Étiquette : publicité

  • Etude comportementale : La TV augmentée de Twitter

    TF1 Publicité et Twitter démontrent l’efficacité de la publicité synchronisée

    Les résultats d’une étude inédite menée par iligo research pour TF1 Publicité et Twitter attestent du fort impact des publicités diffusées simultanément en télévision et sur Twitter : +96% de mémorisation de campagne et +33% de considération d’achat auprès des personnes exposées à un dispositif synchronisé Twitter x TV.

    Dans l’étude comportementale “La TV augmentée de Twitter” publiée en 2016 par Twitter et iligo research, les comportements des utilisateurs de Twitter devant la télévision ont été analysés en profondeur ainsi que les potentielles opportunités pour les chaînes de TV et les retombées pour les marques utilisant ces deux supports. Le volet efficacité publicitaire a ainsi permis de démontrer le succès de campagnes menées au même moment sur Twitter et en télévision.

    En 2017, afin de mesurer et d’analyser plus précisément l’impact de la synchronisation de campagnes publicitaires, une nouvelle étude a vu le jour pour mesurer l’impact d’écrans simultanément diffusés sur les chaînes du groupe TF1 et sur Twitter. Des campagnes vidéo ciblées sur Twitter de 3 marques du secteur de la grande consommation ont été mises en place, chacune d’entre elles se déclenchant instantanément lorsque le spot était diffusé sur l’une des chaînes du groupe TF1 grâce à la technologie 4C Insights.

    “Twitter est un puissant amplificateur de l’attention et de l’engagement pour la télévision. La puissance des écrans du groupe TF1 couplée aux possibilités créatives de Twitter sont une formidable nouvelle pour les annonceurs, ”explique Damien Viel, Directeur Général, Twitter France.

    “Les programmes du groupe TF1 ont une capacité unique à engager les téléspectateurs et les hashtags de nos émissions (#KohLanta, #NMA, #Quotidien…) sont dans les Tops Trends en France. La synchronisation des messages publicitaires entre Twitter et nos écrans publicitaires est une opportunité pour les marques de développer une plus  grande complémentarité des messages et donc, de renforcer significativement l’efficacité publicitaire de leurs campagnes.” ajoute Sylvia Tassan Toffola, Directrice Générale Déléguée, TF1 Publicité.  

    La synchronisation marque les esprits

    Auprès des individus ayant été exposés à la publicité soit sur les antennes du groupe TF1, soit sur Twitter, l’indice de mémorisation est de 172 tandis qu’auprès des exposés simultanément, l’indice est de 196. C’est sur cet indicateur que l’apport de la synchronisation est le plus élevé.

    L’impact sur la notoriété est également fort puisque les exposés à une campagne synchronisée sur Twitter et sur les chaînes du groupe TF1, simultanément, présentent un indice de 134 (vs. 127 pour l’exposition simple sur les chaînes du groupe TF1 ou sur Twitter).

    Une meilleure compréhension et appropriation du message publicitaire grâce à la synchronisation

    Après avoir vu et revu la campagne, les utilisateurs ayant été exposés simultanément ont une meilleure compréhension de la campagne publicitaire (+17% vs. +11% par rapport à la base 100) et ils sont une proportion plus élevée à considérer qu’elle s’adresse bien à eux (+29% vs. +25%).

    L’image de la marque se trouve ainsi renforcée

    De façon générale, l’étude a démontré que l’impact de ces campagnes a été nettement supérieur auprès des individus exposés de manière synchronisée, et ce sur l’ensemble des indicateurs testés. Les indicateurs présentant des différentiels significatifs sont la tonalité de la marque / son sens de l’humour, ainsi que la confiance envers la marque.

    La synchronisation incite davantage à l’achat et à la recommandation

    A l’ultime étape du parcours d’achat, la capacité de la campagne à engendrer de la considération d’achat est nettement renforcée par la synchronisation (+33% vs. 27%). La recommandation atteint également un sommet auprès des exposés simultanés (+39% vs. +29%).

  • Psychologie de la publicité à l’ère de l’intelligence artificielle

    Psychologie de la publicité à l’ère de l’intelligence artificielle

    Par David Gosen, GM EMEA at Sizmek

    Comment convertir les consommateurs et les faire basculer de la phase d’intérêt à l’achat ? Voici la question qui taraude depuis longtemps les professionnels du marketing. Mais alors que l’époque de la publicité à la Mad Men est désormais bel et bien révolue, Joel Christie, Commercial Director chez Sizmek, nous explique comment la technologie va aider les marques à identifier le consommateur au profil idéal ainsi que  le contenu et le contexte parfaits pour diffuser les messages marketing les plus pertinents.

    Combien de fois avez-vous consulté votre téléphone aujourd’hui ? Vous avez reçu des notifications sur LinkedIn ? Quelqu’un a publié une vidéo intéressante ? Et il y en a certainement d’autres à regarder dans la même catégorie… Il suffit de faire un tour sur Google pour les trouver. Peut-être avez-vous déjà reçu de nouveaux messages ?

    Vous avez saisi le problème. Notre capacité d’attention est actuellement mise à rude épreuve. En effet, la possibilité d’accéder à tout moment à un grand nombre d’information via différents appareils, fait qu’il n’a jamais été aussi facile de nous laisser distraire ou déborder. Comme si cela ne suffisait pas, nos appareils et applications sont conçus pour attirer notre attention, nous abreuvant de notifications dans l’espoir de nous rendre dépendants.

