Étiquette : IT

  • Gestion de l’informatique : clé de voûte de la transformation numérique

    Pour 88 % des responsables informatiques, l’investissement dans la gestion des services informatiques (ITSM) est l’élément central de leur transformation numérique

    Etude BMC / Forbes Insights

    BMC a réalisé auprès de plus de 250 responsables informatiques en collaboration avec Forbes Insights (branche recherche stratégique et leadership de Forbes Media), une nouvelle étude. L’enquête dresse un portrait de l’ITSM et la façon dont les entreprises, à travers le monde, utilisent et investissent dans des solutions modernes de gestion des services. Les résultats font apparaître une contradiction : tandis que 86 % des personnes interrogées sont conscientes du rythme croissant des changements et des transformations qui s’opèrent dans l’informatique et de la nécessité d’investir, plus de la moitié d’entre elles (55 %) déclarent que la part des budgets informatiques consacrée à la gestion et à la maintenance courantes, est en augmentation.

    Pour répondre à la demande constante de gains d’efficacité et de productivité, les responsables informatiques se tournent de plus en plus vers les services cloud et une plus forte automatisation, et donc des arguments clairement en faveur d’une transformation. Cela permet ainsi aux entreprises et au personnel de gagner en agilité, en mobilité et en réactivité face aux exigences des marchés.

    Pour 88 % des répondants, la gestion des services informatiques est vitale à leurs efforts de transformation numérique. De même, la majorité des responsables informatiques considèrent l’ITSM tout aussi important dans le cadre des projets liés au cloud (86 %), à la mobilité (83 %) et au Big Data (83 %).

    En dépit d’un appel clair à davantage d’investissements dans l’innovation et les nouvelles solutions numériques, les budgets en constante augmentation sont alloués à la gestion des affaires courantes, ce qui pour 75 % des responsables interrogés, pénalise la compétitivité globale de leur entreprise.

    « Les entreprises, quelle que soit leur taille, peinent à suivre le rythme effréné des changements et des transformations pour survivre face à de nouveaux venus ou des acteurs historiques plus agiles », commente Nayaki Nayyar, président Digital Service Mangement chez BMC. « Les résultats de cette enquête mettent clairement en lumière la nécessité d’investir dans des solutions de gestion de services multicloud qui accélèrent la transformation numérique. La clé du succès réside dans un équilibre entre l’agilité, d’une part, et le coût, le contrôle et la sécurité, d’autre part. Une approche multicloud résout les nouveaux dilemmes de nos clients avec des solutions qui simplifient les processus opérationnels, automatisent le support technique, réduisent les risques de failles de sécurité et améliorent la productivité. »

    L’étude, intitulée « Delivering Value to Today’s Digital Enterprise: The State of IT Service Management 2017 », est disponible en téléchargement gratuit sur le site www.bmc.com.

     

  • Le datacenter au cœur des transformations numériques

    Entretien avec Olivier Bouzereau, journaliste et responsable de conférences sur le salon Solutions Datacenter Management qui aura lieu du 22 au 23 Mars 2017

    MyDigitalWeek : Que représentent aujourd’hui les datacenters ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters forment la clé de voute des services web, du cloud computing, de l’IoT et de l’informatique mobile, quatre facteurs de transformation numérique de l’entreprise. A lui seul, le marché français du cloud a été multiplié par six en dix ans pour atteindre 5,9 milliards d’Euros en 2016 (source Markess). La construction et l’exploitation du datacenter représentent un investissement qui ne cesse de croître avec les évolutions technologiques, l’automatisation des tâches et la mise aux normes. Certaines entreprises préfèrent néanmoins conserver un centre de données en interne tandis que la plupart font maintenant appel à des spécialistes de la colocation ou aux géants du cloud. Ce choix repose sur la confiance, mais il dépend aussi des compétences disponibles et des capacités à investir dans l’infrastructure de communication. La huitième édition du salon s’inscrit dans cette externalisation croissante qui mène parfois au cloud hybride.

    MyDigitalWeek : Quels sont les temps forts du salon ?

     Olivier Bouzereau : Nous proposons une douzaine de tables rondes mêlant les décideurs en entreprise, utilisateurs, fournisseurs et experts du datacenter et des services hébergés. Le datacenter d’avant garde, l’impact du big data sur l’infrastructure, l’orchestration et l’automatisation à partir de conteneurs, le réseau et le stockage définis par logiciels, l’hyperconvergence, la fibre optique et le très haut débit, le helpdesk, la sécurité et la gouvernance du datacenter sont abordés.

    Parmi les temps forts, la conférence plénière détaille le data center à la pointe de la technologie, ses innovations, défis et opportunités en terme de services cloud, d’environnement et d’efficacité énergétique.

    D’autres panels prestigieux réunissent DSI, startups et géants de l’IT autour des stratégies à retenir pour soutenir les traitements Big Data, superviser les réseaux et satisfaire des utilisateurs et des citoyens de plus en plus exigeants.

    MyDigitalWeek : Quels sont les prochains défis auxquels devront faire face les responsables IT ?

    Olivier Bouzereau : Sans aucun doute la sécurité, même s’il existe de plus en plus de garanties, de solutions de reprise en cas d’incidents et de réglementation. Un empilement de systèmes, même très avancés technologiquement, résout rarement la situation. Les responsables IT doivent prendre en compte le chiffrement des données sensibles qui passent par un cloud public ; ils doivent gérer le cycle de vie des données, protéger les informations privées, tracer les accès et les identités numériques.

