Étiquette : IOT

  • Quand le secteur financier se laisse distancer …faute de se connecter aux objets connectés et mobiles

    Les anciens systèmes empêchent le secteur banques/assurances  à entrer dans « l’ère de la personnalisation »

    Selon une étude de Pegasystems 

     

    Près d’un quart (24 %) des banques/assurances courent le risque de se laisser distancer par leurs concurrents parce que leurs systèmes hérités lourds et anciens les empêchent de proposer aux clients des services entièrement personnalisés, révèle une étude menée par Marketforce. Cette étude a été réalisée pour le compte de l’éditeur de logiciels d’applications métier stratégiques qui accompagnent les plus grandes entreprises mondiales, Pegasystems Inc. (NASDAQ : PEGA) et de Cognizant (NASDAQ : CTSH), l’un des principaux prestataires de services informatiques, de conseil et d’externalisation des processus métiers. Elle montre que de nombreux prestataires de services financiers ont du mal à fournir aux clients, qui sont aujourd’hui connectés, l’expérience individuelle et sur mesure qu’ils exigent de plus en plus en cette nouvelle ère de la personnalisation.

    L’étude a porté sur 500 responsables dans les secteurs des assurances et des services financiers à travers 56 pays pour examiner les défis et les opportunités qu’ils rencontrent en cette période d’évolution rapide de la technologie. Il s’avère que les prestataires de services financiers sont plus nombreux que jamais à avoir mis en place des plans visant à utiliser les appareils mobiles connectés pour récolter des données détaillées, et créer des profils personnalisés sur leurs clients et leur comportement. Toutefois, d’autres estiment que les systèmes hérités les empêchent de le faire et leur font même courir le risque de se laisser distancer par leurs concurrents.

    Plus d’un tiers (38 %) des personnes interrogées pensent être en mesure d’utiliser les données des objets connectés et/ou mobiles pour personnaliser leurs offres d’ici deux ans, contre 68 % d’ici cinq ans. Près d’un quart (22 %) estiment également pouvoir utiliser les données des véhicules connectés d’ici deux ans, contre 59 % qui pensent pouvoir le faire d’ici cinq ans. En outre, 40 % des personnes interrogées pensent pouvoir utiliser ces appareils pour prédire précisément les besoins individuels des clients d’ici deux ans, 83 % pensant pouvoir le faire d’ici cinq ans.

    Malgré cela, près d’un quart (24 %) des prestataires de services financiers avouent n’avoir actuellement aucun projet d’offrir aux clients une personnalisation complète, citant comme principal obstacle l’incapacité des systèmes hérités à s’adapter à ces nouvelles tendances. Parmi eux, 79 % des personnes interrogées citent l’absence d’une vue unique du client comme obstacle à une telle personnalisation, tandis que 85 % considèrent comme une barrière la difficulté à traiter un très grand nombre de données. Fait significatif, ces personnes signalent également que le plus grand obstacle à la personnalisation est la disponibilité de données suffisamment intéressantes sur les clients ; 88 % des personnes interrogées suggèrent ainsi que leurs systèmes hérités actuels sont incapables de se relier aux flux de données des appareils connectés récents.

     

    Graham Lloyd, directeur et responsable du secteur des services financiers chez Pegasystems, déclare : « Il n’a jamais été aussi important que les prestataires de services financiers dans le secteur de la vente au détail comprennent les clients et personnalisent les services pour répondre à leurs besoins. Nous vivons à une époque où la « génération selfie » est reine et les attentes des clients dans tous les secteurs sont de plus en plus influencées par les expériences qu’ils vivent avec des leaders du numérique tels qu’Amazon et Netflix. C’est pourquoi il est essentiel que les entreprises évoluant dans le secteur des services financiers puissent investir dans une technologie qui leur permet d’exploiter le riche filon des données disponibles qui peuvent les aider à reconnaître véritablement leurs clients comme des individus et à personnaliser leur parcours client en conséquence. Celles qui ne le font pas pourraient prendre un retard considérable. »

     

  • IOT – Quels sont les défis pour les entreprises ?

    IoT : 5 challenges pour connecter le Monde

    Par Julien Fredonie, consultant IoT chez Infosys France

    D’après Mc Kinsey l’impact de l’internet des objets sur l’économie sera de 6,2 trillions de dollars d’ici 2025 ! Des dizaines de milliards d’objets seront alors connectés. Les entreprises commencent à optimiser leurs activités (maintenance, consommation d’énergie…) en dotant les unités de production de capacités qui rendent « visible l’invisible ». Les entreprises ciblant le consommateur final (B to C) ont une opportunité unique de réinventer l’expérience client. En offrant aux consommateurs de nouveaux services, en simplifiant leur vie, les marques disposent d’un nouveau territoire à la frontière des mondes physique et numérique.

    Quels défis l’industrie doit elle relever pour rendre ces changements possibles ?

    Voici 5 chantiers structurants qui sont autant d’opportunités pour les innovateurs. Mais attention, ces challenges devront être relevés collectivement et rapidement pour répondre aux besoins d’un secteur en évolution ultra rapide.

    Challenge #1 : La Sécurité

    Des hackers ont réussi à reconstituer le contenu d’un email rédigé par un porteur de smartwatch en captant les mouvements de son poignet.

    Chaque objet connecté est une source de fuite ou d’intrusion potentielle. Il est donc primordial de sécuriser ces applications afin de protéger et cloisonner les données sensibles qui en sont extraites. Une initiative comme l’IOTS (internet of things security foundation) est un début de réponse. Les participants mettent en place et partagent les pratiques sécurisant un monde hyper connecté et hyper exposé.

    Challenge #2 : Les architectures de référence 

    L’industrie doit accélérer la création d’architectures de référence. Avec des objets distincts, traitant les données différemment, des impératifs de sécurité croissants et des besoins d’intégration importants, l’industrie doit proposer des architectures de référence afin de simplifier le déploiement de projets IoT. Une initiative notable est celle de l’Industrial Internet Consortium dont les membres co-construisent ces architectures en partant de cas concrets (maintenance prédictive, énergie..), et les partagent ensuite de manière transparente.

    Challenge #3 : La législation

    Ces usages font naître de nouvelles questions. Quelles responsabilités en cas d’accident dû à une voiture autonome ? Quelle réponse en cas de dégâts causés par un drone automatique ? Vers qui devront se tourner les industriels en cas de non-respect d’un SLA dû à une maintenance prédictive défaillante, occasionnant des pertes ? Au même titre que la France a constitué progressivement un arsenal juridique adapté au e-commerce, le législateur devra avoir une approche transverse et fédératrice pour s’assurer de la faisabilité et de la pertinence de ses propositions. La création d’une institution de référence, similaire au Conseil National du Numérique par exemple, représentant du secteur et interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, faciliterait la création de textes protecteurs adaptés.

