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  •  Etude  » Digital Acceleration for Business Resilience  » : cybersécurité et cloud au coeur des investissements

    Étude HCL Technologies / Vanson Bourne
    La majorité des entreprises dans le monde se concentrent sur le renforcement de leur transformation digitale en 2021

     

    HCL Technologies / Vanson Bourne présentent les résultats d’une étude mondiale menée dans 8 pays dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, ou encore les États-Unis, autour des investissements et la mise en place des technologies digitales dans les entreprises pour faire face aux conséquences engendrées par la COVID-19. L’étude intitulée « Digital Acceleration for Business Resilience » et menée avec l’institut Vanson Bourne a sondé 420 dirigeants et responsables informatiques à travers plusieurs industries. La majorité des entreprises (89%) intensifient la mise en place de projets digitaux. Les répondants déclarent que la cybersécurité et le cloud sont les deux principales technologies qui font actuellement l’objet d’investissements croissants, afin de répondre au mieux aux conséquences engendrées par la pandémie.

    L’étude révèle aussi les trois actions principales que les dirigeants d’entreprise doivent mettre en place pour tirer parti des avantages de la transformation digitale pour leurs organisations et leurs clients. Ces mesures comprennent la redéfinition des priorités en termes d’investissements numériques, et la diminution des cycles de mise en œuvre, l’inspection et le remaniement de l’architecture technologique de l’entreprise pour améliorer l’agilité opérationnelle, et pouvoir faire un audit de l’écosystème partenaires afin de s’assurer que les entreprises disposent de l’expertise externe adéquate. Si ces actions sont nécessaires pour les organisations du monde entier, les données montrent également qu’elles doivent être conçues et déployées de manière unique pour chaque secteur d’activité.

    Le renforcement de la transformation digitale pousse les responsables d’entreprise à revoir leur feuille de route pour les trois années à venir, afin d’arriver rapidement à une mise en œuvre éprouvée capable de promouvoir des changements sur le long terme, et ainsi rester compétitif tout en soutenant les besoins des entreprises et des clients.
    De la budgétisation de nouvelles innovations adaptables qui favorisent l’agilité des entreprises, à la création d’écosystèmes de partenaires stratégiques, il est clair que les décideurs prennent toutes les mesures qui leur permettront de rester compétitifs dans le paysage économique actuel.

    COVID-19 : les conseils d’administration se concentrent sur l’investissement digital

    L’une des conclusions notables de cette étude concerne l’augmentation importante de l’attention portée par les conseils d’administration sur la transformation digitale. Le comparatif entre l’avant-pandémie et aujourd’hui montre une plus grande considération pour le sujet (42% vs 55%).

    Mais ce taux d’adhésion devrait continuer à croître, à mesure que la situation pandémique évolue. En outre, les secteurs ayant débuté l’année 2020 au dernier rang quant à leur concentration stratégique sur le digital, sont celles qui ont eu les plus forts taux d’adhésion au cours de l’année 2020. Cela a permis de combler un écart trop grand entre les différents secteurs et d’harmoniser les investissements faits sur le numérique. L’étude souligne également que 88% des entreprises ont déjà mis en place une stratégie officielle de transformation digitale, et 57% ont une feuille de route tactique à suivre. Cela rend la réalisation de ces projets de transformation digitale, grâce à des solutions de nouvelle génération, nettement plus plausible et plus que jamais indispensable pour renforcer la résilience des entreprises.

    Une architecture dite agile favorise la stabilité de l’entreprise

    La pandémie a perturbé les activités commerciales des entreprises au niveau mondial. 62 % d’entre elles font état de perturbations négatives sur les chaînes d’approvisionnement et 90 % signalent une modification de la demande (positive ou négative). Il en résulte un besoin de flexibilité accrue dans les processus d’entreprise et l’architecture technologique pour répondre aux environnements incertains actuels et futurs.

    Pour les grandes entreprises dont le fonctionnement est plus complexe, l’incapacité à adapter rapidement et à tester les modèles d’entreprise de manière éprouvée constitue un défi majeur pour la transformation. Il est nécessaire de mettre davantage l’accent sur les technologies de nouvelle génération, telles que la cybersécurité et le cloud, pour que les entreprises d’aujourd’hui puissent évoluer normalement.

    La COVID met en exergue l’importance d’un écosystème de partenaires stratégiques

    Les chefs d’entreprise sont bien conscients que l’écosystème des entreprises d’aujourd’hui s’étend au-delà de leur organisation individuelle. L’étude révèle que 45% des répondants utilisent un écosystème de partenaires pour réaliser la transformation numérique de leur entreprise et 48% déclarent que des partenaires externes jouent un rôle dans la définition de leur stratégie de transformation digitale.

    Les autres enseignements de l’étude :

    • Les répondants déclarent que les trois principaux obstacles à la transformation digitale sont la sécurité des données/gouvernance (40%), les technologies héritées (35 %) et le manque de compétences en interne (35%).
    • Plus de la moitié (58%) des personnes interrogées déclarent avoir créé de nouvelles équipes internes pour réaliser leur transformation digitale, tandis qu’une proportion légèrement plus faible (55%) réalise cette transformation au sein de leurs équipes commerciales.
    • 70% des entreprises ayant une stratégie de données solide fournissent une expérience client omnicanal cohérente, contre 27 % des organisations ayant une stratégie de données faiblement réfléchie.

    Le rapport complet comprend des données complètes sur les principaux domaines d’investissement technologique, les mesures d’utilisation des capacités et technologies numériques et les obstacles à la réussite de la transformation digitale.

    Pour plus d’informations sur cette étude, rendez-vous ici.

     

  • Top 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Netflix, la mode et les voitures règnent sur le TOP 10 des marques préférées sur Instagram début 2021

    Socialbakers publie le classement mondial des marques qui ont obtenu le plus de likes en 2021. Dior est la seule marque française présente.  
    Trois catégories monopolisent ce classement : la mode, les constructeurs automobiles et Netflix.
    Netflix est sacré champion d’Instagram en ce début d’anée 2021. Quatre de ses déclinaisons nationales sont présentes dans le top 10. Netflix France et sa campagne remarquée à l’occasion de la Saint Valentin arrive classe 5e du classement des marques qui ont obtenu le plus de likes sur Instagram en 2021, devant Netflix India (7e) et Netflix Latinoamerica (8e). Netflix USA occupe la première marche du podium, carton plein pour le géant du streaming qui s’installe confortablement dans le classement des marques favorites des utilisateurs d’Instagram.
    La mode est la deuxième catégorie représentée dans ce classement. Fashion Nova et Shein se hissent respectivement aux 3e et 6e places. Le compte officiel du ténor du luxe Diorprend la 9e place et signe ainsi la seule présence française de ce classement.
    Les trois places restantes sont occupées par des marques des constructeurs automobiles, Mercedes-Benz et BMW occupent respectivement les 2e et 4e places. Lamborghini termine 10e.
  • Economie circulaire, Made In France, omnicanal… les tendances Retail en 2021

    Les 6 tendances 2021 du Retail 

    Par Tania Oakey, Directrice Marketing Retail de Cegid

    Si en 2020 les revendeurs ont dû faire face à de nombreuses difficultés et relever de nombreux challenges avec la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, l’année 2021 sera elle aussi pleines de défis.

