Étiquette : technologies

  • Vous faîtes quoi Jeudi 23 Mai ? Pléthore d’événements : Marketing – Innovations – Technologies

    JEUDI 23 MAI 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-micro-influenceurs-reelle-evolution-ou-bullshit-by-club-du-marketing-emotionnel/?instance_id=4299

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-growth-france-day-by-growth-day-france/?instance_id=4286

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-pass2019-panda-security-summit-2019-by-panda-security/?instance_id=4211

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-mixit-by-lyon-jug-et-le-cara/?instance_id=4265

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transfo-la-transformation-digitale-de-la-supply-chain-un-enjeu-pour-les-pme-by-cci-hauts-de-seine/?instance_id=4269

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-generation-z-comment-les-plus-jeunes-dictent-les-nouveaux-codes-marketing-by-relatia/?instance_id=4302

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-ecommerce-connect-by-wonke-3/?instance_id=4240

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-data-center-cloud-forum-2019-by-mark-com-event/?instance_id=4142

  • Adoption de la directive sur les droits d’auteur : quels changements ?

    ADOPTION DE LA DIRECTIVE SUR LE DROIT D’AUTEUR : QUELS CHANGEMENTS ?

    Par Véronique Dahan et Amélie Tripet 
    Avocats spécialisés en droit de la propriété intellectuelle chez August & Debouzy avocats

    Après deux ans et demi d’intenses négociations, et à deux mois des élections européennes, le Parlement européen a adopté le 26 mars 2019 la directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique (1). L’objectif poursuivi (2) est de permettre aux créateurs de percevoir un revenu plus équitable pour l’utilisationde leurs œuvres par les réseaux sociaux et les grandes plateformes, et de rendre ces dernières responsables de la mise en ligne non autorisée des contenus protégés. La directive vise à encourager le
    développement du marché de l’octroi de licences entre les titulaires de droits et les plateformes.

    Ce texte prévoit deux mesures phares : la création d’un droit voisin pour les entreprises de presse, et l’incitation des grandes plateformes en ligne à conclure des accords avec les titulaires de droits, sous peine de voir leur responsabilité engagée.

    UNE TRANSPOSITION EN FRANCE DANS LES DEUX ANS

    La directive (3) n’est pas directement applicable et devra être
    transposée dans les législations nationales au plus tard dans les 24 mois après son entrée en vigueur.

    La France a pris les devants, puisqu’une proposition de loi tendant à créer un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse a été adoptée par le Sénat le 24 janvier 2019.

    I – LES NOUVELLES OBLIGATIONS MISES À LA CHARGE DES PLATEFORMES

    Actuellement, les plateformes, qui ont un rôle passif et neutre quant aux contenus stockés, bénéficient d’un régime dit de responsabilité limitée. Elles ne sont en effet pas responsables a priori_du contenu que leurs utilisateurs téléchargent, sauf en cas de
    notification par le titulaire d’une atteinte à ses droits d’auteur
    et d’absence de retrait rapide.

    L’article 13 de la proposition de directive, devenu article 17, a été le plus controversé. La tension se cristallisait notamment autour de la possibilité d’instaurer des mécanismes de filtrage automatique des contenus non autorisés sur ces plateformes.

    YouTube a ainsi mis en place une vaste campagne en ligne contre ladirective avec le hashtag #SaveYourInternet , en mobilisant de nombreux
    YouTubeurs. La plateforme mettait en avant le risque que de nombreux
    contenus soient rendus inaccessibles si un tel mécanisme était mis en place.

    L’ARTICLE 17 DE LA DIRECTIVE PRÉVOIT LA RESPONSABILITÉ DES _«
    FOURNISSEURS DE SERVICES DE PARTAGES DE CONTENUS EN LIGNE » _EN CAS DE DIFFUSION D’UN CONTENU SANS AUTORISATION DE L’AYANT-DROIT :

    LA DÉFINITION DES « FOURNISSEURS DE SERVICES DE PARTAGES DE CONTENUS
    EN LIGNE » : il s’agit des  sites « dont l’objectif principal ou l’un des objectifs principaux est de stocker et de donner au public l’accès à une quantité importante d’œuvres protégées par le droit d’auteur ou d’autres objets protégés qui ont été téléversés mis en ligne par ses utilisateurs, qu’il organise et promeut à des fins lucratives. » (4). La directive vise notamment ceux qui « jouent un rôle important sur le marché des contenus en ligne en étant en concurrence pour les mêmes publics avec d’autres services de contenus en ligne, comme les services de diffusion audio et vidéo en flux continu ». En sont notamment exclus les encyclopédies en ligne à but non lucratif (Wikipedia), les répertoires éducatifs et scientifiques à but non lucratif, les plateformes de développement et de partage de logiciels libres, les places de marché en ligne de vente
    au détail (Amazon), les services individuels de stockage dans le cloudsans accès direct au public.

    LA NÉCESSITÉ D’OBTENIR UN ACCORD AVEC LES AYANTS-DROIT : les plateformes de partage de contenus en ligne doivent obtenir l’autorisation des titulaires de droits pour communiquer ou mettre à disposition du public leurs œuvres, « par exemple en concluant un accord de licence » . Cette autorisation obtenue par les plateformes bénéficie également à leurs utilisateurs, dès lors qu’ils « n’agissent pas à des fins commerciales ou lorsque leur activité ne génère pas de revenus significatifs». Afin de préserver la
    liberté contractuelle, les titulaires de droits ne sont pas obligés de donner leur autorisation, ni de conclure des accords de licence : ils peuvent refuser la mise en ligne de leurs œuvres ou bien les mettre à disposition gratuitement.

    LA RESPONSABILITÉ DES GRANDES PLATEFORMES EN LIGNE : elles deviennent
    donc directement responsables de la mise à disposition d’un contenu non autorisée par son auteur, sans que le régime de responsabilité limitée de l’hébergeur ne puisse s’applique (5). Toutefois, la plateforme sera exonérée de toute responsabilité si elle démontre avoir satisfait aux trois conditions cumulatives suivantes :
    – qu’elle a « fourni ses meilleurs efforts_ » pour obtenir une autorisation du titulaire des droits afin de communiquer l’œuvre au public,
    – qu’elle a « fourni ses meilleurs efforts » « conformément aux normes élevées du secteur en matière de diligence professionnelle »pour garantir l’indisponibilité de l’œuvre protégée dès lors que la communication non autorisée de celle-ci a été signalée par le titulaire des droits au moyen d’« informations pertinentes et
    nécessaires »
    – qu’elle a agi promptement pour retirer ou bloquer l’accès à l’œuvre dès réception de la  notification « suffisamment motivée » par le titulaire des droits.

    La conformité de ces obligations est appréciée « notamment » selon le type, l’audience et la taille de la plateforme ainsi que le type d’œuvres, mais également selon les moyens disponibles qui doivent être adaptés et efficaces, et leur coût pour les plateformes
    (6).
    Il ne peut dès lors être exclu que « dans certains cas, la disponibilité de contenus non autorisés protégés par le droit d’auteur ne puisse être évitée que sur notification des
    titulaires de droits »_. (7)
    Enfin, les plateformes doivent faire preuve de transparence vis-à-vis
    des titulaires de droits quant aux mesures prises dans le cadre de leur
    coopération.