    Cela signifie aussi qu’en bout de chaîne, certaines données ne seront plus nécessairement conservées, pour respecter le droit à l’oubli inscrit dans le règlement européen sur la protection des données personnelles.

    MyDigitalWeek : Que faut-il retenir de ce salon ?

    Olivier Bouzereau : Les datacenters sont au service des métiers. Les DSI peuvent reprendre le contrôle en fédérant les services cloud qui sont utiles aux départements de l’entreprise et en faisant un audit, un état des lieux et une supervision de bout-en-bout. Parfois les DSI ignorent ce qui est externalisé dans certaines branches, ce qui complexifie la protection de données précieuses pour l’analyse et le pilotage de l’entreprise. Une vraie question demeure : jusqu’où peut-on externaliser ses données numériques à présent ?

     

    Pour en savoir plus : RDV sur le salon 

     

     

  • Comment suivre et gérer les dépenses relatives au Cloud ?

    Comment suivre et gérer les dépenses relatives au Cloud ?

    Par Matt Fisher Vice-président, Snow Software

    Auparavant, il était de la responsabilité du fournisseur de gérer les coûts et de s’assurer de la rentabilité des logiciels utilisés. Avec le Cloud, ce sont les entreprises qui doivent désormais veiller à optimiser l’utilisation des logiciels afin de ne pas trop dépenser. 

    La transition du déploiement des logiciels sur site à l’utilisation des logiciels dématérialisés en mode Cloud se poursuit sans relâche. Selon Gartner, « en 2021, plus de 70 % des entreprises utiliseront des applications de bureau en mode Cloud »[1] en raison des économies qu’elles pourront réaliser sur les coûts d’infrastructure et de maintenance, et de l’agilité offerte par les applications SaaS. Toutefois, ces avantages s’accompagnent de la difficulté croissante à suivre et à limiter l’utilisation des logiciels et les dépenses associées. Les déploiements IaaS et SaaS peuvent rapidement aboutir à des dépenses imprévues et à une explosion des coûts dues au surprovisionnement des comptes utilisateur, à des autorisations excessives et à l’utilisation abusive et coûteuse d’environnements virtuels.

    En outre, de nombreux déploiements SaaS sont effectués sans impliquer le département IT ou à son insu. Le pourcentage des dépenses technologiques contrôlées par les entités fonctionnelles devrait passer de 17 % actuellement à 50 % en 2020, ce qui complique encore plus le contrôle des dépenses.

    Quelles sont les changements pour le DSI et son équipe ? Comment les entreprises peuvent-elles éviter d’importants dépassements de budget et optimiser leurs investissements dans le Cloud ?

    La première étape consiste à obtenir une visibilité de tous les logiciels utilisés, quel que soit l’acheteur ou le modèle de déploiement. Ensuite, le département IT doit identifier les leviers d’optimisation des dépenses, tels que les abonnements payés et non utilisés, et s’assurer de l’adéquation des licences par rapport aux besoins des utilisateurs.

    Les entreprises sont souvent tentées d’utiliser les portails d’administration fournis par les éditeurs de logiciels de Cloud computing (tels que Microsoft). Toutefois, cette approche pose un certain nombre de problèmes. Premièrement, les vues fournies par les éditeurs de logiciels ne se concentrent ni sur l’optimisation de l’utilisation ni sur la réduction des dépenses en fonction des besoins réels des utilisateurs. Ensuite, ces portails fournissent rarement une vue globale de l’utilisation des logiciels sur site et en mode Cloud. Enfin, face à l’augmentation des applications SaaS utilisées, le département IT peut être amené à utiliser des dizaines de portails distincts sans avoir une vue consolidée de l’utilisation des logiciels.

    Les solutions de gestion des actifs logiciels (SAM, Software Asset Management) apportent la visibilité nécessaire pour créer une vue adéquate de l’utilisation des applications SaaS dans l’ensemble de l’entreprise. Les solutions SAM éprouvées fournissent des informations complètes sur l’utilisation des ressources sur site et en mode Cloud pour produire une vue unique de plusieurs plates-formes de déploiement. Ainsi, les clients contrôlent en toute connaissance de cause l’utilisation des suites SaaS et des logiciels sur site.

    « En 2021, plus de 70 % des entreprises utiliseront de nombreuses applications de bureau en mode Cloud » – Source : Gartner

    L’efficacité des solutions SAM pour assurer la conformité des licences et répondre aux audits des éditeurs de logiciels n’est plus à démontrer, mais les DSI s’appuient de plus en plus sur ces solutions pour optimiser l’utilisation des applications SaaS et éliminer ainsi les coûts inutiles. Cet argument est étayé par le commentaire suivant de Gartner : « En 2020, en ce qui concerne 40 % des logiciels, les entreprises utiliseront les solutions SAM en priorité pour éliminer les dépenses inutiles dans les contrats « en tant que service » plutôt que pour assurer la conformité des licences avec les conditions des éditeurs de logiciels ». Dans un monde où le modèle SaaS est de plus en plus utilisé, les solutions SAM sont de plus en plus importantes.

    Le Cloud simplifie les processus métiers dans de nombreux secteurs. Au cœur des opérations IT, la technologie SAM est idéale pour s’adapter aux problèmes de gestion des coûts. Les entreprises ne veulent payer que ce qu’elles consomment et les DSI voient l’intérêt de déterminer les coûts d’utilisation des logiciels avec une solution SAM.

