Étiquette : IOT

  • Et si le domicile était au centre des décisions d’achats ?

    Les Français prennent leurs décisions d’achat chez eux et en discutent souvent avec leurs proches.

    Confinement, télétravail, offres e-commerce plus accessibles : de nombreux paramètres peuvent expliquer ces changements.
    Mais quels rôles se jouent au sein du domicile lors d’un projet d’achat ?
    Quels sont les médias les plus consultés en phase de recherche et de considération ? Comment se prennent les décisions finales ?

    La Poste publie  le livre blanc « Le domicile, au centre des projets et décisions d’achat ! », vous aurez toutes les clés pour utiliser les bons médias pour participer à la décision d’achat au cœur même du foyer :

    • comprenez la place du domicile dans le quotidien des Français,
    • participez au processus de décision du consommateur,
    • actionnez les bons supports (catalogue vocal, enceinte connectée, courrier commenté) pour faciliter les projets de vos futurs clients.).

  • Les webinars en mars à ne pas manquer !

    Les webinars du mois de Mars !

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/technologies-webinar-cookies-et-traceurs-comment-sadapter-aux-changements-juridiques-et-technologiques-by-ebg/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-hub-talk-grande-consommation-by-hub-institute/?instance_id=4820

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-webinar-comment-repondre-aux-3-grands-enjeux-retail-by-hub-institute/?instance_id=4816

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-the-nextgen-entreprise-summit-by-purpose4good/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-webinar-uda-comment-lia-semantique-permet-une-meilleure-connaissance-client-et-ameliore-lactivation-marketing-by-ebg/

     

  • Les cyberattaquants, toujours plus innovants, compétents et mieux financés

    Les botnets, une (r)évolution des usages

    Selon Alain Khau, Spécialiste Cybersécurité EMEA, CenturyLink

    Les acteurs malveillants créent toujours de nouvelles astuces pour rendre les botnets de plus en plus multifonctionnels et extrêmement volatiles.

    A titre d’exemple, le botnet « TheMoon », qui existe depuis 2014, exploite les failles de sécurité et prends le contrôle de routeurs vulnérables et de périphériques IoT pour lancer des attaques DDoS.

    Mais dernièrement, un nouveau module a été ajouté au botnet, permettant à l’auteur du botnet de vendre ou de louer son réseau proxy comme un service et ainsi donner la possibilité à d’autres acteurs malveillants de l’utiliser pour lancer des attaques par force brute, obfusquer le trafic ou pour déployer un système de fraude publicitaire vidéo.

    Nous avons pu constater que pendant une période de 6 heures, le botnet donnait l’impression que des milliers de personnes cliquaient sur des annonces vidéos sur la plateforme vidéo YouTube grâce à un seul serveur ayant impacté 19000 URLs sur 2700 domaines.

    L’heure est à l’émergence d’une nouvelle tendance et d’un nouveau modèle économique avec la monétisation grandissante de botnet-as-a-service.

    Les botnets ciblent en priorité l’IoT

     L’IoT est aujourd’hui devenu une cible prioritaire, ils sont souvent configurés de manière non sécurisée par défaut. Les cibles sont des routeurs ou des caméras connectées car les constructeurs ne les dotent généralement pas de systèmes d’authentification forte.

    En raison du grand nombre d’appareils IoT connectés à Internet, cela crée un surface d’attaque massive. Gartner estime à 20 milliards le nombre d’objets connectés en 2020, les attaquants peuvent facilement et rapidement rechercher des appareils vulnérables et accumuler de vastes réseaux de zombies.

    Il devient primordial d’intégrer une dimension de sécurité dès la création de l’objet connecté « security by design ». Les utilisateurs, quant à eux, doivent s’astreindre à une première étape basique : changer le nom d’utilisateur et le mot de passe par défaut du périphérique connecté à Internet, ces derniers doivent être suffisamment complexes pour être difficilement identifiables.

    IDC prévoit 745 milliards de dollars de dépenses IoT dans le monde en 2019, soit une progression de 15,4 % par rapport à 2018.

    Les pays les plus friands d’IoT sont les Etats-Unis, la Chine, le Japon, la Corée, l’Allemagne, la France ou encore le Royaume-Uni.

    A la lumière de ces chiffres, veiller à la sécurité de l’IoT est donc devenue indispensable.

    Les cyberattaquants, toujours plus innovants, compétents et mieux financés

    Bien entendu, l’évolution de l’usage des botnets n’est pas la seule à dynamiser le secteur des cyberattaques.

    Comme l’indique l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), la menace est croissante et les pirates toujours plus innovants, compétents et mieux financés.

    La majorité des attaques demeure encore invisible, ce qui constitue peut-être la plus grosse inquiétude pour les professionnels de la cybersécurité.

    En outre, il reste difficile de disposer d’une connaissance complète des attaques, de leur nature et de leur ampleur car ni leurs auteurs ni les victimes ne souhaitent se faire connaître.

    Un cybercriminel n’a besoin que d’une attaque précise pour avoir un impact négatif voir dévastateur sur votre entreprise.

    Pour se prémunir et se protéger au mieux, les entreprises ont besoin d’une plus grande visibilité globale sur les menaces internes et externes, la mise en place d’un processus de gestion de crise, d’un programme de gouvernance adapté aux réglementations et aux besoins spécifiques de chaque secteur d’activité prenant en charge l’agilité informatique, les réseaux hybrides, la mobilité, le cloud et sensibiliser et former les collaborateurs à l’hygiène informatique.

    La collaboration, élément vital pour lutter contre les botnets en constante évolution

    Le botnet « Necurs » est actuellement le deuxième plus gros botnet de spam, il est actif depuis au moins 2012 et a été impliqué dans des campagnes massives propageant des programmes malveillants tels que le ransomware Locky, le ransomware Scarab et le cheval de Troie bancaire Dridex.

    Necurs emploie un algorithme de génération de domaine (DGA) permettant aux serveurs de commande et de contrôle (C2) et aux réseaux zombies de trouver un autre C2 en cas d’indisponibilité du serveur actuel, ce qui lui a permis de s’étendre à plus de 570,000 robots répartis dans le monde entier.

    Grâce à leur capacité à identifier les réseaux de commande et contrôle qui organisent le lancement des attaques, notamment via des botnets, les opérateurs de télécommunication globaux joue un rôle critique dans la lutte contre les cyberattaquants et la protection de l’internet mondial.

