Étiquette : IOT

  • IOT : encore des progrès à faire !

    Les objets connectés s’invitent de plus en plus dans le quotidien des Français

    Dans le cadre du Salon Distree#Connect, Opinionway a réalisé la 2éme édition de son baromètre sur les Français et les objets connectés.

    Plus de la moitié des français connaissent et utilisent les objets connectés dans leur quotidien. La montre et le smartphone connectés arrivent en tête et c’est le secteur de la santé qui est privilégié.

    Les objets connectés ne relèvent plus de la science-fiction. Grâce à la banalisation de l’usage des nouvelles technologies, les objets connectés sont démythifiés et entrent de plus en plus dans le mode de vie des français. Ils répondent à une demande croissante des besoins des consommateurs pour prioritairement améliorer et sécuriser leur habitat, leur véhicule et les informer de leur santé durant leurs activités sportives ou leur sommeil. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée en début mars pour Distree#Connect par Opinionway auprès d’un échantillon de 1 070 français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    La perception s’améliore
    L’étude révèle que 58% des personnes interrogées ont aujourd’hui une bonne connaissance des objets connectés contre 44% en 2016. Parmi eux, cette nouvelle technologie est perçue comme une révolution telle qu’Internet il y a quelques années. Sur l’ensemble des personnes interrogées 43% estiment que les objets connectés vont se développer mais n’entraîneront pas un bouleversement dans les habitudes du grand public, tandis que 11% pensent que c’est davantage un effet de mode qui passera.

    Les deux objets les plus régulièrement cités lors de cette enquête sont sans surprise pour 53% la montre et 37% le smartphone. Pour autant tous les objets que l’on peut commander à distance ou encore ceux liés à l’habitat (domotique) font également partie des connaissances des personnes interrogées.

    Dans les faits, 52% des français déclarent posséder au moins un objet connecté contre 35% en 2016. Parmi les achats, 29% ont investi dans une télévision connectée, 12% dans un système d’alarme/caméra de sécurité ou un bracelet sportif, 11% une montre connectée ou un détecteur de fumée, 10% un véhicule ou voiture connectée.

    Des objets connectés pour quels usages ?
    Indiscutablement sur l’ensemble des personnes interrogées, le secteur le plus plébiscité dans l’utilité des objets connectés est celui de la santé, soit 73%. La sécurité par les systèmes de caméra de surveillance représente 55 % des réponses et 52% pointent le secteur de l’énergie et de la domotique.

    D’une manière plus globale, les avantages que peuvent apporter les objets connectés sont de rassurer et de sécuriser les consommateurs et de réaliser des économies. Ainsi 50% du panel mettent en avant la possibilité d’être alertés en temps réel en cas d’urgence (un proche malade, une fuite d’eau à la maison, etc.), 41% celle de pouvoir surveiller son habitation à distance, 40% d’avoir un meilleur contrôle de la consommation d’eau, de gaz et d’électricité, 40% d’améliorer la sécurité routière, 35% de  suivre son état de santé…

    Encore des progrès à faire
    Bien que nombre d’avantages et bénéfices soient reconnus dans l’usage des objets connectés, leur développement se heurte à trois obstacles majeurs : le prix, la sécurité et le risque de dépendance.

    Ainsi selon l’étude de Distree#Connect par Opinionway, 46% des personnes interrogées estiment que les objets connectés sont trop chers, 42% expriment leur méfiance sur la gestion des données collectées et 34 % évoquent un risque de dépendance. 31 % redoutent même que ces objets connectés les coupent des autres, de la réalité.

    L’offre est-elle mature ?
    Selon cette étude, 53% des personnes interrogées estiment que les fabricants proposent des objets connectés qui répondent aux réels besoins des consommateurs, ce qui est un résultat plutôt encourageant et devrait donc soutenir ce nouveau marché dans les prochaines années.

  • Le Cloud, moteur du changement ?

    Le Cloud, moteur du changement ?

    Une récente étude commissionnée par Citrix – et menée par le cabinet d’analyse Canalys – auprès de partenaires channel européens (France, Royaume-Uni et Italie) entend faire le point sur les défis auxquels ils doivent faire face et leurs champs d’action prioritaires. On apprend notamment qu’ils sont 61% à penser être en phase de transformation et près de la moitié affirme vouloir rapidement revoir sa ligne de business afin de prendre en compte les changements du marché.

    La transformation, moteur de croissance

    La transformation numérique occupe comme attendu une place prioritaire dans le processus de changement. La plupart des partenaires reconnaissant que leur entreprise traverse une période de transition. Ils sont 89% à s’attendre à voir croitre leurs revenus en 2017 et92% tablent sur une augmentation des profits.

    Le Cloud continue de progresser

    Cette année, le channel devrait voir ses revenus se tourner majoritairement vers le cloud ; 79% des partenaires s’attendent à ce qu’il représente au moins 10% de leurs revenus. L’année dernière, le cloud a été générateur de moins de 10% des revenus pour la moitié d’entre eux (49%).

    IoT, vecteur d’innovation mais pas de revenus

    Intelligence artificielle, Big Data ou encore IoT… autant de nouvelles technologies qui émergent. Néanmoins, les partenaires semblent ne pas tomber d’accord sur l’impact qu’elles auront sur leurs revenus 2017. Ainsi seulement 38% d’entre eux misent majoritairement sur l’IoT alors que30% ne lui accordent que peu d’importance. 14% avancent qu’ils n’en vendront pas du tout.

    Les investissements en cybersécurité portés par le Cloud et les évolutions réglementaires

    Les partenaires sont quasiment unanimes (95%) pour dire qu’ils s’attendent à une augmentation des dépenses en cybersécurité de leurs clients, avec la croissance du cloud comme vecteur principal. L’évolution de la gouvernance et de la réglementation est également citée comme l’un des principaux moteurs.

    Le rapport complet est téléchargeable ici.

  • Quand les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent

    Etude sur les français et le objets connectés

    Sondage OpinionWay pour idealo : les Français et les objets connectés
    À l’occasion du salon IoT World de Paris les 22 et 23 mars prochains, idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité mettre en exergue le rapport que les Français entretiennent avec les objets connectés. Pour mémoire, en 2016, une étude OpinionWay indiquait que 35% des Français considéraient qu’il s’agissait d’une révolution comparable à celle d’internet.

