Étiquette : IT

  • Transformation digitale des entreprises, où en est on ?

    Enquête Robert Half Technologie réalisée en avril 2016 sur la transformation digitale des entreprises

    De la petite entreprise au groupe international, la transformation digitale est devenue un passage obligé pour toutes les entreprises, que cela soit pour s’adapter au changement afin de rester compétitif ou pour transformer une activité concurrencée par le développement de nouveaux Business models. Robert Half Technologie, expert mondial du recrutement spécialisé, dévoile les résultats de sa dernière enquête*  réalisée en avril 2016 auprès de 100 DSI français, sur la question de la transformation digitale des entreprises.

    Cette année, les entreprises françaises vont investir plus dans leur digitalisation

    La transformation numérique est un levier important de création d’emplois et de valeur. C’est la raison pour laquelle les entreprises françaises interrogées dédient un certain budget à leur digitalisation aujourd’hui.

    Et ces budgets vont augmenter ! En effet, pour 48% (38% en 2015) des DSI interrogés le budget digitalisation va augmenter cette année : entre 5 et 10% de plus pour 76% des répondants. Pour 50% des DSI, il restera le même que l’année dernière.

     E-business, Cloud et Mégadonnées restent à améliorer selon les DSI

    Si les moyens sont bel et bien là, le chemin de la transformation numérique est long, et certaines améliorations semblent encore nécessaires aux yeux des DSI français : les augmentations de budget devraient se concentrer sur :

    Sans étonnement le e-business, propulsé par le développement multicanal des ventes, est le premier poste de dépenses et d’améliorations prévu par les DSI interrogés. Les directeurs e-commerce et chefs de projets e-commerce sont particulièrement valorisés.

    Le cloud l’est également pour des contraintes évidentes de sécurité et de souplesse. Enfin, la collecte et l’exploitation des mégadonnées s’affichent comme un poste de dépenses logique et essentiel face la masse d’informations dont disposent les entreprises. Les types de profils associés à ces fonctions sont extrêmement recherchés et valorisés, en raison notamment de leur rareté.

    « En matière de digitalisation tous les secteurs sont aujourd’hui concernés, la transformation numérique a bouleversé le monde de l’entreprise car elle implique de nouveaux modes de fonctionnement et exige beaucoup  d’adaptation et d’agilité de la part des entreprises et de l’ensemble de leurs collaborateurs. Devant son caractère inéluctable, les DSI revoient clairement leur stratégie tant dans la gestion des coûts que des hommes. Il va de soi que les services IT ont de plus en plus de  poids dans les organisations et en matière décisionnel. Intrinsèquement, tant les profils techniques que ceux aguerris aux développements des plateformes techniques digitales  sont recherchés. La guerre des talents s’intensifie d’autant plus que le marché est en situation de quasi plein emploi pour ce type de profils. » commente Fabrice Coudray, directeur de Robert Half Technologie.

  • Smarcity ou boîte de Pandore ?

    Villes intelligentes : cinq zones de sécurité à surveiller par les DSI

    Par  Christophe Auberger, Directeur Technique France chez Fortinet

    Grâce aux données des capteurs installés sur les routes et véhicules, les systèmes de navigation embarqués dans les voitures peuvent signaler les embouteillages, leurs durées; les caméras repèrent les déchets dans les lieux publics et demandent l’intervention d’équipes de nettoyage ; les lampadaires de rue s’autorèglent…

    Voilà quelques-uns des scénarios qui pourraient se généraliser avec le développement des villes intelligentes au cours des prochaines années. Poussées par une urbanisation croissante et alimentées par des technologies telles que l’Internet des objets (IoT) et l’analyse des données, les villes intelligentes sont sur le point de connaître une croissance exponentielle. Glasgow, Barcelone, Nice, New York, Londres et Singapour sont déjà engagées dans cette voie. D’après Navigant Research, le marché des technologies des villes intelligentes pourrait représenter 27,5 milliards de dollars annuels en 2023.

    Le secteur public est souvent à l’origine des initiatives de villes intelligentes. Cependant, celles-ci vont avoir un fort impact sur les entreprises. Les DSI vont devoir apprendre à exploiter les nouvelles infrastructures connectées de leur ville pour leurs activités. Les technologies des villes intelligentes, telles que l’IoT et les analyses des données vont sans doute donner lieu à des idées commerciales innovantes dans le futur.

    Mais la nouvelle vague de services et de technologies des villes intelligentes va probablement aussi créer de nouvelles vulnérabilités en matière de sécurité. Voici les CINQ zones à surveiller par les DSI.

    1. Davantage de fragmentation de l’IT

    Ces dernières années, nous avons assisté à une prolifération rapide des services cloud et à l’adoption des appareils mobiles au travail. Cette tendance a bouleversé la productivité de l’entreprise. Mais elle a également mis à mal le contrôle très rigoureux exercé jusqu’alors par les DSI sur leurs systèmes informatiques.

    Les DSI doivent désormais se faire à l’idée que les employés peuvent utiliser des services cloud non autorisés, via des téléphones non sécurisés, pour accéder aux serveurs de l’entreprise et aux données sensibles de l’entreprise. L’explosion attendue des appareils IoT — les chercheurs estiment qu’en 2020, le nombre d’appareils actifs connectés sans fil sera de plus de 40 milliards dans le monde — entraînera davantage de fragmentation de l’IT dans l’entreprise.

