Étiquette : IT

  • Pourquoi l’éthique de l’IA est un enjeu majeur?

    L’IA et la conformité IT : un duo indispensable pour une entreprise innovante

    Selon Antony Derbes, Président d’Open Lake Technology,

    Dans un monde de plus en plus dominé par les données, la gestion de l’information est devenue une priorité absolue pour les entreprises. L’intelligence artificielle (IA) s’est imposée comme un levier incontournable pour exploiter ces données à grande échelle.

    Cependant, alors que l’IA ouvre des horizons sans précédent, elle apporte également son lot de défis, notamment en matière de conformité IT.

    L’IA : une révolution aux implications juridiques

     L’IA transforme la manière dont les entreprises fonctionnent, en optimisant les processus, en augmentant la productivité et en ouvrant la voie à l’innovation. Toutefois, cette technologie soulève des questions fondamentales en termes de protection des données, d’éthique et de respect des réglementations en vigueur.

    Avec l’avènement de la Réglementation Générale sur la Protection des Données (RGPD) en Europe et d’autres réglementations similaires à travers le monde, les entreprises sont sous pression pour garantir que l’utilisation de l’IA respecte scrupuleusement les normes de conformité. Une simple faille dans ce domaine peut non seulement ternir la réputation d’une entreprise mais aussi entraîner des sanctions financières sévères.

    L’importance d’une approche proactive

     La conformité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais plutôt comme une opportunité de renforcer la confiance des clients et des partenaires. Pour y parvenir, les entreprises doivent adopter une approche proactive en matière de conformité IT. Cela implique une compréhension profonde des lois et règlements applicables, ainsi qu’une intégration systématique des principes de conformité dès la conception des systèmes d’IA.

    Il est essentiel d’investir dans des solutions technologiques qui permettent non seulement d’automatiser les processus de conformité, mais aussi de les adapter en temps réel aux évolutions réglementaires. Une IA bien déployée peut jouer un rôle clé dans cette démarche, en surveillant en continu les flux de données, en détectant les anomalies, et en alertant les responsables en cas de non-conformité potentielle.

    Vers une IA éthique et responsable

     Au-delà de la conformité, l’éthique de l’IA est un enjeu majeur.
    Une IA déployée de manière responsable peut éviter les biais algorithmiques, respecter la vie privée des utilisateurs, et garantir l’équité dans les décisions automatisées. Les entreprises qui s’engagent dans cette voie ne se contentent pas de respecter les règles, elles contribuent activement à construire un environnement technologique plus juste et durable.

    Adopter une approche de confiance

    Faire de la conformité IT une pierre angulaire de sa mission est essentiel pour toute entreprise souhaitant innover de manière responsable. L’innovation technologique doit impérativement aller de pair avec une responsabilité accrue, en particulier lorsqu’il s’agit de déployer des solutions d’IA.
    Accompagner les organisations dans la mise en œuvre de solutions d’IA conformes et éthiques, tout en les aidant à naviguer dans un paysage réglementaire complexe et en constante évolution, est une démarche primordiale.

    Il est recommandé d’adopter une approche basée sur une expertise technique approfondie, combinée à une compréhension claire des enjeux légaux et éthiques propres à chaque secteur d’activité. Travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour créer des solutions sur mesure, qui répondent aux exigences actuelles tout en anticipant les défis futurs, constitue un gage de réussite.

    En conclusion, l’intelligence artificielle représente un atout considérable pour les entreprises modernes, mais son utilisation doit s’accompagner de prudence et de responsabilité. En intégrant la conformité IT au cœur de leur stratégie d’IA, les entreprises peuvent non seulement se protéger contre les risques juridiques, mais aussi se positionner en tant que leaders de l’innovation éthique. Une telle démarche permet de bâtir un avenir où l’IA et la conformité œuvrent de concert pour le succès et la durabilité de l’entreprise.

     

  • Quelle stratégie en matière de cybersécurité ?

    Cybersécurité : Une nouvelle stratégie à mettre en œuvre

    Par Jean-Pierre Boushira, VP South EMEA, Benelux & Nordics chez Veritas Technologies

    Du fait de la digitalisation, notre monde ne cesse d’évoluer et l’importance de la cybersécurité prend une place plus grande chaque jour. Les cyberattaques devenant de plus en plus sophistiquées, la proactivité via la mise en œuvre d’une stratégie de sécurité comprenant différents niveaux, est de mise.

    Outre-Atlantique, l’administration Biden-Harris a présenté sa stratégie nationale en matière de cybersécurité et cela représente une nouvelle étape vers un renforcement de la cybersécurité dans les organisations des secteurs public et privé, allant au-delà des protocoles de sécurité élémentaires. Cette stratégie globale met l’accent sur l’accroissement des responsabilités, le partage des charges et la création d’un front uni face aux cyber-défis, en particulier la menace croissante des ransomwares.
    En analysant cette stratégie, il est possible de dégager des points forts et l’impact qu’ils pourraient avoir sur les activités et les habitudes des utilisateurs, si elle est déployée par des entreprises et institutions à travers le monde.

    Un renforcement des pratiques en matière de résilience

    L’une des principales conclusions de l’annonce du gouvernement américain du 3 mars dernier réside dans la nécessité de rendre obligatoire le renforcement des pratiques en matière de résilience pour les organisations. Parallèlement, on peut s’interroger sur le besoin de créer un écosystème numérique qui soit intrinsèquement plus défendable, plus résilient et plus conforme à aux valeurs des entreprises et institutions. Ce que l’on entend par « défendable » est qu’il faut faire basculer l’avantage de l’attaquant au profit du défenseur en concevant des systèmes où la sécurité est intégrée. La résilience induit que lorsque les défenses tombent (ce qui peut parfois arriver) les conséquences ne sont pas irréversibles et la reprise est transparente et rapide. Ainsi, les incidents cybernétiques ne devraient pas avoir d’impact systémique dans notre monde tangible.