    Challenge #4 : Les écosystèmes

    Les écosystèmes peuvent être animés par les pouvoirs publics ou par des initiatives privées.

    Dans tous les cas, ils sont nécessaires à l’innovation. Ils permettent aux industriels, inventeurs, entrepreneurs et chercheurs de se rencontrer. Le plan pour l’industrie du futur dynamise aussi le secteur et des écosystèmes comme ceux de Toulouse ou d’Angers sont voués à se développer et se multiplier afin de développer ces technologies. Les grands groupes doivent se rapprocher de ces écosystèmes afin de collaborer. Les projets IoT nécessitent de faire appel à des « intégrateurs d’écosystème ». Ces intégrateurs rendent possibles ces projets en facilitant la gestion des différents métiers et expertises nécessaires : ingénierie, design, analytics, intégration, sécurité, marketing etc.

    Challenge #5 : Nouvelles compétences et nouveaux métiers ?

    De nouveaux métiers voient le jour, comme le Chief Internet Of Things Officer ou le Head of IoT. Révolution. La constitution d’un bassin d’expertises est nécessaire à la création des conditions de cette révolution. Il y a des Mooc d’école Princeton ; Université de Californie  ou autour de technologies (Raspeberry,  Arduino ; l’OptoBotics). En France, les écoles d’ingénieurs et de management sont encore à la traîne. En formation continue il y a une opportunité de développement de compétences pour les salariés, quel que soit leur périmètre d’origine (digital, ingénierie, logistique…) afin d’accompagner les mutations de leurs activités. Les employeurs recherchent déjà ces profils, rares sur le marché de l’emploi. Les écoles et instituts de formation doivent donc intégrer l’IoT à leurs cursus afin de préparer leurs élèves à relever les défis professionnels auxquels ils devront faire face.

    L’IoT, permet d’avoir le « meilleur des 2 mondes » : personnalisation, prédictions, automatisation, socialisation, modèles économiques basés sur l’usage plutôt que sur l’achat etc.

    Pour créer et profiter de cette révolution, les pouvoir publics, les entrepreneurs, les écoles et les groupes doivent collaborer afin de relever collectivement ces défis et connecter le monde pour le changer.

     

  • Pourquoi les « SMART TECHNOLOGIES » ont un impact positif dans l’entreprise ?

    Objets connectés, Analyse de données, Automatisation… ces technologies qui font évoluer l’organisation des entreprises

    Une nouvelle étude Avanade montre qu’une majorité de dirigeants français investissent et bénéficient déjà des technologies intelligentes dans leurs entreprises. L’augmentation directe du chiffre d’affaires reste l’un des impacts majeurs attendus de l’adoption de technologies intelligentes : + 21 % selon les dirigeants et responsables informatiques français. Toujours selon eux, 17% des activités actuelles pourraient être en partie automatisées d’ici 2020. Les dirigeants anticipent ce profond changement et se préparent à former davantage leurs employés, créer de nouvelles fonctions dans l’entreprise, ou faire évoluer leur organisation.

    Le terme « technologies intelligentes » fait référence à l’ensemble des technologies -telles que les objets connectés, l’analyse de données, l’automatisation- permettant aux ordinateurs et machines de réaliser des tâches ou prendre des décisions traditionnellement réservées à l’Homme.

    « Si l’arrivée des technologies dites intelligentes peut inquiéter certains, la réalité est clairement plus rassurante et pragmatique. Les entreprises pionnières constatent d’ailleurs les impacts positifs sur leur activité et prévoient déjà une nouvelle vague d’investissements dans le domaine, » explique Laurent Veybel, Responsable Digital Workplace et Collaboration, Avanade France. « Notre expérience montre que les employés restent les premiers acteurs d’une transformation digitale réussie. Notre rôle est d’accompagner nos clients pour choisir et mobiliser le meilleur de la technologie au service de leurs salariés, mais également de leur activité et de leurs propres clients. »

    Les résultats clés de l’étude sont les suivants :

    • Plus de la moitié des entreprises françaises interrogées (54 %) investissent dans les technologies intelligentes et en retirent déjà des bénéfices, à commencer par des gains de productivité (69% d’entre elles), l’amélioration de l’expérience client (62%) et l’augmentation directe de leur chiffre d’affaires (55%).
    • Pour 83 % des répondants en France, l’intégration des technologies intelligentes dans l’environnement de travail quotidien des entreprises permettra d’attirer et de retenir les meilleurs talents.
    • Pour 69 % des dirigeants français, l’émergence des technologies intelligentes nécessitera d’améliorer les compétences de leurs équipes en termes de résolution de problèmes (64 %), de collaboration (56 %), de gestion et d’analyse de données (49 %).
    • Les entreprises françaises interrogées sont convaincues que les technologies intelligentes seront largement autonomes d’ici 2020 dans l’amélioration de l’expérience client (53 %), la détection de leads (56%), ou encore l’identification de clients « à risque » (37 %).
    • Si les bénéfices des technologies intelligentes sont clairs, les dirigeants français restent attentifs aux enjeux éthiques qu’elles soulèvent : 75% d’entre eux estiment ainsi que leur organisation n’a pas encore pleinement anticipé tous les impacts de cette transformation. Mais 95% sont conscients qu’ils devront définir et respecter des règles éthiques précises et 81 % prévoient largement  d’investir pour accompagner leurs équipes dans cette évolution de leur environnement de travail.

     

     

  • Comment tirer parti de l’IOT ?

    Les données et l’Internet des Objets : un grand pouvoir et de grandes responsabilités

    Vincent Harmsen, Vice Président des ventes Europe du Nord et de l’Ouest d’Informatica.

    L’Internet des Objets (IoT) a commencé par faire l’objet d’une grande curiosité et de spéculations de tout ordre avant de se concrétiser et de faire aujourd’hui partie intégrante de nouvelles applications métiers. Il est donc temps de mettre en place des développements, des politiques et des standards précis pour pouvoir continuer à avancer et en tirer le meilleur parti.

