Après les deux conférences « Back to CES 2020 » organisée par Dentsu Aegis, le 21 janvier 2020 dans les bureaux de Twitter et celle d’ Olivier Ezraty, le point sur le plus grand salon de l’électronique au monde.
Quelles seront les nouvelles innovations de demain?Les frenchies étaient-ils au rendez-vous ? Gadgets ou pas …
Retour sur cet événement tant attendu en ce début d’année …
Des chiffres en baisse par rapport aux autres années
The Consumer Electronics Show accueillait cette année plus de 170 000 visiteurs divertis par la présence de plus de 4 400 exposants venus du monde entier et répartis sur 269 419 m 2 soit l’équivalent de 24 Stade de France côte à côte. L’énormité de l’événement cache tout de même une légère baisse de fréquentation par rapport à l’année passée qui cumulait plus de visiteurs et d’exposants sur une surface similaire. Certains acteurs se sont fait remarquer par leur absences comme Alibabaou Baidu. À l’inverse, des acteurs ont fait leur apparition comme la compagnie aérienne Delta.
Une frenchtech en berne
2019 était l’apogée de la French Tech, 2020 le début du déclin. En effet, en 2019, le pavillon français pouvait se narguer d’être le troisième pays le plus exposé après les Etats- Unis et la Chine, en 2020 du haut de ses 297 stands, La France perd une place au profit de la Corée du Sud, représentée par des géants comme Samsung, LG et Hyundai. Un manque de succès cette année combiné avec le chauvinisme de certains investisseurs français qui préfèrent investir dans Vivatech.
31 sociétés étaient nominées cette année pour « Innovation AwardsHonorees » contre 60 en 2019.
Exposants français pendant le CES de 2006 à 2020, crédit photo : Olivier Ezratty
Des innovations dans les secteurs de la santé et de la sécurité
Le CES est aussi le résumé de nombreuses innovations réalisées par des entreprises à la recherche de profits pour pouvoir rentabiliser leurs nombreuses dépenses en R&D. Une vitrine ouverte sur le monde où la perception de l’utilité d’un produit est propre à chaque individu.
En effet, une personne qui habite dans un studio et qui n’a pas 1,2 millions d’euros à dépenser pour « The WallLuxury », la nouvelle télé Samsung présentée au CES, peut être intéressée par « Ballie », le robot connecté à tous les appareils électroniques de la maison et pouvant jouer avec son animal de compagnie.
Plis sérieusement, deux secteurs attisent l’intérêt de tous. C’est le cas de la santé et de la sécurité.Jean Viry-Babel, fondateur et président de xRapid, a présenté au CES un petit boîtier permettant le prélèvement et l’analyse de sang sans avoir à se déplacer.
Il est destiné aux individus ayant des maladies nécessitant des analyses de sang régulières, ce qui lui a valu d’obtenir un Awards au salon.
Dans le domaine de la sécurité, on retrouve également de nombreuses innovations comme des serrures connectées du fabriquant Netatmo, ou une caméra de vidéo-surveillance nocturne pouvant filmer en couleur avec laArlo Pro 3.
Des projets futuristes
Epoustoufler, ébahir, faire rêver ou simplement faire sourire, se sont les différentes sensations que peuvent susciter les innovations que l’on va voir dans cette rubrique. Dans la catégorie « éviter les bouchons à tout prix », deux projets se démarquent sans pour autant être concurrents. Le premier projet vient de l’entreprise Uber, qui, en partenariat avec le constructeur Hyundai, présentait le E S-A1eVTOLPersonal Air Vehicle, en maquette.
Cet hélicoptère de transport de passagers permettrait à Uber d’ajouter un nouveau moyen de transport à sa flotte, mais rien ne dit encore qu’il va voir le jour dans nos villes. Le deuxième projet est tout aussi douteux au niveau de sa viabilité de part sa complexité. Réalisé par l’entreprise Israélienne NFT Inc , il s’agit d’une voiture volante avec des ailes repliables, la ASKA peut décoller à la verticale, non sans rappeler une certaine Doloréane de MartyMcfly.
Enfin, dans la catégorie «laboratoire vivant », Toyota est le seul représentant avec un projet de ville en construction, bâtie au pied du Mont Fuji: la Woven City. Cette ville connectée permettra aux ingénieurs de Toyota de développer des technologies telles que la conduite autonome, la robotique ou encore la domotique dans un environnement réel.
La ASKA, voiture conçue par l’entreprise Israélienne NFT Inc avec ses ailes repliable
Les incontournables BUZZ ou Fake
Le gros buzz du CES 2020, c’est la pomme de terre connectée de Nicolas Bladeckaka « Potatoman » qui était présent à la conférence de Olivier Ezratty . « Concrètement, j’ai un vrai produit : une carte électronique qui se plante dans la patate et prend son électricité dans la patate et connecte la patate au téléphone, en Bluetooth. » L’ancien étudiant en électronique nous explique qu’une application est connectée directement à la pomme de terre permettant de suivre son état.
La second buzz, c’est l’intervention de la fille du président Donald Trump, Invanka Trump. Invitée au salon pour ses compétences en technologies. Son interview sur le thème du « Futur du travail » avec GaryShapiro, président de l’association organisatrice du salon, a tourné en campagne électorale pour son père, défendant la lutte contre le chômage que s’efforce de mener la Maison Blanche.
