Étiquette : IT

  • e-Commerce : les biens d’équipement de la maison en croissance

    Le marché e-commerce des biens d’équipement de la maison et biens culturels en 2016

    Selon l’Institut d’études GFK, le e-Commerce des biens d’équipement de la maison continue de connaitre une forte croissance malgré un léger recul du poids d’Internet dans le Retail, lié à une très forte croissance magasins sur les 9 premiers mois de l’année 2016 et à un effet conjoncturel important. Le poids d’Internet peinera à atteindre les 20% du chiffre d’affaires de la Distribution cette année mais cela ne perturbe pas la tendance de fond des dernières années d’une progression du ecommerce au global.

    Une croissance forte sur le Online (+6,9%) dépassée exceptionnellement cette année par la croissance marché (+7,7%)

    A fin septembre 2016 sur Internet, les ventes de Biens d’Equipement de la Maison, (Gros et Petit Electroménager (GEM et PEM), Télécom, Electronique Grand Public (EGP), Photo, Micro-Informatique (IT) atteignent quasiment les 3 milliards d’Euros (+6,9% de croissance valeur) quand les ventes en magasins dépassent les 12 milliards d’Euros (+8,3% de croissance valeur).

    Pour la 1ère fois cette année, à fin septembre, le poids du Online en équipement de la maison régresse du fait de la plus forte progression des ventes magasins. Cette tendance est un épiphénomène lié pour beaucoup à l’explosion des ventes de TV suite à deux évènements majeurs en 2016 pour cette catégorie : la coupe d’Europe de football qui a favorisé la vente de TV haut de gamme (grande taille d’écran et technologies type 4K) et l’arrêt de la télévision analogique qui a favorisé la vente de TV de plus petite taille d’écran mais dans des proportions très importantes. Cela a permis au secteur de l’Electronique Grand Public d’avoir une croissance à 2 chiffres que l’on n’avait pas vue depuis longtemps (+29% YTD total marché 2016) et cette tendance a été plus profitable aux magasins que sur le Online notamment lors du « rush de dernière minute » afin de ne pas avoir de coupure de télévision.

    capture-decran-2016-11-22-a-17-39-02Les Télécoms poursuivent leur croissance à deux chiffres sur les deux canaux de vente (Offline +18% et Online +17%) en valeur. Le marché commence à atteindre une maturité en volume mais reste en progression forte en valeur du fait du prix de vente moyen des Smartphones qui continue à se valoriser.

    L’univers de la Photo / Video continue de décliner sur le total marché (-9%), décroissance qui se vérifie aussi sur le Online (-10%).

    En IT, la croissance Internet ne se dément pas et continue de progresser fortement (+5%). L’IT est le secteur qui connait le plus fort taux de pénétration d’Internet (27%) et la marge de progression reste encore importante du fait des types de produits vendus et de l’adéquation avec la cible client. Cette progression est boostée par le fort intérêt pour le gaming, univers produit très bien travaillé sur le Online.

    Le PEM, secteur sur lequel le poids du online continue de progresser connait des situations différentes selon les catégories et connait encore une forte progression du poids d’Internet (+1,2 point vs YTD 2015). En effet, sur certaines niches produits peu distribuées en magasin, le Online s’engouffre et tire une forte croissance (ex : la stimulation musculaire électrique où le poids d’Internet en valeur atteint les 50% marché !)

    Le Gros Electroménager continue sa croissance en Online (+4%) et en Offline (+3%). Le poids d’Internet sur cet univers dépasse désormais les 16%.

    La semaine 51 sur Internet, la plus forte semaine de l’année en 2015!

    En effet, la semaine 51 pèse désormais 4% des ventes annuelles sur le Online en valeur : le frein de la livraison sur Internet à Noël a bel et bien disparu au vu de ces résultats. Le 4ème trimestre au global est le plus important de l’année pour le Offline comme pour le Online puisqu’il représente 1/3 des ventes annuelles sur 2015 pour les deux canaux.

     

     

  • Transformation des PME IT BtoB : les défis à relever

    Transformation des PME IT BtoB
    Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe !

    3 questions à la Directrice Générale de Lascom AEC

    Sabine Noisette, Directrice de Lascom AEC présente sa vision des PME IT françaises et des stratégies à développer au regard des bouleversements du secteur

    Quels enjeux et obstacles rencontrent les PME IT ?

    Nous sommes à un instant charnière dans l’évolution des méthodes projets, où les axes d’innovation explosent. Autant d’un point de vue technique avec l’avènement du Big Data ou de la mobilité, que d’un point de vue méthodique avec le changement d’approche relatif à la volonté des utilisateurs de louer un service plutôt que d’acheter un logiciel. Les contraintes écologiques sont aussi très présentes. On associe souvent IT au zéro papier mais il faut aussi prendre en compte les autres impacts environnementaux des projets IT et si possible en valoriser les bénéfices. Et face à tous ces enjeux d’innovations, il y a le défi des investissements que cela représente !

    Comment ces enjeux peuvent être intégrés par des PME ?

    Les start-ups se créent justement car ces défis existent. La véritable transformation est donc du côté des PME IT qui existent depuis plusieurs années. Il y a un vrai changement de cap à mener pour saisir l’opportunité et aussi tout simplement ne pas décliner. On ne peut plus simplement se positionner comme éditeur de logiciel et se concentrer sur la R&D et la vente de licences. La vraie valeur des PME IT est maintenant portée sur leur expertise et leur connaissance du métier. Avec la prise en main des projets clients par les directions métiers, la dimension technique devient secondaire, et il faut montrer en quoi la PME peut proposer une solution et un accompagnement bien au-delà du logiciel !

    Les stratégies d’investissement doivent être revues, et il faut au maximum mutualiser les projets d’innovation et la R&D. Avec la multiplicité des sujets, on ne peut pas tout internaliser ! Il s’agit de trouver des partenaires spécialisés dans chaque domaine, comme la mobilité ou le Big Data, et travailler ensemble : éditeurs, SSII, pôles de compétitivité, universités… Ce n’est pas de la croissance externe mais de l’innovation externe ! On peut ainsi rester focaliser sur son cœur de métier et son expertise, ce qui est essentiel pour une PME.

    Les PME françaises font face à des difficultés à s’internationaliser, mais est-ce une nécessité ?

    C’est à la fois une nécessité et un vrai défi. La plupart des PME IT françaises doivent à la fois accompagner des grands groupes français déployés à l’international et faire face à un marché franco-français limité. La croissance passe donc évidemment par l’export, et permet d’amortir des coûts de développement souvent élevés. Il ne faut pas non plus oublier que si nous ne misons pas sur l’export, ce sont nos concurrents à l’étranger qui viendront nous concurrencer en France en profitant d’une base plus large !