    UNE RESPONSABILITÉ VARIABLE SELON LA TAILLE DES PLATEFORMES : les
    structures qui ont moins de 3 ans et qui génèrent un chiffre
    d’affaire annuel inférieur à 10 millions d’euros voient leurs
    obligations allégées, elles devront à ce titre faire leurs meilleurs
    efforts pour obtenir l’autorisation auprès du titulaire des droits,
    et retirer promptement un contenu signalé.  En revanche, les
    plateformes qui comptent plus de 5 millions de visiteurs uniques par
    mois doivent en outre démontrer avoir fait tous les efforts possibles
    pour empêcher de nouveaux téléchargements des œuvres déjà
    signalées par les titulaires de droit (8).

    PAS DE FILTRAGE AUTOMATIQUE : aucune mesure de filtrage automatique,
    tant redoutée par les grandes plateformes, n’est requise par la
    directive qui précise qu’il n’y a « aucune obligation générale
    de surveillance »_ (9). Toutefois, ces plateformes doivent mettre en
    place, en vertu du paragraphe 8, un mécanisme de réclamation efficace
    et rapide afin que les titulaires de droits puissent signaler les abus
    (10). Les décisions de blocage ou de retrait des contenus signalés
    doivent être contrôlées « par une personne physique ».

    LES EXCEPTIONS AU DROIT D’AUTEUR DEMEURENT INCHANGÉES.
    Ces mesures n’affectent en rien la possibilité pour les utilisateurs et les
    plateformes de se prévaloir des exceptions existantes relatives
    notamment au droit de critique et de citation, à la caricature, la
    parodie et au pastiche.

    II LE DROIT VOISIN DES ÉDITEURS DE PRESSE PRÉVU À L’ARTICLE 15 DE
    LA DIRECTIVE (ANCIEN ARTICLE 11)

    Jusqu’ici, le régime juridique en vigueur reconnaît aux éditeurs de presse un droit sur le titre de presse dans son ensemble, ou bien, article par article, en fonction du contrat passé avec le journaliste, dans des conditions restrictives. Afin d’établir la contrefaçon de
    leur droit d’auteur, il leur appartient de démontrer que chaque extrait mis en ligne reproduit une partie originale de leur contenu. Cette difficulté probatoire rend très difficile la mise en œuvre
    d’une action contre la publication de multiples extraits.

    Le nouveau droit voisin créé par l’article 15 de la directive leur permet d’exiger auprès des plateformes une autorisation (et donc de la monnayer) pour la reproduction et la mise à disposition du public deleurs publications, pendant l’année de la première publication du contenu (11), puis les deux années civiles suivantes.

    Une telle disposition impose aux grands agrégateurs d’actualités,
    comme Google News, de rémunérer les médias dès lors qu’ils
    affichent des extraits d’articles, d’images ou de vidéos sur leurs
    services.

    Toutefois, aucune autorisation ni aucune rémunération n’est requise pour (i) les utilisations privées ou non commerciales par des utilisateurs individuel ; (ii) le renvoi par des hyperliens à des articles de presse ; et (iii) l’utilisation de _« mots isolés »_ ou
    de _« très courts extraits d’une publication de presse » _; ou
    encore (iv) le rappel de simples faits rapportés dans les publications
    de presse (12).

    Le 14 février 2019, le Parlement a publié un communiqué de presse
    (13) indiquant notamment que :

    _« Le partage d’extraits d’articles d’actualité ne déclenchera pas de
    droits pour l’organe de presse ayant produit l’article partagé.
    Toutefois, l’accord contient également des dispositions visant à
    éviter que les agrégateurs de nouvelles n’abusent de cette tolérance.
    L’extrait pourra donc continuer à apparaître sur un fil d’actualités Google News, par exemple, or lorsqu’un article est partagé sur Facebook, à condition qu’il soit ‘‘très court’’

    Les journalistes reçoivent une _« part appropriée des recettes que les éditeurs de presse perçoivent pour l’utilisation de leurs publications de presse » par les agrégateurs d’actualités (14).
    Les modalités de mise en œuvre de cette rémunération ne sont toutefois pas précisées.

    (1) Le texte, tel qu’adopté par le Parlement par 348 voix contre 274,
    est pour le moment uniquement accessible en édition provisoire, au lien
    suivant. [4]

    (2) Compte tenu de l’évolution des pratiques et des supports depuis
    la Directive du 22 mai 2001 sur les droits d’auteur dans la société
    de l’information.

    (3) Dont le vote est prévu le 15 avril 2019.

    (4) Considérant 62 et Article 2 de la directive sur le droit
    d’auteur.

    (5) Article 17, 4 de la directive sur le droit d’auteur.

    (6) Article 17, 5 de la directive sur le droit d’auteur.

    (7) Considérant 66 de la directive sur le droit d’auteur.

    (8) Article 17, 6 de la directive sur le droit d’auteur.

    (9) Article 17, 8 de la directive sur le droit d’auteur.

    (10) Article 17, 9 de la directive sur le droit d’auteur.

    (11) Article 15, 4 de la directive sur le droit d’auteur.

    (12) Considérant 57 de la directive sur le droit d’auteur.

     

     

  • « Transformation numérique dans l’industrie : ce n’est pas qu’une affaire de logiciels ! »

    « Transformation numérique dans l’industrie :pas qu’une affaire de logiciels ! »

    par Stéphane Guignard, Directeur France et Europe du Sud d’Aras*

    La transformation numérique dans l’industrie induit un profond renouvellement de l’offre de produits et de services. Les industriels l’ont bien compris, comme en témoigne la stratégie déployée par les constructeurs automobiles qui sont en train de redéfinir leur activité à court ou moyen terme. L’enjeu n’est pas seulement de vendre des voitures connectées, capables d’échanger en permanence des données avec leur environnement, mais bien de transformer un fabricant de véhicules en fournisseur de services de mobilité.

    Car le véhicule connecté ouvre la voie à des services de voitures partagées, à la maintenance préventive, au diagnostic et à la réparation à distance, à la mise à jour des logiciels du véhicule, à la fourniture de multiples informations sur le trafic et la sécurité, … Pour s’y préparer, les constructeurs doivent constituer des équipes dédiées pour développer cette nouvelle offre entièrement pilotée par les besoins clients.

    La transformation digitale implique une continuité numérique totale entre tous les services, du marketing, qui analyse les besoins des clients, jusqu’à l’après-vente et la maintenance, en passant par la conception, la fabrication, le contrôle, … cela afin de partager les mêmes données à jour sur les produits, les clients et les ressources del’entreprise. Un objectif qui réclame des solutions techniques ainsi qu’une mutation de l’organisation et des modes de fonctionnement des entreprises.

    Sur l’idée générale, tout le monde est à peu près d’accord : la continuité numérique des entreprises consiste, pour simplifier, à extraire et numériser les données enfouies dans les documents papier (le plus souvent inexploitables) ou déjà informatisées pour les reconnecter entre elles, leur donner du sens et une cohérence d’ensemble, en fairede l’information exploitable et interprétable sur l’ensemble de la chaine de valeur de l’entreprise.

