Étiquette : IOT

  • IOT … Quand vertueux rime avec dangereux

    L’analytique à l’épreuve des objets connectés 

    Par Thierry Bedos, Directeur général SAS France.

    Le phénomène n’est pas nouveau, et sa croissance est exponentielle : on estime en effet qu’il y aura 30 à 50 milliards d’objets connectés dans le monde à l’horizon 2020. Une prolifération à laquelle la société, le monde, se voient contraints de s’adapter. Pourtant, peu d’entreprises semblent avoir pleinement conscience de la réalité qui se cache derrière ces chiffres, des possibilités qu’ils offrent comme des risques associés. Un nouveau défi pour le secteur de l’analytique, qui, après avoir fait ses preuves dans de nombreux métiers, pourrait endosser à présent son costume de cyber protecteur ! 

    Une promesse vertueuse…

    Portant depuis longtemps en germe la promesse d’une entreprise gérée de façon intelligente et d’une « vie facilitée », l’Internet des objets (ou plus communément l’IoT, de l’anglais Internet of Things,) est pourtant encore loin d’avoir dévoilé tout le spectre de ses fonctionnalités.

    En plaçant des capteurs intelligents sur des plateformes pétrolières, des routes, des tuyaux ou des camions, les industriels sont désormais en mesure d’effectuer leur maintenance de façon prédictive. En générant des ordres de réparation préalablement aux incidents, ils évitent des pannes et optimisent l’utilisation de leurs ressources. Ceci n’est qu’un exemple d’application parmi tant d’autres : avec les objets connectés, le champ des possibles est colossal !

    …mais dangereuse !

    Qui dit « connecté », dit adresse IP, et donc… risques associés ! Pour les pirates informatiques, la recrudescence des objets connectés dans de nombreux secteurs d’activités constitue une véritable aubaine. Elle leur permet de s’emparer facilement et illégalement des données privées, confidentielles, précieuses.

    Un réel danger pour les organisations de toutes tailles et tous secteurs d’activités confondus, qui doivent en prendre conscience sans plus attendre, et se prémunir contre cette menace. L’impérieuse nécessité d’éducation est fondamentale, et ce à tous les échelons de l’organigramme. Mais pas seulement : les cyber risques introduits dans la sphère de l’entreprise avec l’Internet des objets doivent servir de sonnette d’alarme pour les chefs d’entreprise, et les inciter à modifier une bonne fois pour toutes leur stratégie en matière de cybersécurité.

    Mais, alors, comment faire ?

    Si le risque est bien réel, le clivage à la tête de l’entreprise, l’est également : d’après une étude mondiale réalisée par The Economist Intelligence Unit, plus de 30% des responsables de la sécurité informatique en entreprise s’attendent à subir une cyberattaque importante et préjudiciable dans les trois mois, tandis que seuls 12% des dirigeants partagent ce point de vue. Signe qu’il faut accentuer la pédagogie, surtout au sommet de la hiérarchie. Mais ce n’est pas tout.

    Bien que certains dirigeants aient déjà planché sur la création de nouveaux postes pour lutter contre la cybercriminalité — en introduisant par exemple des privacy officers, tenus comme leur nom l’indique de veiller au respect de la confidentialité des données —, il convient d’approfondir cette piste. Et de faire de l’analytique sa principale alliée pour mener à bien cette bataille.

    En matière de sécurité, l’analytique peut par exemple permettre d’obtenir une image continue et globale des menaces grâce à l’analyse des flux de trafic. Enrichie d’informations contextuelles telles que les données organisationnelles et les alertes générées par les infrastructures sécuritaires, elle rend compte de la normalité/l’anormalité de la situation au sein du réseau, et informe quant aux attaques à prévoir.  

     L’importance de l’analyse des « données chaudes »

    La prolifération des objets connectés partout dans la société a incité les professionnels de l’analytique à s’adapter et à faire évoluer leurs pratiques en matière d’analyse des données récoltées.  Par exemple, il est devenu nécessaire de traiter les données directement à la source, c’est-à-dire avant leur « refroidissement » (leur stockage). Facilitée par le dialogue permanent entre l’objet connecté et le reste du système d’information, cette exploitation immédiate des flux de données générées par l’IoT permet non seulement de prendre des décisions de manière instantanée, mais aussi de sécuriser ces dispositifs grâce à des algorithmes dédiés.

    En adaptant leurs solutions de traitement des données aux exigences du marché, les principaux acteurs du domaine de l’analytique ont transformé la menace de l’IoT en opportunité. Après avoir notamment fait ses preuves dans le domaine du marketing, l’analytique est devenue toute puissante, avec un nouveau champ d’application qui s’ouvre à elle : la cybersécurité.

     

  • Le parcours omnicanal, un défi technique et technologique

    Commerce connecté & omnicanal

    Par Guillaume ERNOULT, Directeur Technique chez Altima

    On parle de plus en plus de « commerce digital » au détriment de l’ « e-commerce ». Le terme « e- commerce » fait historiquement référence à un site de vente en ligne, une boutique, souvent siloté par rapport aux SI des magasins ou autres canaux de vente. Aujourd’hui, les leviers de croissance ne sont plus uniquement sur la vente de produits et services au travers du site de la marque, mais aussi via les marketplaces, les bornes en magasin, les tablettes vendeurs… Les attentes des clients évoluent et l‘enjeu est désormais de pouvoir proposer la même offre, les mêmes services, les mêmes avantages (promotionnels et fidélité), que le client soit sur le site de la marque ou physiquement en magasin. L’expérience du client doit être agréable, fluide, quel que soit le canal de vente ou de communication. Malgré ce constat partagé par tous, l’omnicanal reste un vœu pieu pour de nombreux retailers toujours à la recherche de la structure qui leur permettra d’offrir un parcours sans couture en externe… comme en interne !

    Au-delà d’une évidente stratégie d’entreprise, les questions techniques et technologiques vont rapidement se poser :

    • Comment proposer une information produit riche et homogène sur l’ensemble des canaux?
    •   Comment proposer un catalogue exhaustif quel que soit le canal ?
    • Comment identifier et reconnaitre un client partout tout le temps et simplement ?
    •   Comment proposer les mêmes promotions, les mêmes avantages (fidélités et autres) à tous les clients ?
    •   Comment traiter au mieux une commande avec la même qualité de service, le même niveau d’information,quel que soit son origine (web, magasin, …) ?On entend souvent des enseignes ou marques dirent : « je veux mettre l’accent sur le cross-canal : nous allons développer la livraison en magasin et la e-réservation ». Ce sont bien des services intéressants et pertinents pour les clients et c’est un premier pas vers le cross-canal. Mais nous sommes loin d’une vraie démarche omnicanal qui est capable d’adresser l’ensemble des questions mentionnées ci-dessus.