    Bien au-delà d’un simple phénomène de mode, les objets connectés s’enracinent dans notre quotidien. Combien de Français possèdent des objets connectés ? Quels types d’objets connectés et dans quel domaine ? Quelle est la fréquence d’utilisation des Français ? Ont-ils confiance pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles ? Quels sont les axes d’amélioration ? Il en résulte un bilan en demi-teinte : les objets connectés rassemblent les Français autant qu’ils les divisent.

    QUEL BILAN GLOBAL AUJOURD’HUI POUR LES OBJETS CONNECTÉS ?

    D’après les résultats de cette étude OpinionWay, les Français restent encore divisés sur la question des objets connectés. En effet, quand 33% des Français disent posséder un ou plusieurs objet(s) connecté(s), 52% de la population n’en possèdent pas et ne comptent pas en acheter. Ce dernier chiffre ne témoigne pas obligatoirement d’un refus catégorique d’acquérir un objet connecté, mais peut aussi s’expliquer par le désintérêt ou l’absence de besoin. Si l’on considère également les 15% de Français ne possédant pas d’objets connectés mais souhaitant en acquérir un prochainement, la population française est assez clairement divisée sur la question (48%-52%).

    De manière plus détaillée, on compte davantage de technophiles chez les hommes (38%) que chez les femmes (29%). En outre, même si les personnes âgées de moins 50 ans sont plus nombreux à posséder des objets connectés (36% contre 29), les personnes âgées de 50 à 64 sont ceux qui disposent de la plus forte marge de progression : 20% d’entre eux compte s’équiper en objet connecté prochainement. Mais quels sont les domaines d’application, le type d’objet connecté et la fréquence d’utilisation des consommateurs français ?

    • Les loisirs, domaine d’application favori des possesseurs d’objets connectés

    Les objets connectés sont majoritairement utilisés dans un cadre ludique. En effet, les domaines des loisirs et du sport se révèlent être les plus prisés par les amateurs d’objets connectés en France, avec plus de 74% des possesseurs d’objets connectés. En parallèle, 2 personnes équipées sur 10 (21%) possèdent un objet dans le domaine de la santé. Avec la mise à disposition d’objets connectés de santé dans les pharmacies par exemple, les fabricants disposent d’une réelle marge de progression, notamment auprès des personnes âgées de 50 ans et plus, dont seulement 13% sont équipés en objets connectés liés à la santé. La bureautique (28%) et la domotique (17%) complètent ces équipements. Enfin, seuls 7% des possesseurs d’objets connectés les utilisent dans un cadre professionnel.

    L’âge, le sexe et la catégorie socio- professionnelle des utilisateurs marquent certains clivages. Par exemple, les hommes (28%), tout comme les moins de 35 ans (30% contre 24% de leurs aînés), utiliseront plus un objet connecté pour faire du sport (contre 23% des femmes), alors que les femmes en auront beaucoup plus une utilité dans le domaine de la santé (27% contre seulement 16% des hommes).

    • Les objets connectés mobiliers devancent les « wearables » et les
    « hearables »

    En ce qui concerne la typologie des objets connectés, les objets mobiliers, comme les télévision, balance, thermostat et lumière sont très majoritairement prisés par les Français (61%). Ils devancent très nettement les objets connectés « wearables » (montre, vêtement, tracker de santé, porte-clefs) avec 36% des possesseurs, ou encore les « hearables » (casque ou écouteurs) avec 20%. Les voitures connectées (11%) restent les moins populaires.

    En termes plus détaillés, les objets mobiliers (64%) ou les « wearables » (38%) seront plus répandus chez les hommes que chez les femmes (respectivement 58% et 32%), tandis que ces dernières seront plus adeptes de « hearables » (26% contre 15% pour les hommes). De même, les personnes de plus de 50 ans (71% contre 54% de personnes plus jeunes) et les personnes issues des catégories socioprofessionnelles aisées (64% contre 58% des personnes issues des catégories populaires) possèdent plus largement des objets connectés mobiliers.

    Les personnes âgées de moins de 35 ans sont en revanche beaucoup adeptes de « wearables » (40% contre 34% de leurs aînés), de « hearables » (28% contre 17%) et de voitures connectées (15% contre 10%).

    Il existe plusieurs raisons pour expliquer ces disparités de résultats. Tout d’abord, les « hearables » sont une technologie relativement récente comparée aux « wearables » ou aux objets mobiliers. De fait, leur popularité, bien que grandissante, reste encore assez faible et le premier objectif actuel des fabricants est de gommer l’image « accessoire » dont ils sont affublés. Concernant les voitures connectées, un constat similaire peut être appliqué. Bien que de plus en plus de constructeurs comme Opel, Chevrolet ou Ford équipent ou vont équiper leurs voitures de nombreux outils connectés (Wifi, 4G etc.), cette technologie en est encore à ses débuts dans le domaine de l’automobile. Le taux de pénétration est donc logiquement plus faible puisque l’achat d’une voiture est un investissement important et nécessite un budget beaucoup plus conséquent que n’importe quel autre objet connecté. Il va donc falloir attendre quelques années pour voir une généralisation de ces voitures connectées, et c’est notamment ce que montrent les pourcentages des personnes âgées de moins de 35 ans abordés ci-dessus.

    • Une utilisation hebdomadaire pour la majorité des possesseurs

    C’est probablement un enseignement à la fois attendu et majeur de cette étude : les objets connectés trouvent leur place au quotidien dans la vie de leurs possesseurs, puisque la grande majorité de ces derniers les utilisent au moins une fois par semaine. Plus encore, 2/3 des possesseurs d’objets mobiliers les utilisent au quotidien ou plusieurs fois par semaine. Il en va de même pour 68% des possesseurs de « wearables ». De fait, les objets connectés mobiliers et les « wearables » sont les objets avec la plus haute fréquence d’utilisation. De leur côté, voiture connectée (72%) et « hearables » (63%) sont majoritairement utilisés de façon hebdomadaire, et avec une fréquence journalière beaucoup plus faible (respectivement 28% et 9%).