    Au lieu de s’engager dans une bataille perdue d’avance, les DSI doivent veiller à protéger les données. Ils doivent rechercher des appareils IoT capables d’offrir un chiffrement d’appareil à appareil ; envisager de mettre en place — et de renforcer — des systèmes de chiffrement complets afin de protéger les données stockées dans les réseaux, services cloud et terminaux.

    1. Vulnérabilités des appareils

    L’année dernière, des chercheurs en matière de sécurité ont trouvé des failles situées  dans les poupées Barbie connectées en Wi-Fi, les voitures Jeep Cherokee, les dispositifs de suivi d’activités physiques et autres appareils connectés dernier cri. FortiGuard Labs de Fortinet constate déjà des attaques ciblant les appareils IoT à travers le monde. Cela montre les risques inhérents au fait de connecter des jouets, dispositifs wearables, voitures et réseaux électriques à des capteurs reliés à un réseau commun et au Web.

    L’Internet des objets (IoT) va démultiplier les surfaces soumises aux attaques. Les pirates vont utiliser les appareils IoT comme tremplin pour des attaques de grande ampleur. Par exemple, les pirates profitent des vulnérabilités des appareils connectés grand public pour pénétrer dans les réseaux des entreprises et les matériels auxquels ils se connectent.

    Alors, comment les DSI peuvent-ils se protéger contre les risques des appareils connectés ? À défaut de pouvoir séparer physiquement ces appareils de tous les autres systèmes du réseau, ils peuvent envisager de déployer des systèmes de protection réseau. Les pare-feux de segmentation interne (ISFW), par exemple, peuvent limiter la prolifération des menaces à l’intérieur du réseau de l’entreprise. Ils doivent également employer une solution de sécurité réseau pour l’IoT capable de limiter l’exploitation de cette surface d’attaque croissante et vulnérable. Les fournisseurs d’IoT doivent renforcer leurs produits et avoir une équipe d’intervention en cas d’incidents relatif à la sécuritté des produits (Product Security Incident Response Team, PSIRT).

    1. Les passerelles IoT peuvent être exploitées

    Dans un déploiement IoT typique, la majorité des appareils sont et seront connectés en permanence. Contrairement aux téléphones mobiles et aux ordinateurs portables, ces appareils bénéficient d’une authentification unique pour des multiples sessions. Cela les rend particulièrement attractifs aux yeux des pirates souhaitant s’infiltrer dans les réseaux d’entreprise. Le renforcement de la sécurité des passerelles qui connectent les appareils IoT est donc indispensable. Les DSI doivent cartographier la localisation et les liaisons de ces passerelles — qui peuvent se trouver en interne ou en externe, et même être connectées aux fabricants des appareils IoT. Un solide plan de mises à jour avec des correctifs de sécurité doit également être établi sur ces passerelles comme sur les appareils IoT.

    1. Big data, plus de risques

    L’une des constantes dans le déploiement des villes intelligentes est que cela va générer plus de données, qu’il faudra traiter et stocker. Les dispositifs connectés vont générer d’énormes répertoires de données. Les entreprises qui adoptent le big data assisteront à un déluge encore plus impressionnant de données. Malheureusement, ces données constitueront également des cibles attractives pour les pirates. Pour protéger ces quantités de données associées à d’importants flux en entrée comme en sortie, les capacités en bande passante des dispositifs de sécurité seront primordiales. Et en matière d’analyse des données, il ne s’agira plus de traiter une simple série de données, mais de multiples répertoires de données qui devront pouvoir être combinés et analysés ensemble par différents groupes de personnes. Par exemple, les recherches d’un laboratoire pharmaceutique devront être accessibles aux employés, aux sous-traitants et aux stagiaires. Cela implique autant de droits d’accès et d’audit individuels.

    1. Une nouvelle boîte de Pandore

    De nouveaux vers, conçus pour les appareils IoT vont émerger — et ils pourraient faire encore plus de ravages étant donné la portée étendue des nouveaux réseaux convergents. Conficker est un exemple de ver qui s’est répandu sur les PC en 2008 et dont la présence persiste toujours en 2016. De la même manière, on peut s’attendre à ce qu’apparaissent des vers et virus capables de se propager d’appareil en appareil — notamment avec les appareils mobiles et le système d’exploitation Android. Les vers se répandront en exploitant les vulnérabilités d’une surface d’attaque mobile et IoT croissante. Le plus grand botnet constaté par FortiGuard Labs a atteint environ 15 millions de PC. Grâce à l’Internet des objets, celà pourrait facilement en atteindre plus de 50 millions si la propagation des vers sur IoT n’est pas correctement limitée. La gestion des correctifs et les inspections de sécurité basées sur les réseaux — notamment, les systèmes de prévention d’intrusion (IPS) — capables de bloquer les vers sur IoT sont incontournables.

     

     

     

  • Prédiction Forrester : Le Saas principal modèle de déploiement

    Le marché mondial des applications de processus métiers, qui va des solutions de contact-client à la gestion des RH, des finances, des opérations et des produits, va passer de 141 milliards de dollars en 2015 à 169 milliards de dollars en 2017, selon les prévisions de Forrester (cf. graphique ci-dessous). D’ici 2020, le Saas sera le principal modèle de déploiement d’application sur le marché, générant plus de 50% du revenu total des logiciels.