      Le SI, clé de voûte de la stratégie omnicanal ?
      Les solutions d’encaissement des enseignes proposent naturellement un certain nombre de fonctionnalités commerce pour les magasins physiques. Notamment le moteur promotionnel (ou MAM : Moteur d’Action Marketing), gestion des coupons et avoirs, le référentiel client unique (RCU), les mécaniques de fidélité (calcul des points : earn et burn). Par extension ou couplé avec l’ERP, ces solutions peuvent également porter les rôles de PIM (Product Information Management) pour centraliser l’information de produits enrichis et d’OMS (Order Management System) pour piloter l’ensemble du cycle de vie de la commande (y compris la gestion du SAV / service client, des retours / remboursement, l’historique d’achat des clients, etc.). Ces briques étant totalement opérationnelles pour les magasins, il est pertinent de s’appuyer fortement sur celles-ci pour développer le commerce sur le digital.En optant pour ce système, les données et fonctions vitales sont centralisées autour d’une seule et même suite applicative dans le SI – pas de duplication ni de synchronisation de données ou règles pouvant nuire à une expérience utilisateur sans couture et surtout à la stabilité et maintenabilité des systèmes. Enfin, les données et fonctions vitales sont partagées de la même manière entre les différents canaux / systèmes consommateurs – le client retrouve les mêmes opérations commerciales en ligne et en magasin, l’offre est homogène sur l’ensemble des canaux. Un pas de géant vers l’omnicanal donc !Un pré requis néanmoins : il est nécessaire que ces briques SI puissent exposer les données et services au travers de flux standardisés, webservices ou API – le tout avec une haute disponibilité nécessaire pour le canal web qui fonctionne 24/7.

    Les plateformes e-commerce ont-elles toujours un rôle à jouer ?
    N’embarquant plus de fonctionnalités vitales, le site e-commerce n’est alors qu’un « simple » frontal web, avec pas ou très peu d’intelligence et règles métiers : exposition de l’offre (portée par le PIM et le MAM) et prise de commandes (descendues dans et traitées par l’OMS au sein du SI).

    Les informations des clients étant portées par le SI, la solution e-commerce peut même s’abstraire totalement d’une base client « locale ». Aussi, les opérations commerciales / promotions et potentiellement le moteur de fidélité étant gérés par le MAM, au sein du SI, le calcul du panier web et des points se fait directement par cette brique, en temps réel via webservices. Le site e-commerce ne fait qu’afficher le résultat du calcul apporté par le MAM.

    C’est dans ce cas précis qu’une solution en « développement spécifique » a du sens : pas de contraintes pour s’adapter à l’interfaçage fort avec les systèmes du SI, la solution sera légère et performante (pas d’encombrement avec des fonctionnalités non utilisées).

    Néanmoins ce dispositif complet n’est pas simple à mettre en place. Nous avons évoqué la nécessité d’avoir des systèmes et services hautement disponibles au niveau du SI pour assurer la continuité de service 24/7 au commerce digital.

    En effet, est-ce que le site ne doit plus pouvoir calculer de panier si le MAM dans le SI subit une mise à jour logicielle ? Est-ce qu’un internaute ne doit pas pouvoir créer un compte si la base client du SI (RCU) ne répond pas ? Evidemment non, car l’impact sur les ventes (et l’image) peuvent être rapidement très important.

    Pour contrer ces « possibles pannes », il convient de mettre en place ce qu’on appelle un « mode dégradé » au niveau du site e-commerce. Celui-ci a pour objectif de s’enclencher automatiquement et de prendre le relai à partir du moment où un système / service du SI est indisponible. Avec ce mode activé, le site peut en toute autonomie :

    • réaliser un calcul de panier simple (sans application de promotions)
    • authentifier un client et créer un compte qui sera stocké temporairement
    • prendre une commande et stocker temporairement -…Ce dispositif doit également se couper automatiquement lorsque les outils SI sont de nouveau disponibles. Une fois le mode dégradé désactivé, un processus de synchronisation s’enclenche pour par exemple : descendre les nouveaux comptes clients créés dans le RCU, les commandes dans l’OMS, etc.

      Le rôle d’une solution e-commerce du marché
      Il existe sur le marché un nombre considérable de solutions e-commerce, proposant toute un spectre fonctionnel large et prétendant souvent être LA solution pour faire du commerce omnicanal. Il est souvent difficile pour les e- commerçant de faire le tri.Comme exposé précédemment, le rôle de la solution e-commerce peut-être fortement réduit puisque les principales fonctionnalités sont portées par le SI (offre, opérations marketing, clients, commandes, …).Le premier intérêt d’une solution du marché peut alors se trouver dans des fonctionnalités annexes proposées qui restent très pertinenteset utiles : multilinguisme, templating, CMS, e-merchandising (cross/up-sell, recherche, facette, …), réseau sociaux, moyens de paiements et livraison, …

    Ensuite, les fonctionnalités proposées nativement dans ces solutions autour du panier, client, commande qui sont non utilisées en mode nominal dans cette architecture, peuvent tout à fait l’être pour supporter le mode dégradé, en backup ! Il faut dans ce cas s’assurer que la solution soit suffisamment ouverte et souple afin que ces fonctionnalités natives en question puissent être débraillées « proprement » (sans impacter le noyau de la solution) au profit des services fournis par le SI.

    Enfin, un dernier intérêt majeur des solutions du marché : certaines de leurs briques intégrées (PIM, OMS, base clients, SAV, MAM, …) peuvent servir à « combler les trous » dans le SI. En effet, la réalité nous montre que finalement assez peu de retailers ont à date un SI aussi mature et ouvert comme exposé plus haut. Il est donc possible, sans devoir attendre une refonte complète du SI, de construire son écosystème de commerce digital et omnicanal à l’aide de briques structurantes et indépendantes, proposées par certaines solutions e-commerce. A terme, si besoin en fonction de l’évolution du SI, ces briques pourront être débranchés, au profit d’un nouvel outil SI qui reprendra alors le même rôle.

    Une architecture véritablement pérenne
    Un dernier avantage considérable de cette architecture véritablement omnicanal : sa pérennité. Un site e-commerce a une durée de vie moyenne constatée d’environ 3 ans. Les briques dans un SI se situe plutôt entre 10 et 20 ans, voire plus. Les fonctionnalités critiques étant portées par le SI, le coût de refonte du site e-commerce se retrouve réduit aux fonctionnalités qu’il conserve. De plus, les données étant centralisées dans le SI (produits enrichis, clients, commandes et historiques, etc.), il n’y a pas de migration de données (sujet souvent sensible et chronophage) à prévoir entre un ancien et nouveau site.

    Enfin, ne l’oublions pas, au-delà d’une refonte du site e-commerce, tout nouveau canal de vente (application, borne, tablette vendeur, …) pourra rapidement se brancher sur un SI fiable, ouvert et désormais omnicanal.

  • Etude SAS : comment tirer parti de l’IOT ?