Mais l’innovation ne signifie pas forcément progrès
En effet, tout ces produits, tous plus innovants les uns que les autres ne sont pas synonymes de progrès pour autant. La notion de progrès reflète une évolution dans la société. Il y a une dimension technologique, mais aussi une dimension morale importante. Faciliter la vie, obtenir une meilleure expérience d’utilisation, gagner du temps ou tout simplement permettre de se divertir, n’est pas forcément gage d’évolution et donc de progrès.
Par Tanguy Meshaka, étudiant en Ecole de Commerce et stagiaire chez MyDigitalWeek
L’édition 2019 d’Oracle OpenWorld qui s’est passée du 16 au 19 septembre 2019 à San Francisco, entérine la maturité et la cohérence d’une offre exhaustive, en refonte depuis une décennie et enrichie par l’intelligence artificielle. Mieux, après un faux départ, Oracle accélère dans le cloud et multi-cloud et propose sans doute avec CX Fusion la suite applicative en SaaS la plus exhaustive à ce jour. Compte rendu.
« Think Autonomous ». Le ton est donné. Howard Street pavoisée aux (nouvelles) couleurs d’Oracle affiche les baselines de l’éditeur sur tous les murs disponibles des trois bâtiments du gigantesque Moscone Center de San Francisco. Affluant de toutes les rues adjacenteset guidés par les ballons rouges siglés Oracle disséminés tout au long du parcours, les 60 000 visiteurs ont dès le lundi matin pris leurs quartiers pour trois jours dans les 84 000 m2 du centre de convention. Là, chacun tentait là de faire un choix pertinent parmi les 200 O sessions proposées et la vingtaine de keynotes dans l’immense amphithéâtre central. Entre deux sessions, le visiteur pouvait prendre un peu de temps pour demander une démonstration des applications Oracle et poser autant de questions que nécessaires pour approfondir tel ou tel aspect du logiciel, que ce soit la suite marketing (CX Unity), de ressources humaines, chaîne logistique (HCM) et autre EPM, ou encore échanger sur les retours d’expériences et mises en œuvres présentées par des entreprises, que ce soit sur la blockchain appliquée à la logistique, la traçabilité des produits de bout en bout en retail, ou encore découvrir la fameuse Smart City en Lego (une version américaine de la ville exposée à Vivatech) pour démontrer l’usage de l’IoT et de l’IA.
Au-delà de cette profusion et densité, Oracle s’est bien donné pour objectif de démonter la complétude et la maturité de son offre tripartite du back-office au front-office, le tout évidemment lié et irrigué par l’ADN de l’éditeur, les bases de données :
– Infrastructure
– Base de données
– Suites applicatives et analytiques
Autonomous Cloud : le Cloud seconde génération, l’accélération sur l’infrastructure et l’IA
Pour convaincre tout un chacun, qui mieux que Larry Ellison pour réaliser les annonces majeures de 2019 ? Devant une salle comble chauffée par une bande-son mêlant Lenny Kravitz et Coldplay, le directeur technologique d’Oracle (c’est son titre) égrène les principales nouveautés. À commencer par l’apport et les bienfaits du machines learning appliqué à l’administration et à la maintenance. « En utilisant le machine learning, vous éliminez l’erreur humaine, mais c’est aussi le seul moyen de prévenir le vol de données. Règle N° 1 : en utilisant les bases de données autonomes, vous économisez des ressources humaines, les erreurs humaines et la perte de données, c’est la grande différence avec AWS », assène un Larry Ellison en grande forme toujours prompt à s’en prendre à Amazon en rappelant les 100 millions de personnes affectées par la fuite de données de la banque Capital One. AWS qui fera les frais de la comparaison tout au long des annonces de Larry Ellison. Que ce soit sur la fiabilité, la disponibilité (annoncée à 99 995 % par Oracle) en rappelant que les bases de données restent fonctionnelles même lors de dysfonctionnements serveurs ou logiciel, les coûts que ce soit en déploiement partagé ou privé et bien sûr plus sécurisé avec la « zone d’isolation sécurisée » de l’infrastructure, une zone étanche et invisible sur le réseau pour éviter les failles « zero day » et autres cyberattaques. Le nouveau centre de contrôle unifié Oracle Data Safe permet à l’utilisateur de surveiller et contrôler les éventuels problèmes de sécurité et masquer les bases de données du réseau.
Un Linux autonome maison et un accès gratuit à Autonomous Database
« L’autonomie est la technologie déterminante du cloud de deuxième génération », assène Larry Ellison. Dans la foulée de l’Autonomous Database annoncée en 2018, cette fois c’est un Linux autonome maison, capable de se provisionner tout seul et d’effectuer des corrections en cours de fonctionnement qui est annoncé. Une manière de pourvoir au contrôle de bout en bout de l’infrastructure avec un système d’exploitation ad hoc et de garantir la promesse de l’automatisation et gestion des patches sans avoir à redémarrer les serveurs.
