Catégorie : eCommerce

  • APP Shopping : les meilleures pratiques du m-COMMERCE

     Ce que les détaillants peuvent apprendre des apps les plus populaires

    Etude App Annie, leader mondial de l’analyse des données de l’App-économie. 

    Ce qu’il faut retenir de l’étude 

    Le bouleversement du commerce de détail par le mobile est une réalité. De nombreux commerçants ont désormais une stratégie omni-canal et découvrent les avantages que présente le mobile pour leur business.

    L’environnement des apps de shopping a changé. Grâce aux avancées technologiques, les marchands sont désormais en mesure de proposer une expérience client plus agréable.

    Le m-commerce est en pleine expansion. Dans les pays que nous avons analysés, la durée totale d’utilisation des apps des boutiques Bricks-and-Clicks a augmenté de près de 40% au cours des 12 derniers mois. Pour les apps des boutiques Online-First, cette augmentation était supérieure à 50%.

    On constate une augmentation du nombre de sessions par utilisateur pour les apps Online-First, ainsi qu’une croissance plus rapide par rapport à celles des Bricks-and-Clicks. Les commerçants traditionnels ont d’ailleurs beaucoup à apprendre des spécialistes du e-commerce.

    En suivant les meilleures pratiques des apps de shopping, notamment les stratégies d’acquisition et d’intéractions avec les utilisateurs, les boutiques traditionnelles améliorent leurs chances de réussir sur mobile, avec à la clé plus de conversions ainsi qu’une fidélité et un engagement accrus.

    Le mobile est désormais au cœur de l’expérience client

    La croissance des téléchargements d’apps dans le monde est forte, bouleversant les différents secteurs.

    App Annie a récemment mis en évidence les changements radicaux auxquels font face le secteur des apps de restauration à service rapide (QSR) et de la banque. Le secteur de la vente au détail est en train de vivre des changements similaires, à plus d’un titre.

    Les consommateurs privilégient aujourd’hui le mobile, une étude publiée il y a un an affirmait déjà que la moitié des utilisateurs mobiles utilisait leur téléphone lors du processus d’achat (soit pour chercher plus d’informations, soit pour effectuer la transaction). Les technologies mobiles telles que les beacons, les paiements mobiles et les notifications push sont depuis longtemps exploitées par les commerçants, et les canaux mobiles font désormais partie intégrante des réunions marketing.

    Le bouleversement du commerce de détail par le mobile est désormais une réalité — l’expérience de shopping passe par plusieurs canaux et nos terminaux mobiles sont devenus incontournables. Ce nouvel environnement offre d’excellentes opportunités, à condition de savoir s’y adapter.

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    La croissance du m-commerce continue d’exploser 

    Le commerce mobile dans la monde continue d’exploser. Les estimations des experts sont variables, mais toutes prédisent une croissance forte et ininterrompue au cours des années à venir.

    • Internet Retailer prévoit que les ventes au détail sur mobile totaliseront 220 milliards de dollars dans le monde en 2016, soit une augmentation de 53% par rapport à 2015.
    • Shop.Org, Forrester et Bizrate ont révélé dans leur étude sur le shopping en ligne en 2016, que le mobile représente 44% du trafic en ligne et 31% des ventes des détaillants. Une tendance encore plus accentuée dans les marchés émergents mobile-first — d’après Amazon par exemple, plus de 70% de son trafic en Inde provient du mobile.
    • Salesforce et Demandware prévoient une croissance encore plus dynamique du commerce mobile, qui devrait bientôt représenter la majeure partie du e- commerce.Il s’agit véritablement d’une expansion à échelle mondiale. App Annie a déjà abordé l’essor du commerce mobile en Inde — un marché mobile-first— mais cette expansion est généralisée dans de nombreuses régions du monde, notamment en Asie du Sud-Est, en Chine, en Europe et en Amérique latine.Comme nous allons le voir, l’utilisation des apps de shopping a considérablement augmenté chez les consommateurs, représentant de formidables opportunités pour les détaillants de développer une stratégie business omni-canal.


      L’utilisation des apps de shopping est exponentielle

      Dans l’ensemble des pays analysés, la durée d’utilisation des apps des boutiques bricks-and-clicks et online-first* a augmenté au cours des 12 derniers mois.
      La durée d’utilisation était particulièrement élevée aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon :

      ●  Au Japon et en Corée du Sud, du fait de la démographie vieillissante, les détaillants ont largement investi dans les intéractions et la rétention des utilisateurs existants. Il est par conséquent habituel de s’y voir offrir des réductions et des récompenses significatives. Les programmes de fidélité faisant activement participer les clients (tel que le tirage au sort quotidien de Gmarket et le programme Super Point Up de Rakuten Ichiba) ont été couronnés de succès. De plus, la forte pénétration d’Android va certainement stimuler le marché sud-coréen par rapport aux autres pays.

      ●  Aux États-Unis, cette croissance est d’abord imputable à la taille de la population et donc à la base d’utilisateurs mobiles. Cependant, l’augmentation de la durée d’utilisation des apps des boutiques bricks- and-clicks (+ 55%) comme de celles online-first (+ 60%) au cours des 12 derniers mois témoigne du succès des stratégies d’exploitation mises en œuvre.

      ● Les pays européens sont un peu à la traîne, sans doute à cause de la relative immaturité du m-commerce. En France, par exemple, il est estimé que seulement 24% des détaillants en ligne proposent une app de paiement. Mais la croissance rapide affichée par les détaillants d’une année à l’autre, particulièrement ceux online-first, témoigne d’une forte demande des consommateurs qui reste à satisfaire.

      Les apps Online-First sont en tête
      et témoignent du potentiel du commerce mobile

      Dans chaque pays analysé, les 10 apps de boutique online-first du top 10 affichaient plus de sessions par utilisateur ainsi qu’une croissance plus rapide de ces sessions, que les 10 apps de boutique bricks-and-clicks.