    De ce fait, une évolution vers de meilleures pratiques en matière de résilience est plus que souhaitable, elle est nécessaire. Néanmoins, actuellement sur le terrain, les cybercriminels parviennent souvent à déjouer les meilleures défenses en première ligne. Or, si les entreprises ont une meilleure résilience – avec des stratégies supplémentaires mises en place pour réduire l’impact d’une attaque, optimiser la récupération et protéger les données – alors les effets de cette dernière ne seront pas irréversibles. Il est de ce fait essentiel, pour une protection efficace contre les cybermenaces, de construire des systèmes reposant sur une infrastructure Zero Trust et une sécurité intégrée dès le départ (et non pas ajoutée ultérieurement). Cela passe par l’utilisation de l’authentification multifactorielle, la segmentation des réseaux et la mise en œuvre d’une sauvegarde immuable ; autant de moyens efficaces de prévenir les attaques de ransomware et de s’en prémunir.

    Une évolution de la responsabilité partagée en matière de protection des données

    Pour les entreprises, en particulier celles qui sont à la pointe de l’innovation, elles doivent assumer davantage de responsabilités et ne pas s’appuyer uniquement sur les réglementations en vigueur et sur leurs développeurs. C’est le deuxième point qui ressort de la stratégie américaine de cybersécurité, qui met en évidence l’évolution de la responsabilité partagée en matière de protection des données insistant davantage sur les entreprises IT, ainsi que sur les individus et les processus. Il s’agit là d’un pilier important, car il comprend la mise en œuvre de contrôles d’accès appropriés et la réalisation régulière de tests de vulnérabilité.

    Par ailleurs, la résilience des données est le troisième volet de la stratégie cybersécurité et est particulièrement pertinente au regard du contexte actuel. Elle souligne l’importance d’une plus grande responsabilisation des gestionnaires de données dans la protection de tous les types de données, en particulier les informations sensibles telles que les secrets commerciaux, la propriété intellectuelle et les informations personnelles identifiables. Face aux inquiétantes failles de sécurité de données qui ont été révélées ces derniers mois, aux conséquences dévastatrices relatives aux pénalités financières et atteintes à la réputation qu’elles ont engendrées, cela souligne à quel point il est crucial de prendre la protection des données au sérieux.

    Le développement des partenariats public-privé pour la cybersécurité

    Outre les principes à intégrer dans les stratégies cybersécurité au sein des organisations, ces dernières ne peuvent agir efficacement si elles sont isolées. C’est bien connu, l’union fait la force, surtout dans cette bataille contre les cybercriminels. L’importance de renforcer les partenariats public-privé est donc au cœur de cette stratégie visant à améliorer la cybersécurité des entreprises et institutions à travers le monde. De nombreuses solutions peuvent être intégrées pour justement répondre à ces besoins vitaux. Parmi les leviers à activer, le modèle de sécurité Zero Trust permet de minimiser le risque de cyberattaques en limitant l’accès aux informations sensibles et en vérifiant en permanence la confiance dans tous les appareils, applications et utilisateurs.

    Enfin, à l’instar des mesures prises par l’Union Européenne, l’administration Biden aspire à des efforts législatifs visant à limiter la collecte, l’utilisation, le transfert et la conservation des données, y compris les données commerciales sensibles, et dont le non-respect peut entraîner des conséquences importantes pour les entreprises – allant des sanctions financières aux atteintes à leur réputation. Il est donc essentiel que les organisations identifient et gèrent leurs données sensibles afin d’éviter tout problème de conformité, ce qui passe par des politiques et des procédures de protection des données, ainsi que par la mise en œuvre des mesures minimales de cybersécurité pour les infrastructures critiques.

    Finalement, le lancement de la stratégie américaine en matière de cybersécurité est une étape positive et incontournable pour améliorer la cybersécurité dans les organisations des secteurs public et privé. Pour nous européens, ces annonces et volontés relèvent du bon sens et font écho à ce qui est déjà engagé par de nombreux services IT. De plus, si la cybersécurité est un sport d’équipe, il n’y a aucun moyen de gagner contre des cybercriminels sans une coalition forte entre les différents acteurs. S’il est encourageant de voir revenir le débat sur le devant de la scène, celui-ci doit être alimenté en mettant l’accent sur les meilleures pratiques en matière de résilience, sur le partage des responsabilités et sur la responsabilisation accrue des gestionnaires de données, pour que les entreprises puissent ainsi mieux se protéger contre les cybermenaces et se préparer à d’éventuelles évolutions législatives en matière de données. En effet, ce type de changements légaux aux Etats-Unis peuvent également impacter l’activité des entreprises et des services IT en Europe et en France.

  • L’impact de ChatGPT sur les entreprises, les personnes et le travail dans le secteur IT

    Comment faire en sorte que l’intelligence artificielle soit une aide pour l’homme et non pas une menace

    Par Svetlin Nikolaev – Directeur de l’Innovation et de l’UX chez Progress+

    De nombreux enjeux existent depuis l’apparition de ChatGPT que ce soit en matière de sécurité des données partagées, d’’impact sur les emplois, de la meilleure façon de tirer parti de la cohabitation entre l’homme et la machine ou encore de comment faire en sorte que l’intelligence artificielle soit une aide pour l’homme et non pas une menace.

    Or la perception de cette intelligence artificielle est différente pour les employeurs et les employés. En effet, en termes de productivité et d’emplois, ChatGPT devrait avoir un impact non négligeable dans les secteurs de la finance, des logiciels et des technologies. Voici quelques exemples d’impacts significatifs.

    Une automatisation des tâches optimale

    La démocratisation de la technologie ChatGPT a de nombreux impacts.
    L’augmentation de la productivité grâce à l’automatisation des activités récurrentes (machine learning) aidera notamment les entreprises à économiser du temps et des ressources. Par exemple, concernant l’impact sur le travail des informaticiens, il existe de nombreux facteurs. Notamment des connaissances et des expériences spécifiques, ainsi que l’utilisation de la technologie dans l’entreprise concernée et dans l’industrie dans son ensemble.
    La robotisation des tâches permettra aux spécialistes informatiques de consacrer plus de temps à des initiatives plus complexes et stratégiques. C’est exactement ce dont ils se soucieraient pour la gestion et l’intégration de systèmes basés sur l’intelligence artificielle. Que ce soit dans l’ensemble des technologies déjà utilisées dans l’entreprise, dans le développement de nouvelles compétences ou encore dans la standardisation des processus.

