus complexes.

    Dans la mesure où les entreprises cherchent à investir dans l’Intelligence Artificielle, cette technologie devrait être amenée à évoluer rapidement. Il sera difficile, voire même impossible, de garder le cap face aux innovations proposées. Les cadres dirigeants devront rester focalisés sur leur activité et déterminer de quelle manière l’Intelligence Artificielle peut, de manière spécifique, aider leur organisation.

    Ce que l’IA peut vous apporter dès maintenant… et les progrès à venir

     Le champ d’applications de l’IA est très large et cette technologie se développe à un rythme plus rapide que le monde des affaires ne l’avait prédit. Qu’il s’agisse de trier des informations, ou d’automatiser des process industriels, les possibilités sont assez nombreuses pour que les entreprises investissent sans attendre.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme significatif. Toutefois, nous en sommes encore aux balbutiements et les entreprises doivent avoir conscience que, pour tirer tout le potentiel de l’IA, des développements technologiques seront nécessaires.

    Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

     Le futur approche à grands pas et les entreprises ne peuvent désormais plus ignorer l’Intelligence Artificielle. C’est aussi simple que cela. L’IA obligera sans cesse les entreprises à se réorganiser, quel que soit le secteur. Il est crucial que les entreprises se penchent sur la question sans attendre. Elles doivent devenir matures sur le plan digital dès maintenant, car elles ne pourront tirer profit de l’IA que si elles ont déjà accompli ces progrès préalables.

    La mise en place de process plus intelligents, faisant appel à l’Intelligence Artificielle, constituera un moteur pour les entreprises. Elle libérera les employés des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer à des missions plus intelligentes, plus complexes. Le personnel hautement qualifié constitue la colonne vertébrale d’une entreprise et doit consacrer le moins de temps possible aux activités répétitives et chronophages. Les systèmes d’IA peuvent venir à bout de ces tâches plus rapidement, et avec plus de précision. L’IA doit devenir un véritable membre de l’équipe et permettre aux autres membres de se focaliser sur des activités plus spécialisées.

    Les bénéfices potentiels sur le plan financier sont évidents. L’Intelligence Artificielle ne permettra pas seulement de gagner du temps, elle permettra aussi de décupler les potentialités des entreprises. En améliorant la qualité de vie et la satisfaction au travail des employés, l’IA permettra à ces derniers d’être plus productif et de se focaliser sur l’innovation.

    Pour prospérer, les entreprises doivent se préparer à l’Intelligence Artificielle dès maintenant. Le personnel doit être formé en conséquence, des investissements doivent être réalisés et une collaboration rapprochée avec des experts doit être initiée. Les entreprises devront impérativement comprendre comment, où et pourquoi faire appel à l’IA. L’Intelligence Artificielle n’a rien d’une technologie clé-en-main. Elle requiert des spécialistes compétents, à la fois en Intelligence Artificielle et dans le champ d’activité propre à l’entreprise.

    Le rôle de l’Intelligence Artificielle est bien trop important pour être ignoré

    L’IA et l’automatisation sont trop fréquemment perçues négativement par les entreprises. Pourtant, elles doivent permettre de libérer les employés de tâches ennuyeuses, répétitives et chronophages. Ces derniers doivent ainsi pouvoir consacrer davantage de temps à leurs missions les plus importantes. Aucun doute : l’automatisation des tâches va se généraliser et, avec une préparation adéquate, les équipes seront en mesure de se consacrer à des problèmes plus complexes.

    Les entreprises devront s’adapter et accueillir au mieux les évolutions digitales, afin d’embarquer pour un avenir qui reposera presque entièrement sur la technologie. Toutefois, un débat sociétal est nécessaire : il doit porter sur les conséquences de l’expansion à grande échelle de l’IA et doit fournir un cadre définissant les règles d’application de cette technologie. Une sensibilisation sera nécessaire à tous les niveaux. Des formations seront nécessaires pour permettre au personnel de s’adapter. Enfin, il sera essentiel de s’assurer que le bénéfice de l’IA ne concernera pas seulement les entreprises mais la société dans son ensemble.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme rapide et les bénéfices qu’elle peut apporter sont clairs. Toutefois, si vous échouez à vous préparer au changement, vous échouerez à en tirer profit.