     

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    Les applications BT (Business Technology), c’est-à-dire les technologies requises pour acquérir, servir et fidéliser les clients, vont doper la croissance. Forrester estime que 59 % des dépenses des entreprises liées aux applications seront consacrées aux solutions BT contre 41% aux solutions IT.

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.

  • BYOD ou CYOD la stratégie passe par les collaborateurs

    BYOD (Bring Your Own Device) ou CYOD (Choose Your Own Device) : le choix donné à vos collaborateurs est déterminant pour mener à bien votre stratégie 

    Par Franck Trognée, Directeur des ventes Europe du Sud, HID Global

    À mesure que les terminaux mobiles deviennent omniprésents, que leur utilisation se systématise, aussi bien à la maison qu’au travail, et que ces équipements se complexifient, les entreprises se trouvent confrontées à une succession d’enjeux dès l’instant où leurs collaborateurs entendent accéder à des ressources professionnelles en tout lieu, à tout moment et sur l’appareil de leur choix. Les données recueillies récemment par Eurostat témoignent d’une dépendance croissante envers les mobiles en Europe : 51 % des citoyens de l’UE âgés de 16 à 74 ans se sont servis d’un terminal mobile pour se connecter à Internet en 2014, contre 36 % en 2012. L’utilisation du mobile étant tellement répandue et fréquente, il est naturel que les collaborateurs veuillent utiliser ces appareils à des fins professionnelles, mais aussi pour leur convenance personnelle.

    Ces dernières années, avec l’adoption de stratégies BYOD, les entreprises aspirent à tirer le meilleur parti de la montée en puissance des smartphones.
    La commodité est un critère décisif de l’expérience utilisateur, et le phénomène BYOD a longtemps été perçu comme un moyen d’y parvenir, compte tenu des gains de souplesse et de productivité induits. Alors qu’une étude Tech Pro Research observe que 74 % des entreprises basées aux Etats-Unis ont déjà adopté une stratégie BYOD ou envisagent de le faire, le même rapport constate également que cette tendance est loin d’être aussi répandue en Europe, où un sondage IDC fait valoir qu’à peine 36 % des entreprises adhèrent au BYOD.

    Que ce soit pour des questions de sécurité, en raison de la législation sur la protection des données personnelles ou à cause de simples différences de culture, une charte CYOD pourrait être une démarche bien plus efficace pour les entreprises européennes.

    Avec une stratégie de type BYOD, les entreprises doivent inévitablement prendre en compte le facteur sécurité. Comment parvenir à sécuriser en permanence leurs propres données avec tant d’équipements et d’utilisateurs différents à surveiller ? Comment protéger leurs systèmes alors que des virus, des logiciels malveillants et des menaces persistantes avancées risquent de contaminer les terminaux dont se servent leurs collaborateurs pour leur usage personnel ? Après tout, une récente étude de Forrester laisse entendre qu’au moins 60 % des entreprises seront victimes d’une fuite de données confidentielles en 2015. Celle-ci pourrait être causée involontairement par leurs collaborateurs, que ce soit par l’usage impropre, la perte ou le vol de ressources.

    Les entreprises disposent de plusieurs moyens pour renforcer leur sécurité lorsque les collaborateurs se servent de terminaux mobiles. Une solution possible consiste à créer des espaces distincts sur chaque équipement, dévolus aux données professionnelles et personnelles de chaque utilisateur. En résumé, cela suppose que les établissements créent sur l’appareil un espace administré à distance, renfermant la totalité des données de l’entreprise et protégé par les normes de cryptage les plus draconiennes et la technologie de sécurité la plus poussée.

    Voilà qui réduit significativement le risque de croisement de virus et d’autres menaces lié à l’utilisation personnelle du terminal. Ce type de procédure se révèle encore plus crucial à la lumière des récentes prévisions de Gartner selon lesquelles plus de 75 % des applications mobiles échoueront à des tests de sécurité élémentaires en 2015(1). En l’associant aux toutes dernières techniques d’authentification bi- et multifactorielles comme, par exemple, l’utilisation de « jetons logiciels » mobiles pour générer des mots de passe à usage unique, les entreprises se donnent toutes les chances de rendre les terminaux mobiles inoffensifs sur le lieu de travail.

    Paradoxalement, c’est là où se situent les limites de la stratégie BYOD sur le plan de la sécurité. Si les collaborateurs peuvent commodément accéder à leurs données personnelles et professionnelles, la multitude de terminaux mobiles à disposition comme la pluralité de leurs utilisateurs rendent, la plupart du temps, toute approche standard impossible voire irréaliste en matière de sécurité des données. Une authentification forte et exhaustive peut contribuer grandement à préserver les données de l’entreprise dans un cadre BYOD, mais un degré de risque significatif subsiste. Et c’est précisément à ce niveau qu’une stratégie CYOD peut apporter d’autres avantages.