    Là où les grands groupes peuvent investir massivement et s’implanter en direct, les PME n’ont pas les mêmes moyens. Cependant elles peuvent nouer des alliances avec des partenaires commerciaux présents localement qui bénéficient de la connaissance du pays et de ses contraintes. Avoir défini précisément le spectre de prestations et le cœur de métier à déployer à l’international facilite la recherche de partenaires : nous ne sommes pas perçus comme un concurrent potentiel par nos partenaires car le rôle de chacun est bien identifié.

    Les PME peuvent et doivent avoir une vision et une stratégie internationale.

  • 7 principes clés pour réussir sa transformation digitale

    Comment la transformation digitale sauvera les entreprises ?

    Software AG propose 7 principes clés pour une transformation digitale réussie

    Pour se différencier et se démarquer des concurrents, une entreprise doit aller plus loin que juste se préoccuper de prix produits, d’orientation client ou de services à la demande. L’entreprise doit désormais être une organisation digitale agile. Bien que la technologie soit essentielle au succès, mettre en place de bons systèmes informatiques ne suffit plus. Dans une société où le Cloud, les réseaux sociaux, l’Internet des Objets et la technologie mobile sont les principales forces qui stimulent la demande et les attentes des clients, une transformation digitale à un niveau global s’impose comme indispensable.

    Un athlète de haut niveau ne peut pas espérer concourir aux plus grands championnats sans être dans une excellente forme physique. Une entreprise en 2016 n’est donc plus assez compétitive sans transformation digitale. C’est le constat des dirigeants d’entreprises qui investissent désormais à 84% de leur recrutement sur cet aspect. Ils sont d’ailleurs 82% à affirmer se digitaliser pour changer la manière dont leur entreprise est dirigée[1]. L’avantage le plus flagrant de la transformation digitale demeure dans la capacité à interagir plus facilement avec les clients, de manière variée et plus engageante.

    La transformation digitale est plus qu’une simple mise à niveau informatique ou un ajout d’applications. Elle nécessite des étapes totalement différentes pour permettre et atteindre les objectifs de l’entreprise. Ces étapes vont établir une passerelle entre objectifs et résultats attendus.

    Pour s’engager dans cette démarche, une nouvelle approche technologique offrant flexibilité et indépendance est à mettre en place. Ce qui ne veut pas dire que l’on fasse table rase de l’IT existant.

    La route vers la digitalisation peut sembler longue mais il n’y a pas d’entreprise qui parte de zéro. Voici un aperçu de sept principes clés à suivre et qui permettent de réaliser une transformation digitale réussie :

    1. La transformation: des processus modernisés et orchestrés à travers plusieurs systèmes.
    2. L’intégration: une connectivité uniforme à travers toutes les opérations informatiques.
    3. Data: la prise en compte des modèles de données en expansion à travers les nombreux systèmes.
    4. Visibilité: une compréhension de l’ensemble des activités en temps réel permettant une réponse rapide face aux enjeux et autres opportunités.
    5. Applications: les processus de contrôle et d’automatisation qui couvrent de multiples applications et systèmes.
    6. Échelle: l’exploitation du Big Data pour optimiser les bénéfices métier grâce à des processus liés à des analyses sophistiquées.
    7. Connectivité : la possibilité de partager facilement des données aux niveaux interne et externe afin d’améliorer l’efficacité globale.

    Afin de rester pertinent, chaque entreprise doit se concentrer sur les données, le client, l’hyper connexion et l’agilité. Néanmoins se munir des bons outils et d’une plateforme adaptée, est un aspect essentiel pour ce parcours de transformation digitale.

    [1] Résultats de l’étude mondiale de Coleman Parkes Research auprès de 1770 dirigeants d’entreprise et responsables IT dans le monde sur tous les secteurs de la digitalisation, réalisée fin septembre 2016.

     

  • Quand les PME doivent surmonter les défis de la sécurité comme les grandes entreprises…

    Surmonter les défis de sécurité IT des PME en 5 étapes

    Par Thierry Tailhardat, Directeur France de Bomgar

    Les PME sont confrontées à une série d’obstacles à leur sécurité informatique et sont particulièrement exposées aux risques de compromissions de sécurité. En raison de leur taille et de leurs ressources relativement limitées en personnel et en technologies par rapport aux grandes entreprises, elles sont à la fois plus exposées à la cybercriminalité, et moins à même d’absorber les coûts pharaoniques qui peuvent en découler. C’est une des raisons majeures du manque de confiance des professionnels IT de PME face à la recrudescence des attaques. Autre facteur, la diversité de ces attaques, qui sont aussi de plus en plus sophistiquées. Celles-ci incluent les attaques en ligne d’ingénierie sociale / de phishing, les logiciels de demande de rançon (ransomware), les attaques qui ciblent en particulier les utilisateurs privilégiés, et les attaques de VPN (Virtual Private Network), permettant de s’infiltrer sur l’ensemble d’un réseau.

    En plus de ces nouvelles menaces, les PME sont confrontées au quotidien aux mêmes défis informatiques que l’ensemble des entreprises, notamment la négligence des employés, sous-traitants et tierces parties vis-à-vis des pratiques de sécurité recommandées, les technologies patrimoniales devenues inefficaces face aux assauts de la cybercriminalité moderne, le manque de personnel, et l’absence de priorités de sécurité IT clairement définies.

    Le rapport du Ponemon Institute sur le Coût de la Cybercriminalité en 2016 prouve que dans le contexte actuel de la cybercriminalité, une entreprise moyenne peut s’attendre à des pertes pouvant atteindre 4 millions d’Euros par cas de compromission de sécurité. Et selon une autre enquête du Ponemon Institute, le rapport sur l’État de la cybersécurité des PME en 2016, plus de 50 % des PME ont été victimes de cas de compromission de leur sécurité au cours de l’année dernière. Ce sont là des conséquences que les PME n’ont pas les moyens d’assumer.

    Menaces et solutions

    Pourtant, les PME doivent comprendre que l’absence de budget dédié et d’une large équipe de professionnels IT ne doit pas les empêcher de se préparer à ces difficultés et de mieux se protéger contre les tentatives de compromission. Des solutions existent au sein même de l’entreprise, rien qu’en mobilisant les ressources existantes, en éliminant les pratiques et outils à risque et en élargissant l’arsenal des technologies pour surmonter ces obstacles.