    Pas de solutions miracles

    La transformation numérique est donc un processus complexe, qui n’a pas de solution miracle. Penser qu’il suffit d’installer les « bons » logiciels aux bons endroits pour faire ensuite tourner l’entreprise en mode numérique est une illusion.

    Personne ne conteste le rôle essentiel joué historiquement par les « progiciels », ces logiciels prêts à l’emploi qui ont permis la numérisation rapide de nombreuses fonctions de l’entreprise. Mais quand il s’agit de faire interagir l’ensemble de ces fonctions, cette stratégie du logiciel « sur étagère » montre immédiatement ses limites en matière de continuité numérique et d’interopérabilité.

    Assurer la continuité numérique en gardant la maîtrise

    De même, confier à un seul et même éditeur de logiciels la transformation numérique de son entreprise est parfaitement irréaliste. Face au renouvellement continu des offres et des méthodes de l’entreprise, des évolutions réglementaires, sécuritaires ou administratives, quel éditeur peut raisonnablement prétendre fournir, dans la durée, une solution capable de couvrir l’ensemble de ces besoins ? L’affirmer est une véritable mystification. La plupart des groupes ont, par exemple, déjà pu mesurer que la transformation numérique se conduit de façon spécifique dans chaque « Business Unit ».

    Céder aux chants des sirènes du partenaire unique, c’est aussi renoncer à la maîtrise d’un actif immatériel majeur et à une opportunité essentielle de différenciation. La transformation numérique doit être conduite en fonction de la stratégie et des priorités de l’entreprise, et il est par conséquent inconcevable de la déléguer à un tiers.

    Pour autant, il n’est pas question, bien sûr, de revenir à l’époque héroïque où il fallait tout développer en interne pour être certain de répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise.

    Les entreprises peuvent avoir besoin de conserver des progiciels spécialisés d’éditeurs multiples mais elles doivent pouvoir s’appuyer sur des plateformes ouvertes qui assurent l’intégration et la cohérence de ces applications et des informations qu’elles produisent, afin de supporter les processus transverses. C’est grâce à de telles plateformes que l’entreprise peut rester suffisamment agile pour remplacer les différentes composantes de sonsystème d’information au rythme de ses besoins, sans perdre la continuité numérique.

    Enfin, ce sont ces mêmes plateformes qui permettent à l’entreprise de garder la maîtrise de son système d’information et de soutenir sa stratégie digitale en toute indépendance. C’est seulement en adoptant cette nouvelle génération d’outils fédérateurs que les entreprises pourront réaliser la continuité numérique indispensable à leur transformation.

    Mais aussi, la nécessité de rendre les entreprises plus collaboratives

    Une condition nécessaire, mais qui est encore loin d’être suffisante. Car la transformation numérique, c’est aussi une autre façon de penser le fonctionnement de l’entreprise, moins hiérarchique et surtout moins cloisonné.

    Un changement complet d’état d’esprit est nécessaire pour passer à une véritable entreprise collaborative, dans laquelle chacun ne se contente pas de réaliser sa tâche, mais partage ses informations pour s’aligner sur les objectifs communs : la révolution numérique est aussi une révolution culturelle.

     

  • Maddy Keynote 2019 – « On s’était dit rendez-vous dans 100 ans »

    « On s‘était dit rendez-vous dans 100 ans »

    A l‘occasion de la Maddy Keynote 2019 dont le thème est « Une journée en 2084 », l‘Urban Lab de My Little Paris dévoile une enquête sur le rapport au futur des Millennials : « On s‘était dit rendez-vous dans 100 ans »

    En bref :

    Et si la génération qui devait « sauver le monde » était la première à « changer de monde«  ? Cette étude soulève en effet trois paradoxes principaux sur la manière dont les Millennials envisagent l’avenir :

    – Très optimistes sur leur durée de vie et leur capacité à profiter d’une vieillesse active, les Millennials sont en revanche très pessimistes sur l’évolution de la planète : 1 sondé sur 2 se dit prêt à quitter la Terre à l‘horizon 2084.

    – Digital natives, ils attendent que la technologie leur facilite la vie,mais souhaitent dans le même temps préserver un équilibre entre physique et digital (52% de loisirs digitaux envisagés uniquement).

    – Attentifs à profiter d’une vie sociale épanouie et connectée, ils ont pour autant une approche plus individuelle du travail et privilégient notamment le freelancing (66%) ou le travail à domicile

    Une confiance assumée dans le progrès technologique

    Digital natives, les Millennials incarnent la première génération à avoir grandi avec une connexion quasi-permanente aux loisirs digitaux. Sous plusieurs aspects, l’étude confirme ce penchant technophile :

    • Les sondés avouent tout d’abord leur confiance certaine dans l‘apparition de nouveaux moyens de paiement : 65% pensent utiliser en 2084 des moyens plus high-tech (54% pour les empreintes digitales et scans cardiaques ou rétiniens, 11% pour les crypto-monnaies).
    • Dans leur quotidien, ils attendent également de la technologie un confort de vie : 90% espèrent ainsi que le ménage sera une tâche automatisée, et 63% pour le repassage !
    • Encore plus ambitieux : leur confiance dans le progrès technologique est telle que 37% des sondés estiment qu’en 2084, l‘humanité aura colonisé une autre planète.

    Une espérance de vie « rêvée » ?

    30% des sondés estiment qu’ils seront « boostés par les avancées de la médecine », ce qui les rend même extrêmement optimistes sur leur espérance de vie : 63% des sondés pensent ainsi être « toujours en vie en 2084 », et plus précisément 44% des 24-35 ans. Ces derniers auraient en moyenne 95 ans ! Soit un chiffre nettement supérieur aux projections d’espérance de vie de l’INSEE selon qui, en 2070, les centenaires représenteront seulement 0,4 à 0,7% de la population…

    Digital natives… mais pas addicts !

    S’ils espèrent que la technologie leur facilitera la vie quotidienne (ménage, repassage…), les Millenials sont beaucoup moins nombreux à souhaiter que celle-ci s’intègre davantage dans les tâches à dimension humaine : seuls 10% aimeraient par exemple confier leurs enfants à une aide automatisée, et seuls 3% espèrent que la robotisation touchel’hygiène corporelle.

    Par d’autres aspects, les Millennials affirment même leur souhait de s’émanciper de la technologie – ou du moins de la tenir éloignée de certains moments de vie.

    • L‘alimentation : en 2084, les Millennials espèrent qu’une offre locavore (qu’ils sont 57% à soutenir) aura largement pris le pas sur la production industrielle et les produits transformés (qu’ils ne sont que 4% à vouloir encore consommer). Les innovations « foodtech »(viande de synthèse…), ne récoltent – elles – que 12% des suffrages, et les boissons nutritives 13%.
    • Les loisirs : les Millennials estiment que ceux-ci seront seulement à 52% digitaux – soit une répartition correspondant en réalité aux usages actuels ! (4h58 de loisirs par jour en France, dont 50% passé devant un écran, selon l‘étude Temps libre de INSEE).

    Cette recherche du « physique » peut enfin trouver un prolongement dans leur désir affiché de quitter la Ville : 55% d’entre eux affirment en effet vouloir vivre à la campagne en 2084 – un chiffre à comparer aux 77,4%d’urbains vivant actuellement en France selon l’INSEE.

