Catégorie : eCommerce

  • Pourquoi intégrer les marketplaces dans sa stratégie de développement à l’international ?

    Marketplaces : l’outil séduction des retailers 


    Denis Desmet, Directeur du développement commercial chez Cylande

    Pour accompagner leur développement à l’international, les enseignes peuvent opter pour différentes stratégies de distribution : ouvertures de magasins en propre ou avec des partenaires, via des réseaux de master franchises, en franchise, corners en magasins…. Elles peuvent par ailleurs développer une stratégie Online en misant sur l’ouverture de leur site marchand sur différents pays ou encore en se lançant sur les marketplaces : très présentes en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, ces dernières offrent des perspectives intéressantes.

    Les marketplaces ont tout pour séduire les retailers : avec une croissance exponentielle à deux chiffres, ce type de promotion explose depuis 5 ans.

    Comment envisager un passage par les marketplaces pour se faire connaitre à l’étranger ? Comment bien les utiliser ?

    Avantage n°1 : Bénéficier d’un canal de vente complémentaire

    Certaines enseignes ont profité de l’apport des places de marché pour augmenter leur notoriété, faire connaitre leurs produits dans un nouveau pays. Cette stratégie s’avère efficace surtout lorsque l’enseigne choisit une place de marché très connue dans le pays et dans le secteur d’activité de l’enseigne et lorsqu’elle est couplée à des premières implantations physiques et à l’ouverture d’un site web. L’effet combiné des 3 canaux permet de faire connaitre la marque et de jouer sur la complémentarité des canaux de ventes. Elle agit comme un effet bénéfique apportant du trafic offline comme online. La plupart des places de marché propose des engagements qui peuvent être limités dans le temps, ce qui permet de se faire son propre retour d’expérience au bout d’un temps d’expérimentation défini.

    Avantage n°2 : Baisser les coûts marketing et techniques

    Les efforts marketing sont souvent très importants pour faire connaitre une marque et pénétrer un marché dans un nouveau pays. L’accès à une marketplace permet donc de baisser ses coûts marketing et techniques. En effet, les marques bénéficient d’une audience large et qualifiée en se limitant aux frais d’inscription sur les marketplaces et à l’abonnement à un gestionnaire de flux qui intégrera ses produits.

    Les investissements marketing sont plus réduits en évitant par exemple l’achat de campagnes Google Adwords pour apparaitre à la une du moteur de recherche. Vous bénéficiez du traffic marchand en millions d’utilisateurs, c’est comme-ci votre marque était exposée dans un énorme centre commercial.

    Avantage n°3 : Ajuster sa sélection de produits

    Les marketplaces constituent un véritable levier pour ajuster son assortiment de produits. Le retailer peut décider d’étoffer sa gamme au fur et à mesure et/ou de la diminuer en fonction des besoins et des retours clients.

    En effet, la plupart des enseignes opèrent une sélection des produits vendus sur la marketplace de manière à garder un positionnement clé sur chaque canal, par exemple en gardant des offres privilèges en magasin ou sur le site web en propre.

    Plus d’informations sur www.cylande.com & www.retail-community.com

  • Comment tirer parti de Pokémon GO dans sa stratégie marketing ?

    Vos acheteurs sont des Pokémon, mais c’est à vous d’évoluer ! 

    Par François Rychlewski, Directeur Europe du Sud de Marketo

    Pokémon GO, la nouvelle application mobile vous permettant de capturer des monstres de poche autour de vous au travers de votre GPS et de la réalité augmentée, génère plus d’engagement au quotidien que Facebook Messenger et Instagram combinés, d’après des données révélées par SimilarWeb. A date du 11 juillet, soit seulement 5 jours après son lancement, l’application avait déjà été installée sur 10,8% des appareils Android aux Etats-Unis ; des chiffres qui atteignent respectivement 15,1% et 16% pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. De plus, Pokémon GO rassemble plus d’utilisateurs que Tinder, ce qui signifie que vous avez plus de chance de rencontrer votre âme sœur en cherchant un Dracaufeu qu’en zappant un profil vers la droite.

    Avec l’aide de créatures fictives et (le plus souvent) adorables apparues dans les années 90, Pokémon GO a rapidement changé la donne de l’engagement, et aux quatre coins du monde, les marketeurs curieux commencent à se poser quelques questions :

    Comment puis-je tirer parti de Pokémon GO dans ma stratégie marketing ?