    LES FRANÇAIS ET LES OBJETS CONNECTÉS : JE T’AIME, MOI NON PLUS

    Depuis la dernière étude OpinionWay en 2016, une observation notable peut être faite : le pourcentage de possesseurs d’objets connectés a stagné en un an. En effet, alors que 35% des Français possédaient au moins un objet connecté en 2016, ils sont aujourd’hui 33% dans cette nouvelle étude. Au-delà de l’absence de progression de ce chiffre, les consommateurs français pointent aussi du doigt certains freins, et notamment leur inquiétude au sujet de l’utilisation et de la protection de leurs données personnelles mais aussi le prix d’un objet connecté, souvent jugé trop élevé.

    • 6 Français sur 10 n’ont pas confiance pour la sécurité de leurs données

    Lorsque la question leur est posée, 60% des Français ne font pas confiance aux fabricants d’objets connectés concernant la protection et l’utilisation de leurs données personnelles. Et lorsque l’on s’intéresse au détail de ce fort pourcentage, les hommes et les femmes partagent la même crainte. En revanche, les personnes âgées de plus de 50 ans (65%) et les catégories socioprofessionnelles aisées (62%) éprouvent beaucoup plus de méfiance que les personnes plus jeunes (56%) et les catégories populaires (52%).

    En outre, une vraie opposition existe entre les possesseurs d’objets connectés et les non- possesseurs : en effet, les premiers font largement confiance aux fabricants pour la protection de leurs données (61%), alors que, à l’inverse, les seconds éprouvent très majoritairement de la méfiance (70%).

    Pour les fabricants d’objets connectés, il existe donc un réel enjeu à convaincre les non-possesseurs sur le fait que leurs données soient bien protégées et non utilisées. Mais d’autres points d’amélioration méritent l’attention des fabricants d’après les Français, au premier desquels se trouve le prix.

    • Prix plus accessibles, meilleure protection des données… : les différents leviers d’amélioration

    Si les objets connectés ont réussi à conquérir un tiers des Français, des leviers d’amélioration restent encore à actionner pour toucher plus de personnes. Le premier d’entre eux n’est pas une surprise : le prix des objets connectés. 52% des personnes désirent que le prix des objets connectés soit plus attractif. S’ensuit une meilleure protection des données, avec 36% des personnes interrogées. Les critiques se concentrent ensuite sur les caractéristiques techniques et l’interface des objets connectés: 29% souhaitent une meilleure batterie, 26% une utilisation plus facile et 18% aimeraient avoir une meilleure information sur l’utilisation de l’objet.

    Il n’existe pas de réelles différences entre homme et femme. Cependant, 30% des femmes aimeraient une utilisation plus facile (contre 21% des hommes)

     

    • Combien les Français seraient-ils prêts à dépenser pour un objet connecté ?

    La marge de manœuvre demeure encore assez importante pour conquérir un public plus large. En effet, certains objets ne parviennent toujours pas à susciter l’intérêt des personnes interrogées. C’est notamment le cas des vêtements (61% des personnes interrogées ne souhaitent pas acquérir l’objet), d’un porte-clefs (57%), d’une balance (54%), d’un tracker de santé (53%) ou encore d’écouteurs (50%).

    A l’inverse, la télévision (50%) ou la montre connectée (46%) rencontrent un certain intérêt auprès du public, qui serait prêt à débourser une somme moyenne de respectivement 509€ et 93€. Il s’agit de biens assez coûteux qui ne font aujourd’hui pas partie des priorités des Français. Seules les personnes possédant déjà un objet connecté se montrent plus sensibles à d’autres catégories d’objets et sont prêts à dépenser plus que les autres, que ce soit pour une télévision (+96€), une montre (+45€) ou même une balance (+11€).

    Si l’on se concentre sur le détail de ces derniers résultats, les hommes seront capables de dépenser plus que les femmes pour une télévision (+79€), une montre (+11€) ou un vêtement (+10€). A contrario, les femmes accepteraient de payer plus pour un tracker de santé (+12€) ou une balance (+6€). Enfin, les personnes âgées de 50 ans et plus accepteraient de dépenser plus que les personnes plus jeunes pour un vêtement (+18€), un tracker de santé (+14€) et des écouteurs ou un casque (+9€).

    UN BILAN MITIGÉ, ENTRE SÉDUCTION, DÉSINTÉRÊT ET MÉFIANCE

    Les objets connectés parviennent à séduire les Français. Aujourd’hui, un tiers d’entre eux est équipé d’un ou plusieurs de ces objets high-tech. Les personnes interrogées portent leur intérêt sur des objets mobiliers qui leur permettront d’améliorer le confort de leur habitation et qui disposent d’une réelle plus-value. Les « hearables » et « wearables », bien que très médiatisés, n’arrivent que dans un second temps. Ces objets connectés ont également réussi à s’imposer dans le quotidien de leurs possesseurs qui les utilisent, dans leur grande majorité, au moins une fois par semaine si ce n’est tous les jours.

    Cependant, les objets connectés qui relèvent plus de l’accessoire aux yeux des Français ont encore du mal à convaincre. De plus, ces objets souffrent de critiques : quand il ne s’agit pas de personnes les possédant qui pointent certaines lacunes en termes de caractéristiques techniques, les personnes qui n’en disposent pas s’inquiètent fortement pour l’utilisation et la protection de leurs données personnelles et dénoncent des prix trop élevés. A la vue de ces résultats, la construction d’une forte relation de confiance avec les consommateurs demeure un objectif prioritaire pour les fabricants s’ils souhaitent toucher un public plus large.

    Plus d’information sur le salon IOT World cliquer ici 

  • IOT : il faut dépasser le stade exploratoire !

    CAP sur l’IOT 

    Le Salon IOT World ouvrira ses portes le 22 et 23 Mars 2017.
    L’occasion pour My Digital Week de faire le point sur ce marché en pleine croissance qui impacte tous les secteurs d’activités.

     

    Entretien exclusif avec Luc Perard, Directeur Commercial EMEA, PTC-ThingWorx Stand F27, IoT World

     

    My Digital Week : Quelle est la position de PTC sur le marché de l’IOT ? 