En guise d’exemple, Larry Ellison a rappelé avoir patché le cloud d’Oracle pour pallier la brèche Spectre et Meltdown sur les processeurs Intel avec 150 millions de rustines sur 1,5 millions de processeurs en 4 heures. « Personne n’est capable de faire cela ! », assène le CTO. Comme le rappelle le VP du développement, Wim Coekaerts, « En moyenne les entreprises font une mise à jour tous les 6 mois. En cas de vulnérabilité zero-day, il faut attendre la prochaine actualisation pour pallier la faille. Avec l’automatisation cela se fait automatiquement et sans interruption des serveurs. Si vous avez un site de e-commerce par exemple, l’avantage est évident. »
Petit aparté, le linux d’Oracle est 100 % compatible avec celui de Red Hat, mais aussi gratuit. Pourquoi payer…
Gratuit encore, Oracle propose un accès gratuit à Oracle Cloud comprenant un accès à Autonomous Database, 2 machines virtuelles, 100 Go de Stockage, et une gestion du load balancing et accès à une console d’administration. Cette offre est « pour tous », étudiants, développeurs, et entreprises.
Microsoft, VM Ware, des partenariats pour étendre la compatibilité
Seules les montagnes ne se rapprochent pas. Après une période de froid entre les deux entreprises, Oracle et Microsoft créent des connexions directes entre leurs clouds, OCI pour Oracle et Azure pour Microsoft, avec en plus la disponibilité de SQL Server sur OCI. Un partenariat gagnant/gagnant pour les deux parties et surtout pour les clients qui bénéficient à la fois d’un choix plus étendu, mais aussi une plus grande facilité à migrer vers le cloud. Dans le même ordre d’idée, un accord avec VM Ware permettra aux utilisateurs de migrer les workloads VMWare Vsphere vers OCI, tandis qu’Oracle fournit un support technique à ses logiciels fonctionnant en environnement VMWare.
Cette accélération à marche forcée se traduit aussi par une extension des zones couvertes par OCI. Aux 16 régions géographiques où OCI est déjà opérationnel, 20 nouvelles régions devraient être couvertes d’ici à la fin 2020. Une annonce qui a suscité les applaudissements de l’audience, mais aussi des sifflets admiratifs alors que Larry Ellison projetait une carte comparative des implantations cloud d’AWS et d’Oracle. « 2020 va être une année passionnante pour Oracle ! », conclut le CTO tout sourire.
Une suite applicative SaaS dopée à l’intelligence artificielle
« Nous avons la suite de solutions la plus complète en SaaS… », assène Steve Miranda, le vice-président en charge du développement des applications. De fait, ce troisième étage applicatif de la fusée Oracle, CX Fusion, semble couvrir l’essentiel des besoins business fondamentaux de l’entreprise : marketing, sales, services, finance, rh, logistique, industrie et field service. Surtout, comme le rappelle Steve Miranda le premier avantage concurrentiel de la suite CX réside dans l’absence de silos et un flux consolidé de données fédéré par les bases de données. Le discours est rôdé, en connectant back-office et front-office, la facilité d’intégration entre applications permet de se concentrer sur le client plutôt que dans la quête perpétuelle de la bonne information. Pour Rob Tarkoff, « Pour réellement transformer l’entreprise, le marketing ou les commerciaux doivent être connectés aux assets, aux collaborateurs et aux règles de l’entreprise. Quoi de plus décevant qu’un technicien qui arrive chez vous après l’heure du rendez-vous et sans le bon matériel. » Promesse de la suite CX, ne plus être pris au piège de la donnée répartie dans autant de silos que de métiers, que ces données soient transactionnelles, business ou liées aux profils clients.
La data pour un marketing invisible et BtoMe
Du client, il en a beaucoup été question pour l’annonce de CX Unity, une plateforme consolidant toutes les données clients issus des diverses applications. « Toutes les entreprises ont le même problème, explique Emmanuel Obadia, vice-président marketing Oracle. Chaque service récupère des données sur le client, mais elles sont morcelées dans toute l’entreprise. Il faut la retrouver, la consolider. À cette donnée structurée, il faut rajouter les signaux extérieurs, le comportemental, plus les données issues des IoT, donc de la donnée non structurée. L’enjeu pour toutes les entreprises est de réunir la donnée, premier, second et third party, structurée à 360 dans l’entreprise et avoir un profil client alimenté et actualisé en temps réel sur lequel nous pouvons nous reposer pour améliorer l’expérience client. » Ce qui est bien le propos de CX Unity qui s’appuie aussi sur le rachat par Oracle de Data Fox, sorte de sociétés.com puissance 10 qui à ces 5 millions d’entreprises listées, rajoute et traite grâce à l’IA 5,6 millions de sites web par mois, 47 000 sources toutes les 30 minutes et 1 million de tweets par jour. Ajoutons pour les chiffres les 7,5 To de données collectées mensuellement pour enrichir les 5 milliards de profils de consommateurs disponibles.
De quoi élaborer des profils ultra personnalisés et précis, ce qui permet à Rob Tarkoff de parler de « marketing invisible », fondé sur les milliers de signaux laissés par le consommateur et susceptible de nourrir une conversation naturelle avec chacun.
À noter que le cloud CX comprend pléthore d’outils pour tisser un continuum d’actions entre marketing, commerce, sales et services. Les PME n’ont pas été oubliées avec l’intégration de l’ERP Netsuite sur OCI Gen2. Un levier pour entrer dans l’univers Oracle.