    Le déficit d’attention, un problème de longue date 

    Donner du sens au marketing par l’interprétation psychologique afin de toucher le consommateur, n’a rien de nouveau. En 1895, on pouvait déjà  lire dans la revue publicitaire spécialisée Printers’ Ink : « Lorsque nous atteindrons un stade un peu plus avancé, les publicitaires étudieront la psychologie à l’instar des enseignants. Car, aussi éloignées qu’elles puissent paraître, ces deux professions poursuivent un même objectif : influencer l’esprit humain. » Les questions fondamentales seront toujours les mêmes : qu’est-ce qui pousse un client à acheter quelque chose qu’il a vu dans une publicité, et comment est-ce qu’une marque peut l’orienter vers le parcours classique : ‘ attention, intérêt, intention, achat ? ‘

    La réponse à cette question ? La pertinence et la personnalisation. Mais avec toutes les bannières pop-ups, les vidéos virales de 60 secondes et autres notifications, l’attention du consommateur n’a jamais été aussi sollicitée. Les marques tentent de faire entendre leur voix alors même que ce dernier est sur-exposé aux messages publicitaires. Les spécialistes du secteur estiment qu’un individu est désormaisexposé à environ 5.000 publicités par jour. Par conséquent, comment votre marque peut-elle toucher le consommateur dans cette nouvelle ère de l’« économie de l’attention »

    Le bon message, au bon endroit et au bon moment

    Pour être regardés et lus, les contenus proposés doivent être pertinents et nous être adressés au moment opportun. À ceci près qu’aujourd’hui, les marques ont la possibilité de diffuser des publicités au consommateur avec une grande précision, en choisissant la bonne création et le bon contexte, de façon à engager ce dernier.

    Aujourd’hui il n’y a plus de place pour la publicité intrusive, d’après une étude, 91 % des consommateurs se disent davantage exaspérés par les publicités aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a deux ans. Or, nous disposons des technologies pour nous assurer que les messages soient pertinents, ou du moins acceptables, plutôt qu’intrusifs ou tout simplement ignorés. Les publicités devraient être perçues comme une discrète incitation à agir et – plus important encore pour les professionnels du marketing – démontrer une connaissance approfondie du consommateur et de ses goûts. Une publicité pour des billets de matchs de football, si elle est diffusée au bon moment et dans la bonne zone géographique, est susceptible d’entraîner un achat. La même publicité diffusée à un amateur de cyclisme, de surf ou de mots croisés a toutes les chances de tomber à l’eau, surtout si la personne est dans le train pour un week-end à la campagne !

    Techniquement parlant

    L’intelligence artificielle simplifie cette approche basée sur la pertinence et la personnalisation, la rend plus immédiate et plus rentable, en offrant la capacité de diffuser la publicité au moment opportun et à grande échelle. Fini les approximations,  nous pouvons désormais combiner les first-party data et les third-party data afin d’identifier les individus qui seront intéressés par nos produits et services. De même, les plateformes en self-service disposent d’un module DCO, qui propose de nombreux formats et tailles de publicités compatibles avec tous les principaux types de device, le tout sans la moindre intervention humaine. Le processus d’optimisation des créas dynamiques identifie le produit le plus enclin à plaire, l’adapte au bon format et délivre celle-ci au bon moment et au bon utilisateur. Et il répète cette opération des milliers de fois, à chaque seconde.

    Un temps d’avance

    Alors que les méthodes traditionnelles peinent à capter l’attention du consommateur, l’IA permet aux annonceurs de se concentrer davantage sur l’intention d’achat, ce qui entraine un gain de temps pour ces derniers dans le cycle long et complexe qui mène le consommateur à l’acte d’achat.

    L’économie de l’attention restera à l’ordre du jour. Ce qui est sûr, c’est que l’attention des consommateurs continuera à diminuer. Mais la technologie, qui souvent distrait les consommateurs, devrait également  sauver l’industrie publicitaire. Si les ressorts psychologiques derrière la publicité ne changent pas, la technologie, elle, a énormément évolué. Grâce à l’IA, l’activation des données, l’achat média et l’optimisation créative offrent aux annonceurs et aux consommateurs précisément ce qu’ils souhaitent. Il est temps pour les professionnels du marketing d’en prendre bonne note.

  • Ce qu’il faut garder et oublier de la publicité en ligne

    Ce qu’il faut garder et oublier de la publicité en ligne

    Selon Cyrille Geffray, CEO de Smart

    Smart leader de l’Ad tech et acteur incontournable du programmatique, dévoile les tendances à retenir et à oublier pour cette nouvelle année en matière de la publicité en ligne.

    Ainsi, si les entreprises souhaitent tirer pleinement profit de leurs campagnes publicitaire il leur faudra retenir que :

    • Les intégrations SSP server-to-server sont devenues plus rentables, relayant ainsi le header bidding au second plan
    • L’investissement dans la collecte des données « first party » continue d’augmenter afin de concurrencer le duopole Google Facebook
    • Le respect de la vie privée des utilisateurs s’impose comme un devoir avec la mise en vigueur de la RGDP en Mai 2018
    • L’union fait la force contre la fraude, comme le démontre les initiatives ads.txt et ads.cert
    • L’expérience utilisateur devient une priorité qui implique de repenser les formats publicitaires en ligne
    • Les transactions privées s’imposent comme la valeur sûre. Le programmatique direct devrait ainsi augmenter de 26% en 2018.
    • Offrir plus de transparence est primordial afin de réduire les dépenses des annonceurs et aider les éditeurs à rentabiliser leurs inventaires.

     

     

  • Enquête ADOBE – Quelles sont les attitudes et les prévisions des publicitaires (agences et professionnels) européens ?

    Les dépenses liées à l’achat automatisé d’espaces publicitaires vont s’envoler en 2018 !

    Une enquête d’Adobe 

    Adobe a récemment publié les résultats de son enquête sur les attitudes et les prévisions des publicitaires (agences et professionnels) européens. L’enquête révèle que 100 % des marques envisagent de réaliser tout (62 %) ou partie (38 %) de leurs achats automatisés d’espaces publicitaires en interne d’ici 2022. Parallèlement, 78 % des professionnels du marketing en agence reconnaissent que certains éléments de l’achat automatisé d’espaces publicitaires seront réinternalisés par les marques. L’enquête montre que les marques et les agences doivent collaborer plus étroitement pour comprendre leurs rôles respectifs dans l’achat automatisé d’espaces publicitaires.

    Ce qu’il faut retenir :

    • 86 % des marques et 89 % des agences prévoient d’augmenter leurs dépenses liées à l’achat automatisé d’espaces publicitaires en 2018.
    • Les publicités automatisées sur les canaux digitaux vont constituer l’élément essentiel des campagnes publicitaires d’ici cinq ans.
    • 14 % des marques déclarent que les campagnes automatisées sur les canaux digitaux sont déjà leur priorité numéro un.