    Les attentes des précurseurs de l’IoT et les difficultés qu’ils rencontrent

    Etude SAS 

    Quel que soit le secteur d’activité, l’Internet des objets (IoT) s’impose de plus en plus dans le quotidien des entreprises. Mais en dépit du battage médiatique et de l’intérêt pour les objets connectés, les exemples de réussite sont encore rares. Néanmoins, les expériences et les leçons tirées des précurseurs peuvent constituer un excellent point de départ pour ceux qui se demandent comment tirer parti de l’IoT.

    Ce qu’il faut retenir

    Une étude menée par SAS, leader de l’analytique, dévoile certaines des découvertes faites par 75 grandes entreprises pour qui l’intégration de l’IoT au sein de leurs activités est « en bonne voie ». Les participants à cette étude ont été sélectionnés parmi neuf grands secteurs – depuis l’industrie manufacturière jusqu’au secteur public – et représentent 15 types d’utilisation, preuve du vaste champ d’application de l’IoT.

    Se rapprocher des clients
    À quelles fins les entreprises utilisent-elles l’IoT ? Environ 20 % des personnes interrogées déclarent s’en servir principalement dans le cadre de projets de « client connecté », 17 % à des fins d’autodiagnostic et 16 % pour le suivi des ressources.
    « Dans les entreprises comme dans les administrations, les dirigeants sont parfaitement conscients que, pour préserver leur crédibilité aux yeux des clients ou des citoyens, ils doivent leur fournir un service sur mesure et à la demande. Ce qui suppose l’analyse ultrarapide d’un grand volume de données », déclare Mathias Coopmans, Business Development Manager chez SAS.

    Une initiative, plusieurs avantages
    Curieusement, beaucoup attendaient de leurs initiatives IoT des avantages à la fois pour l’organisation et pour le client, citant en priorité l’« efficacité opérationnelle » (43 %) et l’« optimisation de l’expérience utilisateur » (36 %). Par exemple, un participant a souligné l’importance de l’efficacité opérationnelle dans la prestation des services existants ou nouveaux, voire dans la combinaison des deux. Pour un autre, l’IoT doit pouvoir fournir une vision plus globale de l’activité.

    La technologie et le changement des mentalités : deux enjeux majeurs
    L’intégration de l’IoT pose des problèmes d’un point de vue technologique et managérial. En témoignent les trois principales pierres d’achoppement citées par les participants : l’analyse des données en temps réel (22 %), les questions de sécurité (22 %) et la gestion du changement culturel (20 %).
    « Pour tirer pleinement parti de l’IoT, le travail doit être réorganisé et les processus réévalués afin d’intégrer l’analyse en temps réel des données. Compte tenu du volume important des données et des efforts qu’il faut déployer pour les traiter de manière efficace et sécurisée, le défi est de taille », explique Mathias Coopmans.

    Les consultants apportent les compétences qui font défaut
    Relever le défi technologique et culturel posé par l’IoT nécessite de nouvelles compétences. Lors de la phase d’implémentation de l’IoT, le recrutement d’un data scientist en interne ne figure pas parmi les cinq grandes priorités. La plupart des personnes interrogées ont mentionné la collaboration avec des consultants externes (15 %), suivie de l’automatisation des processus (13 %). La collaboration avec des consultants externes prouve, par ailleurs, que l’IoT dissout véritablement les frontières entre les secteurs d’activité, la collaboration entre ces derniers étant la clé de la réussite.

    « Nombre de dirigeants réalisent que le développement de compétences en interne nécessite du temps et que l’IoT ne les attendra pas pour suivre son évolution. Il est toutefois primordial de définir à long terme la stratégie de développement des compétences internes et externes (que ces dernières soient empruntées ou achetées) », confie Mathias Coopmans.

  • Sécurité : the big challenge des voitures connectées

    Voitures connectées : les cybercriminels dans l’angle mort?

    En cette veille d’ouverture de la nouvelle édition du salon de l’auto au grand public, Kaspersky Lab interpelle le grand public sur les nouveaux pirates de la route.

    Nul doute, la voiture connectée sera encore l’une des stars du salon de l’auto cette année. Comme tout ce qui attrait à internet et aux objets connectés, il est légitime de se poser quelques questions notamment sur la sécurité liée au partage des données ainsi qu’à cette forme de déplacement autonome. Un véhicule connecté est en effet doté d’un accès à Internet ainsi que, plus généralement, d’un réseau local sans fil. L’accès Web offre divers services supplémentaires tels que la notification automatique des embouteillages, la réservation de parking, la surveillance du style de conduite (pouvant par ailleurs avoir une incidence sur le montant des primes d’assurance automobiles) etc.

    De multiples raisons peuvent motiver les cybercriminels à tenter de pirater un véhicule connecté :

    • L’appât du gain : ll s’agit de bloquer l’accès au véhicule jusqu’à ce la victime paie une rançon.
    • L’espionnage : l’activation du micro ou de la caméra équipant le véhicule peut donner accès à des informations exclusives et des données sensibles.
    • La violence physique : les attaques peuvent avoir pour but de blesser le conducteur, ses passagers, ou encore d’endommager d’autres véhicules sur la route.

    C’est en analysant ses raisons que Kaspersky Lab développe une approche de la sécurité interne des véhicules connectés reposant sur deux principes : 

    • L’isolement veille à ce que deux entités indépendantes (applications, pilotes, machines virtuelles) ne puissent interférer l’une avec l’autre en aucune façon.
    • Le contrôle des communications signifie que deux entités indépendantes ayant à communiquer dans le système doivent le faire conformément à des règles de sécurité. L’utilisation de techniques de cryptographie et d’authentification pour l’envoi et la réception des données fait également partie intégrante de la protection du système.

    « Dans un proche avenir, le véhicule sera connecté en permanence, échangeant des mégaoctets de données et prenant des décisions pour le conducteur afin de lui faciliter grandement la tâche. Tous ces avantages peuvent se transformer en problèmes majeurs si l’on ne prête pas suffisamment attention à la cybersécurité de l’infrastructure cloud, à l’authentification, au cryptage des données transmises, à la gestion et au stockage des clés, etc. C’est là que les experts de Kaspersky Lab interviennent : notre principale mission en tant qu’acteur de la sécurité est de veiller à ce que la cybersécurité du véhicule améliore la sécurité physique du conducteur », souligne Andrey Nikishkin, directeur des projets spéciaux chez Kaspersky Lab.

    Kaspersky Lab s’intéresse depuis longtemps sur le sujet et a d’ailleurs écrit plusieurs articles :

    –          La Tesla Model S piratée à distance

    –          Piratage de voitures : une réelle menace ?

    –          Panique au volant : votre Jeep peut être piratée pendant que vous conduisez.

     

  • Avez-vous adopté des mesures pour prévenir les risques liés aux dispositifs IoT ?

    Les trois principales implications de sécurité de l’IoT

    Par Thierry Tailhardat, Directeur France de Bomgar

    Les professionnels de la sécurité informatique font face depuis une dizaine d’années au raz-de-marée que provoque l’augmentation des connexions d’utilisateurs et de terminaux pour accéder aux ressources de l’entreprise ; dans le même temps, ils s’efforcent de réduire la surface d’exposition aux attaques en éliminant autant de points d’accès que possible.