    Un appel à changer de modèle

    Au-delà de ces questionnements du « quotidien », les Millennialss’interrogent largement sur une remise en cause plus structurelle de nos modèles actuels de sociétés :

    • Le travail : selon eux, la structure traditionnelle du salariat est clairement vouée à disparaître. Ils ne sont que 9% à souhaiter continuer à travailler en tant que salarié en 2084 – contre 84% actuellement (source INSEE). Et même si 80% estiment qu’ils continueront à travailler en 2084 (30% par nécessité, 50% par plaisir), 66% d’entre eux espèrent avoir adopté le régime du freelancing ! (26% dans un espace partagé, 40% à domicile).
    • Les défis : les Millennials ont manifestement une conscience aiguë des défis qui se poseront au cours du XXIe siècle. Voici le pourcentage d’entre eux ayant attribué une probabilité supérieure ou égale à 5/8 pour chacun des scénarii suivants :
      • 94% pour le réchauffement climatique,
      • 92% pour l’épuisement des ressources,
      • 89% pour la surpopulation,
      • 88% pour l’extinction animale de masse,
      • 85% pour un nouveau conflit mondial,
      • 58% pour le point de singularité,
      • 51% pour la fin de la démocratie.

    Ces scénarii sont si présents à l’esprit des Millennials que, lorsqu’on leur demande s’ils seraient prêts à quitter la Terre en faveur d’une nouvelle planète, 49% répondent par l’affirmative. Et si la génération qui devait « sauver le monde » était surtout la première à « changer de monde » ?…

    Méthodologie : 

    L‘Urban Lab de My Little Paris et la Maddy Keynote se sont cette année associés pour réaliser une étude dédiée au rapport au futur de la génération dite des Millenials. 19 300 personnes ont ainsi été interrogées en décembre 2018 et janvier 2019 via les médias du groupe My Little Paris, dont 70% de 18-35 ans.

  • IA, bots, social commerce, réalité augmentée, geomapping : les nouveaux leviers de croissance du retail

    L’expérience client : un levier de croissance stratégique pour les professionnels du retail

    Selon Laurent STOICA Head of CX Volume sales – Europe du Sud chez Oracle

    Incontestablement, l’industrie du retail connait aujourd’hui de profondes mutations qui l’amènent à repenser son organisation actuelle pour lutter contre de nouvelles menaces qui mettent en péril son développement. En effet, différents éléments, comme par exemple l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, sont des points-clés qui doivent faire réagir les professionnels de la distribution. Dans ce contexte, la notion d’expérience client est une donnée centrale à positionner au centre des projets de transformation des distributeurs.

    Proposer une expérience client engageante et omnicanale

    Un avantage stratégique des retailers par rapport aux marques fournisseurs est la volumétrie importante de données dont ils disposent. Ce faisant, ils sont aujourd’hui à même de se démarquer radicalement en jouant la carte de l’hyper personnalisation et donc de développer une relation unique et continue avec leurs clients. La qualité de la relation et de l’expérience proposée peut alors faire la différence et permettre aux retailers de conserver un lien fort avec les clients. À titre d’exemple, ils pourront alors proposer des offres personnalisées de type « all inclusive » (Produits + Services) qui leur permettront de lutter efficacement contre les mécanismes DTC (Direct to Consumer) des marques fournisseurs. Enfin, les distributeurs doivent poursuivre leurs efforts de transformation pour offrir à leurs clients une expérience multicanale et mieux interagir avec eux.

    Ne pas se couper des fournisseurs 

    Si l’expérience clients est fondamentale, il est aussi nécessaire que les retailers travaillent sur l’amélioration de leurs relations avec leurs fournisseurs. Les distributeurs peuvent alors proposer de nouveaux services aux marques en s’appuyant sur l’analyse des données de consommation des clients, etc. Il sera alors possible de donner aux fournisseurs de précieux indicateurs et tendances : ventes de produits similaires, etc.

    Utiliser les nouveaux leviers digitaux à tous les niveaux

    Un enjeu majeur pour les retailers consiste aussi à s’appuyer sur de nouveaux outils et solutions pour se transformer et accroitre la qualité de service délivrée au client. Cela passe notamment par l’utilisation de différentes technologies comme l’intelligence artificielle, les bots, le social commerce, les nouveaux modes de paiement digitaux, la réalité augmentée ou encore le Géomapping et la livraison robotisée. Nous pourrions également évoquer les aspects liés à la recherche de transparence pour « mieux consommer » avec l’apparition en magasins de devices permettant aux consommateurs de connaitre la composition de leurs produits alimentaires.

    Toujours plus connectés, les points de ventes souhaitent enfin créer de nouveaux lieux de vie pour retenir le client à travers différents dispositifs tels que le “try & buy” ou encore le “buy & get Install”. Autant de techniques qui permettront aux distributeurs de fidéliser leurs clients et de tisser une relation de long terme avec eux.

    À travers ces différents éléments, il apparait donc que les professionnels de la distribution vont devoir prendre un virage important pour se transformer et rester compétitifs sur un marché en très forte mutation. Nul doute que le digital et un travail de fond sur la qualité de l’expérience client proposée seront les leviers de croissance qui accompagneront les nouvelles stratégies de développement des retailers. Cette stratégie sera d’ailleurs présenté lors du prochain MCX Paris qui aura lieu le 19 février prochain.

     

     

  • Les principaux défis que les acteurs des réseaux de distribution devront relever en 2019 !

    Les principaux défis que les acteurs des réseaux de distribution devront relever en 2019 !

    Ces dernières années les innovations technologiques ont eu un impact considérable sur l’écosystème, disruptant les règles du jeu, renouvelant sans cesse les modèles économiques et mettant à mal les acteurs traditionnels. Les réseaux de distribution n’échappent pas à la règle. S’ils ne revoient pas leur copie et résistent au changement, beaucoup se verront dépassés et incapables d’intégrer en continu les innovations sur des marchés en constante transformation. Ainsi, ils perdront de nombreuses opportunités au profit d’entreprises en mesure de répondre aux besoins de l’entreprise interconnectée.

    Mais quels sont les principaux facteurs au cœur de ce changement ? Quelles technologies doivent-ils choisir, et comment peuvent-ils adapter leurs modèles économiques pour éviter de perdre pied ? Equinix s’est penché sur quelques-uns des principaux changements façonnant l’industrie et sur ce que l’année 2019 réserve aux acteurs des réseaux de distribution.

    1. La puissance du cloud

    2018 a été l’année du réveil du cloud : celle où les acteurs des réseaux de distribution ont commencé à en comprendre l’importance et les avantages. 2019 devra être celle où ils mettent en œuvre leur propre offre afin d’en faire un véritable pilier de leur stratégie d’entreprise.

    En 2021, les dépenses dans des services cloud devraient atteindre les 100 milliards de dollars sous l’impulsion des entreprises cherchant à tirer parti de son agilité critique, de son évolutivité et de ses avantages en matière de rendement. Ainsi, le 2e volume du Global Interconnection Index – une étude de marché publiée récemment par Equinix – prévoit que la bande passante d’interconnexion directe entre entreprises et fournisseurs de services cloud et informatiques devrait augmenter à un taux de croissance annuelle composée de 98 % (TCAC).