    L’ampleur de la cybermenace incite les opérateurs globaux à travailler de concert avec d’autres acteurs clés de la cybersécurité pour améliorer constamment le niveau de visibilité sur les acteurs malveillants et prendre des actions concrètes pour stopper les  réseaux C2 qui communiquent avec les réseaux de botnets.

    Pour profiter pleinement des avantages de la transformation numérique avec l’adoption du cloud, de l’IoT, de l’Intelligence Artificielle, les entreprises doivent s’assurer qu’elles se transforment en toute sécurité en adoptant une stratégie proactive pour déctecter, prédire et anticiper les cybermenaces actuelles et futures.

    En collaborant avec un opérateur global MSSP (Managed Security Service Provider), les entreprises pourront utiliser la visibilité étendue sur les cybermenaces de ce dernier, s’appuyer sur ses équipes d’experts en sécurité et de data scientists qui utilisent l’Intelligence Artificielle et le Machine Learning afin de traiter une grande quantité de données transitant par ses réseaux, analyser les risques, superviser les logs, produire des informations sur les menaces exploitables en temps réel et automatiser la gestion et la réponse aux incidents.

    Avec l’arrivée de nouveaux usages liés à la 5G, aux smart cities, aux voitures autonomes, l’élaboration d’une véritable stratégie de défense efficace est pirmordiale afin de renforcer la sécurité de demain.

  • Le Dark Web ou le côté obscur de l’IOT

    Le Dark Web ou le côté obscur de l’IOT

    vpnMmentor, source  en matière de VPN et d’anonymat sur internet a commandé un rapport d’analyse sur la sécurité et la confidentialité de trois objets connectés dans le domaine de la santé et du fitness.

    Le rapport révèle que les objets connectés Digitsole Warm, le casque Modius et le thermomètre pour enfants Ivy Health, collectent et dévoilent des données personnelles, mettant en danger la vie privée de leurs utilisateurs.

    Un récapitulatif des résultats peut être trouvé ci-dessous :

    Le thermomètre pour enfants Ivy Health est une montre-thermomètre portable, pour bébés et jeunes enfants, connectée via Bluetooth à une application mobile qui la contrôle.

    Parmi les trois objets connectés qui ont été testés, ce thermomètre pour enfants est celui qui récolte le plus de données personnelles. Les hackeurs peuvent identifier, sans grande difficulté, les enfants qui utilisent cet objet connecté, car ils peuvent avoir accès à leurs noms, date de naissance, sexe, etc. Le pirate informatique peut également se renseigner sur la relation entre parents et enfants, exposant les données personnelles de toute une famille.

    Le plus inquiétant est peut-être le fait que l’API et le portail de l’application sont tous hébergés sur un serveur HTTP non sécurisé, au terme d’un piratage, les hackeurs peuvent donc facilement accéder aux mots de passe et noms de chaque utilisateur.

    Le casque Modius est un appareil de perte de poids, destiné à modifier le poids et l’appétit de l’utilisateur en envoyant des signaux électriques à leurs cerveaux.
    Cet objet connecté était également vulnérable aux piratages, ce qui signifie qu’un hackeur peut obtenir des informations sur l’emplacement approximatif des utilisateurs, leurs données personnelles et leurs suivis via l’intégration Facebook. Ce dispositif collecte aussi des informations très personnelles telles que le poids, la taille et le pourcentage de masse graisseuse, auxquelles les hackeurs peuvent facilement accéder.

    De plus, l’accès à l’application Modius se fait par empreintes digitales, les empreintes de chaque utilisateur peuvent donc être dévoilées par des pirates lors d’une attaque. Avec de plus en plus d’individus qui se fient à leurs empreintes digitales pour accéder à leurs téléphones ou encore à leurs comptes bancaires, cette faille de sécurité peut entraîner des risques élevés pour la sécurité biométrique des utilisateurs.

    Les semelles Digitsole Warm sont des semelles de chaussures chauffantes, compatibles avec Bluetooth, qui permettent à l’utilisateur de suivre ses activités sportives.

    Le rapport montre que les pirates peuvent facilement contrôler celles-ci et le faire avec des intentions malveillantes. Les hackeurs peuvent augmenter la température des semelles chauffantes Digitsole jusqu’à 45 ° C.

    L’application collecte également des informations d’emplacement très spécifiques, qui continuent à suivre la position de l’utilisateur même lorsque l’application n’est pas utilisée mais est en arrière-plan. Le rapport montre également que Digitsole recueille des données Facebook non autorisées directement par les utilisateurs.

    Il y a quelques années, la Chine a interdit l’utilisation des montres connectés dans l’armée. En Allemagne, c’est l’an dernier que le pays interdit celles-ci pour les enfants. Il n’est donc pas surprenant de remettre en question la sécurité des objets connectés. Comme le montre le rapport de VPNmentor, les appareils connectés, allant des semelles aux thermomètres, peuvent être trop facilement compromis.

    Mais le risque accru entourant ces dispositifs ne s’arrête pas là. Le rapport trimestriel de la International Data Corporation (IDC) sur les objets connectés estime que leur marché devrait augmenter de 113,2 millions d’envois en 2017 à 222,3 millions en 2021 avec un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 18,4%. Serait-il venu le moment de repenser notre approche sur la sécurité et de la confidentialité des objets connectés ?

    Cliquez-ici pour consulter le rapport complet, contenant plus de détails sur le niveau de confidentialité et de sécurité de chaque dispositif.

     

  • #Etude #MARKESS – Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – Projets & tendances 2020

    Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – projets & tendances 2020

    Dans le cadre de son programme de recherche continue dédié au cloud computing et aux innovations digitales, MARKESS annonce la parution de l’étude “Le cloud au service des objets connectés & de l’IoT – projets & tendances 2020” dont quelques résultats clés sont délivrés ci-après.

    Des milliards d’objets sont déjà interconnectés dans le monde. Le décompte exact est impossible, chaque jour, chaque minute, chaque seconde voyant de nouveaux objets échanger des données entre eux ou avec des environnements tiers. Quels que soient les chiffres qui circulent et les rapports qui traitent de ce sujet, les tendances convergent : l’ère des objets connectés et de l’IoT (Internet of Things) ouvre la voie à de nouveaux services, change les modèles et les approches de nombreux secteurs d’activité.