    Les données et la personnalisation devraient représenter le défi majeur de la réussite de la programmatique en 2018

    Les personnes interrogées en entreprise et en agence ont identifié plusieurs opportunités et défis majeurs en matière d’achat d’espaces publicitaires pour l’année à venir. Elles ont indiqué que les meilleures perspectives résidaient dans le développement des publicités TV automatisées (à 38 % pour les marques et 56 % pour les agences) et dans une analyse et une optimisation multi-écrans (à 38 % pour les marques et 22 % pour les agences). En 2018, si les marques vont se concentrer sur l’accès aux données pour affiner la personnalisation (33 %), l’objectif prioritaire des agences sera une analyse efficace (33 %).

    Les investissements dans la programmatique devraient augmenter en 2018

    L’enquête révèle également que 2018 sera une année décisive pour les investissements dans la programmatique. Pour 86 % des marketeurs en entreprise et 89 % des marketeurs en agence média, les dépenses liées à la programmatique vont probablement augmenter l’année prochaine. Les personnes interrogées sont 52 % en entreprise et 56 % en agence à penser que les publicités automatisées auront supplanté les publicités TV d’ici trois à cinq ans, devenant ainsi l’élément central de leur stratégie publicitaire. Pour preuve, c’est déjà le cas pour 14 % des professionnels du marketing en entreprise. Au vu de ce résultat, les audiences en ligne sont en train de s’imposer face à l’audiovisuel.

    « Les marques et les agences admettent que les campagnes publicitaires standardisées ne sont plus pertinentes. Pour réussir sur un marché concurrentiel, il est vital de communiquer le bon message au bon public, via le canal adéquat. Les clients attendent des expériences plus personnalisées : les entreprises doivent donc adopter une approche orientée expérience. Elles doivent proposer en temps réel des campagnes à la fois attrayantes, utiles et agréables à chaque point de contact, sur l’ensemble des écrans », commente Philip Duffield, Managing Director d’Adobe Experience Cloud, EMEA et d’ajouter : « Les clients sont de plus en plus nombreux à passer d’une plate-forme à l’autre et d’un canal à l’autre, ce qui démultiplie à l’infini les occasions d’interagir avec votre marque. Et pour en tirer le meilleur parti, l’optimisation automatisée des performances de vos campagnes est indispensable, que vous soyez une marque ou une agence. Avec l’essor d’outils et de services de marketing digital performants et ergonomiques, comme Adobe Experience Cloud, il est bien plus simple qu’on ne le pense de diffuser des expériences publicitaires attrayantes. Et cela vaut aussi bien pour les marques désireuses de gérer leur marketing en interne que pour les agences cherchant à peaufiner leur offre via une approche plus puissante et transparente. »

     

  • 11 Tendances Marketing et Digital pour 2018

    11 Tendances marketing et Digital pour 2018

    Par Didier Farge, Président CEO Conexance Part of Wunderman data products

    1 – L’IA qui n’en est qu’à ses débuts 

    C’est le grand mot, il est mis à toutes les sauces et servi avec tous les plats avec ou sans machine learning. C’est vrai que 2018 verra l’émergence d’utilisation de l’IA dans plusieurs domaines du marketing prédictif mais à mon sens La vraie nouveauté de l’année sera l’insertion de La data au  service de contenus  pertinents avec l’apparition  Du Concept « d’intelligence narrative » qui permet de transformer la data en Contenu créatif et engageant: voir l’entreprise « narrative  science  » et son software Quill utilisé pour rédiger des rapports financiers aujourd’hui ,des conversations demain ou encore des recommandations et des contenus adaptés à chacun

    Mais ne parlez plus des bots qui deviennent en 2018 un minimum indispensable et qui sont définitivement devenus une banalité souvent mal faits et très irritants pour le consommateur.

    2 – La recherche vocale est partout

    Elle a insidieusement pris sa place dans nos recherches en voiture , dans nos e mails , La recherche vocale via les assistants vocaux devient de plus en plus populaire. Avec 20% des requêtes sur les smartphones Android dans le monde et 25% du volume de recherches mobiles aux États-Unis, on peut vraisemblablement penser que cette dynamique ne va pas s’essouffler durant l’année 2018. L’utilisation de la recherche vocale va modifier la manière de faire une requête via les moteurs de recherche comme Google

    3 – La réalité virtuelle va prendre son essor en mobile

    Au-delà de l’industrie du jeu vidéo ou dans quelques secteurs bien particuliers comme l’immobilier, la réalité virtuelle est encore peu utilisée dans les stratégies marketing. La technologie est pourtant au point et le marketing qu’elle propose représente de larges opportunités pour les marques, notamment dans le domaine du e-commerce.

    L’expansion de la navigation sur mobile associée aux nouvelles fonctionnalités des smartphones rend cette expérience beaucoup plus accessible.

    En  2018 cette technologie va enfin démarrer :  le client pourra bénéficier d’une visibilité en 3D sur les produits qu’ils le souhaitent. Par exemple  Alibaba permet à ses clients de se promener et de faire du shopping dans des magasins virtuels. Ebay s’est également lancé dans ce domaine ainsi que Ikea. Le client a la sensation de faire du shopping dans un magasin classique sans bouger de chez lui. Il a la possibilité de visualiser en 3D l’ensemble des produits disponibles et d’obtenir conjointement toutes les informations produit . D’autres expériences étaient également proposées au récent salon #conext en octobre

    4 – Ne dites plus DMP

    Apres La vague d’on boarding des données client dans des plateformes plus ou moins connectées à l’ecosytème Digital certains annonceurs se sont dit what else?