    La mise en œuvre d’une stratégie CYOD permet aux entreprises d’adopter les mêmes dispositifs de sécurité qu’avec une charte BYOD, notamment des espaces réservés aux données cryptées et des procédures d’authentification aussi efficaces que faciles à suivre. En parallèle, en offrant à leurs collaborateurs le choix parmi une gamme restreinte de terminaux, les entreprises sont mieux à même de les contrôler, en écartant les équipements pour lesquels elles doivent élaborer une stratégie de sécurité. Voilà qui, au final, limite le choix proposé à leurs collaborateurs, tout en permettant néanmoins d’aboutir à un compromis efficace : les salariés en Europe en viennent à attendre de leurs employeurs qu’ils prennent à leur charge des terminaux mobiles qui serviront à accéder aux données de l’entreprise, et la stratégie CYOD constitue un moyen efficace de gérer cette tendance. Avec une charte CYOD, il est, en outre, plus facile pour les entreprises de mettre en œuvre une politique de sécurité sans faille, alors qu’au sein d’un environnement BYOD, elles n’auront pas nécessairement testé tous les appareils en vue de garantir une cohérence d’action et d’expérience utilisateur.

    Les multiples législations draconiennes sur la protection des données personnelles en Europe rendent également la stratégie CYOD souhaitable. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et l’Espagne, ont des règles destinées à protéger les salariés de tout espionnage opéré via leurs terminaux mobiles. D’après les analystes Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis et Terrence Cosgrove, « Une autre difficulté surgit dans le cadre BYOD dès lors qu’il s’agit de supprimer des données professionnelles sur le terminal d’un utilisateur. D’après le droit de l’UE, les données stockées sur le terminal d’un individu sont, semble-t-il, la propriété de cet individu et non de l’entreprise ; les effacer peut par conséquent être illégal, en fonction de la localisation géographique du salarié. Ce problème n’a pas lieu d’être avec le CYOD puisque le terminal appartient à l’entreprise(2). »

    Le WYOD (Wear Your Own Device) qui s’esquisse aujourd’hui officiera, à l’avenir, comme stratégie de substitution ou d’accompagnement pour le BYOD ou le CYOD. Une étude récente d’IDC prévoit que le nombre d’accessoires connectés commercialisés en 2015 s’inscrira en hausse de 173 % par rapport à 2014 : les wearables ont de beaux jours devant eux. Même s’il en est encore à ses premiers balbutiements, le WYOD intégrera une nouvelle dimension intéressante dans l’équation BYOD ou CYOD, à mesure que le nombre d’équipements augmente et que les salariés sont toujours plus nombreux à attendre des entreprises qu’elles développent des logiciels leur permettant d’utiliser leurs accessoires connectés à des fins professionnelles.

    Le phénomène BYOD a assurément rencontré un certain succès aux États-Unis et au Royaume-Uni, et les avantages offerts aux salariés en termes de souplesse et de commodité sont manifestes. Néanmoins, rendre une stratégie BYOD totalement inattaquable relève de la gageure pour les entreprises. Compte tenu du large éventail d’appareils sur le marché, il est impossible d’élaborer une stratégie de sécurité adaptée à chacun et, pour préserver la sécurité des données de l’entreprise, l’authentification forte est donc mise à rude épreuve. Le CYOD atténue quelque peu ces problématiques, en restreignant le nombre d’appareils qu’une entreprise doit surveiller. En Europe en particulier – où la protection des données personnelles, priorité culturelle, est strictement légiférée – cette stratégie possède un réel avantage juridique que le BYOD ne peut offrir.

    1 : Gartner, Gartner Security & Risk Management Summit 2015, 14 – 15 September, London, UK, http://www.gartner.com/binaries/content/assets/events/keywords/security/sec16i/sec15_gartner_predicts_1.pdf

    2 : Gartner, BYOD Versus CYOD: A Regional Best-Practice Guide, Rob Smith, Leslie Fiering, David A. Willis, Terrence Cosgrove, 30 December 2014    

  • Dualité de l’informatique : de COBOL à Facebook

    Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ?

    L’Informatique, celle avec un « I » majuscule, est un univers hétérogène et complexe où cohabitent des familles de technologies très différentes les unes des autres. Des grands mainframes à Twitter, comment assurer un équilibre serein ? Pourquoi aujourd’hui, dans la balance décisionnelle, des applications pour smartphone peuvent-elles être en concurrence avec des systèmes-socles vieux de plus de 30 ans parfois ? Les raisons existent, certes. Mais quid des conséquences ?

    Par Alex Huart, Chief Evangelist Officer de Raincode

    « Grosses machines » vs buzz words

    Sans conteste, il existe désormais une différence d’exposition, et donc d’appréciation, entre l’informatique « dure » et les nouvelles technologies de l’information. D’un côté les grands systèmes, les langages historiques comme COBOL ou PL/I qui assurent la production quotidienne, et, en face, les NTIC, Facebook et autres applications mobiles. Sans compter les « big data », « Internet des objets », « transformation numérique »… autant de termes à la mode qui viennent ajouter une couche d’opacité à un univers déjà dense et, pour beaucoup, incompréhensible.

    Or, le constat est là : les NTIC sont plus faciles d’accès, et quand on ne fait pas partie des buzz words, il est difficile d’exister. Les raisons d’un tel déséquilibre tiennent le plus souvent au besoin impérieux de profits immédiats : les objectifs court-termistes sont devenus la règle. Les DSI éprouvent aujourd’hui des difficultés à faire remonter les problématiques plus profondes. Même les CEO ont du mal à s’intéresser à leurs systèmes legacy, et tout le monde voudrait que ces systèmes fonctionnent et évoluent tout seuls.

    Pourtant, opposer informatique « dure » et informatique « à sensation » n’a pas de sens. Est-il véritablement nécessaire de rappeler que l’une ne va pas sans l’autre ? Car les NTIC ne sont en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

    Un match déséquilibré… et dangereux

    Persister dans cette opposition inique est dangereux à plusieurs titres.

