Étiquette : technologies

  • Quelles sont les prévisions ‏en cybersécurité pour 2026 et au-delà ?

    À l’intersection des identités, de l’IA et de la géopolitique

    BeyondTrust, présente ses principales prévisions en cybersécurité pour 2026 et au-delà. Objectifs :  identifier les tendances qui redéfiniront la manière dont les organisations protègent les identités, sécurisent les données et se préparent à un paysage de menaces en constante évolution. ‏

    ‏L’IA agentique devient le vecteur d’attaque ultime ‏

    ‏Dans l’année à venir, presque tous les appareils connectés intègreront une IA agentique, ce qui augmentera rapidement leur commodité mais aussi la surface d’attaque. Les déploiements précipités et l’insuffisance de surveillance créeront de nouvelles vulnérabilités, entraînant une recrudescence des violations alimentées par l’IA. ‏ 

    ‏L’ « IA vegan » émerge ‏

    ‏Un nombre croissant d’individus et d’organisations refuseront d’utiliser l’IA, invoquant des préoccupations relatives à la protection de leur vie privée, à l’éthique et à l’impact environnemental. Ce mouvement « IA vegan » poussera les entreprises à plus de transparence et à offrir des options de « désactivation » en matière d’IA dans leurs produits et workflows. ‏

    ‏Les tarifs numériques redéfinissent la souveraineté des données ‏

    ‏Les gouvernements commenceront à taxer ou à restreindre certains services numériques transfrontaliers, créant ainsi des « tarifs numériques » qui stimuleront l’innovation locale et modifieront les flux de données mondiaux. ‏

    ‏La fin des VPN traditionnels ‏

    ‏Les VPN classiques entreront dans leur phase terminale à mesure que les organisations migreront vers des solutions d’accès à distance modernes basées sur l’identité. Les VPN traditionnels seront de plus en plus perçus comme des vulnérabilités plutôt que comme des atouts. ‏ 

    ‏Le « poisoning » de comptes devient une menace financière ‏

    ‏Les cybercriminels automatiseront la manipulation de comptes financiers de confiance en insérant des facturiers frauduleux et en détournant des paiements vers des courtiers tiers. Le renforcement de la validation d’identité et de l’intégrité des transactions deviendra indispensable. ‏

    ‏MITRE renaît de ses cendres ‏

    ‏Suite à des troubles dans sa gouvernance et son financement, le cadre MITRE ATT&CK évoluera ou renaîtra sous une nouvelle bannière — afin de répondre aux exigences modernes de gestion des risques. ‏

    ‏Le travail nomade remet en question la sécurité ‏

    ‏Alors que les « nomades numériques » se déplacent à travers le monde, les organisations feront face à une augmentation des risques liés à l’identité et à la conformité, liés à des régions et appareils non gérés. Une visibilité renforcée sur les identités deviendra l’ancrage essentiel pour sécuriser cette main-d’œuvre mobile. ‏

    ‏Les traceurs de localisation seront instrumentalisés ‏

    ‏Les petits dispositifs de traçage à faible coût, tels que AirTags et Tiles, seront de plus en plus exploités pour la reconnaissance et les attaques cyber-physiques hybrides, ce qui incitera à renforcer les mesures anti-tracking. ‏

    ‏La sécurité domestique vocale s’impose ‏

    ‏De nouvelles capacités d’automatisation domestique, désormais basées sur la reconnaissance vocale, permettront aux consommateurs de configurer en toute sécurité leurs systèmes connectés via la parole naturelle, marquant une nouvelle étape dans la gestion simple et sécurisée des maisons intelligentes. ‏

    ‏La prochaine frontière : les prévisions à plus de 5 ans‏‏ ‏

    ‏Fissures et réformes de l’IA ‏

    ‏L’essor de l’IA se divisera en micro-disciplines — de l’IA agentique à l’IA générative — dont beaucoup échoueront à produire des résultats significatifs. À mesure que la bulle de l’IA éclatera, le marché se consolidera autour d’un nombre plus restreint de modèles éprouvés et financièrement durables. ‏ 