    Utilisant a grand frais des technos ils se voient aujourd’hui incapables d’utiliser les fonctionnalités des outils pour transformer en Média leur précieuses données souvent inutiles . Alors je préfère utiliser un autre buzz Word Mais qui traduit mieux Le sens de ce qui est recherché : dites CDP. L’émergence des Customer dataplatform en 2018 sera le pivot du développement des DMP recentrées sur des fonctionnalités plus CRM que média. 2018 sera à mon sens l’année de l’optimisation de son CRM vs la course à l’audience et donc l’émergence de plateformes, de services et d’offres intégrées autour de la CDP

    5 – La data omniprésente , banalisée ,Au cœur de tous les dispositifs, devient intelligente avec le prédictif 

    la data est, comme le dit Google, une valeur cardinale de l’entreprise. Notre monde est gouverné par la data. Chaque action réalisée – « je consulte », « je clique », « j’achète », « je lis », « je donne mon avis », « je note » – implique en contrepartie une collecte et une utilisation de ces données, avec le consentement de l’internaute bien sur. D’où l’importance de prendre conscience que c’est le sens qu’on donne à ces données qui est important. Le data-driven marketing, éclairé et objectivé par les données récoltées, doit être à la fois pertinent, onboardé et transactionnel plus que démographique, c’est-à-dire davantage liée aux achats réalisés , aux comportements observés , qu’à des informations telles que l’âge ou la ville de résidence.

    Les acteurs l’ont compris et les émergences d’offres data mutualisées initiées par les publishers les médias ou même les associations tiers de confiance comme l’UDA sont pléthores , mais point de data sans l’intelligence associée

    En 2018 nous parions sur l’émergence d’initiatives data associant une offre de modélisation , d’intelligence artificielle ou d’analyse  ; exemple la plateforme Mymodel de conexance , ou de connection à d’autres univers . la data est devenue plus intelligente.

    En 2018 la  data sera associée à l’utilisation de modélisation statistique en mode service . Nous assisterons à l’émergence de plateformes ou de solutions permettant d’optimiser son CRM et ses scores en faisant appel à des logiciels en mode « sas »

    6 – Créativité et collaboratif  dans le commerce

    La créativité comme l’a rappelé jean Yves granjon au favoris du e commerce sera la valeur fondamentale du succès du commerce :

    Réinventer la fameuse expérience client et d’anticiper  en permanence son modèle comme le font les start up françaises

    Mais la créativité vient du consommateur grâce au digital et en 2018 cette creativoté collaborative verra son exploitation :

    On dit souvent que tout a changé. Ce que le digital a sans doute le plus modifié en profondeur, ce sont les rapports de force. Avant, c’était simple, il y avait 3 acteurs : le producteur, le distributeur et le consommateur. Aujourd’hui et encore plus demain, tout évolue et surtout le pouvoir du consommateur. « C’est qui le Patron ? » en est un bon exemple, le consommateur participe à l’élaboration de la production et du cahier des charges. il prend l’habitude d’être acheteur et vendeur, et chaque année plus de 16 millions de Français vendent sur Le Bon Coin !

    Le consommateur a dorénavant la possibilité d’intervenir à tous les stades et pas seulement de consommer ! Le terme consommateur devient restrictif, on emploiera le plus souvent le terme de client. » À découvrir dans le dernier Livre de Franck Rosenthal : « Donner du sens au commerce » Editions Kawa qui Sort en  janvier 2018

    7 – Et si le GDPR Était une opportunité ?

    le nouveau règlement qui entrera en vigueur en mai 2018, place la barre plus haut en matière de sécurité des données. Plutôt que de craindre ce nouveau règlement, les marques vont  l’utiliser pour renforcer leur relation client. Le principe de transparence intégré dans le RGPD offre l’opportunité de gagner la confiance des consommateurs – et de s’imposer face à la concurrence – en créant des politiques de collecte de données transparentes. L’obtention de labels , les formations , les offres feront partie d’un arsenal marketing de confiance qui pourrait transformer le règlement en opportunité

    8 – Émergence de la publicité native

    En 2018, une des principales clés de réussite de la publicité ciblée sera de se fondre dans le tableau avec des pubs natives, notamment des annonces liées aux recherches, des annonces sponsorisées, du contenu publirédactionnel ou des publicités intégrées de façon homogène. Les publicités natives de qualité fonctionnent bien, elles offrent un taux de clics quatre fois supérieur aux annonces classiques sur les appareils mobiles . La clé est ici de proposer en temps réel des expériences pertinentes et hyper-personnalisées via tous les canaux, fondées sur l’intelligence .

    9 – La personnalisation est un minimum et elle doit être omnicanal

    Même si plus de 25% des Francais utilisent un adblocker la plupart d’entre eux lorsqu’ils sont connectés apprécient les publicités ciblées . (66% sont bienveillants ou neutres) De plus les Etudes montrent que les consommateurs exposés à des campagnes cross média sont 46% plus susceptibles d’aller en ligne pour en savoir plus sur une marque et à l’acheter en magasin ( sourde kantar TGI)

    10/Le programmatique poursuit son ascension mais il doit être complémentaire

    55% de tout le display est programmatique , 20% des inventaires TV le seront aux US d’ici 2019 mais cette capacité à cibler une population de manière massive et personnalisée s’accompagne toujours pour être efficace de relais dans les autres Canaux.

    11/Le digital à disparu 

    Se digitaliser est devenu ringard

    Nous sommes tous mobiles et multicanaux l’utilisation du numérique est devenu un minimum , les marketers sont devenus des  » comportementalistes » l’année dernière et plus encore cette année est l’intégration de l’émotion dans les campagnes .Le processus d’intégration de l’émotion à même été modélisé et présenté lors du dernier salonDMA ou Alan schulman un peu musicien de jazz un peu Directeur Digital chez Deloitte a modélisé le process par lequel les créatifs intègrent les datas pour générer des créations personnalisées et optimisées par canal . Sa devise :   » Look deep inside Data » , les data sont le fuel de La créativité et combinée à l’humour et l’émotion le resultat est fabuleux voir par exemple La campagne chatbooks aux US.

     

  • Quand le monde de la publicité vit une révolution qui change la donne en profondeur …

    L’avenir de la publicité


    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil Marketing de Valtech France

    Les bonnes vieilles recettes
    Aujourd’hui encore, si l’on regarde un film à la télévision le soir, on se lèvera plusieurs fois lors des coupures pub pour lutter contre l’ennui. Rendons-nous à l’évidence : il faut bien que le monde et les affaires tournent, n’est-ce pas ?