    Pour ce faire, ils procèdent généralement à un inventaire des connexions, ils consolident les systèmes sur le réseau et les serveurs ciblés, ils créent des portails en alternative aux accès à distance, et ils opèrent une corrélation avancée des événements de sécurité au moyen d’une solution centrale de sécurité.

    Introduire des dispositifs IoT dans un environnement revient à ajouter un nombre inconnu de nouvelles portes à un bâtiment qui en compte déjà 100 dont l’accès est à peine contrôlé. En 20 ans, nous sommes passés d’un appareil par utilisateur à quatre ou cinq par personne et bientôt nous ne saurons probablement plus combien notre environnement compte de points d’accès exploitables connectés à Internet.

    Rien que l’audit et l’inventaire de ces terminaux apparaissent comme des tâches monumentales, or c’est la première étape d’une stratégie de protection efficace. L’accessibilité future de dispositifs IoT sur le réseau a des incidences sur la sécurité. Voici trois implications qu’il convient de garder à l’esprit :

    La prolifération des dispositifs IoT augmente la surface d’attaque

    Pensez aux conditions d’accueil des personnes dans un grand immeuble de bureaux d’une ville moyenne. Il est possible que de nombreuses portes ne soient pas gardées, mais la progression du flux est guidée vers un guichet d’accueil ou un hall d’entrée central où les personnes titulaires d’un badge le présentent tandis que les autres doivent se soumettre à des procédures de vérification d’identité avant de se voir remettre un badge qui les autorise à aller plus loin. Pour d’autres types d’accès, l’approche n’est pas différente ; en instaurant une connexion centrale de courtage, au moins pour les requêtes émanant de l’extérieur de la surface d’attaque, l’entreprise peut établir des contrôles à un point unique d’entrée/sortie.

    Suffisamment anodins pour être ignorés, mais suffisamment intelligents pour être dangereux

    On a trop souvent tendance à réduire l’IoT à un grille-pain intelligent. Et c’est une partie du problème.
    La plupart des « objets » connectés sont d’une telle simplicité qu’on banalise leur présence ou ce sont des outils ou des fonctions intégrées dont on ignore même l’existence. On en vient à oublier que, tout anodin qu’ils aient l’air, ces dispositifs sont connectés à Internet. Ce qui les rend aussi intelligents que quiconque décidera d’y accéder ou de s’en servir.

    L’objet entre vos mains, à qui appartient-il réellement ?

    Ce qui nous amène à la troisième préoccupation : à qui appartient réellement ou qui contrôle le dispositif IoT avec lequel vous vivez ? Est-ce vous qui l’entretenez ? Espérons que quelqu’un s’en charge car faute de correctifs et de maintenance, il y a fort à parier que votre dispositif IoT figurera bientôt dans une base de données des vulnérabilités avec le risque d’être exploité immédiatement après. S’il y a effectivement maintenance, qui y a accès ? Et même si vous avez la réponse à cette question, que savez-vous de la politique de sécurité du fournisseur concerné ? Pour revenir au point précédent, votre sécurité dépend de la vigilance dont fait preuve celui à qui vous confiez des droits d’accès au réseau de votre entreprise. Effrayant, non ? Mais à nouveau, c’est en suivant les bonnes pratiques de gouvernance des accès, comme l’utilisation d’une connexion de courtage comme indiqué précédemment, que vous saurez qui a accès à vos systèmes IoT, par quel moyen, où, quand et comment.

    Le nombre des points d’accès et des dispositifs connectés présents sur votre réseau va très certainement continuer d’augmenter au cours des prochaines années. Avez-vous adopté des mesures pour prévenir les risques de compromission liés aux dispositifs IoT ?

  • Quand les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts

    Etude World Quality Report 2016

    par Capgemini et Hewlett Packard Enterprise (HPE)

    La transformation digitale des entreprises, au cœur de leur stratégie IT, accentue la pression sur l’assurance qualité et les tests pour améliorer leur compétitivité et fournir des services à valeur ajoutée à leurs clients.

    Selon l’étude World Quality Report 2016,Capgemini, leader mondial du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, et Sogeti, sa filiale dédiée aux services de technologie et d’ingénierie, publient le World Quality Report 2016. Réalisée en collaboration avec Hewlett Packard Enterprise (HPE), l’étude analyse le niveau de qualité des applications et les différentes pratiques de test dans de nombreux secteurs d’activité de 32 pays différents. L’édition de cette année révèle que, bien que 85% des entreprises exploitent l’Internet des Objets (Internet of Things, IoT) dans le cadre de leurs opérations, plus des deux tiers (68%) ne disposent pas d’une stratégie de tests adaptée à cette branche spécifique de l’IT.
    68% des entreprises déclarent avoir des projets en risque faute de ressources adaptées à l’Internet des Objets

    Les entreprises, qui doivent déployer de nouveaux produits et services digitaux à un rythme toujours plus soutenu, rencontrent souvent des difficultés à trouver le bon équilibre entre qualité et rapidité de développement, et plus particulièrement dans le cadre de l’IoT. Après avoir augmenté de 18% à 35% au cours des quatre dernières années, la part du budget IT dédiée à l’Assurance Qualité a diminué cette année pour revenir à 31%.Les prévisions indiquent néanmoins que ces dépenses devraient remonter à 40% d’ici 2019.

    Outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents : nouveaux vecteurs d’efficacité et de réduction des coûts
    Cette année, le World Quality Report révèle que de plus en plus d’entreprises choisissent de s’appuyer sur des technologies intelligentes pour réduire leurs coûts et améliorer leur efficacité opérationnelle. L’adoption croissante des technologies digitales représente une part importante des budgets IT et les directions métiers peinent à trouver l’équilibre entre innovation et maîtrise des coûts : 48% des entreprises interrogées reconnaissent ne pas parvenir à gérer les besoins multiples et hétérogènes des environnements de test. Le rapport recommande donc aux entreprises d’investir davantage dans les outils de test et d’Assurance Qualité intelligents afin de pouvoir identifier et résoudre les problèmes de qualité le plus tôt possible.

    Montée en puissance des approches agiles et DevOps

    L’étude souligne également que de plus en plus d’entreprises adoptent des méthodes agiles et DevOps pour accélérer le déploiement de nouveaux produits et services. Cependant, 44% d’entre elles se montrent réticentes à l’idée de faire participer les équipes de test à la phase initiale de planification craignant que cela ne retarde la mise en vente. Pourtant, sans cette étape cruciale, elles mettent en risque la sécurité de leurs activités. En matière de DevOps, le rapport montre que les défis de l’adoption vont bien au-delà des simples problèmes d’Assurance Qualité et de risque métier. Les entreprises peuvent fortement limiter les bénéfices de l’approche DevOps si elles ne parviennent pas à faire travailler ensemble les directions métiers. Pour compenser les coûts supplémentaires induits par l’adoption de ces nouvelles technologies, 40% des organisations s’appuient sur des systèmes d’analyse prédictive permettant d’automatiser une grande partie du processus de test.