    Selon une étude Sortlist, menée entre le 27 décembre 2022 et le 9 janvier 2023, auprès de 500 utilisateurs dans 6 pays (le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, les PaysBas et la France), 50 % des employés pensent que leur productivité au travail pourrait être multipliée par deux ou trois. Quant aux employeurs, ils prévoient une augmentation de la productivité de 74% en moyenne.

    Améliorer l’expérience utilisateur sans oublier la valeur humaine

    Ayant longtemps incubé auprès dans les grandes entreprises, nous observons désormais la démocratisation de l’accès de ChatGPT pour les utilisateurs finaux.
    Avec ChatGPT et Bing, Dall.e2, Midjourney, GitHub CoPilot, Open Ai et Microsoft proposent des interfaces avec un accès et une utilisation facile du contenu généré – texte, images, code de programme, etc. ChatGPT permet une expérience utilisateur améliorée. Il peut être programmé pour comprendre les besoins des utilisateurs individuels. Il fournira alors des expériences et des informations personnalisées.

    Toutefois, il est important d’utiliser des données et des algorithmes impartiaux. Cela peut inclure une sélection minutieuse des données de formation et la garantie que les algorithmes sont transparents et explicables. Il est encore plus important de former des modèles sans parti pris ni stéréotypes. Des outils comme ChatGPT – et d’autres outils similaires – sont en fin de compte des machines et ne peuvent pas vraiment comprendre ou ressentir les émotions comme le font les humains. Bien qu’ils puissent simuler l’empathie dans une certaine mesure, il est important d’être conscient de leurs limites et de les utiliser comme un outil pour soutenir l’empathie et la compréhension humaines, plutôt que comme un substitut. En fin de compte, maintenant plus que jamais, nous devons être conscients du côté humain des logiciels.

    De nouvelles opportunités d’emplois

    ChatGPT va permettre de mécaniser certaines activités récurrentes, réalisées à l’origine par l’homme. Il peut s’agir par exemple de la rédaction des offres d’emploi. Ceci va engendrer une optimisation de la main-d’œuvre et des changements dans les compétences requises pour certains postes. Cet effet a un deuxième côté positif – de nouvelles opportunités d’emploi seront créées. Le développement et la mise en œuvre de ChatGPT en tant que technologie créeraient de nouveaux rôles professionnels dans les domaines de l’apprentissage automatisé, du traitement des données et du génie logiciel.

    Toutefois, selon l’étude Sortlist, en France, 19% des employés craignent que ChatGPT ne prenne leur place. De la même façon dans le secteur des logiciels et technologies : 26% des employeurs prévoient des suppressions d’emplois à cause de ChatGPT.
    Il est donc important de bien délimiter la frontière entre opportunités et menaces en matière d’utilisation de ce chatbot dans le secteur des RH de manière à en tirer le meilleur profit.

    Elaborer des lignes directrices claires en matière d’éthique et de juridique

    Ainsi, ChatGPT a le potentiel d’avoir un impact significatif sur la façon dont les entreprises fonctionnent et sur la façon dont les consommateurs utilisent des produits et services spécifiques. Cette évolution pourrait avoir un effet à long terme sur l’économie mondiale.

    À l’heure actuelle, il existe un intérêt sans précédent, ce qui crée une pression sur les entreprises pour qu’elles présentent leur réponse ou une manière d’utiliser une technologie basée sur l’intelligence artificielle. Il est important de mentionner qu’il existe actuellement de nombreux cas liés à ChatGPT, de nature éthique et juridique, qui doivent être résolus, y compris ceux liés à l’authenticité du contenu généré. Ces sujets mobiliseront également de nombreux spécialistes en dehors de la sphère informatique.
    L’élaboration de règles et de lignes directrices claires pour l’utilisation de l’intelligence artificielle, ainsi que le contrôle de la qualité pour une utilisation efficace et responsable de la technologie, sont également essentiels pour l’avenir commun de ChatGPT dans les entreprises.

  • Comment les sociétés de conseil IT se forment et s’informent-elles ?

     De quelle information les consultants ont-ils besoin? 

    Le CMIT et HubTic présentent dans cette infographie les sources d’information et la crédibilité accordées par les consultants IT pour s’informer sur le marché et les produits proposée par les éditeurs. Quels sont les contenus et les sources privilégiés ? Qui est le plus légitime ou crédible chez l’éditeur ? De quelle information les consultants ont-ils besoin ? 

    Des sources d’information multiples répondant à différentes exigences en termes de fiabilité 

    Les consultants en cabinet de conseil ou chez les intégrateurs suivent de près les différents canaux qui sont mis à leur disposition par les éditeurs. Avec 77% des réponses, le format le plus fréquemment utilisé est la lettre d’information. Les comptes sociétés des éditeurs sur LinkedIn sont la 2ème source d’information à 59%, suivi des extranets éventuellement disponibles. A noter que les consultants au sein d’intégrateurs sont plus enclins à suivre les comptes LinkedIn Pro (82%) que les consultants en cabinet de conseil (48%), ces derniers favorisant plutôt (50%) le contenu disponible sur les extranets des éditeurs

    LinkedIn, un trésor d’information via les comptes des collaborateurs 

    Sur LinkedIn, outre les comptes société d’éditeurs, les consultants à 39% suivent les comptes personnels de collaborateurs. D’où l’importance de l’advocacy, leur voix représente en tout cas un mode d’expression perçu comme authentique, incarné et sincère.  C’est l’entreprise vue et vécue de l’intérieur. 

    Les commerciaux à l’avant-garde de l’information 

    Au sein de l’éditeur, les équipes commerciales sont perçues comme plus crédibles (21%) par les consultants que les équipes marketing (8%) pour fournir de l’information utile. 