    Des entreprises comme GE par exemple, intègrent des capteurs dans des équipements tels que des moteurs d’avion ou encore des outils électriques. Cela permet d’améliorer considérablement l’efficacité et la connaissance des processus de production. Selon les estimations de GE, près de dix milliards de périphériques sont déjà connectés à l’Internet industriel.De nombreux développements voient également le jour dans des domaines aussi variés que la santé, la gestion urbaine ou encore la biologie marine. Même sur le plan national, des discussions se multiplient pour promouvoir l’IoT comme levier de croissance économique tout en préservant la sécurité et la confidentialité des données.

    Nul besoin de préciser le pouvoir qui se cache derrière l’IoT. Mais ce pouvoir implique de grandes responsabilités.  C’est là où les données entrent en jeu, car finalement l’IoT ne repose pas vraiment sur les objets, mais bien sur les données qui vont et viennent entre ces objets.

    La donnée en elle même est une source d’innovation puissante et, de ce fait, elle se retrouve au cœur de multiples discussions stratégiques voire économiques. Dans un récent rapport, le « Center for Data Innovation » conclut que les données sont des ressources essentielles pour contribuer à résoudre des problématiques sociales et même favoriser la croissance économique.

    Le temps est donc venu de considérer les incroyables ressources que les données générées par l’IoT peuvent représenter. L’heure doit être à la préparation et à la définition des mesures à mettre en place pour gérer le flux impressionnant de données produites. Cela requiert, à un niveau organisationnel, des stratégies orientées Big Data et des méthodologies beaucoup plus poussées que ce qui peut déjà exister dans les entreprises.

    Quiconque souhaite mettre en place une approche IoT doit préalablement comprendre quelques éléments essentiels en matière de technologie d’intégration de données.

    Tout d’abord, il faut garder en tête que le volume de données va continuer à croître de façon exponentielle et que la vitesse à laquelle les données sont transmises s’amplifie et devient même du « temps réel ». Les anciennes approches d’intégration de données doivent donc être réévaluées.

    De même, la qualité des données doit être vérifiée, qu’elles soient en mouvement ou au repos. Elles doivent être stockées dans des « data stores » où elles pourront être analysées immédiatement. Des données de mauvaise qualité détériorent la valeur de l’IoT. Sachant que les périphériques produisent des données de toutes sortes et non structurées, il est impératif de mettre en place les politiques pour réaliser les vérifications de qualité et de gouvernance des données.

    Dans de nombreux cas, les approches d’intégration de données et la technologie vont devoir combiner les données en mouvement. Cela peut être illustré par la possibilité d’utiliser les données partagées en temps réel depuis les drones qui volent au dessus de nos têtes.

    L’IoT s’accommode aussi bien avec le cloud et le Big Data. En effet, la plupart des applications et des données IoT vont se montrer plus économiques lorsqu’elles sont hébergées dans le cloud. L’analyse de données en temps réel, qui permet de tirer pleinement parti des systèmes IoT, se base directement sur les technologies de Big Data émergentes.

    L’IoT change la donne en matière de partage et de gestion des données en temps réel. C’est une vraie évolution dans nos vies notamment concernant la façon dont nous interagissons avec la technologie et utilisons les données pour résoudre des problématiques.

    La clé pour faire en sorte que l’IoT fonctionne réside dans une stratégie d’intégration de données et d’implémentation de la technologie bien pensée. Si l’IoT doit faire partie de notre futur, il est grand temps de s’y mettre !

     

  • #MWC – Comment la réalité augmentée investit notre quotidien ?

    Le Projet Tango habille Fiat Chrysler automobile

    A l’occasion du Mobile World Congress, Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a dévoilé un prototype d’application immersive dédié à la vente de voitures, conçu et développé par Accenture Digital à l’aide du kit de développement Tango de Google. Ce prototype montre de quelle manière la réalité augmentée peut influer sur l’expérience d’achat proposée aux consommateurs, qui pourront bientôt visualiser et explorer de façon interactive le modèle de voiture ou plus largement le produit qu’ils envisagent d’acheter.

    Equipés d’un smartphone ou d’une tablette, les acheteurs potentiels peuvent ainsi faire le tour du véhicule, modifier sa configuration et explorer son habitacle grâce à la technologie du Projet Tango qui associe capteurs intégrés, suivi des mouvements et perception de la profondeur. Sur la démonstration d’Accenture, les portières du véhicule peuvent être ouvertes pour révéler un habitacle reproduit de façon réaliste et détaillée, les finitions intérieures et le style du tableau de bord pouvant être modifiés d’un simple geste sur l’écran de l’appareil.

    La technologie Tango permet à un appareil mobile de se déplacer dans l’espace de la même manière que l’homme. Elle dote les appareils Android d’un nouveau type de perception spatiale, grâce à des fonctionnalités avancées de vision par ordinateur, de traitement de l’image et de capteurs visuels. Grâce à la technologie Tango, un appareil mobile peut donc cartographier l’espace et obtenir une vision à 360 degrés lui permettant de se déplacer et d’appréhender l’environnement comme le ferait une personne.

    Le premier appareil issu de cette technologie devrait être commercialisé cet été et est présenté en avant-première au Mobile World Congress. Accenture Interactive, entité d’Accenture Digital, a collaboré avec FCA pour concevoir une application de cette nouvelle technologie qui va transformer le processus d’achat et la manière de configurer une nouvelle automobile.

    Les utilisateurs de la solution de configuration de véhicule FCA pourront ainsi se déplacer librement autour d’un véhicule reproduit grandeur nature, dans presque tous les environnements. La technologie du projet Tango offre, à partir d’un appareil portable, une expérience totalement mobile fonctionnant indépendamment des technologies de suivi externes comme les marqueurs, les balises ou encore le GPS.

    « Le projet Tango est une nouvelle technologie qui est appelé à devenir une fonctionnalité standard sur la prochaine génération d’appareils mobiles », explique explique Matteo Aliberti, responsable du pôle Innovation numérique chez Accenture Interactive en Europe, Afrique et Amérique Latine. « Accenture a commencé à expérimenter la technologie Tango dès les premiers stades de son développement, créant ainsi un large éventail d’applications potentielles, dont celle-ci destinée à l’industrie automobile. »

    Ce travail de développement accompli par Accenture devrait permettre de transformer radicalement le processus de décision d’achat de voiture avec l’arrivée des appareils mobiles de nouvelle génération. FCA est la première marque automobile à utiliser ce type d’outil numérique dédié à la configuration de véhicules. Contrairement aux configurateurs actuels qui proposent une expérience classique, cet outil permettra à FCA de proposer à ses clients une expérience riche, captivante et immersive.