     

     

  • Comment se préparer à l’arrivée de l’Intelligence Artificielle dans l’entreprise ?

    Infosys liste 3 orientations pour guider les entreprises vers l’adoption de l’Intelligence Artificielle auprès de leurs salariés

     Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), le monde entre dans une nouvelle ère technologique qui va profondément transformer les entreprises et la société. Via l’automatisation, la reconnaissance vocale ou encore le machine learning, l’IA a déjà commencé à bouleverser les processus quotidiens au sein des entreprises. Celles qui ont d’ores et déjà décidé d’investir dans ces technologies ont une longueur d’avance par rapport à leurs concurrents.

    Mais qu’en est-il des salariés en entreprise ? Pour certains, l’IA peut être perçue comme un danger pour leur poste, pour d’autres, c’est un élément qui conduit à repenser leurs responsabilités, pour s’adapter rapidement à cette nouvelle transformation technologique.

    S’il est difficile de prévoir exactement comment l’IA va évoluer, les spécialistes du marché estiment que son adoption est plus rapide que prévue. Le développement de l’IA s’accélère et amène les salariés à remettre en question leurs compétences.

    Les entreprises et leurs équipes doivent donc appréhender de manière efficace les intégrations et utilisations de l’IA. Infosys répertorie les 3 facteurs clés pour une adoption pleinement réussie de l’IA en entreprise :

    • Impliquer les employés

    L’un des effets positifs et peut-être surprenant de l’arrivée de l’IA est que les entreprises sont obligées de miser davantage sur leurs employés. Implémenter l’IA implique des investissements en matière de logiciels et de technologies spécifiques, mais aussi en termes de formation et de développement des compétences, pour aider les salariés à se l’approprier. Les entreprises ne peuvent pas tout miser sur l’IA sans prévoir un investissement équilibré entre la technologie et l’humain.

    Une récente étude[1] révèle que 76% des décideurs interrogés dans le monde estiment que l’IA est fondamentale pour assurer le succès de leur stratégie d‘entreprise. 80% des répondants pensent qu’ils vont devoir requalifier leurs employés dont les rôles sont ou seront remplacés par de nouvelles technologies. C’est pourquoi il est essentiel de reconsidérer le système éducatif, mais aussi le développement des compétences, afin de créer les bases d’un apprentissage et d’une formation en continu. Cela redéfinira les perspectives professionnelles impactées par ces nouvelles technologies disruptives.

    • Apprendre à amplifier le potentiel humain

    Ce nouveau mode d’apprentissage n’est pas seulement essentiel pour les salariés, il l’est pour les générations futures. Nous développons et déployons des systèmes d’IA qui vont devenir si perfectionnés qu’ils feront partie intégrante de chaque industrie. Il faut alors former les étudiants, les chercheurs et les employés à acquérir de nouvelles compétences et expertises pour travailler avec ces nouvelles technologies.

    Car d’ici quelques décennies, l’IA pourrait remplacer certaines tâches cognitives telles que l’identification et la résolution de problèmes. Aujourd’hui, l’IA a les capacités d’identifier des anomalies systèmes imperceptibles par les humains. L’IA est donc une aide supplémentaire. Mais parier sur le remplacement de ces derniers par l’IA serait exagéré. La créativité et l’ingéniosité humaines seront toujours nécessaires pour que l’IA trouve des solutions à certains problèmes.

    Opposer la machine à l’homme n’est donc pas d’actualité, il s’agit plutôt de les faire collaborer pour décupler les facultés humaines.