    ‏L’informatique biologique dépasse le silicium ‏

    ‏Les « ordinateurs biologiques » émergents, alimentés par des neurones vivants cultivés sur des puces, surpasseront les technologies en silicium et quantiques traditionnelles. Les débats éthiques s’intensifieront autour de ces systèmes capables de pensée indépendante. ‏

    ‏L’IA compagnon devient la norme ‏

    ‏Les IA partenaires — évoluant des assistants numériques à des compagnons émotionnellement intelligents — fusionneront avec des robots et des androïdes pour offrir une connexion physique et émotionnelle, transformant nos foyers, lieux de travail et environnements de soins. ‏ 

    ‏L’humain, nouvelle clé cryptographique ‏

    ‏La biométrique avancée, utilisant des signaux issus de dispositifs portables et une authentification continue, remplacera les mots de passe traditionnels, ouvrant la voie à une expérience d’identité fluide et résistante au phishing. ‏

    ‏Le risque dans la chaîne d’approvisionnement s’amplifie ‏

    ‏Les chaînes d’approvisionnement mondiales resteront des cibles de premier ordre. De nouvelles normes, telles que les listes de matériaux basées sur l’IA/ML (BOM) et les listes cryptographiques (CBOM), seront mises en place pour renforcer la transparence et lutter contre l’exploitation systémique. ‏ 

    ‏Les villes autonomes émergent ‏

    ‏Les villes intelligentes entièrement autonomes — où véhicules, commerces et services fonctionnent indépendamment — passeront du concept à la réalité, soulevant des questions de cybersécurité et d’éthique sans précédent. ‏

     « L’avenir de la cybersécurité ne consiste pas seulement à défendre les données, mais aussi à anticiper la collision croissante entre le monde numérique et le monde physique »‏‏, conclut Morey Haber. ‏‏« Les organisations qui réussiront seront celles qui percevront l’identité comme le nouveau périmètre et l’innovation comme leur meilleure défense. » ‏

     

  • VIVATECH 2025 – Les coups de coeur de La Brigade Du Web

    VIVATECH 2025 – Les Temps Forts 

    L’IA, souverainneté, robots en tout genre…  étaient au rendez-vous pour ce VivaTech 2025. Comme chaque année, le petit monde de la tech française et mondiale s’est retrouvé du côté de la Porte de Versailles. 

    Ce VivaTech 2025 a débuté avec la keynote très attendue de Jensen Huang, le patron de Nvidia, sur la scène du Dôme de Paris qui a annoncé son partenariat avec Mistral AI pour créer une offre cloud dédiée à l’IA.
    D’autres poids lourds de la tech mondiale se sont succédés à VivaTech, à l’image de Cliff Obrecht, co-fondateur de Canva.

    Mais dans cette période d’anxiété géopolitique et de post-mondialisation, la souveraineté a occupé une place centrale dans les discours et les annonces. Start-up et grandes entreprises ont mis en avant des initiatives pour renforcer le contrôle européen sur les données, les technologies et les infrastructures.
    Des repères dans un monde en plein bouleversement.

    La Brigade Du Web a parcouru les allées pendant 3 jours.
    Voici nos coups de coeur non exhaustifs bien sur, des fous rires aussi, mais pas que…

    TECHNOLOGIES – 
    Suivre, garantir la traçabilité du cachemire

    INFLUENCE –
    Combattre les Fakes 

    INFLUENCE
    Analyser le contenu des influenceurs 

    INCLUSION –
    Dialoguer avec son conseiller bancaire dans sa langue maternelle 

    ROBOTIQUE –
    Réduire les problématiques d’erreur et de traçabilité dans l’Industrie