    • Qu’est-ce que le jeu peut m’apprendre que je pourrais appliquer à mes activités marketing quotidiennes ?
    • Quelle est la meilleure approche : attraper tous ces Nosferapti et utiliser les bonbons pour obtenir un Nosferalto, ou attraper un Pokémon déjà évolué ?

    Voici quelques remarques et conseils sur la façon dont Pokémon GO peut s’insérer dans une stratégie marketing.

    Définir des objectifs clairs et réalistes

    Les statistiques citées ci-dessus, couplées à l’activité de mon fils de ces dernières semaines, démontrent clairement que Pokémon GO est addictif, les utilisateurs étant déterminés à atteindre leur objectif. Dans le cadre de campagnes marketing, il faut faire preuve de la même détermination pour évaluer les objectifs, établir une échelle de mesure, et identifier quelles activités permettront de les atteindre. Pourquoi acheter de l’espace publicitaire dans une publication économique lorsque son lectorat n’inclut pas notre audience cible ? Pourquoi dépenser son argent dans des campagnes coûteuses d’acquisition quand la rétention est actuellement la priorité des équipes en interne ? Pourquoi attraper de nouveaux Pokémon quand il faudrait plutôt se concentrer sur l’évolution de ceux déjà capturés afin de défier et récupérer une arène ?

    Inciter et fournir de la valeur aux acheteurs

    En tant que joueur de Pokémon GO, mon fils est très friand de PokéStops, ces endroits où l’on peut faire le plein d’objets. Pour que les clients actuels et potentiels interagissent avec une marque, il faut leur donner une bonne raison de le faire. Cela peut être assez basique, comme fournir du contenu engageant apportant une valeur ajoutée à leur activité, leur quotidien ou autre programme de fidélité. La clé ici est de garder son audience au top de ses priorités et de lui expliquer comment vous pouvez les aider. Les autres aspects tels que les revenus suivront.

    D’un point de vue très pratique, si votre commerce a la chance d’être un PokéStop dans le jeu, il faut capitaliser dessus. Quelques-unes des entreprises déjà sélectionnées ont d’ailleurs eu des réactions assez différentes que vous achetiez ou non dans leur magasin, endroit stratégie Pokéstops

    Cette stratégie est quitte-ou-double : des joueurs particulièrement fervents n’hésiteront pas à mettre la main à la poche pour accéder aux récompenses, alors que d’autres décideront de simplement se diriger vers d’autres PokéStops. Il est donc intéressant d’accueillir les joueurs de Pokémon GO à bras ouverts, au lieu de les effrayer. Il y a des chances pour que vous puissiez bénéficier de la fréquentation du lieu, surtout si vous faites preuve de créativité dans votre approche publicitaire.

    Même si votre entreprise n’est pas un PokéStop référencé, il existe d’autres façons pour mettre un pied dans le jeu :

    1. Les publicités seront bientôt disponibles au sein de l’application sous la forme de localisations sponsorisées
    2. Il est possible de placer des leurres dans le jeu pour attirer les Pokémon dans votre entreprise et les rendre accessibles aux autres pendant 30 minutes. C’est à peu près comme une vente flash… avec des créatures tirées d’un dessin animé. Pour les marketeurs B2B, il est possible par exemple de placer un leurre dans un salon pour attirer les participants et générer des leads.
    3. Découvrez quels Pokémon peuvent être trouvés autour de votre entreprise et informez les passants. Le but ultime de Pokémon est de tous les attraper, cela permettra donc d’attirer les joueurs n’ayant pas attrapé tel ou tel Pokémon ou souhaitant en attraper d’autres pour récupérer leurs bonbons et ainsi les faire évoluer.
    4. Récompensez les joueurs avec quelques avantages gratuits. Rappelez-vous : il ne s’agit pas de ce que vous gagnez en acquérant un nouveau client, il s’agit de leur valeur sur le long-terme, ce qui inclut leur pouvoir de recommandation auprès de leur réseau. D’après une étude Teradata, 61% des consommateurs affirment qu’ils partageraient une expérience positive avec leurs proches (amis, familles, etc.) et 27% déclarent qu’ils seraient prêts à adhérer à un programme de fidélité dans la foulée.