    • Eduquer les futures générations à penser avec l’IA

    Pour que les humains arrivent à manier l’IA avec la plus grande expertise et ainsi amplifier son potentiel, l’éducation et la formation doivent être une priorité. L’alphabétisation numérique est fondamentale pour les nouvelles générations. Il est nécessaire de dispenser des cours d’informatique à chaque enfant. A cette fin, il faut une ouvrir de nouvelles perspectives sur l’apprentissage proposé par les gouvernements mais aussi par le secteur privé.

    Cela implique également de repenser la formation en la faisant durer tout au long de la carrière et d’abandonner l’approche de l’apprentissage par la mémorisation, en faveur de la culture de la curiosité et de l’expérimentation.

    Les méthodes pédagogiques sont à reconsidérer, afin d’encourager la recherche et la résolution de problèmes plus complexes. Les entreprises doivent également mettre à la disposition des employés les ressources pour une formation continue. Enfin, il faudrait, par exemple, réfléchir à consacrer un pourcentage des revenus annuels des entreprises pour la requalification des personnels. Ces derniers seront amenés à changer de fonctions toujours plus rapidement.

    « C’est un point central dans l’histoire de l’humanité. En tant que prochaine grande évolution technologique, l’IA est en construction devant nos yeux, et nous devons être prêts à évoluer à ses côtés », souligne Monika Orlowska, Partner chez Infosys Consulting.

     

  • Compétitivité : vers une adoption généralisée du Cloud

    Start-ups, grands groupes et Cloud : quand l’agilité devient un avantage compétitif

    Par David Chassan, Chief Product Officer, Outscale

    Selon une étude Evans Data Cloud Development, le développement d’application dans le Cloud est plus efficace, plus flexible et conduit à la création d’applications de qualité, à un rythme plus rapide. Un changement de paradigme qui fait de l’agilité un avantage compétitif clé  pour les start-ups, mais aussi pour les grands groupes, de plus en plus séduits par le Cloud.

    Une informatique de haut niveau, accessible à toutes les entreprises

    Le principal atout du Cloud est de réduire drastiquement les coûts informatiques. Les investissements capitalistiques informatiques traditionnels (CAPEX) sont ainsi transformés en coûts opérationnels (OPEX), facturés à l’usage. Avec l’avènement du Cloud et la mise à disposition en mode SaaS, les applications Cloud sont disponibles partout et dans leur dernière version. L’autre avantage est la mobilité. Avec l’avènement du Bring Your Own Device, les entreprises, quelle que soit leur taille, repensent leur stratégie de développement logiciel et de déploiement. En utilisant une plateforme dématérialisée pour les applications, tous les appareils mobiles peuvent accéder aux applications Web. Les collaborateurs et les clients connectés sont plus productifs et autonomes, chacun ayant à disposition les applications dont il a besoin, y compris à l’extérieur de l’entreprise.

    Une interopérabilité et une évolutivité accrues

    Grâce à une meilleure interopérabilité et à une évolutivité accrue des applications Cloud, les start-ups ainsi que les grandes entreprises, améliorent également leur productivité et leur efficacité opérationnelle. Avec les API, il est facile d’intégrer les applications les unes aux autres. Les IPBX sont connectés aux applications CRM, lesquelles sont connectées aux solutions de communication unifiées. Les possibilités sont infinies. L’accès au Cloud en mode SaaS, convivial, automatisé et rentable, permet aux entreprises de faire évoluer leur solution selon leurs besoins, à la demande, avec un paiement à l’usage. Les acteurs économiques qui ont compris le Cloud disposent des meilleurs atouts pour placer l’innovation au cœur de leur business modèle.