    INTELLIGENCE ARTIFICIELLE – 
    Visualiser vos émotions

    INTELLIGENCE ARTIFICIELLE – 
    ou Décoder son cerveau

    SANTÉ
    Consulter un dermato sans dermato

    GREEN 
    Les nouveaux affichages

    VIVATECH 
    L’analyse de Fabrice Frossard TOP VOICES

    FUN
    En Mode Cocoonning avec :
    Majda Chaplain Camille Jourdain – Fred Cavazza- Fabrice Frossard – Anicet Mbidia

  • Quand le NoCode revolutionne les services pour les PME

    Automatisation, agilité, réduction des coûts et autonomie, les entreprises adoptent le NoCode pour faciliter leur quotidien

    Selon Pierre Launay, Président du SFPN, Syndicat Français des Professionnels du NoCode

    Alors que les entreprises cherchent toujours plus à réduire leurs coûts, un poste de dépenses est souvent négligé par méconnaissance des outils. En effet, tout un pan de leur informatique ne nécessite plus d’investissements lourds. Face à la pénurie mondiale de développeurs et aux besoins de créer de nouveaux services, les technologies NoCode ou LowCode, LCNC, sont une réponse.

    Les entreprises les adoptent de plus en plus car elles procurent des gains financiers concrets et facilitent leur organisation, la gestion de leurs données, de leurs finances, de leurs clients ou encore de leurs équipes. En effet, les outils de NCLC permettent, facilement, à moindre coût, en toute sécurité et sans compétences informatiques avancées, de créer et de gérer des sites web, des applications, des outils d’assistance à la clientèle, d’automatiser des flux de travail, des feuilles de calcul ou de prototyper des produits.

    Gagner en agilité et en autonomie pour créer des outils sur-mesure

    D’ici 2025, 70 % des applications seront développées par les entreprises avec des outils LCNC, selon une étude du cabinet MarketsandMarkets. Gratuits ou proposés sur la base d’un abonnement mensuel pour un prix beaucoup plus raisonnable que les solutions logicielles « classiques », les outils LCNC sont axés sur des fonctions simples et ciblées, facilement reproductibles.

    Ils résolvent des problèmes spécifiques à chaque entreprise, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité, tout en lui faisant réaliser des économies. Par exemple, les entreprises peuvent modifier leurs sites web et leurs pages d’atterrissage sans passer par une équipe informatique ou faire appel à un prestataire externe. Autonomes, souples et réactives, les plateformes sans code comme Webflow autonomisent les équipes qui, avec la conception par « glisser-développer » téléchargent des articles ou modifient des en-têtes.

    Prendre un temps d’avance en devenant Product Builder NoCode

    Les employeurs recherchent désormais des candidats capables de répondre rapidement à leurs besoins numériques croissants. C’est ainsi que le NoCode est devenu une compétence de plus en plus recherchée. Avec ses outils de création visuelle tels que Airtable, Make, Bubble et Softr, il offre une alternative rapide et accessible au développement traditionnel. Même si ces outils ne nécessitent pas de compétences techniques poussées, les professionnels maîtrisant l’ensemble de ces outils peuvent non seulement améliorer leur efficacité au travail mais aussi valoriser leur profil auprès des recruteurs en proposant d’orchestrer cette approche. Le métier Product Builder NoCode, reconnu par France Compétences et France Travail, équivalent à un Bac +4, confère un véritable avantage concurrentiel sur un marché du travail sous tension. C’est l’un des six métiers émergents en 2024 identifiés par France Compétences.

    Comment le NoCode aide concrètement les différents services de l’entreprise

    Les outils LCNC éliminent les tâches manuelles inutiles en automatisant les flux de travail, les tâches et d’autres actions. Ils facilitent la gestion des données et les protègent, fluidifient la collaboration entre les équipes, améliorent la communication et personnalisent les applications pour répondre aux besoins de chaque service.