    Depuis presque un an, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est venue perturber notre quotidien. Dans le retail, la crise sanitaire a été un véritable accélérateur de tendances, faisant bondir l’e-commerce, ou révélant l’absolu nécessité de disposer en magasin de services digitaux comme le Click & Collect. Autrement dit, être omnicanal n’a jamais été aussi impératif !

    Même si les ventes sur internet se sont développées durant la crise, le point de vente « physique » demeure le canal préféré des consommateurs, aussi bien pour aller retirer une commande que pour effectuer des achats. Il revient en revanche aux enseignes de rendre leurs magasins désirables malgré le déploiement des protocoles sanitaires. Cela passe par l’humain et la capacité des équipes de vente à répondre aux demandes des clients, que ce soit pour un simple renseignement, pour un achat, pour retirer un colis ou au contraire expédier la marchandise. En effet, si le digital continue de progresser, la présence de l’humain est l’élément qui permet le meilleur taux de transformation de l’acte d’achat.

    Preuve en est, les premières opérations de live streaming qui ont eu lieu en France, un procédé permettant une visite virtuelle en live du magasin, ont dopé les ventes jusqu’à 300 à 400 % chez certaines enseignes comme Leroy Merlin ou Fnac Darty. Des chiffres particulièrement attrayants pour des enseignes et marques qui doivent absolument maîtriser et optimiser leurs coûts de fonctionnement et ceux de leur transformation digitale.

    Les 6 tendances attendues, nouvelles ou qui vont se renforcer dans le Retail en 2021. 

    1 – L’économie circulaire s’impose

    D’après Kantar, entre septembre 2019 et septembre 2020, 29% des français ont acheté des vêtements, des chaussures ou des accessoires d’occasion. Soit 10 points de plus qu’en 2018. Si Leboncoin ou Vinted sont des précurseurs dans le domaine, beaucoup de marques et d’enseignes spécialisées n’ont  pris ce virage de l’occasion que récemment. La Redoute, Aigle, Promod, Kiabi, Bash, Zalando, Veepee ou encore Cdiscount, veulent tous prendre une part de ce marché estimé à 1 milliard d’euros. Les distributeurs comme Auchan ou Carrefour nouent même des partenariats avec Patatam, un spécialiste de la seconde main pour le textile. Cette percée de la seconde main se retrouve dans d’autres catégories comme les produits high-tech ou électroniques. Back Market ou Recommerce voient leurs ventes progresser chaque trimestre.

    Dans le monde du sport, Decathlon expérimente la revente de produits d’occasion, mais aussi de location. Cette tendance va de pair avec la seconde main, certains consommateurs n’ayant plus « besoin » de posséder des articles. Le mode locatif leur offre plus de flexibilité, tout en ne leur donnant pas le sentiment de « surconsommer ».

    Seconde main et location de produits sont deux offres qui devraient prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. D’une part, parce que le pouvoir d’achat est en baisse, ou devrait encore baisser, avec la crise sanitaire qui provoque une crise économique. D’autre part, parce que la prise de conscience environnementale des consommateurs qui cherchent à mieux consommer gagne aussi du terrain.

    2- Les marques doivent s’engager à développer leur communauté et promouvoir
    le “Made in France”

    « Je suis ce que je consomme ». Ce postulat est adopté par de plus en plus de consommateurs qui n’hésitent pas à adapter ou modifier leurs achats en fonction des engagements des marques et enseignes. Ainsi, tout scandale lié à l’environnement ou au gaspillage pourra être lourdement sanctionné.

    Par ailleurs, le confinement a contribué à renforcer le « made in France » et l’achat de produits locaux, les français s’accordant de plus en plus à « consommer local » ou dans les commerces de proximité.

    Un nombre majoritaire de français envisagent ainsi désormais de consommer de façon différente et plus responsable. Les enseignes doivent donc impérativement se poser la question des valeurs qu’elles veulent transmettre et les revendiquer. L’exercice se révèle complexe car ces prises de position peuvent être clivantes, mais il est nécessaire pour fédérer une communauté. Qui, en échange, sera plus que jamais fidèle à la marque ou à l’enseigne.

    3- L’omnicanal, encore et toujours

     L’année 2021 sera omnicanale ou ne sera pas. Si le sujet n’est pas nouveau, il revêt avec la crise sanitaire et économique une importance capitale. Ainsi, les services digitaux ne sont plus une option mais une nécessité.

    Les enseignes qui avaient du retard sur le sujet ont été lourdement sanctionnées durant les récentes périodes de confinement. Sans vision en temps réel des stocks magasin, impossible de proposer des services de Click & Collect ou de ship-from-store. Résultat, les magasins ont dû tout simplement baisser leur rideau, sans possibilité de revenus.

    Au-delà des services, les revendeurs doivent également faire preuve d’agilité entre les canaux et gommer les éventuelles frictions dans leur parcours client. Là aussi, il ne s’agit pas d’une nouveauté mais l’enjeu reste toujours aussi déterminant. Tout frein rencontré dans le parcours client sera sanctionné par un départ du consommateur. Une grande majorité des consommateurs indiquent qu’ils ne reviendront pas chez un revendeur s’ils ont eu une mauvaise expérience d’achat, que ce soit en magasin ou en ligne.

    4 – Vers des magasins « couteaux-suisses »

     Comme précédemment indiqué, les crises sanitaires et économiques constituent des accélérateurs de tendances. Et parmi les mutations qui se sont accélérées figure la transformation du magasin. Avec la montée de l’e-commerce, les boutiques ont, elles aussi, un rôle à jouer pour satisfaire les clients web, au travers du Click & Collect et du Ship-from-store. Les équipes en magasin doivent d’ailleurs être formées à ces nouvelles pratiques qui les amènent à réaliser du picking en magasin et à préparer des colis. Les dark stores – magasin ou entrepôt dans lequel les employés, «les pickers», arpentent les allées à la place des clients pour préparer leurs commandes –  émergent également et permettent d’implanter les stocks au plus près des clients pour accélérer ainsi les délais de livraison.

    Enfin, c’est l’organisation et l’agencement des magasins qui doivent être repensés. Les caisses et leurs larges comptoirs se font plus rares au profit de pôle de services et d’outils mobiles entre les mains des vendeurs. Le niveau des stocks baisse et les articles sont mieux exposés. Le digital permet de pallier cette diminution des références disponibles en point de vente puisque les vendeurs peuvent facilement commander une taille ou un coloris manquant. Et l’espace gagné en magasin permet de laisser la place à des zones d’expérience autour du produit ou en écho aux engagements de la marque.