    Voici cinq facteurs courants de menace pour la sécurité, et les solutions que les PME peuvent y opposer :

    1.      Attaques en ligne d’ingénierie sociale / de phishing

    Solution : Éliminer les identifiants simples et partagés
    Le rapport Ponemon sur l’état de la cybersécurité des PME en 2016 révèle que 65% des sondés n’observent pas de façon stricte les règles documentées de bonne gestion des mots de passe. Les PME doivent exiger de chaque utilisateur privilégié qu’il utilise ses propres identifiants. La décision de remplacer les identifiants simples ou partagés est facile à appliquer. Les PME peuvent en outre mettre en vigueur un système d’authentification plurifactoriel pour réduire les risques d’accès aux informations et systèmes sensibles d’éventuels pirates ou contrer les enregistreurs de frappe.

    2.      Menaces via les tierces parties

    Solution : Évaluer régulièrement les utilisateurs privilégiés
    Selon le tout dernier rapport Ponemon sur l’état de la cybersécurité des PME, 41 % des cas de compromission sont la conséquence d’erreurs de la part de tierces parties, tandis que 48 % sont provoqués par un employé ou sous-traitant négligent. Les PME doivent identifier ces utilisateurs privilégiés, évaluer leurs niveaux de permission IT, et s’assurer qu’ils n’aient accès qu’aux systèmes dont ils ont réellement besoin. De cette manière, des identifiants qui tomberaient entre les mauvaises mains risquent moins d’ouvrir les vannes en grand en cas de piratage.

    3.      Technologies patrimoniales

    Solution : Surveiller les accès au réseau VPN (virtual private network)
    Si bien des PME ont recours au VPN pour fournir à leurs utilisateurs un accès distant aux systèmes et fichiers dont ils ont besoin, nombreux sont ceux, même parmi les équipes IT, qui croient à tort que VPN rime avec sécurité. Mais en réalité, s’infiltrer dans un VPN est une méthode fréquente et efficace de piratage. Lorsque des cybercriminels obtiennent les identifiants et l’accès à un VPN, ils peuvent progresser au sein du réseau sans être détectés. En imposant des restrictions d’accès au VPN, on réduit les chances de succès de pirates potentiels ; dans certains cas, éliminer l’utilisation du VPN peut renforcer considérablement le profil de sécurité de l’entreprise.

    1. Utilisation d’outils gratuits de prise en main et de support
    Solution : Mener un audit technologique
    Du fait de leur personnel et de leur budget limités, certains départements IT de PME ont recours à des outils gratuits pour le dépannage à distance des appareils d’utilisateurs ; mais cette stratégie est tout simplement trop risquée. Presque tous ces outils peuvent être considérés comme non autorisés et non sécurisés, et le personnel IT doit s’efforcer d’en bloquer l’accès. La première étape en ce sens consiste à mener un audit de tous les outils utilisés au sein de l’entreprise. Cet audit devrait être programmé plusieurs fois par an en vertu des meilleures pratiques de sécurité informatique. Une solution plus sûre pour les PME consiste à adopter par défaut un outil centralisé et sûr pour l’ensemble des accès à distance. De plus, si une entreprise externalise son support IT, ce qui est fréquent pour les PME, elle doit absolument s’assurer que le prestataire de services de support utilise une solution qui établit des connexions sécurisées avec les systèmes et les applications sensibles.
    5.      Manque de visibilité sur les menaces ou les failles de sécurité

    Solution : Surveiller l’activité
    La visibilité est un aspect que toutes les équipes IT peuvent optimiser, et que l’on a trop tendance à négliger. IBM et le Ponemon Institute se sont associés dans le cadre d’une étude réalisée auprès de 383 entreprises du monde entier ayant été victimes d’une compromission, avec des pertes de l’ordre de 3 000 à 101 500 dossiers compromis. Selon le rapport, la durée moyenne avant qu’un cas de compromission soit découvert est de 201 jours. L’un des facteurs qui explique ce long délai entre l’incident et sa détection relève de l’incapacité des entreprises à surveiller les accès : qui accède aux systèmes, quand, et pendant combien de temps. Une piste d’audit de ces informations peut aider à détecter les anomalies, et donc à repérer plus tôt toute activité suspecte. Les outils de prise en main à distance sont une des technologies permettant d’instaurer une piste d’audit. Savoir comment la technologie est utilisée et par qui permet aux entreprises de se tenir informées de ce que les utilisateurs privilégiés et d’autres tierces parties font sur le réseau.

    Les petites et moyennes entreprises endossent les mêmes responsabilités de sécurité que les grandes entreprises, et leurs données sont tout aussi précieuses aux yeux des cybercriminels. En observant ces mesures, leurs départements IT pourront continuer de faire un excellent travail et ils réussiront à protéger leurs entreprises des menaces de sécurité, sans devoir mobiliser les mêmes ressources que les grandes entreprises.

  • Et si l’avenir de l’entreprise passait par la « Digital Workplace »

    « Digital Workplace »un environnement de travail « consumérisé »

    Par Jamal Labed, co-fondateur d’EasyVista 

    Favoriser une expérience utilisateur de qualité, de préférence mobile, tout en responsabilisant les collaborateurs, telle est l’ambition de la Digital Workplace. Une obligation pour l’entreprise qui doit impérativement soigner sa marque employeur, tout en rattrapant son retard en matière de digitalisation. 

    Pour Jamal Labed, co-fondateur d’EasyVista, leader des solutions de Service Management pour les services informatiques, les entreprises doivent impérativement tendre vers la « Digital Workplace »pour soigner leur marque employeur et s’affranchir du « shadow IT », du fait de plusieurs facteurs : évolution démographique, changement des usages numériques grand-public, et nouvelle génération de technologies plus centrées sur l’expérience utilisateur.

    L’entreprise est donc confrontée à une problématique inédite qui touche directement à sa compétitivité : les talents de demain exigent d’évoluer dans un environnement de travail qui leur ressemble. En l’absence d’un poste de travail répondant à cette exigence, le salarié ira tout simplement voir ailleurs et le candidat refusera le poste que l’entreprise lui propose. Même s’il n’est pas le seul, le système d’information devient un élément essentiel de la marque employeur de l’entreprise. Qu’on le veuille ou non.

    L’entreprise ne peut bien sûr concevoir de se passer de ces talents. Les « Digital Natives » représentent déjà aujourd’hui 30% des effectifs des entreprises et ce chiffre passera à 75% en 2025. Les séduire et les fidéliser devient un enjeu stratégique, au moment où de manière générale, 29% des employeurs éprouvent déjà des difficultés à recruter les profils qui vont leur permettre de relever le défi de la 4ème Révolution Industrielle.