      Les interactions des utilisateurs d’apps de boutique online-first est particulièrement élevé en Corée du Sud, où le nombre moyen de sessions par utilisateur est quasiment trois fois plus élevé que dans les autres pays. Cette tendance est portée par des apps telles que 11st, Coupang et WeMakePrice — des boutiques offrant une gamme de produits étendue à prix concurrentiel et offrant une forte intégration verticale tout au long du processus d’achat.

      La France affiche les sessions moyennes les plus courtes pour les apps bricks-and-clicks, avec une tendance déclinante au cours des 12 derniers mois. Elle se place toutefois à la deuxième place en termes de croissance pour les sessions des apps des boutique online-first, la preuve que la demande existe et que les détaillants traditionnels ont tout intérêt à y répondre. Les apps de boutique oline-first telles que vente- privee et showroomprive, qui opèrent sur le modèle de la vente flash réservée aux membres, figurent en tête des classements et peuvent servir d’exemple. L’Allemagne, un marché plutôt conservateur sur le plan des transactions électroniques, a connu une croissance rapide de ses sessions par utilisateur. Les enseignes internationales majeures telles qu’Amazon, Wish et Geek ont vu leur niveau d’engagement considérablement augmenter.

      Les apps Online-First dominent en Chine et en Corée du Sud Au Japon, les apps Bricks-and-Clicks restent attractives

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      Les apps Bricks-and-Clicks restent populaires aux États-Unis et en Europe Mais les apps Online-First gagnent du terrain

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      De nouveaux horizons pour les structures Bricks-and-Mortar 

      Les opportunités sont nombreuses pour les détaillants traditionnels, à condition de modifier leurs modèles économiques et d’intégrer une approche omni-canal.

      Voici quelques bonnes raisons d’envisager une conversion :

      ●  Les consommateurs utilisent désormais plusieurs canaux dans le cadre du processus d’achat. Les clients utilisant plusieurs canaux ont tendance à être plus rentables et à présenter des paniers plus importants. D’après une étude d’Apptentive, 66% des commerçants qui ont enregistré une baisse de fidélité de leurs clients n’avaient pas d’app.

      ●  Le mobile permet aussi d’améliorer l’expérience au sein même de la boutique. Les aspects négatifs du showrooming ont été largement abordés, mais ils semblerait que les consommateurs adeptes de cette pratique aient une réelle tendance à effectuer leurs achats dans la même boutique physique. En fin de compte, grâce à la technologie, les enseignes n’ont jamais eu autant d’opportunités d’intéragir avec leurs clients dans leur propre boutique, à l’image de Walgreens et de Walmart qui mettent les apps à contribution en magasin.

      Meilleures pratiques du commerce mobile

      Figurer sur l’écran d’un utilisateur est un privilège qui se mérite
      Nos terminaux mobiles ne nous quittent jamais — une accessibilité qu’il faut respecter

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      Adoptez les meilleures pratiques pour l’acquisition utilisateur sur mobile Le marché des apps est très concurrentiel, vous devez vous distinguer

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      Faites un sans faute dans l’app comme en magasin
      Chaque interaction est une occasion de ravir ou de décevoir vos utilisateurs

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      Privilégiez l’innovation
      Les nouvelles technologies peuvent considérablement améliorer l’expérience client

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  • Quand Google Store Visits débarque en France

    Mesurer l’impact réel d’une publicité AdWords sur les visites en magasins

    Que ce soit pour se divertir, trouver de l’inspiration, des informations, découvrir de nouveaux horizons, ou prendre des décisions dans leurs parcours d’achat, le mobile est désormais incontournable dans le quotidien des français, avec en moyenne plus de 150 interactions par jour.

    En France, le parcours d’achat commence ainsi sur mobile dans 66% des cas. Dans ce contexte, Google développe en permanence de nouveaux produits et fonctionnalités pour aider les marketeurs à créer encore plus de synergies entre les canaux on et offline.

    Lancé aux Etats Unis en décembre 2014, Store Visits est disponible pour le marché français depuis cette semaine. Désormais, les marketeurs vont pouvoir mesurer l’impact réel d’une publicité AdWords sur les visites en magasins.

    En parallèle, Google a mené une étude pour comparer 316 sites mobiles européens dans le secteur du retail.  L’objectif : aider les annonceurs à mieux comprendre les bonnes pratiques à appliquer en matière d’expérience utilisateur et de vitesse des sites sur les mobile.

    Parmi les principaux enseignements de cette étude :

    • 30 % des consommateurs s’attendent à ce que la page se charge en une seconde ou moins, et 18 % d’entre eux exigent même un chargement instantané

    • 61% des utilisateurs qui visitent un site mobile mal conçu se dirigeront certainement vers un site concurrent

    • Les sites de retail du Royaume-Uni offrent la meilleure expérience utilisateur

    • Les sites de retail d’Allemagne sont les plus rapides

    • Etsy a atteint le score le plus élevé en matière de facilité d’utilisation

    • Auchan fait partie des sites de retail qui atteint le critère de référence en matière de vitesse (2 secondes ou moins)

    Enfin, à l’aide de testmysite.withgoogle.com, les marketeurs vont pouvoir tester leur site internet et  comprendre facilement les statistiques de performances de base concernant l’adaptation aux mobiles, la vitesse sur mobile et la vitesse sur ordinateur.