    D’une part pour des raisons structurelles : les Ressources Humaines ne sont pas en mesure d’absorber les conséquences de cette lutte insensée. Les difficultés de recrutement dans l’informatique dure sont déjà une réalité, et elles vont s’aggraver. Les technologies anciennes n’intéressent plus les jeunes ingénieurs. Ils sont nombreux à commencer leurs études avec l’idée de ne se consacrer qu’au développement d’applications pour le dernier smartphone.

    D’autre part, pour l’image auprès des marchés. Rappelons-nous des entreprises qui n’ont pas su se préparer au bug de l’an 2000 : elles l’ont payé cher. Car oublier les systèmes legacy c’est faire preuve d’un manque certain de compréhension des enjeux. Repousser encore le remaniement des fondations de son SI est donc un mauvais message. De plus, ces problématiques se retrouvent basculées vers le DSI, qui doit alors gérer cette « patate chaude » et supporter par la même occasion responsabilités et pression. Et celles-ci sont bien évidemment à la hauteur des enjeux, c’est à dire très élevées.

    Moderniser son infrastructure, ce n’est pas recréer un mainframe sous Linux pour faire des économies et placer son espérance dans un meilleur COBOL en 2025.  A quoi sert un langage dont les nouvelles générations de développeurs ne veulent pas ?

     

    Revoir les priorités

    Il est aujourd’hui nécessaire de prendre du recul sur les NTIC, Twitter, Facebook et consorts, pour se saisir des problématiques de fond que cette culture de l’immédiateté et de la « mode-rnité » efface dans les cercles décisionnaires. Les dirigeants ne peuvent plus prendre des décisions déraisonnables se basant sur une informatique évanescente. Il ne s’agit évidemment pas d’adopter une position passéiste : ce serait suicidaire. Non. La solution, à la fois la plus raisonnable mais aussi la plus pertinente stratégiquement et économiquement, est de faire cohabiter les deux environnements en intelligence.

    Pour actualiser « la surface », c’est à dire adopter les nouvelles technologies, il faut pouvoir utiliser l’existant sans le redévelopper, le migrer à l’identique sur une plateforme moderne, pour l’exécuter à moindre coût et ajouter directement de nouvelles fonctions à l’existant en utilisant un langage contemporain.

    Comprendre la complexité et la criticité que véhiculent les applications et systèmes obsolescents ne suffit pas à préparer le futur. Il faut agir dans la bonne direction.

  • Quand l’analytique envahit les Clouds sectoriels

    3 tendances du marché européen de l’IT pour 2016

    Par Emmanuel Serrurier, Directeur Général Informatica France

     

    1.  L’analytique envahit les Clouds sectoriels

    Nous assistons à une augmentation considérable des nouveaux types de données avec l’intégration des périphériques connectés qui s’est intensifiée cours de l’année écoulée. Les entreprises cherchent donc à savoir comment tirer le meilleur parti des informations qui en découlent. En 2016, plutôt que de construire une nouvelle infrastructure d’analyse des données, elles adopteront de plus en plus des « Clouds sectoriels » pour l’analyse. Ce sont des infrastructures d’analyse spécifiques hébergées dans le Cloud qui peuvent être utilisées par les entreprises pour résoudre certains problèmes communs à leur secteur. Cette tendance s’avère particulièrement utile pour les secteurs, riches en données, qui utilisent les périphériques connectés, tels que les télécommunications, les « utilities », le transport, la logistique et la distribution.

    Par exemple, en matière d’analyse des données, les entreprises du secteur des « utilities » ont des besoins similaires. Qu’elles distribuent de l’électricité, du gaz, ou encore de l’eau ces entreprises doivent contrôler et traiter d’énormes volumes de données. Un Cloud sectoriel pour l’analyse leur permet d’y parvenir à moindre coût et le plus efficacement possible. Aujourd’hui, dans le secteur du transport et de la logistique, la plupart des véhicules sont équipés d’au moins un capteur de surveillance qui produit des données. Si chaque moteur appartenant à une entreprise est doté d’un capteur supplémentaire, des dizaines de milliers de données supplémentaires doivent être traitées, ce que les entreprises ne sont pas encore en mesure de faire. Cependant, la disponibilité d’un Cloud sectoriel rend l’analytique accessible à toute entreprise qui souhaite tirer parti de la valeur ajoutée apportée par les données connectées.

    1. Données pour le plus grand nombre

    En 2016, l’analyse des données va vraiment se démocratiser pour les entreprises. Jusqu’à maintenant, seules « quelques entreprises privilégiées » disposaient des ressources et des compétences requises pour exploiter pleinement les données. Désormais, grâce aux innovations technologiques, toutes les entreprises peuvent accéder aux données dont elles ont besoin.

    Le secteur de la distribution illustre bien ce concept de démocratisation. Par exemple, les employés des magasins peuvent désormais accéder à des données pertinentes qui facilitent leur travail, cela reste essentiel pour les employés de première ligne, qui sont en contact direct avec les clients en magasin. La représentation physique de cette évolution est caractérisée par un plus grand nombre de clients dans les magasins avec des appareils mobiles tels que des iPads, qui utilisent des applications pouvant leur fournir directement des informations. Le processus d’analyse ainsi démocratisé permet désormais à un employé qui ne connaissait pas le client se trouvant devant lui d’établir immédiatement une bonne relation avec lui et d’améliorer son expérience.