    Ces travaux sont l’exemple le plus récent de la collaboration engagée entre FCA et Accenture, qui vise à proposer une expérience numérique à la fois unique et novatrice aux clients de la marque automobile.

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  • Spécial MWC Barcelone – Ford propose une nouvelle expérience client avec SYNC 3

    Ford s’apprête à lancer son nouveau système multimédia connecté SYNC 3 en Europe,

     A la clé : permettre aux conducteurs de contrôler leurs smartphones, la radio, la navigation et la climatisation avec davantage de commandes vocales.

    Encore plus rapide et performant, SYNC 3 dispose d’un nouvel écran tactile 8’’. Il suffit d’activer la commande vocale sur le volant et de dire “J’ai besoin d’un café”, “J’ai besoin de carburant”, ou “Je cherche un parking”,  et les conducteurs pourront trouver les cafés, les stations-service ou les parkings à proximité, mais aussi localiser les gares, les aéroports et les hôtels. Le système de navigation prendra le relais pour guider le conducteur vers la destination sélectionnée.

    Présenté pour la première fois au Mobile World Congress de Barcelone à bord du nouveau Kuga, lui aussi révélé lors de l’événement, SYNC 3 sera lancé en Europe dès cet été sur Mondeo, S-MAX et Galaxy.

    “SYNC 3 va permettre l’arrivée de nouvelles innovations en termes de mobilité connectée et d’expérience client”, explique Christof Kellerwessel, ingénieur en chef de Ford Europe, en charge de l’électronique et des systèmes électriques. “Conçu comme une extension des smartphones via un écran tactile intuitif qui prend le relais, SYNC 3 comprend un langage plus conversationnel. Ce nouveau système est plus rapide et offre une interface graphique facile à lire”.

    SYNC 3 est encore plus intuitif et centré sur l’utilisateur

    SYNC permet déjà aux conducteurs de 15 millions de véhicules dans le monde de contrôler vocalement un grand nombre de fonctionnalités essentielles de leur voiture. Pour développer SYNC 3, Ford a recueilli plus de 22 000 commentaires et tiré de nombreux enseignements de différentes enquêtes pour s’assurer que la nouvelle version permette la meilleure expérience utilisateur jamais conçue à ce jour.

    L’objectif principal est de faciliter l’accès aux fonctions essentielles en mettant les options que les clients utilisent le plus directement à leur portée. Le système a été encore amélioré et fluidifié grâce à une meilleure puissance de traitement et une réduction du nombre d’étapes nécessaires pour une commande.

    SYNC3 est désormais disponible avec cinq nouvelles langues* et propose plus de versions locales de l’abonnement gratuit à l’assistance d’urgence. Dans le cas d’un accident important, l’assistance d’urgence se connecte au smartphone du conducteur par Bluetooth afin d’aider les occupants du véhicule à contacter les services d’urgence dans la langue appropriée pour la région.

    SYNC 3 inclut Apple CarPlay et Android Auto

    Dès cette année, les propriétaires de véhicules équipés de SYNC 3 auront plus de choix dans la façon dont ils accèdent à leurs smartphones dans la voiture :

    • Les utilisateurs d’iPhone peuvent également activer Apple CarPlay, la manière la plus intelligente et la plus sûre d’employer son iPhone en voiture et qui permet aux conducteurs de passer des appels téléphoniques, d’écouter de la musique, d’envoyer et de recevoir des messages, d’obtenir des itinéraires de navigation optimisés selon l’état du trafic, et plus encore, tout en restant concentrés sur la route. Le système est également compatible avec Siri Eyes Free pour iPhone, qui permet via Siri un accès simplifié à l’iPhone connecté par Bluetooth.
    • Les utilisateurs d’Android™ peuvent quant à eux activer Android Auto™. Android Auto rend les applications et les services, comme Google Search, Google Maps et Google Play, accessibles de façon sécurisée et totalement intégrée.

    Des mises à jour de logiciels sont automatiquement disponibles en Wi-Fi, une fois que le véhicule est stationné dans l’allée ou le garage du conducteur et que le réseau Wi-Fi domestique est accessible.

    “Plus simple d’utilisation et plus intuitif, SYNC 3 offre une expérience comparable à celles des smartphones grâce à son nouvel écran multitouche et ses fonctions de zoom par pincement et mouvement par glissement, mais aussi grâce à sa nouvelle fenêtre de recherche simplifiée, semblable à un moteur de recherche Internet”, détaille Christof Kellerwessel.

    De nouvelles applications compatibles et révolutionnaires avec AppLink

    Présentée en Europe en 2013, la technologie SYNC AppLink de Ford permet déjà aux conducteurs d’avoir accès à un large éventail d’applications smartphones, dont Spotify, Audioteka, Cityseeker by Wcities, Goal Live Score, Radioplayer…

    Aujourd’hui, avec le lancement de SYNC 3, Ford rend de nouvelles applications disponibles, dont MyBoxMan et HearMeOut, premières applications de ce genre pour l’automobile.

    Conçu par FretBay, MyBoxMan a retenu l’attention de Bill Ford, président exécutif de Ford,durant le “SYNC AppLink Developer Challenge de Dublin”. MyBoxMan permet aux conducteurs de livrer un colis pour un particulier et de gagner approximativement de 5 à 8 euros pour un simple trajet de 5 Km.**

    HearMeOut est la première application de réseau social à commande vocale au monde. Elle permet aux conducteurs d’enregistrer des messages audio de 42 secondes, puis de les partager sur Facebook et Twitter, mais aussi d’écouter les messages audio des personnes qu’ils suivent. Cette application n’est pour l’instant disponible qu’au Royaume-Uni sur Android.

    “Les conducteurs n’ont jamais eu accès à des applications de ce type lors de leurs déplacements en voiture. MyBoxMan et HearMeOut ouvrent de nouvelles possibilités pour les conducteurs qui souhaitent rester connectés ou même gagner de l’argent en se déplaçant”, estime Scott Lyons, en charge du développement commercial des véhicules connectés et des services de Ford Europe. “MyBoxMan est un service de livraison sociale innovant qui permet une utilisation intelligente de sa voiture sur des trajets usuels”.

    Parmi les nouvelles applications disponibles pour SYNC 3 en France, notons également l’arrivée d’AccuWeather, leader mondial dans l’information météorologique numérique, qui aide les conducteurs à planifier leurs voyages en fonction des conditions météorologiques et les alerte à l’avance des conditions défavorables. La fonction MinuteCast® utilise une adresse ou une position GPS exacte pour fournir en temps réel les prévisions météo.

  • Pourquoi la révolution IOT commence t-elle à se concrétiser ?