    Selon Gartner, les structures de renseignement et opérationnelles peuvent réduire leurs dépenses logicielles à hauteur de 30 % au cours des 12 premiers mois[2].  Plutôt que d’être la chasse gardée d’une petite équipe isolée et utilisée uniquement à des fins d’audit, la technologie SAM est au cœur des opérations IT et a un rôle important à jouer en aidant les DSI à atteindre leurs objectifs prioritaires.

    Face à l’adoption des solutions Cloud, les processus SAM devront être davantage affinés et permettre de collecter des données provenant de nombreuses sources différentes. Avec l’accélération de la transformation digitale, les responsabilités du département IT ont évolué bien au-delà de la fourniture de services pour se concentrer sur l’impact des solutions numériques sur l’ensemble de l’entreprise.

    Au cœur de tout cela, les solutions SAM assurent la conformité des licences et sont d’une importance capitale pour obtenir une vue des licences utilisées et des sources de données, et faciliter ainsi la transformation digitale des entreprises.

    [1] Gartner, novembre 2016, « Current State of Cloud Office and What To Do About It »

    2 « Cut Software Spending Safely With SAM », publié le 16 mars 2016, analystes : Hank Marquis, Gary Spivak, Victoria Barber

    Rendez vous au salon 

     

  • Comment les décisionnaires choisissent-ils leurs solutions de sécurité ?

    Comment les décisionnaires choisissent-ils leurs solutions de sécurité ?

    A  l’occasion d’IT Partners, F-Secure dévoile les résultats d’une enquête où la société de cyber sécurité a interrogé 400 décisionnaires IT sur leurs choix et habitudes en matière de sécurité. Les résultats sont disponibles sous forme d’infographie que vous pouvez retrouver ci-dessous.

    Quelles sont donc les priorités 2017 ? La protection contre les malware et les ransomware reste bien entendu l’enjeu numéro 1 pour les décisionnaires, suivi par la détection des attaques qui contournent les mesures mises en place, ainsi que la prévention des vulnérabilités et la fuite de données.

     

  • L’Uberisation des Applications : quel Impact sur le Système d’Information et sa sécurité ?

    L’Uberisation des Applications : quel Impact sur le Système d’Information et sa sécurité ?

    Par Yogi Chandiramani, Solution Architect Director chez Zscaler

    Depuis quelques années, le terme d’uberisation a fait son entrée dans notre vocabulaire, mais également dans notre quotidien, qu’il soit privé ou professionnel. Apparu avec l’essor du numérique et l’émergence de nouveaux modèles économiques basés sur le partage et l’innovation, ce phénomène a déjà transformé de nombreux secteurs.

    Après avoir touché ceux de la banque, de l’hôtellerie, de la restauration et des transports, il s’immisce aujourd’hui au sein de l’univers des systèmes d’information.

    A l’instar de ses prédécesseurs, ce secteura connu de très fortes mutations ces dernières années. Autrefois, il reposait sur des principes et des infrastructures physiques figés, mais l’apparition de nouvelles technologies telles que la mobilité ou le Cloud en ont profondément modifier le fonctionnement, et ont donné naissance à de nouvelles menaces et de nouveaux challenges.

    Une infrastructure IT et des départements métiers en pleine mutation

    Aujourd’hui, l’usage des terminaux mobiles a dépassé les limites de la sphère de notre quotidien pour envahir le monde de l’entreprise. Selon une récente étude menée par GlobalWebIndex[1], chaque collaborateur dispose de plus 3 terminaux mobiles (tablette ou smartphone). En conséquence, 30% des données stockées jusqu’alors et en totalité au sein du data center, sont désormais présentes sur ces terminaux. Un phénomène qui a pour conséquence de changer les habitudes des employés. Toujours selon cette même étude, plus de 70% de leurs usages se feront en effet via des terminaux nomades.

    De ce fait, les limites de l’infrastructure informatique et du périmètre de sécurité construit autour des données de l’entreprise ne sont plus aussi bien définies. Elles tendent à devenir élastiques, entraînant une perte de visibilité et de contrôle des informations qu’elles renferment.

    En outre, cette transformation s’accompagne d’un changement de mentalité de la part des départements métiers. Ces derniers doivent également évoluer et répondre à de nouveaux besoins, à savoir plus de souplesse et de rapidité dans la mise en place et le déploiement de nouveaux projets. Cela implique désormais de prendre en compte à la fois l’aspect IT et sécuritaire.

    D’après une étude réalisée par KPMG[2] en 2015, 10% des dirigeants d’entreprises européennes envisagent d’avoir recours au Cloud pour les accompagner dans leur transformation dans un délai de 3 ans.

    Il s’agit donc d’un véritable changement de paradigme, observé aussi bien au niveau de la DSI que des autres départements de l’entreprise. Comment expliquer ce changement de positionnement qui s’accompagne par une inversion de la géométrie de l’infrastructure IT ?

    Du modèle centralisé au modèle hybride : les différentes étapes de la transformation

    Avec l’avènement de la transformation numérique, les données représentent aujourd’hui le bien le plus précieux des entreprises. Il s’agit de leur valeur ajoutée, qui les caractérisent et les différencient de leurs concurrents. Il est donc primordial de pouvoir les protéger.

    Il y a encore une quinzaine d’années, cette tâche était relativement simple. L’infrastructure informatique reposait sur un modèle centralisé. Il était possible de savoir précisément où étaient situées les données, et de pouvoir en contrôler l’accès. Un modèle pouvant être comparé à des « châteaux-forts » protégés d’internet et de ses menaces par des « fossés».