    Luc Perard : La stratégie IoT de PTC a vu le jour fin 2013 avec l’acquisition de ThingWorx. Depuis, la société développe l’une des offres IoT parmi les plus robustes du marché.  Nous y avons investi 1 milliard de dollars sur les trois dernières années.  Aujourd’hui, notre part de marché représente 18%  et  les cabinets d’analystes comme Forrester Research ont identifié PTC comme le fournisseur proposant la plate-forme IoT la plus complète du marché ( rapport Forrester Wave sur les plates-formes IoT).

    De plus, PTC a été nommé Meilleur fournisseur IoT de l’année par Compass Intelligence et Entreprise IoT industrielle de l’année par l’organisation IoT Breakthrough. Aujourd’hui l’offre ThingWorx est très complète, notre plateforme va de « l’Edge » au Cloud, et intègre des technologies d’Analytics, de Machine Learning et de Réalité Augmentée.

    My Digital Week : Quelles organisations, quelles approches adopter pour dépasser le stade exploratoire ?

    Luc Perard : Nous organisons de nombreux ateliers –workshop-  de découverte de nos solutions (‘Solution Discovery’), chez nos clients et prospects avec des représentants de tous les services de l’entreprise afin d’identifier les use cases verticaux et transversaux, et sélectionner celui/ceux qui ont le meilleur/plus court ROI. Nous misons également beaucoup sur notre réseau de partenaires intégrateurs. Leur rôle est essentiel pour supporter la technologie. D’une part pour valider rapidement la réponse donnée au ‘use case’, d’autre part pour faire évoluer itérativement la solution sur sa durée de vie.

    De plus, le partenaire apporte aussi son écosystème, ce qui est essentiel pour nous.
    Notre rôle est de supporter nos clients pour s’adapter aux grands changements technologiques nécessaires dans l’ère de la digitalisation qu’est la nôtre.

    Comme l’explique très bien le professeur Michael Porter de l’Université d’Harvard dans un article intitulé Comment les objets intelligents connectés transforment les entreprises, disponible en ligne via le lien “How Smart, Connected Products are Transforming Companies

    My Digital Week : Proof of Concept vs. Proof of Value : comment mesurer la pleine pertinence des use cases IoT ?

    Luc Perard : Selon moi il est impératif de regrouper TOUS les services de l’entreprise (pas juste l’IT ou le Marketing) durant ces fameux ‘discovery workshop’. PTC ThingWorx peut se targuer de l’expertise et de l’expérience de centaines de workshops réussis. De plus, je recommande un accompagnement par un partenaire de type intégrateur (SSII ) ou cabinet de conseil. Il est nécessaire de rechercher la valeur sous ses différentes formes : pas uniquement en terme de réduction des coûts, mais aussi d’accroissement des revenus, de génération de revenus récurrents, d’amélioration de l’expérience utilisateur, du service client, etc.  A cet égard, la création ‘d’apps’ spécifiques ou de services IoT a un impact (positif) sur la valorisation même de l’entreprise.

    My Digital Week : Nouveaux services ou nouveaux ‘business models’ : comment intégrer l’IoT à l’offre existante ?

    Luc Perard : Nous sommes forcément dépendants de l’évolution du business model de chaque client. Notre mission en tant qu’éditeur est de les accompagner quel que soit leur niveau d’utilisation de la solution, de maturité digitale et leurs objectifs business. Effectivement, pour la plupart de nos clients on peut parler de mutation si je puis dire, le challenge est de passer de la simple ‘vente d’un produit ‘ (je vends le produit à mon client, puis je passe au client suivant) à ‘ la vente d’un service connecté’, avec un modèle de souscription mensuelle, annuelle, qui nécessite l’adoption et l’intégration des notions de ‘Service’, de ‘Customer Success’ dans la nouvelle organisation de l’industriel. Intégrer l’IoT n’est pas uniquement une question technologique, mais un changement de ‘business model’, de transformation des processus. La technologie n’est qu’un moyen finalement.

    My Digital Week :Comment tirer profit de la data générée ? Articuler IoT et stratégies data-driven…

    Luc Perard : En effet, la data n’a pas de valeur en soi on peut la comparer à du pétrole brut. Il reste cependant primordial de commencer par la collecter, où qu’elle se trouve : dans les devices, mais aussi dans les systèmes, les back-office, ou bien même générée par l’humain, puis il faut la formater. Il faut ensuite en tirer de la valeur, la ‘raffiner’ en quelque sorte ! C’est-à-dire, la mettre dans des contextes distincts.

    Un exemple : le responsable de la maintenance d’une machine connectée n’a pas besoin de la même vue que le patron de l’usine où se trouvent toutes les machines connectées. Il s’agit ainsi de créer des apps spécifiques, répondant a des besoins précis, précisons que ces apps sont bien souvent exploitées par un petit nombre d’utilisateurs. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir un outil (en l’occurrence une plateforme IoT) permettant de réaliser ces apps rapidement, facilement, à moindre coût.

    La data est enrichie à travers des technologies d’analytiques, capable de détecter des modèles dans un océan de données, et de prédire les données futures et les potentielles conséquences. 

    My Digital Week : Quels messages souhaitez-vous faire passer ?

    Luc Perard : Le positionnement de PTC sur le marché est unique, nous faisons se rencontrer le monde physique avec le monde digital. Nous sommes pionniers de la conception 3D numérique et du PLM sur Internet, aujourd’hui nous proposons une plate-forme associant Réalité Augmentée et IoT. Ces technologies de rupture, combinées aux applications d’entreprise qui ont fait le succès de PTC, rapprochent les mondes physique et numérique pour pouvoir réinventer la façon de créer, exploiter et entretenir les produits.

    L’IoT est effectivement difficile à appréhender. L’accompagnement par un expert est essentiel, notamment pour l’implémentation de la plateforme. Il faut permettre aux entreprises de ne pas se focaliser sur les aspects d’implémentation et de déploiement souvent fastidieux, mais plutôt d’investir sur les use cases et la création de valeur d’un tel investissement.