    La solution réside dans la mise en œuvre d’une stratégie numérique qu’on appelle « Digital Workplace ». Celle-ci vise à fournir à un collaborateur un espace de travail aussi performant et convivial que les applications qu’il utilise dans sa vie personnelle. Pour Gartner, l’« entreprise numérique » favorise la « convergence des personnes, des entreprises et des objets ». Selon l’analyste, la Digital Workplace encourage l’agilité et l’engagement des collaborateurs via un environnement de travail « consumérisé ».

     Les 3 caractéristiques de la Digital Workplace

    Le terme de « consumérisation » traduit la simplification des interfaces entre les utilisateurs professionnels et le système d’information de l’entreprise. Dans le passé, les applications développées par des informaticiens pour des utilisateurs métiers répondaient aux besoins, mais au détriment de l’ergonomie, des performances d’accès et des temps de réponse. Conséquence, les utilisateurs sont allés chercher des solutions hors de l’entreprise, provoquant d’importants maux de tête chez les DSI, notamment en termes de sécurité et d’interopérabilité. La première caractéristique de la Digital Workplace est de reprendre les codes de ces applications grand-public pour favoriser une expérience utilisateur de qualité.

    Si la consumérisation  est effectivement fondamentale, la Digital Workplace doit parallèlement tenir compte de la nature du travail et donc, en premier lieu aujourd’hui, de la mobilité. En France, 80% des collaborateurs travaillent en partie en dehors de l’entreprise (du fait de la nature de leur poste ou parce qu’ils ont adopté le télétravail). Conséquence, fournir un accès mobile aux applications et services de l’entreprise est donc devenue la principale priorité des DSI. La Digital Workplace est la stratégie idéale pour y parvenir, en cohérence avec les objectifs stratégiques de l’entreprise.

    La troisième caractéristique majeure de la Digital Workplace est liée à la responsabilisation des utilisateurs qui deviennent les acteurs de leur propre qualité de service. Si le support technique consomme entre 50 et 70% du budget informatique d’une entreprise, environ 80% des demandes sont toujours les mêmes. Des fonctions d’automatisation et d’aide à la déclaration d’incidents peuvent réduire drastiquement les coûts tout en améliorant la qualité de service. Et au-delà des problématiques informatiques, ce modèle « self-service » peut être appliqué à de nombreux domaines, notamment les RH, le marketing, etc. Plus autonome, l’utilisateur devient mécaniquement plus productif.

    Si la transformation numérique semble à première vue relever du domaine technique, on le voit, la problématique touche des sphères diverses et variées. Même si son métier évolue vers l’intermédiation de services, le DSI reste le garant de la sécurité et de l’interopérabilité des données et des applications de l’entreprise. Mais, au-delà, la Digital Workplace dont il peut piloter la destinée, devient un moyen pour susciter et piloter l’innovation, qu’elle concerne les produits et services, l’expérience client, l’organisation de l’entreprise, voire son business model. Plus que jamais partenaire des métiers et acteur de la croissance de l’entreprise, le DSI est le mieux placé pour aider l’entreprise à réussir sa transformation numérique.

     

     

  • Transition numérique : une évolution majeure des comportements

    Ne laissez pas les technologies vous dicter votre stratégie de transformation numérique

     Par Jean-Pierre Blanger, Solutions & Services Manager, Ricoh France

    La transition numérique est souvent envisagée en termes d’outils, là où elle doit d’abord être une évolution majeure des comportements et la culture d’entreprise. En témoigne la profonde transformation de la relation client depuis l’introduction des moyens de communication numérique : le fait majeur à retenir est moins que l’accès aux services et à l’information est devenu plus simple et plus intuitif grâce aux technologies, que cet appétit presque sans fin des clients pour tout ce qui leur permet un gain de temps ou d’efforts.

    Après une période d’euphorie marquée par la mise en œuvre et la généralisation des outils numériques, nombre d’entreprises donnent aujourd’hui le sentiment de ne plus pouvoir faire face à cette attente d’innovation continue.  Elles se sentent plus proches que jamais d’atteindre leurs limites. La première explication tient bien sûr à la complexité croissante des problématiques posées. Les grands progrès d’hier, comme la possibilité d’envoyer un email au lieu d’un courrier pour contacter le service client, sont aujourd’hui regardés comme appartenant à un passé presque lointain. Hier, la seule mise en œuvre d’une nouvelle technologie pouvait constituer un facteur presque mécanique d’accélération du business ou de différenciation face à la concurrence. Il en va tout autrement aujourd’hui : l’innovation ne réside plus toute entière dans l’introduction de nouvelles technologies mais aussi dans l’art de les combiner entre elles et de les adapter aux usages. En d’autres termes, l’intelligence du business, la compréhension des attentes du client, et même la cohérence des outils mis en œuvre dépend de la capacité de l’entreprise à remettre l’humain au cœur de sa stratégie et des usages collaboratifs.

    Nous l’évoquions déjà dans une précédente tribune : il n’y a pas d’expérience client réussie sans expérience utilisateur également réussie. Or, force est de constater que les entreprises se sont souvent concentrées sur la première au détriment de la seconde, comme s’il s’agissait de deux sujets séparés. Sur le papier, les collaborateurs disposent bien d’une large gamme d’outils numériques pour échanger entre eux et avec leurs clients : tablettes, smartphones, PC, vidéoprojecteurs, visioconférence, systèmes d’impression, etc… . Large certes, mais très hétérogène, et très faiblement interopérable sans efforts. Dans un monde des affaires de plus en plus interconnecté où il devient nécessaire d’interagir toujours plus rapidement avec les clients, les fournisseurs ou les partenaires, la construction en silo du socle technologique de ces échanges ne peut plus exiger de chaque collaborateur des efforts constants pour ne fusse que commencer à collaborer. Ce n’est pas seulement du temps qui est perdu ici, c’est surtout de l’intelligence métier, une part de cette capacité unique du cerveau humain à associer en quasi temps réel des idées, à se forger des convictions qui seront ensuite traduites en actions. Qui n’a pas vécu déjà ces minutes embarrassantes pendant lesquelles on en vient à douter de sa propre intelligence face à un vidéoprojecteur récalcitrant, jusqu’à en oublier par quel argument fort on comptait commencer cette réunion préparée depuis longtemps avec un client stratégique ? Vous vous dites alors avec raison que la technologie ne devrait jamais être si compliquée qu’elle en vienne à asservir celui qu’elle est sensé servir.