    IOT  : Eldorado ou déception ?

    Selon la dernière étude publiée par le cabinet GFK –

    Au lendemain d’une année éprouvante pour l’ensemble des acteurs de la filière, qui ont dû composer tant avec le climat anxiogène de la période des achats de Noël, suite aux évènements tragiques de l’automne, que la variation des taux de change monétaire et leur impact sur le coût des matériels, la consommation des biens techniques traditionnels accuse un repli de 3% qui l’emmène vers un nouveau seuil à 14,9 milliards d’euros en 2015.

    Malgré tout, plusieurs signaux permettent de croire en des jours meilleurs dès 2016, année forcément exceptionnelle pour les ventes de téléviseurs, lesquels profiteront d’un double effet d’aubaine avec l’extinction du signal Mpeg2 et d’une Coupe d’Europe se déroulant en France. La montée en puissance de nouveaux segments à forte valeur ajoutée sur de nombreux marchés traditionnels atténuent, voire renversent déjà la tendance positivement. Et surtout, la révolution des nouveaux objets connectés tant espérée par toute la profession commence à se concrétiser en magasin comme dans les ventes, l’intérêt initial des consommateurs pour les produits dits « wearable » se prolongeant naturellement dans les autres univers jusqu’à l’habitat.

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    « L’aspiration très marquée des français pour l’Internet des objets traduit un enthousiasme général, pas seulement celui des entrepreneurs de la French Tech mais aussi celui de la distribution qui multiplie les initiatives pour promouvoir et construire une offre cohérente en magasin. Ceux qui ont poussé le rayon connecté en 2015 ont pu en mesurer les premiers bénéfices, engageant les autres à poursuivre les efforts » explique François KLIPFEL, Directeur Général Adjoint chez GfK Consumer Choices France.

    TV : une année 2015 inquiétante ?

    Le marché de la TV a souffert tout au long de l’année 2015 cumulant un retard dans les ventes mois après mois. Effet conjoncturel ou faut-il vraiment s’inquiéter pour ce marché emblématique des biens techniques

    Si la valeur a été quelque peu préservée grâce notamment au renouvellement du poste principal mais aussi grâce à une remontée des prix pour faire face aux évolutions de taux de change, côté volume, le marché fleurte avec la barre des 5 millions d’unités.

    L’effet attendu du renouvellement du poste principal se fait un peu plus sentir encore cette année avec une taille moyenne achetée en 2015 qui approche les 37 pouces. Les très grandes tailles portent donc la valeur de ce marché (+25% de chiffre d’affaires pour les dalles de 47 pouces et +) et même si le linéaire continue de se contracter légèrement, il fait la part belle à l’UHD avec 9 références gagnées en linéaire en 2015.

    « Avec 570 000 unités vendues sur 2015, les ventes UHD sont en dessous des attentes. Certes, l’assiette s’est contractée avec un marché de la TV à 5,1 millions contre les 5,5 attendus. Mais l’UHD accuse aussi un léger retard dans son développement autours des tailles d’écrans » analyse Michael Mathieu, Directeur de marchés de l’Image et des Telecom chez GfK.

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    Malgré tout, et peut être en opposition avec ce que peut connaitre le marché du Home Audio, le discours des marques autour de la TV s’est concentré sur l’aspect technique et l’innovation, mais en minorant l’expérience utilisateur qu’elle peut offrir.

    L’explosion des autres écrans au sein du foyer est une réalité. En 2015, chaque foyer dispose en moyenne de 5 écrans capables de se connecter et d’accéder peu ou prou aux mêmes contenus que ceux disponibles sur la TV. C’est 2 de plus qu’en 2010 et 2 encore viendront s’ajouter en 2020. Ce sera 200 millions d’écrans actifs en France.

    2016 se placera sous le signe de la croissance

    D’abord par ce qu’il y aura un nouveau « SwitchOff », ou extinction du signal MPEG2, au 04 avril prochain. Quelques 4,8 millions de postes sont concernés par cette extinction du signal.  Si le décodeur TV devrait en être le principal bénéficiaire (près de 4 millions de pièces sont attendues), la TV profitera de cet élan.

    « On retrouve donc une année 2016 atypique, mais placée sous le signe de la croissance avec un premier semestre qui jonglera entre un effet de « Switch Off » un peu tardif et la campagne de l’Euro. » selon Michael MATHIEU, Directeur des marchés de l’Image et des Télécoms chez GfK

    Puis un second semestre bien plus contrasté où fabricants et distributeurs devraient s’appuyer un peu plus sur la promotion pour maintenir un certain niveau de vente et atteindre 5,6 millions d’unités vendues d’ici la fin de l’année 2016. Enfin, l’UHD sera une des priorités de l’année pour imposer cette technologie sur une large partie de la gamme 2016 et espérer la faire doubler de taille, pour atteindre 1,3 millions d’unités d’ici la fin du quatrième trimestre.

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    Un marché de l’audio de salon qui confirme sa bonne tenue sur 2015

    Le home audio affiche depuis quelques années une croissance durable et marquée. C’est encore 5% de croissance valeur gagnée en 2015 pour un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros. Dans cet ensemble, c’est plutôt l’univers de la Hifi qui tire le marché avec une croissance à deux chiffres quand, dans le même temps, le home cinéma régresse légèrement. C’est une tendance de fond puisqu’homogène sur ces 3 dernières années.

    Pour Michael MATHIEU, Directeur Image et Telecom chez GfK « Cela se ressent naturellement dans le linéaire où la partie Hifi, au coude à coude il y a encore 5 ans, s’envole avec un nombre de références qui sera certainement le double de celui du home cinéma dès 2016 ». GfK précise qu’en 2015, en moyenne, 20 références Hifi étaient actives contre 12 pour le Home Cinema, dans les rayons.

    L’Institut GfK observe également un marché du home audio plus à l’écoute du consommateur, lissant un discours parfois un peu trop technique par le passé. Et l’exemple est frappant sur le home cinéma avec la barre de son qui s’est imposée comme la solution incontournable dans l’esprit du consommateur.

    Largement majoritaire dans les ventes, la barre de son laisse juste la place qu’il faut à une clientèle toujours attirée par l’audio vidéo haut de gamme et les éléments séparés qui la compose. Malgré tout, cette migration de parc n’en est qu’à ses débuts avec des taux d’équipement et base installée encore faibles, respectivement 5% et 1,5 millions d’unités. Il faudra patienter encore quelques année pour que cette barre de son remplace le parc existant de chaine home cinéma et pourquoi pas, emmener un peu plus haut ce marché quand celui-ci n’a jamais dépassé les 20% de foyers équipés.