    Selon une étude du cabinet A.T. Kearney pour l’Institut Montaigne, le potentiel de création de valeur sur l’économie française par le secteur de l’IoT pourrait ainsi s’élever à 74 milliards d’euros en 2020 (soit environ 3,6% du PIB de la France). L’usage d’objets connectés permet en effet d’améliorer certains domaines ou fonctions de l’entreprise ainsi que les services délivrés aux clients. Début 2018, les décideurs interrogés par MARKESS avancent plus particulièrement 3 axes d’amélioration associés aux objets connectés :

    • L’expérience client pour 54% d’entre eux.
    • Des services ou processus spécifiques à leur secteur (santé, assurance, transport, logistique…) pour 46%.

    La consommation (énergie, consommables, produits…) pour 42%.

    Cependant, la gestion de milliers d’objets connectés, le traitement à la volée de pétaoctets de données remontées ou captées par ces objets, leur stockage et sauvegarde pour un usage ultérieur doivent s’appuyer sur de nouveaux modèles d’infrastructure informatique permettant d’aller plus vite, d’être plus agile et plus sûr.

    Pour répondre aux nombreux enjeux que soulèvent ces projets, le cloud computing est aussi un modèle de plus en plus prisé. Les porteurs de tels projets interrogés par MARKESS en sont convaincus, plus de 90% d’entre eux comptant recourir au cloud d’ici 2020

    En 2018, 5 raisons majeures poussent ces décideurs à choisir le cloud pour leurs projets d’objets connectés :

    • La communication des objets connectés avec d’autres environnements du système d’information (SI). Les plates-formes iPaaS devraient jouer un rôle clé comme le témoigne le projet My UV Patch de L’Oréal.
    • L’analyse des données en provenance d’objets connectés. Le cloud permet de garantir la puissance de traitement nécessaire pour analyser des données à la volée, en volume et en temps réel. La société Engie Axima combine ainsi le cloud et l’analyse de big data pour prédire les pannes de ses installations techniques et réduire les coûts d’exploitation associés.
    • La communication entre objets et appareils connectés, qui peuvent être répartis sur des milliers de sites ou zones géographiques comme c’est le cas chez Veolia.
    • L’accès à des jeux d’APIs pour interconnecter les services applicatifs entre eux.
    • L’accès à des infrastructures de stockage (et de sauvegarde).

    Ces décideurs mettent aussi en avant la possibilité d’accéder, via ces plates-formes, à des modèles de “machine learning”, à des capacités de traitement pour les données de ces objets et d’enrichissement de celles-ci avec des sources tierces (cf. météo, trafic, informations remontées par des utilisateurs…) pour créer des services à valeur ajoutée additionnels, et voire dans certains cas, différenciateurs par rapport à la concurrence.

    De plus en plus de plates-formes PaaS facilitent aussi la création rapide de fonctions permettant d’exécuter du code pour n’importe quel objet connecté sans avoir à mettre en service ou à gérer des serveurs. D’autres vont aider à gérer les flottes d’appareils connectés en les localisant rapidement, en envoyant des mises à jour à distance, en mesurant les indicateurs de fonctionnement afin d’anticiper des pannes ou autres défaillances…

    Dans le cadre de ces projets, tous les décideurs interrogés relèvent cependant des points critiques en matière de données, de sécurité et de connexion des objets connectés. En regard, de nouvelles offres émergent afin de mieux protéger et sécuriser les données sensibles ainsi collectées, de faciliter la synchronisation en temps réel avec d’autres environnements du SI, ou encore de faire fonctionner en local les objets en l’absence de connexion réseau ou en cas de connexion intermittente. Sur ce dernier point, il faut suivre avec attention les solutions de type “fog computing” ou “edge computing” qui proposent de déporter une partie des traitements au plus proche des objets connectés, les ressources dans le cloud n’étant sollicitées que pour la gestion, l’analyse et le stockage de longue durée.

    Selon Emmanuelle Olivié-Paul, Directrice Associée en charge du programme de recherche “Cloud Computing & Innovations Digitales” chez MARKESS et auteure de cette étude, “seuls quelques acteurs du marché ont aujourd’hui la capacité à couvrir un large spectre de la chaîne de valeur attendue pour les projets d’objets connectés recourant à des ressources dans le cloud ainsi qu’à des domaines technologiques connexes, comme l’analyse de big data, l’intelligence artificielle et le machine learning, sans oublier demain la blockchain. Le top 10 des prestataires cités par les décideurs interrogés est révélateur. Il reste cependant une place pour des prestataires répondant à des besoins de niches, verticaux ou sectoriels, besoins majeurs mis en avant par ces mêmes décideurs.”

  • 7 étapes pour réussir sa stratégie autour de l’IoT

    7 étapes pour réussir sa stratégie autour de l’IoT

    Par Houssem Abderrahman – responsable Grands Comptes chez Flexera

    L’industrie 4.0 transforme la planification, la production, la vente et l’utilisation de marchandises. Jadis focalisés sur le matériel, les fabricants adoptent aujourd’hui de nouveaux modèles économiques tirant parti de la valeur des logiciels, des données et des services.

    Avec la popularité croissante des modèles économiques axés sur l’IoT chez les fabricants d’équipements, l’opportunité de monétisation que représente la vente ponctuelle de matériel se mue en une multitude d’opportunités grâce à la fourniture de biens sous forme de services. Au total, 7 facteurs clés déterminent la capacité de cette approche tournée vers les logiciels à réellement offrir un avantage concurrentiel.

    ÉTAPE 1 : CONSOLIDER L’ACTIVITÉ LOGICIELS

    Les fabricants doivent commencer par centraliser les processus clés de leurs activités logicielles, afin de gérer leurs produits tout au long de leurs cycles de vie, d’en assurer la sécurité, et de proposer des logiciels et des mises à jour à leurs clients. La mise en place d’un système central de gestion des droits permettra de consolider cette activité et offrira d’autres avantages, dont : une expérience client unifiée (même si différents produits utilisent encore des générateurs de licences uniques) ; une transition en douceur vers des offres cloud et SaaS ; la réduction des coûts d’exploitation ; des opportunités de ventes additionnelles et de renouvellements ; une visibilité sur les circuits de distribution ; ainsi qu’une connaissance globale des dynamiques des marchés.