Difficile d’être complet sans évoquer pour cette partie l’utilisation de l’IA et du machine learning. Indispensable pour traiter un tel volume d’informations, l’IA est présente dans tous les compartiments du jeu tant pour les recommandations par email, que l’aide à la vente ou le lead scoring et même pour l’optimisation des trajets en Field services entre dizaines d’autres usages.
L’irruption de l’intelligence artificielle est sans doute l’autre avancée majeure d’Oracle présentée lors d’Oracle OpenWorld. Présente au cœur d’Autonomous Database, son office est aussi requise dans chaque plateforme logicielle (cf capture ci-dessus) servant tantôt à des tâches prédictives pour l’EPM ou de la demande en chaîne logistique, mais aussi à accompagner chaque métier dans ses tâches au quotidien à l’instar dans la suite HCM (ressources humaines) à identifier le meilleur candidat, prédire l’attrition ou encore à la saisie des dépenses par chatbot dans l’ERP etc. « Chaque application Fusion se verra proposer un module d’IA entraîné et prépackagé, et ce afin de faire gagner du temps au client », précise Juergen Lindner, SVP marketing produit SaaS d’Oracle. S’il est là aussi parti avec un peu de retard sur les autres acteurs, l’éditeur s’appuie à la fois sur un conséquent jeu de données, dont celles de DataFox, pour entraîner son IA ainsi que des cas d’utilisation des clients. À noter une petite déception. Chacun croyait que Larry Ellison proposerait une petite conversation avec un chatbot maison. Il n’en fût rien. Du côté des démos, l’évolution du réseau social interne est assez remarquable avec l’utilisation là aussi de l’IA pour repérer les compétences et les groupes métiers affinitaires. De même, si un collaborateur a une question, l’IA identifie la personne la plus susceptible de répondre. Le tout avec une toute nouvelle interface développé par la marque, Redwood.
HR et ERP : nouvelles interfaces et développements
Du côté HR et ERP, peu d’annonces si ce n’est la réécriture de la plateforme de recrutement, avec une intégration poussée avec Linkedin et bien sûr la refonte de l’interface aux couleurs Redwood, tandis que l’ERP pour sa part se voit ajouté des modules pour des industries plus complexes que sont les médias, le process manufacturing et le secteur public. Pour les télécoms. Dans ce cadre OBS (Orange Business Services) nous a livré un retour d’expérience sur une impressionnante refonte du suivi du portefeuille projet (PPM) du groupe destiné à 10 000 utilisateurs répartis dans 50 Pays. Un projet mené comprenant à la fois un PPM et ERP cloud initié dès 2016 pour le premier et 2017 pour le second. Un grand projet de transformation mené par OBS dont une des conclusions est « que la transformation prend du temps ». Surtout à cette échelle.
La donnée au cœur de la transformation, conclusion de l’OpenWorld ?
Au final, de ces trois jours, le sentiment général est bien celui d’un message sur la transformation. Cette fameuse transformation de l’entreprise toujours en cours. Pour Oracle, cette transformation passe, chacun l’aura compris, par une unification des données, un préalable indispensable au décloisonnement des silos, mais aussi par une migration massive vers le cloud, une vaste tâche pour certains logiciels à l’instar des ERP où 90 % d’entre eux sont encore mis en œuvre « on premise » comme nous le confiait Karine Picard, VP EMEA application strategy & sales.
Mais force est de reconnaître la force de Larry Ellison et des membres d’Oracle pour nous convaincre des bienfaits de cette migration. Tous les outils et discours allaient en ce sens d’une migration simplifiée vers un cloud pour réduire les coûts et gagner en efficience. Cette baisse du TCO est bien sûr obtenue par une automatisation la plus étendue possible des tâches de configuration et de maintenance, mais aussi par une efficience accrue du traitement de la donnée, avec de l’IA, pour fournir la meilleure expérience client possible. Laquelle commence par celle fournie par Oracle lui-même en pleine transformation et utilisateur de ses propres outils. Practise what you preach en quelque sorte. Mais laissons la conclusion à Karine Picard.
Être plus intelligent dans notre approche de l’agriculture est plus important que jamais
Par Claire Kago, Channel & Inside Sales Manager France chez Paessler AG
D’ici l’année 2050, il pourrait y avoir pas moins de 10 milliards de personnes vivants sur Terre. Pour parvenir à nourrir la population, nous aurons besoin de multiples technologies, comme l’IoT et la supervision.
La demande mondiale de biens alimentaires est en hausse. D’après McKinsey, si la tendance actuelle se poursuit, le besoin en calorie augmentera de 70% d’ici 2050, ce qui se traduira par un besoin en denrées agricoles pour la consommation humaine et animale en augmentation d’au moins 100%. Cette demande façonne déjà notre agriculture d’une manière dont nous n’avions jamais été témoins auparavant. Comment dès lors développer des pratiques agricoles plus durables pour garantir cet approvisionnement alimentaire ?