    Enfin, l’écosystème est incontournable, car toute solution IoT nécessite bon nombre de composants HW, SW, connectivité, et nécessite aussi de délivrer et opérer un service. Les intégrateurs jouent donc un rôle clef et pas uniquement les plus gros. Les partenaires intégrateurs à taille humaine, agiles, très spécialisé par industrie, agissant localement, avec une expertise verticale, ceci afin de répondre au mieux aux exigences de nos clients.  Nous sommes aujourd’hui à la recherche de ce type de partenaire avec qui nous pourrions collaborer.

     www.ptcfrance.com

    Pour en savoir plus sur les annonces faites lors du salon IOT World cliquer ici 

  • CAP SUR LES ANNONCES « PRODUITS » DE LA 2ème EDITION DU SALON IoT WORLD

    CAP SUR LES ANNONCES « PRODUITS »
    DE LA 2ème EDITION DU SALON IoT WORLD

    ANTIOTE ANNONCE
    Une solution unique de produits et services d’assets management en mode hybride GSM/GPRS/BLE/LORA pour connecter des produits existants du M2M et les nouveaux produits IOT basés sur les réseaux bas débits. Soyez prêt dès aujourd’hui à améliorer la qualité de votre exploitation avec une infra structure dédiée aux objets de demain. Le boitier est une balise autonome et sans installation, permettant de connecter un réseau de sondes pour capter les événements à monitorer.  L’autonomie en mode GSM est de 8 mois et celle en mode LORA de deux ans.

    COHORTE ANNONCE
    COHORTE IoT Pack, une solution complète destinée aux fournisseurs d’équipements et entreprises manufacturières qui souhaitent connaitre, suivre et interagir avec leurs matériels en situation. L’offre de valeur de COHORTE IoT Pack est un ensemble de services destinés à contrôler d’un parc d’équipements en situation en combinant au mieux les liens de télécommunication longue distance et l’intégration dans le système d’information de l’entreprise.

    Les services de COHORTE IoT Pack couvrent les besoins invariants des projets de l’IioT et son extensibilité basée sur des standards nous pemet d’ajouter les services correspondant à vos besoins spécifiques. 

    FACTORY SYSTEMES ANNONCE
    Wyres, une solution de géolocalisation indoor/outdoor s’appuyant sur la technologie de communication LPWAN LoRaWAN. Cette plateforme Cloud offre aux industriels un moyen innovant et peu coûteux d’assurer la traçabilité de produits ou d’actifs industriels.

    Galium LoRaIoT, est une solution complète permettant de déployer et gérer son réseau privé LoRaWAN. Elle intègre une passerelle de communication et de traitement de données incluant un portail Web d’administration. Cette solution packagée permet d’assurer l’appairage des objets, le décodage des trames LoRa et la publication des données vers de multiples protocoles (MQTT, SNMP, MODBUS, API REST).

    Galium GravityBOX, a été conçue pour offrir aux industriels et exploitants d’infrastructures tertiaires un ensemble de services autonomes et prêts à l’emploi pour la collecte, le stockage et l’exploitation des données (tableaux de bord Web) en provenance de capteurs IoT mais aussi de systèmes de contrôle commande industriels (automates).

    GISize est un module applicatif pour la plateforme Wonderware. Cette solution prête à l’emploi permet entre autres de présenter de manière géospatiale des données provenant de capteurs et de systèmes communiquant. GISize est un puissant accélérateur pour les développeurs et offre une ergonomie standard pour les exploitants.

    Wonderware Online, est la solution Cloud IIoT de Wonderware (Schneider Electric). Cette offre SaaS met à disposition des utilisateurs tous les services essentiels pour collecter, stocker et partager les données provenant de systèmes industriels ou d’objets connectés

    Advantech B+B SmartWorx Wizard offre une solution industrielle pour l’Internet des Objets. Conçue pour être installée dans des environnements contraints, l’offre de modules d’acquisition Wizard permet de créer un réseau IoT meshé basse fréquence. Cette solution est idéale pour le comptage d’énergie, les applications de maintenance prédictives ou tout autre besoin nécessitant la mise en œuvre de capteurs autonomes et rapides à déployer.

    HXPERIENCE ANNONCE
    Notre produit logiciel SMATI permet aux gestionnaires et aux exploitants d’améliorer l’efficacité opérationnelle des bâtiments et d’en maximiser l’usage. SMATI collecte, traite et analyse en temps réel des données du bâtiment. SMATI est commercialisé en mode SaaS c’est à dire sur la base d’un abonnement, ce qui ne nécessite pas d’investissement majeur de la part des clients.  SMATI est facilement paramétrable et personnalisable (gestion de la base installée et des profils utilisateurs, création de rapports automatisés, définition d’indicateurs clés, rajouts de services…). Il est accessible à partir de n’importe quel ordinateur, tablette ou smartphone

    INTERFACE TECHNOLOGIE INFORMATIQUE ANNONCE
    Wibbee, le premier réseau collaboratif pour l’Internet des Objets (Iot) Wibbee est un nouveau concept de communication entre les choses et les hommes. Un réseau où les objets communiquent pour nous et à travers nous. Nous avons fait le choix d’utiliser les technologies les plus usuelles, donc les moins couteuses et les plus facile d’accès. Avec ce parti pris, Interface Technologie nourrit l’ambition de démocratiser un peu plus l’usage de l’Internet des Objets.

    Wibbee est un réseau plus particulièrement destiné aux objets connectés autonomes. Sa principale caractéristique est d’être collaboratif. Chaque utilisateur partage volontairement, de façon anonyme, une fraction infime des ressources de son smartphone pour lire et/ou localiser les objets de la communauté, en échange d’un service réciproque pour son propre usage.

    IoTEROP ANNONCE
    OMA Lightweight M2M stack including built-in Security, Firmware Update management and IPSO Smart Objects data model, codename IOWA. IOWA is a World-Wide Reference and state-of-the-art LWM2M implementation, kept up-to-date with standard evolutions, adaptable to any operating system and designed for resource constrained devices. IoTerop’s IOWA: OMA Lightweight M2M commercial stack including built-in Security, Firmware Update management and IPSO Smart Objects.

    NIS (Net Informatique Services)
    L’arrivée de la gamme ‘Cinterion ’de la société GEMALTO dans notre portefeuille de produits et services. Elle est composée d’un large éventail de modules, de terminaux, de services et plateformes pour répondre aux demandes croissantes de l’IoT. Dès aujourd’hui, nous vous proposons les briques technologiques dont vos clients ont besoin pour simplifier et accélérer le développement, fiabiliser et optimiser la connectivité, sécuriser et protéger les données de leurs applications.