    5 – Vers des employés « ambassadeurs »

    Longtemps, les équipes en magasin ont été les grands oubliés de la transformation digitale. Ce sont pourtant eux qui sont en première ligne puisque leur rôle et les outils qu’ils utilisent évoluent. Les marques et enseignes l’ont désormais bien compris et l’e-learning s’impose pour s’assurer que toutes les équipes de ventes disposent de la bonne formation.

    Par ailleurs, les vendeurs, grâce au déploiement des outils de mobilité, disposent désormais d’un grand nombre d’informations sur la marque, les produits et les clients.

    On entre enfin dans une nouvelle ère où le vendeur devient un réel ambassadeur de la marque, un animateur de communauté. Cela s’explique par la montée des réseaux sociaux et l’avènement du commerce social. Les enseignes et marques s’emparent ainsi du live streaming à l’instar Des Galeries Lafayette. Les personnal shoppers du magasin Haussmann ont ainsi répondu durant les périodes de confinement aux demandes des clients en vidéo. Les cabines d’essayages ont été aménagées et les produits vivement éclairés pour être bien visibles en vidéo. Tout le défi réside dans la bonne formation du personnel et la mise en place d’un nouveau parcours d’achat à distance sécurisé.

    6 – Répondre à la demande du sans contact et des achats Quick & Go

    La crise sanitaire et économique a, enfin, fait émerger le besoin d’un shopping sans contact, mais qui n’est pas forcément pour autant un achat e-commerce avec une livraison à domicile. Le magasin a toujours une place à part dans le cœur des consommateurs. En revanche, ces achats doivent pouvoir se faire rapidement, en mode Quick & Go. Cette approche rappelle immédiatement les magasins Amazon Go où le client s’identifie, prend un produit et sort. En France, Black Box de Monoprix ou encore Boxy ont repris ce concept mais uniquement pour le commerce « alimentaire ». Dans le textile ou encore la bijouterie, cette approche Quick & Gos’est traduite par la création du service Ask & Collect. Le principe ? Depuis une vitrine ou en appelant un magasin, les clients peuvent commander leurs articles et se faire livrer à domicile, ou bien les récupérer en point de vente dans les heures qui suivent.

    La recherche d’un achat rapide et sans contact a aussi des conséquences sur la caisse et sur la façon de payer ses achats. Ainsi, le paiement sans contact a explosé en 2020. D’une part, parce que le plafond maximal a été relevé de 30 à 50 euros. D’autre part, parce qu’il a été encouragé chez de nombreux distributeurs afin de limiter les interactions physiques.

    Dans certains secteurs, tels que le luxe, le Pay By Link – une solution qui permet de créer des liens de paiement en toute sécurité, afin de les envoyer aux clients par e-mail ou encore via les réseaux sociaux – est également en forte hausse. Dans le même esprit, mais également pour permettre de limiter les files d’attente, l’encaissement mobile, par un vendeur ou par le client lui-même en toute autonomie, représente également un atout.

  • Economie circulaire, made In France, paiement sans contact… les tendances retail en 2021

    Les tendances du retail 2021

    Par Tania Oakey, Directrice Marketing Retail de Cegid.

    Si en 2020 les revendeurs ont dû faire face à de nombreuses difficultés et relever de nombreux challenges avec la crise sanitaire et économique liée au Covid-19, l’année 2021 sera elle aussi pleines de défis.

    Depuis presque un an, la crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est venue perturber notre quotidien. Dans le retail, la crise sanitaire a été un véritable accélérateur de tendances, faisant bondir l’e-commerce, ou révélant l’absolu nécessité de disposer en magasin de services digitaux comme le Click & Collect. Autrement dit, être omnicanal n’a jamais été aussi impératif !

    Même si les ventes sur internet se sont développées durant la crise, le point de vente « physique » demeure le canal préféré des consommateurs, aussi bien pour aller retirer une commande que pour effectuer des achats. Il revient en revanche aux enseignes de rendre leurs magasins désirables malgré le déploiement des protocoles sanitaires. Cela passe par l’humain et la capacité des équipes de vente à répondre aux demandes des clients, que ce soit pour un simple renseignement, pour un achat, pour retirer un colis ou au contraire expédier la marchandise. En effet, si le digital continue de progresser, la présence de l’humain est l’élément qui permet le meilleur taux de transformation de l’acte d’achat.

    Preuve en est, les premières opérations de live streaming qui ont eu lieu en France, un procédé permettant une visite virtuelle en live du magasin, ont dopé les ventes jusqu’à 300 à 400 % chez certaines enseignes comme Leroy Merlin ou Fnac Darty. Des chiffres particulièrement attrayants pour des enseignes et marques qui doivent absolument maîtriser et optimiser leurs coûts de fonctionnement et ceux de leur transformation digitale.

    Les 6 tendances attendues, nouvelles ou qui vont se renforcer dans le Retail en 2021.

    1 – L’économie circulaire s’impose

    D’après Kantar, entre septembre 2019 et septembre 2020, 29% des français ont acheté des vêtements, des chaussures ou des accessoires d’occasion. Soit 10 points de plus qu’en 2018. Si Leboncoin ou Vinted sont des précurseurs dans le domaine, beaucoup de marques et d’enseignes spécialisées n’ont  pris ce virage de l’occasion que récemment. La Redoute, Aigle, Promod, Kiabi, Bash, Zalando, Veepee ou encore Cdiscount, veulent tous prendre une part de ce marché estimé à 1 milliard d’euros. Les distributeurs comme Auchan ou Carrefour nouent même des partenariats avec Patatam, un spécialiste de la seconde main pour le textile. Cette percée de la seconde main se retrouve dans d’autres catégories comme les produits high-tech ou électroniques. Back Market ou Recommerce voient leurs ventes progresser chaque trimestre.

    Dans le monde du sport, Decathlon expérimente la revente de produits d’occasion, mais aussi de location. Cette tendance va de pair avec la seconde main, certains consommateurs n’ayant plus « besoin » de posséder des articles. Le mode locatif leur offre plus de flexibilité, tout en ne leur donnant pas le sentiment de « surconsommer ».

    Seconde main et location de produits sont deux offres qui devraient prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. D’une part, parce que le pouvoir d’achat est en baisse, ou devrait encore baisser, avec la crise sanitaire qui provoque une crise économique. D’autre part, parce que la prise de conscience environnementale des consommateurs qui cherchent à mieux consommer gagne aussi du terrain.

    2- Les marques doivent s’engager à développer leur communauté et promouvoir
    le “Made in France”

    « Je suis ce que je consomme ». Ce postulat est adopté par de plus en plus de consommateurs qui n’hésitent pas à adapter ou modifier leurs achats en fonction des engagements des marques et enseignes. Ainsi, tout scandale lié à l’environnement ou au gaspillage pourra être lourdement sanctionné.