    • Commercial – Créer des outils de gestion de la clientèle comme des portails clients pour que ces derniers se connectent pour accéder à leurs interactions individuelles avec l’entreprise, des formulaires de création de commandes ou des passerelles de paiement.
    • RH – Gérer plus rapidement l’ensemble du processus de recrutement. Des outils comme L’empileur ou Stacker, proposent des solutions tout-en-un pour l’embauche, l’onboarding, et plus encore. Faciles à utiliser, sans code, ils permettent de concevoir des logiciels d’entreprise personnalisés, qu’il s’agisse d’outils et de tableaux de bord internes à l’entreprise.
    • Marketing – Créer des automatisations : de nombreuses tâches manuelles répétitives sont configurées pour se produire automatiquement avec, par exemple, Zapier. Il connecte différents services et plateformes en configurant différents « déclencheurs », comme lorsqu’un client s’inscrit à un e-mail, ce qui déclenche automatiquement différentes actions. Ils reçoivent un e-mail de bienvenue et sont ajoutés à un outil CRM. Exemple : lorsqu’un prospect à la messagerie de l’entreprise, Zapier lui envoie automatiquement un e-mail de bienvenue à l’aide de Convertkit, l’identifie comme client potentiel sur ClearBit pour déterminer s’il s’agit d’un client cible.
    • Communication – Créer des contenus car le LCNC ne se limite pas aux tâches de codage. Plusieurs tâches de création de contenu sont également prises en charge par des outils commer Figma ou Canva pour donner vie à leurs idées, les monteurs vidéo peuvent utiliser Descript pour créer du contenu, et les amateurs de productivité peuvent laisser Evernote et Microsoft Office derrière eux et utiliser des plateformes comme Notion.
    • Finances – Améliorer les processus financiers en créant des applications comptables personnalisées pour répondre aux besoins exacts d’un service et les gérer en un seul endroit. L’utilisation d’un outil LCNC permet, par exemple, de synchroniser tous les clients et paiements en un seul endroit, de suivre les dépenses, de créer des devis ou des estimations et de générer des contrats.
    • Logistique – Gérer les niveaux de stock et les différents composants de la chaîne d’approvisionnement est crucial pour de nombreuses entreprises, en particulier si cette dernière est unique. Des outils sans code comme Stacker ou Internal créent facilement un système de gestion des stocks spécifique à chaque entreprise.
    • Pour tous – Transformer ses présentations et des dossiers de présentation de haute qualité beaucoup plus rapidement et facilement avec un outil comme Pitch offrant bien plus de possibilités que Google Slides ou PowerPoint.

    Au-delà des gains en coût et en temps, l’adoption de ces technologies ouvre des opportunités formidables en permettant aux profils très experts de se consacrer à des sujets techniques plus ardus, et à des profils différents de créer des outils digitaux, un atout indéniable pour les entreprises animées par des valeurs telles que l’innovation ou l’inclusion.

    « De nombreuses entreprises comprennent tous les avantages que les outils de NoCode et de LowCode peuvent leur apporter en termes de gains de temps, de productivité, d’automatisation, de gestion de leurs équipes. Le gain financier pèse énormément dans leur choix alors que l’inflation continue d’impacter les décisions des dirigeants quant aux investissements à réaliser.

    Pour ceux qui voudraient se plonger dans cet univers passionnant, le NoCode Summit est le rendez-vous à ne pas manquer à la rentrée pour découvrir les dernières innovations en la matière. Les 16 et 17 octobre 2024, à Station F, à Paris, les thématiques mises à l’honneur seront la Tech for Good et la Cybersécurité, avec des ateliers et des formations conçus pour tous », conclut Pierre Launay.

  • Comment transformer la Relation Client avec l’IA Générative

    Révolutionner la Relation Client avec l’Intelligence Artificielle Générative 

    Le 4 juillet dernier, l’Association Française de la Relation Client (AFRC) a restitué le livre blanc « Transformer votre Relation Client avec l’IA Générative » co-réalisée par la société Accenture et un groupe de travail de professionnels de l’expérience client 

    Lors de cet événement, plus de 250 professionnels de la Relation Client se sont réunis pour découvrir les apports de l’Intelligence Artificielle Générative à l’expérience client et ainsi, échanger les uns avec les autres sur ses différentes plus-values. 