    En outre, en milieu industriel, il est essentiel de savoir quel logiciel tourne, et où. Grâce à une vue unifiée, l’entreprise pourra garantir la conformité des environnements de production (fortement réglementés et contrôlés), mais aussi maintenir un niveau de sécurité élevé en analysant ses logiciels à la recherche de vulnérabilités, et en déployant des mises à jour et des correctifs. En outre, les coûts de support et l’envoi de techniciens sur le terrain pourront être réduits en effectuant les diagnostics et les procédures de maintenance appropriés à distance.

    ÉTAPE 2 : IDENTIFIER SES OBJECTIFS

    Les 4 objectifs qui suivent constituent un excellent point de départ pour l’intégration de solutions numériques, au point d’être poursuivis par la majorité des fabricants :

    • Développer ses revenus – monétiser ses logiciels, proposer des modèles de tarification flexibles, et ajouter de nouveaux services et fonctionnalités au fil du temps
    • Accroître son efficacité opérationnelle – éliminer les processus manuels, mettre en œuvre une supervision/des services/une maintenance à distance, augmenter la précision des commandes et limiter les périodes d’indisponibilité
    • Haute satisfaction client – proposer une expérience utilisateur cohérente et optimisée, offrir aux clients des fonctionnalités en
    • Libre-service, et assurer la gestion des processus de bout en bout
    • Protéger la propriété intellectuelle – minimiser les utilisations non autorisées, mettre un frein aux abus liés aux ventes au marché gris, et améliorer la conformité avec une grande variété de technologies

    ÉTAPE 3 : PLANIFIER LA CROISSANCE DES REVENUS

    Le monde de l’automatisation industrielle s’oriente aujourd’hui vers la vente de « droits d’utilisation » au lieu de produits. Lorsque l’équipement entier est monétisé de cette façon, le fabricant en reste le propriétaire, et peut proposer des produits sous forme de services : par abonnement, paiement à l’utilisation ou au résultat (volume de voitures produites ou d’analyses effectuées etc.).

    Certaines sociétés proposent des modèles hybrides en continuant à vendre des équipements, tout en appliquant des modèles de monétisation flexibles uniquement à leurs logiciels. L’idée est d’aligner le prix sur la valeur pour que l’investissement soit justifié pour les clients, et afin que ceux-ci puissent facilement faire le lien avec la valeur qu’ils tirent de vos produits.

    La collecte de données des dispositifs en périphérie et leur stockage dans un centre de datacenter local (ou dans le cloud) sont également devenus une priorité. Les données sur l’utilisation et les capacités d’analyse intégrées aux produits, notamment, fournissent des informations quant à l’utilisation des logiciels, et peuvent en retour dicter les stratégies de développement.

    En identifiant les fonctionnalités à haute valeur ajoutée, les fabricants sont alors en mesure de repérer de nouvelles opportunités de monétisation, puis d’adapter leur stratégie de tarification à l’utilisation réelle du produit. Ce processus est également une des clés des modèles basés sur l’utilisation.

    Enfin, les fabricants peuvent également profiter de la virtualisation. Dans des environnements virtualisés, la gestion des licences joue un rôle majeur dans la protection des applications face au clonage accidentel. En fonction de votre stratégie de conformité, vous pouvez soit empêcher le clonage, ou utiliser des notifications pour suivre et gérer toute application clonée.

    ÉTAPE 4 : ACCROÎTRE L’EFFICACITÉ OPÉRATIONNELLE

    La standardisation des équipements peut aider à relever avec succès le défi consistant à lancer rapidement des produits, tout en maîtrisant les coûts de fabrication. En adoptant les modèles de licences adéquats, les fournisseurs de systèmes d’automatisation industrielle peuvent en effet créer différents produits sur le même socle matériel. Cette approche permet de réduire les dépenses en éliminant la nécessité de lignes de production supplémentaires et en minimisant les opérations d’inventaire. Des produits innovants peuvent alors être créés sur du matériel existant afin de limiter le coût et le temps nécessaires pour lancer des produits différenciés sur des marchés nouveaux et existants.

    En outre, en activant simplement des fonctionnalités ou de la capacité supplémentaire, les industriels peuvent également augmenter leurs ventes additionnelles et tirer parti d’opportunités de revenus supplémentaires. Ils peuvent ainsi offrir une expérience client plus positive en répondant à l’évolution des besoins des clients, sans avoir à changer leur matériel ou à bouleverser leurs opérations.

    De son côté, la mise à jour en continu des logiciels et de firmware est essentielle pour la sécurité, la conformité, ainsi que pour l’efficacité des processus de support. Ces mises à jour doivent être effectuées plus fréquemment et à l’aide de solutions automatisées. Le recours à des processus manuels et déconnectés ne vous permettra pas de vous adapter à l’évolution de votre clientèle et de votre nombre de logiciels, ni à l’augmentation des versions ou de la fréquence de vos mises à jour. Cette approche augmente également le risque de pertes de revenus jusqu’à 30 %, et ce en raison d’un certain nombre de facteurs : clients recevant des mises à jour alors qu’ils ne sont pas éligibles à des services de maintenance ; problématiques de sécurité liées à des vulnérabilités présentes au sein d’anciennes versions ; coûts de support et de développement élevés afin de prendre en charge une multitude de versions logicielles et d’en assurer la compatibilité, etc.

    ÉTAPE 5 : ACCROÎTRE LE NIVEAU DE SATISFACTION CLIENT

    Étant donné que ces nouveaux modèles de monétisation nécessitent des informations stratégiques dynamiques, les fabricants doivent fournir un accès direct – en libre-service – aux utilisateurs finaux dans un souci de transparence, et afin d’offrir davantage d’agilité à leurs clients. Imaginons un fabricant d’équipements intelligents cherchant à réduire ses coûts en externalisant sa production. Ou une usine ayant droit à 5 000 exécutions, et avec un modèle de paiement au résultat. Avec des informations disponibles en libre-service, ces sociétés pourront voir ce à quoi elles ont droit, leur consommation, et s’adapter comme nécessaire.

    ÉTAPE 6 : RENFORCER LA SÉCURITÉ ET LA PROTECTION DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

    La sécurité peut être efficace lorsqu’intégrée aux produits et à tous les niveaux d’un système IoT. Face au risque que représente le piratage, l’important pour les fabricants est de s’assurer de disposer de capacités de maintenance et de mise à jour automatisées, afin de pouvoir déployer et appliquer rapidement des correctifs.