    La popularité croissante des services cloud auprès des entreprises est à la fois une bénédiction et une malédiction pour les partenaires. En effet, ces derniers doivent s’assurer de disposer des technologies, des compétences et de l’expertise nécessaires pour soutenir leurs clients dans l’intégration du cloud à leur stratégie numérique. Pour cela, ils devront changer leurs structures et processus internes, par exemple en adoptant un nouveau modèle de facturation afin de procéder sur un rythme mensuel, ou en changeant de plan d’indemnisation afin de s’adapter aux nouveaux modes d’achat et d’accélérer le développement des services de conseil et complémentaires du cloud.

    Des changements importants ont d’ores et déjà bouleversé et continueront de révolutionner l’industrie. IDC a reconnu ce risque pour la première fois dans ses prédictions pour 2018, en annonçant qu’en 2021, au moins 30 % des acteurs de réseaux de distribution n’existeront plus tels que nous les connaissons aujourd’hui. L’année 2019 devrait être marquée par de nombreux changements importants sur le marché, et faire apparaître quelques grands gagnants et perdants.

    2. Les technologies émergentes

    Compte tenu de l’accélération du progrès technologique, les partenaires doivent s’assurer que leurs structures informatiques sont suffisamment flexibles pour s’adapter au changement. Isolés, les partenaires traditionnels ne parviendront pas à évoluer dans l’environnement plus complexe lié aux tendances telles que l’IA, la blockchain et la 5G. Ces technologies émergentes sont un sujet de conversation pour beaucoup d’entreprises, et 2019 sera l’année où les précurseurs commenceront à les mettre en œuvre. Elles pourront ainsi se démocratiser rapidement en profitant de la rivalité entre les entreprises cherchant à se démarquer de la concurrence sur le marché du numérique.

    Il est impossible de fournir des conseils et produits spécialisés dans tous les domaines. Par conséquent, les partenaires doivent collaborer avec d’autres acteurs. Ce changement possède des similarités avec celui auquel l’industrie des services financiers a été confrontée il y a quelques années. En effet, lorsque les banques traditionnelles ont été déstabilisées par l’arrivée des fintechs, qui ont révolutionné le paiement en ligne, elles ont dû s’adapter très rapidement. Les entreprises les mieux préparées ont pu se restructurer rapidement et développer ces nouvelles fonctionnalités en interne. Quant à celles qui étaient prises au dépourvu, elles ont opté pour le rachat de plus petits acteurs et le déploiement de leurs offres à l’échelle mondiale.

    La nouvelle génération de partenaires ne s’embarrasse pas des contraintes des modèles traditionnels, alors que les plus établis doivent s’adapter ou fusionner pour ne pas disparaître. D’ores et déjà, certains envisagent de formuler des propositions commerciales communes avec un nombre croissant de fournisseurs ou de partenaires, chacun d’entre eux apportant sa pierre à l’édifice pour créer une solution complète au profit de clients passés à l’heure du numérique. Pour réussir voire survivre, il faudra donc inéluctablement passer par la collaboration.

    3. La maîtrise des risques de cyberattaques

    La sécurité est devenue un élément clé de l’ensemble des décisions commerciales et relatives à la gestion des systèmes d’information. L’entrée en vigueur du RGPD, la recrudescence des fuites de données publiques et l’ampleur grandissante  des cyberattaques ont engendré une situation compliquée. En 2019, les partenaires devront se prémunir plus que jamais contre ces risques.

    L’ensemble des acteurs du réseau de distribution doivent être bien informés des problèmes potentiels. Les entreprises adoptant une approche axée sur l’interconnexion ne risquent pas d’être affectées par des failles de sécurité, car elles ne passent pas par l’internet public et sont donc moins exposées à des cyberattaques. Compte tenu de la prolifération des menaces, ce type de solution est voué à séduire de plus en plus d’acteurs de l’industrie.

    4. L’émergence des offres multipartenaires

    Le marché informatique devient bien plus complexe et sophistiqué qu’auparavant. Des segments jusqu’ici isolés (sécurité, stockage, serveurs, réseaux et technologies de nouvelle génération) convergent. Désormais, ces questions ne peuvent plus traitées de façon isolée car elles sont étroitement liées les unes aux autres.

    Cette complexité accrue empêche la plupart des partenaires de proposer une solution complète . Ils doivent s’associer avec d’autres membres de leur écosystème (« ecosystem sales ») pour proposer une offre intégrale, associant leurs produits à d’autres. Cette tendance devrait s’accélérer en 2019 face à la variété croissante des services requis par les entreprises interconnectées modernes. Ce faisant, les partenaires pourront continuer à créer des solutions innovantes et uniques pour leurs clients, et prendre un avantage décisif sur la concurrence.

  • Debrief CES Las Vegas 2019 par Dentsu Consulting

    Debrief CES Las Vegas 2019 par Dentsu Consulting

    Vous n’avez pas pu assister ce lundi 14 janvier au retour sur le CES proposé par Dentsu Agency , pas de souci voici un résumé des incontournables du CES.

    1. L’expérience client de demain

    Fortement impactée par la technologie, l’expérience client est au cœur de tous les débats et justifie la présence inédite sur le salon de géants du marketing, comme Procter et Gamble. A défaut d’événement mondial spécifique, les marques viennent y chercher couverture médiatique,échange avec les startups et les clients mais aussi relai auprès d’influenceurs.

    1. Des GAFA dans la surenchère et le gigantisme

    Les GAFA investissent encore plus le CES : Apple tacle ses concurrents sur les données personnelles avec sa publicitégéante«Tout ce qui se passe sur votre iPhone reste sur votre iPhone », Google s’offre un stand de plus de 5000m2 digne d’un parc d’attraction, Alexa d’Amazon revendique son intégration dans 100 millions d’appareils quand Google lui oppose 1 milliard d’appareils équipés de son Assistant d’ici la fin du mois…

    1. Les nouveaux écrans

    Alors que la capture d’images 8K se généralise et que le Japon en a même commencé la diffusion, les constructeurs TV ne jurent plus que par ce format. De nouvelles technologies hyper qualitatives pour des dalles « borderless »comme le Micro Led de Samsung font leur apparition. Les écrans souples, que ce soit dans la TV Oled enroulable Signature de LG ou dans le smartphone pliable de Royole ont également marqué les esprits.

    1. Anticipation by design

    L’intelligence artificielle ne se contente plus de répondre àla voix; dorénavant, elle tente d’anticiper les besoins du consommateur en apprenant de ses usages et en le sollicitant. Serons-nous prêts àrépondre en permanence àces questions provenant de « l’espionnage »de nos objets connectés ?

    1. L’espoir quantique se matérialise

    Effet d’annonce plus que véritable ordinateur quantique, le Q System One d’IBM est une des « stars »de l’édition 2019 du CES. Présenté comme le premier système universel d’informatique quantique intégré conçu pour une utilisation scientifique et commerciale, celui-ci aura eu le mérite de commencer à donner forme à cette technologie et à l’ouvrir vers le grand public…Des technologies qui monopolisent l’opinion au détriment de l’impression 3D ou de l’IOT qui choisit de se recentrer sur la santé.