    Côté Hifi là aussi, dans les ventes, la transition est en passe d’être effective puisque le connecté a franchi cette année le cap des 70% des ventes. D’ailleurs et pour maintenir ce cap, on peut déjà se demander si un discours sur le connecté ne doit pas s’associer au smart audio. Une petite place est d’ailleurs consacrée au multi room, encore minoritaire mais affichant une belle croissance sur 2015.

    IT : Les sources de croissance se déplacent sur le haut de gamme

    Pour la deuxième année consécutive le marché IT enregistre un recul de 5% de son chiffre d’affaires avec 5,6 Milliards d’euros générés en 2015 dans les circuits grands public. Ce net repli s’explique par la chute sévère du chiffre d’affaires enregistré sur les tablettes en baisse de 23% avec 957millions d’euros générés et 5,16 millions d’unités vendues.

    « En parallèle le marché du PC portable retrouve des couleurs avec une croissance de +3% en valeur, notamment grâce aux 2 en 1 et aux PC convertibles qui apportent une véritable alternative aux tablettes grâce à des performances supérieures et grâce à la possibilité d’avoir une expérience enrichie avec le tactile » analyse Tristan BRUCHET, Directeur de clientèle IT chez GfK.

    Au total, 550 000 unités de 2 en 1 et de pc convertibles se sont écoulées en 2015, en croissance de +50%.

    Seul bémol, le tactile recule de 3 points avec 18% des pc vendus en France qui sont tactiles, ce qui place la France derrière l’Angleterre (22%) et les Etats Unis (35%).

    Les sources de croissance de 2015 se sont trouvées sur le haut de gamme. Les pc de moins de 15 pouces avec des performances élevées et les accessoires dédiés ont généré 930millions d’euros en 2015 en croissance de +15%. Le gaming est aussi un vrai relais de croissance avec un chiffre d’affaires de 515 millions d’euros en croissance de +50% cette année.

    Sur les produits bureautiques qui restent le cœur du marché IT, les ventes de pc de bureau et pc portables de plus de 15 pouces entrée de gamme ont poursuivi leur décroissance avec une baisse de -8% à 2,6 Milliards d’euros. Seul le marché de l’impression et des cartouches reste stable dans cet ensemble, avec 971 millions d’euros (+1%), porté par les technologies dédiées aux professionnels, laser MFD (+3%) et 4 en 1 jet d’encre (+3%).

    Le marché du Stockage et de la connectique réseau, malgré une baisse de 4% en valeur, reste un marché important avec 568 millions d’euros en 2015. De nombreuses niches de croissance soutiennent le marché, les répéteurs wifi, les routeurs, l’USB dual, et 3.0 et les passerelles multimédias.

    Avec l’Euro 2016 qui poussera les français à des arbitrages budgétaires et  la chute annoncée du chiffre d’affaires des tablettes, le marché IT devrait être en baisse en 2016 avec 5,4 Milliards d’euros attendus. « Toutefois les produits haut de gamme et gaming devrait continuer à tirer le marché vers le haut. »prévoit Tristan BRUCHET, Directeur des marchés de l’IT chez GfK.

    La photo continue sa montée en gamme

    Le marché des appareils photo numériques continue de souffrir, perdant encore plus d’un quart de ses volumes par rapport à 2014 pour terminer l’année à 2 millions d’unités vendues. L’une des principales raisons reste l’essor du smartphone qui a continué sa course aux pixels en 2015 pour devenir l’appareil qu’on a toujours dans la poche pour prendre des photos, au détriment notamment du réflex. Pour se réinventer, le segment du réflex a alors mis en avant le compact expert, un appareil photo numérique de taille compacte, pour être facilement transportable, avec un capteur supérieur à 1/1.6 pouces afin d’offrir des photos d’une qualité supérieure aux compacts classiques, vendu à un prix moyen de 580€ et permettant aux compacts expert une croissance de 11% en valeur par rapport à 2014.

    Les appareils photo numériques à objectif interchangeable sont également très touchés par la décroissance du marché. Le réflex perd 22% en volume par rapport à 2014, et presque autant en valeur en raison d’un prix moyen stable. L’hybride, quant à lui, permet de tirer vers le haut la valeur du segment des interchangeables. En effet, s’il a perdu 10 000 unités en volume, il arrive à croître en valeur de 6% grâce au développement de produits hybrides haut de gamme. Ainsi le prix moyen d’un hybride a augmenté de 16% pour atteindre les 639€ soit seulement 58€ moins cher que le prix moyen d’un réflex. Ainsi, les objectifs d’hybrides sont stimulés par la croissance des boitiers hybrides et connaissent une croissance à deux chiffres à la fois en volume, valeur et prix.

    Dans le secteur de la vidéo, les caméras d’action continuent leur croissance, avec 613 000 unités vendues, soit une augmentation des ventes en volume de 20% par rapport à 2014. La démocratisation de l’Action Cam s’est soldée par l’apparition de nouvelles marques sur le marché, et parmi elles des marques proposant des produits plus grand public, entrainant une baisse de prix de 11% par rapport à 2014.

    Téléphonie : les enjeux sont-ils en train de se déplacer ?

    2015 continue sa progression du côté des ventes pour aller chercher quelques 24,6 millions de terminaux cette année et avec un smartphone qui franchit la barre des 20 millions. L’équilibre au sein des points de vente semble trouvé avec une distribution grand public légèrement majoritaire face aux réseaux opérateurs.

    En termes de mix, là aussi les forces semblent s’établir. Une forte domination de la Distribution sur l’entrée de gamme, profitant à plein de l’essor du SIM free et de la vulgarisation du smartphone. Même le segment inférieur à 50€ semble émerger dans la distribution grand public. De l’autre, le réseau opérateur fait foi sur le haut de gamme s’appuyant entre autre sur son modèle subventionné. C’est 70% de part de marché sur la partie du gâteau très convoitée.

    Au sein du retail, le « Form Factor »cette année se rapproche encore un peu plus du 5 pouces et un prix moyen  plutôt stable à 184€ TTC. 1 smartphone sur 2 est compatible 4G.