    Oui et non ! Oui, car le modèle économique de nombreux médias repose toujours sur les recettes publicitaires et non, car certains d’entre eux, surtout les chaînes TV, sont confrontés à de sérieux défis du fait de la concurrence croissante du numérique. Les spots de 30 secondes sont moins nombreux au profit, notamment, de publicités d’une durée de six secondes comme ce sera, bientôt, le cas pour les rencontres de la NFL sur la chaîne Fox. Les tendances du marketing digital l’emportent sur les différents points de contact. Le monde de la publicité vit une révolution qui change la donne en profondeur.

    Les nouveaux maîtres de l’univers
    Le retour en arrière n’est pas une option pour les marques « challengées » par les nouveaux maîtres du monde, qui contrôlent la vie des gens avec leurs algorithmes, et les nouvelles marques que l’on dit indépendantes. Ces dernières sont à l’origine de changements importants dans la technologie, les modes de production et les usages, au point de s’ouvrir à de nouvelles perspectives business tout en servant une audience mondiale.

    La publicité traditionnelle ne vous aidera pas dans un monde où le succès est conditionné par l’agilité, l’intelligence artificielle et les réseaux. Les marques doivent donc jongler avec de nouvelles règles en faveur de campagnes de marketing et de communication personnalisées, et d’une présence multi-plateformes.

    La publicité traditionnelle perd du terrain dans les médias parce que la question de l’attribution n’est pas encore résolue. Dans un monde où le marketing est dominé par les algorithmes et l’automatisation, il faut privilégier la publicité programmatique multi-plateforme pour accroitre la valeur de la marque et la conversion. Ainsi, les leviers digitaux sont devenus essentiels à activer pour maintenir sa position et accroître sa performance financière.

    Dans ce nouvel ordre mondial, Facebook et Google prospèrent et se partagent la majorité des parts de marché : ils affichent une croissance rapide sur un marché stable, régnant en duopole sur l’ère du numérique.

    L’alignement des nuages
    Tout n’est pas parfait dans le meilleur des mondes. La protection déficiente de l’intégrité des marques utilisant le programmatique sur les réseaux de Google (via YouTube) et Facebook n’aide pas, à un moment où il faut créer un climat de confiance avec chaque composant de l’écosystème.

    Il y a quelques mois, certaines régies publicitaires ainsi que des grandes marques ont décidé de cesser de diffuser leurs publicités sur YouTube : des annonces programmatiques s’affichaient à côté de contenus indésirables, comme des vidéos de promotion du terrorisme…

    C’est le moment que Facebook a choisi pour produire ses pires excuses : non, ce n’est pas un média mais une plateforme et « Facebook ne veut pas être l’arbitre de la vérité (sic) ». Quand vous atteignez 67% de la population américaine, vous êtes devenu le plus grand média et diffuseur de publicité : difficile d’affirmer être un simple logiciel. Facebook a aussi été soupçonné de tricher sur les métriques et de publier de fausses données sur les nombres de vues et les ratios de campagnes.

    De grandes régies publicitaires appartenant à WPP et Publicis exigent désormais que l’on utilise des plateformes de tiers de confiance pour rassurer les marques : leurs annonces sur YouTube risquent moins d’être diffusées à côté de vidéos « infâmes ». Des sociétés analytiques indépendantes contribueront à restaurer la confiance par une analyse plus complète des conditions de diffusion des annonces publicitaires. Cependant, il apparaît incroyable que Google et Facebook négligent autant la sécurité des marques et rechignent à affiner la précision de leurs métriques, en prenant le risque de nuire à leur activité. C’est, au contraire, par une volonté de transparence que l’on pourra restituer la confiance entre marketers et géants de la tech.

    Une formule perdant-perdant
    Tant que le digital continuera de démontrer un retour sur investissement si efficace, les grands gagnants resteront probablement Facebook et Google, avec un nouveau venu : Amazon, qui a étendu récemment son offre de publicité programmatique.

    En attendant, les marques doivent prendre conscience que le « precision marketing » est le nouveau dogme au sein duquel elles doivent opérer avec leurs nouveaux alliés/ennemis, à la recherche de la performance absolue. Elles doivent aussi établir des circuits plus directs et intégrer l’expérience dans la vente de détail. Et n’oublions pas que Netflix définit également de nouveaux standards d’expérimentation des divertissements, avec l’abonnement pour modèle économique, ce qui a pour effet d’accélérer l’obsolescence de la publicité traditionnelle pour les marques et pour les éditeurs…

    Tout converge vers une complète restructuration du marché de la publicité : l’évolution des usages des audiences, la technologie pour cibler les consommateurs et la redéfinition des règles commerciales, sont autant de facteurs qui imposent les nouvelles recettes du succès. Les grands publicitaires perdent du terrain dans un monde où les consommateurs n’acceptent plus d’être importunés par la communication classique des valeurs de marques et de leur positionnement…

    Souvent hors-contexte et synonyme d’interruption intempestive, la publicité n’est plus le meilleur moyen d’influencer les consommateurs en leur proposant de vivre des expériences : il faudra désormais bien plus qu’une bonne pub mettant en scène un ambassadeur de marque pour se différencier.

  • #Etude Criteo / IDC – Les machines peuvent-elles faire preuve de créativité ?

    Les machines peuvent-elles faire preuve de créativité?

    Selon une enquête récente menée par IDC et parrainée par Criteo, la priorité des responsables marketing en matière de publicité numérique vise au renforcement de la fidélisation du client aussi bien à court terme qu’à long terme. Les professionnels du marketing estiment qu’un des principaux moteurs de la fidélisation du client réside dans la « mise en œuvre d’une expérience de marque constamment de haute qualité ». Pour ce faire, ils projettent d’utiliser la personnalisation numérique afin d’améliorer la pertinence des messages destinés à leurs clients.

    Les marketeurs ont conscience de l’importance de la personnalisation numérique, qu’ils utilisent abondamment chaque jour sur l’ensemble du spectre de la communication marketing. Dans la publicité en ligne, les professionnels du marketing intègrent un certain niveau de personnalisation dans les encarts publicitaires à toutes les étapes du parcours d’achat. Ces activités de personnalisation donnent des résultats positifs ce qui incite les marketeurs à renforcer leurs investissements dans ce domaine.

    Près de 60% des marketeurs prévoient d’utiliser « nettement
    plus » ou « plus » de publicités en ligne d’ici 2020, ce qui constitue un poste d’investissement en forte croissance pour les entreprises.