    Etre pertinent

    Vous ne pensiez vraiment pas pouvoir attraper Artikodin dans le Sud de la France ? Niantic, les créateurs de Pokémon GO, ont bien étudié leur produit afin que les Pokémon apparaissent au sein d’environnements représentatifs de leurs origines (les Pokémon eau près d’endroits aquatiques, les Pokémon plante dans des parcs, etc.)

    Les directeurs marketing devraient s’en inspirer : pas besoin de faire de la publicité pour de la crème glacée en plein milieu de l’hiver en Scandinavie. En parallèle, si votre audience cible se compose de Millennials, alors oui, il faut absolument considérer l’intégration de Pokémon dans votre stratégie marketing. L’âge moyen des joueurs est d’environ 25 ans, ce qui fait de cette application un essentiel pourles acheteurs Millennials difficiles à attirer.

    Maintenant… Attrapez les tous !

    Peut-être que d’ici une semaine, plus personne ne jouera à Pokémon GO. Peut-être que nous serons en train de suivre une toute autre tendance. Cela est difficile à déterminer, ce qui signifie que si l’on souhaite surfer sur cette vague, il faut le faire vite (comme si vous souhaitiez attraper le Rattatac CP 142 qui vous échappe toujours).

    Pour le moment, profitez de cette rare chance d’intégrer d’adorables personnages animés dans votre stratégie marketing et concentrez-vous sur les retours que vous pouvez obtenir de la part de ce qui pourrait vite devenir le jeu le plus viral de tous les temps.

    Et si cela ne fonctionne toujours pas, courez à droite à gauche en lançant des Pokéballs sur les gens, au moins vous attirerez leur attention !

     

     

  • Une saison d’été 2016 réussie pour l’e-commerce

    Une saison d’été 2016 réussie pour le e-commerce : des achats en hausse de 40% par rapport à 2015

    Etude Webloyalty

    C’est une saison d’été des soldes réussie cette année pour les e-commerçants. Si la saison d’hiver avait été globalement stable par rapport à l’année 2015, ces soldes d’été 2016 ont permis une hausse de 40% des achats par rapport à la même période en 2015. C’est ce que révèle l’étude fournie par le Webloyalty Panel, qui a étudié les volumes de transactions de nombreux e-commerçants pour l’ensemble des soldes d’été.

    Une saison 2016 plus réussie qu’en 2015

     Les e-commerçants, qui avaient subi une saison des soldes d’été 2015 décevante, semblent s’être rattrapés cette année avec des soldes d’été globalement réussis. En effet, selon l’étude fournie par le Webloyalty Panel, c’est une hausse de 40% du volume des transactions sur les sites de e-commerce qui a été observée par rapport aux soldes d’été 2015. Notamment pour la première semaine particulièrement réussie où le Webloyalty Panel a constaté une augmentation de 60% des achats par rapport à la même période en 2015. Une hausse par rapport aux soldes d’été 2015 qui s’est retrouvée sur l’ensemble des autres semaines, puisque sur les 5 semaines qui ont suivi, on constate un volume de transactions de 33 à 37% supérieur à 2015. C’est principalement le secteur de la maison qui a bénéficié de ces soldes d’été avec une hausse de 17% des achats par rapport à 2015 selon le Webloyalty Panel.

     Une deuxième démarque particulièrement satisfaisante

     L’étude menée par le Webloyalty Panel révèle également que la deuxième démarque a été cette année particulièrement réussie pour les e-commerçants. En effet, mis à part le premier jour des soldes qui est le plus important en terme de volumes de transactions, tous les jours où l’on observe le plus d’achats se trouvent durant la deuxième semaine soit après le début de la deuxième démarque.

    Ainsi si l’on compare les deux premières semaines de soldes, on constate une hausse de 4% du volume de transactions. Néanmoins, passée cette deuxième semaine de soldes particulièrement bénéfique pour le e-commerce, le volume des transactions s’est peu à peu tari. On constate par exemple une baisse des transactions de 15% entre la quatrième et la troisième semaine.

    Le m-commerce toujours plus présent

    L’étude fournie par le Webloyalty Panel montre également que la part des achats en ligne se faisant sur mobile est en constante augmentation. Ainsi, pour ces soldes d’été 2016, c’est près d’un quart des achats qui ont été effectués sur mobile contre 19% en 2015 (soit une différence de 5 points) et 15% en 2014 (soit une hausse de 60% en seulement deux ans). Une tendance qui devrait continuer de s’accentuer d’année en année.