     

  • Quand les plateformes numériques deviennent un modèle économique par défaut

    Plateformes numériques : la majorité des entreprises et des économies ne sont pas prêtes à se lancer d’après une étude d’Accenture

    La Chine, l’Inde et les États-Unis dominent l’économie des plateformes à l’échelle mondiale; l’Europe reste largement à la traîne

     Seules 10% des nouvelles plateformes lancées par des Entrepreneurs et des PME indépendantes seront profitables dans les années à venir, malgré les opportunités offertes par l’émergence des plateformes digitales, d’après une étude publiée par Accenture. La recherche montre également que la Chine, l’Inde et les Etats-Unis domineront l’économie des plateformes d’ici 2020, et que le fossé entre les pays se creusera. L’étude identifie 5 pistes à suivre pour aider les entreprises et les pouvoirs publics qui souhaitent réussir dans cette voie.

    Le rapport Accenture Five Ways to Win with Digital Platforms publié en collaboration avec le G20 des jeunes entrepreneurs, représenté en France par Citizen Entrepreneurs, mesure la capacité de 16 économies du G20 à soutenir l’essor des plateformes digitales. Il montre que le Royaume-Uni et l’Allemagne rejoignent la Chine, l’Inde et les États-Unis au sommet de l’indice Accenture de préparation à l’économie des plateformes (cf. figure 1). Cependant, d’autres marchés émergents et économies européennes resteraient à la traine en raison de caractéristiques commerciales et socio-économiques insuffisantes.

    ac1« Lorsque l’on pense aux plateformes digitales, il faut penser aussi bien à la Chine et à l’Inde qu’aux États-Unis. Ces économies exploitent la puissance des plateformes pour créer des marchés à grande échelle de manière très rapide », commente Paul Daugherty, directeur des technologies chez Accenture. « De nombreuses économies européennes risquent de laisser passer le train de l’économie des plateformes. Une coopération entre les différentes parties prenantes est indispensable pour compenser la fragmentation des marchés numériques et renforcer la digitalisation des investissement et de la consommation qui est nécessaire au succès des nouvelles plateformes. »

    L’analyse proposée par Accenture montre que 20 milliards de dollars ont été investis dans les plateformes digitales entre 2010 et 2015 avec 1053 accords annoncés publiquement. Plus de la moitié de ces investissements ont eu lieu entre 2014 et 2015. L’étude note également une forte corrélation entre l’indice de préparation à l’économie des plateformes et le niveau d’investissement dans les plateformes dans les pays du G20 (cf. figure 2).

    ac003Le rapport recommande aux pouvoirs publics de se rapprocher des dirigeants d’entreprise afin de proposer des mesures susceptibles de créer un environnement propice aux plateformes digitales, notamment les actions suivantes :

    1. Donner la priorité à la standardisation et à l’encadrement de la protection des données : favoriser l’harmonisation des législations en matière de sécurité et de confidentialité des données. Faciliter les transferts de données d’un pays à l’autre.
    2. Concevoir des réglementations en tenant compte des plateformes digitales : expérimenter de nouvelles règles pour accompagner l’innovation technologique et les nouveaux modèles économiques. Par exemple, l’autorité de régulation financière britannique, la FCA, a instauré un sas réglementaire (« regulatory sandbox ») permettant aux start-ups de tester des idées sans tomber immédiatement sous le coup des conséquences réglementaires habituelles.
    3. Encourager le commerce électronique transfrontalier : harmoniser les taxes et les normes, la protection des consommateurs, le droit des contrats et les infrastructures logistiques. L’initiative en faveur d’une plateforme pour le commerce électronique mondial (eWorld Trade Platform), lancée lors du sommet du B20 en Chine, vise à accélérer la collaboration politique internationale en faveur du commerce éléctronique mondial, qui doit profiter largement aux PMEs.[1]
    4. Investir dans les infrastructures numériques : la directive européenne sur les services de paiement donnera par exemple aux start-ups les moyens de développer leur clientèle et encouragera les modèles économiques novateurs.
    5. Penser à petite échelle et agir à grande échelle : informer les PME sur les modes de financement alternatifs, comme le financement participatif ou le crédit entre particuliers, ainsi que sur la protection des données et des consommateurs. Soutenir les PME par le biais de zones économiques numériques afin de favoriser le commerce électronique.

    Cinq pistes pour réussir

    Accenture constate que seulement 15 pour cent des entreprises du classement Fortune 100 ont à ce jour élaboré des modèles économiques basés sur des plateformes numériques. Mais les plateformes digitales rentables devraient se multiplier à mesure que les petites entreprises et les entreprises des secteurs traditionnels emboîtent le pas aux entreprises de l’ère numérique. Accenture identifie cinq facteurs essentiels pour développer la masse critique de plateformes digitales, qui s’appuient sur les nouvelles technologies afin de créer de vastes marchés de clients et de fournisseurs.

    1. Proposition : créer des services de plateforme différenciés s’étendant au-delà des services transactionnels, en prenant en charge aussi bien les clients, du côté de la demande, que les prestataires de services, du côté de l’offre.
    2. Personnalisation : cibler la clientèle sur l’ensemble des canaux en utilisant les données client pour anticiper les besoins et proposer des expériences sur mesure.
    3. Prix : appliquer de nouveaux modèles de tarification, par exemple le paiement à l’usage, le « freemium » et l’abonnement pour répondre aux pics de demande.
    4. Protection : intégrer la confiance au cœur de la plateforme en misant sur la cybersécurité pour attirer les clients et se différencier.
    5. Partenariats : développer rapidement la plateforme à plus grande échelle en identifiant des partenaires numériques (développeurs d’applications et fournisseurs de services de paiement), qui peuvent enrichir l’expérience proposée et répondre aux besoins des clients.