A l’instar de technologies telles que la blockchain ou l’intelligence artificielle, l’Internet des Objets (IoT – Internet of Things) révolutionne le monde de l’IT. L’agriculture est un secteur qui n’est pas étranger à la technologie, et en particulier à l’IoT. En permettant à des objets intelligents de se connecter les uns aux autres et au monde extérieur via Internet, il devient en effet possible d’opter pour une approche plus perspicace de l’agriculture. Les capteurs et processeurs permettent ainsi aux agriculteurs de s’adapter en temps réel. De quelle façon utilisent-ils cet IoT mais aussi la supervision qui sert à le surveiller ?
Agriculture of Things
L’IoT peut être adopté dans les pratiques agricoles de nombreuses manières. L’un des exemples intéressants est l’agriculture de précision (PFT – Precision Farming Technologies), une méthode qui a pour objectif la gestion des terres cultivables de façon ciblée et différenciée sur le terrain.
Elle peut également très bien fonctionner avec une exploitation de bétail. En mettant en œuvre des technologies d’agriculture de précision, il devient en effet possible pour l’éleveur de superviser chaque animal de son exploitation, et ainsi de surveiller sa température, son niveau de nutrition, l’avancée d’une maladie ou son stress. Cela permet aux éleveurs de détecter les animaux en souffrance, de les soigner et de les remettre en forme plus rapidement.
Chaque agriculteur supervisera différentes choses, selon le bétail qu’il élève, mais l’idée reste la même : les capteurs IoT fournissent des informations en temps réel sur chaque animal, garantissant ainsi le bien-être du bétail, sa longévité et donc une perte de production minimisée.
Un autre exemple d’utilisation de l’IoT en agriculture est la technologie à taux variable (VRT – Variable Rate Technology). Cette approche est similaire à celle de l’agriculture de précision, mais au lieu de recueillir des mesures sur le bétail ou les cultures, elle se focalise sur le travail du sol selon les spécificités du terrain, à l’aide de systèmes de positionnement global différentiels.
Les vignobles intelligents
Les vignobles intelligents, aux sols plus fertiles et donnant finalement un meilleur vin, sont un bon exemple pour présenter les technologies intelligentes en jeu dans le monde de l’agriculture. Afin que les vignobles puissent continuer à prospérer de manière durable, les viticulteurs doivent être conscients de l’impact que le réchauffement climatique a sur la viticulture. En d’autres termes, il leur faut se préparer aux changements météorologiques rapides et aux conditions extrêmes.
C’est pourquoi nous voyons aujourd’hui de plus en plus de viticulteurs qui s’appuient sur des capteurs répartis dans leurs vignobles. Ces capteurs sont en capacité d’envoyer vers des plateformes cloud des données environnementales, des images de drones et des informations sur la composition des feuilles de vigne. Grâce à l’analyse de l’ensemble de ces données et à leur visualisation, les viticulteurs peuvent établir des prévisions sur l’état du vignoble et donc planifier leur travail au quotidien de façon plus simple. L’IoT leur permet ainsi de savoir que leurs vignes et leurs raisins sont bien protégés et au final d’avoir l’esprit plus tranquille.
L’hydroponie assistée par la supervision
L’IoT n’est pas la seule technologie innovante qui s’avère nécessaire aujourd’hui. L’hydroponie, l’art de cultiver hors-sol des plantes avec principalement de l’eau est par exemple une autre approche adoptée.
Les bénéfices de cette méthode sont nombreux : consommation d’eau réduite (2 litres d’eau pour une salade contre 20 à 30 litres avec la production traditionnelle), exploitation optimale du potentiel génétique des espèces de plantes, meilleur contrôle de l’apport en éléments nutritifs, rendement et qualité améliorés, croissance plus courte pour certaines plantes, utilisation plus raisonnée de l’espace disponible, économie considérable d’engrais, voire renonciation totale, et sans utilisation d’herbicides.
Cette méthode de culture a prouvé sa simplicité autant que son efficacité, mais pour garantir son succès, l’utilisation de la technologie de supervision peut s’avérer cruciale, particulièrement pour la qualité de l’eau (conductivité et pH) et les lumières artificielles. L’hydroponie, parmi d’autres concepts prometteurs, peut représenter une solution pour nourrir la population dans le futur.
Travailler plus intelligemment, pas travailler plus
Être plus intelligent dans notre approche de l’agriculture est plus important que jamais. Les consommateurs deviennent de plus en plus critiques et se posent des questions sur ce qu’ils consomment. Les agriculteurs doivent donc bien comprendre que les technologies comme l’IoT ne les soustraient pas à leurs responsabilités sociétales.
Des méthodes non durables précédemment utilisées, telles que de mauvaises pratiques d’irrigation, ont contribué à la perte d’environ un quart des terres utilisées pour l’agriculture au cours des 25 dernières années. Pour mettre cela en perspective, cela signifie que tous les quatre ans et demi, une région de la taille de la France est perdue au profit des déserts. Sachant que la population mondiale a augmenté d’environ deux milliards de personnes au cours de la même période.
Les actions que nous entreprenons aujourd’hui sont déterminantes pour la mise en œuvre de changements positifs et pour nous assurer un avenir plus durable. Les industries agricoles du monde entier ont ainsi la nécessité d’utiliser les ressources technologiques qui sont à leur disposition. La France se doit d’être en première ligne de cette modernisation, en tant que première puissance agricole européenne, avec une production estimée à 72 milliards d’euros, et qui a souffert d’étés particulièrement secs en 2018 et 2019.