    Par ailleurs, le confinement a contribué à renforcer le « made in France » et l’achat de produits locaux, les français s’accordant de plus en plus à « consommer local » ou dans les commerces de proximité.

    Un nombre majoritaire de français envisagent ainsi désormais de consommer de façon différente et plus responsable. Les enseignes doivent donc impérativement se poser la question des valeurs qu’elles veulent transmettre et les revendiquer. L’exercice se révèle complexe car ces prises de position peuvent être clivantes, mais il est nécessaire pour fédérer une communauté. Qui, en échange, sera plus que jamais fidèle à la marque ou à l’enseigne.

    3- L’omnicanal, encore et toujours

     L’année 2021 sera omnicanale ou ne sera pas. Si le sujet n’est pas nouveau, il revêt avec la crise sanitaire et économique une importance capitale. Ainsi, les services digitaux ne sont plus une option mais une nécessité.

    Les enseignes qui avaient du retard sur le sujet ont été lourdement sanctionnées durant les récentes périodes de confinement. Sans vision en temps réel des stocks magasin, impossible de proposer des services de Click & Collect ou de ship-from-store. Résultat, les magasins ont dû tout simplement baisser leur rideau, sans possibilité de revenus.

    Au-delà des services, les revendeurs doivent également faire preuve d’agilité entre les canaux et gommer les éventuelles frictions dans leur parcours client. Là aussi, il ne s’agit pas d’une nouveauté mais l’enjeu reste toujours aussi déterminant. Tout frein rencontré dans le parcours client sera sanctionné par un départ du consommateur. Une grande majorité des consommateurs indiquent qu’ils ne reviendront pas chez un revendeur s’ils ont eu une mauvaise expérience d’achat, que ce soit en magasin ou en ligne.

    4 – Vers des magasins « couteaux-suisses »

    Comme précédemment indiqué, les crises sanitaires et économiques constituent des accélérateurs de tendances. Et parmi les mutations qui se sont accélérées figure la transformation du magasin. Avec la montée de l’e-commerce, les boutiques ont, elles aussi, un rôle à jouer pour satisfaire les clients web, au travers du Click & Collect et du Ship-from-store. Les équipes en magasin doivent d’ailleurs être formées à ces nouvelles pratiques qui les amènent à réaliser du picking en magasin et à préparer des colis. Les dark stores – magasin ou entrepôt dans lequel les employés, «les pickers», arpentent les allées à la place des clients pour préparer leurs commandes –  émergent également et permettent d’implanter les stocks au plus près des clients pour accélérer ainsi les délais de livraison.

    Enfin, c’est l’organisation et l’agencement des magasins qui doivent être repensés. Les caisses et leurs larges comptoirs se font plus rares au profit de pôle de services et d’outils mobiles entre les mains des vendeurs. Le niveau des stocks baisse et les articles sont mieux exposés. Le digital permet de pallier cette diminution des références disponibles en point de vente puisque les vendeurs peuvent facilement commander une taille ou un coloris manquant. Et l’espace gagné en magasin permet de laisser la place à des zones d’expérience autour du produit ou en écho aux engagements de la marque.

    5 – Vers des employés « ambassadeurs »

    Longtemps, les équipes en magasin ont été les grands oubliés de la transformation digitale. Ce sont pourtant eux qui sont en première ligne puisque leur rôle et les outils qu’ils utilisent évoluent. Les marques et enseignes l’ont désormais bien compris et l’e-learning s’impose pour s’assurer que toutes les équipes de ventes disposent de la bonne formation.

    Par ailleurs, les vendeurs, grâce au déploiement des outils de mobilité, disposent désormais d’un grand nombre d’informations sur la marque, les produits et les clients.

    On entre enfin dans une nouvelle ère où le vendeur devient un réel ambassadeur de la marque, un animateur de communauté. Cela s’explique par la montée des réseaux sociaux et l’avènement du commerce social. Les enseignes et marques s’emparent ainsi du live streaming à l’instar Des Galeries Lafayette. Les personnal shoppers du magasin Haussmann ont ainsi répondu durant les périodes de confinement aux demandes des clients en vidéo. Les cabines d’essayages ont été aménagées et les produits vivement éclairés pour être bien visibles en vidéo. Tout le défi réside dans la bonne formation du personnel et la mise en place d’un nouveau parcours d’achat à distance sécurisé.

    6 – Répondre à la demande du sans contact et des achats Quick & Go

    La crise sanitaire et économique a, enfin, fait émerger le besoin d’un shopping sans contact, mais qui n’est pas forcément pour autant un achat e-commerce avec une livraison à domicile. Le magasin a toujours une place à part dans le cœur des consommateurs. En revanche, ces achats doivent pouvoir se faire rapidement, en mode Quick & Go. Cette approche rappelle immédiatement les magasins Amazon Go où le client s’identifie, prend un produit et sort. En France, Black Box de Monoprix ou encore Boxy ont repris ce concept mais uniquement pour le commerce « alimentaire ». Dans le textile ou encore la bijouterie, cette approche Quick & Gos’est traduite par la création du service Ask & Collect. Le principe ? Depuis une vitrine ou en appelant un magasin, les clients peuvent commander leurs articles et se faire livrer à domicile, ou bien les récupérer en point de vente dans les heures qui suivent.

    La recherche d’un achat rapide et sans contact a aussi des conséquences sur la caisse et sur la façon de payer ses achats. Ainsi, le paiement sans contact a explosé en 2020. D’une part, parce que le plafond maximal a été relevé de 30 à 50 euros. D’autre part, parce qu’il a été encouragé chez de nombreux distributeurs afin de limiter les interactions physiques.

    Dans certains secteurs, tels que le luxe, le Pay By Link – une solution qui permet de créer des liens de paiement en toute sécurité, afin de les envoyer aux clients par e-mail ou encore via les réseaux sociaux – est également en forte hausse. Dans le même esprit, mais également pour permettre de limiter les files d’attente, l’encaissement mobile, par un vendeur ou par le client lui-même en toute autonomie, représente également un atout.

  • Les 5 clés de succès d’une stratégie Social Media en 2021

    Social commerce, videos, contenus, nano influenceurs… les tendances social media pour 2021 

    Mention, plateforme d’écoute des médias sociaux et de veille en ligne, présente sa nouvelle étude sur les tendances digitales du marketing. Pour cette enquête réalisée avec Wishpond, Mention a interrogé 21 grands spécialistes du marketing des réseaux sociaux afin de décrypter les tendances de 2021.

    L’ensemble des prévisions de cette année a comme fil conducteur l’authenticité. En effet, que les internautes interagissent avec leurs amis et leur famille ou qu’ils suivent leurs marques préférées, le constat est le même : tout le monde a envie d’une expérience authentique et personnelle sur les réseaux sociaux.

    Dans ce rapport, Mention analyse les cinq principales tendances qui vont façonner le marketing digital cette année, ainsi que les défis potentiels et les meilleures pratiques à appliquer pour piloter avec succès sa stratégie Social Media.