    Ce modèle a subi un premier bouleversement avec l’apparition des terminaux mobiles qui ont permis d’augmenter considérablement la productivité des employés. Mais ils ont aussi eu pour conséquence de décentraliser les données, stockées non plus sur le réseau mais sur le terminal. De ce fait, les limites du périmètre de sécurité n’étaient plus aussi hermétiques, d’autant qu’il ne pouvait plus s’appliquer à l’utilisateur, situé en dehors de celui-ci. En conséquence, les mesures déployées pour protéger les informations sont devenues plus complexes, plus onéreuses et beaucoup moins flexibles.

    La transformation numérique, dernière grande révolution de ces 5 dernières années, a définitivement achevé la mutation des infrastructures existantes. S’appuyant à la fois sur la mobilité et sur le Cloud, elle permet à n’importe quel utilisateur d’avoir accès, de manière instantanée, à tout type d’information ou d’application, quel que soit l’endroit où il se trouve et depuis n’importe quel terminal. A cela vient s’ajouter le fait que les réseaux traditionnels de transport de données – du type WAN – sont désormais remplacés par internet qui est devenu le nouveau réseau de l’entreprise. Ce qui permet une consommation rapide, à la demande et customisable, comparable au principe d’ubérisation.

    Une tendance qui se confirme de plus en plus, avec, entre autres, le développement d’Office 365 qui permet d’accéder à tous applicatifs Microsoft à distance via le Cloud.

     Les nouveaux challenges et défis sécuritaires de l’entreprise numérique

    Pour la DSI, les challenges associés à cette mutation sont nombreux. Outre le fait de devoir opérer avec des infrastructures ou applications déjà existantes, il faut tenir compte des nouvelles réglementations s’appliquant au management des données, tel que GDPR (General Data Protection Regulation) qui entrera en vigueur en mai 2018. Sans oublier le fait de devoir parer à la prolifération de cyberattaques devenues de plus en plus complexes et qui ont grandement évolué, allant du simple vol des données à l’altération de leur intégrité.

    Pour relever ces challenges, il est désormais nécessaire de disposer d’une visibilité des données et des applications utilisées, ainsi que des personnes qui y ont accès. En outre, il est indispensable de mettre en place une politique sécuritaire qui sera adoptée par l’ensemble des départements de l’entreprise. Cela implique de transformer le fonctionnement de la DSI, qui devra travailler de concert avec les autres entités, afin de garantir la sécurité et d’atteindre les objectifs business fixés. Ainsi, il sera possible de mettre en place de nouveaux projets – telle que l’ouverture d’une filiale par exemple – avec plus de souplesse et de rapidité dans la mise en œuvre et le déploiement.

    Un système de protection « sans couture » permettra d’assurer le plus haut niveau de sécurité et de conformité, sans les coûts et la complexité inhérents aux applications de sécurité. Par le déploiement d’une plate-forme de sécurité 100% Cloud, entre les utilisateurs et internet, il sera possible de veiller à ce qu’aucun élément dangereux ne puisse pénétrer le réseau et qu’aucune information précieuse ne puisse en sortir. Ainsi, et en ayant une approche centrée sur l’utilisateur, l’entreprise sera en mesure d’assurer la sécurité de ses employés, même s’ils sont situés en dehors du périmètre. De plus, elle aura un aperçu des applications utilisées, de l’état du trafic, et pourra identifier les menaces potentielles et détecter les postes infectés par des codes malveillants.

    D’après le rapport « Future Scape d’IDC »[3], 67% des dépenses en infrastructures des entreprises IT seront basées sur des offres Cloud d’ici 2020. Il est donc plus que nécessaire pour les entreprises de prendre conscience que leur transformation numérique doit dès à présent s’accompagner de la mise en place des nouvelles mesures adaptées visant à protéger au mieux leurs données.

  • Selon IDC/Dimension Data, le personnel informatique consacre plus de temps à la résolution des problèmes qu’à l’innovation

    SEULES 14 % DES ENTREPRISES ESTIMENT QUE LEUR INFRASTRUCTURE EST PRETE POUR LA TRANSFORMATION NUMERIQUE

    D’après l’étude* IDC réalisée pour le compte de Dimension Data, examinant l’impact de l’optimisation de l’informatique sur la transformation numérique, seules 14 % des entreprises estiment que leur infrastructure est prête pour la transformation numérique. En effet, la majorité des entreprises ayant participé à l’enquête indiquent que la supervision et l’optimisation de leur informatique manquent toujours de cohérence.

     Selon cette étude, seules 20 % des entreprises affirment avoir pleinement automatisé et optimisé leur infrastructure, alors que la majorité d’entre elles sont en voie d’automatisation mais n’ont pas atteint leur objectif.