     

     

  • Top 5 des réclamations clients sur les sites e-commerce

    Top 5 des réclamations clients sur les sites e-commerce

    Etude Qubit 

    Utilisant son outil de récolte de retours clients, Qubit, spécialiste de l’analyse de données digitales au service de l’expérience client, a collecté 1,5 million d’avis sur plus de 400 sites différents à travers le monde. Ces données ont été analysées à l’aide d’une méthode de traitement du langage, en machine learning, afin de segmenter automatiquement ces évaluations par sujet et mettre en lumière le sentiment (positif ou négatif) associé. Les résultats de cette étude sont représentés au sein de cette infographie listant les 5 réclamations clients les plus récurrentes sur les sites e-commerce ayant participés à l’étude.

    Dans un contexte d’évolution rapide des exigences clients où la communication est omniprésente, s’appuyer sur les avis consommateurs est aujourd’hui crucial. Combiner les données quantitatives des visiteurs telles que le nombre de session, les types de produit consultés ou les dépenses moyennes, avec leurs avis afin d’optimiser les conversions, peut avoir un impact significatif sur le chiffre d’affaire. Identifier les réclamations clients les plus fréquentes, et par la suite combiner cette donnée non-structurée avec des données chiffrables comme le Net Promoter Score (NPS) permet d’élaborer une approche sur mesure pour renforcer la relation client. En effet, la marque peut par exemple créer un code de réduction pour un client se plaignant des coûts de livraison ou proposer aux clients satisfaits de rédiger un avis sur les réseaux sociaux.

    Q1

    Q2

    Q3

    Q4Résoudre une plainte en faveur du consommateur augmente de 70% les chances de rachat et ce chiffre monte jusqu’à 95% si la plainte est adressée instantanément[1].

     

    [1] Lee Resources Inc, October, 2010

  • Quand Axa s’allie avec Alibaba…

    AXA, Alibaba et Ant Financial Services ont conclu un accord de partenariat stratégique mondial

    Objectif : explorer conjointement les opportunités de distribution des produits et services d’assurance d’AXA au sein de l’écosystème d’e-commerce d’Alibaba, et ce au profit des entreprises et des consommateurs qui effectuent leurs achats/ventes en ligne via les plateformes d’Alibaba. Dans cette perspective, les trois entreprises vont collaborer pour innover ensemble et développer ainsi des produits et services à forte valeur ajoutée, tout en s’apportant un soutien mutuel dans l’exploration de nouveaux marchés et segments de marché.

    La première phase de ce projet de collaboration portera sur les projets suivants :

    • sur AliExpress, une plateforme globale dédiée au commerce de détail accessible aux consommateurs du monde entier, AXA souhaiterait développer et proposer divers produits d’assurance, comme par exemple des extensions de garanties quant à la réparation des marchandises endommagées, ou encore des solutions de sécurisation accrue des paiements en ligne;
    • sur les plateformes d’Alibaba dédiées aux professionnels (Alibaba.com, 1688.com), AXA pourrait proposer des produits d’assurance aux PME du monde entier qui utilisent d’ores et déjà ces plateformes;
    • enfin, à travers Ant Financial Services (filiale d’Alibaba spécialisée dans les services financiers), AXA souhaiterait offrir des produits d’assurances voyage aux voyageurs chinois en visite à l’étranger.Ces produits et services d’assurance seraient conçus par les différentes filiales locales d’AXA en fonction de l’origine géographique des clients, afin de répondre au mieux à leurs besoins.« S’allier avec les entreprises les plus innovantes est l’un des éléments essentiels de notre stratégie de développement. Cette collaboration avec Alibaba nous permettrait d’avoir accès à un canal de distribution global, direct et unique. Nous nous réjouissons de pouvoir proposer aux clients d’Alibaba des produits et services innovants et sur mesure. Grâce à l’expertise inégalée acquise par Alibaba sur son marché intérieur, ce partenariat nous aidera également à accélérer notre développement en Chine, où nous sommes déjà l’assureur international n°1 », a déclaré Thomas Buberl, Directeur général adjoint d’AXA.
  • Quand le magasin de demain devient le lieu d’une expérience Premium