    Les logiciels embarqués sont souvent basés sur des systèmes Linux, et 9 fois sur 10, les développeurs de solutions IoT utilisent du code open source. Vous devez donc vous assurer de rester en conformité avec les licences open source et de gérer les vulnérabilités de ces composants, qu’ils soient connus ou non, ce qui n’est pas une mince affaire. Une fois que vous avez identifié et assuré les suivis des éléments open source et tiers, vous pouvez alors en créer une nomenclature. Vous avez même la possibilité de mettre en œuvre des workflows d’autorisation afin que les nouveaux composants open source soient enregistrés avant d’être utilisés et livrés. En outre, la mise en œuvre d’outils alertant des vulnérabilités présentes dans les composants open source permet de limiter les risques, et de déployer des mises à jour de logiciels et de firmwares.

    Les logiciels embarqués peuvent également protéger les entreprises externalisant leurs processus de fabrication des abus liés aux ventes au marché gris. Et contrairement au matériel, les logiciels peuvent être modifiés ou mis à jour si des technologies de gestion des licences sont mises en place. Ainsi, avant de les rendre opérationnels, les fabricants ont la possibilité d’imposer à tous leurs équipements de contacter un serveur de licences dans le cloud afin d’obtenir une licence d’activation. Dans ce cas de figure, les appareils fabriqués illégalement échoueront dans cette tentative et ne seront donc pas en mesure de fonctionner.

    ÉTAPE 7 : PRÉPARER SON ENTREPRISE

    À l’heure où la pile logicielle IoT se fait de plus en plus omniprésente au sein des solutions d’automatisation industrielle, les fabricants sont de plus en plus conscients qu’ils doivent gérer plus que la chaîne d’approvisionnement matérielle. Pour y parvenir, ils peuvent s’orienter vers une solution d’automatisation de leur chaîne d’approvisionnement numérique, afin de gérer le cycle de vie client, ainsi que les produits et les droits d’utilisation de leurs logiciels.

    Étant donné que la mise en œuvre de nouveaux modèles de monétisation nécessite des changements opérationnels, il est important de préparer son organisation. Vos offres de produits évolueront à mesure que votre proposition de valeur se focalisera sur des solutions numériques, des données, et des résultats. Tout ceci aura un impact sur vos tarifs et le packaging de vos produits. Vos employés, habitués à vendre du matériel, devront maîtriser vos nouvelles offres numériques. Vos plans de rémunération vont également évoluer, ce qui affectera vos équipes commerciales, d’assistance, de service sur le terrain vos ingénieurs. Enfin, la mise en œuvre d’une monétisation flexible aura également une influence sur vos flux de trésorerie. En effet, vos clients verront leurs options s’élargir au-delà des licences perpétuelles et bénéficieront ainsi de davantage de flexibilité, ce qui devrait limiter les fluctuations au niveau de votre trésorerie.

  • #TECH – Cap sur l’édition 2018 de la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Manager – Les annonces « produits » dévoilées

    Les annonces « produits » dévoilées

    Cap sur l’édition 2018 de la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Manager qui aura lieu le 21-22 /03 à Paris Pte de Versailles .

     En avant première, découvrez le résumé des annonces qui seront présentées durant les 2 jours de cette manifestation (informations arrêtées au 5.03.2018) . L’intégralité du dossier de presse comprenant les textes et photos de ces annonces sera disponible au service de presse du salon les 21 & 22 Mars 2018 ou sur simple demande par mail à flahault@orange.fr

     ACTIVEEON ANNONCE

    Machine Learning Open Studio (ML-OS) est une interface graphique interactive permettant aux développeurs et data scientists de créer, entraîner et déployer les modèles de machine learning à grande échelle. L’interface fournit un vaste choix de tâches de base en machine learning pouvant être connectées entre elles dans le but de construire des workflows complexes pour différents usages

     ADVENS ANNONCE

    Les dernières évolutions de mySOC pour protéger vos infrastructures dans le cloud (si vous êtes clients final) et vos clouds (si vous êtes hébergeurs / cloud providers). mySOC peut s’interconnecter avec n’importe quelle plateforme technique et nous supportons déjà la majorité des grands clouds publics. Nos mécanismes de détection des incidents s’appuient sur le machine learning pour détecter les nouvelles vulnérabilités avec efficacité et réactivité.

     AQUA RAY ANNONCE

    Le Cloud Public STAR, la solution de stockage objet la plus flexible du marché lancée par l’hébergeur français Aqua Ray Baptisé STAR pour « Stockage Aqua Ray », le service propose une triple réplication des données qui y sont placées au travers de deux centres de données situés en région parisienne. Le premier site intègre de nombreux serveurs de faible volumétrie et le second site est quant à lui bâti sur un déploiement plus classique de serveurs à forte densité.

     ATS CONSEIL ANNONCE

    ATS Banking Solutions (à base de services Watson) couvre des cas d’usage très larges comme : “Payment Issue” Conversation, “Payment” Lexical Domain, Banking Customer View 360°, Banking BO Card Services & Payment. ATS Conseil est l’une des premières sociétés investies sur cette deuxième vague de transformation digitale en s’associant à l’offre digitale et cognitive d’IBM et en proposant à ses clients de la formation (sur les produits Cloud et Watson), du conseil et de l’accompagnement à la définition de cette stratégie et à sa mise en œuvre visant à porter ses clients toujours plus haut et plus forts.

    BACHMANN France ANNONCE

    Module GPIO en complément de la gamme BN3000 à BN7000, permet de connecter 4 Entrées TOR (5V-30V AC/DC) et 4 Sorties relais (230VAC 2A).

    Module protection contre les surtensions avec module ‘Citel’ SPD type 3 remplaçable et double connecteurs IEC60.309.

    Pattes de montage pour double PDU

     EFIRACK ANNONCE

    Des nouvelles solutions de sécurisation et de traçabilité des accès. Ces solutions complexes d’authentification et de centralisation d’informations s’appuient sur des technologies telles que les cartes et/ou badges RFID ou HID, ou encore la double authentification à code ou à badge.

    EXCEL NETWORKING ANNONCE

    La solution de câblage Excel de catégorie 8 est conçue pour les interconnexions switch à switch et switch à serveur des centres de données, surtout dans les topologies Top of Rack et End of Row, et permet un transfert des données jusqu’à 4 fois plus rapide. Le câble de la catégorie 8 est complété par des prises Rj45 et des noyaux keystone sans outil.