    Si les pairs ressortent comme les plus crédibles (41%) à fournir de l’info, ce sont les directions commerciales qui sont les plus à même de fournir une information répondant
    aux besoins (38%).

    A la recherche de contenus réellement opérationnels  

    Pour 2/3 des répondants, ce sont les contenus directement opérationnels (fiches techniques, webinar produit) qui sont les plus utiles. Au-delà de la connaissance produit, un consultant positionne toujours son conseil dans la durée et par rapport à la propre stratégie de transformation numérique de son client. 

    « Au cours de la dernière décennie, les équipes marketing, traditionnelles interlocutrices des sociétés de conseils, ont recentré leurs efforts sur les relations avec les analystes et ont délaissé les programmes destinés aux cabinets de conseils. Il est temps qu’elle reprennent la conversation autour du produit. » Jean-Denis Garo, Administrateur CMIT et Head of Product marketing Odigo 

    « Il est important pour le CMIT d’illustrer la valeur que les experts du marketing peuvent apporter aux sociétés de conseil dans le domaine des technologies de l’information afin de répondre à leurs attentes. L’association avec HubTic permet par ailleurs d’apporter un éclairage complet sur l’utilisation des sources proposées par les éditeurs du marché. » Maud Samagalski, Présidente du CMIT et Senior Director Marketing EMEA, Hewlett Packard Enterprise

    « Cette étude confirme que les consultants sont à la recherche d’informations directement utiles : roadmap fonctionnelle, cas client détaillées, exemples d’intégrations applicatives ou de configurations complexes, etc… Les contenus purement marketing n’ont pas grand intérêt pour eux. D’où la pertinence de leur faciliter l’accès à ces informations en les centralisant sur une seule plateforme : c’est ce que propose HubTic. » Didier Lambert, Fondateur de la plateforme Hubtic

    Pour obtenir le livre blanc cliquez ici   

  • Les 4 tendances technologiques pour 2022, selon VMware

    Multi-cloud, applications de nouvelle génération, sécurité de l’environnement de travail et blockchain dans les entreprises : les 4 tendances technologiques en 2022

    Alors qu’il y a un an, les tendances technologiques annoncées par VMware étaient encore marquées par l’empreinte du Covid, l’impact de la crise se ressent moins directement sur les nouvelles prédictions : en 2022, la technologie sera résolument orientée vers la création de fondations techniques résilientes, au service de de la croissance et de l’innovation des entreprises. Multi-cloud, applications de nouvelle génération, sécurité de l’environnement de travail et blockchain dans les entreprises : découvrez les tendances qui marqueront la nouvelle année selon quatre experts de VMware.

    L’essor du multicloud va se poursuivre : alors que les systèmes de stockage traditionnels ne sont pas en mesure d’offrir une expérience similaire à celle du cloud, la marche des entreprises vers l’ère du multi-cloud ne fera que s’exacerber. Parallèlement, au cours des deux prochaines années, nous assisterons à l’émergence d’un socle de données fédérées, indépendant du cloud, qui permettra aux entreprises d’atténuer la gravitation des données, principal obstacle à la mise en œuvre réussie d’une architecture multi-cloud.
    Marc Fleischmann Directeur technologique cloud

    2022, l’année de l’API Server de Kubernetes : en 2022, nous assisterons à l’émergence d’outils qui transposent les modèles Kubernetes (K8s) dans de nouveaux domaines, annonçant une transition vers une approche basée sur les pratiques DevSecOps. Ainsi, les entreprises seront en mesure de relever des défis dans des domaines tels que l’IA/ML, le traitement en flux, l’intégration d’applications sans avoir à réaliser d’importants investissements  « full stack »  dans des plateformes.
    Ajay Patel  Directeur en charge des applications de nouvelle génération.

    Clap de fin pour les VPN : au cours de la pandémie, les entreprises ont réalisé que les VPN étaient l’un de leurs domaines les plus vulnérables.  En effet, ils n’offraient pas une sécurité suffisante aux salariés travaillant à distance qui avaient besoin d’un large accès au réseau de l’entreprise. Les micro-périmètres, les contrôles en temps réel de la posture de sécurité et la large disponibilité des offres SASE seront les successeurs des VPN.
    Brian Madden Technologue émérite, End user computing.

     

    La blockchain, créatrice de valeur pour l’entreprise : cette année, la blockchain sera de plus en plus créatrice de valeur pour l’entreprise, et une accélération de son déploiement sera constatée, notamment dans la supply chain, changeant fondamentalement la nature des activités commerciales. Dans le secteur des services financiers, elle répond déjà aux besoins des clients en matière d’opérations commerciales complexes et à haute fréquence. L’adoption de la blockchain par les entreprises sera donc encore plus large en 2022 et les grandes institutions financières seront de plus en plus nombreuses à déployer la technologie blockchain en production.
    Kit Colbert, Directeur Technologique