    Cette disponibilité des données en temps réel pour le plus grand nombre signifie également que les entreprises peuvent désormais prévoir très finement les tendances futures. Ce niveau de connaissance en temps réel sera un véritable avantage des données pour le plus grand nombre.

    1. « L’expérience de la relation » devient primordiale

    L’année 2016 marquera une évolution des habitudes d’achat des consommateurs. Avec des produits et des services de plus en plus homogènes, les consommateurs feront des choix reposant plus que jamais sur la confiance et l’expérience client. Bien sûr, la sécurité des données est un facteur de différenciation important pour fidéliser les clients et nouer des relations basées sur la confiance, mais, bientôt, un vol de données ne sera plus nécessaire pour écorner la fidélité des consommateurs cyniques d’aujourd’hui : leur nom mal orthographié ou une adresse de livraison incorrecte suffira pour perdre leur confiance.

    Selon une étude réalisée récemment au Royaume-Uni par YouGov, le principal facteur qui motiverait la perte de confiance des consommateurs vis-à-vis d’une marque n’est pas le vol de données en tant que tel, mais un manque de communication suite à au vol. Cette étude révèle également que les entreprises sont aujourd’hui obligées de gagner la confiance des clients. La transparence sur l’utilisation des informations personnelles (50%), l’application d’une politique de confidentialité (43%) et la résolution rapide des problèmes (38%) sont les trois principales mesures que les entreprises peuvent prendre pour gagner leur confiance.

    En 2016, les marques qui exploiteront les données pour obtenir une vue à 360 degrés du client et personnaliser au maximum la relation client se démarqueront rapidement de la concurrence. Des stratégies de tarification précises ont déjà été mises en place dans la plupart des secteurs d’activité, mais, l’année prochaine, les entreprises se concentreront davantage sur la « valeur ajoutée » pour que ces stratégies soient plus personnalisées et favorables pour les clients.

    Prenons le secteur du tourisme, par exemple. Aujourd’hui, la technologie permet aux compagnies aériennes qui utilisent intelligemment les données de renforcer les relations avec les clients afin d’améliorer leurs voyages, notamment en personnalisant l’enregistrement à l’aéroport, ainsi que les divertissements et le service de restauration proposés à bord de l’avion. Les données peuvent également favoriser un certain nombre de choix une fois que le client s’est éloigné du site Web. Par exemple, si les données indiquent que vous êtes un conducteur, la compagnie aérienne peut vous proposer un service de voiture pour le même prix qu’une place de stationnement. Si les données font ressortir vos marques préférées, elle peut vous proposer des offres au sein de l’aérogare. Si elle est connectée à vos réseaux sociaux, elle peut savoir si vous voyagez avec vos amis et vous proposer des offres de groupe.

    Pour conclure, côté marchés et clients, selon les prestataires, le Big Data et donc l’évolution des données devraient s’étendre vers de nouveaux secteurs d’activité et de nouveaux métiers, touchant également le grand public via les personal devices (tablettes, portables…). C’est dans ce contexte également que de nouveaux modèles de commercialisation devraient émerger, posant notamment la question de la monétisation des données.

  • Impact de la transformation numérique sur l’expérience client

    L’IT n’est plus une affaire de spécialistes, mais concerne toute la société.

    Par Jamal Labed, co-fondateur d’Easyvista

    Le XXIème siècle marque le début de la « consumérisation » de l’IT, où des produits conçus pour le grand public et tirant parti du Cloud investissent les environnements professionnels. Au sein des entreprises, les collaborateurs voient, de plus en plus, dans les solutions grand public des moyens plus efficaces d’améliorer leur productivité comparés aux outils fournis par leur département informatique. Les entreprises, quant à elles, ont pris conscience que l’informatique classique, plus orientée « back-office » que client, ne répondait plus aux manières de consommer la technologie aujourd’hui. Les interfaces, étant complexes et obsolètes, nécessitaient en effet une documentation et des formations pour les maîtriser alors que DropBox ou Gmail étaient à la portée du premier venu.

    Les utilisateurs exigent désormais d’accéder au système d’information depuis tout lieu, à tout moment et à partir de tout équipement (mobilité). Ils souhaitent échanger facilement des informations avec leurs collègues, mais également clients, partenaires, fournisseurs, revendeurs, etc. Dans un contexte général d’accroissement de la concurrence, de poids accru des réglementations, de stagnation des budgets voire de gel des embauches, les départements informatiques se retrouvent submergés par les demandes et peinent à y répondre rapidement.

    Supprimer les silos d’information

    A l’origine, l’informatique d’entreprise a généralement été construite en silos : marketing, comptabilité, RH, etc. Tous les départements étaient équipés d’outils leur permettant de mener à bien à leurs tâches quotidiennes. Cette approche rendait très complexe la gestion de processus transverses (par exemple, la procédure d’accueil d’un nouveau salarié). D’où l’intérêt des solutions d’intégration (EAI ou ESB), dès lors qu’une consolidation est nécessaire (business intelligence, analytique et Big Data, e-commerce…).