    Une nouveauté dans nos services d’assistance spécialisés: l’étiquetage gravé sur mesure. Fabriquée à partir de matériaux d’excellente qualité, notre gamme complète d’étiquettes gravées au laser veille à ce que chaque application soit étiquetée de manière professionnelle dès son installation.

    Notre gamme fibre Enbeam continue à évoluer pour inclure les nouveaux progrès technologiques de la fibre optique. L’année dernière, suite au succès du lancement du nom de marque Enbeam et à la première phase d’élargissement du portefeuille de produits fibre Excel, nous avons lancé la seconde phase, qui incluait une sélection de nouveaux produits, outils et système pour compléter la gamme existante. Une partie de la phase deux concernait l’introduction d’un système de protection des câbles à goulottes jaunes pour fournir une solution de protection solide et résistante aux clients fibres.

    FULL IP SOLUTIONS ANNONCE

    Varaani (avant-première en France): est à l’origine de la solution produit/service VCDD Online (Votre Centre De Données) qui n’est autre qu’un NAS Intelligent destiné aux TPE/PME qui allie stockage réseau physique, backup datacenter français automatique, PRA, sauvegardes des PC du réseau, partage en un clic des fichiers/dossiers avec le monde extérieur et bien plus le tout d’une simplicité infantile.

    IPGARDE ANNONCE

    Le « SI OnDemand », une solution clé en main pensée pour l’entreprise d’aujourd’hui, lui permettant de bénéficier d’une informatique agile, flexible, multi-sites et immédiatement opérationnelle.

    UFStorage en partenariat avec DataCore, au service de vos infrastructures ! Cette solution, basée sur la technologie et les ressources plébiscitées par les utilisateurs du leader dans le domaine du stockage défini par logiciel DataCore, couplée à l’expertise et la disponibilité des équipes d’ipgarde, offriront à votre entreprise l’excellence en matière de stockage.

     ITOCHU France – VIAVI SOLUTIONS ANNONCENT

    Le Sidewinder : la caméra d’inspection Sidewinder, une solution innovante pour le contrôle des connecteurs MPO. La caméra d’inspection Sidewinder s’appuie sur cette expertise reconnue et offre une solution unique d’inspection et d’analyse portable « tout-en-un » des connecteurs multifibre tels que les MPO.

    OW2 ANNONCE

    Le projet STAMP (« Software Testing AMPlification »). proposant une solution innovante pour l’amélioration de la qualité logicielle par l’automatisation des suites de tests. La généralisation de la mise en œuvre de l’approche DeVops dans les systèmes d’information met fortement l’accent sur la qualité des tests. Fondé sur les recherches innovantes dans le domaine de l’automatisation de la génération de tests, le projet STAMP vise à améliorer les processus d’automatisation au travers des méthodes innovantes d’amplification de tests.

    RENTALOAD ANNONCE

    RENTALOAD, le Premier banc de test connecté compact pour Data Center 100%. Après 15 mois de développement, la start-up RENTALOAD implantée en Bourgogne présente son nouveau BANC DE CHARGE RACKABLE CONNECTE pour les tests des Data Center qui bouleverse le marché.  « Un nouveau modèle qui répond pleinement aux évolutions du marché avec l’apparition d’un logiciel de supervision qui pilote l’ensemble des bancs. Une vraie nouveauté une première internationale ! « …

    TECHNOLOGY SPACE INTEGRATION

    En Première Mondiale ! Les prises d’origine brevetées IEC Lock C13, maintenant disponibles par bloc pour une économie d’espace La nouvelle prise IEC Lock Multi-Tier C13, permet de résoudre le problème crucial de la maximisation de l’espace.vSa conception unique à plusieurs niveaux permet un gain d’espace de 21 mm si elle remplace six prises de verrouillage IEC individuelles, ou 12 mm d’espace si elle remplace 4 prises individuelles.

    Une visite à la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Management 2018 est donc plus que jamais une opportunité de découvrir, de comprendre, et de composer avec ce riche écosystème.

    Le  1er Forum Sécurité@Cloud répondra, sous différents formats (Keynotes, tables rondes…) aux nombreuses questions de nos visiteurs en réunissant les meilleurs experts et spécialistes. Le Forum laissera une large part aux témoignages utilisateurs ainsi qu’aux questions des auditeurs.

    L’édition 2018 permettra aux 7 500 visiteurs professionnels, avec ses 160 sociétés exposantes, son contenu à forte valeur ajoutée (conférences, keynotes et tables rondes) de rencontrer ces deux écosystèmes qui se complètent.

    Rendez-vous à cette 9ème édition pour innover autour de centres de données modernes, réviser les bonnes pratiques et la conformité sur les données numériques et découvrir les offres et services développés par les principaux acteurs dans le cloud.

  • Recherche vocale, décollage en 2018?

    Recherche vocale, décollage en 2018 ? »
    Par Caroline Faillet , co – fondateur du Cabinet Bolero 

    Voilà maintenant plusieurs années que la recherche vocale a pénétré le quotidien des utilisateurs d’inter net sans pour autant le bouleverser. Mais 2018 sonne – t – il le début de cette révolution ? Est – on à l’aube de la prochaine grande transition de la recherche sur internet comme le fut le glissement des ordinateurs (desktop) vers les smartphones ? C’est ce que semblent penser les grandes puissances du numérique, les GAFA, qui se livrent une “lutte sans merci” pour conquérir ce marché.

    Tout commence par la voix 

    Ce marché encore effervescent est d’abord une histoire de maîtrise technologique qui n’a pas toujour s été au rendez – vous. Il suffit de se rappeler des performances des outils de reconnaissance vocale, dix ans auparavant, pour être saisi par l’efficacité des technologies actuelles de retranscription de la voix disponibles au grand public. Cette rupture te chnologique majeure a ouvert la voie (ou la voix) à la recherche vocale qui s’est peu à peu imposée comme étant le moyen de saisie alternatif le plus commode au sein des outils de recherche prédictive comme Google Now, Siri ou encore Cortana de Microsoft. Sur ce marché, l’avantage revient à Google. L’historique de recherches, les emails au sein de Gmail et la position GPS collectée par le téléphone à intervalles réguliers sont autant d’éléments qui lui permettent d’apporter un grand nombre d’informations à la connaissance de l’utilisateur, sans même que celui – ci n’ait à formuler de requête.