    La personnalisation de la publicité est une opération complexe et compliquée, dont l’efficacité repose sur une réactivité en temps réel face aux comportements d’achat du client, « dans l’instant » de l’acte de réflexion et d’achat. En réalité, la vitesse et la dextérité requises pour mettre en œuvre ce type de personnalisation en temps réel demeurent l’apanage des machines.

    Par conséquent, les marketeurs délaissent de plus en plus le contenu créatif produit par des humains en faveur du contenu produit par des machines. Ils projettent de confier aux machines l’automatisation de la production de contenus créatifs, par le biais de publicités en ligne à destination des consommateurs. 64% des marketeurs estiment que l’optimisation du ciblage des messages et la personnalisation en temps réel des encarts publicitaires représentent des tâches clés pour lesquelles les machines offriront des avantages opérationnels à l’horizon 2020.

    Dans ce contexte, le personnel créatif continuera à concevoir les actifs du contenu source, tandis que les technologies d’apprentissage automatique combineront des variables sans cesse plus créatives pour créer un ensemble captivant dans une trame publicitaire pour plus de pertinence et d’adhésion de la part du client. Les marketeurs estiment que l’apprentissage automatique portera ses fruits sur l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement de la publicité numérique.

    Les experts du marketing délaissent le contenu produit par des humains au profit du contenu produit par des machines.

    Cet intérêt se reflète dans les tendances de marché identifiées par IDC. Selon les prévisions d’IDC, les dépenses consacrées aux logiciels d’IA destinés au marketing et aux activités connexes progresseront à un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 54% dans le monde entier, passant de près de 360 millions de dollars en 2016 à plus de deux milliards de dollars en 2020.

    Bien que les marketeurs aient conscience de la valeur et des avantages de l’apprentissage automatique au service de la personnalisation, peu d’entre eux l’utilisent actuellement. Cette situation s’explique par une absence de compétences internes en apprentissage automatique, ainsi que par un manque de confiance dans la capacité de cette technologie à assurer un niveau adéquat de confidentialité des données clients et de contrôle de la marque.

    Ne pas respecter l’identité de la marque est un des risques de l’apprentissage automatique identifié par certaines personnes interrogées. Elles avouent « douter de leur capacité à gérer et contrôler leur marque et leur création », ce qui constitue l’un des principaux obstacles limitant l’adoption de l’apprentissage automatique.

    IDC estime que les préoccupations concernant la marque disparaîtront progressivement, au fil de l’adoption de l’apprentissage automatique dans les sociétés de publicité en ligne. IDC prédit que l’apprentissage automatique se démocratisera à tous les niveaux de la chaîne de la technologie publicitaire d’ici 2022.

    Ainsi, l’arrivée de la nouvelle génération de technologie de personnalisation publicitaire et notamment de l’apprentissage automatique servira de catalyseur à la croissance rapide du marché. Voici quelques conseils à retenir pour les marketeurs et les agences :

    • Faites de la personnalisation une stratégie centrale et globale sur les plans opérationnels et marketing, afin de proposer des expériences client de haute qualité.
    • Évaluez les applications possibles de l’apprentissage automatique pour vos activités de personnalisation des publicités en ligne, en utilisant ce rapport comme référence. La personnalisation du contenu créatif doit être considérée à court et moyen terme comme axe prioritaire d’investissement.
    • Donnez une nouvelle dimension à vos stratégies de personnalisation individuelle, en déployant des éléments créatifs différents pour chaque étape du parcours d’achat dans vos publicités. L’apprentissage automatique représente l’un des principaux moteurs de cet objectif de personnalisation.Le marché publicitaire est en phase de transition. Le rôle de la publicité elle-même est en train de changer et de devenir une partie intégrante de l’expérience client dans l’intégralité du cycle d’achat. La publicité qui n’est pas pertinente, qui ne s’inscrit pas dans l’expérience client globale, ou qui tente de susciter une notoriété de manière intrusive n’est plus tolérée dans de nombreux foyers.

       

  • Quand la Publicité en ligne doit se réinventer …

    LA PUBLICITÉ EN LIGNE DOIT S’AMÉLIORER

    Une étude menée par Rakuten Marketing 

    Ces 20 dernières années ont pu voir de nombreuses innovations animer la publicité digitale. Alors que la technologie prospère dans ces activités, l’expérience consommateur semble en pâtir ; En vérité, de nombreux utilisateurs s’accordent à dire que la publicité online s’est empirée avec le temps, jusqu’à en devenir intempestive.

    L’innovation technologique est excitante, mais elle n’a de valeur que lorsqu’elle propose une expérience qui impacte positivement les consommateurs. Alors qu’ils deviennent de plus en plus désenchantés par les publicités en ligne, le taux d’utilisation d’adblockers s’envole, causant à l’industrie une perte nette de près de 17 milliards d’euros de revenus publicitaires.

    Cette toute dernière enquête de Rakuten Marketing réalisée auprès de 2 500 consommateurs dans le monde révèle que :

    80 % affirment que la publicité ne s’est pas bonifiée avec le temps ;

    63 % pensent qu’une transformation de la publicité est nécessaire ;

    35 % concèdent avoir eu une mauvaise expérience avec la publicité en ligne.

    Avec une perte nette de près de 17 milliards d’euros en matière de revenus publicitaires, l’ad blocking – dernier rempart des internautes désabusés par la publicité intrusive – la profession doit se réinventer et redonner ses lettres de noblesse à l’adtech, à grands renforts de :

    • PERSONNALISATION, en collant aux besoins et aux intérêts de l’internaute
    • TRANSPARENCE & DE RESPONSABILISATION, en dévoilant lorsqu’un post est sponsorisé et en rationalisant les fréquences d’affichage, les emplacements publicitaires et le message délivré
    • DONNÉES,  en affinant les campagnes & en ciblant les internautes au bon endroit, au bon moment et dans les meilleures conditions.

  • Bienvenue dans l’économie de l’attention …

    La surinformation tuera-t-elle la publicité ?