  • Quand les chabots IT sont appelés en renfort …

    Un chatbot IT pour améliorer la satisfaction de ses collaborateurs et soulager son support interne 
    par Matthieu Bouchard, Directeur du Delivery et des Offres Infrastructure chez Umanis
    Les centres de support utilisateurs sont très sollicités dans les entreprises depuis l’avènement du travail à distance. Déployer un chatbot IT est une bonne solution pour traiter rapidement les requêtes et réduire les coûts.
    La plupart des entreprises n’étaient pas prêtes pour le choc du premier confinement de mars 2020 et leurs supports internes non plus lorsqu’ils ont reçu les nombreux appels affolés des millions de salariés bien obligés de télétravailler. Ils ont ainsi eu à gérer de multiples incidents et questions sur l’utilisation du matériel informatique, des connexions aux serveurs et services de l’entreprise, des accès VPN, etc.
    Entre 2019 et 2021, le volume mensuel des tickets dans les centres de support ont de ce fait bondi de 35%, le temps moyen de résolution de 57% et le coût par ticket de 20%, d’après une étude de MetricNet-DeepCoding.
    Le monde a aujourd’hui intégré que le télétravail n’est pas une mode passagère, que les horaires fixes 9h-18h représentent de moins en moins la norme et que cette tendance de fond va s’inscrire dans la durée, telle une nouvelle normalité. Le cabinet Gartnerprévoit ainsi que d’ici fin 2021, 51% des salariés dans le monde travailleront depuis chez eux au moins une fois par semaine et que 32% travailleront totalement à distance. Autant de personnes dont le rapport à l’informatique s’en trouve modifié et qui souhaitent avoir accès à un support IT rapide et efficace.
    Une automatisation devenue stratégique pour les DSI
    Dans ce contexte qui a fait évoluer les besoins des utilisateurs, les supports IT doivent adapter leurs dispositifs en conséquence, en ayant notamment recours à l’automatisation des processus. C’est ainsi que le chatbot, ou « robot de discussion » trouve de plus en plus sa place pour répondre aux besoins des collaborateurs et améliorer la qualité du service rendu, tout en soulageant un support interne très sollicité.
    Les entreprises possèdent souvent des masses de données de support largement sous-exploitées et qui peuvent servir à entraîner rapidement un chatbot et ainsi délivrer un maximum de valeurs aux utilisateurs dès la mise en place de la solution. Les précieuses données peuvent être valorisées et apporter un véritable ROI (retour sur investissement) tangible en termes de productivité mais aussi de coûts.
    Dans une situation économique incertaine, les entreprises ont en effet besoin de réaliser des économies et les services IT ne sont pas épargnés par les mesures. Lorsque l’on sait que le coût global du support pour un collaborateur est de 300 € par an, le chatbot IT est une réponse pertinente à cette problématique.
    Le chatbot IT appelé en renfort
    Programmes informatiques conçu pour simuler une conversation avec des utilisateurs humains via une interface de chat ou la voix, les chatbots ont beaucoup fait parler d’eux vers 2017 et ont parfois pu décevoir, par manque de maturité dans leur fonctionnement. C’est qu’il s’agit de faire la distinction entre deux types de chatbots. Les plus simples et moins évolués se basent sur des règles spécifiques et des scénarios conversationnels prédéfinis à l’aide de QCM. Ils peuvent parfois suffire pour la résolution des demandes IT les plus courantes.
    Les plus puissants s’appuient quant à eux sur de nouvelles technologies d’IA telles quele NLP (Natural Language Processing) en multi-langues ainsi que le Machine Learning qui leur permet de s’améliorer de façon automatisée en combinant des historiques et des algorithmes. Ces chatbots à l’intelligence prédictive sont donc entraînés pour comprendre les échanges à travers un langage naturel, répondre à leurs interlocuteurs en self-service, trouver des solutions et créer automatiquement des tickets de support. Avec eux, il devient également possible de déployer davantage de scénarios de conversation sans avoir besoin de les coder.
    Le rôle de ces chatbots reste avant tout de se charger des tâches à faible valeur ajoutée, comme déverrouiller un accès, ajouter un collaborateur dans le groupe de travail d’une application, commander une souris, etc. Pour les cas les plus complexes, le chatbot peut décider de passer en « intelligence hybride » en mettant l’utilisateur en relation avec un interlocuteur humain ou en prenant automatiquement un rendez-vous dans un agenda.
    L’objectif global de la manœuvre est de réussir à fournir la meilleure solution, que ce soit par la machine ou un humain, en passant de l’un à l’autre de façon transparente via une même interface. Et cela en garantissant un accès multicanal pour dialoguer avec l’agent virtuel depuis un portail interne ou n’importe quelle application de communication comme Teams, Zoom, Google Meet, What’s App…
    Toujours disponible, autonome et économe
    L’avantage principal d’un chatbot IT par rapport à une hotline est sa disponibilité permanente qui permet aux collaborateurs d’obtenir sans attente un premier échange, susceptible de résoudre leur problématique dans de nombreux cas, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, où qu’ils se trouvent dans le monde et quelle que soit leur langue parlée. De quoi améliorer nettement la satisfaction des utilisateurs, mais aussi leur productivité, en ne perdant plus de temps inutilement.
    Il en va de même pour les équipes du support IT qui se retrouvent déchargées de nombreuses demandes basiques grâce à l’autonomie du chatbot et à l’automatisation des processus de résolution. Ce type d’outils permettent ainsi de diminuer jusqu’à 30% le nombre d’appels au support, celui-ci pouvant alors de concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.
    Cet allégement du support IT a une vraie incidence sur les coûts avec une génération de gains financiers proportionnels au volume d’utilisateurs du chatbot. Il était auparavant difficile d’obtenir un véritable ROI par client car le déploiement du chatbot était long, tout comme son apprentissage, et il était un consommateur de ressources compliqué à maintenir. Cela a changé avec l’apparition des technologies d’IA, procurant un bien meilleur ROI aux chatbots les plus avancés.
    Ce ROI se renforce encore davantage dans le temps avec des chatbots entrainés avec des volumes de données croissants et une traçabilité précise de la qualité des interactions et solutions proposées. Ces bots sont par ailleurs de plus en plus interconnectés avec les autres briques du système d’information, permettant d’améliorer encore l’expérience utilisateur et de faciliter les capacités d’automatisation. Sans oublier que les chatbots se connectent désormaisentre eux pour toujours plus d’efficacité.
    Recruter un chatbot déjà entrainé plutôt que créer le sien
    En mettant en place un chatbot IT, on transforme ainsi un support informatique en un véritable service client à même de répondre aux attentes des utilisateurs. Mais comment s’y prendre ? Allons droit au but : développer son propre chatbot, même avec des solutions pré-existantes sur lesquelles effectuer du paramétrage, est compliqué, onéreux et risque de ne pas donner les résultats attendus au final.
    Il est donc préférable de faire appel à un expert du sujet si l’on souhaite obtenir un ROI rapide. Un chatbot spécialisé étant déjà entraîné au support IT, il ne restera qu’à le familiariser avec l’environnement et le jargon de l’entreprise adoptante, quels que soient son secteur et sa taille. C’est grâce à cet accompagnement personnalisé que l’entreprise récoltera les fruits du chatbot et au final maîtrisera mieux sa gestion de l’IT.
  • Prédictions 2021 des compétences technologiques recherchées