L’IoT est un concept moderne mais si les mentalités des agriculteurs ne sont pas tout autant progressistes, l’agriculture ne pourra pas en profiter. L’agriculture intelligente ne rendra pas toute seule les gens et les animaux plus heureux, car comme toujours, tout le potentiel d’une technologie réside entre les mains de ceux qui l’utilisent.
Pourquoi l’investissement initial dans l’IA ne garantit pas automatiquement une personnalisation de qualité et un retour sur investissement ?
Par Laurent Bouteiller, Regional Sales Manager de Sitecore
L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle important dans l’expérience client, le marketing et la personnalisation. Elle a le pouvoir de générer des prédictions concernant les biens et services que les clients sont susceptibles de désirer, l’instant auquel se manifestera la demande émergera ou la propension des clients à changer de fournisseur, ainsi que les plates-formes sur lesquelles ils sont les plus susceptibles d’effectuer leurs achats. Par conséquent, l’intelligence artificielle est devenue vitale pour les marques qui souhaitent améliorer leur capacité à proposer des expériences, des offres et des recommandations personnalisées.
C’est pourquoi les marketeurs ne doivent pas négliger l’importance du choix dans une technologie d’IA permettant de proposer une personnalisation de qualité supérieure à grande échelle. La personnalisation est la clé de voûte de la fidélisation des clients, de l’expérience client et de l’augmentation des ventes ; Accenture a récemment constaté que 91 % des consommateurs européens et américains sont plus enclins à effectuer leurs achats auprès de marques proposant des offres et des recommandations pertinentes. De toute évidence, l’amélioration de la capacité d’une marque à interagir avec ses clients sur une base individuelle est vitale à son succès.
Toutefois, l’investissement seul ne suffit pas. Pour que l’IA puisse offrir une personnalisation efficace, elle doit être correctement mise en œuvre et utilisée. Voici comment :
Préparer le scénario d’utilisation pour l’investissement
Un obstacle courant à l’adoption d’une technologie sophistiquée d’IA et d’apprentissage automatisé est le découragement des dirigeants face au coût du processus d’adoption initial. S’il est vrai que l’IA peut relever la tâche chronophage et souvent accablante consistant à gérer et interpréter manuellement d’immenses volumes de données, le processus d’installation initiale peut, à l’image de toute nouvelle technologie, s’avérer à la fois coûteux et fastidieux.
Par ailleurs, les compétences requises pour déployer une technologie aussi évoluée signifient que les organisations peuvent se heurter à des délais et des coûts supplémentaires résultant du recrutement de spécialistes des données et de l’adaptation à une culture imposant aux marketeurs et informaticiens de travailler en étroite collaboration.
Par conséquent, les organisations peuvent avoir le sentiment que l’investissement ne repose sur aucun scénario d’utilisation viable.
Pour contrer ce point de vue, prenez du recul et réfléchissez aux avantages à long terme de l’investissement initial. Si l’IA est mise en œuvre de manière stratégique, elle offrira, à terme, des bénéfices tels que des capacités de personnalisation supérieures, une meilleure expérience client et une augmentation des ventes.
Dès 2014, McKinsey a constaté que l’optimisation de la satisfaction de la clientèle, qui repose aujourd’hui en grande partie sur la mise en œuvre d’expériences personnalisées, générait une augmentation de 15 % du chiffre d’affaires d’une marque. Plus récemment, une étude réalisée par Econsultancy a révélé que 93 % des entreprises constatent une augmentation des taux de conversion grâce à la personnalisation. Avec une stratégie d’IA correctement mise en œuvre, les marques peuvent personnaliser encore plus efficacement et potentiellement générer des taux de conversion encore plus élevés.
Élaborez d’abord une stratégie claire
Il est important de comprendre que le simple fait de disposer de fonctionnalités d’IA et d’apprentissage automatisé ne garantit pas qu’une marque puisse proposer une expérience client de meilleure qualité. Pour constater des améliorations significatives, les organisations doivent d’abord identifier les problèmes affectant l’expérience client et décider lequel elles souhaitent résoudre, quels ensembles de données elles doivent collecter et surveiller et comment elles comptent utiliser les données pour éliminer les difficultés auxquelles sont confrontés les clients.
Qu’une marque souhaite convertir davantage de consultations de son site Web en achats, augmenter le nombre de clients revenant sur son site, proposer une transition plus harmonieuse entre différents points d’interaction ou améliorer les achats en ligne, ces priorités doivent être déterminées dès le départ. Ensuite, les bonnes données peuvent être collectées et exploitées pour résoudre le problème.
Compte tenu de l’écrasante quantité de données générées et collectées par les entreprises aujourd’hui, il s’agit d’un moyen efficace d’optimiser les initiatives et de s’assurer que les problématiques les plus importantes sont résolues en priorité.
Footasylum fournit un excellent exemple des avantages qu’offre la mise en œuvre stratégique de l’IA. La marque s’est d’abord concentrée sur un obstacle bien précis du parcours client, entre les magasins et le Web, en utilisant l’IA pour connecter les achats en magasin et les systèmes en ligne tels que les programmes de fidélité, et ainsi, créer une vue unifiée de chaque client. Elle peut maintenant prédire quels clients sont les plus susceptibles d’acheter des produits particuliers et à quel moment. Elle a ainsi constaté un rendement de 8 400 % de ses dépenses publicitaires. La prochaine mission de Footasylum est de redonner vie à ses magasins en centre-ville en utilisant l’IA pour permettre à son site Web de partager automatiquement ses précieuses informations concernant les clients avec ses enseignes physiques.