    Les 5 clés de succès d’une stratégie Social Media en 2021

    • Le Social Commerce est l’avenir

    Nous passons plus de temps que jamais sur les réseaux sociaux et les gens utilisent déjà ces plateformes pour faire des recherches sur les produits et des achats via Instagram, Facebook et, dans une certaine mesure, Pinterest. Le social commerce, c’est-à-dire vendre sur les réseaux sociaux, permet au client d’effectuer l’ensemble de son parcours dans l’application, ce qui le rend naturellement adapté à son comportement actuel. Mais il s’agit d’un marché vaste et très concurrentiel : pour prendre de l’avance, les marques doivent écouter attentivement leur public et être parfaitement claires dans leur message.

    • La vidéo courte durée, le format roi

    L’essor de TikTok et d’Instagram Reels, sous l’impulsion des préférences des utilisateurs, montre que la vidéo en format court est l’avenir. Avec des formats comme Stories et Live, c’est là que les marques doivent concentrer leurs efforts en matière de contenu si elles veulent rester pertinentes auprès de leurs clients. La vidéo de courte durée procure au client un sentiment d’affinité immédiate, ce qui en fait un moyen idéal d’humaniser sa marque et de s’engager directement auprès de son public. En sortant des sentiers battus et en tirant parti des derniers outils, les professionnels peuvent partager de manière authentique, établir un lien avec leurs clients et rester compétitifs.

    • Cap sur les nano-influenceurs

    En 2021, ce sont les nano-influenceurs qu’il faut cibler. Ces créateurs de contenu ont la capacité d’établir une plus grande confiance et s’appuient souvent sur des communautés très spécialisées, ce qui les rend très efficaces pour atteindre son public cible. Les publicités sociales payantes traditionnelles devenant de plus en plus difficiles à obtenir, les nano-influenceurs fédèrent les followers auprès de l’entreprise, et ce de manière sociale, personnelle et fiable.

    • Des annonces plus personnalisées

    Pour attirer efficacement l’attention des consommateurs et fédérer sa communauté, le marketing sur les réseaux sociaux devient très personnalisé. En 2021, il est primordial d’établir des relations personnelles avec les clients potentiels. Les marques vont communiquer par message privé et vont utiliser de nouveaux outils leur permettant d’adapter le contenu des images, des vidéos et des emails à chaque destinataire. Ce type de marketing permet aux marques de fournir l’expérience directe et personnelle et répondre ainsi aux attentes des utilisateurs.

    • Du contenu authentique et engagé

    Sur les médias sociaux, il n’est plus possible de rester silencieux sur les questions qui préoccupent son public. En 2021, les marques vont devoir être claires sur leurs valeurs et les exprimer en toute confiance sur Internet. L’impact et la sensibilité culturels sont une partie importante de l’identité de la marque, avec le pouvoir d’influencer les décisions d’achat et de faire ou défaire les campagnes marketing. Écouter attentivement et découvrir ce qui compte pour ses clients sont clés. Et utiliser un contenu authentique et personnel à destination des clients pour leur dire qu’on partage ces valeurs.

    En 2021, les réseaux sociaux poursuivent leur incessante évolution, et les spécialistes du digital ont l’habitude de s’adapter à un changement rapide. Ces nouvelles techniques et stratégies digitales ont certes une courbe d’apprentissage, mais ce ne sont que des moyens de fournir aux consommateurs ce qu’ils veulent : un lien personnel et humain.

    Les conseils de ces experts, dotés d’expériences professionnelles, de spécialisations et d’expertises, livrent leurs réflexions sur le marketing en 2021 et partagent ces principes simples : écouter son public et être authentique avec lui.

    Etude Mention complète (en anglais) à télécharger ici http://bit.ly/36rGOo7

    « Tendances : 21 experts du digital partagent leurs prévisions pour 2021 »

  • L’avenir du Travail : 4 tendances importantes en 2021

    L’avenir du Travail : 4 tendances importantes en 2021

    Dom Price, expert du futur du travail chez Atlassian dont la principale activité est de mener des recherches prospectives, présente dès aujourd’hui les quatre grandes tendances les plus significatives en matière de collaboratif 

    Les journées de travail de huit heures tirent leur révérence

    Durant cette période de confinement à répétition, les divergences se sont faites sentir entre collaborateurs et employeurs, ne partageant pas toujours la même conception des méthodes de travail traditionnelles et émergentes. Au cours de l’année à venir, de nouveaux modes de collaboration continueront à se généraliser dans diverses cultures d’entreprise. Ces changements affecteront principalement ces « mythes du travail » auxquels de nombreuses entreprises se raccrochent encore, à savoir :

    Les jours ouvrables : du lundi au vendredi de 8h00 à 18h00

    Le lieu de travail : dans un immeuble de bureaux avec un environnement de travail statique
    La hiérarchie : les collègues ayant plus d’ancienneté ont non seulement leur mot à dire mais ont généralement de meilleures idées

    Cependant, la capacité d’adaptation au cours de cette crise sans précédent a démontré que les pratiques de travail ne peuvent être gravés dans le marbre. Les heures de travail strictes ou au bureau qui induisent à la fois des temps de trajets longs et une géolocalisation parfois contraignante limitent les collaborateurs dans leur épanouissement professionnel et personnel mais aussi en terme de productivité. Ces limites impactent aussi la stratégie RH puisque l’attraction de nouveaux talents s’effectuera dans un périmètre limité. En parallèle, une hiérarchie lourde laisse peu de place aux idées neuves car les employés se subordonnent à leurs supérieurs hiérarchiques ainsi qu’aux idées qui font consensus. Ces pratiques cesseront à long terme et laisseront la place à des modèles plus flexibles et inclusifs.

    Les lieux s’invitent dans les débats d’entreprise

    Ces dernières années, les visions sur l’avenir du travail ont été débattues et ont très largement évolués lors de diverses conférences dédiées. Ces principes tournaient principalement autour des collaborateurs, des différentes méthodes de travail et des produits. Le « lieu » ou environnement rejoint désormais ces trois composants comme étant essentiels au succès d’une organisation. Cela inclut également l’emplacement de l’entreprise elle-même, ses environs et le réseautage possible avec d’autres entreprises. À l’avenir, les entreprises seront encore plus engagées dans la création de quartiers d’affaires ou de pôles de compétitivité où elles pourront travailler ensemble, apprendre les unes des autres et ainsi véritablement l’innover.