    Le rapport Skillsoft Lean Into Tech donne aux leaders les moyens de combler le déficit en termes de compétences technologiques

    La transformation digitale s’est accélérée au cours d’une année agitée, soulignant la nécessité de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée prête pour l’avenir

     Skillsoft, le leader des solutions de learning digital, de formation et de gestion des talents permettant aux entreprises d’aller au-delà de leurs propres limites, a publié aujourd’hui son rapport Lean Into Tech : 2020 Tech Skills Trends & 2021 Predictions. À l’entame de l’année 2021, le travail a irrévocablement changé. Après une année rythmée par une pandémie ayant entraîné une crise économique mondiale, le rapport présente un environnement technologique évoluant rapidement, les capacités critiques nécessaires pour faire face à ces turbulences et les compétences essentielles qui permettront aux organisations de progresser 2021. L’analyse par Skillsoft de cinq millions d’apprenants permet de mieux comprendre la façon dont la combinaison de ces circonstances affectera la main-d’œuvre pendant les années à venir et d’identifier les évolutions technologiques rapides auxquelles les organisations devront s’adapter sans délai.

    La technologie est par nature en constante évolution ; les circonstances prédominantes en 2020 ont accéléré ce phénomène, les organisations ayant du mal à suivre le rythme. Selon une enquête menée en 2020 par le Brandon Hall Group intitulée « L&D and the Impact of COVID-19 » commandée par Skillsoft, 45 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements dans les technologies afin de se préparer à l’avenir. Si les compétences technologiques sont très prisées, l’offre demeure faible – renforçant un déficit de compétences déjà important.

    Le rapport présente les besoins collectifs en matière de learning technologique de cinq millions d’apprenants évoluant dans le secteur des technologies et du développement. En s’appuyant sur les modèles de consommation et de recherche de ces utilisateurs dans cinq domaines – création de logiciels, programmation, données, sécurité et cloud – le rapport met en relief les tendances liées et recommande les compétences correspondantes qu’il convient de développer. Le rapport prédit les compétences technologiques qui seront les plus convoitées en 2021, y compris :
    :

    • Les langages de programmation comme Python
    • L’analyse des données
    • Les fondamentaux en matière de sécurité des données
    • Les méthodologies agiles
    • DevOps et SecOps
    • Les fondamentaux en matière de cloud

    « Les leaders technologiques sont le moteur de tout succès commercial », selon Michael Yoo, directeur général en charge du marché client et du marché de la technologie et du développement chez Skillsoft. « Notre démarche prospective a montré que l’avenir de notre travail dépend de notre capacité à évoluer dans un environnement technologique en constante innovation. Le moment ne pourrait être mieux choisi pour une entreprise de s’assurer que sa main-d’œuvre acquerra les compétences qui feront d’elle une équipe prête pour faire face à l’avenir. »

    Lorsque les entreprises du monde entier ont basculé vers un modèle de fonctionnement à distance, la nécessité d’assurer la sécurité en ligne des informations s’est avérée primordiale. Les attaques de cybersécurité sont plus fréquentes et les dangers plus destructeurs, la sécurité s’appuyant autant sur les personnes que sur la technologie. Les compétences comme DevOps et CloudOps Security ont été très convoitées en 2020 – et devraient continuer de l’être tant que la main-d’œuvre évoluera dans un environnement de travail distant et que les bureaux deviendront de plus en plus virtuels

    « Le secteur de la technologie n’a plus le luxe de recruter les compétences convoitées – le renforcement des compétences et la requalification constituant la seule façon durable et efficace de progresser », a poursuivi Yoo. « Investir dans son personnel permet non seulement de renforcer la main-d’œuvre, mais constitue également un investissement dans l’économie des compétences et prépare notre monde à l’avenir. »

    Les entreprises sont de plus en plus orientées vers les données : Skillsoft a constaté une augmentation de 1000 % du nombre de cours relatifs à l’analyse et à la visualisation de données. Les données ne sont plus confinées à un seul domaine de l’organisation et ne relèvent plus d’une seule compétence. La technologie des données traverse l’entreprise de sorte que les organisations se doivent de renforcer la maîtrise des données auprès de tous les métiers via des compétences telles que l’analyse des données et les fondamentaux de la sécurité des données

    Téléchargez l’intégralité du rapport Lean Into Tech: 2020 Tech Skills Trends & 2021 Predictions. Ce rapport fait suite à la publication en décembre du document de Skillsoft intitulé Lean into Learning: 2020 Annual Learning Report, proposant aux leaders une présentation des tendances en matière de technologie et de développement, de leadership dans le monde de l’entreprise, de conformité, de sécurité, et bien plus encore.

    Pour découvrir gratuitement des bootcamps interactifs traitant des technologies les plus récentes, consultez le site www.skillsoft.com/bootcamps.

  • Les webinars à ne pas manquer cette semaine : France AI – Hello Tomorrow – Women@IBM – Sigfox connect…

    Semaine du 16 au 20 novembre 2020 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-france-is-ai-by-france-digitale/?instance_id=5255

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-hello-tomorrow-global-summit-by-hello-tomorrow/?instance_id=5206

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/reglementation-decouvrir-les-facettes-professionnelles-du-droit-du-numerique-by-efutura/?instance_id=5257

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/rh-womenibm-france-by-ibm-france/?instance_id=5264

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-reussir-sa-communication-rse-grace-aux-communautes-by-woo/?instance_id=5249

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-maitriser-et-piloter-efficacement-sa-e-reputation-by-square/?instance_id=5248

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-usages-solutions-de-collaboration-de-demain-by-keyrus/?instance_id=5240

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-soph-i-a-summit-by-universite-cote-dazur/?instance_id=5252

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-sigfox-connect-by-sigfox/?instance_id=5232

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-ai-for-industry-by-startup-inside/?instance_id=5250

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-quels-outils-pour-faire-performer-vos-reseaux-sociaux-by-adetem/?instance_id=5267

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/rh-re-invent-by-heyteam/?instance_id=5268

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-dessus-dessous-sest-positionne-en-leader-sur-son-marche-grace-a-linnovation-by-magento-commerce/?instance_id=5261

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-comment-rentabiliser-votre-site-web-by-zoho/?instance_id=5243

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-understand-verify-and-act-on-the-security-of-your-kubernetes-clusters-by-scaleway/?instance_id=5266

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/societe-feminismecamp-by-association-francaise-du-feminisme/?instance_id=5265

  • Quelles sont les attentes des dirigeants d’entreprises en matière d’innovation?