    « Les plateformes digitales ne sont pas la chasse gardée des entreprises nées à l’ère du numérique, comme Airbnb et Alibaba. Elles deviennent un modèle économique par défaut dans la plupart des secteurs d’activité, en B2B comme en B2C », déclare Francis Hintermann, directeur général d’Accenture Research. « Pour atteindre l’efficience et des taux de croissance élevés, les entreprises doivent transformer leurs méthodes, qu’il s’agisse de la co-création de biens et de services avec des tiers, de la personnalisation de l’offre pour la clientèle ou de la fixation dynamique des prix. Et surtout, elles doivent développer une masse critique de participants collaborant avec des partenaires numériques capables de fournir les services fonctionnels qui améliorent l’expérience client. »

    A propos de l’indice Accenture de capacité d’exploitation des plateformes

    Cet indice évalue 16 pays du G20 sur un certain nombre de facteurs, comme la taille de la population ayant accès au numérique et son degré de maîtrise en la matière, l’envergure de ses compétences en matière de numérique et la force de sa culture d’entreprise au sens large. Accenture mesure également la volonté des entreprises à mettre en commun leur propriété intellectuelle et leurs idées dans un esprit d’innovation ouverte ; la qualité de l’infrastructure technologique du pays et sa capacité à soutenir les technologies développées sur son territoire. Entrent également en ligne de compte l’agilité et la flexibilité de la régulation du marché sur des questions telles que la protection des données, leur portabilité, et la cybersécurité.

  • Etude Kantar Media : 15 millions de Français sont des Advisers (soit 31%)

    Qui sont les Advisers ?


    Etude Kantar Media

    Ils sont plutôt jeunes ! 50% d’entre eux (soit plus de 7 millions de Français) ont moins de 35 ans.

    Ils remplissent également le rôle d’amplificateur de message : 30% d’entre eux sont des influenceurs avec plus de 100 followers et 6% en comptent plus de 400.

    Urbains, mobiles, ultra connectés et « trendy » , 45% des Advisers déclarent aimer faire du lèche-vitrine et flâner dans les magasins. 30% apprécient fréquenter les grandes surfaces sans nécessité d’achat et 48% apprécient de pouvoir « faire de plus en plus de choses » dans les grands magasins.

    72% d’entre eux voient en internet la possibilité de s’entraider, de trouver des réponses à leurs questions. Les Advisers ont par ailleurs tendance à privilégier les sites qui donnent la parole à leurs utilisateurs (30% – soit deux fois plus que la moyenne des Français).

     Quelles sont leurs habitudes d’achat ?

     82% des Advisers font du shopping en ligne (vs 63% des Français). 65% d’entre eux (vs 52% des Français) sont adeptes du ROPO (Research Online, Purchase Offline). Pour autant, ils ne délaissent pas les magasins physiques puisque la moitié des Advisers fréquentent plus de 30 magasins par an – soit 18 points de plus que la moyenne tricolore.

    Les marques cherchent donc à séduire les Advisers en leur proposant de nouvelles expériences de consommation ou un parcours d’achat innovant voire « phygital » (mélange de magasin physique et digital) uniques, inédits et exclusifs associant personnalisation et esthétisme.

     Que commentent-ils ?

     Les loisirs ont une place importante. Ainsi, les Advisers commentent en premier lieu le contenu culturel : 72% des Advisers like, commentent ou partagent l’information, l’actualité, la musique, les vidéos,… Les marques ne sont pour autant pas en reste ! Elles sont également scrutées, commentées, partagées et likées par 37% des internautes.

     Les marques doivent-elles prendre en compte les Advisers ?

    En parallèle, 38% des Français (soit 20 millions) déclarent consulter des avis avant d’acheter un produit, cela représente 50% des moins de 35 ans.

    Les Advisers sont donc de véritables relais pour les marques. Heureusement pour elles, les ¾ des commentaires des Advisers sont positifs, faisant d’eux des ambassadeurs de marque.

     Comment les approcher ?

     Même si les réseaux sociaux et les points de contacts digitaux occupent une place primordiale chez les Advisers, ils sont joignables par de nombreux points de contacts : presse, affichage, courrier publicitaire, cinéma, promotion en magasin, sur internet,…

    capture-decran-2016-10-13-a-14-44-47L’intéractivité est aussi un facteur clé pour engager ces consommateurs. Ici Mobile et affichage représentent un bon « mix ». Ainsi, 16% des Advisers se montrent intéressés par la réception d’informations, de promotions en passant devant une campagne d’affichage.

    Selon Kantar Media, pour toucher cette nouvelle cible, il est recommandé de miser sur la synergie des touchpoints. d’offrir plus d’expérience, de découverte et de valoriser leur pouvoir en co-créant avec eux.

    L’Adviser doit désormais être considéré comme un media à part entière dans un dispositif cross.

    Méthodologie : Etude TGI Clickstream – 15 600 individus représentatifs des individus de 15 ans et plus vivant en Franc

  • Pourquoi Facebook s’attaque à la Marketplace ?

    Facebook Marketplace, le nouveau bon coin social ?

    Par Benoit Feron, Co-Fondateur et Chief Sales Officer, IZBERG

    Début octobre, Facebook a annoncé le lancement d’une plateforme de vente en ligne entre particuliers. Actuellement disponible aux Etats-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne, la plateforme est accessible depuis l’application mobile Facebook.

    Après l’échec du F-commerce, Facebook s’attaque à la Marketplace en lançant Facebook Marketplace. Au regard de son modèle C2C, ne serait-ce qu’une plateforme de simples petites annonces ? Assiste-t-on aux prémices d’une Marketplace qui se veut résolument sociale ? Facebook arrivera-t-il à mettre en place le bon niveau de modération pour éviter les abus ?

    Une puissance de frappe mondiale

    Avec cette Marketplace C2C, Facebook mise sur la puissance de frappe de ses 1,7 Mds d’abonnés et sur un puissant maillage territorial à l’échelle mondiale. Il s’agit pour l’instant des prémices de la Marketplace, avec des transactions réalisées offline et les limites qu’imposent le modèle de petites annonces C2C.