    L’influence d’une entreprise s’évalue à long terme en dehors de son pré carré
    Ces dernières années, un quatrième pilier est venu compléter le modèle à trois piliers du Développement Durable : les entreprises ne peuvent contribuer à la durabilité que si elles englobent de manière équilibrée les domaines de la valeur sociale, écologique, économique et de l’intérêt général. 2021 sera l’année durant laquelle, de plus en plus d’entreprise seront évaluées en fonction de la façon dont leur influence se développe au-delà de ses principes internes. Les rapports annuels (trimestriels) ne seront plus uniquement composés du nombre de clients et du chiffre d’affaires mais contiendront des volets sur la responsabilité sociale des entreprises, l’engagement, la diversité, les alumnis, les méthodes de travail, les investissements dans la communauté des start-ups, l’avenir du travail, l’éducation, les réseaux de partenaires et l’ensemble de l’écosystème. Le véritable critère sera l’impact sur la planète et les gens puis ensuite la mesure des profits.

    La fin de la productivité comme on l’entend

    Avec tous les modèles flexibles de travail, la discussion autour du développement de nouveaux quartiers technologiques comme lieux de réseautage et la notion même de quadruple résultat (liée au Développement Durable), les entreprises doivent trouver de nouveaux moyens de mesurer de façon plus pertinente leur prospérité. La productivité ne devrait plus être la seule unité de mesure en termes de réussite. Beaucoup moins de pression pèseraient alors sur les épaules des collaborateurs et ce n’est qu’ainsi que les autres facteurs de réussites pourront être mis en œuvre avec succès. Pour reprendre les termes de Huggy Rao, Professeur à l’Université de Stanford : « Nous ne possédons pas les gens qui travaillent pour nous 8 heures par jour. Nous ne les « empruntons » que huit heures à leur famille, à leur entourage, à leur vie. Il est de notre devoir de les « rendre » dans le meilleur état. »

  • Transformation, fidélisation, data privacy, avis clients… les grandes tendances de la relation client en 2021

    Les 6 tendances 2021 de la relation client

    Avec la crise sanitaire mondiale, les entreprises ont dû se réinventer, notamment en accélérant leur transformation digitale. Si le numérique est désormais bien ancré dans le quotidien des consommateurs, ces derniers sont aussi plus avertis sur leurs droits et l’utilisation faite de leurs données. C’est dans ce contexte qu’imagino, la customer data platform qui permet aux entreprises de donner du sens à leurs données client et de les rendre compréhensibles et accessibles aux départements marketing, prépare l’avenir en présentant les 6 grandes tendances de la relation client 2021.

    1) L’accélération de la mue digitale

    L’importance et l’urgence de se digitaliser pour les entreprises n’est plus à démontrer. Cependant, elles n’ont pas encore toutes intégré cette dimension digitale dans leur stratégie. Faute de temps ou encore de moyens, avec la crise que nous traversons, elles n’ont désormais plus le choix. Si les entreprises ont dû trouver des solutions rapides pour continuer à vendre leurs produits et services, il est certain que ces nouvelles pratiques se perpétueront et se renforceront à l’avenir. 2021 marquera encore une nouvelle étape dans la transformation digitale des entreprises.

    2) Le recentrage des marques sur leurs clients existants

    Après des mois de confinement, de nombreux consommateurs ont pris de nouvelles habitudes, les postes de dépenses ont parfois radicalement changés. En 2021, les marques devront reconquérir leurs propres clients, leur donner à nouveau envie de consommer leurs produits et services grâce à la mise en place de nouveaux programmes qui leur seront dédiés. Les investissements vont se porter vers des programmes et des nouveaux outils de fidélisation tout particulièrement dans les domaines très touchés lors de la crise sanitaire comme les loisirs, le tourisme ou encore la culture. Une logique de rentabilité immédiate va dominer et il est beaucoup moins couteux d’adresser un message commercial à un client existant que de toucher et convaincre un prospect.

    3) Une prise de conscience des consommateurs : fin de la donnée « third party » !

    Les consommateurs sont de plus en plus avertis sur ce qui concerne l’exploitation de leurs données personnelles et c’est une très bonne chose. La législation s’est aussi emparée du sujet depuis plusieurs années. Aujourd’hui, le règlement européen GDPR sur les données personnelles vient affirmer et uniformiser le droit européen sur le sujet. A ce titre, les données « third party » (données de ciblage publicitaire ou marketing Internet qui sont fournies à l’annonceur par une société tierce autre que l’éditeur utilisé comme site support pour une campagne) sont en fin de vie. 2021 connaitra un retour en force de la donnée « first party », les données que la marque collecte pour son compte et possède en propre. Afin d’améliorer encore la collecte de ces données « first party », les sites internet des marques obligeront de plus en plus leurs clients et prospects à s’identifier pour accéder aux services ou produits proposés.

    4) Vers un rapatriement des données européennes hébergées aux US

    Avec l’annulation du Safe Harbor en 2015 et la décision de 2020 de mettre fin au Privacy Shield, la Cour de justice de l’Union Européenne met un coup d’arrêt définitif aux transferts de données personnelles vers les États-Unis, qu’elle juge insuffisamment encadrés. Cette décision oblige désormais les entreprises à revoir rapidement leurs pratiques et bien choisir leurs fournisseurs. Même si un temps de latence est toujours observé pour la mise en place effective de ce type de mesure, 2021 marquera le rapatriement de l’hébergement de nombreuses données client des Etats Unis vers l’Europe. La fin de la récréation va être sifflée pour les données baladeuses !

    5) S’appuyer toujours plus sur les « feedbacks » clients

    L’amélioration de l’expérience et de la satisfaction client passe par la prise en compte de la voix du client, par le déploiement d’outils marketing qui facilitent la collecte et l’analyse des avis et retours clients, afin d’améliorer encore l’expérience proposée par les marques. 2021 sera une année cruciale pour beaucoup de secteurs qui ont essuyé un retard de ventes en 2020 à cause de la crise que nous connaissons tous. Les entreprises vont aller un cran plus loin dans les « feedbacks » clients et ne se contenteront plus uniquement du recueil des informations. Le traitement des informations et le retour fait au client sera de plus en plus personnalisé, avec la création de programmes relationnels dédiés. 2021 sera l’année de la prise en compte industrielle de la « voix du client ».

    6) Le marketing en temps réel

    Dans un monde de plus en plus concurrentiel où l’offre dépasse la demande, notamment sur Internet, et où les consommateurs attendent toujours plus de réactivité, les entreprises ont besoin de se démarquer. D’après une étude Mckinsey, en 2018, 75 % des acheteurs en ligne s’attendent à ce qu’on réponde à leur question dans les 5 minutes ! Les consommateurs sont de plus en plus impatients et considèrent les délais d’attente comme une source majeure de frustration, tout particulièrement dans le secteur de la distribution. Tout cela, les marques l’ont bien compris et la tendance 2021, sera pour les entreprises qui ne le sont pas encore, de s’équiper des bons outils en intégrant le temps réel à leur stratégie de contenu, en améliorant les fonctionnalités omnicanales, en repoussant toujours plus les limites de la personnalisation et pourquoi pas en investissant dans l’IA. Le marketing glisse inexorablement vers le temps réel sous l’impulsion des clients !