    Si le Cloud, une des composantes majeures du SMAC (Social, Mobilité, Analytique et Cloud, les quatre technologies sur lesquelles repose la transformation numérique des entreprises), offre une réponse efficace aux problématiques des utilisateurs métiers, il contribue à nouveau aujourd’hui à créer des silos. Ses bénéfices – simplification, libération des ressources et réduction des coûts – risquent d’être annulés par l’émergence d’une informatique fantôme (« shadow IT »), hors du contrôle de la DSI.

    D’autant qu’au-delà des contraintes liées à la transformation numérique de leurs activités, les entreprises sont confrontées aux contraintes spécifiques liées à leur activité : sécurité des données et des applications, interopérabilité, conformité et limites budgétaires.

    Libérer la créativité des utilisateurs, en toute sécurité

    Pour répondre à ces problématiques, une des solutions consiste à mettre en place un « app-store d’entreprise », point unique de fourniture d’applications ou de services informatiques, contrôlé par le département informatique. Inspiré des désormais célèbres app-stores d’Apple ou Android, ce nouveau mode de livraison d’applications offre à l’utilisateur métier un environnement familier, facile à appréhender et à utiliser, qui lui permet de s’équiper d’applications agréées. Les utilisateurs accèdent à des outils conviviaux, conçus avec le souci d’une expérience utilisateur de qualité, et s’intégrant dans un environnement homogène, orchestré par la DSI.

    Aujourd’hui plus de 60% des dépenses informatiques d’une entreprise sont financées par d’autres divisions métiers et principalement le département marketing. Cette évolution de l’autorité budgétaire ne doit surtout pas se traduire en perte de contrôle de la direction informatique sur l’infrastructure stratégique de l’entreprise, c’est-à-dire sa capacité à innover, libérer la créativité et anticiper les demandes du marché. Les directions informatiques restent toujours les mieux placées pour garantir l’interopérabilité, l’agilité et la flexibilité du système d’information, qui lui-même est un instrument toujours plus stratégique de la croissance de l’entreprise. Reste désormais pour elles à placer l’utilisateur final et l’expérience utilisateur au centre de leurs stratégies.

     

     

  • Remodeler la sécurité des données dans l’optique du cloud

    Les nouveaux challenges des RSSI (CISO)

     Michael Sutton, CISO de Zscaler

    Comme l’a déclaré Warren Buffet, « Vingt années sont nécessaires pour construire une réputation, et cinq minutes suffisent pour la détruire. Pensez-y, et vous aborderez les choses différemment ». Échaudées par les conséquences du piratage dont l’opérateur de télécommunications britannique TalkTalk a récemment été victime, de nombreuses entreprises — et notamment leurs responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI[1]) — ne contrediront pas le célèbre homme d’affaires américain. En ce qui concerne la stratégie de sécurité de données, « aborder les choses différemment » n’est plus une case à cocher dans une to-do liste, c’est une priorité pour tout chef d’entreprise digne de ce nom.

    Le RSSI devient ainsi l’interlocuteur privilégié pour la défense des clients (customer advocacy), la protection de la marque et la mise en place de nouveaux moyens capables de sécuriser efficacement les données de son entreprise et des employés tout en réduisant les coûts et en simplifiant les processus métier pour favoriser la compétitivité.

    Or, face à la recherche d’un certain équilibre entre progression de la mobilité, cloud computing et Internet des objets, réussir en intégrant ces nouvelles responsabilités implique un changement d’approche. L’époque où la construction d’une forteresse permettait de repousser les méchants de manière efficace et de contrôler la situation est révolue. Aujourd’hui, les entreprises doivent assurer la sécurité d’employés qui travaillent à distance et qui utilisent des réseaux et des applications non sécurisés.

    Garder le contact avec les utilisateurs des TI

    Pour beaucoup, ce virage commence par l’évaluation des avancées technologiques et la manière dont elles peuvent être appliquées à la sécurité. À mesure que les technologies de l’information (TI) ont absorbé la virtualisation, la consolidation et la consommation des technologies, plateformes et services logiciels pour le cloud, les professionnels de la sécurité et de la gestion des risques ont été mis sur la touche. Et si l’automatisation et l’intégration constituent une pratique courante dans les processus informatiques, il n’en va pas de même pour la protection et la sécurité.

    Pour passer de la construction d’une forteresse à la sécurisation de « l’entreprise sans frontière », les RSSI se sont mis en quête d’un nouveau type de solution de sécurité. Celle-ci associe la sécurité et le chiffrement des données à des outils de sécurité dans le cloud et de protection des données à base de règles, et peut être mise en œuvre sur tous les canaux de connectivité. Les outils capables d’apporter de la visibilité à l’échelle du cloud et des renseignements concernant les menaces partagées par les utilisateurs rencontrent eux aussi un franc succès.

    De plus, ce changement doit intervenir avec effet immédiat ! Selon une enquête effectuée par le cabinet Forrester Consulting pour le compte de Zscaler, 82% des entreprises exigent une fonctionnalité assurant une solide intégration à une technologie de chiffrement ou de sécurité des données — tout de suite ou éventuellement l’année prochaine.

    Adopter une approche unifiée

    Outre cette transition vers une sécurité accrue, il convient également de changer la façon dont cette fonctionnalité est distribuée. Nombre d’équipes croulent actuellement sous les multiples appliances matérielles et solutions isolées, généralement distribuées par des fournisseurs dans le cadre d’offres souffrant d’une flexibilité et d’une capacité d’intégration limitées. Par conséquent, la prochaine étape logique  consiste à étudier comment les entreprises peuvent fédérer leurs outils et fonctions de sécurité dans un cadre centralisé.