    Au travers de leurs profils, les abonnés sont de potentiels vendeurs et acheteurs sur une plateforme qui permet ainsi d’interconnecter les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de géolocalisation. L’avantage évident de Facebook Marketplace par rapport à Craigslist ou Le Bon Coin est la possibilité de« tracer » le vendeur grâce à son profil Facebook ce qui rassure l’acheteur sur la confiance qu’il peut accorder au vendeur lors de la transaction.

    Les prémices d’une véritable stratégie e-commerce ?

    Facebook se lance ainsi sur un modèle C2C pour ne pas bouleverser les habitudes de ses internautes qui connaissent déjà bien ce modèle au travers du Bon Coin ou de Craigslist. Mais il ne s’agit que d’une première étape pour Facebook, qui pourrait ensuite mettre en place une réelle stratégie e-commerce via une Marketplace intégrée.

    En effet, dans un second temps, Facebook pourrait élargir sa stratégie de monétisation au B2B2C afin de séduire les marques en leur proposant de nouveaux services à dimension marchande. Facebook a également accès aux préférences de ses utilisateurs, et peut par exemple renforcer le maillage entre les marques et les utilisateurs en généralisant l’utilisation des bots qui simplifieront l’expérience d’achats et la rendront plus intuitive. D’autant que Facebook a déjà intégré les bots dans son application Facebook Messenger.

    Le monitoring des annonces, une priorité

    La problématique complexe du monitoring des annonces pourrait cependant s’avérer un frein dans l’expansion de son service. A peine lancée, Facebook Marketplace, potentiellement dépassée par son succès, comptait déjà de nombreuses annonces ne respectant pas ses conditions d’utilisation (produits illicites, armes à feu…). Problème résolu depuis, la question se pose de l’avenir et de l’impact de l’ouverture du service au reste du monde. Une partie du monitoring peut en effet être gérée par des algorithmes divers, mais le facteur humain est indispensable. La vérification de contenu est ainsi un métier complexe, déjà très bien maîtrisé par les leaders des échanges C2C tels que Le Bon Coin, et sur lequel Facebook devra évoluer rapidement.

    Enfin, le C2C reste intéressant comme première étape pour Facebook qui place clairement le modèle Marketplace comme un réel levier de croissance pour sa plateforme d’échanges. A terme, Facebook pourrait réunir sur sa Marketplace les nombreux utilisateurs de groupe de reventes entre particuliers et de petites annonces existants sur sa plateforme, tout comme les utilisateurs d’autres plateformes C2C ainsi que les nombreux acheteurs en ligne.

    Avec sa Marketplace, Facebook entre dans le cercle de plus en plus peuplé des opérateurs de Marketplace, et bénéficie ainsi d’un canal de vente en ligne supplémentaire sans avoir à supporter les contraintes liées à l’activité e-commerce traditionnelle (frais de stockage, d’entreposage ou de livraison). Le challenge pour Facebook sera de faire évoluer son modèle en donnant à sa Marketplace un cadre sécurisé, contrôlé et attractif, avant de pousser plus avant le concept.

  • Marketplace, les « 10 règles d’or » avec WIZAPLACE l Webinar le 26 octobre

    My Digital Week : Eric Alessandri, vous avez créé votre start-up Wizaplace en 2012, qui propose depuis septembre 2015 l’une des plateformes de référence en matière de marketplace en Europe. Quel est le but de cette matinée consacrée aux marketplace le 26 octobre prochain ?

    eric-alessandri-ceo-wizaplaceEric Alessandri : La marketplace est le nouveau modèle du e-commerce. La mission que nous nous sommes choisie, c’est de rendre ce modèle accessible à tous. Et pour cela, il faut l’expliquer et le partager. Le ecommerce, avant, c’était un marchand en ligne avec ses stocks à écouler. Aujourd’hui, ce sont des centaines de marchands voire des milliers de particuliers, réunis sur une plateforme dédiée à fluidifier un marché particulier (les taxis avec Uber, l’immobilier avec Airbn’b, ecommerce avec Amazon, etc.). C’est ce modèle là qui s’impose peu à peu , et il vaut pour toutes les entreprises, de tous les secteurs.

    Nous avons donc conçu une plateforme ultramodulaire, Wizaplace, dotée d’une soixantaine de composants, pour créer pour nos clients des marketplace de toutes natutres : BtoC, BtoB, CtoC, ou marketplace de service type Uber.

    Nous fournissons le noyau et l’infrastructure de ces marketplace, nous les créons et les hébergeons, mais nous ne réalisons pas pour autant toutes les composantes, d’une part, et nous nous appuyons sur des partenaires pour aider au lancement et à la mise en place de ces marketplace.

    C’est l’objet de cette matinée du 26 octobre: présenter notre vision et le moteur de Wizaplace et donner la parole à des partenaires et des clients afin qu’un porteur de projet puisse prendre le maximum d’informations utiles.

    MDW : Quels sont vos clients actuels et quelle vision portez-vous sur votre marché ?

    Notre cœur de compétence, ce sont les projets de 15 à 100 K€ de budget, pour des marketplace dont il faut personnaliser le business model comme l’ergonomie. Nous avons un cœur fonctionnel très large, mais ces projets doivent être personnalisés pour cadrer au plus près de leurs objectifs. Nous avons démarré la commercialisation de notre offre en septembre 2015 et nous avons désormais une dizaine de marketplace en production pour nos clients : kolectiv-design.com, okadran.fr ou edcom.fr, par exemple. Nous avons une dizaine d’autres projets en route qui seront dévoilés cette fin d’année et trois le 26 octobre prochain !