    Mais accuser la technologie de tous les maux est à peu près aussi inefficace que de compter sur elle pour résoudre tous les problèmes. La réalité est que les entreprises, et leurs collaborateurs, ont bien changé à la fois d’outils et de comportements d’usages, mais la manière de travailler est restée la même. Il existe un décalage croissant entre la réalité d’utilisation des outils et l’attente grandissante d’une expérience sans couture d’accès et de partage de l’information. La simple problématique de transfert de l’information d’un outil tel qu’une tablette à une autre, ou l’accès en mobilité à l’imprimante de son client, suffit à témoigner de l’intensité du fossé qui se creuse. Sans parler de la difficulté d’accéder à l’information au moment précis où l’on en a besoin pour nourrir sa réflexion, par exemple à ce tableau de chiffres qu’on aimerait pouvoir consulter depuis son mobile en marchant vers son rendez-vous… Ce qui peut être vrai en économie ne l’est pas pour ce qui concerne les technologies : elles ne se réguleront pas toutes seules pour créer comme par magie l’environnement ubiquitaire de nos rêves. En la matière, les entreprises ont a reprendre l’initiative. Cette innovation des modes de travail, ou « Workstyle innovation », a déjà trouvé plusieurs expressions concrètes à travers des dispositifs permettant de faire suivre ses impressions là où l’on se trouve, ou de vidéoprojecteurs à courte focale « bords de table », conçus pour s’installer et être opérationnels en quelques secondes, ou encore aux imprimantes 3D utilisables indépendamment d’un ordinateur. Mais ces nouvelles possibilités techniques ne seront rien sans la volonté des entreprises de transformer en profondeur leur approche, en remettant l’utilisateur et ses modes de travail au centre. Il ne s’agit plus d’opérer une transformation numérique mais de s’obliger à penser transversalité de l’intégration des technologies pour offrir de nouveaux modes de travail relevant d’une culture numérique.

     

  • Quand les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts

    Etude World Quality Report 2016

    par Capgemini et Hewlett Packard Enterprise (HPE)

    La transformation digitale des entreprises, au cœur de leur stratégie IT, accentue la pression sur l’assurance qualité et les tests pour améliorer leur compétitivité et fournir des services à valeur ajoutée à leurs clients.

    Selon l’étude World Quality Report 2016,Capgemini, leader mondial du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Sogeti, sa filiale dédiée aux services de technologie et d’ingénierie, publient le World Quality Report 2016. Réalisée en collaboration avec Hewlett Packard Enterprise (HPE), l’étude analyse le niveau de qualité des applications et les différentes pratiques de test dans de nombreux secteurs d’activité de 32 pays différents. L’édition de cette année révèle que, bien que 85% des entreprises exploitent l’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) dans le cadre de leurs opérations, plus des deux tiers (68%) ne disposent pas d’une stratégie de tests adaptée à cette branche spécifique de l’IT.
    68% des entreprises déclarent avoir des projets en risque faute de ressources adaptées à l’Internet des Objets

    Les entreprises, qui doivent déployer de nouveaux produits et services digitaux à un rythme toujours plus soutenu, rencontrent souvent des difficultés à trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité de développement, et plus particulièrement dans le cadre de l’IoT. Après avoir augmenté de 18% à 35% au cours des quatre dernières années, la part du budget IT dédiée à l’Assurance Qualité a diminué cette année pour revenir à 31%.Les prévisions indiquent néanmoins que ces dépenses devraient remonter à 40% d’ici 2019.

    Outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents : nouveaux vecteurs d’efficacité et de réduction des coûts
    Cette année, le World Quality Report révèle que de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur des technologies intelligentes pour réduire leurs coûts et améliorer leur efficacité opérationnelle. L’adoption croissante des technologies digitales représente une part importante des budgets IT et les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts : 48% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas parvenir à gérer les besoins multiples et hétérogènes des environnements de test. Le rapport recommande donc aux entreprises d’investir davantage dans les outils de test et d’Assurance Qualité intelligents afin de pouvoir identifier et résoudre les problèmes de qualité le plus tôt possible.

    Montée en puissance des approches agiles et DevOps

    L’étude souligne également que de plus en plus d’entreprises adoptent des méthodes agiles et DevOps pour accélérer le déploiement de nouveaux produits et services. Cependant, 44% d’entre elles se montrent réticentes à l’idée de faire participer les équipes de test à la phase initiale de planification craignant que cela ne retarde la mise en vente. Pourtant, sans cette étape cruciale, elles mettent en risque la sécurité de leurs activités. En matière de DevOps, le rapport montre que les défis de l’adoption vont bien au-delà des simples problèmes d’Assurance Qualité et de risque métier. Les entreprises peuvent fortement limiter les bénéfices de l’approche DevOps si elles ne parviennent pas à faire travailler ensemble les directions métiers. Pour compenser les coûts supplémentaires induits par l’adoption de ces nouvelles technologies, 40% des organisations s’appuient sur des systèmes d’analyse prédictive permettant d’automatiser une grande partie du processus de test.

    Selon Hans van Waayenburg, membre du Comité Exécutif du groupe Capgemini et responsable de la ligne de service mondiale Testing : « Le World Quality Report 2016 montre que l’adoption d’une approche mature et stratégique en matière d’assurance qualité et de tests est de plus en plus nécessaire pour les entreprises. La transformation digitale représente un vecteur de croissance considérable ; pour en tirer pleinement profit, le plein engagement des clients et des parties prenantes est indispensable. Les organisations doivent proactivement supprimer les silos qui scindent leurs activités commerciales, le développement, la qualité et les opérations, avoir recours aux méthodes agiles ou DevOps et se concentrer sur la création de valeur pour le client final. Pour prendre une longueur d’avance, les acteurs en charge des tests et de l’Assurance Qualité doivent intégrer les écosystèmes de tests automatisés, l’analyse prédictive, ainsi que des outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents. »

    « Compte tenu de l’omniprésence des logiciels dans nos interactions, le test doit aujourd’hui couvrir l’ensemble de l’expérience utilisateur », explique Raffi Margaliot, Senior Vice President and General Manager, Applications Delivery Management chez HPE Software. « Ce rapport met en avant trois éléments plus importants que jamais : la sécurité, l’expérience utilisateur et la qualité. C’est sur ces piliers que les entreprises doivent s’appuyer pour atteindre la rapidité, la qualité et l’évolutivité nécessaires à leur succès. »

    A l’heure où l’Internet des Objets joue un rôle de plus en plus important dans le cadre des activités des entreprises, celles-ci doivent adopter une stratégie de tests basée sur la gestion des risques pour créer un écosystème de test sécurisé. L’étude recommande aux organisations d’investir dans des solutions « as-a- service » pour la gestion des environnements et des données de test, l’exécution des tests, et d’augmenter le niveau d’ingénierie des équipes de test. Elles pourront ainsi préserver l’intégrité de leurs systèmes tout en favorisant l’innovation dont elles ont besoin.