    Selon Hans van Waayenburg, membre du Comité Exécutif du groupe Capgemini et responsable de la ligne de service mondiale Testing : « Le World Quality Report 2016 montre que l’adoption d’une approche mature et stratégique en matière d’assurance qualité et de tests est de plus en plus nécessaire pour les entreprises. La transformation digitale représente un vecteur de croissance considérable ; pour en tirer pleinement profit, le plein engagement des clients et des parties prenantes est indispensable. Les organisations doivent proactivement supprimer les silos qui scindent leurs activités commerciales, le développement, la qualité et les opérations, avoir recours aux méthodes agiles ou DevOps et se concentrer sur la création de valeur pour le client final. Pour prendre une longueur d’avance, les acteurs en charge des tests et de l’Assurance Qualité doivent intégrer les écosystèmes de tests automatisés, l’analyse prédictive, ainsi que des outils de tests et d’Assurance Qualité intelligents. »

    « Compte tenu de l’omniprésence des logiciels dans nos interactions, le test doit aujourd’hui couvrir l’ensemble de l’expérience utilisateur », explique Raffi Margaliot, Senior Vice President and General Manager, Applications Delivery Management chez HPE Software. « Ce rapport met en avant trois éléments plus importants que jamais : la sécurité, l’expérience utilisateur et la qualité. C’est sur ces piliers que les entreprises doivent s’appuyer pour atteindre la rapidité, la qualité et l’évolutivité nécessaires à leur succès. »

    A l’heure où l’Internet des Objets joue un rôle de plus en plus important dans le cadre des activités des entreprises, celles-ci doivent adopter une stratégie de tests basée sur la gestion des risques pour créer un écosystème de test sécurisé. L’étude recommande aux organisations d’investir dans des solutions « as-a- service » pour la gestion des environnements et des données de test, l’exécution des tests, et d’augmenter le niveau d’ingénierie des équipes de test. Elles pourront ainsi préserver l’intégrité de leurs systèmes tout en favorisant l’innovation dont elles ont besoin.

    Méthodologie

    Cette année, dans le cadre de l’étude World Quality Report, 1 600 personnes basées dans 32 pays ont été interrogées. Publié tous les ans depuis 2009, il s’agit du seul rapport international consacré à l’analyse de la qualité des applications et aux tendances en matière de tests. Les données de cette 8 édition ont été recueillies en ligne et par entretien téléphonique. Les répondants ont été classés en six groupes : DSI, VP Application, directeur informatique, responsable QA/Testing, directeur des données/marketing et directeur des technologies/responsable produits. Ils ont participé à des entretiens quantitatifs suivis de discussions qualitatives approfondies.

    Informations complémentaires

    Pour télécharger la version complète du World Quality Report 2016, rendez-vous sur : www.worldqualityreport.com

  • Le DevOps : l’avenir de l’Internet des objets ?

    Le DevOps et l’IOT 

    Par Eva Skoglund, Wind River

    Les méthodologies de gestion et de développement évoluent rapidement dans le monde de l’informatique, au point que dans de nombreux cas, les spécifications formelles et autres meilleures pratiques ne sont établies qu’une fois qu’un concept a gagné en popularité. C’est le cas avec celui de l’intégration entre équipes de développement et de production, une approche baptisée DevOps. Pour certains, le DevOps est davantage une culture, un mouvement ou une pratique mettant l’accent sur la collaboration entre ces deux équipes. L’objectif commun étant de créer un environnement où la conception, les tests et la publication de logiciels peuvent se succéder rapidement, fréquemment et, bien sûr, de façon fiable.

    Entre le DevOps et l’Internet des objets, une antinomie de façade…

    Le DevOps peut sembler aux antipodes des méthodes de développement d’applications des systèmes embarqués. Dans ce secteur, le processus de développement, de publication et de support  a toujours été très structuré et bien défini. Cependant, dans le cas de l’IdO, il apparaît de plus en plus nécessaire aux yeux de tous de changer et de faire évoluer les approches traditionnelles. En effet, les déploiements IdO doivent être effectués à un rythme élevé et nécessitent des changements par itérations régulières, en particulier avec l’acceptation croissante de cette méthodologie par les différentes branches d’activités. Tous ces éléments créent un environnement très différent par rapport aux environnements traditionnels.

    On considère que l’Internet des Objets permet aux organisations d’adopter de nouveaux modèles économiques et de profiter de nouveaux débouchés. Les organisations découvrent progressivement les nombreuses façons d’en extraire de la valeur, ce qui leur permet ensuite de créer des mises à jour logicielles offrant de nouveaux services. Cette approche par itérations permet également de raccourcir les cycles de développement sans compromettre la qualité, tout en augmentant la productivité des équipes informatiques.

    … Mais de véritables obstacles a dépasser

    Mais malgré tous les avantages qu’offre le fait d’adopter le DevOps pour une organisation, le chemin à suivre n’en est pas moins possiblement tortueux. Tout d’abord, tout changement de culture représente un défi pour beaucoup sur le plan des perceptions et des comportements. Cela implique des changements au niveau des structures hiérarchiques, des mis­sions et des responsabilités, qui engendreront à coup sûr un certain nombre de difficultés.

    Autre point lié à ce changement : le DevOps est source inhérente de problématiques au niveau des périphériques. Contrairement à un environnement logiciel d’entreprise où les équipements des serveurs sont globalement standardisés, les systèmes IdO peuvent être très vastes, uniques et complexes, et inclure une grande variété de plateformes matérielles.

    A l’évidence, mettre en place une méthodologie DevOps dans un contexte d’IdO implique d’être résolu à procéder à des changements. Heureusement, l’adoption d’une approche basée sur une plateforme unique simplifie grandement l’intégration entre développement, tests, déploiement et gestion des systèmes. Sans oublier qu’elle contribue à étendre l’effort collaboratif à l’ensemble de l’organisation, et permet aux équipes de voir au-delà de leurs fonctions et domaines.

  • Etude Forrester : Wearables un marché de 9,8 Mds de $ en 2021

    Etude Forrester : l’adoption des « Wearables » aux USA atteindra une masse critique d’ici 2021

    Le taux d’adoption des dispositifs de type « Wearables » par les consommateurs américains atteindra 29% d’ici 2021 contre 18% l’an dernier, selon une nouvelle étude Forrester. Actuellement, la grande majorité des consommateurs qui possèdent et utilisent des « Wearables » détiennent un dispositif médical ou bien-être (17%). Mais les domaines comme la surveillance, le shopping les notifications et ceux liés aux voyages devraient se développer.

    ForresterParmi les résultats de cette étude Forrester :

    Les ventes de « Wearables »vont passer de 4,2 milliards de dollars en 2015 à 9,8 milliards en 2021. Cette croissance sera due à l’augmentation des volumes de dispositifs vendus ainsi qu’à l’apparition de nouveaux « Wearables » plus chers tels que les smartwatches, les vêtements et les lunettes connectés.