    Mais surtout, c’est le spectre d’usage de notre plateforme qui mérite d’être souligné. Sa modularité nous permet de produire un site BtoC et CtoC comme Kolectiv Design par exemple, mais aussi une plateforme BtoB comme MapaDirect (fournitures pour les lycées), ou de mettre en place une solution pour un réseau de 120 magasins en France qui va remplacer leur ancien ecommerce pour passer à la vitesse marketplace avec 1 million de produits à l’ouverture début 2017.

    C’est ce qui est passionnant dans notre métier : derrière ce seul mot de marketplace se cachent des dizaines de projets différents. Un site ecommerce, par exemple, peut avoir deux projets ultra légitimes : élargir son spectre de produits en invitant des marchands tiers à partager son audience (c’est le modèle de la Fnac, de CDiscount ou d’Amazon et on peut le dupliquer sur des plus petits marchands, fort heureusement). Mais l’autre projet, c’est de bâtir une marketplace de services, sur laquelle il s’agit d’inviter toutes les personnes (pros ou particuliers), capables d’apporter des services complémentaires au produit vendu (montage, conseil, …).

     MDW : Quels sont les temps forts de la matinée ?

    Je vais faire une première conférence d’introduction aux meilleures pratiques pour créer et lancer sa marketplace, en « 10 règles d’or ». Puis nous consacrerons 45 minutes à un point spécifique aux paiements sur les places de marché: l’encaissement pour compte de tiers. Ensuite, 45 minutes sur le recrutement de vendeurs tiers, avec le témoignage du responsable de la marketplace Outiz (filiale de Saint Gobain). Enfin, nous terminerons la matinée en partageant des analyses et des témoignages sur le e-merchandising appliqué aux marketplaces.

    Pour s’inscrire au webinar : cliquez ici https://webikeo.fr/chaine/matinee-marketplace-creer-et-developper-sa-place-de-marche/

     

     

  • HUB FORUM – Ce qu’il faut retenir de l’édition 2016

    HUBFORUM Paris 2016 « Hack your success! »

     La 7e édition de la conférence HUBFORUM Paris s’est terminée aujourd’hui et a mobilisé 3 000 participants pendant 2 jours autour du thème « Hack your success ! ». Cette édition 2016 a été l’occasion pour les décideurs du marketing et du digital d’échanger autour de 4 grandes sessions :
    . Jusqu’où l’expérience client réinventera-t-elle le marketing ?

    . Data, Real time & Créativité au service de la performance

    . Data, CRM & Programmatique, repensez votre relation client

    . Face à l’innovation & à la disruption : priorité à la transformation

    Ce qu’il faut retenir du HUBFORUM 2016 :

     Les tendances de la transformation digitale pour 2017 : 

    1.     « Marques ! Les gens ne veulent pas être vos amis ! »

    Les clients recherchent avant tout des produits et des services efficaces et réclament de la publicité intéressante ou divertissante. Il est donc primordial de se demander comment leur être vraiment utile, plutôt que de chercher à créer une communauté de « fans ». Il est également impératif de considérer le social media avant tout comme un média et de ne pas négliger la dimension payante et le ciblage intéressant qu’elle permet.

    2.     Le succès des marques invisibles 

    Les marques à succès ne sont pas toujours celles qui font le plus de bruit. Aujourd’hui certaines marques parmi les plus puissantes sont celles qui arrivent à devenir invisibles tellement l’expérience client proposée est simple, pratique et rapide. C’est par exemple le cas pour Uber. Ainsi, les marques qui sauront le mieux maîtriser et interpréter la donnée pour créer des parcours personnalisés leur permettant de rendre leurs services plus intuitifs, à l’image d’Amazon qui ne cesse d’innover, marqueront beaucoup de points dans les prochaines années. Bref moins de promesses, et une expérience plus efficace.

    3.     « Vous avez un problème de contenu ! »

    Il existe actuellement chez les marques un réel problème de gestion du contenu. Internet nécessite d’être nourri tous les jours et les entreprises ne disposent pas d’une organisation interne et externe (les agences) adaptée pour produire le volume de contenus nécessaire à notre époque. A l’heure actuelle, la plupart des entreprises sont moins bien équipées pour produire de contenus que certains youtubeurs, il leur manque un vrai rédacteur en chef ou Chief Content Officer !

    4.     Les grandes entreprises doivent travailler davantage leur sex-appeal 

    L’attrait provoqué par les startups et les leaders digitaux rend chaque jour plus complexe le recrutement des talents dans les grands groupes. Les grandes entreprises doivent savoir se transformer et devenir plus attrayante aux yeux des jeunes diplômés et des talents pour continuer à les attirer et les fidéliser. Cela passera par plus de liberté d’innover, des conditions de travail plus attractives et notamment par la création de sens. Dans les grands groupes, les équipes en charge du digital doivent encore trop souvent justifier leur valeur, c’est une perte d’énergie source de démotivation.

    5.     Human first 

    On parle beaucoup, et à juste titre, des nouvelles technologies qui se font de plus en plus présentes dans les entreprises, mais il devient impératif de penser à la place que l’on souhaite accorder à l’humain. Envisagez-vous demain la possibilité d’être licencié par un algorithme ? Si l’on souhaite préserver l’humain au cœur de nos entreprises c’est à nous de définir ce qui est acceptable et ce que nous souhaitons implanter dans nos technologies. Un algorithme n’a pas de moral ou de conscience. Et changer la technologie sans changer la culture ou l’organisation (humaines par essence) sera inutile.