    Par Joel Christie, Directeur commercial chez Rocket Fuel

    La quantité d’informations en ligne à notre disposition est désormais impossible à quantifier, constituant de nouveaux défis pour les professionnels du marketing qui se battent pour gagner l’attention du consommateur. Mais pour Joel Christie, Directeur commercial chez Rocket Fuel, il existe une méthode intelligente pour interagir de manière personnalisée avec les consommateurs, dans un monde où on est ultra connecté.

    Internet foisonne d’informations, les pages web changent en quelques millisecondes, les articles apparaissent aussi rapidement qu’ils disparaissent… Selon certaines prévisions, en 2017, nous devrions générer davantage de données qu’en 5 000 ans d’humanité. Une quantité d’informations difficile à appréhender pour un individu,  compliquant d’autant la tâche des marques dans leur tentative de sortir du lot.

    Bienvenue dans ce que l’on appelle « l’économie de l’attention » –  un monde dans lequel l’attention du consommateur est une denrée de plus en plus rare.

    La course à l’attention
    Dans ce contexte, on ne sera pas surpris de voir que 41 % des individus (et 33 % des membres de la génération Y) disent se sentir dépassés par l’éventail de choix offert par Internet, préférant se fier aux recommandations de leurs amis via les réseaux sociaux plutôt que de rechercher eux-mêmes des produits et des contenus. Des millions de pages sont disponibles en un instant et les consommateurs frénétiques veulent avoir la certitude que le temps qu’ils investissent à regarder ou lire des contenus n’est pas en pure perte. Une étude indique que les millenials  (nés à partir des années 1990) changent de plateforme média environ 27 fois par heure – soit toutes les deux minutes. Les personnes nées avant les années 1990 changent de plateforme média 17 fois par heure en moyenne, ce qui se traduit par une baisse de 30 % de la capacité de concentration.

    La bataille des marques
    Tenter désespérément d’attirer l’attention de l’audience n’est en rien nouveau pour les professionnels du marketing. Mais aujourd’hui, l’accumulation de contenus et de messages incitant à la consommation est telle que la publicité risque d’être écartée, voire ensevelie par d’autres types de contenus. Pour les marques souhaitant atteindre leurs audiences au moment opportun et les divertir plutôt que les ennuyer, personnalisation et pertinence sont les maîtres mots. C’est le seul moyen de s’assurer que les publicités soient vues sans être noyées dans un océan d’informations.

    Beaucoup ont du mal à accepter qu’il existe de nouvelles méthodes plus avancées technologiquement pour toucher au mieux les audiences en ligne et interagir avec elles. Une récente étude réalisée par Forrester pour le compte de Rocket Fuel révèle que seulement 30 % des dirigeants marketing déclarent exploiter leurs données pour mieux comprendre les besoins de leurs clients. Il ressort également que 63 % des personnes sondées trouvent difficile de personnaliser les publicités en raison d’un manque d’insights disponibles. Or, cela doit changer si les marques veulent précisément toucher les potentiels consommateurs au moment précis où ils seront susceptibles d’interagir positivement à l’exposition d’une publicité, leur adresser le bon message et ce, en fonction de leur parcours client, tout en se donnant les moyens de rester compétitifs.

    La réponse intelligente              
    Dans notre univers en ligne surpeuplé, le seul moyen de parvenir à un équilibre entre reach, visibilité et connectivité est de s’appuyer sur la puissance de l’intelligence artificielle (IA). Cela est capital. Cette technologie permet aux marques et aux professionnels du marketing d’identifier et d’évaluer les comportements des consommateurs avant d’explorer des profils similaires pour identifier de nouveaux clients potentiels dans un temps record et à grande échelle. Compte tenu de la facilité des consommateurs à se laisser distraire, une technologie capable d’étudier les moments où les utilisateurs s’avèrent les plus réceptifs à une publicité donnée est indispensable. C’est ce que nous appelons le marketing prédictif : collecter, hiérarchiser et analyser l’ensemble des données afin d’identifier les instants les plus significatifs pour les marques comme pour les consommateurs.

    Naturellement, pour que les publicités arrivent à trouver un écho, il ne suffit pas de les diffuser au bon moment. Heureusement, nous avons la capacité d’aller plus loin avec l’optimisation dynamique des bannières ; un module d’automatisation intelligente qui crée jusqu’à 36 tailles et formats de publicités compatibles avec tous les types de devices, le tout sans la moindre intervention humaine en temps réel, 24h/24h et 7j/7j à l’instar du marketing prédictif. La DCO (l’optimisation dynamique des bannières) identifie le produit le plus enclin à attirer l’attention, l’adapte au bon format de publicité et délivre celle-ci au moment le plus opportun et au bon utilisateur. La décision étant prise en milliseconde et des milliers de fois. Or, cette méthode est impossible à mettre en œuvre sans recourir au Machine Learning.
    Dans « l’économie de l’attention », nous nous attendons donc à ce que les publicités soient personnalisées, mais l’effet de surprise demeure lorsque les messages arrivent à susciter de l’engouement. La plupart des publicités passent en effet inaperçues. Voici pourquoi les marques qui réussiront à diffuser leurs messages à la bonne audience et au bon moment gagneront sur l’ensemble des tableaux.

    Il est impossible d’endiguer le flux des contenus. Alors, quitte à ne pas pouvoir y échapper, autant y participer pleinement, en veillant à diffuser des créa pertinentes et qui suscitent l’engagement du consommateur au moment précis où il est le plus réceptif. Cela se traduira par une meilleure interaction avec les consommateurs, une augmentation des ventes et surtout la possibilité de tirer son épingle du jeu.

  • Les sites marchands sont-ils en train de devenir la nouvelle aire de jeu publicitaire privilégiée des annonceurs?

    La diversification business des sites marchands un enjeu crucial pour assurer leur pérennité

     


    Par Michel Juvillier, Président du Comité Éditorial du
    Lengow Day 2017

     

    Nombreux sont les sites marchands majeurs qui ont opéré ces dernières années un virage vers une diversification de leurs activités afin de générer de nouvelles lignes de revenus.