    1. Conduite accompagnée

    En attendant de voir se généraliser les véhicules autonomes, dont les technologies ont démontréleur efficacité lors du salon, les constructeurs automobiles devenus fournisseurs de services de mobilité préfèrent miser sur le plaisir de conduire assisté par intelligence artificielle. La machine ne se substitue pas encore au conducteur ; qu’il s’agisse de deux roues ou de voiture, l’assistant vous accompagne pour réduire de 90% les risques d’accidents.

    1. La 5G devient concrète

    Cette technologie qui faisait les gorges chaudes du CES 2018 devient une réalité   avec les premiers smartphones compatibles annoncés et des réseaux comme Verizon qui se déclarent prêts et pionniers sur déploiement. Indispensable àl’IOT industriel ou aux véhicules autonomes, la 5G a récemment enflammé les opérateurs en Italie et devrait faire parler d’elle en France cette année avant sa mise en service prévue pour 2020

    1. Ecosystèmes connectés

    L’intégration des assistants dans tous les objets du quotidien nous laisse penser que les enceintes intelligentes pourraient à terme disparaitre au profit d’un écosystème domestique d’objets interconnectés permettant de créer des scénarios pilotables notamment via la voix. L’intégration de itunes ou Airplay 2 de Apple dans les TV Samsung illustre ce signe d’ouverture et d’interopérabilité.

    1. Le paradoxe de la French Tech

    2ème délégation en nombre derrière une Chine refroidie par les tensions commerciales avec les Etats-Unis, la France reste une nouvelle fois absente du palmarès des pays favorisant le plus l’innovation technologique d’après le salon…Des résultats qui s’expliquent par des accès réseaux moins performants que nos voisins, des taxes peu incitatives ou encore un nombre de licornes trop faibles, notamment dans les secteurs du covoiturage.

    1. Fantasme vs réalité

    Le CES propose des technologies fonctionnelles indépendamment de leur potentiel d’adoption dans les usages ou dans le contexte légal. Ce monde bardé de capteurs nie le RGPD ou les problèmes récents liés àla protection de la planète, et cette vision à l’américaine confond innovation et progrès. Chaque proposition du salon devrait donc être évaluée à l’aune du futur que nous voulons vraiment créer ; pas simplement du technologiquement possible.

     

     

     

  • Quelle est la perception des Français face au progrès technologique ?

    Les Français face au progrès technologique 

    Sondage OpinionWay pour l’Académie des technologies

    Pour comprendre et analyser la perception des Français à l’égard des technologies et de leur place dans l’avenir, l’Académie des technologies et OpinionWay ont réalisé un sondage[i] .

    L’étude nous apprend que les Français s’intéressent fortement à la technologie (79%) mais qu’en même temps elle les inquiète (38%) et ils sont 68% à craindre que la technologie apporte au moins autant de dangers que d’opportunités pour leurs enfants…

    49% perçoivent la France comme le leader du progrès technologique dans la santé. L’aéronautique et l’aérospatial (35%) sont ensuite plébiscités, suivies en troisième position par l’automobile 18%. Ils ne sont que 10 % à la voir comme leader dans l’intelligence artificielle ou 7 % dans les green tech. Reste qu’ils considèrent que le progrès de la technologie est inéluctable, car il est désormais intégré à leur quotidien avec des innovations telles qu’Internet, le Smartphone, la PMA, etc. Dans ce contexte où il devient impossible de l’éviter, les Français attendent plus d’informations concernant les conséquences de la technologie, notamment celles prêtant à controverse.
    Les Français s’intéressent massivement à la technologie, mais elle est source d’inquiétude pour 38% et 68% d’entre eux craignent qu’elle apporte au moins autant de dangers que d’opportunités pour leurs enfants.

    79% des Français se montrent majoritairement intéressés par la technologie et son développement. Cet intérêt marqué l’est davantage parmi certaines strates de la population telles que les hommes (89% vs 70% des femmes), les jeunes âgés de 18 à 24 ans (85%), les cadres (86%) – trois populations traditionnellement plus sensibles aux sujets technologiques – ainsi que les Français résidant en Ile-de-France (83%), où la capitale, foyer des innovations et concentré des nouvelles technologies rayonne.

    Les Français soulignent notamment son impact positif sur différents pans de leur vie. Dans la vie professionnelle, 47% considèrent les technologies comme une plus-value, mais 52 % y voient au moins autant de dangers que d’opportunités. La crainte augmente quand on parle des enfants. En effet 68 % des Français déclarent que les technologies apportent plus de dangers que d’opportunités ou au moins autant d’opportunités que de dangers pour leurs enfants.

    L’écart se creuse entre hommes et femmes quand on considère l’impact positif de la technologie dans la vie quotidienne (38% des femmes contre 48%). Parce qu’ils ont vécu la dématérialisation des outils et techniques de travail, les 50-64 ans, tous sexes confondus, sont particulièrement enthousiastes quant aux opportunités créées par la technologie dans la vie professionnelle.

    L’intérêt des Français pour la technologie s’exprime jusqu’au travers de leurs habitudes de consommation personnelle, puisque 40% des personnes interrogées déclarent aimer acheter des technologies dernier cri. Une fois de plus, les hommes (48%), les plus jeunes (58% des Français âgés de 18 à 24 ans), les cadres (51%) mais également les Franciliens (51%) se démarquent par une sensibilité plus forte à la technologie. 66% des Français estiment que le progrès technologique est synonyme de progrès pour l’humanité, et plus spécifiquement les Franciliens (80%), et les moins de 35 ans (73%).

    Mais les Français et les plus jeunes ne cachent pas leur inquiétude

    Néanmoins, les Français ne peuvent dissimuler leurs inquiétudes à l’égard de la technologie, perçue comme générant des contraintes et pouvant créer des problèmes. Ils expriment notamment une réserve quant aux dangers que rencontreront leurs enfants.

    Les femmes (33%) s’inquiètent plus que les hommes pour le futur de leurs enfants. Les moins de 35 ans sont globalement les plus inquiets face à la technologie, qu’il s’agisse du futur de leurs enfants (37% contre 29% en moyenne), dans leur vie professionnelle (19% contre 14%) ou dans leur vie personnelle au quotidien (18% contre 14%). On peut supposer qu’ayant toujours connu et grandi avec les plus grandes avancées technologiques, les jeunes sont moins à même de reconnaître les changements positifs amenés dans le quotidien.

    Pour Bruno Jarry, président de l’Académie des technologies « les Français et les jeunes en particuliers s’intéressent à la technologie, vantent ses bénéfices, tout en émettant des réserves. Ils expriment un besoin d’information quant à ses répercussions aussi bien au niveau personnel que professionnel. Le rôle de l’Académie des technologies est précisément d’apporter un éclairage sur des sujets aussi variés que la transition écologique, le BTP, la santé ou encore la robotique. L’expertise de nos 316 membres est complémentaire et nous pouvons ainsi apporter des éléments aux Français, qui demandent à être mieux impliqués dans les décisions sur les technologies ».

    Le progrès technologique est inéluctable

    Reste que les Français considèrent à 77% que rien ni personne ne peut enrayer le développement de la technologie, car elle est désormais intégrée à notre quotidien avec des innovations telles qu’Internet, le Smartphone, la PMA, etc.

    Dans ce contexte où il devient impossible d’éviter la technologie, 85% des Français attendent plus d’information concernant les conséquences de la technologie, notamment celles prêtant à controverse.