    6.     Don’t believe the hype ! 

    Suivre les tendances pour anticiper les changements à moyen et long termes est indispensable. Cela ne doit cependant pas se faire au détriment du court terme et des objectifs business qui sont ceux que rencontrent actuellement les entreprises. Il faut être capable de prendre les décisions qui s’imposent dans l’immédiat tout en se projetant dans l’avenir. Attention donc à ne pas se concentrer sur les buzzwords du moment : réalité augmentée, blockchain, DMP…

    7.     Demain, un Chief Performance Officer dans les entreprises ? 

    La donnée en elle-même ne vaut rien, pour être efficace, elle doit être traduite et analysée pour être mise au service du business et de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise. Les entreprises vont ainsi devoir devenir ultra-compétitives dans leur capacité à interpréter le plus précisément et le plus rapidement possible leurs données pour faire des choix plus vite et avec pertinence. A l’avenir il existera certainement un Chief Performance Officer dont l’objectif sera de déterminer comment faire des données un facteur clé de succès et un avantage compétitif.

     

    « Les mentalités changent, lors des premières éditions du HUBFORUM nous étions encore dans l’acculturation et la vulgarisation, aujourd’hui on est passés de la parole à l’acte. Les participants ne viennent plus au HUBFORUM pour parler de la transformation digitale, ils viennent notamment assister aux workshops pour la mettre en pratique et avoir de véritables retours d’expérience » déclarent Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier, co-fondateurs du HUB Institute et organisateurs du HUBFORUM.

     

    L’édition 2016 en chiffres…

    3 000 participants

    100 experts intervenants

    15 000 tweets avec le #HUBFORUM pour 64 millions d’impressions

    et 5,3 millions de reach estimé

    12 500 consultations des live HUBFORUM

     

     

  • Lengow Ecommerce Day – Temps Forts

    Lengow Ecommerce Day : première édition internationale réussie

    La 4ème édition du Lengow Ecommerce Day se tenait à Paris mardi dernier, à cette occasion 350 acteurs du e-commerce Européen se sont retrouvés pour une édition exceptionnelle tournée vers l’international

    Pour cette 4ème édition, Lengow a vu les choses en grand pour son événement annuel en apportant une réelle dimension internationale au concept. Un objectif fixé dans le cadre de la stratégie d’internationalisation de Lengow qui accompagne désormais les marchands dans plus de 45 pays à travers le monde.

    4 tendances incontournables autour du cross border, de la data, de l’omnicanal et du mobile ont été décryptées par un panel de 60 speakers européens, des intervenants comme JD.com, Yandex, Mango, Adidas, Menlook, Save, Serge Blanco ont apporté leurs témoignages au cours de tables rondes et d’ateliers. Au cours de la journée plus de 40 possibilités de présentations et de contenus étaient offertes au visiteurs.Lengow avait également réuni 17 partenaires, acteurs innovants de l’écosystème e-commerce : Bing, iAdvize, Worldfirst, Cubyn, Cdiscount, Google, Aircall, Be2bill, Reelevant, Moebel.de, Mirakl, TextMaster, Payoneer, Spread, Akanoo, AvisVérifiés et Adyen.

    TEMPS FORT : Interview with Dominik Johnson, Key Account Development Dir. at Yandex

    https://www.youtube.com/watch?v=9Wxbw45dI8s

    TEMPS FORT : Interview with Tony Qiu, General Manager at JD.com

    https://www.youtube.com/watch?v=zYS4x3p5U64

     

    Retrouvez les interviews des experts de l’e-commerce présents au Lengow Ecommerce Day sur notre chaîne Youtube et les photos de la journée sur le site de l’événement.

     

     

  • Interview exclusif de Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

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    « 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens ».

     

    Sébastien Badault, DG d’Alibaba France

     

    Après avoir occupé le poste de directeur du développement européen d’Amazon et de directeur grands comptes chez Google France, Sébastien Badault dirige depuis 2015 Alibaba France, la plus grande place de marché mondiale

    Homme de challenge, Sébastien Badault nous livre sa vision sur la Chine, le consommateur chinois et la place d’Alibaba, le géant du e-commerce dans une économie en pleine ascension lors du Paris Retail Week (12 septembre 2016)

    My Digital Week : Qu’est ce qui vous a poussé à « sortir de votre zone de confort, à savoir la maitrise de la culture américaine à celle de l’empire du milieu ? 

    Sébastien Badault : Une opportunité formidable. 300 millions de consommateurs composent la classe moyenne chinoise. En 2020 ce chiffre passera à 500 millions. A titre indicatif, les Etats-Unis, première économie mondiale, la classe moyenne se compose de 150 millions de personnes. Cela donne de belles perspectives pour les commerçants français et européens.

    My Digital Week : Quelles sont les principales différences culturelles auxquelles vous avez été confrontées ?

    Sébastien Badault : En huit mois, je me suis rendu une douzaine de fois en Chine. La première chose ou la première qualité requise est l’adaptation. Elle est courte. On ne vous laisse pas le temps, car tout est urgent. Les prises de rendez-vous en Chine sont beaucoup plus faciles qu’en France ou en Europe. Pour les Chinois, un rendez-vous est une opportunité, inutile de donc de perdre son temps. Le revers de la médaille ?  Vous devez être très réactif et disponible à tout moment.

    My Digital Week : Quelle est votre mission en France ?

    Sébastien Badault : Permettre à 10 millions d’entreprises d’être profitables à l’international et en particulier en Chine en espérant qu’il y en ait le maximum qui soit françaises.

    My Digital Week : Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ambitieux?

    Sébastien Badault : Les Chinois respectent beaucoup les marques françaises, leur savoir-faire et leur tradition. C’est pourquoi nous voulons faire valoir l’idée de « Made in France for China » dans le pays. Aussi, nous recherchons des produits dans les secteurs de la cosmétique, du prêt à porter, du vin, l’univers de la puériculture… Nous avons sélectionné à ce jour une centaine de marques pour se développer en Chine.

    My Digital Week : Comment accompagnez-vous les e-commerçants français ?

    Sébastien Badault : Notre rôle est de leur faciliter le travail. Pour cela nous les accompagnons dans les premières discussions avec nos partenaires. Nous les aidons à trouver les bons partenaires logistiques, à choisir leur échantilonnage et les aider à établir le bon pricing.