    • 9 % des entreprises n’ont procédé à aucune automatisation
    • 13 % ont opéré une automatisation limitée
    • 32 % présentent un degré moyen d’automatisation et d’orchestration
    • 25 % offrent un haut niveau d’automatisation

     Laurent Heurtin, Directeur des Services de Dimension Data France, souligne que l’étude met en lumière le caractère essentiel de l’automatisation pour l’optimisation de l’informatique « Les entreprises avisées dans ce domaine sont conscientes que si elles ne s’efforcent pas de gagner en efficacité aujourd’hui, elles pourraient manquer les principales opportunités de marché à l’avenir. Les compétences de Dimension Data en matière d’automatisation et d’orchestration simplifient davantage de processus et d’activités métiers pour nos clients. Ceux-ci ont besoin de moins de ressources et peuvent ainsi consacrer plus de temps au maintien de leur compétitivité, à l’innovation dans de nouvelles sources de valeur, à l’engagement avec leurs propres clients sur les canaux de leur choix et à l’exploitation de leurs données pour l’optimisation de leurs opérations. »

     Tandis que les entreprises sont conscientes de la nécessité de faire évoluer leur informatique dans une direction plus stratégique et moins tactique, la plupart des équipes internes d’informaticiens et de développeurs peinent encore à y faire face. En effet, les informaticiens consacrent 30 % de leur temps à de nouvelles demandes de services et à la résolution des problèmes, et seulement 15 % à l’innovation. Cela représente un recul de 25 % en un an, alors même que la demande allant dans le sens de l’amélioration de l’engagement clients, l’adoption de l’Internet des objets (IoT), l’exploitation du Big Data et l’analytique des données rend l’innovation informatique indispensable au sein des entreprises.

     Le message est clair : les entreprises qui ne font pas évoluer leurs modèles informatiques risquent de manquer de futures opportunités de marché.

     Depuis une dizaine d’années, la technologie ne cesse d’engendrer des gains d’efficacité, qu’il s’agisse de réaliser des économies, de redéployer la main-d’œuvre, de rationaliser les opérations ou de satisfaire les attentes des actionnaires. Cependant, avec l’essor du numérique, l’efficacité n’est plus suffisante en soi. L’informatique doit faciliter la mise en œuvre de nouveaux projets numériques et fournir en permanence une infrastructure à haute disponibilité répondant aux demandes des utilisateurs. Cela passe par une optimisation constante de l’informatique, aboutissant à une amélioration des engagements de niveau de service (SLA), à des gains accrus d’efficacité et à une infrastructure plus performante tout en réduisant au minimum les risques d’interruption d’activité. Or la libération de ressources pour l’innovation demeure un défi.

     Laurent Heurtin explique le retard informatique des entreprises en partie par des raisons liées aux budgets, à l’expérience et aux compétences : « Le succès de la transformation numérique nécessite la combinaison adéquate d’équipes, de processus et d’outils. Cependant, les plates-formes d’automatisation des services informatiques sont coûteuses et longues à développer et à intégrer dans des environnements informatiques hybrides. »

  • Réseaux et Mobilité : prédictions pour l’année 2017

     

    Zoom sur les challenges liés à la gestion des réseaux auxquels les professionnels de l’informatique devront faire face en 2017

    Par Morten Illum, Vice-président EMEA Aruba HPE 

    Le cabinet IDC l’a annoncé dans son dernier baromètre trimestriel : côté entreprises, le marché du réseau sans fil ne cesse de prendre de l’ampleur et affiche au dernier trimestre 2016 une hausse de 8.4%. En tant que deuxième entreprise mondiale fournisseur de solutions réseaux, avec 14.3% de parts de marché et 5% de progression par rapport à 2015, Aruba délivre aujourd’hui ses prédictions en la matière pour l’année 2017.

    La gestion de l’infrastructure informatique a une incidence directe sur les résultats de l’entreprise, et les attentes concernant les outils réseau changent pratiquement chaque jour, au fur et à mesure de l’évolution des technologies.

    En début d’année, une étude commandée par Aruba auprès de l’Economist Intelligence Unit (EIU) a montré que les entreprises qualifiées par leurs employés de « pionnières » en matière de technologie mobile ont enregistré une hausse de la productivité (16 %), de la créativité (18 %), de la satisfaction (23 %) et du dévouement (21 %), mettant ainsi en évidence le lien entre technologie mobile et amélioration des performances de l’entreprise.

    Cela étant, quelles technologies les DSI doivent-ils privilégier pour que les salariés soient satisfaits et s’investissent pleinement ?

    Alors que nous abordons l’année 2017, voici les sujets qui seront vraisemblablement au cœur des préoccupations.

    Ne pas simplement sécuriser l’IoT, mais aussi l’automatiser.

    Chez les professionnels de l’informatique, la tendance sera à l’automatisation des processus de sécurité pour lutter contre les menaces liées à l’IoT.

    Les analystes estiment que, pendant la seule année 2016, près de 5,5 millions de nouveaux « objets » ont été connectés à des réseaux chaque jour. Selon les prévisions de Gartner, le nombre d’appareils connectés atteindra 21 milliards en 2020. Pour les professionnels de l’informatique, l’heure est venue de réfléchir à la manière de faire face au déferlement d’appareils connectés aux réseaux sans saturer la bande passante ni supporter des coûts exorbitants.

    Au-delà de la question de la sécurité, qui reste la préoccupation majeure, les services informatiques doivent automatiser le processus de sécurité pour prendre en charge rapidement ces nouveaux appareils et faire évoluer leurs réseaux. L’automatisation des processus d’intégration et de sécurité, notamment la création d’empreintes numériques pour les appareils qui visent à élaborer des stratégies, sera la prochaine grande étape de l’IoT.

    2- « Prévoir » les comportements sur les réseaux

    Les professionnels de l’informatique exigeront de plus en plus une granularité accrue des informations relatives aux appareils connectés au réseau afin d’identifier les appareils ou services reliés aux ports qui sont ciblés.

    De nombreuses histoires d’attaques dirigées contre des appareils connectés ont ponctué l’année 2016, comme celle de botnet sur 25 000 caméras de vidéosurveillance et enregistreurs vidéo numériques du monde entier. Il est donc essentiel de travailler avec des outils capables de prévoir à quel moment une attaque est susceptible de se produire.