    SOFTWARE AG ANNONCE
    Sa nouvelle Device Integration Platform.  Cette solution unique dédiée à l’IoT permet d’intégrer de manière sécurisée et de façon scalable des millions d’appareils connectés. Elle facilite l’implémentation de projets tels que les Smart City, Smart Car, la surveillance et la maintenance prédictive, en adressant l’ensemble des besoins autours de l’IoT : l’administration, la sécurisation, la connexion et le contrôle à distance des objets.

    TELECOM EVOLUTION ANNONCE
    CES Internet des objets (IoT), conception de solutions Ce Certificat d’Etudes Spécialisées destiné aux professionnels a pour objectif de donner à des informaticiens, architectes réseaux, consultants, chefs de projets ingénieurs et managers les compétences complémentaires qui leur permettront de concevoir et intégrer des solutions IoT. Elle propose un panorama des applications existantes ou en cours de développement avec un focus sur les marchés et les technologies.

    TLG PRO ANNONCE
    MOOBIUS® la solution IoT autonome de mesure, de collecte et d’analyse de vos données. MOOBIUS® est composée de matériel et de logiciel. _ MOOBIUS® est modulaire : vous utilisez ce dont vous avez besoin. MOOBIUS® est à destination des entreprises, collectivités locales, associations et peut-être utilisé pour l’identification d’objets et/ou de personnes, connaître leur position géographique dans un espace identifié. MOOBIUS® permet de mesurer la température, l’humidité, la lumière, les mouvements à l’intérieur de bâtiments.

    VISIAN ANNONCE
    Visian a réalisé l’intégration de bout en bout du projet permettant faire évoluer l’offre de services de Machines Pagès en collectant et analysant les données de fonctionnement. Ces « machines connectées » permettent à l’entreprise de fiabiliser son processus industriel, d’augmenter sa productivité et d’améliorer la satisfaction des clients grâce à un recours à la maintenance prédictive (qualité, taux de service, SAV…) ainsi que par la mise à disposition d’une application mobile.

    Visian a récemment développé des offres autour de l’analyse de la pénibilité. Nos offres composées de différents capteurs, d’une plateforme IoT et d’un brique d’analyse de données sont destinées à de multiples secteurs : Logistic, Construction, Transport, Maintenance, Manutention.

    RAPPEL
    Au cœur des dernières innovations et tendances, la 2ème Edition du Salon IoT World – avec une vision résolument B to B – décryptera tous les enjeux actuels et futurs du marché des objets et services connectés.  

    Seule manifestation d’envergure nationale, l’édition 2017 du Salon IoT World abordera tous les métiers liés à ce marché avec 6 pôles-clefs représentatifs de l’univers de l’IoT :  Réseaux & Télécoms  – Plates-formes/environnements de développement et d’exécution IoT – Données (transport, stockage, traitement, analyse, valorisation…) – Usages et applications sectorielles  – Idéation, conseil et formation  – Sécurité et Confiance 

    Ainsi durant 2 jours, cette manifestation 100% pro réunira sur 6 000 m² d’exposition :

    • Le Who’s Who du marché de l’IoT avec :

    –               160 exposants (Ensembliers de systèmes connectés – Fabricants/distributeurs d’objets connectés – Spécialistes Big Data, data lakes, IA, analytics … – Equipementiers et Opérateurs réseaux & télécoms – Opérateurs de Cloud public ou privé – Fabricants de terminaux – Sociétés de conseil, consultants IoT – ESN, intégrateurs – Editeurs d’applications spécialisées, éditeurs de plates-formes/d’environnements de développement, d’exécution et de maintenance de systèmes IoT – énergéticien – Spécialistes de la sécurité des objets, des réseaux et des données — Juristes spécialisés ; assureurs – Ecoles et organismes de formation – Institutions, associations, pôles de compétitivité….)

    –               6 000 visiteurs professionnels décideurs et porteurs de projets à court et moyen termes :  A noter que près d’un visiteur sur deux émane d’une entreprise de plus de 500 salariés, et deux sur trois sont de vrais décideurs, chefs de Projet a minima.

     Pour plus d’informations sur l’événement cliquer ici 

  • L’Internet des Objets (obscurs) Guide pour se protéger activement face à la menace

    Les entreprises découvriront le « bonheur » de l’IoT en 2017, qu’elles soient d’accord ou non

    Par Sean Ginevan, Senior Director of Strategy, MobileIron

    Beaucoup de réfrigérateurs connectés, installés par des services commerciaux sans méfiance, saturent le réseau Wi-Fi d’un hôpital. Les médecins, qui recourent à la Voix sur Wi-Fi, ne reçoivent plus de communications, et les équipements de surveillance médicale n’envoient plus les dernières données primordiales pour l’administration des soins. Il ne s’agit plus ici d’un simple problème de connexion à Twitter, mais bien de vies réelles.

    La vérité, c’est qu’actuellement nous ne savons absolument pas comment ces terminaux grand public ou prosumeurs sont conçus ou sécurisés. Ces réfrigérateurs intelligents, lecteurs multimédias numériques ou caméras vidéo connectées pourraient très bien être la source d’attaques par déni de service (DDoS) du type de celles perpétrées cette année. Ces cyberattaques ont provoqué des problèmes de connexion à Internet, mais elles auraient pu avoir des conséquences bien plus redoutables.

    Que se passerait-il si la connexion réseau d’une chaîne de magasins tombait en panne suite à une attaque basée sur l’IoT ? Combien de clients, ne pouvant plus payer avec leur carte de paiement, rebrousseraient chemin ? Et combien n’y remettraient plus les pieds ? Ces attaques récurrentes sont fâcheuses et peuvent entraîner de vrais problèmes au quotidien.

    Des centaines de milliers de personnes se sont ainsi retrouvées sans connexion ou dans l’impossibilité d’accéder au Web.