    Quand la crise sanitaire accélère le processus d’adoption des technologies


    A travers une enquête réalisée par BVA pour la conférence USI (opérée par OCTO Technology) entre avril et juillet 2020 auprès d’une centaine de décideurs en entreprise, USI a cherché à comprendre quels sont les rapports, attentes et espoirs des dirigeants d’entreprises de toutes tailles (grands groupes, start-up et ETI) pour les nouvelles technologies : leurs influences, les éventuels risques qu’elles représentent et les opportunités qu’elles offrent.

    Avec l’évènement Unexpected Sources of Inspiration (USI), OCTO Technology pousse chaque année les dirigeants à remettre en question leur façon d’aborder les évolutions et les innovations inhérentes à leur métier au travers de témoignages de spécialistes issus de secteurs multiples. Cette année, ce questionnement passe par une enquête visant à comprendre comment les dirigeants perçoivent la technologie, de son utilité aux perspectives qu’elle peut offrir en passant par son influence sur le travail.

    Le premier élément mis en lumière par cette étude est l’importance prise par la technologie dans la prise de décision. En effet, une majorité écrasante de répondants (94%) sont convaincus qu’une meilleure culture technologique permet de prendre des décisions plus éclairées.

    Si 59 % des décideurs interrogés pensent qu’il faut développer la technologie pour améliorer l’avenir, 61 % des répondants alertent en rappelant qu’il faut limiter l’impact des technologies et privilégier le “Low Tech” ; un point qui traduit une volonté de raisonner le développement de la technologie dans les entreprises tout en acceptant l’utilité de ces outils.

    L’influence des technologies sur le développement des entreprises

    L’entreprise de demain ne s’écrira pas sans l’influence des technologies : 86 % des dirigeants pensent que les évolutions technologiques ont une influence forte sur l’évolution de leur business model. Pour 96 % des répondants, l’évolution des technologies numériques est un sujet stratégique clé au sein de leur entreprise. Parmi les principaux vecteurs de transformation cités : l’intelligence artificielle (77 %), l’Internet des Objets (47 %) et le Cloud Computing (41 %) .

    Si 82 % des décideurs considèrent être suffisamment informés des évolutions technologiques qui pourraient avoir un impact sur leur entreprise, ce pourcentage monte à 86 % dans les start-up et 85 % dans les grands groupes contre 72 % dans les ETI.

    Pour s’informer, le bouche à oreille est majoritairement privilégié (les rencontres entre pairs sont citées par 66% des répondants), devançant la consultation de sites et de blogs spécialités (52 %) et les évènements professionnels (51 %).

    Défis technologiques de demain, entre risques et bénéfices

    Alors que 4 décideurs sur 5 s’estiment confiants dans la capacité de leur entreprise à suivre le rythme des évolutions technologiques, la transformation technologique n’en reste pas moins un défi. Parmi les trois principaux challenges identifiés par les dirigeants, on retrouve la capitalisation sur la donnée pour créer plus de valeur (95 %), la nécessité de renforcer la sécurité des systèmes d’information  (91 %) et le développement du travail à distance (87 %).

    Ces trois enjeux principaux sont considérés comme prioritaires pour les entreprises en raison des bénéfices qu’ils peuvent apporter : des gains de productivité (50 %) tout d’abord, mais également une amélioration de l’expérience client (45 %) et une réponse plus pointue aux besoins des clients (41 %). Cependant, les décideurs interrogés estiment également que ces transformations peuvent être sources de risques pour l’entreprise. Ainsi, 54 % redoutent un trop fort investissement dans la conduite du changement, et 42 % évoquent une difficulté à évaluer le retour sur investissement.

    Enfin, et c’est un point crucial, la culture d’entreprise reste un frein majeur pour 41 % des répondants. En effet, près de 4/5 des dirigeants estiment qu’une intégration efficace des évolutions technologiques ne peut passer que par une modification en profondeur l’organisation de l’entreprise.

    Si la transformation numérique constitue une priorité depuis plusieurs années pour les entreprises françaises, la crise sanitaire actuelle, en les faisant basculer d’un monde avec du numérique à un monde 100% numérique, a accéléré considérablement le processus d’adoption des évolutions technologiques.

    Ainsi, les décideurs estiment que la pandémie de COVID-19 a eu un impact majeur sur la transformation numérique de leur entreprise, notamment sur l’implémentation des outils collaboratifs au service du travail distribué (71 %), sur la digitalisation des canaux de distribution (59 %) et sur la sécurité informatique (47 %).

    En résumé :

    • 94% des répondants à l’enquête sont convaincus qu’une meilleure culture technologique permet de prendre des décisions plus éclairées.
    • Parmi les technologies perçues comme vecteurs de transformation, les dirigeants interrogés en cite trois principales : l’intelligence artificielle (77 %), l’Internet des Objets (47 %) et le Cloud Computing (41 %) .
    • Les 3 enjeux de la transformation vus par les dirigeants sont la donnée pour créer plus de valeur (95 %), la nécessité de renforcer la sécurité des systèmes d’information  (91 %) et le développement du travail à distance (87 %). 
    • Près de 4/5 des dirigeants estiment qu’une intégration efficace des évolutions technologiques ne peut passer que par une modification en profondeur l’organisation de l’entreprise. La mise en place d’outils ne suffit pas, il faut également donner aux collaborateurs les clés pour se les approprier.
    • Les décideurs estiment que la pandémie de COVID-19 a eu des effets majeurs sur la transformation numérique de leur entreprise, notamment sur l’implémentation des outils collaboratifs au service du travail distribué (71 %), sur la digitalisation des canaux de distribution (59 %) et sur la sécurité informatique (47 %). 