    Aujourd’hui, les chemins des GAFA se sont croisés : Google a d’abord commencé par la recherche prédictive pour aller vers l’assistant alors qu’Apple a pris le chemin in verse avec Siri. Ils se retrouvent désormais sur un terrain de jeu qu’ils vont devoir partager avec un acteur a priori inattendu sur ce marché : Amazon .

    Les enceintes intelligentes : des assistants connectés à l’assaut du salon

    Amazon a été le premier à dégainer avec son enceinte intelligente “Amazon Echo”. Le principe est simple : il s’agit d’une enceinte qui va écouter en permanence ce qu’il s’y passe. Dès que l’utilisateur utilise un mot – clé déclencheur (trigger keyword), “Alexa” pour les produits Amaz on, l’enceinte passe en mode d’écoute active pour délivrer des réponses à l’utilisateur. Les fonctionnalités de base incluent des commandes de produits Amazon, des fonctionnalités que nous pourrions qualifier d’encyclopédiques (Informations sur des personn alités, Géographie, etc.), des fonctionnalités de productivité (liste de tâche, minuteur, etc.) et le pilotage de service tiers (domotique, services de streaming musical, etc.) .

    Si Amazon est arrivé le premier sur ce marché, Google a rapidement suivi avec un concept très similaire, matérialisé par son enceinte Google Home. Les principales différences portent sur la manière d’interpeller son assistant, “OK Google”, ainsi que dans la nature et le spectre des réponses formulées, assez larges du fait de son s tatut d’acteur historique de la recherche.

    Enfin, Apple a choisi un chemin parallèle pour son HomePod en empruntant un axe marketing centré sur la musique et le son à un prix 3 fois supérieur à ses concurrents. Bien que son enceinte soit fonctionnellemen t en tous points similaire aux autres modèles, ce positionnement est perçu par certains analystes comme une volonté assumée de s’éloigner du concept d’enceinte intelligente pour lequel Siri ne serait pas assez musclé face à la concurrence. En effet, là où Google et Amazon font une exploitation assez assumée et massive des données de leurs utilisateurs, Apple a choisi de privilégier le respect de la vie privée de ses utilisateurs. Siri ne joue donc pas à armes égales avec ses concurrents.

    Quid des opportunités SEO liées à ces nouveaux usages ?

     L’augmentation de l’offre en matière d’assistants vocaux associée à la banalisation à venir des usages doit amener les professionnels du digital à se poser les bonnes questions. Si certaines fonctionnalités sont à considérer comme “natives” et ne revêtent aucune opportunité particulière, d’autres peuvent s’avérer dignes d’intérêt, voire stratégiques.

    Tout d’abord, les fonctionnalités natives ( rappels, minuteur, réveil, etc. ) sont autant d’éléments totalement sous le contrôle des assistants et sans intérêt particulier, à première vue, pour le professionnel du marketing. Ces fonctionnalités permettent, toutefois, aux GAFA d’observer les us et coutumes de leurs utilisateurs.

     Ensuite, l’interaction avec un produit ou un service . Les assistants vocaux proposent des outils de développement (API, SDK, etc.) qui permettent aux professionnels du digital d’implémenter des fonctionnalités de commande vocale. Apple, Google et Amazon ont chacun leur programme de labellisation et les pictogrammes “Works with Google Assistant” ou “Works with Homekit” sont de plus en plus fréquents sur les emballages de produits high – tech. Les exemples les plus parlants sont peut – être ceux liés à la domotique. Des systèmes comme les ampoules Phil ips Hue ou le Thermosat Netatmo, tous deux compatibles Google Home & Siri, permettent de contrôler oralement la température et la luminosité de la pièce. Ces usages qui paraissent très novateurs aujourd’hui ont vocation à se banaliser : il convient donc de réfléchir à l’usage de son produit (ou service) par la voix dès à présent. Des services comme Uber, Deezer ont déjà commencé à investir ce créneau.

     Enfin, les recherches . Eh oui ! Les assistants vocaux permettent aussi d’effectuer des recherches. Cela est particulièrement vrai pour Google Home qui recherche directement sur son moteur. Si les opportunités sont limitées pour le moment du fait de l’absence d’écran, il ne faut pas négliger ce que la recherche vocale représente. En effet, rien ne dit que la Google Home de demain n’en sera pas équipée (en version holographique ?). De plus, n’oublions que la recherche vocale est déjà disponible, depuis longtemps, sur smartphone. Ces implémentations représentent dans leur forme actuelle un vivier de millions de recherches mensuelles qui augmenteront avec le temps. Bien que Google ne communique pas officiellement sur le sujet, Gartner estime que 30% des recherches seront vocales à compter de 2020. Il convient donc de l’envisager comme une véritable opportunité SEO. De plus, il a été constaté que les requêtes vocales sont plus longues que celles tapées sur un clavier. Une requête “isolation maison” aura de fortes chances de se transformer en “comment isoler ma maison” une fois dictée à un assistant vocal. Il est donc possible de travailler dès à présent des contenus davantage orientés “problématique” que “mot – clé” pour une meilleure performance sur les requêtes vocales.

     

    Une lame de fond et quelques paris sur l’avenir
    Il faut considérer que la voix est un mode de saisie qui s’est bien amélioré avec le temps. Contrairement aux enceintes intelligentes qui devront trouver leur place et démontrer leur utilité au grand public, les fonctions d’assistants intelligents (Siri, Google Assistant, etc.) sont déjà embarquées nativement sur des milliards de terminaux en circulation et se banalisent dans le quotidien de chacun. Dans de nombreuses situations, la voix est plus rapide et pratique. Il est donc important de saisir les opportunités offertes par ces nouveaux usages. Dans un premier temps, il faudra identifier les applications potentielles pour l’usage de son produit ou service en ayant la recherche vocale en tête lors de l’optimisation SEO de ses contenus. Un programme palpitant pour les entreprises prêtes à révolutionner le ur modèle !

  • Quand le retail transforme l’expérience client grâce à l’IOT

    LES MAGASINS DE DÉTAIL TRANSFORMENT L’EXPÉRIENCE CLIENT GRÂCE À LA TECHNOLOGIE IOT 

    Selon l’étude menée par Aruba, HPE, l’adoption de l’Internet des objets (IoT) par les détaillants, que ce soit à des fins de surveillance et de maintenance, ou dans le cadre de services basés sur la géolocalisation, se solde déjà par une amélioration de l’expérience client et une meilleure rentabilité.