    Le père du cœur artificiel Alain Carpentier est effet la personnalité française incarnant le mieux le progrès en France (26%), suivi de Roland Moreno, à l’origine de la carte à puce (16%) et du spationaute Thomas Pesquet (15%).

    La technologie du quotidien plébiscitée…

    Pour 67% des Français, Internet apparait de loin comme le plus gros progrès technologique du XXIème siècle, suivi par le Smartphone (41%), dont le marché s’est particulièrement étendu depuis 2007 et la commercialisation de l’iPhone. Il n’est pas surprenant de voir ces deux éléments, symboles de la communication aujourd’hui, figurer en tête du classement tant leur accès s’est démocratisé.

    Internet a beaucoup plus marqué les seniors (77%) que les jeunes âgés de 18 à 24 ans (57%) « digital natives » qui l’ont toujours connu. A l’inverse, le Smartphone, innovation plus récente, plébiscitée par les plus jeunes est davantage cité par ces derniers (45%) que par les plus âgés (39%), mais aussi par ceux aimant acheter des technologies dernier cri (45%).

    Arrivent ensuite le processus de géolocalisation (20%, 28% parmi les seniors), les paiements numériques (20%), la voiture autonome (19%), la mobilité électrique (13%), les réseaux sociaux (9%), l’homme bionique (7%), les caisses automatiques (6%) et les OGM (4%).

    Les Français perçoivent le secteur médical comme le principal progrès technologique au service de la société…

    De point de vue de l’intérêt général, les technologies perçues comme principaux progrès du XXIème siècle sont liées au secteur médical. Ce sont la robotisation en santé, (38%) qui permet de traiter des maladies rares, longtemps impossible à soigner, et la procréation médicalement assisté (23%) actuellement au cœur du débat public. La procréation médicalement assistée, quatrième innovation citée, l’est surtout par les femmes (29%) qui sont deux fois plus nombreuses que les hommes à l’évoquer (15%).

    Avec un modèle comme Alain Carpentier, il s’avère peu étonnant que les Français perçoivent avant tout leur pays comme l’un des leaders de l’innovation technologique en matière de santé et recherche médicale (49%) devant l’aéronautique et l’espace – pourtant un atout fort de la France (35%). Les sciences telles que les biotechnologies (16%) et les nanotechnologies (14%) arrivent en quatrième et sixième positions. Des techniques spécifiques comme l’impression 3D (10%), l’Intelligence artificielle (10%) ou encore la réalité augmentée et la réalité virtuelle (7%) demeurent en retrait.

    Beaucoup de ces dernières technologies sont liés aux premières figurant en tête du classement : c’est le cas des réseaux sociaux avec Internet, de l’homme bionique avec la robotisation de la santé, ou encore le système de géolocalisation et les paiements numériques utilisés dans certaines applications de Smartphone. Ces technologies n’arrivent qu’en deuxième moitié du classement, car les Français ont avant tout cité celles qu’ils connaissaient le mieux, plus génériques et porte-étendard du progrès.

    ….mais la santé cristallise le plus d’espoir

    Les troisième et quatrième technologies perçues comme principaux progrès du XXIème siècle sont liées au secteur médical, avec la robotisation en santé (38%) qui permet de réaliser ce que l’être humain à longtemps considéré comme impossible en soignant des maladies rares et la procréation médicalement assisté (23%) actuellement au cœur du débat public.

    La procréation médicalement assistée, quatrième innovation citée, l’est surtout par les femmes (29%) qui sont deux fois plus nombreuses que les hommes à l’évoquer (15%).

    La santé demeure le domaine cristallisant le plus les espoirs et les attentes des Français : il est à la fois considéré comme étant le domaine dans lequel la France s’illustre le mieux en matière d’innovation technologique et celui pour lequel ils attendent le plus de progrès. Il est au cœur des débats de société avec des sujets comme la PMA.

    Les visages du progrès technologiques

    Ces deux secteurs, que sont la santé et les nouvelles formes de communication, se retrouvent également sous les traits de personnalités. Alain Carpentier, le chirurgien ayant créé et implanté le premier cœur artificiel autonome, est le Français incarnant le mieux le progrès technologique en France (26%) et Bill Gates, créateur de Microsoft mais aussi du portail Internet MSN, de la messagerie Hotmail et de la messagerie instantanée Live Messenger, s’impose à la première place du classement international (32%).

    Chez les Français incarnant le progrès, Alain Carpentier précède Roland Moreno, le père de la carte à puce se place (16%) et le spationaute Thomas Pesquet (15%).

    Parmi les personnalités étrangères, les américains trustent les premières places. Bill Gates devance ses pairs Steve Jobs (16%, 20% parmi les adeptes de technologie dernier cri), mais aussi Elon Musk (10%), Larry Page (8%) et Mark Zuckerberg (4%).

    A propos de l’Académie des technologies

    L’Académie des technologies, présidée par Bruno Jarry, est un établissement public administratif national placé sous la tutelle du ministre chargé de la recherche. Son siège est situé à Paris. Créée en 2000, elle est placée sous la protection du Président de la République depuis 2013. L’Académie réunit 316 académiciens, experts de leur secteur : technologues, ingénieurs et industriels, mais aussi chercheurs, agronomes, architectes, médecins, sociologues, économistes, avec une forte représentation des directeurs de R & D des entreprises industrielles.

    Héritière du siècle des lumières, sa devise : « Pour un progrès raisonné choisi, partagé », reflète la profonde conviction que la technologie est source de progrès pour l’ensemble de l’humanité.

    Elle contribue à la gouvernance des questions technologiques, par l’engagement de ses membres au sein d’instances de réflexion et de décision (processus Stratégie Nationale de Recherche et Haut Conseil de la Science et de la Technologie, Commission Innovation 2030, CESE, OPECST, ANR…).

    Elle participe au développement des réflexions menées au niveau international ou européen. Elle assure le Secrétariat général d’EURO-CASE, qui fédère 23 académies européennes (soit 6 000 membres).

    Sa mission

    Elle est définie par la loi du 18 avril 2006 de la manière suivante : « L’Académie des technologies a pour mission de conduire des réflexions, formuler des propositions et émettre des avis sur les questions relatives aux technologies et à leur interaction avec la société ». L’Académie des technologies examine les questions qui lui sont soumises par les membres du Gouvernement. Elle peut elle-même se saisir de tout thème relevant de ses missions.

    Plus d’informations sur l’Académie des technologies : www.academie-technologies.fr

     

     

  • L’omnicanal est-il un leurre ?

    L’omnicanal est-il un leurre ?

    Par Jean-Paul Crenn, fondateur de VUCA Strategy, cabinet conseil en e-commerce et transformation digitale.

    Avec la Paris Retail Week qui débute le 10 septembre prochain, l’omnicanal va être présenté, de nouveau, comme la panacée. Mais pour les Retailers la réalité consiste en de lourds investissements amenant une baisse mécanique de la rentabilité. L’omnicanal est-il un leurre ?

    Vivarte, Tati, Toys’R’us, La Grande Récré Ludendo mais également Carrefour, FNAC/Darty ou H&M montrent que la transformation digitale, et l’un de ses rejetons l’omnicanal, ne peuvent plus attendre.