    Face à l’innovation, le salut des magasins passe par l’expérience


    par Pascal Thérond – Co-fondateur de Kalista

    Devant son miroir connecté, Sophie essaie virtuellement une nouvelle jupe. Elle se voit dedans aussi bien que si elle l’avait enfilée et un mot lui suffit pour changer de taille et de couleur. Se basant sur l’historique de ses achats, le système lui propose également un chemisier. Pour la convaincre d’acheter l’ensemble, il lui offre la retouche de la jupe, précisément calculée d’après les mensurations enregistrées par le miroir. Sophie sera livrée à domicile à partir du lendemain, dans un créneau qu’elle pourra elle-même définir en fonction de son emploi du temps.

    Un tel scénario est loin d’être de la science-fiction. Les technologies et les concepts existent, et n’attendent plus que d’être déployés à grande échelle. Face au e-commerce qui ne cesse d’innover pour pousser ses avantages (choix, commodité…) et gommer ses inconvénients (logistique, limites de l’expérience…), le brick & mortar se doit d’accélérer sa mutation. Longtemps, les distributeurs ont pu rester focalisés sur leurs préoccupations traditionnelles de prix et de choix, mais ces fondamentaux ne sont désormais plus assez différenciants.

    Pour rester pertinente et compétitive, le commerce physique doit revenir à sa raison d’être originelle : permettre la rencontre d’un produit et d’un consommateur. Face au e-commerce ou au drive, son atout réside dans sa capacité à mettre en scène et faire découvrir l’offre, et non dans l’accumulation de linéaires chargés d’articles de commodité. Pour lancer un nouveau produit, éveiller la curiosité ou susciter un coup de cœur, le commerce physique reste, et restera, le mieux placé. À condition qu’il se redemande comment attirer des consommateurs qui admettent de moins en moins d’endosser un rôle de manutentionnaire dans des magasins agencés comme des entrepôts. Bref, l’enjeu des enseignes aujourd’hui est de cultiver leur valeur ajoutée en réinventant l’expérience qu’elles proposent à leurs clients.

    Beaucoup l’ont d’ailleurs compris et les initiatives fleurissent. Grâce à la technologie, on relègue autant que possible la logistique en coulisses (avec un approvisionnement automatisé par tubes pneumatiques, par exemple). L’espace ainsi libéré est réaménagé autour de la mise en valeur des produits, mais aussi d’interactions et de services nouveaux où la technologie joue de nouveau un rôle clé. Dans le secteur de la décoration, par exemple, la réalité augmentée permet d’insérer un meuble dans une photo de son domicile ou de changer la couleur d’un mur, et des configurateurs facilitent la composition d’une solution sur mesure. Optimiser la surface de vente permet en outre d’élargir les possibilités d’implantation, y compris en centre-ville, et donc de gagner en proximité. Enfin, l’amélioration des processus d’encaissement et paiement doit permettre de remettre de l’humain dans les rayons pour apporter conseil, animation et convivialité, autant d’axes de différenciation qui répondent aussi aux attentes des consommateurs.

    Valorisant ses atouts spécifiques grâce à l’innovation technologique, le magasin de demain se positionnera donc, en complément des autres canaux de vente, comme le lieu d’une expérience premium, inspirante et engageante. Cette évolution, particulièrement adaptée à certains univers ou types d’articles (décoration, habillement…), correspond également à la demande des marques, elles-mêmes de plus en plus soucieuses de l’expérience client. Mais pour les distributeurs, à l’œil indéfectiblement rivé sur les prix, il s’agit d’un changement de perspective radical qu’il leur faut engager d’autant plus urgemment que les ajustements culturels seront profonds.

     

     

  • Quand promotions et actions de fidélité ont une place à prendre sur les mobiles

    Marketing : Le mobile s’impose dans les dispositifs promotionnels et relationnels des marques et des distributeurs

    Véritable ‘3ème main’ des consommateurs, le smartphone devient  incontournable dans le parcours d’achat du shopper. C’est une véritable opportunité pour les marques et les enseignes pour accompagner le consommateur de la préparation de ses courses jusqu’au dernier mètre, souligne Michael Flautre, Directeur des médias digitaux de SOGEC, spécialiste du marketing promotionnel et relationnel.