    Une révolution de l’environnement de développement des applications

    L’autre révolution du Cloud est celle du métier de développeur. Traditionnellement, ce dernier travaille en local sur sa machine, sur un environnement qu’il maîtrise complètement. Il ne peut donc pas tester son application en situation de production. De plus, les applications actuelles sont développées selon un modèle de microservices où chaque service est installé sur une machine différente. Il est donc très difficile de reproduire ce design d’architecture sur un seul et même poste de travail. Avec l’arrivée du Cloud, les développeurs ont accès à une infrastructure qui fait office de copie de l’environnement de production. Disponible à la demande, celle-ci met fin aux demandes de ressources interminables auprès des différents services IT. L’option Cloud offre par ailleurs aux développeurs des possibilités d’itérations plus rapides, des ressources à la demande, un meilleur time-to-market et un environnement de travail et de test qui correspond à la production. L’infrastructure est ainsi dimensionnée en fonction des projets, avec une philosophie « Fail fast & Fail Often » selon le modèle DevOps. Le mode de travail, plus collaboratif, permet aux développeurs de d’occuper une position stratégique.

    Automatisation et meilleur time-to-market

    Pour les accompagner dans ce déploiement continu, plusieurs outils standards sont disponibles : Jenkins pour effectuer les tests unitaires et fonctionnels ainsi que Gitlab et RunDeck pour le déploiement. Ces outils peuvent être combinés avec des plateformes logicielles comme Ansible, Puppet ou Chef, qui servent à créer des configurations automatiques des machines sur le Cloud où seront installés les logiciels, in fine. Désormais, le véritable enjeu pour les développeurs est de concevoir des applications qui ne sont plus faites d’un seul tenant, mais qui sont composées d’une multitude de logiciels spécialisés dans leurs métiers. C’est la notion de microservices. Ils pourront de cette manière proposer des applications beaucoup plus résilientes et déployables en cluster, capables de supporter une montée en charge ou tout défaut d’infrastructure.

    Perte de contrôle et sécurité des données : des préoccupations clés

    Malgré tous ces avantages, certains décideurs hésitent encore. La peur de perte de contrôle des données est l’élément clé qui retarde la décision de passer au Cloud. Il est vrai que l’utilisation de réseaux externes et l’externalisation des données dans des datacenters rend leur protection et les processus juridiques plus complexes. Pour isoler les réseaux et permettre une opacité réelle, les Cloud Providers séparent les machines virtuelles de chaque client. Ainsi, aucune information ne peut passer d’un réseau à l’autre. Il est également possible de choisir l’emplacement géographique de ses données et de profiter pleinement de la souveraineté permise par certaines zones de localisation, face aux enjeux réglementaires comme la RGPD (ou GDPR).

    Protection des données : vers une confiance accrue

    La crainte liée à la violation de données, au hacking d’interfaces ou au piratage de comptes est un autre frein. En réponse à ces objections, quelques  fournisseurs de Cloud, triés sur le volet, se sont conformés aux plus hauts standards de certification comme l’ISO 27001-2013 ou encore le Code Européen CISPE. Ils développent des architectures fiables et assurent une sécurité optimale. Ils offrent des solutions qui permettent d’automatiser, d’orchestrer, de normaliser et d’améliorer la visibilité et la protection des ressources et des services Cloud. En transférant leurs données et applications dans le Cloud, les entreprises en contrôlent directement l’accès et la sécurité. Elles peuvent ainsi renforcer la confiance avec leurs clients et utilisateurs – point critique notamment pour les éditeurs de logiciels et les start-ups – en leur garantissant un haut niveau de protection de leurs données et de leur propriété intellectuelle.

    Vers une adoption généralisée du Cloud

    Tous ces éléments expliquent pourquoi, selon l’étude « Cloud Insights » menée par MARKESS et Outscale, 45% des personnes interrogées considèrent aujourd’hui le Cloud comme le modèle le mieux adapté à leurs enjeux de Plan de Reprise d’Activité (PRA) et de Plan de Continuité d’Activité (PCA). Véritable opportunité de développement, le Cloud redonne de l’agilité aux entreprises et les accompagne dans leur mue digitale, vis-à-vis de leurs partenaires, de leurs clients et vis-à-vis de leurs ressources internes. Qu’ils soient start-ups ou grands groupes en pleine transformation, les acteurs économiques peuvent ainsi croître en innovant à moindre coût, de manière plus agile et en déployant facilement leurs applications dans le monde entier.