    • Les ventes de smartwatches atteindront 16 millions de dollars en 2021. D’ici là, plus d’un tiers des 46 millions de  « Wearables » vendus seront des montres connectées. Cette croissance sera favorisée par une plus large adoption des consommateurs d’applications de type paiement mobile, voix, notifications et bien-être.

    Si certaines entreprises numériques ont d’ores et déjà mis en place une stratégie en matière de « Wearables »,il ne s’agit que de balbutiements afin d’apprendre à piloter des applications sur une montre connectée. A peine plus du tiers (34%) des entreprises n’ont pas du tout de stratégie « Wearables »à ce jour et ne prévoient pas d’en mettre une en place dans le futur. Seules 11% appliquent actuellement une stratégie « Wearables ».

     

  • Réalité virtuelle, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D « Re-Imagine Shopper UX ».

    Paris Retail Week 2016 : 17  Innovations à ne pas manquer

    Pour sa deuxième édition, Paris Retail Week réunira en septembre deux salons historiques : E-Commerce Paris et Equipmag. Le plus grand événement retail off- et on-line d’Europe présentera les dernières nouveautés en matière d’innovation retail et e-commerce avec un nouvel espace réalisé en partenariat avec le PICOM : « Re-Imagine Shopper UX ».

    Réalité virtuelle et augmentée, blockchain, robotique, intelligence artificielle, IoT, impression 3D et open-innovation, toutes les technologies du moment en magasin seront réunies sur cet espace proposé par le PICOM dans le cadre de son programme New Shopping Experience 2016.
    Les 50 000 professionnels du retail attendus pourront tester et expérimenter les 17 innovations inédites du commerce du futur sélectionnées par le PICOM pour Paris Retail Week. Ils découvriront en avant-première les « proof of concept » portés par 20 PME technologiques et développés en collaboration avec 16 grandes enseignes de la distribution et 4 laboratoires de recherche.

    Les innovations, toutes en cours de développement, matérialisent les réponses apportées aux problématiques soulevées par les enseignes : nouvelles expériences d’achat, d’interaction client/vendeur, parcours client connecté, paiement dématérialisé cross canal, ou encore personnalisation.

    S’appuyant sur des technologies émergentes comme la mesure physiologique de l’émotion, les systèmes d’immersion, les plateformes d’impression numérique, les algorithmes de recommandation, la blockchain … elles n’ont été vues nulle part ailleurs !

    • REALITÉ AUGMENTÉE / VIRTUELLE

    FLUNCH / IVS
    Self Scan
    Ce projet a pour objectif de réduire le temps d’attente aux caisses des restaurants type « self ». La technologie employée est celle de l’analyse d’image en temps réel, associée au deep learning et aux réseaux neuronaux.
    Le principe est de reconnaitre automatiquement le contenu d’un plateau et de générer le ticket de caisse.

    WHERELDHAVE / ADRENALINE et SEIZE
    TAG IT !
    Dispositif d’animation interactif 100% digital, TAG IT ! permet d’interpeller le consommateur lorsqu’il passe devant la vitrine d’un magasin ou dans l’allée d’un centre commercial. Avec TAG IT !, il est possible de choisir parmi plusieurs modules d’interaction:
    > Tag Promo : jackpot virtuel pour gagner des bons d’achats à valoir immédiatement en boutique.
    > Tag Info : Une question ? Notre séquence d’information y répond d’un simple geste.
    > Tag Event : Le compte à rebours est lancé ; inscription pour participer à l’événement en avant-première.
    > Tag Fashion : Choisir la tenue du mannequin et la laisser faire le show !
    À partir de septembre, le dispositif sera déployé aux Docks Vauban, centre commercial géré par Wereldhave.

    KIABI / HOLUSION
    Holographic Shop Window
    L’Holographic Shop Window a un objectif : vous faire vivre une véritable expérience dans votre parcours d’achat. L’hologramme vous accueille dès votre entrée chez KIABI. Présentez-vous devant cette vitrine interactive pour y découvrir toute la collection du magasin. Prévisualisez ainsi vos produits, leurs caractéristiques et trouvez leur emplacement.
    Envie d’un produit innovant et adapté à votre magasin ? Holusion, expert de l’affichage digital innovant, vous accompagne dans la création de votre projet sur-mesure.

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.16.59IKEA / KEYNEOSOFT
    My Personal Immersive Assistant
    L’objectif de My Personnal Immersive Assistant est de faire rentrer l’univers cuisine IKEA chez le client grâce à la réalité virtuelle et de rendre simple, ludique l’achat et l’essayage de sa future cuisine.
    Chez lui ou en magasin, le client aménage et personnalise sa future cuisine sur son outil de conception 3D traditionnel puis visualise son projet en temps (et lieu) réel grâce à la réalité virtuelle. En un clic, il passe commande directement depuis son smartphone !

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.17.13LEROY MERLIN /
    WHAT A NICE PLACE (Inria) Coach déco virtuel
    Ce coach déco se base sur la photo de l’intérieur du client pour lui recommander des produits coordonnés au reste de sa déco. Leroy Merlin teste cet outil innovant sur son rayon luminaire. Choisir sa déco devient facile et ludique.

     

    • ROBOTIQUE

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.19.49TAPE A L’ŒIL / CYLANDE
    UR Robotics
    Le projet consiste à améliorer l’expérience utilisateur des clients qui se servent des dispositifs digitaux déployés en magasin grâce à la plateforme de vente omnicanal UR POS, notamment via un accueil humanoïde avec les robots Nao et Pepper fabriqués par la société Aldebaran Robotics.

     

    • INTERNET DES OBJETS

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.21.38INTERMARCHÉ / NEOTROPE (Inria, Scalab)
    Affect-Tag
    Affect-Tag est une solution de captation physiologique et d’analyse des émotions. Développé en collaboration avec la recherche scientifique, le bracelet connecté permet une mesure simple et nomade de l’engagement du consommateur. L’outil de visualisation sur tablette permet une observation en temps réel des constantes tandis que le software d’analyse facilite une interprétation efficace et rapide des émotions du consommateur mesurées pendant son expérience shopping.

    • IMPRESSION 3D

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.23.50ERAM / UNISTUDIO
    Atelier 27
    Afin d’offrir une expérience unique à ses clients, Eram et Unistudio ont mêlé leurs savoir-faire pour réaliser le rêve de nombreuses femmes : créer leurs propres talons sur- mesure.
    Après avoir défi ni le modèle, la forme et la couleur, il ne reste plus qu’à se laisser émerveiller par la magie de l’impression 3D. Vous pourrez donc dans la même journée imaginer, concevoir, créer et porter vos talons : du shopping hors du commun.