    Grâce à la technologie IoT, les magasins traditionnels peuvent concurrencer les sites de vente en ligne et offrir à leurs clients une expérience unique, à la fois personnalisée et attrayante. D’ici 2019, 79 % des entreprises de la vente au détail auront adopté la technologie IoT et 77 % estiment qu’elle transformera le secteur.

    La réalité de l’IoT varie selon le secteur. D’après le rapport d’Aruba intitulé The Internet of Things: Today and Tomorrow, les lecteurs de codes-barres, les appareils mobiles personnels et les haut-parleurs/téléviseurs/systèmes audio intelligents font partie des appareils connectés les plus populaires dans les secteurs de la vente au détail et de la distribution.

    Autres conclusions du rapport :

    • Le secteur de la vente au détail a déjà recours à l’IoT, que ce soit pour assurer la surveillance et la maintenance (68 % des personnes interrogées reconnaissent l’utiliser à cette fin) ou fournir des services basés sur la géolocalisation (57 %).
    • L’IoT offre certains avantages, dont l’optimisation de l’expérience client (selon 81 % des personnes interrogées), une meilleure visibilité à l’échelle de l’entreprise (78%) et une rentabilité accrue (74 %).
    • Les programmes malveillants (41 %), les logiciels espions (31 %) et l’hameçonnage (25 %) figurent au nombre des menaces liées à l’IoT.

    Les atouts de l’IoT parlent d’eux-mêmes, mais l’adoption de cette technologie n’est pas sans risques pour la sécurité. 84 % des entreprises interrogées par Aruba ayant intégré l’IoT à leur activité ont rencontré une atteinte à la sécurité liée à cette technologie. Plus de la moitié cite les attaques externes comme un obstacle majeur à l’adoption de l’IoT.

  • L’IoT, une priorité stratégique pour les entreprises ?

    L’IoT, une priorité stratégique pour les entreprises ?

    Par Antoine Hemon-Laurens, consultant en produits mobiles chez Quadient

    Cela fait plusieurs années que les experts en Technology et Marketing parlent de l’IoT comme étant la prochaine grande révolution de l’internet. Des solutions comme la domotique ou les « beacons » ne semblent pourtant pas avoir tenu toutes leurs promesses originelles. Toutefois, avec l’apparition plus récente de nouveaux objets comme Google Home, les montres connectées, les boutons Amazon Dash ou encore Amazon Alexa les choses semblent maintenant vouloir bouger. De nombreuses startups dans le domaine de l’IoT comme Seebo.com proposent des solutions et des plateformes afin d’accélérer l’innovation, de réduire les coûts et les délais de réalisation des projets dit IoT. Par ailleurs, les infrastructures se mettent en place en France et en Europe avec un investissement significatif dans l’internet rapide pour tous et la 5G qui nous est promise pour 2019.

    Quelles sont les raisons pour lesquelles l’IoT (Internet of Things ou Internet des Objects) mobilise tant de ressources internes et le budget des entreprises?

    L’IoT fait part intégrant d’un écosystème technologique plus vaste et en pleine évolution. L’Intelligence Artificielle (IA), par exemple, se nourrit de volume important de données afin de pouvoir offrir des résultats performants. La Blockchain permet de sécuriser les échanges entre personnes sans l’intervention d’un tiers de confiance. Le « big data » est source d’informations permettant de recommander ou d’anticiper des événements futurs.

    La nécessité qu’ont les entreprises à investir dans ces nouvelles technologies est motivé par l’impact qu’a la transformation digitale dans presque tous les secteurs d’activités. Pour les banques par exemple, McKenzie parle de plus de 12,000 Fintechs dont l’objectif est d’apporter des solutions en concurrence directe avec les acteurs traditionnels du secteur. La même chose existe dans l’assurance avec les Insurtechs qui pour certaines anticipent un changement de « business model » où les assurés paieraient pour anticiper et prévenir leurs risques plutôt que pour les dédommager. Dans le transport, les technologies embarquées comme la conduite assistée ou autonome semblent devenir des facteurs que les clients plébiscitent lors de l’achat de voitures.

    Les entreprises sont donc poussées à investir dans de nouveaux services et produits qui leur permettent de garder l’avantage par rapport aux nouveaux entrants. En comparaison avec les startups, celles-ci peuvent s’appuyer sur une base clients importante ou sur leurs opérations en place. Elles peuvent donc construire de nouvelles offres sur la base de données qu’elles collectent. Plus l’entreprise est riche en données et plus elle est en capacité de fournir et recommander des services pertinents et différenciants par rapport à la concurrence. Encore faut-il collecter des informations pertinentes.  C’est là que l’IoT peut aider.

    En simplifiant les interactions avec les personnes ou l’enivrement direct, l’IoT est un outil qui permet de fournir un service et/ou d’acquérir des volumes importants de données. Les entreprises peuvent ainsi construire des bases de données qui sont la source de nouveaux services et produits. Elles peuvent utiliser ces données pour automatiser certains processus et personnaliser leurs offres. A titre d’exemple une assurance qui collecte des informations sur la santé de ses assurés par le biais d’une montre connectée peut offrir des contrats d’assurance décès avec un prix optimisé. L’assurance utilisera la base de données de tous ses clients pour comparer les risques et proposer un prix personnalisé en adéquation avec style de vie détecté pour chacun d’entre eux. Des startups comme Play Consulting (https://www.play-consult.co.uk/) créent des solutions pour le compte d’entreprises qui utilisent l’IoT, les smartphones et la gamification afin d’influencer le comportement des gens, collecter des informations de santé et optimiser ses contrats de santé.

    Plus que de créer de nouveaux services connectés, l’enjeu pour les entreprises est donc de créer des solutions qui permettent l’acquisition massive de données comme des images, des données comportementales ou de géolocalisation, etc. afin de garder un avantage concurrentiel. L’IoT est une solution qui répond à ces nouveaux besoins.

    L’adoption de ces solutions par les entreprises ou les consommateurs est certes plus lente que prévu mais les enjeux autour des données et l’IoT sont suffisamment importants pour devenir une priorité stratégique à court et moyen terme.