    « En effet quel secteur, quel métier ne sera pas affecté, augmenté, transformé par l’Intelligence artificielle générative, cette IA qui s’appuie sur ces grands modèles de deep learning préformés sur de grandes quantités de données et qui ne cessent de se développer. » selon Eric Dadian. 

    Le Président de l’AFRC a donné sa vision sur l’évolution des technologies et des applications d’IA et d’IA Générative à saisir dans tous les domaines et surtout dans la relation client : « speed, speed, speed, la vitesse des progrès de l’IA Générative est impressionnante et dans les 10 prochaines années tous les métiers se transformeront; les entreprises auront de nombreux défis à relever autour de la DATA, la sécurité, l’éthique et l’environnement, la montée en compétences des collaborateurs, les organisations…; elles doivent profiter aujourd’hui des progrès technologiques si elle ne veulent pas être disruptées. 

    L’IA Générative et la transformation de la relation client 

    L’IA Générative constitue l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années dans l’analyse de données. Il s’agit d’une technologie avancée qui permet de générer du contenu original, tel que des textes, des images, de la musique et des vidéos avec une qualité exceptionnelle, souvent presque indiscernable de celle produite par l’homme. 

    L’IA générative change en continu et fondamentalement la manière dont les entreprises engagent et fidélisent leurs clients 

    • Grâce à l’analyse de sentiment, qui permet d’analyser les retours clients à une granularité très fine, et de manière qualitative, il devient possible de comprendre les clients et de personnaliser les interactions à un niveau inédit, en générant des réponses et des contenus adaptés spécifiquement aux besoins de chaque client. 

    • Elle assure également une cohérence dans toutes les interactions du client avec la marque, quel que soit le canal (e-commerce, point de vente, etc.), en s’appuyant sur les mêmes bases de connaissance. Cela permet de maintenir des éléments de langage de qualité proche de celle de l’humain et de garantir une cohésion dans l’ensemble des messages de la marque à travers les différents points de contact. 

    « L’IA Générative appliquée au domaine de la relation client donne les moyens de passer à l’échelle sur les 2 grands piliers fondamentaux que sont l’agent, maintenant réellement augmenté, et le client, enfin autonome. Elle permet de mieux adresser les volumes de contact en filtrant et dissuadant intelligemment les cas simples en self-care pour que l’escalade vers un conseiller puisse être optimale, dans la justification comme dans le traitement, sur tous les canaux et dans toutes les langues. » souligne Marc Bussienne, Head of operation excellence chez ManoMano 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    L’IA Générative, l’avancée technologique la plus significative de ces dernières années 

    des processus en interne, et de contribuer à la formation des agents de manière exponentielle. Elle permet notamment de : 

    – Transformer les interactions client en permettant une analyse détaillée des sentiments, aussi bien textuels que vocaux. Elle génère des contenus hautement personnalisés, 

    – Améliorer les processus internes en automatisant les tâches répétitives et en gérant de nombreuses demandes clients. Cela libère du temps pour les équipes, leur permettant de se concentrer sur des activités stratégiques où l’intervention humaine est essentielle. 

    – Personnaliser les formations en fonction des besoins des utilisateurs, permettant une montée en compétences rapide et adaptée. 

    Selon Frédéric Daniel, Head of Client Services Centers central Team chez Louis Vuitton Malletier « L’IA Générative est un outil, ni magique, ni une alternative au coeur de la relation humaine reposant sur de l’authenticité. Il faut donc partir des cas d’usage et de besoins bien qualifiés, et ne pas faire « de l’IA Générative pour de l’IA Générative ». 

    La relation client devient ainsi le secteur clé où l’IA générative exerce son potentiel transformationnel, rendant cette technologie hautement stratégique pour les entreprises aujourd’hui. 

    Comment prioriser ses cas d’usage de la Relation Client ? 