    2015 confirme la fin de l’année passée et d’autres produits, intimement liés à l’essor du smartphone, semblent attirer toutes les convoitises. Sur un marché du smartphone qui certes s’établit à plus de 3,5 milliards, mais dont la croissance s’amenuise, les attentes se déplacent alors vers ce formidable écosystème qui s’est développé autour du smartphone avec d’un côté l’ensemble des accessoires dédiés (protection, batterie mobiles, chargeurs….) représentant aujourd’hui quelques 400 millions d’euros et surtout une croissance régulière à 2 chiffres avec encore +25% cette année.  Et puis de l’autre, un ensemble d’accessoires plus facilement qualifiés de compagnons, plus ou moins dépendant du smartphone. Historiquement on y retrouve le marché des casques, plus récemment de la station d’écoute et enfin des montres et bracelets connectés. Ce marché a représenté 760 millions d’euros et une croissance valeur de 35. « C’est donc 1,2 milliards d’euros générés directement ou indirectement par l’essor du smartphone, soit un peu plus d’un tiers du chiffre d’affaires des terminaux » rappelle Michael MATHIEU, Directeur des marchés Image et Telecom chez GfK.

    Les accessoires dédiés représentent donc un peu plus d’un tiers en valeur de cet écosystème

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    Evidemment, les regards se portent sur les derniers arrivés sur le marché : les wearables. Les attentes sont fortes et les tendances un peu en dessous de ce qu’on pouvait espérer cette année avec 1,2 millions d’unités pour un chiffre d’affaires de plus de 220 millions d’euros. Le marché est en phase, du côté de la valeur avec les prévisions de début d’année.

    Le marché de la montre connectée ne fût pas le plus facile à anticiper avec des freins important à lever autour de l’usage, du prix ou encore de l’estime du consommateur pour sa montre traditionnelle. La montre connectée peut souffrir d’une trop forte dépendance au smartphone tant dans son aspect connectivité (pas de carte SIM aujourd’hui) que dans le champ des possibles, aujourd’hui déclinés à partir du seul smartphone quand demain la voiture ou la maison feront certainement partie des applicatifs sur les wearables.

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    D’ailleurs le côté sport se retrouve également sur le marché des casques avec près d’un sportif sur 2 qui déclare écouter ou vouloir écouter de la musique lors de la pratique de son sport et un taux d’intérêt élevé pour un casque dédié. Ce marché s’est d’ailleurs valorisé sur 2015 (+2%), avec un léger retrait de ses volumes. Et quelques belles niches, très en phase avec le smartphone se développent comme le casque sport (doublement du CA cette année et 400 000 unités vendues).

    Cet écosystème en devenir sera l’objet de toutes les attentions en 2016. La croissance du smartphone devrait se ralentir avec un +4% à 3,6 milliards d’euros quand accessoires dédiés et compagnons approcheront 1,5 mds€ de chiffre d’affaires (+27%).

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    Maison connectée : eldorado ou déception ?

    Le marché de la maison connectée est à l’origine de nombreux commentaires de la part des différents acteurs de l’industrie mais paradoxalement, les avis commencent à diverger : si certains croient encore à l’eldorado promis, d’autres expriment de la déception quant aux premiers chiffres de vente.

    En effet, de nombreuses initiatives ont été mises en place en 2015 afin de promouvoir les nouveaux objets connectés en magasin mais malheureusement les résultats ne semblent pas être à la hauteur des attentes. Ce marché qui rassemble l’électroménager, la domotique et les produits réseaux a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 128 Millions d’euros soit deux fois plus qu’en 2014. Si la croissance est considérable, le connecté reste anecdotique : à peine 1% du chiffre d’affaires de l’électroménager et seulement 5% du marché de la domotique.

    Si les consommateurs réaffirment leur appétence pour la maison connectée – 75% d’entre eux déclarent être assez ou très intéressés par le concept – de nombreux freins persistent : offre restreinte, distribution limitée et positionnement tarifaire jugé souvent trop haut de gamme. Mais plus problématique encore, la connectivité ne semble pas être suffisamment expliquée aux consommateurs puisque ceux-ci déclarent ne pas acheter d’objets connectés d’abord parce qu’ils ne perçoivent pas les usages qu’ils permettent.

    Dans ce contexte, le marché de la netcam fait figure d’exception. En effet, pour cette catégorie présente dans 94% des magasins disposant d’un rayon domotique, les consommateurs semblent avoir identifié un bénéfice clair : 50% des consommateurs désirant acheter une netcam sont motivés par les notifications que peut envoyer la netcam en cas de détection d’anomalie.

  • La face cachée des objets connectés

    Les points de vigilance à prendre en compte

    Selon Mathias LASNE, Directeur du Pôle Télécoms et Multimédia Groupe EOLEN

    L’internet des objets (IoT) n’est plus un simple effet de mode réservé à quelques Geek. Ce phénomène de société a profondément transformé nos usages et notre quotidien. Les objets connectés vont connaître une très forte croissance sur les prochaines années : d’après Gartner, le nombre d’objets connectés en circulation devrait passer de 4,9 milliards à 25 milliards en 2020. Si on ne peut que se réjouir des avantages que ces objets vont offrir à leurs utilisateurs, il faut prendre conscience que l’utilisation accrue de l’IoT implique de faire preuve d’une vigilance importante.

    C’est notamment le cas des données recueillies par ces objets. Le traitement et l’utilisation de celles-ci font l’objet d’un grand « flou » qui se révèle être une source de préoccupation sérieuse. En effet, la valeur des données collectées est un point clé qui peut amener à de nombreuses dérives. La sécurité des données est donc stratégique et doit être prise au sérieux par les utilisateurs qui doivent être conscients de l’usage qui peut être fait de leurs données personnelles. A ce niveau, nous pouvons déceler deux grandes préoccupations :

    L’utilisation des données à des fins commerciales

    La première des motivations est de monétiser les données des consommateurs, de les utiliser ou de les revendre à des tiers (à des partenaires par exemple). Afin de donner plus de crédibilité à notre propos, imaginons l’intérêt des assureurs pour des données remontant d’applications et d’objets connectés liés à la santé. De telles informations pourraient, par exemple, fortement influer sur le montant des primes d’assurance. Cet exemple a le mérite d’être particulièrement parlant et démontre clairement que les données récoltées via les objets connectés peuvent avoir des répercussions. Le problème est aussi renforcé par le manque d’information donnée au consommateur qui va rapidement valider les contrats de licence et CGV sur son smartphone sans prendre le temps de se poser la question de l’usage de ses données personnelles…

    L’utilisation malveillante des données

    Il s’agit, à ce niveau, de réelles problématiques provenant du piratage massif des objets connectés. A la différence du cas précédent, nous nous trouvons ici dans un contexte particulièrement préoccupant qui peut avoir des conséquences sérieuses. Cela s’explique notamment par l’usage du smartphone qui occupe une place centrale dans le dispositif des objets connectés : avec notamment les applications bancaires ou gouvernementales qui permettent un accès sensible. En ce sens, le smartphone est une réelle porte d’entrée pour les pirates qui peuvent accéder à des informations précieuses et les détourner. Ce deuxième scénario est un risque majeur qu’il convient de prendre au sérieux pour ne pas se retrouver dans une situation embarrassante et préjudiciable.