    La tentation serait évidente dans le fait de revenir à une application informatique plus classique : se méfier purement et simplement de toutes les technologies. Nous avons connu ce scénario avec les iPhones à la fin des années 2000 mais également avec le Wi-FI à la fin des années 90. Mais les choses se compliquent avec les nouveaux dispositifs IoT, car ils pourraient vraiment apporter quelque chose de nouveau et d’essentiel. Les réfrigérateurs connectés, au premier abord inutiles, pourraient être source à la fois de revenu et de productivité dans des secteurs verticaux comme l’industrie pharmaceutique. Les caméras IP peuvent aider à la coordination des premiers intervenants urgentistes, en leur transmettant une vidéo en temps réel susceptible de donner un meilleur aperçu de la situation. Les lecteurs multimédias numériques peuvent proposer aux clients une immersion dans n’importe quel magasin du monde, en affichant les produits correspondant à leurs besoins.

    Généralement, les collaborateurs d’une entreprise détiennent le dernier mot. Même si on leur dit « non », les individus ou les services passent outre pour arriver à leurs fins, ignorant au passage les bonnes pratiques en matière de sécurité. Au vu du nombre de dispositifs IoT, estimés d’ici 2020 à entre 50 et 200 milliards, les organisations informatiques seront rapidement dépassées. Aujourd’hui c’est un fait : aucun bureau commercial n’est doté uniquement d’un accès par Ethernet ou n’interdit les iPhones au sein de son organisation. La réponse consiste à préparer un terrain favorable à l’Internet des Objets obscurs. Voici quelques recommandations à suivre pour sécuriser son réseau d’entreprise.

    Segmenter le réseau
    Vous ne voudrez probablement pas connecter à votre infrastructure critique les nouveaux terminaux que vos utilisateurs apporteront sur le réseau ? Alors il est temps de configurer sur ce dernier d’autres SSID et VLAN. Vous avez peut-être déjà mis en place un réseau invité qui permet de se connecter à Internet tout en bloquant l’accès aux ressources de votre entreprise, et c’est un bon début. En revanche, contrairement aux invités, les dispositifs IoT pourraient également avoir besoin d’accéder à certaines de ces ressources. Les responsables informatiques peuvent décider, avec le temps, des ressources à rendre accessibles sur le réseau IoT. Au final, un réseau IoT se situera quelque part entre le réseau entièrement fiable de votre entreprise et celui que vous mettez à la disposition de vos invités.

    Songer à recourir à une infrastructure PKI et à un contrôle NAC
    Vous ne voudriez pas que les utilisateurs saisissent leurs identifiants pour mettre leur réfrigérateur en ligne, car, en cas de piratage, ce dernier pourrait passer pour l’un de vos collaborateurs sur le réseau. Ce pourrait très bien être votre PDG qui utilise ses identifiants pour authentifier son nouveau gadget sur le réseau. Si le gadget est piraté, c’est le nom de votre PDG qui apparaît sur le réseau. Le pirate informatique disposant du nom d’utilisateur et du mot de passe, le réfrigérateur peut se connecter à d’autres objets avec l’identité du PDG. L’infrastructure à clés publiques (PKI, Public Key Infrastructure) permet de s’assurer que seuls les terminaux autorisés enregistrés par l’utilisateur et considérés comme fiables par le service informatique peuvent se connecter. Le recours au contrôle des accès réseau (NAC, Network Access Control) garantit que les terminaux sont approuvés et qu’ils répondent aux exigences de sécurité minimales que vous avez définies. Les dispositifs IoT, moins fiables, sont maintenus à l’écart sur un segment de réseau distinct.

    Bloquer les connexions Telnet
    Si possible, bloquez entièrement les connexions Telnet sur votre réseau. Sinon, interdisez au moins les connexions Telnet provenant de l’extérieur. C’est à cause de connexions non sécurisées comme Telnet, combinées à des terminaux utilisant des mots de passe par défaut, que des vers informatiques tels que Mirai se propagent.

    Considérer le lissage de trafic 
    Vous pouvez arrêter l’hémorragie si certains de vos terminaux sont piratés. Le lissage de trafic, en particulier lorsqu’il s’agit de réguler les flux suspects (paquets courts, longues périodes d’activité, destinations fréquentes), peut aider à limiter les effets des attaques lancées depuis votre réseau, et à améliorer la connectivité des services essentiels.

    Gérer ce qu’il est possible de gérer
    Vous pouvez mettre en place une solution EMM ou d’autres infrastructures de sécurité pour gérer certains terminaux connectés. Si votre organisation développe les prototypes de ses propres dispositifs IoT, tournez-vous vers des plateformes telles que Windows 10 et Android qui disposent d’outils de sécurité plus avancés que les plateformes de développement destinées au grand public. Si vos terminaux ne peuvent pas être configurés sur une plateforme centralisée, voyez avec vos collaborateurs de manière à éviter les types de configurations par défaut qui ont conduit aux attaques du même type que les botnets Mirai.

    Certes, la mise en œuvre d’infrastructures de sécurité et de bonnes pratiques nécessaires pour préparer le terrain de l’IoT en entreprise est chronophage, mais les risques que présentent les terminaux connectés à Internet donnent sincèrement à réfléchir. Ces recommandations aident à la sécurisation des futurs périphériques connectés en entreprise.

  • L’Internet des Objets (non sécurisés) : la menace fantôme de l’année 2017

    L’Internet des Objets (non sécurisés) : la menace fantôme de l’année 2017

    James Plouffe, Architecte en chef chez MobileIron
    D’après le dernier rapport Hype Cycle for Emerging Technologies, l’IoT n’a pas encore atteint le pic des espérances exagérées (Peak of Inflated Expectations) et n’atteindre pas le plateau de productivité (Plateau of Productivity) d’ici cinq ans à dix ans minimum. Et pourtant, il fait déjà parler de lui de manière positive. Cela va d’histoires assez comiques, comme le fait d’essayer pendant 11 heures de faire bouillir l’eau du thé, à des choses plus affolantes, comme cette cyberattaque record par déni de service distribué (DDoS, Distributed Denial of Service) contre le site Web du journaliste Brian Krebs en passant par l’attaque – aussi record – contre Dyn (fournisseur d’une infrastructure de services DNS essentielle au fonctionnement d’Internet) qui s’est traduite par une panne géante de la toile sur la côte Est des États-Unis, ou encore, plus récemment, l’attaque contre les routeurs ADSL domestiques qui a privé près d’un million d’Allemands de connexion Internet. Le dénominateur commun de ces cyberattaques ? Des terminaux vulnérables connectés à Internet et dans le collimateur du botnet Mirai ou de ses variantes.