    Méthodologie

    Cette année, dans le cadre de l’étude World Quality Report, 1 600 personnes basées dans 32 pays ont été interrogées. Publié tous les ans depuis 2009, il s’agit du seul rapport international consacré à l’analyse de la qualité des applications et aux tendances en matière de tests. Les données de cette 8 édition ont été recueillies en ligne et par entretien téléphonique. Les répondants ont été classés en six groupes : DSI, VP Application, directeur informatique, responsable QA/Testing, directeur des données/marketing et directeur des technologies/responsable produits. Ils ont participé à des entretiens quantitatifs suivis de discussions qualitatives approfondies.

    Informations complémentaires

    Pour télécharger la version complète du World Quality Report 2016, rendez-vous sur : www.worldqualityreport.com

  • Quand les entreprises sont confrontées au « databerg »

    Prenez garde au « databerg », la partie immergée des données peut représenter une menace pour votre entreprise

     Par Chris Bridgland, Senior Director chez Veritas

    Pourquoi la gestion des « dark datas » potentiellement dangereuses pour les entreprises doit devenir l’une des principales priorités des dirigeants en 2016 ?

     Les responsables IT n’ont jamais été confrontés à une telle pression. Malgré la baisse (ou la stagnation) des budgets informatiques, les grandes entreprises demandent à leur département informatique réussir leur transformation digitale afin d’améliorer la prise de décisions stratégiques et d’accélérer le développement de nouveaux produits et services.

    La digitalisation reste un sujet majeur à l’échelle mondiale, et beaucoup d’organisations ont encore du mal à prendre ce virage. Dans la plupart des cas, le CIO et le département IT disposent des ressources nécessaires à la maintenance des tâches quotidiennes, mais qui sont insuffisantes pour innover.

    Les données représentent le principal moteur de cette course à la digitalisation. Nous sommes à l’aube de la prochaine révolution industrielle – qui cette fois-ci sera entièrement numérique. Une gestion pertinente des données est donc la clé permettant de débloquer de nouvelles opportunités et de mettre en place de nouvelles méthodes de travail. Mais personne n’aurait pu prédire l’ampleur de l’explosion des données. Selon IDC, l’univers numérique devrait atteindre un niveau démesuré de 44 zettaoctets d’ici 2020 – soit dix fois important qu’aujourd’hui, et ce alors que de plus en plus de terminaux et d’individus sont connectés.

    Les entreprises ont réagi à cette révolution en accumulant des données et en pensant pouvoir un jour les rendre utilisables, ou juste parce que leur gestion ne faisait tout simplement pas partir de leur priorité. En parallèle, les employés téléchargent de plus en plus de fichiers personnels sur les serveurs de l’entreprise, qu’il s’agisse de leur musique, photos ou encore de leurs listes de course. Considérant le stockage comme une démarche peu utile, les entreprises se dotent d’un stockage cloud verrouillé offrant une visibilité limitée sur les coûts associés à la gestion de ce vaste espace de contenus décentralisés.

    Selon le récent rapport européen intitulé Databerg, de nombreuses entreprises ont la capacité de transformer et d’améliorer le fonctionnement de leur service IT en identifiant les données critiques et en supprimant celles étant sans valeur ajoutée. Les résultats de cette enquête ont détecté un très vaste champ composé de 54% de « dark datas » non identifiées et de 32 % de données redondantes, obsolètes ou triviales (ROT) se cachant sous la surface, avec à peine 14% des données identifiées comme critiques.

    Si cet amas d’informations était laissé sans contrôle, le coût du stockage pourrait alors s’élever à plus de 813 milliards d’euros d’ici 2020, et ce uniquement pour les entreprises de la zone EMEA. Un chiffre qui n’est pas évalué à sa juste valeur car réparti entre les coûts cachés au sein du Capex et de l’Opex. Mais s’il représentait une ligne budgétaire dédiée, il bénéficierait alors d’une attention toute particulière de la part du CFO et des mesures seraient alors immédiatement mises en place.

    Mais le phénomène du Databerg n’est pas uniquement synonyme de perte financière, il représente également un risque en matière de conformité. En mai 2018, sera mis en place le nouveau règlement européen général de protection des données (GDPR), un ensemble de lois visant à harmoniser la protection des données au sein de l’UE. Celui-ci permettra aux individus de gérer leurs propres données personnelles, d’être mis au courant des violations de celles-ci, et d’exiger à ce que qu’elles soient entièrement supprimées des registres des entreprises. Mais comment les organisations peuvent espérer être conformes si 54% des informations qu’elles détiennent sont « des darks datas », et qu’elles éprouvent des difficultés à les localiser?

    Ces données potentiellement à risque pourraient présenter de graves problèmes d’intégrité et entraîner de lourdes amendes si une enquête réglementaire venait à être menée. En effet, les amendes de non-conformité fixées par le GDPR vont de 2% du chiffre d’affaires mondial annuel de l’exercice précédent pour des infractions mineures, jusqu’à 4% ou 20 millions d’euros pour des infractions plus conséquentes.

    Afin d’éviter aussi bien les coûts astronomiques que les sanctions irrévocables, les entreprises européennes doivent rapidement prendre les mesures qui s’imposent. La première étape consiste à identifier ces « dark datas » en utilisant des technologies permettant de les localiser, de connaître leur contenu ainsi que les utilisateurs qui y ont accès. Cela permettra alors de mettre en place une politique d’automatisation ayant pour but d’améliorer les processus, de supprimer le ROT et d’encourager les employés à maintenir et à gérer de façon proactive les données critiques et à forte valeur ajoutée.

    Les données représentent une véritable mine d’or mais uniquement si elles sont correctement gérées et analysées. Dans un monde où elles représentent la nouvelle monnaie d’échange, les entreprises ne peuvent pas se permettre d’accumuler celles étant non conformes ou sans intérêt – aussi bien pour des raisons de coût, de conformité que de productivité. C’est pourquoi les dirigeants doivent prendre dès à présent des mesures afin d’obtenir une meilleure visibilité et contrôler ces données avant qu’elles ne viennent endommager d’autres services tiers.