    Dans sa dernière infographie, Sogec observe la place croissante du mobile et de la promotion dans le parcours d’achat des shoppers :

    ·       87% des français préparent une liste de course, 30% le font sur leur mobile

    ·      86% des shoppers effectuent leurs achats en fonction des bons de réduction détenus.

    ·       1/3 serait d’accord pour recevoir des promotions géolocalisées sur leur mobile.

    « L’évolution du comportement des shoppers, qui sont désormais connectés à tout instant ou presque à leur smartphone, amène les marques et les enseignes à intégrer ce nouveau canal dans leurs dispositifs promotionnels. Dans ce contexte, les opérations de promotion et actions de fidélité ont une place à part entière à occuper sur les mobiles.». commente Michaël Flautre

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  • Qui est l’homme pousse-chariot ?

    En quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs ?

    Etude Kantar Media 

    Les temps changent. Bien que toujours majoritaire, la sacrosainte ménagère de – 50 ans chère aux annonceurs n’est plus la seule cible de consommation à séduire. Avec 4,2 millions d’individus, les pères de famille sont de plus en plus en nombreux à gérer les courses courantes pour le compte de leur foyer. Qui est-il ? Quels types de produits va-t-il avoir tendance à consommer ? Et quel est son rapport au numérique ? Kantar Media a analysé ces « hommes pousse-chariot » et révèle en quoi ce consommateur représente une cible pertinente pour les annonceurs dans sa façon de consommer les produits.

    Qui est l’homme pousse-chariot ?

    Âgé de près de 42 ans en moyenne, il réside principalement dans les zones rurales (28% de la cible étudiée) et les agglomérations inférieures à 100 000 habitants. Il fait partie de la classe moyenne (71% des hommes pousse-chariot) et sont sous-représentés parmi les classes aisées.

    Un papa suréquipé et super-connecté qui n’hésite pas à avoir recourt à la technologie dans son processus d’achat

    Plus équipé que la moyenne des français en charge des achats pour leur foyer, ils sont plus de deux tiers à être équipés d’un smartphone (67%), soit 21 points de plus que les RDAE (46%). Ce constat est le même pour les tablettes où près de la moitié des pères de famille déclarent posséder une tablette chez eux (47% vs 31% RDAE). Ce technophile utilise son smartphone pour prendre ses décisions shopping : Les hommes pousse-chariot sont près de deux fois plus nombreux que les RDAE à s’aider de leur smartphone pour comparer les prix en magasin ou chercher des informations sur les produits qu’ils envisagent d’acheter.

    Un « smartshopper » adepte du ROPO

    Comparé à notre Responsable des Achats Elargi, ces père connectés ont nettement tendance à jongler entre les offres on et offline. Ils sont plus de la moitié (53%, +9 points vs RDAE) à rechercher des informations en ligne avant d’acheter en magasin. La démarche inverse est aussi vraie : 33% (+10 pts vs RDAE) de ces papas recherchent des informations offline puis vont finalement acheter leur produit sur internet. Ils confirment ainsi leur statut de « Smartshopper » : s’ils aiment les grandes marques, ils ne sont pas prêt à payer le prix fort pour les avoir et utilisent toutes les ressources nécessaires pour se les procurer à moindre prix : coupon de réduction, comparateur de prix, achat groupé.

    Un méga-consommateur en puissance ?

    43% des hommes pousse-chariot sont des méga-consommateurs1, ce sont 10 points de plus que l’ensemble des responsables des achats élargis (RDAE). Cette tendance à surconsommer fait de lui une cible qui contribue fortement au volume d’achat généré sur différents domaines de consommation : boulimique pendant ses emplettes, il achètera en fréquence et en variété. Ainsi, lorsque l’on regarde en détail certains produits, et notamment les aliments transformés, les pères de familles qui assurent les courses courantes seront plus nombreux à consommer des pizzas au moins une fois par semaine (24,3% vs 13,1% pour les RDAE), des salades et sachets traiteurs (+10,9 pts) et dans une moindre mesure des plats cuisinés (+6,9 pts).