    2021 sera une année déterminante pour les marques dans leur capacité à s’adapter aux nouveaux comportements des consommateurs et à prendre définitivement le virage du digital. Avoir une plateforme e-commerce attrayante ne sera plus suffisant, les nouveaux consommateurs souvent adeptes des nouvelles technologies veulent communiquer différemment avec les marques : plus rapidement et plus facilement, de n’importe où et à n’importe quel moment.

     

  • Rapport KANTAR : Tendances et prédictions Médias 2021

    Quelles sont les stratégies médiatiques ?

    Une décennie d’évolution des médias s’est déroulée en quelques mois. La consommation de médias à domicile a augmenté, tandis que la confiance des consommateurs et les dépenses publicitaires ont diminué en 2020. Les Tendances & Prédictions Media 2021 de Kantar apportent un éclairage sur les comportements des consommateurs et la dynamique de l’industrie.

    Le rapport Tendances & Prédictions Media 2021 offre une compréhension approfondie du consommateur médias pour l’année à venir, ainsi que des stratégies médiatiques clés conçues pour relancer la croissance des économies basées sur la consommation.

    En voici les grandes lignes :

    En 2021, les comportements média seront plus que jamais complexes et difficiles à déchiffrer. Les abonnés versatiles ou « Boomerang » migreront entre les plates-formes de vidéo à la demande et les services d’abonnement. Pour assurer la pérennité du modèle économique de l’abonnement, la fidélisation des abonnés sur le long terme sera une priorité.

    Le contenu basé sur les influenceurs deviendra de plus en plus important dans le paysage publicitaire, tandis que le e-commerce s’intégrera de manière transparente aux médias sociaux (social commerce) pour fournir une source de revenus tangible et immédiate.

    D’autres habitudes que l’on croyait oubliées réapparaitront : par exemple, alors que l’importance des relations familiales se redéfinit, la télévision redeviendra le point de rassemblement pour partager un moment ensemble – quand bien même l’accès à une multiplicité de contenus se développe.

    Ainsi, annonceurs, médias et plateformes sociales devront réévaluer la manière dont les stratégies média sont actuellement conçues. S’assurer qu’une marque reste pertinente et génère de la demande, nécessitera un nouveau type de marketing data-driven. Une stratégie de données utiles, grâce à l’intégration de sources de données externes fiables et vérifiées, à celles détenues au sein de l’organisation.

    Dans un objectif d’optimisation de budgets restreints, l’approche analytique sera introduite dans tous les aspects du marketing et de la gestion des campagnes, allant de l’optimisation des créations et du mix-media à des aspects plus larges tels que la stratégie des canaux adressés et les dispositifs innovants déployés.
    Face à la disparition des cookies, les marques devront s’adapter rapidement aux méthodes hybrides de mesure de l’efficacité publicitaire et du retour sur investissement. Elles passeront à la vitesse supérieure pour comprendre comment l’activisme joue dans la force de la marque ; leur but et leurs convictions seront illustrés dans la spécificité de leurs mix médias ainsi que dans leurs stratégies créatives, et une plus grande importance sera accordée au contexte dans lequel les publicités apparaissent et à la manière dont elles sont optimisées pour ces environnements.

    « Le COVID-19 a déclenché en quelques mois seulement une décennie d’innovations » déclare Serge Lupas, PDG de la division Media de Kantar. « À l’aube de 2021, le monde des médias se trouve à un tournant majeur – politiquement, économiquement, technologiquement et socialement – et nous avons identifié une série de macro-tendances qui peuvent positionner le secteur des médias et de la publicité comme un moteur de la reprise économique, et offrir de la satisfaction aux consommateurs ».

    Jane Ostler, responsable médias pour la division Insights de Kantar, ajoute : « Tout est une question de détail. Les annonceurs, les propriétaires de médias et les agences devront comprendre les comportements et les attitudes du consommateur dans un environnement en constante évolution. Ils doivent être plus attentifs que jamais à la mesure et à l’efficacité ».

    Le rapport complet est accessible ici :

    https://www.kantar.com/fr/Campaigns/Tendances-et-Predictions-Media-2021   

  • Audiences responsables, fake news, marketing à l’ancienne, création de contenus …les 10 tendances social media en 2021

    Talkwalker dévoile son rapport sur les 10 tendances des réseaux sociaux en 2021

    L’année 2020 a pris tout le monde au dépourvu. Et le COVID-19 n’y est pas pour rien… Avec presque 1,2 milliards de mentions à ce jour contre près de zéro en novembre 2019, le virus a joué un rôle prépondérant dans la façon de communiquer des marques, tout au long de l’année. Audiences responsables, fake news, marketing à l’ancienne, création de contenus …

    Comment les marques communiqueront-elles cette année ?
    Talkwalker, l’outil de veille et d’analyse du web et des réseaux sociaux, dévoile son rapport des 10 tendances des réseaux sociaux en 2021. Depuis plusieurs années, Talkwalker s’associe avec des professionnels du secteur de la communication pour prédire les nouvelles tendances qui marqueront l’année à venir. En partenariat avec Hubspot, l’outil de veille à destination des grandes marques, dévoile les 10 grandes tendances identifiées par des experts en marketing mais aussi des consommateurs.

    Communiquer en 2021 Voici les 10 tendances (par ordre décroissant)

    10 – Les contenus générés par l’utilisateur cèdent la place au remixing
    Le terme « remix » est de plus en plus mentionné en lien avec des plateformes comme TikTok. Bien que les chiffres restent relativement modestes pour le moment, on a toutefois enregistré une hausse flagrante pendant le confinement. Devant l’impossibilité de sortir pour créer de nouveaux contenus, les utilisateurs ont utilisé les outils qu’ils avaient à portée de main pour les réinventer. Moins restrictif sur le plan technique, le remixing facilite également la création de contenus. Avec le remixing, tout le monde peut transformer une tendance existante en quelque chose d’inédit.

    9 – Les quatre principes clés de la COVID-19
    Même si la pandémie est maîtrisée en 2021, les années à venir resteront fortement marquées par les répercussions de la COVID-19. Selon toute vraisemblance, l’ombre de la COVID-19 devrait planer longtemps sur les consommateurs et ses conséquences ne seront pas oubliées de sitôt. Les marques devront donc adapter leurs communications. En 2021, le ton sera donné par les 4 principes clés qui sous-tendent les contenus liés à la COVID-19 :
    Communauté – Hygiène- Sans Contact – Compassion

    8 – Les mêmes
    Oubliez les émojis et les GIF. Pour communiquer, les réseaux sociaux ne jurent plus que par les mèmes, une manière ludique d’interagir avec les communautés qui se répand comme une traînée de poudre sur internet. Pourtant, les mèmes ne sont pas toujours mignons et positifs. Comme tout autre moyen de communication, ils peuvent être utilisés pour manipuler les internautes, notamment en normalisant les comportements extrêmes. C’est par exemple le cas des agences externes qui interfèrent avec les élections ou autres événements majeurs. En 2021, veillez à protéger votre marque contre les mèmes.