     

    Au regard de ces éléments, il est donc nécessaire de faire évoluer la législation pour d’une part protéger les utilisateurs d’objets connectés ainsi que leurs données personnelles et d’autre part s’assurer de son actualisation pour qu’elle suive au plus près les évolutions technologiques. En parallèle, il est crucial de sensibiliser les utilisateurs d’objets connectés sur la nécessité de mieux se renseigner sur l’usage de leurs données avant de souscrire à un service ou de télécharger une application. Ils devront également mesurer l’importance de la sécurisation maximale des dispositifs techniques et des devices qu’ils emploient quotidiennement.

     

  • Nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016

    Près d’une entreprise sur cinq (19%) déclare exploiter l’Internet des Objets aujourd’hui et 28% prévoient de le faire dans un futur proche selon une étude Forrester menée auprès de plus de 3 600 décideurs économiques et technologiques.

    Toutefois, les applications IoT et les projets y afférant varient selon les pays, les secteurs d’activités et les cas d’utilisation. Où se situent alors les plus belles opportunités en matière d’IoT ?

    Selon le nouveau rapport Forrester IoT Heat Map 2016 :

    • Au niveau des régions, ce sont les marchés émergents qui montrent le plus vif intérêt pour l’IoT. Alors que l’Amérique du Nord et l’Europe n’utilisent ou ne prévoient d’utiliser que très peu l’Internet des Objets (respectivement : 37% et 42%), l’Amérique latine et l’Asie mènent la danse avec 52% et 72%

       

    • Les secteurs à la pointe en matière d’exploitation de l’IoT sont : les transports pour la gestion des flottes, les organisations gouvernementales pour les applications de sécurité et de surveillance et la distribution pour les applications d’inventaire et de gestion des entrepôts.
  • Industrie automobile 2016 : le digital bouleverse les priorités

    Comment passer d’un business model centré sur le produit à un business model centré sur le client ?

    Selon la 17ème édition de l’étude internationale de KPMG sur le secteur automobile

    ·       8 dirigeants du secteur sur 10 estiment que leur business model va changer d’ici 5 ans.

    ·       Les dirigeants de l’industrie automobile et les consommateurs considèrent que le digital est désormais la priorité numéro 1 du secteur pour 2025.

     

    Les grandes tendances de l’industrie automobile bouleversées

    Parmi les enjeux de l’industrie automobile, les enjeux liés au véhicule connecté et à la digitalisation prennent pour la première fois la tête du classement des priorités futures identifiées pour le secteur (10ème en 2015). Pour 4 dirigeants sur 10, le big data et les données utilisateurs occupent une place désormais considérable dans leur industrie. En France, 65 % des dirigeants considèrent l’enjeu du big data comme extrêmement important pour le secteur automobile.

    Les nouveaux systèmes électriques se distinguent largement dans le classement 2016 : les véhicules hybrides arrivent en 2ème position (49,5 %) et les véhicules 100 % batterie passent quant à eux de la 9ème à la 3ème place (46,5 %).

    Malgré les difficultés actuelles, le développement dans les marchés en croissance reste important (4ème position). Après la Chine, des pays comme la Thaïlande (48 %), l’Afrique du Sud (46 %), l’Indonésie (43 %) et la Turquie (40 %) font figure de nouvelles terres de conquête pour les dirigeants de l’industrie automobile.

    Vers un nouveau business model : la transformation de la relation client à l’ère du big data

    Les constructeurs traditionnels font aujourd’hui face à la concurrence accrue des entreprises technologiques pour la maîtrise de la relation client. Pour répondre aux futurs besoins des clients dans un monde de plus en plus digitalisé, le business model des industries automobiles traditionnelles doit évoluer d’un modèle centré sur le produit vers un modèle désormais centré sur le client. Pour 20 % des dirigeants, la plupart issus des marchés émergents, il est même probable que les grands constructeurs d’aujourd’hui deviendront les sous-traitants de géants comme Google ou Apple d’ici à 2025.

    Pour renforcer leur valeur ajoutée, les constructeurs devront développer les services qui permettent de conserver la relation client. Seuls 33 % des dirigeants interrogés pensent que les constructeurs sauront conserver cette relation client, contre 75 % en 2015. La perception de la capacité des entreprises technologiques à changer la donne progresse de 18 points.

    Toutefois, l’enjeu diffère selon le type de constructeur automobile :

    • Les constructeurs low cost sont potentiellement moins impactés par cette rupture technologique. A moyen terme, leur business model est le moins susceptible de changer, dans des marchés peu matures, qui offrent encore un fort potentiel de développement. Ils se différencient par leur capacité à offrir un coût de revient compétitif.
    • Les constructeurs grand public sont plus impactés dans ce contexte. Il leur est plus difficile de se différencier et les clients sont moins fidèles à leur marque qu’à celle des constructeurs premium. Ils ont plus de risque de perdre la relation avec leurs clients, au détriment des nouveaux acteurs innovants.
    • Les constructeurs premium sont également impactés, mais ils sont plus à même de profiter de leur image de marque pour y faire face.

     Un nouveau paradigme environnemental

    Dans la pratique, l’utilisation de véhicules hybrides ou 100 % électriques ne constitue pas une priorité en soi pour le consommateur, tandis que l’industrie y investit largement, dans un souci de répondre aux exigences législatives qui se multiplient. En France, 70 % des dirigeants considèrent les investissements dans les véhicules hybrides comme une priorité.

    « L’industrie automobile vit un changement en profondeur. On peut même parler d’un « compte à rebours » qui s’enclenche » estime Laurent des Places, Associé KPMG responsable du secteur automobile en France. « Cette année, nous remarquons une montée en puissance de tendances que nous observons graduellement depuis quelques années. Mais l’évolution des technologies toujours plus rapide, et la place toujours plus importante que prend la législation environnementale – ce que nous avons fortement ressenti en fin d’année 2015 dans le contexte de la COP 21 – a bousculé cette donne. Nous devons maintenant voir si cette rupture va effectivement se concrétiser sur le long terme ».