    Un individu dualiste dans son comportement d’achat

    Si notre homme pousse-chariot aura tendance à sous-consommer les produits lights et les alicaments, il présente une certaine dualité dans sa logique d’achat. Pressé, il achètera bien volontiers des produits faciles et rapides à préparer, traduit ici par le comportement « Food Express ». Paradoxalement, nos papas seront plus nombreux à consommer des produits biologiques par rapport aux RDAE, affichant ainsi leur volonté d’acheter des produits plus qualitatifs lorsqu’ils trouvent le temps pour les préparer.

  • Quand l’e-commerce passe à la réalité augmentée

    Réalité augmentée : les perspectives pour l’e-commerce

    Comment ne pas passer à côté du succès de Pokémon GO, le jeu sur smartphone qui a déjà fait gagner plus de 6 milliards d’euros à Nintendo. Le mélange de réalité augmentée et de petits monstres à capturer a battu tous les records, se payant même le luxe de dépasser le nombre d’utilisateurs de Twitter aux Etats-Unis. L’application est arrivée chez nous cette semaine, le temps pour Trusted Shops de vous présenter les points essentiels à connaitre sur la réalité augmentée en e-commerce.

    Pokémon GO

    Pokémon Go a été lancé ce jeudi 21 juillet 2016 sur smartphone. Le principe est simple : se balader dans la rue avec votre mobile à la recherche des petits monstres apparu sur Gameboy à la fin des années 1990. Ce qui fait le succès de ce jeu, c’est l’utilisation de la camera du smartphone pour faire apparaître les Pokémon dans notre environnement réel.

    Attrapez les tous !

    La réalité augmentée c’est ainsi faire apparaître un objet virtuel dans le monde réel via smartphone ou tablette par exemple. Les possibilités sont infinies et on voit déjà cette technologie sur des sites marchands dans le domaine de la mode, de la l’ameublement, dans le milieu médical ou même dans la presse. Le but : donner la possibilité aux clients de voir virtuellement le produit avant l’achat. Une aide à la décision qui augmente fortement le taux de conversion.

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    Ikea par exemple a proposé en 2014 son catalogue en réalité augmentée.

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    Evolution du marché

    On voit parfois quelques entrepreneurs attendre avant de se lancer, ayant peur de suivre une tendance plutôt que d’investir dans une évolution technologique. Mais beaucoup prédisent un bel avenir à la réalité augmentée, La Deutsche Bank Research prévoit que le marché devrait passer de 500 millions à 7,5 milliards d’euros d’ici 2020. Cette confiance des marchés dans cette technologie est d’autant plus importante que son déploiement ne nécessite pas de grands investissements matériels de la part des entreprises.

    Champion de la 3D

    Donner vie aux objets c’est aussi ouvrir de nouvelles perspectives au marketing et à la communication de marque. Les domaines d’application de la réalité augmentée sont multiples :démonstrations live 3D, génération de trafic physique en magasin ou l’interaction enligne avec le client.

    Les avantages de la réalité augmentée

    • Des usages multiples (vidéo, image son, 3D)
    • Des actions marketing interactives mieux ciblées
    • Une aide à la prise de décision dans l’acte d’achat
    • Se souvenir d’une marque ou d’un produit sur le long terme
    • Grande possibilité de développement (lunettes connectées, voitures intelligentes, électroménager…)
  • Les pièges de l’acquisition de clientèle

    Les pièges de l’utilisation des données externes pour l’acquisition de clientèle

    Selon Brandwatch, acteur du social intelligence

    Que vous les recoltiez vous-même ou que vous chargiez cette tâche à un tiers, il y a peu de doute quant à l’importance capitale des données dans le marché actuel. Les conseils d’administration, en particulier dans le domaine du marketing, s’accordent à reconnaître que les données peuvent être utilisées pour stimuler la croissance des entreprises. Cependant, ce que beaucoup de gens ne comprennent pas sont les pièges potentiels qui découlent du fait d’utiliser des données externes à l’entreprise.

    Imprécision

    Comme dans la plupart des cas, il y a des angles morts dans la collecte de données externes et leur analyse. Par exemple, les barrières linguistiques peuvent se révéler un problème pour les marques qui cherchent la visibilité globale. Par exemple, l’argot utilisé sur Twitter, oú les utilisateurs sont limités à 140 caractères: il peut rendre les messages trompeurs ou indéchiffrables, à moins d’avoir sous la main un traducteur natif. Un nom de marque pourrait aussi avoir un sens complètement différent dans un autre pays. Prenons le cas d’Avis, une des plus grandes entreprises de location de véhicules en Europe. Le suivi des mentions à leur marque à travers le continent révéla que pour la plupart des territoires, le nom de la marque était unique et synonyme de location de voiture, mais en France, “avis” est aussi synonyme d’«opinion». Et en Italie, c’est le nom d’un service de don de sang. Lors du classement des données, tout cela doit étre pris en compte afin de ne pas fausser les résultats.