     

     

  • Quand les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi le management…

    Quelle place pour les femmes dans l’IT en 2020 ?

    Une image contenant personne, habits, femme, intérieur Description générée automatiquement

    Selon Blandine Delaporte, Cyberévangeliste, Check Point Software Technologies

    Le domaine de l’informatique semble bien trop souvent être un milieu masculin. Et pourtant, historiquement, les femmes furent bien pionnières dans ce secteur. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Aux prémices de l’IT, six mathématiciennes programmèrent le tout premier ordinateur électronique, l’ENIAC, dès les années 1940.  Puis au début des années 1950 chez les constructeurs d’ordinateurs, environ 40 % des programmeurs étaient en réalité des programmeuses. Et jusqu’en 1960, au Royaume Uni, les « postes de codage » des ordinateurs étaient alors presque exclusivement occupés par des femmes.

    Nous pouvons observer que le MIT, la célèbre université spécialisée dans les domaines des sciences et de la technologie, a eu très tôt une politique d’ouverture à la mixité puisqu’entre 1965 et 1985 la proportion de femmes sur ses bancs est passé de 5 % à près de 30 %.

    Nous pouvons supposer qu’avec l’évolution de notre société ces statistiques auraient dû croitre durant les dernières décennies. Pourtant, la réalité est toute autre : alors qu’en 1965 on trouvait aux Etats-Unis 30 % de femmes dont le métier était la programmation et qu’en 1982 35 % des emplois d’informaticiens en France étaient occupés par des femmes, aujourd’hui les postes dans l’IT ne sont plus occupés qu’à 27% par des femmes. Et si on fait un zoom sur le domaine de la cyber sécurité, c’est encore plus flagrant avec une proportion qui tombe à 11% !

    De nos jours, minoritairement représentées, les femmes sont pourtant très convoitées sur le marché de l’informatique et du numérique. Elles sont notamment régulièrement considérées comme étant de bien meilleurs managers comparées à leurs homologues masculins !

    De plus, dans un monde de plus en plus interconnecté, que penser de produits très majoritairement développés par des hommes ? Est-ce-que cela ne pourrait pas entraîner un certain déséquilibre dans la façon dont « réfléchissent » les objets pilotés par l’intelligence artificielle ?

    Écoles d’ingénieurs, universités et entreprises travaillent aujourd’hui partout à travers le monde sur la parité et mettent tout en œuvre pour attirer de plus en plus de femmes dans leurs rangs.

    Malheureusement, une analyse auprès des universités ayant obtenu une parité durable dans les filières informatiques ainsi qu’auprès des pays où l’on trouve une meilleure mixité dans le domaine de l’IT tels que l’Inde ou la Malaisie montre que seul un large mouvement d’inclusion peut permettre aux femmes de trouver leur place sur le marché des métiers du numérique.

    Il est à noter que malgré une disparité certaine des chiffres de représentation selon les genres, en tout cas sur le secteur des domaines scientifiques perçus traditionnellement comme majoritairement masculins, les femmes dans l’IT ne se plaignent que très peu de discrimination. Les informaticiennes disposent, selon elles, d’une très belle évolution de carrière et estiment que leurs conditions de travail sont satisfaisantes. Il est notable que les femmes savent d’ailleurs utiliser leurs différences dans ces professions pour marquer leur plus-value pour leurs employeurs et collaborateurs.

    Pour les femmes qui douteraient encore qu’il fait bon travailler dans ce domaine, il est à noter que le secteur de l’informatique et du numérique est extrêmement porteur avec plus de 300000 emplois à pourvoir en France aujourd’hui dont plus de 10000 dans le secteur de la cyber sécurité !

    Ainsi, plus les femmes de notre génération s’intéresseront au domaine de l’IT, et plus de postes à hautes responsabilités s’ouvriront à elles au sein des entreprises. Cette évolution logique du domaine vers la parité doit être accompagner d’un changement des mentalités dans les conseils d’orientation dans les lycées. Les jeunes filles doivent être accompagnées pour qu’elles comprennent qu’elles aussi peuvent accéder à la technologie et que leurs compétences ne valent pas moins que celles de leurs camarades de classe masculins.

    Cette parité de demain est fondamentale pour les entreprises car, comme dans tout secteur, celle-ci est primordiale pour optimiser les compétences !  De plus en plus d’études se succèdent pour mettre en avant que la mixité est un levier de performance. Il a d’ailleurs été prouvé que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi les postes de management et plus particulièrement au sein de leur comité de direction ! Alors Mesdemoiselles, Mesdames, qu’attendez-vous ?

     

     

     

     

     

     

     

     

    D

     

     

    Ainsi, plus les femmes de notre génération s’intéresseront au domaine de l’IT, et plus de postes à hautes responsabilités s’ouvriront à elles au sein des entreprises. Cette évolution logique du domaine vers la parité doit être accompagner d’un changement des mentalités dans les conseils d’orientation dans les lycées. Les jeunes filles doivent être accompagnées pour qu’elles comprennent qu’elles aussi peuvent accéder à la technologie et que leurs compétences ne valent pas moins que celles de leurs camarades de classe masculins.

     

    Cette parité de demain est fondamentale pour les entreprises car, comme dans tout secteur, celle-ci est primordiale pour optimiser les compétences !  De plus en plus d’études se succèdent pour mettre en avant que la mixité est un levier de performance. Il a d’ailleurs été prouvé que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont le plus de femmes parmi les postes de management et plus particulièrement au sein de leur comité de direction ! Alors Mesdemoiselles, Mesdames, qu’attendez-vous ?

     

     

     

    Blandine Delaporte

    Cyberévangeliste

    Check Point Software Technologies