Bâtir les fondations d’une IA avancée
Pour acquérir une bonne compréhension des problèmes devant être résolus en priorité au regard de l’expérience client, les marques doivent effectuer, avec des marketeurs, des recherches préalables afin de distinguer les processus de personnalisation qui génèrent le plus grand nombre de conversions en ligne de ceux qui sont moins efficaces.
Une autre fondation importante consiste à s’assurer que tous les ensembles de données sont intégrés et consolidés. Pour proposer des recommandations en temps réel, les marques doivent être capables d’anticiper les besoins des consommateurs et d’utiliser leurs données pour les satisfaire au bon moment, sur la bonne plate-forme. L’IA peut être utilisée pour prévoir avec précision l’étape de la prise de décision à laquelle se trouve un client. En l’absence d’accès à toutes les données concernant un client, le succès de ces prédictions sera toujours limité.
En conclusion, il est important de se souvenir que si l’IA possède incontestablement le potentiel d’offrir aux clients des expériences personnalisées, en temps réel, l’investissement initial ne garantit pas automatiquement une personnalisation de qualité et un retour sur investissement. Pour cela, il est nécessaire de bâtir des fondations solides en comprenant à quels niveaux l’expérience client peut être améliorée, en décidant d’une stratégie de mise en œuvre claire et en éliminant les silos autour des données. Ensuite, l’IA a le pouvoir d’offrir des expériences personnalisées qui offrent une véritable valeur aux clients et satisfont, voire dépassent leurs attentes.
Les trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech
Fabernovel publie l’épisode 2 de son nouveau rapport, “Gafanomics – The Quarterly” qui fait l’analyse globale des résultats des géants de la tech pour le second trimestre 2019. Alors que la nouvelle économie a ouvert la voie à de nouvelles règles de création de valeur, ce rapport de Fabernovel – qui combine à la fois la vision financière, stratégique et technologique de nos experts – analyse les moteurs des grandes entreprises technologiques et leur stratégie de développement.
“Le soleil continue de briller sur le marché de la Tech, le deuxième secteur le plus performant aux Etats-Unis au cours des trois derniers mois après la santé. Dans un contexte de marchés financiers toujours favorables, apaisés par des taux d’intérêt bas mais sensibles aux tweets de Donald Trump sur la guerre commerciale, les géants technologiques ont réalisé un bon second trimestre : environ 60% des entreprises de notre échantillon de 20 sociétés ont répondu ou battu les attentes (contre 50% environ pour le S&P 500) ” explique Jean-Christophe Liaubet, Associé chez Fabernovel.
Ce deuxième trimestre (du 31 avril 2019 au 31 juillet 2019) confirme trois tendances clés dans les stratégies des géants de la tech. Tout d’abord, la priorité de la croissance du chiffre d’affaires au détriment de la rentabilité. Les sociétés de notre échantillon* ont enregistré en moyenne une croissance de 22% de leur chiffre d’affaires au deuxième trimestre mais une baisse de 4% de leur résultat d’exploitation. Deuxième tendance, la performance solide du modèle de la publicité numérique. Au-delà du retour en force de Snapchat, les performances opérationnelles d’Alphabet – maison mère de Google – et de Facebook ont été peu impactées par la méfiance grandissante des utilisateurs face à l’utilisation de leurs données. Troisièmement, les stratégies de diversification dynamique. Facebook a annoncé Libra, sa nouvelle monnaie d’échange basée sur plusieurs devises qui marque la volonté de l’entreprise de diversifier son modèle économique, aujourd’hui basé à 98% sur la publicité, et à se rapprocher du modèle de la super-app (cf. WeChat, the shape of the connected China – Slide 9.)
Ce trimestre fut aussi marqué par l’intensification de la pression réglementaire sur les GAFAM, entre l’amende record de 5 milliards de dollars pour Facebook et l’ouverture d’une nouvelle enquête de la Federal Trade Commission sur ses récentes acquisitions, ainsi que la taxe Gafa sur le numérique qui impose les entreprises à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France.
C’est aussi l’entrée en bourse remarquée de 3 nouveaux acteurs :
Slack, valorisé 23 milliards de dollars et dont Fabernovel a analysé le modèle dans une étude Gafanomics dédiée,
CrowdStrike, une entreprise de cybersécurité valorisée plus de 6 milliards de dollars à son entrée en bourse et dont le cours a plus que doublé par rapport à son prix d’introduction,
Fiverr, qui se compare à Amazon il y a 20 ans sur le marché de l’emploi.
Dans le TOP : Alphabet, un rebond au 2ème trimestre
Après un premier trimestre décevant, Alphabet a annoncé des résultats financiers pour le deuxième trimestre qui ont dépassé les attentes des analystes, avec des coûts d’acquisition de trafic (TAC) par revenus publicitaires dégagés en baisse par rapport à l’année précédente. Le TAC est ce qu’Alphabet dépense pour que les entreprises choisissent les services de Google et illustre ainsi la santé de son modèle.