    Dès 2017 et par la suite, les entreprises prendront conscience de la nécessité d’abandonner une gestion standard des réseaux pour un modèle plus prédictif. Les équipes informatiques réalisant qu’il est impossible de gérer ce que l’on ne voit pas, la visibilité deviendra la question incontournable en matière de gestion de réseau.

    3- Utiliser des services d’analyse et de localisation indoor

     Dans l’année à venir, nous assisterons à un recours croissant à l’analyse par les entreprises désireuses d’exploiter au mieux les informations recueillies par le biais des services de localisation.

    Les services de localisation permettent aux entreprises de suivre leurs actifs et d’enregistrer les tendances générales dans leur environnement. Ils ne se limitent plus à l’analyse des déplacements à l’intérieur d’un bâtiment ou aux lieux dans lesquels les gens se rassemblent le plus. Ces informations pourraient aider à optimiser la conception des bâtiments ou à déterminer à quel endroit il est nécessaire d’améliorer le réseau sans fil.

    Nombre d’entreprises s’efforcent d’aller au-delà des simples applications de localisation et d’exploiter les données recueillies afin de fidéliser leur clientèle, de déterminer là où il est le plus intéressant d’investir du temps et des moyens, et donc d’augmenter leur chiffre d’affaires. En 2017, nous assisterons à un recours croissant à l’analyse par les entreprises désireuses d’exploiter au mieux les informations recueillies par le biais des services de localisation.

    4- Intégrer des applications tierces afin de mettre en place des réseaux « mobile-first » et prêts pour l’IoT

    2017 sera l’année de la collaboration. Le passage à l’intégration d’applications tierces dans les réseaux constituera une tendance majeure, avec, à la clé, l’émergence de plates-formes réseau logicielles plus ouvertes.

     Suivre le rythme rapide de l’innovation est l’un des défis permanents auxquels sont confrontés les services informatiques. Avec l’émergence des nouvelles technologies mobiles, le souhait des utilisateurs de bénéficier d’une flexibilité accrue sur leur lieu de travail et l’augmentation imminente du nombre d’appareils connectés, les entreprises vont devoir agir vite pour adapter leurs réseaux.

    En 2017 nous assisterons donc à une intégration croissante d’applications tierces dans les réseaux, avec une plate-forme réseau logicielle plus ouverte, offrant aux développeurs la possibilité de collaborer mieux et plus vite.

     

  • La France en première ligne de l’adoption de l’Open source

    Les chiffres ne mentent pas : la France figure en première ligne de l’adoption de l’Open source

    Par Mathieu Le Faucheur, Directeur commercial France et Europe de sud EMEA, EnterpriseDB 

    Les utilisateurs de logiciels Open Source sont de plus en plus nombreux. Et, comme Dries Buytaert, fondateur de Drupal et fameux développeur de logiciels open-source, le souligne : « les chiffres ne mentent pas ». Dans les entreprises de toute taille, des grands groupes aux petites et moyennes structures, la demande de bases de données open source explose, avec l’espoir d’un succès comparable à celui qu’ont connu les projets de système d’exploitation et de middleware Linux et JBoss. Toutes déploient des bases de données open source comme EDB Postgres pour leurs nouvelles applications, elles migrent leurs ressources existantes et réaffectent leurs dépenses à des initiatives plus innovantes, et elles font d’énormes économies sur le coût total de possession des bases de données.

    Le modèle open source continue de changer radicalement la relation des entreprises avec la technologie. Une étude du cabinet français Pierre Audoin Consultants (PAC) révèle que 75% des entreprises françaises considèrent l’open source comme un facteur majeur d’innovation et de développement de technologies numériques. L’open source se traduit aussi par une augmentation des recettes des entreprises basées en France. L’étude PAC démontre que le programme de logiciels open source Libre a généré 4,1 milliards d’euros en France, en hausse de 33% par rapport à 2012.

    D’après Forrester Research, les entreprises basées en France adoptent plus volontiers des logiciels open source que leurs homologues d’autres pays de l’Union européenne. Une étude de Forrester révèle en effet que 24% des entreprises en France ont adopté des logiciels open source, contre 21% des entreprises en Allemagne. A titre de comparaison, 17% des entreprises américaines ont adopté des logiciels open source.

    Voici les principales différences concernant les taux d’adoption des entreprises en Europe et aux Etats-Unis :

    1. Les entreprises américaines sondées pour cette étude citent la sécurité comme premier critère de sélection de logiciels, tandis que les entreprises européennes accordent plus d’importance à la qualité des logiciels. Il a fallu plus de temps aux entreprises américaines avant qu’elles se résolvent à reconnaître que l’open source est suffisamment sûr pour des applications stratégiques.
    1. Une résolution du Parlement européen demande aux institutions de l’Union européenne de remplacer à l’avenir les logiciels propriétaires utilisés par des logiciels open source pour renforcer l’indépendance technologique de l’UE. Cette résolution figure dans la Section 47 d’un rapport qui condamne la surveillance de masse des citoyens suite aux révélations d’Edward Snowden.
    1. En France, le Projet de Loi pour une République du Numérique encadre un certain nombre d’aspects liés à Internet et aux droits numériques et propose plusieurs initiatives open source d’envergure en faveur de l’adoption des logiciels open source par les gouvernements et les établissements d’enseignement. Même si les choses ne vont pas changer en une nuit, cette démarche reflète certainement l’opinion des citoyens français. Plus de 100 000 personnes ont voté pour ou contre les clauses de la proposition de loi lors de la consultation publique.