    L’objectif étant d’assurer la pérennité de l’entreprise au travers différentes compétences qu’au fil des années les géants de l’e-commerce ont su développer :

    • La compétence technologique : au travers des plateformes marchandes. Ce qui a notamment donné le développement des « marketplaces ».
    • La compétence logistique : via l’étude de nouvelles solutions de livraison pour leurs clients, mais aussi leurs partenaires business utilisant leurs « marketplaces ».
    • La connaissance client : développant ainsi de réelles stratégies de développement d’activités publicitaires via ce qui est considéré comme le futur « Or noir » du marketing : la Data.

     J’ai choisi de m’attarder sur ce dernier point pour illustrer comment, au-delà d’assurer une nouvelle ligne de business, pour les sites marchands, l’exploitation de la connaissance client via la data pouvait sérieusement perturber («disrupter » diront les puristes du Digital)  l’écosystème marketing et publicitaire. Les déclarations de Sir Martin Sorell, PDG de WPP, un des plus grands groupes publicitaires mondiaux semble confirmer la tendance.

    L’exploitation de la data sera-telle une aubaine pour développer une nouvelle ligne de revenus pour les sites marchands via de nouvelles solutions publicitaires et marketing ?

    Les sites marchands sont-ils en train de devenir la nouvelle aire de jeu publicitaire privilégiée des annonceurs, marquant ainsi une nouvelle ère pour la monétisation publicitaire et l’efficacité marketing ?

    Depuis le début de cette décennie de grands acteurs du e-commerce comme Amazon, Cdiscount, le Bon Coin ont œuvré pour posséder leur propre offre publicitaire, commercialisée par leur propre équipe commerciale.

    Ils se sont lancés avec pour objectif de devenir des acteurs majeurs de l’écosystème marketing et publicitaire. Ces entités ont également été mises en place par des politiques de commercialisation programmatiques via des partenaires technologiques externes (le SSP AppNexus pour Le Bon Coin) ou des développements technologiques internes (comme l’entité A9 qui développe les technologies publicitaires pour le groupe auquel il appartient : Amazon).

    Aujourd’hui, ces plateformes sont considérées par beaucoup d’annonceurs comme des incontournables dans leur stratégie d’investissement publicitaire, au même titre que Google ou Facebook.

    Dans le même temps, il commence à apparaître des technologies en mode SaaS (Software as a Service) qui permettent aux espaces marchands de générer des revenus additionnels en commercialisant de manière programmatique des inventaires publicitaires. Permettant ainsi aux marques de communiquer auprès d’acheteurs actifs… voir compulsifs.

    Mais ce n’est pas tout… Ces mêmes technologies servent également les intérêts des annonceurs, afin de bénéficier d’espaces de communication de type « tête de gondole » au sein des sites marchands leur offrant ainsi les meilleurs potentiels d’achat. Notamment, via la compilation de datas évaluant la pertinence ou non d’une diffusion publicitaire auprès de certains consommateurs en phase active d’achat.

    En France, c’est un opérateur comme Storetail, aux Etats Unis c’est un acteur comme Triad Retail Media. Cette société américaine créé en 2004 a généré 500 million de dollars en 2015, emploie 700 personnes, possède des bureaux à Londres, Sydney, Hambourg Amsterdam et 10 autres villes. Elle vient de se faire racheter en Octobre 2016 pour 300 millions de dollars par Xaxis l’entité programmatique appartenant au groupe de communication WWP. La réussite de Triad Retail Media démontre bien qu’il existe un engouement des marques, des distributeurs et des acteurs majeurs de la publicité pour développer une offre publicitaire programmatique dans un environnement marchand.

    Les sites marchands sont devenus un espace privilégié de la fréquentation des acheteurs. Au 2e trimestre 2017, la Fevad (Fédération du E-commerce et de la Vente A Distance) évalue la croissance à 11% sur un an avec 19,5 milliards d’euros dépensés en ligne. L’Hexagone comptait 35,5 millions de consommateurs au deuxième trimestre 2016. Selon Médiamétrie, au deuxième trimestre 2017, on enregistre près de 1 million de consommateurs en ligne de plus (+964 000 exactement).

    Il est à noter également une forte progression de la création de sites marchands en France. Ce qui démontre le dynamisme du secteur pour proposer aux internautes et mobinautes toujours plus de produits et services à commercialiser en ligne.

    Certes le marché de l’e-commerce est là, mais il est de plus en plus important pour les enseignes de la distribution d’optimiser leurs ventes. Avoir des acheteurs c’est bien, augmenter leurs paniers moyens c’est mieux…

    En effet, alors que le nombre d’acheteurs en ligne a augmenté, on se rend compte que le panier moyen, lui, ne cesse de diminuer. En effet, selon la FEVAD il est passé de 91 euros en 2010 à 75,5 euros au deuxième trimestre 2016, c’est 68 euros pour le second trimestre 2017 (soit -3% en un an). L’augmentation du panier moyen des clients devient cruciale pour gagner la lutte pour la rentabilité commerciale en ligne.

    Selon l’agence Fifty-five spécialisée en data marketing, dans un magasin physique, le taux de transformation (client entrant dans le magasin et concluant sa visite par un achat) est en moyenne de 55%. Sur le digital le taux de transformation était de 7% en 2014 selon une étude Kantar Media Compete et Google.

    Il existe donc une réelle marge progression, diront certains, et une réelle opportunité de développement, diront d’autres. Notamment, via des solutions publicitaires telles que celles proposées par les technologies « d’e-merchandising programmatiques » évoquées plus haut.

    On peut avancer l’hypothèse que via le développement de ce mode de commercialisation « d’e-merchandising programmatique » au sein des sites marchands, nous sommes en train de rentrer dans une phase de commercialisation publicitaire digitale 3.0 :

    – Version 1.0 => 2000-2009 : Achat d’espaces publicitaires

    – Version 2.0 => 2009-2015 : Achat d’audiences publicitaires

    – Version 3.0 => Depuis 2016 : Achat de consommateurs en phase d’achat effectif

    Si à ces espaces d’e-merchandising sur les sites e-commerce vous y ajoutez les nouvelles opportunités de diffusion programmatique au sein des nombreuses newsletters des marchands en ligne, via des solutions technologiques portées par des sociétés comme LiveIntent aux Etats-Unis ou Ividence en France, il est clair que l’optimisation publicitaire, à des fins de réelle transformation transactionnelle, fera marquer des points à la crédibilité du marketing et de la publicité.