    L’enquête menée par Forrester corrobore cette suggestion. À une majorité écrasante (98%), les professionnels de la sécurité se déclarent convaincus qu’une plateforme de sécurité intégrée permettrait de déployer une large gamme de fonctionnalités de cybersécurité avec une efficacité supérieure aux solutions indépendantes fournies par différents éditeurs. En fait, 76% des personnes interrogées affirment que cette approche serait plus efficace.

    Une étude plus poussée montre que pour les professionnels, de telles plateformes éliminent les barrières qui empêchent la mise en œuvre de techniques de pointe telles que les fonctions analytiques avancées ou l’apprentissage automatique (machine learning), qui reposent sur la distribution d’un grand volume de données cohérentes, toutes technologies confondues. Bien entendu, quand plusieurs outils sont utilisés, il devient extrêmement difficile d’extraire des données cohérentes pour nourrir des informations pertinentes et exploitables.

    Rentabiliser la sécurité dans le cloud

    De même qu’ils doivent envisager les implications financières d’un changement de stratégie, les différents métiers et les professionnels de la sécurité doivent travailler main dans la main pour aider les entreprises à atteindre ses objectifs globaux. Rendre l’entreprise agile et compétitive dépend non seulement de la productivité ou — dans le cas qui nous intéresse — de la sécurité, mais également d’une baisse des coûts généraux, ainsi que d’investissements intelligents qui ne compromettront pas la stabilité de l’entreprise.

    Associer des plateformes de sécurité intégrées et des options de déploiement dans le cloud est la clé d’une meilleure sécurité et d’une évolutivité accrue. C’est également le moyen de réduire les frais généraux et de déplacer des ressources vers des tâches critiques. Résultat, les RSSI doivent se demander comment apporter des améliorations sensibles au niveau des coûts. Cette définition des priorités se reflète dans les conclusions de l’enquête menée par Forrester auprès de 130 professionnels de la sécurité pour qui la réduction des coûts représente un objectif majeur — ainsi que le critère clé de l’adoption des technologies de sécurité dans le cloud.

    Cela étant dit, le coût n’est pas le seul argument en faveur des déploiements dans le cloud. Près de la moitié (49%) des répondants se déclarent prêts à adopter la sécurité dans le cloud en tant que service afin de bénéficier d’une protection accrue par rapport aux déploiements sur site. Ainsi, 48% des personnes interrogées indiquent que l’une des priorités de la mise en œuvre d’outils cloud consiste à sécuriser les zones inaccessibles aux outils sur site — sites déportés, appareils mobiles et solutions connectées à l’Internet des objets. Cette fonctionnalité devient primordiale à l’heure où les responsables de la sécurité des systèmes d’information s’intéressent à des stratégies d’avenir parfaitement étanches, au-delà de la forteresse.

    Dernières recommandations

    Naturellement, les méthodes courantes de sécurisation doivent être adaptées, dans la mesure où les entreprises sont confrontées à des contraintes telles que l’évolution des menaces ou encore des effectifs mobiles et disséminés. Avant de prendre des décisions quant à la manière d’appliquer des techniques plus avancées, les chefs d’entreprise doivent évaluer les outils qui sont déjà à leur disposition, ainsi que les fonctions qu’ils prennent en charge.

    Ils doivent ensuite déterminer quelle est la façon la plus efficace de déployer ces capacités. Il est indispensable de constituer un écosystème de sécurité qui donne la priorité à l’intégration et à l’orchestration dans toutes les technologies de sécurité dont dispose l’entreprise. Cette approche permettra aux équipes de rechercher activement des outils pour lesquels les fournisseurs ont déjà développé des capacités d’intégration, ainsi que d’évaluer les offres de sécurité administrée où les prestataires de services peuvent proposer des plateformes pré-intégrées.

    C’est en prenant les mesures nécessaires pour répondre efficacement à la nécessité de promouvoir la sécurité dans le cloud comme catalyseur de la compétitivité que les responsables de la sécurité des systèmes d’information pourront protéger l’entreprise ubiquitaire en alliant flexibilité et coût optimisé. Seule cette approche leur permettra de remplir leur rôle en préservant le fragile équilibre entre la confiance des clients et la réputation de la marque.

  • Pièges et bénéfices d’un projet de communications unifiées dans le cloud

    MITEL propose son nouveau livre blanc sur le Cloud

    Le cloud, qu’il soit déployé, en cours d’expérimentation ou à l’étude, trouve progressivement sa place dans la stratégie des entreprises. L’évolution des usages et la manière même de consommer aujourd’hui forment un terreau fertile pour une adoption inexorable de ce nouveau type d’offre. Le modèle économique lui-même est en adéquation avec les attentes des entreprises et le contexte financier mondial qui s’impose à elles.

    Cependant, en matière de communications unifiées dans le cloud (UCaaS), les retours d’expériences sont encore trop peu diffusés, et nombreux sont les dirigeants d’entreprises et DSI qui s’interrogent. Mitel et Hub One, spécialistes du Cloud, restituent et commentent les points de vue de 137 DSI et responsables d’entreprises françaises sur les éléments clés à prendre en considération

    A télécharger :

    http://discover.mitel.com/HubOne-LP.html?Source=email