    Certains analystes avaient prédit que la croissance du volume des données dépasserait un jour notre capacité à les contrôler. C’est aujourd’hui le cas. 2016 est un tournant décisif pour les dirigeants qui souhaitent contourner le Databerg et éviter ainsi le naufrage de leur entreprise.

     

     

  • Cinq recommandations pour ne pas aider involontairement les hackers

    Le support IT n’aide-t-il pas les hackers ? 

    Par Thierry Tailhardat, directeur France de Bomgar

    Selon le niveau de compétence technique de celui qui le sollicite, le service d’assistance technique peut être vu comme un dernier recours ou comme un sauveur régulier. Qu’ils règlent de petits soucis ou de gros problèmes, les professionnels du support technique ont souvent accès à une incroyable somme d’information. Ils ont accès à quantité de systèmes et d’informations sensibles, le plus souvent sans supervision.

    Mais si cette liberté d’accès est souvent nécessaire pour pouvoir diagnostiquer et régler rapidement les problèmes, elle expose aussi les entreprises à des menaces pour leur sécurité, surtout que les hackers considèrent le support technique comme une cible privilégiée et opportune pour leurs attaques via l’ingénierie sociale ou d’autres moyens.

    Dans de nombreuses organisations, les techniciens du support technique ne bénéficient pas nécessairement d’une formation de sécurité appropriée, ni de contrôles d’accès privilégiés, alors même qu’ils disposent de droit d’accès larges et privilégiés. De plus, les exigences de rapidité et de respect des accords de niveaux de service (SLA) les obligent souvent à donner la priorité aux délais de résolution courts plutôt qu’aux meilleures pratiques de sécurité. Les services d’assistance IT qui ne disposent pas de processus et d’outils pour bien faire leur travail dans les meilleurs délais et dans le respect des règles de sécurité risquent d’exposer à des menaces cet aspect de leur stratégie de sécurité.

    Voici cinq recommandations pour s’assurer que le service d’assistance IT des entreprises n’aide pas involontairement les hackers.

    1. Amener l’IT à suivre ses propres conseils : 
    Dans le contexte de précipitation qui caractérise les conditions de travail des professionnels du support technique, il est parfois tentant de négliger les meilleures pratiques de sécurité. Mais dans une entreprise qui attend de ses utilisateurs qu’ils observent les règles, il est légitime que les pros de l’IT et du service d’assistance montrent l’exemple et qu’ils instaurent une culture favorable à une posture de sécurité solide. Il peut s’agir de règles simples et élémentaires, comme de reconnaître les marqueurs des attaques d’ingénierie sociale et d’alerter la sécurité IT en cas de demande d’assistance suspecte, d’observer les règles d’hygiène liées aux identifiants et mots de passe (tri et suppression des comptes qui ne sont pas utilisés), de veiller à ce que l’accès aux systèmes de valeur ou à haut risque s’opère via des canaux sécurisés et de ne pas partager (ni noter !) les mots de passe. Ce qui nous amène au conseil suivant…
    1. Encadrer l’utilisation des mots de passe :
    Même en 2016, il n’est pas rare que des salariés conservent leurs identifiants et mots de passe sur des post-it ou dans des feuilles de calcul. Ceci vaut aussi pour les professionnels de l’assistance IT qui ont souvent besoin de listes entières d’identifiants correspondants à différents systèmes et partagent les mêmes accès administrateur avec d’autres membres du personnel IT. Des outils modernes de gestion des mots de passe peuvent éliminer cette prise de risque inutile en mettant à profit des référentiels sécurisés de mots de passe et d’identifiants qu’ils font tourner. D’autres font mieux encore par injection des droits d’accès en arrière-plan, sans que l’administrateur ait besoin de les voir. On ne risque pas de noter sur une feuille volante ce que l’on ne voit pas.
    1. Réévaluer les mesures de performance de l’assistance IT :
    Les mesures de performance individuelle, de performance de l’assistance IT ou de performance d’ensemble de l’organisation peuvent inciter à contourner les protocoles de sécurité matures au profit d’une résolution plus rapide des problèmes. Le service d’assistance typique est généralement jugé sur la base de mesures telles que celles de résolution dès le premier appel (First Call Resolution, FCR), de délai moyen de résolution (Average Handling Time, AHT) et de satisfaction client (Customer Satisfaction, CSAT), ce qui peut inciter les techniciens de support à éviter l’application des protocoles de sécurité pour obtenir de bons scores d’évaluation, avec à la clé plus de mal que de bien. Pour combattre ce risque, les DSI (en accord avec leurs pairs de la sécurité IT) devraient équiper les services d’assistance avec des outils de prise en main à distance des systèmes pour résoudre les problèmes avec un maximum d’efficacité, tout en respectant les normes de sécurité en vigueur dans l’entreprise.
    1. Renforcer les accès à distance : 
    Les services de support sont régulièrement sollicités pour dépanner les systèmes IT de salariés distants. Malheureusement, de nombreuses méthodes courantes de prise en main à distance ne sont pas fiables : elles ouvrent une porte qu’elles laissent ouverte si bien que les cybercriminels n’ont plus qu’à s’infiltrer sur les réseaux. L’intrusion n’est parfois détectée que des semaines, voire des mois plus tard. Les réseaux VPN, longtemps utilisés pour les accès à distance, ne sont plus suffisamment sûrs pour l’accès des tiers au vu de la sophistication croissante des hackers. Avec l’évolution du paysage des menaces pour la sécurité, les VPN basiques qui créent des tunnels d’accès libre aux réseaux sont devenus une cible privilégiée des criminels pour s’infiltrer sur les réseaux protégés. Comme l’assistance est souvent sollicitée pour des utilisateurs, des tiers et des systèmes distants, c’est un aspect qui mérite d’être traité en priorité. Les entreprises doivent impérativement adopter des solutions qui éliminent tout risque d’instaurer un grappin façon IP d’infiltration sur le réseau et qui créent au contraire une connexion de courtage avec des couches superposées de contrôle, de surveillance et d’enregistrement.
    1. Assurer un suivi des sessions de support :

    Le support IT a beaucoup changé ces dernières années. L’administration système et la gestion des tickets d’incident sont toujours aussi déterminants pour le support technique IT, mais la résolution des incidents est plus complexe aujourd’hui. Il faut à présent se doter de solutions d’assistance aux capacités multi-plateformes capables de se connecter aux PC fixes et portables et aux terminaux mobiles, quel que soit le système d’exploitation. Toutes les activités des agents au cours de ces sessions de prise en main à distance devraient pouvoir être contrôlées, avec des niveaux d’autorisation granulaires et des processus d’approbation chaque fois que nécessaire. De plus, il faut pouvoir capturer une piste d’audit complète de toutes les activités de prise en main à distance pour justifier de la conformité aux directives de sécurité intérieure et extérieure préconisées par les standards.