    Bien entendu, certains de ces pièges son très facile à déceler et tombent sous le sens: les données de localisation en sont un bon exemple. Les gents peuvent déclarer vivre “sur la lune” ou “dans les nuages”, ce qui bien sûr est fort peu probable. Les données peuvent être également mal interprétées lorsqu’il s’agit de sentiments. Par exemple, au cours de la récente audition de Philip Green, ancien propriétaire de la chaîne de grands magasins britannique en faillite BHS, certains tweets qui paraissaient élogieux envers Green, étaient en fait négatifs en raison des subtilités de la langue anglaise.

    Le message à retenir est que les données ne peuvent pas dépeindre un profil absolu de votre clientèle. Il faut approfondir dans cette analyse, aller au delà des simples apparences. Heureusement, il existe des méthodes pour cela, grâce au social listening qui nous fournit une vision claire permettant de prendre les décisions correctes.

    Manque de pertinence

    Les personnes chargées de l’écoute sociale veulent obtenir à tout prix une analyse décisionnelle, mais se trouventconfrontées à une myriade d’outils sociaux qui reposent sur des paramètres prédéfinis qui ne sont pas toujours rattachables aux objectifs concrets de l’entreprise. Néanmoins, il est possible d’en tirer parti en creusant un peu plus profond sous la surface.

    Les vanity metrics, bien souvent des chiffres qui ne veulent rien dire, sont malheureusement le pain quotidien dans l’analyse sociale. Ils sont souvent populaires et très diffusés car ils se rapportent aux mesures de marketing traditionnelles, ce qui signifie qu’ils peuvent être adaptés à volonté par les experts en marketing au bon vouloir des marques. Le problème est que, même s’ils ont un impact immédiat et direct, ils ne valent pas grand chose dans le fond.

    Par exemple, qu’une vidéo que vous avez postée reçoive 50% plus de visites que les liens traditionnaux, ne veut pas dire que vous allez avoir un retour de bénéfice pour autant. Les Vanity metrics vous donnent le “quoi”, mais ils oublient le “pourquoi”. Et n’oubliez pas que l’intelligence décisionnelle dérive toujours du “pourquoi”.

    Le “pourquoi” se trouve dans l’intention, dans le contexte: de quoi parle cette vidéo? Qu’est- ce qu’elle propose? Si vous êtes capable de déceler quelles sont les points forts de votre marque, ceux qui sont capables de la rendre unique et inoubliable aux yeux du public, vous saurez du même coup quels sont vos principaux facteurs d’implication. Il s’agit de trouver quels contenus attirent le plus le client potentiel. Votre engagement varie lorsque vous parlez de la marque en general ou d’un produit en particulier? Recevez-vous plus de commentaires lorsque vous postez à propos d’un blog qui aide vos lecteurs à résoudre un problème concret? Il ne faut jamais tomber dans le piège d’ignorer le “pourquoi”. En considérant attentivement les données, vous trouverez peut-être les «sous-segments» cachés dans votre auditoire. Il est essentiel de tenir en compte que tout le monde ne suit pas une marque pour la même raison. Car deux personnes ayant exactement les mêmes données démographiques (sexe masculin, 42 ans, nés à Limoges), peuvent avoir des intérêts et personnalités diamétralement opposés.

    Les médias et les outils sociaux ont le potentiel d’aider les entreprises à recueillir des données externes et de les rapprocher de leurs clients. Ils peuvent servir à deviner ce qui motive le comportement des clients, et les mesures à adopter afin de les fidéliser, mais il faut toujours lire entre les lignes et les analyser en profondeur avant d’agir. En conclusion, l’astuce pour ne pas tomber dans le piège des données sociales se résume à la capacité de savoir quelle est la meileure approche analytique pour votre entreprise. Ne vous contentez pas de métriques prédéfinies qui n’indiquent que des généralités inutiles ou inexactes.