     

    • COLLABORATIF

    IDKIDS / WENOVE
    Creative lab
    Le Creative Lab d’Idkids est un lieu d’initiation à la culture numérique et d’expérimentation, dédié aux enfants, pour imaginer, concevoir et fabriquer ensemble, en toute sécurité.
    Réalisé en partenariat avec Wenove et Digiphyse, cet atelier ludo-pédagogique permet aux enfants entre 6 et 12 ans de développer leurs talents de créativité, dans un esprit «learning by making» à partir d’outils numériques (tablettes graphiques, configurateur, découpe et gravure laser..).

    • INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.27.06LEROY MERLIN / PHOCEIS
    MAIA, à votre service !
    Il n’est généralement pas simple de trouver un produit précis dans une grande surface spécialisée, surtout lorsque l’on n’est pas un habitué des lieux. Le client s’en remet dans la grande majorité des cas au conseiller le plus proche à condition qu’il soit
    disponible. Afin d’optimiser le temps passé en magasin, nous proposons la création d’un agent conversationnel
    par SMS offrant une réponse précise au client en quelques secondes. Un conseiller a plus de valeur pour l’enseigne dans l’accompagnement de ses clients que dans la localisation ou le prix d’un produit !

    • BLOCKCHAIN

    Capture d’écran 2016-07-21 à 11.28.23JARDINS DE COCAGNE DE LA HAUTE BORNE / WEBPULSER
    Monnaie Cocagne Blockchain – MoCoBlock
    Le projet vise à expérimenter les usages de la blockchain dans le retail.

    Via la création d’une Monnaie Locale Complémentaire et d’applications dédiées, de nouveaux services communautaires sont possibles. Un cas d’usage de dématérialisation de titre de paiement est également présenté.

    • GÉOLOCALISATION

    BRICOMARCHÉ / INSITEO (Inria)
    GeoProfiling
    L’objectif est d’élaborer des profils de visiteurs d’un point de vente à l’aide de leurs données de géolocalisation. Les données sont élaborées par les algorithmes d’INSITEO implémentés dans l’application mobile Bricomarché, activés avec l’accord de l’usager.
    La solution, déployée dans plusieurs magasins, apportera des avancées majeures dans la connaissance précise des comportements clients et permettra de bien mieux cibler les interactions mobiles que l’enseigne souhaitera Implémenter.

    PIZZA PAI / INSITACTION
    Service Rapido : le digital au service de la restauration
    Objectif : supprimer les temps morts générateurs de stress pour les clients pressés. Application configurable et interopérable et système de reconnaissance et de géolocalisation, permettant au client de choisir depuis son smartphone, le jour, l’heure, le nombre de personnes et les plats qu’il souhaite réserver.
    Il choisit ensuite sa formule et ses plats, et invite les personnes conviées à faire de même en indiquant leur mail ou numéro. Les invités sont automatiquement prévenus. Cette étape finalisée, chacun procède au paiement. De son côté le restaurateur paramètre ses quotas de places, et gère ses réservations depuis son back office. Une fois arrivée les clients sont automatiquement reconnus et invités à s’orienter vers leur table ! Les équipes sont averties et la commande est lancée automatiquement en cuisine sur un écran dédié.

    TAPE A L’ŒIL / STIMSHOP et ZENT’O
    Whisperings : Analyse client et interactions contextuelles en magasin
    Le projet « Whisperings » de STIMSHOP et ZENTO permet à TAPE A L’OEIL de détecter ses clients en magasins, de mesurer leur parcours et d’interagir de manière localisée et contextuelle. Le module Link discovery, de gestion et d’analyse des espaces, permet de créer des « zones commerciales » d’interaction client personnalisées. L’ultrason STIMSHOP diffusé dans la sono et via les Hbeacons (BLE+Ultrason), permet de déclencher la relation avec une réelle précision dans les zones de détection, sur 100% des smartphones des visiteurs.
    Link connect, le module de gestion des interactions de ZEN’TO, permet une mise en scène simple et modulable des scénarios de fidélisation et d’échanges entre la marque et son client.

    • PERSONNALISATION

    ZODIO (Adeo) / DIGIPHYSE
    Interactive Manufacturing
    La création numérique en un clic !
    La personnalisation fait aujourd’hui partie de notre quotidien. Les nouvelles technologies permettent désormais des possibilités de création infinies, mais attirent peu de gens car trop complexes. Avec notre solution, vous pourrez créer vos objets, exprimer toute votre créativité, sans aucune difficulté.

    LA VIGNERY / EPLANKTON (Inria, Rubika, SCV)
    Social Avatar
    ePlankton propose un jeu pour connaître les motivations profondes des consommateurs et ainsi leur proposer l’offre juste, en se basant sur des travaux de recherche sur les motivations et comportements inconscients des consommateurs.

    CYRILLUS / NAOS PUBLISHING et NUUKIK
    Smartalog
    Solution de communication permettant aux annonceurs de délivrer directement en boîte aux lettres à un client un document papier intégralement personnalisé par son contenu (textes et images), grâceà la connaissance de ce client et de son environnement.

  • Quel modèle économique pour l’IoT ?

    Perspectives et business models 

    Par Philippe Van Hove, Vice-Président Europe de l’Ouest, Zuora

     Si vous êtes une industrie de dimension mondiale, vous êtes certainement déjà entré de plain-pied dans l’Internet des objets (IoT) et avez probablement investi dans des stratégies et infrastructures. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela vous ouvre de nouvelles perspectives de produits, de développement ou encore de « business models ». Une récente étude de McKinsey intitulée « Capitaliser sur les potentialités de l’Internet des objets » estime en effet que les perspectives commerciales de l’IoT sont faramineuses puisqu’elle les évalue entre 3,9 et 11,1 trillions de dollars par an d’ici 2025 ! Dans cette nouvelle économie, il me semble que trois stratégies critiques doivent être abordées.

    1. De la vente d’un simple produit à un service 

    Les produits de l’Internet des objets sont intelligents et connectés. Mais pour en tirer pleinement parti, il est capital d’évoluer vers un modèle centré sur l’abonnement, et plus précisément, de prendre conscience que pour un utilisateur (c’est à dire un abonné potentiel), la qualité d’expérience est plus importante que le produit par lui-même. Ainsi, l’étude de McKinsey souligne que la capacité à superviser des équipements sur le site même d’un client permet à son fabricant de les commercialiser en tant que « services » grâce à la nouvelle possibilité offerte par l’IoT de les facturer à l’utilisation. Ajoutons que ce retour d’informations présente de nombreux autres avantages : pour guider le développement de nouveaux produits, réaliser des ventes croisées ou additionnelles, etc. Comme le note cette étude : « Cette approche de service permet aux fournisseurs de nouer des relations plus « intimes » avec leurs clients dans lesquelles leurs concurrents auront de grandes difficultés à s’immiscer. »

    Beaucoup de questions concernant cette transition des produits aux services demeurent. Or, il s’agit bien d’une tendance de fond du marché, attestée par de nombreuses créations d’entreprises dont le succès et la valorisation ne se sont pas démentis. Rappelons par exemple qu’Apple a récemment commencé à commercialiser ses matériels à travers un abonnement pur et simple. Beaucoup y ont vu une simple réaction concurrentielle, reproduisant les modèles déjà proposés par les principaux opérateurs du marché. Cependant, comme en atteste une récente étude de marché conduite par Goldman Sachs, les perspectives de croissance vont bien au-delà de cette perception d’une attitude simplement réactive face à la concurrence. Dans son rapport « Market Conviction », Goldman Sachs préconise fortement l’achat d’actions Apple dont il fixe la cotation cible à 160 $ par action – soit une plus-value de quelque 50 % par rapport à son prix de clôture actuel ! Pourquoi ? La monétisation des services. La fusion de ses prestations et des matériels au sein d’une offre globale d’abonnement est en effet aujourd’hui le mode de développement le plus prometteur en raison de sa haute valeur ajoutée.