    7 – Le marketing de la nostalgie
    L’année 2019 est volontiers perçue comme une époque meilleure. Or, les sentiments positifs liés au « bon vieux temps » ont tendance à accentuer les émotions actuelles. L’attrait du marketing de la nostalgie est donc évident : en associant des émotions positives fortes à votre marque, il lui donne un avantage sentimental. En cette période d’incertitude et de ralentissement économique, cette pratique est de plus en plus courante, et pour cause : les consommateurs cherchent à renouer avec une époque plus heureuse pour oublier les problèmes actuels.

    6 – Parlons bien, parlons marketing conversationnel
    Le marketing est une pratique qui va dans les deux sens. Aujourd’hui, les marques ne peuvent plus se contenter de crier leurs messages sur tous les toits et de croiser les doigts pour en retirer des bénéfices. Elles doivent plutôt se concentrer sur la conversation et les relations, c’est-à-dire discuter avec les consommateurs pour établir ces relations et générer ainsi des ventes.
    La pandémie a mis cette tendance sur le devant de la scène. L’achat cesse d’être la priorité numéro un des clients, qui préfèrent désormais interagir avec des contenus axés sur l’information, l’engagement et les enjeux sociaux, facteurs clés de la rétention à l’avenir.

    5 – Social gaming = gaming social
    Lorsque la COVID-19 a forcé le monde entier à se confiner, les consommateurs ont trouvé dans les jeux vidéo une formidable source de distraction. Que ce soit dans les jeux ou en dehors, des forums et groupes sur ce thème ont fleuri un peu partout, formant des communautés entières destinées aux divers fans. Les bénéfices des jeux commencent tout juste à être mis au grand jour. On sait par exemple que les joueurs développent des compétences précieuses, applicables au monde réel. À cet égard, l’année 2021 devrait se caractériser par une disparition de la stigmatisation associée aux jeux vidéo. Dans la même logique, les marques devraient cibler davantage ces communautés spécifiques.

    4 – Le marketing à l’ancienne à la conquête d’un nouveau marché
    Certaines tendances apparaissent et disparaissent du jour au lendemain. D’autres vont et viennent, revenant au goût du jour de temps en temps. Les techniques marketing ne font pas exception à la règle. Certaines des tactiques les plus courantes il y a quelques années peuvent réapparaître soudainement, en particulier en périodes d’incertitude. Les professionnels de la communication choisissent de revenir à des méthodes testées et éprouvées plutôt que de se risquer à émettre des idées novatrices. En 2021, nous assisterons à une recrudescence du « marketing à l’ancienne » où les marques reviendront à des moyens plus simples d’engager les consommateurs.

    3 – L’adaptation des géants des réseaux sociaux à la nouvelle normalité
    Lorsqu’on étudie les tendances en matière de réseaux sociaux, il y a toujours quelqu’un pour prédire la fin d’une plateforme ou le triomphe imminent d’une autre. Cette année, les grandes plateformes sociales actuelles devraient conserver leur hégémonie en 2021 et au cours des années suivantes. Elles adopteront peut-être de nouvelles fonctionnalités et s’adapteront aux tendances à leur propre façon, mais il est peu probable que leur importance décline de sitôt.

    2 – L’essor de la désinformation numérique
    Les réseaux sociaux ont toujours brouillé la frontière entre les faits et la fiction. Prenez par exemple les vies ultra-idéalisées de certains Instagramers ou les faux comptes sur Twitter. La crise sanitaire de COVID-19 a particulièrement mis le doigt sur le problème de la désinformation. La société fait face à un avenir incertain, une précarité qui a généré une prolifération de fausses informations, amenant même certains consommateurs à prendre des décisions qui ont changé le cours de leur vie. En 2021, les marques et les réseaux sociaux se donneront pour mission de souligner la vérité et de mettre un terme aux fake news.

    1 – L’impact des audiences socialement responsables
    C’est la tendance numéro un selon notre enquête. En 2020, l’impact de cette génération socialement responsable (et de la future génération Alpha) sur les marques, les politiques et la société dans son ensemble a été révélé au grand jour. Les entreprises devront aborder davantage des sujets comme la santé mentale, l’inclusivité et la justice sociale, sans quoi elles risqueront de perdre toute utilité et de devenir obsolètes en 2021.

    Pour accéder au rapport complet cliquez ici 

  • Etude Salesforce : les principales tendances du secteur du retail

    Les principales tendances du secteur du retail

    Salesforce, publie la 4e édition de son Focus sur les ventes. Ce rapport révèle qu’en dépit des changements considérables survenus avec la crise du Covid,les professionnels du secteur de la vente en France sont parvenus à s’adapter rapidement et continuent d’assurer leur rôle de conseillers de confiance auprès de leurs clients.

    Bien que le contexte actuel reste chaotique, les professionnels des métiers de la vente ont la lourde tâche de participer à relancer l’économie, tout en s’adaptant à un marché de plus en plus virtuel.
    Sans surprise, 72 % des répondants français affirment que leurs indicateurs de réussite ont évolué suite à la crise du Covid et 62 % d’entre eux s’attendent également à ce que leur métier change de façon durable.

    Pour la 4e édition de son Focus sur les ventes, Salesforce a collecté, entre mai et juin 2020, des données auprès de 6 000 professionnels du secteur en Amérique du Nord, dans la région Asie-Pacifique et Europe.

    Les principaux enseignements recueillis auprès des 300 répondants enFrance :

      • Les agents commerciaux adaptent leurs tactiques au nouveau contexte : 79 % des commerciaux français affirment avoir dû s’adapter rapidement à de nouvelles méthodes de vente. Et 62 % d’entre eux s’attendent à ce que leur rôle change durablement au regard de la nouvelle donne économique.
      • La gestion des opérations commerciales prend de l’importance : elle est considérée de plus en plus stratégique par 76 % des professionnels interrogés en France. Face à la complexité de la situation actuelle, le rendement et la prise de décisions basées sur des données deviennent clés. Les professionnels chargés des opérations commerciales ne contribuent plus seulement à la mise en œuvre de stratégies dédiées mais participent désormais à leur définition.
      • La priorité pour les responsables des ventes: la reprise et la croissance. Les bouleversements économiques et sociaux actuels poussent les responsables des ventes à réévaluer leurs besoins en matière de technologies et de personnel. En France, 74 % des individus interrogés affirment que leur transition vers le numérique s’est accélérée depuis 2019, et peu d’entre eux aurait pu anticiper une transformation aussi radicale en début d’année. Seuls 72 % des responsables des ventes français considèrent que leur organisation est globalement capable d’effectuer les ajustements requis au niveau des qualifications de leur personnel, et 79 % sont également confiants vis-à-vis des changements technologiques nécessaires.

    Retrouvez les dernières actualités du monde du CRM dans le podcast #SalesforceActus, avec des informations exclusives sur le rapport State of Sales, ici.