    Pour Laurent Pluchon, Directeur de la Relation Client chez Chronopost « Ll’IA générative va accélérer le recentrage du conseiller sur ce qui fait sa force et sa valeur : son humanité. Les cas d’usage les plus crédibles serviront à mon sens plutôt nos organisations et donc l’efficacité de l’agent et sa posture relationnelle. Ce que certains pourraient concevoir comme étant une « fin » du métier de contact « traditionnel » est à voir comme une réelle opportunité d’évolution du métier de conseiller. » 

    Pour les entreprises souhaitant se lancer sur un projet d’IA Générative appliquée à la relation client sa réussite repose sur quelques fondements : 

    – Impliquer activement les équipes fonctionnelles à toutes les étapes du projet, de l’expression des besoins initiaux au suivi post-déploiement, en centralisant les retours. 

    – Choisir des solutions flexibles et évolutives compatibles avec l’écosystème technique actuel et futur. 

    – Créer une base technologique commune pour standardiser les approches, éviter les redondances et maximiser les apprentissages passés. 

    – Établir dès le début des normes élevées de conformité et d’éthique, incluant la protection des données dès la conception et impliquer les DPO pour garantir la sécurité des données. 

    – Adopter une approche pluridisciplinaire en constituant une équipe aux compétences variées (UX designers, experts techniques, spécialistes métiers, copywriters). 

    – Favoriser une culture d’apprentissage et d’adaptabilité pour évoluer avec la solution et profiter des innovations. 

    – Planifier des déploiements progressifs et prévoir la possibilité de revenir en arrière rapidement en cas de comportement imprévu de l’IA.

    « Pour mener à bien ces initiatives, il est primordial de les envisager en tant que projets informatiques classiques, en appliquant les bonnes pratiques qui ont fait leurs preuves : définir clairement les objectifs, gérer rigoureusement le projet, les intégrer au système d’information et réaliser des tests approfondis.
    Toutefois, il est important de garder à l’esprit que cette innovation introduit une part d’incertitude, que ce soit en termes de succès, de délais de mise en oeuvre ou encore de qualité de service. Il est donc recommandé de rester ouvert et flexible quant aux choix technologiques, afin de pouvoir sélectionner les solutions les plus performantes et de pouvoir facilement changer de fournisseur si besoin. »
    selon Simon Giraudy, Directeur Stratégie, Outils et Innovation Relation Client chez Bouygues Telecom. 

    L’étude se conclut par un panorama des éditeurs de solution de relation client utilisant l’IA Générative, d’un panorama des éditeurs en fonction des cas d’usage ainsi qu’un zoom sur une sélection de 15 éditeurs interviewés qui présentent leurs solutions embarquant de l’IA générative, afin de proposer aux lecteurs un aperçu un peu plus détaillé des offres qui existent sur le marché. 

     

  • Plaidoyer pour une utilisation raisonnée de l’IA

    Comment l’IA va impacter les RH ?  

    Le saviez-vous ? En France : « seulement 20 % des décideurs privilégient l’esprit critique de leurs employés, malgré un usage massif des outils d’IA ». C’est le résultat de l’étude
    « Définir l’Entreprise de Demain » menée par Coleman Parks pour Alteryx.  

    Les dirigeants d’entreprise et les recruteurs français se préparent à faire face aux exigences d’un marché du travail de plus en plus façonné par les technologies d’IA, rendant ainsi certains postes obsolètes.
    Cette évolution renforce la nécessité de certaines compétences essentielles pour fluidifier et sécuriser l’adoption généralisée des outils d’IA en entreprise.