    L’open source, un outil d’innovation et de transformationLes entreprises de tous secteurs d’industrie, des services financiers, de la santé ou encore de la défense, font le choix de l’open source pour leurs applications critiques. Elles y voient désormais un outil d’innovation et de transformation. Yves Caseau, ancien directeur technique de Bouygues Télécom, enfonce le clou en appelant publiquement à une transition vers l’open source qu’il estime indispensable pour améliorer la qualité des logiciels et satisfaire les besoins d’agilité et d’innovation des entreprises. Les logiciels open source constituent une formidable alternative dans le cadre de la transformation numérique des entreprises et de la réaffectation des dépenses IT vers des applications d’engagement plus stratégiques et innovantes.

  • La Blockchain : la nécessaire alliance des marchés pour standardiser les protocoles

    A la recherche d’un protocole commun

    Par Lui Smyth, Head of Blockchain Research & Ecosystem Engagement chez EdgeVerve R&D Lab at Infosys et Fuat Bozkurt, Principal Solution Consultant chez Finacle at Infosys France

    Réduire la durée et les coûts des transactions financières

    La Blockchain est la technologie de transmission d’informations qui promet, dans les années à venir, une révolution des transactions financières au niveau mondial. Depuis 2009, la monnaie virtuelle bitcoin a fait rentrer la blockchain dans le vocabulaire commun, promettant un impact global, similaire à l’arrivée d’Internet dans les années 1990. Par son instantanéité, la Blockchain permet de réduire la durée et les coûts des transactions financières.
    Nul besoin de mise en place de plusieurs plateformes complexes et non-interopérables. Il subsiste néanmoins des avancées à concrétiser et des interrogations à résoudre avant que cette technologie ne s’impose comme une évidence pour de nombreux domaines. En première ligne, le secteur de la finance et les banques, qui cherchent à comprendre cette technologie.

    Une plateforme d’échanges 

    L’architecture de la Blockchain, comparable à un système de partage de fichiers de pair-à-pair, fonctionne de façon distribuée, en chaines, et donne plus de visibilité sur la structure et le contenu des échanges. Cette notion de circulation transparente des données devrait convaincre le plus grand nombre de la fiabilité de la Blockchain. De plus, la réduction des intermédiaires va permettre de mieux structurer le marché des plateformes spécialisées dans les transactions financières. Elle permettra aussi et surtout d’éviter des fraudes à grandes échelles, grâce à la traçabilité des échanges effectués de points à points.

    Pourtant, 46% des banques françaises considèrent l’absence d’une supervision ou d’un responsable qui régit ces échanges[1] comme le principal obstacle à l’adoption des technologies Blockchain par le secteur bancaire. Et tant que les conditions de sécurisation maximale des données bancaires ne seront pas réunies, les institutions bancaires n’entameront pas leurs projets de rénovation systèmes. C’est là que réside le plus grand défi de la Blockchain. Cet été, la plateforme d’échange de bitcoins Bitfinex a été victime de pirates informatiques qui ont réussi à dérober 120 000 bitcoins, correspondants à 65 millions de dollars. Malgré une architecture partagée, qui permet de tracer toutes les transactions et personnes ayant accès et participant aux échanges, d’importantes faiblesses subsistent au sein des systèmes Blockchain. Les hackers détectent de mieux en mieux les failles de sécurité, et il y a fort à parier qu’ils ne s’arrêteront pas là. Pour tenir ses promesses sur le long terme, la Blockchain doit démontrer sa « scalabilité », c’est-à-dire sa capacité à s’adapter à de lourds changements et supporter de forts volumes de données et transactions. Elle doit aussi garantir le maintien des fonctionnalités d’une solution ou d’un produit, sans en altérer ni le fonctionnement ni la performance.

     Comment imposer la blockchain comme référence ? 

    Il existe selon nous deux alternatives à considérer pour satisfaire à la fois les institutions financiaires et bancaires et le monde des entreprises, tout en préservant l’équilibre des plateformes spécialisées de transactions et par là même, l’intérêt général :

    –          L’interopérabilité des systèmes devra être garantie pour permettre l’harmonisation des échanges.

    –          Une autre alternative pour les banques et les institutions financières serait de s’engager dans un processus de standardisation des protocoles pour en dégager un qui soit commun et universel.

    Or actuellement, le secteur n’en prend pas le chemin : les grands groupes bancaires ou financiers développent chacun de leur côté des protocoles qu’ils espèrent voir s’imposer comme référence. Il y a donc un fort risque que se dégagent plusieurs protocoles selon les continents et les marchés financiers. Si cette tendance se confirme, il sera vite compliqué, par exemple pour les marchés américains, de communiquer simultanément et avec la même efficacité avec les marchés européens, asiatiques ou africains. En fonction des accords qui seront passés, et qui se baseront sur les liens économiques de marchés à marchés, certains acteurs risquent d’être relégués au second plan. Cette éventualité remettrait alors en cause le décollage économique de la Blockchain et tous les bénéfices de transparence et de fluidité des processus qui en découlent.

    L’alliance des marchés pour trouver un protocole commun s’impose donc comme la valeur sûre pour une Blockchain propre à dynamiser l’économie mondiale, favorisant ainsi les échanges de manière égale et avec une efficacité partagée.