    Une récente interview d’Andy Mattes, le PDG de Diebold (principal fabricant et distributeur d’automate bancaire) portait sur la façon de maximiser la création de valeur actionnariale dans le contexte d’un récent rachat d’entreprise et de changement du paysage concurrentiel. Le débat était organisé autour de deux thèmes clés : tout d’abord, la capacité de Diebold à optimiser sa production et à intégrer des technologies de biométrie à ses produits connectés intelligents et d’autre part, sa propension à créer de la valeur en commercialisant sa production en tant que service, ce dernier point ayant selon le dirigeant de Diebold un impact direct sur la valeur actionnariale de sa société. Comment ? En augmentant les marges, en fournissant des solutions logicielles rentables et centrées sur le client. De tels exemples sont aujourd’hui monnaie courante dans la mesure où le modèle de facturation à l’utilisation est plus favorable au client grâce aux outils de supervision et de mesure d’utilisation des produits.

    Que ce soit dans le domaine B2B ou B2C, l’Internet des objets a la capacité de transformer virtuellement n’importe quel produit en service, et par conséquent, de créer des fondations idéales pour nouer des relations plus proches et durables avec le client. Le défi opérationnel pour les entreprises consiste dès lors à construire une infrastructure de transition leur permettant d’adopter un mode de développement centré sur la nouvelle économie de l’abonnement.

    2. Connaître le comportement de ses clients-abonnés. 

    On constate aujourd’hui que les consommateurs possèderont de plus en plus d’appareils connectés de toutes sortes – de leurs voitures, à leurs systèmes de domotique en passant par divers dispositifs vestimentaires. Cependant, pour réussir dans ce domaine, il ne suffit certainement pas de « coller » des capteurs sur un objet donné pour en faire un « produit intelligent ». Il s’agit de raisonner en termes de « création de valeur ajoutée » ; une tendance reconnue par de nombreuses entreprises. Le nouvel assistant de santé connecté lancé par Visiomed en est un bon exemple. Grâce aux données vitales collectées du patient, cet assistant permet, grâce à la puissance de l’intelligence artificielle qui a démontré un taux de 87% de diagnostics cohérents et à la complémentarité de la plateforme de téléconseil, une nouvelle expérience de la santé.

    Cette notion de résultat final escompté est également cruciale dans l’univers de l’Internet des objets pour le grand public. Nest, n’est pas uniquement un thermostat. Il doit plutôt être considéré comme un « cerveau domotique », capable de mémoriser les habitudes de chauffage, d’émettre des alertes en cas de présence de certaines particules dans l’air. De la même façon, les véhicules bénéficiant de connexions mobiles Autonet disposent d’un système de diagnostic permanent permettant par exemple de générer des alertes pour planifier le contrôle des émissions du véhicule, de contrôler la vitesse d’un jeune conducteur, etc.

    Pour répondre aux attentes des consommateurs les plus exigeants et les mieux informés, il est donc capital de développer des services capables d’« apprendre » et de s’adapter à leur comportement afin de s’améliorer d’eux-mêmes de façon entièrement autonome.

    3. Monétiser et sécuriser les données.

    L’Internet des objets induit un changement radical dans la façon de penser la sécurité. Le récent « piratage » des Jeeps Cherokee a démontré qu’une voiture connectée est susceptible d’être détournée à distance, même si son conducteur est au volant ! Ce type de menace est appelé à croître dans les mêmes proportions que l’explosion du nombre d’appareils connectés.

    La sûreté de l’Internet des objets exige en effet de mettre en œuvre deux principes sécuritaires de base : un robuste système d’authentification et des communications hautement sécurisées. Une solution leader prenant en charge ces deux problématiques existe en réalité depuis des décennies à travers les infrastructures à clés publiques (PKI). Ce système établit en effet une plateforme de « confiance » grâce à des services d’authentification forte et à un mécanisme de cryptage basé sur des certificats numériques.

    Il n’est pas certain que l’environnement PKI reste idéal à long terme ; cependant, c’est à ce jour la meilleure option pour toutes les entreprises actives sur le marché de l’Internet des objets souhaitant protéger leurs clients – et par la même leur réputation. Il ne fait désormais aucun doute que la sécurité des données a rejoint la sécurité physique au niveau des priorités critiques de toutes les entreprises impliquées dans l’IoT.

    Au-delà de cette problématique de sécurisation des données, la capacité à les fournir également sous forme de service (ou DaaS, « Data as a Service ») peut également être un élément clé d’une stratégie pour l’Internet des objets. Il est par exemple possible que vous soyez« dépossédé » de votre relation client  si vous êtes un fournisseur de premier niveau (grossiste), ou si  vous vous appuyez sur un réseau complexe de revendeurs ou de distributeurs par exemple. Dans ce cas, les données de vos objets connectés pourront ainsi être quantifiées et faire l’objet d’« abonnements » pour tous ceux qui en ont besoin pour développer leurs business mais surtout, vous garderez la main sur l’expérience numérique de vos clients qui vous aurait échappée avec un produit lambda.

    En synthèse : le client est roi !

    Les nouveaux business models évolueront constamment au fil des progrès de l’Internet des objets pour offrir à des clients toujours plus exigeants de nouveaux modes de consommation. Dans ce nouveau cadre, les gagnants seront sans aucun doute ceux qui auront su évoluer assez rapidement vers des approches centrées sur des abonnements et sur la commercialisation de produits en tant que services (PaaS). C’est un challenge qui peut sembler insurmontable à certains dans la mesure où il s’agit en réalité d’envisager une véritable reconstruction organisationnelle et de complètement repenser ses systèmes de gestion. Comme toujours, les précurseurs seront les leaders de demain sur leurs marchés respectifs.

    L’Internet des objets soulève certes de multiples problématiques mais, à ne pas en douter, ceux qui en triompheront en tireront de considérables bénéfices. Il s’agit pour cela de se focaliser sur les besoins des clients en matière de services plutôt que de penser en termes de création de nouvelles générations de produits.

    De quels services vos clients ont-ils besoin ? Quels résultats en escomptent-ils ? Et enfin, quelles mesures de sécurisation pouvez-vous mettre en œuvre pour les protéger ?