    L’impact de l’IA sur l’emploi et sur l’évolution des métiers

    Comment favoriser le développement de nouvelles compétences ?
    Comment se préparer à faire face aux évolutions constantes des outils d’IA ?
    Réponses :

    • D’après 59% des répondants, l’introduction d’un Chief AI Officer sera primordiale pour une approche holistique de la stratégie IA de l’entreprise. Il permet de coordonner les différents services (commerciaux, IT, RH, juridiques, etc.) en matière d’IA et harmoniser les pratiques à l’échelle de toute l’entreprise.
      Aujourd’hui, plus de 400 personnes ont le titre de CAIO sur leur profil LinkedIn.
    • Les ingénieurs d’applications d’IA, responsables de la conception et du développement de modèles alimentés par l’IA (33%), les ingénieurs logiciels chargés de concevoir et développer les programmes (23%), et les chercheurs en IA (28%) qui impulsent l’innovation grâce à la recherche et au développement de systèmes IA, sont les trois cibles de recrutement prioritaires citées par les dirigeants d’entreprise.
    • En comparaison, ils sont relativement moins nombreux à prioriser le recrutement d’ingénieurs prompts (19 %) chargés de communiquer et d’entraîner les modèles d’IA. 
    • Selon la moitié des spécialistes interrogés (57 %), ces fonctions deviendront indispensables lorsque l’IA générative sera déployée à grande échelle, continuant ainsi de transformer le marché du travail.

    Un nouveau regard sur les équipes informatiques en charge des données 

    Les résultats de l’étude révèlent les rôles destinés à devenir obsolètes, ceux qui vont émerger, et les compétences essentielles pour embrasser pleinement l’ère de l’IA.

    • Le développement de logiciels en un seul langage de programmation (15%), le codage répétitif (15%), l’administration de bases de données (18%) et le développement d’IA/ML (15%) figurent parmi les compétences techniques en passe de devenir obsolètes.
    • 52% des répondants déclarent que leur entreprise travaille actuellement de manière très cloisonnée, mais 47% estiment que les futures équipes en charge des données informatiques ne devront plus être séparées des autres de la sorte, pour garantir la mise à disposition des données aux différents services. 
    • 71% des répondants prévoient qu’au cours des trois prochaines années, il y aura un excédent de talents dans le domaine de la technologie, une tendance favorisée par l’accessibilité accrue et la facilité d’utilisation des technologies d’IA générative.

    Les priorités du marché du travail dans le secteur technologique évoluent

    Malgré un déficit en compétences relatives à l’IA où la demande dépasse largement l’offre, de nombreuses entreprises continuent de donner la priorité au recrutement pour des postes exigeant des compétences techniques très avancées.

    On observe une reconnaissance croissante de l’importance des compétences non techniques. L’idée étant de collaborer avec les systèmes intelligents et de remettre en question leurs résultats. 

    • Seuls 31% des répondants citent le renforcement des compétences humaines et la préparation à une transition du marché du travail comme des éléments importants à prendre en compte dans un monde dominé par l’IA. 
    • Alors que 70% des décideurs en entreprise déclarent qu’il est plus important pour leurs employés d’être polyvalents que de se spécialiser dans un domaine, les priorités en matière d’amélioration des compétences favorisent toujours les compétences techniques par rapport aux soft skills.
    • L’expertise en IA, en logiciels, en analyse et exploitation des données, ainsi qu’en analyse financière et en planification, arrive en tête des compétences les plus demandées. Cette expertise arrive avant des compétences telles que compréhension des données, la réflexion stratégique, la culture numérique et la gestion d’équipe.
    • 57% des personnes interrogées citent la créativité comme la principale plus-value du travail humain en termes de compétences dans un monde du travail régi par l’IA, suivie de l’esprit critique (41%), de l’émotion (41%) et de la moralité (22%). Pourtant, quand il s’agit des compétences les plus recherchées dans les processus de recrutement actuels, seuls 18% des répondants citent l’esprit critique et 21% la créativité parmi les compétences les plus convoitées.

    « L’essor rapide de l’IA exige des dirigeants d’entreprise qu’ils constituent et forment dès aujourd’hui leurs salariés de demain pour pérenniser leur activité, sous peine de manquer le tournant de l’intelligence artificielle » a déclaré Libby Duane-Adams, Chief Advocacy Officer chez Alteryx. 

    Pour télécharger le rapport complet cliquez ici