     

     

  • Quand le business model des sociétés de conseils est dépassé …

    La Révolution numérique n’épargne aucune industrie, y compris les sociétés de conseils !

    Selon, Habib Guergachi, CEO de Zengularity 

    A l’heure de la digitalisation, la France voit son modèle social sans cesse remis en question par de grandes problématiques (uberisation, économie des plateformes). A l’image, des prouesses technologiques et managériales présentées par les grands du Net et surtout les NATU, le modèle économique français doit se réinventer en s’inspirant de ces modèles de réussite nouvelle génération. Il n’existe pas de recette miracle, pour se réinventer il faut faire table rase en remettant en question les pratiques d’avant et en adoptant les méthodes qui sont les fondements de cette nouvelle ère digitale.

    Le monopole des sociétés de services

    Dès les années 1990, l’informatique de l’État a été confiée à des mastodontes du Conseil appliquant à la lettre un business model bien installé : celui du trust « ICE », qui désigne un regroupement d’Intégrateurs, de Constructeurs, et d’Éditeurs middleware. Au fur et à mesure des années, ces approches traditionnelles sont restées bien ancrées dans certaines entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. L’État s’est vu se débattre avec des projets informatiques qui ont abouti le plus souvent à de cuisants échecs (RSI, Pôle Emploi, Louvois, etc.).

    Ce modèle a réussi à verrouiller complètement le marché de l’informatique d’entreprise. En injectant de la complexité programmée dans leurs logiciels, ces acteurs ont créé un contexte de dépendance technologique (tant en termes de compétences que d’expertises). Leur modèle économique était de s’assurer une « rente logicielle », à savoir des revenus réguliers sur le long terme.

    Ils ont su tirer habilement parti des failles dissimulées dans les règles des marchés publics, qui se sont traduites par une organisation en silo et un manque de communication des responsables décisionnaires : ceux qui achètent des logiciels ne sont pas les mêmes que ceux qui achètent du hardware ou des services.

    L’informatique à l’écoute des besoins utilisateurs

    L’année 1995 a vu l’arrivée d’une informatique alternative, adoptée par de nouveaux acteurs comme Amazon, Google, eBay, PayPal, LinkedIn, etc. Plutôt que de suivre les modèles traditionnels de construction d’un système d’information, ils se sont lancés dans le développement de leurs propres technologies afin de ne dépendre d’aucun tiers, tout en relevant le défi de gérer des logiciels utilisés de manière gratuite par des milliards d’usagers en même temps. Ces acteurs ont réussi à adapter les technologies, les outils et le hardware au besoin réel, ce qui a permis de réduire les coûts des logiciels et de la même manière du matériel, ce qu’on appelle un Logiciel Frugal.

    L’utilisation de ces technologies transparentes a eu pour conséquence d’augmenter la passion et la motivation des experts pointus et aide les jeunes ingénieurs et développeurs à monter en compétences rapidement grâce à une vraie source d’inspiration. Ces changements ont bousculé le marché des technologies en mettant en danger les ICE ces dernières années.

    Ces modèles économiques, qui sont devenus la norme, créent de nouvelles contraintes comme de nouvelles opportunités. Plutôt que d’acheter des prestations logicielles et de faire héberger ses données sur des plateformes étrangères, la France doit créer elle-même des logiciels et des solutions informatiques. Ces dernières vont alors réellement gérer la complexité fonctionnelle et la sécurité d’informatisation générée par l’action des institutions et des collectivités. La complexité fonctionnelle des processus et les exigences de sécurité doivent être informatisées en étant respectées. Ainsi, les logiciels doivent être isomorphes à cette complexité existante.

    L’humain au centre de la révolution numérique étatique

    Le business model des sociétés de conseil est ainsi dépassé. Au même titre que leurs clients, victimes de l’ »uberisation » de la société, elles sont dans l’obligation d’effectuer une transformation numérique en profondeur. En effet, leur philosophie de service ne correspond plus à la demande et aux besoins de l’écosystème qui recherche de plus en plus d’agilité et de flexibilité.

    Les sociétés de conseil traditionnelles ont tendance à momifier de plus en plus le service informatique avec des procédures et ajoutent des couches de complexité au lieu de simplifier la tâche du DSI. Ce dernier devient ainsi victime de ses propres initiatives de changement, n’ayant plus qu’un rôle de maintenance et de pérennité auprès des outils déployés au lieu d’être l’initiateur de nouveaux services qui participeraient fortement à la réussite de l’entreprise.

    Afin d’atteindre la révolution numérique, une des pistes consiste à cesser de placer les processus métier au centre de la décision et à les remplacer par de l’humain. Ainsi, créer des équipes composées de passionnés, de personnes qui sont dévoués au service public et de la même manière qui ont pris en compte l’évolution des GAFA jusqu’à leur obsolescence. Une équipe dont l’objectif commun serait la réponse aux besoins des utilisateurs finaux (agents de l’État, contribuables, etc.), ce qui permettrait d’aboutir à des résultats concrets et effectifs.

     

    La France a su pendant des années avec des sociétés comme la SNCF, Areva, GDF créer des technologies déployées dans un premier temps sur le marché local à titre d’expérimentation, avant d’être reprises par le reste du monde.

     

    L’Hexagone dispose aujourd’hui de tous les atouts en main pour atteindre ces objectifs. Pour y parvenir, il doit permettre aux entreprises d’innover et d’aller vers la simplicité d’action afin d’offrir le maximum d’agilité et de flexibilité et offrir son savoir-faire aux pays du monde entier.