    Une croissance atone de la consommation des ménages, des marges sous pression, un équipement commercial saturé sont le quotidien de la plupart des Retailers français – et cette situation nes’améliorera pas à court ou moyen terme. Pourtant il ne s’agit pas que d’accroître les dépenses etinvestissements pour atteindre l’omnicanalité mais de procéder à des réallocations drastiques.

    La nécessité de réinventer les points de vente

    La priorité est de désinvestir dans les magasins physiques actuels pour allouer les budgets nécessaires au SI et à la data. Réduire fortement les dépenses en communication au profit d’une véritable stratégie relationnelle ambitieuse devient également une nécessité dans un contexte d’Earned Media.

    Rendre agiles offre, prix et flux pour coller au marché, accroître sa productivité par la simplification des process, deviennent des objectifs vitaux.

    Tout cela fait consensus et il n’y rien de nouveau dans ces recommandations. Si ce n’est que ces actionsdoivent être mise en œuvre maintenant et surtout qu’il est vital d’aller au-delà.

    Leur réalisation ne permettra aux Retailers que de « gagner du temps », au risque de les transformer peu à peu en zombies, drogués à la promo et à la réduction des coûts. Avec les perspectives d’avenir que l’on peut aisément imaginer.

    En effet, ce qui est au cœur de la problématique de la transformation digitale des Retailers ce n’est pas que le digital, c’est la nécessité de réinventer la raison d’être des magasins, pour donner au client, qui a dorénavant le choix, de bonnes raisons de se déplacer. On peut appeler cela « expérience client » ou « UX », peu importe, ce qui est en jeu c’est de proposer un « retour sur investissement » (ROI) au client pour sa visite en magasin. Ce ROI s’évalue, tout comme pour les dispositifs digitaux, par rapport au temps passé et à la charge cognitive que le client va investir pour se rendre en magasin et y réaliser ses achats. La clef de la transformation du magasin physique se résume ainsi : Temps passé x Charge cognitive = ROI.

    Les véritables innovations du Retail pour répondre à cette nouvelle exigence client n’ont pas été créées par les membres du sérail mais par des industriels (Nespresso-Nestlé, Apple), des Digital Natives (les DNVB telles Warby Parker, Bonobos) sans oublier, bien sûr, Amazon Go.

    La technologie n’a pas réponse à tout

    Il est vrai que plus les Retailers investissent dans la transformation digitale plus ils accroissent leurs coûts, sans arriver à aller au-delà de la cannibalisation de leurs ventes en magasins par leurs sites de e-commerce. Pour tout point de croissance de leur activité en ligne, les Retailers font baisser leurmarge d’un demi-point.

    Au contraire de ce qui va être déclamé par les vendeurs de solutions lors de la Paris Retail Week, la technologie seule ne résoudra rien si le rôle du magasin physique n’est pas totalement reconfiguré. Etil ne s’agit pas d’ajouter des écrans, robots ou autres vitrines interactives mais d’apporter des promesses claires de retour sur investissement pour le client, assis dans son salon, afin de justifier sa venue en magasin.

    Le combat n’est pas perdu d’avance mais ce serait une erreur de croire en la fable d’une solution omnicanal se réduisant à l’investissement technologique, un empilement de fonctionnalités digitales.Et de penser que cela permettra de laisser l’orage passer. La transformation digitale du Retail exige del’audace, du courage, de la ténacité et beaucoup de pédagogie. Elle nécessite de faire des choix drastiques, de donner des priorités claires dès aujourd’hui.

    Bref, d’aller bien au-delà du discours séducteur et simplificateur des offreurs de solutions omnicanal de la Paris Retail Week.

    A propos de l’Auteur

    Fondateur et dirigeant de VUCA Strategy, cabinet conseil spécialisé en e-commerce et en transformation digitale depuis 14 ans, Jean-Paul CRENN (ISG, MBA HEC) est et a été dirigeant d’entreprises de e-Commerce.

     

  • #OracleCode – Quelle est la place des femmes dans la Tech ?

    Quelle est la place des femmes dans la Tech ?  

    Oracle France organise le 3 juillet 2018, son événement dédié aux développeurs : Oracle Code. Lors de cet événement, l’éditeur donne la parole aux femmes.

     

    Parmi elles : Aurélie JEAN, Docteur en Sciences et Entrepreneuse. Connue et reconnue pour son expertise en France et aux Etats-Unis, Aurélie livre pour mydigtalweek sa vision de la place des femmes dans la Tech.

     

    MyDigitalWeek : Le secteur informatique est loin d’être à l’image de la société. Le poids des femmes n’affiche qu’un petit 16% au sein des personnels IT .
    Pourquoi cela devrait changer ? 

    Aurélie JEAN : Dans l’informatique il y a plusieurs domaines, l’IT qui s’occupe des infrastructures informatiques, les développeurs et les scientifiques numériciens. Dans tous ces corps de métiers les femmes sont très minoritaires. Pour la première fois de l’humanité les hommes et les femmes peuvent à compétences égales par les mêmes opportunités d’études, créer le tissu social de demain en co-développant les outils numériques. Il est important de le souligner car c’est je pense une grande opportunité pour notre société mais aussi un besoin urgent afin d’éviter la création de discrimination technologique dont résultent les biais algorithmiques.

    MyDigitalWeek : Quels sont  les enjeux du Code pourquoi les entrepreneurs, les jeunes, et les femmes doivent  s’y mettre ?

    Aurélie JEAN : Tout d’abord le code est selon moi un langage comme un autre, et les bénéfices d’apprendre un langage formel sont similaires à apprendre un langage naturel, on fait fonctionner notre cerveau différemment et cela nous ouvre de nouvelles perspectives de réflexion. Cela étant dit, je crois également beaucoup au code informatique comme vecteur d’acculturation au numérique, et permet donc de développer un sens critique face aux outils numériques voire de donner son avis dans le développement de ces outils. Par exemple en seulement quelques lignes de code on comprend comment la donnée est stockée et comment elle peut être effacée, cela apporte un éclairage sur comment on peut réaliser techniquement une demande de droit à l’oubli. POur ma part, je propose en collaboration avec Alain Buzzacaro d’Octo Technology une formation de 2 jours d’algorithmique, d’analytique et de code pour les tops managers mais tout le monde est le bienvenu ! L’idée est d’apprendre à coder pour mieux décider.

    MyDigitalWeek : Est-ce que tout le monde est capable de coder ? Est-ce finalement le code est le langage universel du futur ?

    Aurélie JEAN : Le code est par définition un langage formel universel car il s’écrit avec une syntaxe en anglais que tous les développeurs comprennent à travers le monde. On n’a pas besoin d’être bilingue en Anglais pour apprendre à coder. Je pense que tout le monde peut apprendre à minimum à coder comme apprendre une langue naturelle comme l’Anglais. Cela étant dit, tout le monde ne peut pas être développeur, mais comme je dis souvent on apprend à écrire des analyses de textes et des essais au Lycée on ne devient pas pour autant tous des journalistes ou des écrivains !

     » La pluralité des visions dans la réflexion et le développement des outils numériques, permettra de créer une société inclusive technologiquement « 
    Aurélie JEAN, Docteur en Sciences et Entrepreneuse