    My Digital Week : Le prix est-il le levier le plus important ?

    Sébastien Badault : Oui bien sûr. Cependant, la nouvelle génération de consommateur sont les jeunes. Ils recherchent des nouveaux produits, ils cherchent des choses que les autres n’ont pas. Ces jeunes seront demain la classe moyenne chinoise soit 100 millions de foyers avec des revenus aux alentours de
    46 000 $ /an, ce qui n’est pas négligeable.

    My Digital Week : Votre stratégie vise t-elle uniquement les grands e-commerçants ?

    Sébastien Badault : Si Décathlon et l’Occitane marchent très bien en Chine, je souhaite développer à terme une approche similaire pour les petites entreprises. Notre partenaire Tmall a pour mission de découvrir les artisans français qui diffuse une image internationale, et devenir leur plateforme privilégiée pour les commerçants ou artisans en quête de visibilité

    My Digital Week : Quelles sont les grandes adaptations pour s’imposer sur le marché Chinois ?

    Sébastien Badault : Nous commençons par étudier la demande du consommateur chinois. Nous analysons ses requêtes, et si la marque n’est pas présente en Chine, nous la contactons. Ensuite le process est rodé. Le commerçant doit remplir un formulaire en spécifiant le nombre de produits à vendre en Chine. Nous lui présentons ensuite quatre à cinq partenaires locaux logistiques. A ce niveau, il faut lever les premières difficultés car l’écosystème de partenaires car en Chine, il n’est pas complétement adapté pour l’international. Notre rôle est aussi de recruter des personnes qui parlent la langue pour convaincre les marques et faciliter les négociations.

    My Digital Week : Quel message souhaiterez vous faire passer ?

    Sébastien Badault : Nous pouvons apporter 450 millions de clients chinois aux entreprises françaises, cela s’inscrit dans la mission portée par Alibaba depuis le début de sa création, à savoir : mettre en relation prioritairement acheteurs et vendeurs, où qu’ils se trouvent dans le monde entier.

    Propos recueillis par Annie Lichtner @annielichtner

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Comment transformer l’abandon de panier ou de site en opportunités ?

    Savoir exploiter les causes de l’abandon de site ?

     Par Antoine Ballerin, Directeur France de Qubit

    Sur le canal digital, l’abandon de site est un phénomène bien plus important qu’en boutique physique. Il concerne tous les secteurs des sites marchands : mode, luxe, technologie, grande consommation, cosmétique, voyage, ou finance. Beaucoup de marques pensent que les visiteurs qui abandonnent leur site sont une cause perdue, ne sachant ni pourquoi ils sont partis ni même si cela vaut la peine d’essayer de les récupérer. En réalité, l’abandon peut s’avérer être une excellente opportunité de s’adresser à ses visiteurs de manière différente ; il suffit de comprendre les causes d’abandon pour y répondre par une approche personnalisée.

    Quand on évoque l’abandon, on pense certainement en premier lieu à l’abandon de panier. Cela représente effectivement un problème majeur (ainsi, sur le digital, le taux d’abandon de panier est de 67% pour le secteur de la vente au détail, et de 80% pour l’industrie du tourisme), mais il y a toutefois d’autres problèmes en jeu. Voici quelques-unes des différentes catégories d’abandon auxquelles les industries en ligne sont confrontées :

    • Abandon de panier : quand un visiteur place un article dans le panier et quitte le site sans effectuer d’achat.
    • Abandon de parcours : quand un visiteur vient sur le site et regarde un ou plusieurs produits sans effectuer d’ajout au panier ou d’achat.
    • Abandon de formulaire : quand un visiteur vient sur un site et commence à remplir un formulaire mais s’en va avant de l’avoir complété. Les inscriptions à des événements, processus de paiement, sondages, donations, concours, formulaires de contact et de génération de prospects sont abandonnés par plus 60% des utilisateurs (Formstack, May 2015).

    Comprendre qu’il existe plusieurs catégories d’abandon est la première étape vers une résolution du problème. Pour transformer cet obstacle en une opportunité, il faut d’abord connaître la source du problème. Pourquoi les visiteurs quittent-ils le site avant d’avoir finalisé leurs actions ?

    Les clients citent les frais de port cachés et un processus de paiement compliqué comme les raisons principales de l’abandon. Cependant, les visiteurs peuvent aussi avoir trouvé une alternative à ce qu’ils cherchent ailleurs, ne pas avoir trouvé suffisamment d’information produit, avoir quitté le site car ils étaient simplement distraits par autre chose ou ne pas encore prêts à sauter le pas. Il est important de réaliser qu’un visiteur peut visiter un site et rentrer dans son tunnel de vente sans avoir l’intention de finaliser son parcours sur ce même site. Savoir qui sont ses visiteurs, analyser et comprendre leur comportement, et estimer à quel moment ils quittent son site peut permettre à l’e-commerçant d’en identifier les raisons précises.

    C’est dans cette optique que la collecte des données quantitative et qualitative des visiteurs anonymes ou identifiés est une pièce maîtresse dans la quête d’amélioration de la rétention client. Elle se doit d’être accessible à l’ensemble des équipes au sein d’un même outil pour pouvoir être actionnée efficacement, et non compartimentée par département.

    Comprendre le parcours client place l’e-commerçant en position de force : en sachant quand et pourquoi ses visiteurs partent, il peut adopter une approche plus personnalisée pour les faire revenir et satisfaire leurs besoins. S’il s’attache à contacter ses visiteurs avec les bons messages aux bons moments, il récoltera rapidement les fruits de son travail. En conclusion, en segmentant ses utilisateurs et en les approchant individuellement, l’e-commerçant multipliera ses chances de les convertir, augmentant ainsi son taux de réussite.