La société a également affiché une hausse importante de ses autres revenus, ceux non issus de la publicité, tirée essentiellement par la vente de services cloud et aidée par celle des produits hardware grâce au lancement du nouveau téléphone intelligent Pixel 3a. Ces autres revenus ont représenté 6,18 milliards de dollars, soit une croissance de 39,5% par rapport à l’année précédente, contribuant ainsi à hauteur de 28% à la croissance totale des revenus du groupe.
Dans le FLOP : Amazon, en deçà des attentes
Amazon a habitué ses investisseurs à atteindre (et souvent battre) ses prévisions, mais cette fois-ci son résultat opérationnel a été bien inférieur (3,2 milliards de dollars contre 3,7 milliards attendus). Les coûts de gestion de l’entreprise ont montré que les investissements de la livraison en moins d’une journée ont un impact significatif sur la marge d’Amazon et pousse l’entreprise à anticiper un bénéfice encore plus faible au troisième trimestre 2019. Amazon a également enregistré la plus faible croissance du chiffre d’affaires d’AWS – son cloud computing pour les entreprises – depuis 5 ans. Faible croissance à relativiser puisqu’elle représente tout de même 37%, et est bien supérieure à celle de Microsoft de 17% sur le même secteur. Enfin, Amazon a également indiqué le 1er août que l’entreprise ne sera pas en mesure d’absorber la nouvelle taxe française sur les revenus des GAFA réalisés en France (principalement en raison de sa faible marge) et qu’elle devra donc la répercuter sur les entreprises françaises utilisant sa marketplace.
La SURPRISE : Netflix chute en bourse
10%. C’est la chute du cours de l’action de Netflix en réaction à la perte des 126 000 abonnés américains et un objectif global à moitié atteint avec 2,7 millions de nouveaux abonnés contre 5 millions attendus. Principales raisons : la hausse des prix dans certaines régions et l’arrivée de nouveaux acteurs tels Disney, WarnerMedia, NBCUniversal à la fin de l’année sur un marché déjà hautement concurrentiel.
Pourtant, Netflix a annoncé des résultats supérieurs à ses propres prévisions avec un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, en hausse de 2,3 milliards de dollars soit 26% par rapport à l’année précédente.
Le CLASH : Microsoft passe à l’offensive face à Slack
Alors que Microsoft refusait de divulguer ses chiffres d’utilisateurs, l’entreprise a finalement décidé de publier le 11 juillet un graphique comparant la croissance des utilisateurs actifs quotidiens de Teams par rapport à Slack, seulement 3 semaines après l’introduction en bourse de ce dernier. Ce graphique affiche une croissance rapide avec une avance de près de 3 millions d’utilisateurs pour Microsoft.
Focus : Le marché de la santé, le nouvel Eldorado des géants de la tech
Enfin dans ce nouveau rapport “Gafanomics – The Quarterly”, Fabernovel se penche sur l’évolution du marché de la santé. Un grand marché – 10 000 milliards de dollars d’ici à 2022 – et une industrie critique pour l’avenir de l’humanité. Les acteurs historiques, encore à la traîne comptant uniquement sur des acquisitions pour générer de la croissance, commencent à s’y faire bousculer par de nouvelles startups ainsi que les géants du numérique qui y voient un nouveau terrain de jeux. Ces derniers s’entendent proposer des solutions rapides à des problèmes existants en capitalisant sur leurs infrastructures existantes pour améliorer nos modes de vie :
Amélioration du corps : Exosquelette, réalité augmentée ou encore modification de l’ADN.
Wearables : Montres connectées avec Apple, patchs et soutiens auditifs.
Détection des maladies : Machine Learning et IA pour la détection du cancer avec Google ou IBM, reconnaissance vocale pour les problèmes respiratoires avec Amazon.
Parcours de santé : Données de santé, transport de patients avec Uber par exemple.
Amélioration continue des pratiques : Tencent désengorge les hôpitaux en facilitant la prise de rendez-vous directement via WeChat.
Même si la protection des données personnelles reste un défi pour permettre aux acteurs Tech de pénétrer le marché de la santé, les acteurs établis réagissent en investissant en R&D, en lançant des initiatives innovantes bien que non de ruptures ou en créant des partenariats – entre pairs ou avec ces géants du numérique. C’est le cas de Sanofi par exemple qui s’est allié à Verily, filiale d’Alphabet, pour créer Onduo, une application mobile qui aide les patients à mieux gérer leur diabète. Sanofi conjugue ainsi son savoir-faire et ses ressources aux méthodes de travail agiles et à l’esprit entrepreneurial propres à Verily.
Au-delà des intérêts financiers de ce marché, c’est une occasion pour les géants Tech de changer à la fois leur image et de développer davantage leur responsabilité sociétale en faisant de la tech, un bien commun autrement dit de la « Tech for Good ».
*L’échantillon étudié sur ce trimestre : Uber, Baidu, Tencent, Twitter, Tesla, Apple, Lyft, Microsoft, Zoom, Amazon, Paypal, Netflix, Spotify, Google, Samsung, Salesforce, Alibaba, Square, Facebook et Snap
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