    L’assistance IT doit bénéficier de niveaux d’accès suffisants pour faciliter le maintien de la continuité des opérations, mais pas au détriment de la sécurité. Les DSI et responsables de la sécurité doivent coopérer pour éviter tout conflit entre facilité d’accès et sécurité, et soutenir ensemble la productivité globale.

  • Quand les entreprises laissent passer les opportunités d’innover ….

    Exploiter le potentiel de la transformation numérique : libérer les départements IT des contraintes existantes

    Etude Brocade sur l’impact des décisions, des technologies et des perceptions actuelles sur la capacité d’innovation et les performances des entreprises

    Brocade annonce les résultats de sa nouvelle étude mondiale intitulée « Unlocking the Power of Digital Transformation: Freeing IT from Legacy Constraints ». Cette étude indique que les entreprises laissent passer des opportunités d’innover plus rapidement et plus efficacement en raison des technologies existantes et des perceptions historiques sur le rôle des départements IT.  D’après le rapport, plus de 70% des équipes IT pensent que si elles pouvaient aborder la technologie de façon plus flexible, elles constateraient une hausse de la compétitivité (36%), un gain de temps à consacrer à l’innovation (31%), la disparition des projets officieux (30%), une hausse des revenus de 12% et une baisse des coûts de 10% sur les 12 prochains mois.

    Ce n’était pas sensé se passer ainsi…

    Cette nouvelle étude, qui examine le fonctionnement actuel des départements IT d’entreprises basées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, à Singapour, en France et en Australie, révèle que les tâches quotidiennes telles que la protection des données et la gestion des systèmes existants sont si chronophages (citées comme telles par 73 % et 63 % des personnes interrogées, respectivement) que de nombreuses entreprises laissent passer des opportunités d’innover et de transformer leurs processus. En outre, 72 % des personnes interrogées ont été frustrées lorsque le département IT n’a pas pu répondre facilement aux besoins de l’entreprise.

    « Depuis vingt ans, l’infrastructure IT existante empêche les entreprises d’innover comme bon leur semble. Le département IT a dû sacrifier de nouvelles opportunités commerciales trop souvent. Ce n’était pas sensé se passer ainsi », déclare Christine Heckart, directrice du marketing et vice-présidente senior des écosystèmes chez Brocade. « Les technologies modernes du nouveau réseau IP libèrent le potentiel du réseau en tant que plate-forme d’innovation et permettent aux départements IT de dire « oui » aux opportunités commerciales qui se présentent tous les jours à l’ère de la transformation numérique. Le réseau est essentiel pour exploiter le potentiel de la transformation numérique et libérer le département IT des contraintes actuelles qui entravent l’innovation », ajoute-t-elle.

    Il est indispensable d’abandonner l’approche consistant à assurer le fonctionnement permanent des systèmes pour innover et optimiser les performances

    La transformation numérique est une priorité, mais les responsables IT doivent faire des compromis qui influent sur leur capacité à adopter de nouvelles technologies et approches ; 87 % des personnes interrogées déclarent que leur entreprise adopte une stratégie de transformation numérique, 94 % affirmant que leur DSI considère que c’est essentiel pour atteindre les objectifs. En revanche, près de 79 % déclarent que la capacité à la mettre en œuvre de manière adéquate est limitée en raison d’un manque de budget (49 %), de problèmes de sécurité (43 %), de la rigidité des systèmes actuels (26 %) et du temps requis pour gérer les systèmes existants (22 %). Encore plus inquiétant, près d’un tiers (29 %) des personnes interrogées déclarent que les limites des technologies existantes empêchent le département IT de répondre aux besoins immédiats de l’entreprise et favorisent encore moins l’innovation pour l’avenir.

    Favoriser l’amélioration des performances futures de l’entreprise

     Comme on pouvait s’y attendre, 88 % des personnes interrogées ont identifié des situations au cours des douze derniers mois où le département IT a dû refuser de traiter des demandes qui présentaient clairement des avantages pour l’entreprise, 53 % ayant déclaré qu’elles auraient permis de bénéficier d’avantages à court terme et 72 % d’avantages à long terme. Selon le rapport, plus de 70 % des équipes IT estiment que si leur approche de la technologie était plus flexible, l’entreprise bénéficierait d’avantages évidents, tels que des gains de compétitivité (36 %), plus de temps pour innover (31 %) et l’élimination du shadow IT (30 %). Les personnes interrogées ont également déclaré que leur entreprise augmenterait son chiffre d’affaires, estimant qu’une plus grande capacité d’innovation se traduirait, en moyenne, par une augmentation du chiffre d’affaires de 12 % et une réduction des coûts de 10 % au cours des douze prochains mois.

     

    Citations :

    « Nous savons par expérience, et notre rapport le confirme, que le département IT joue un rôle essentiel dans l’innovation, mais que trop d’entreprises sont limitées dans leur capacité à adopter une stratégie de transformation numérique et à la mettre en œuvre. Il est évident que si les départements IT passaient moins de temps à assurer le bon fonctionnement permanent des systèmes et des applications, ils pourraient consacrer plus de temps à la création de valeur, à la réduction des coûts et à l’augmentation du chiffre d’affaires. Les entreprises doivent être plus souples en ce qui concerne l’adoption et le déploiement de technologies », déclare Alain Valluy, regional sales manager, Brocade.

    « Les entreprises qui mettent en œuvre une stratégie de transformation numérique ont besoin d’une infrastructure de réseau sous-jacente qui leur permet d’innover rapidement. Nous pensons que le réseau doit devenir une plate-forme d’innovation permettant de développer, de fournir et de sécuriser les applications. Le meilleur moyen pour ce faire est de mettre en œuvre des architectures de réseau qui sont pilotées par des logiciels, ouvertes et agiles, telles que le nouveau réseau IP. »

    Le rapport « Unlocking the Power of Digital Transformation: Freeing IT from Legacy Constraints » peut être téléchargé ici. L’étude a été réalisée par la société indépendante d’études de marché Vanson Bourne en avril 2016 auprès de 630 décideurs d’entreprises comptant plus de 500 employés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, à Singapour et en Australie.

    Infographie FR