    Si les publicités diffusées en fin d’année sont un indice de ce qu’ont été les cadeaux offerts à Noël, on peut  supposer  qu’un grand nombre de dispositifs connectés se sont bien retrouvés au pied du sapin.  Nous pouvons également en déduire, sans trop nous avancer, que les logiciels dont ces nouveaux gadgets sont équipés ne sont pas moins vulnérables. On parle de menace fantôme de l’Internet des Objets.

    Face à tous ces appareils photo vulnérables à SQLi, à ces DVR avec mot de passe par défaut non modifiable, à ces systèmes de sécurité domestique piratables à loisir dont le firmware ne peut être mis à niveau, et à ces routeurs dont la configuration peut être modifiée sans authentification avec une connexion non chiffrée, la question est de savoir ce qui peut être fait.

    Devant la menace imminente d’attaques plus importantes et catastrophiques, il serait possible de se tourner vers le néo-luddisme, et renoncer aux technologies ou nous employer activement à les détruire. Certes, la menace serait neutralisée, mais cette « solution » est tout aussi irréalisable que le pronostic est irréaliste. Nous pourrions également émettre cette hypothèse tout aussi utopique selon laquelle nous allons tout d’un coup nous surpasser en programmation, faisant disparaître comme par magie toutes ces failles. Voici donc quelques conseils concrets qui vous seront utiles quelque soit votre métier.

    Si vous êtes reponsables produits ou gestionnaires de programmes : Vous pouvez vous inspirer de Benjamin Franklin : « Il vaut mieux créer un code pour prévenir plutôt que pour guérir », une position peu téméraire, mais qui constitue un excellent point de départ. Vous devez intégrer la sécurité et son cycle de vie dans la conception de vos produits. Cela peut faire peur, mais c’est en fait plus facile (et, encore mieux, plus économique) qu’il n’y paraît. Vous êtes sceptique ? Prenez en compte les excellentes recommandations de John Overbaugh de chez InfoSecure.io sur le cycle de vie du développement sécurisé (SDLC) avec un budget dérisoire. En matière de coûts, gardez ce point à l’esprit : modifier techniquement et conceptuellement un produit en dernière phase d’un projet parce que l’audit de sécurité réalisé lors de la validation de son cycle de vie n’était pas bon vous coûtera moins cher que de revoir la conception et la création d’un produit après sa commercialisation.

    Si vous êtes ingénieur informatique ou développeur :  Un mauvais chiffrement est tout aussi mauvais que l’absence de chiffrement. Essayez les défis du site Cryptopals (Cryptopals Crypto Challenges). Mettez à profit ces huit exercices pour affiner votre compréhension de la cryptographie logicielle, en particulier l’identification, l’exploitation et la prévention des failles du chiffrement. Apprenez à effectuer des tests d’intrusion, car vous pouvez être sûr que la « Red Team » de quelqu’un s’attaquera à votre logiciel. Alors, autant prendre les devants. En étant conscient de la manière dont les attaques contre les applications se produisent, vous apprendrez à éviter les erreurs les plus courantes et rédigerez un code plus sécurisé.

    Si vous êtes opérateur réseau/sécurité, architecte ou ingénieur :  Il faut se préoccuper des « MANRS ». Oui, c’est naturel de vouloir bien faire pendant les fêtes de fin d’année, mais les normes communément adoptées d’Internet Society en matière de sécurité du routage (MANRS, Mutually Agreed Norms for Routing Security) fournissent un cadre simple qui permet au « I » de « IoT » de se tenir bien droit tout au long de l’année. Les recommandations MANRS mettent en avant quatre actions et tout responsable de réseau se doit d’accomplir la seconde : prévenir tout trafic d’adresses IP provenant de sources usurpées. L’impact des cyberattaques DDoS qui se sont produites en 2016 aurait facilement pu être limité si le trafic issu des adresses usurpées avait été relégué en marge d’Internet. Si, en guise de bonne résolution pour la nouvelle année, vous voulez vous impliquer davantage, envisagez sérieusement de segmenter le réseau. Les dispositifs IoT vulnérables constituent des cibles parfaites et sont des tremplins vers les autres segments de votre infrastructure. Si segmenter le réseau n’est pas une mince affaire, c’est votre meilleure parade contre les dispositifs IoT faciles à pirater.

    James Plouffe est architecte en chef chez MobileIron et consultant technique pour la célèbre série Mr. Robot qui s’inspire directement de l’œuvre de Charles Dickens, ainsi que d’autres auteurs. Il possède une bouilloire électrique, mais non connectée.

  • IOT, surcharge d’infos, attaques …Les challenges 2017 des DSI

    2017 : quels seront les challenges des RSSI (CISO) européens ?

     Par Didier Guyomarc’h, Directeur Régional Europe du Sud de Zscaler

    Nous le savons tous, le rôle du RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information) évolue. Il doit à la fois avoir les compétences professionnelles du chef d’entreprise astucieux, être un expert technique et maîtriser parfaitement PowerPoint. Des challenges qui viennent s’ajouter à d’autres problématiques moins connues mais auxquelles les RSSI sont confrontés au quotidien, quel que soit le secteur d’activité.

    Challenge n° 1 : la surcharge d’informations

    À l’époque de l’Internet des Objets, du Cloud, de la mobilité et du SaaS, le premier problème est que nous générons beaucoup trop d’informations.

    Actuellement, en matière de détection et de réponse aux menaces, nous consignons tout. Pour détecter une menace et y répondre, il faut savoir ce que nous recherchons. Les systèmes autonomes et les solutions ad hoc viennent aggraver la situation.

    Évoquant l’utilisation des informations sur les menaces dans le contexte du terrorisme, le spécialiste en sécurité informatique, Bruce Schneier, a écrit que le danger était de devoir chercher la même aiguille dans une plus grosse botte de foin. Il en est de même pour la cybersécurité. Les RSSI ont besoin d’indicateurs de compromission et d’informations sur les menaces fiables pour trouver l’aiguille dans cette botte de foin toujours plus grosse.

    Challenge n° 2 : les attaques sont dramatisées et les réglementations obligent à divulguer des informations

    Aujourd’hui, il semble que chaque cyberattaque est immédiatement attribuée à une campagne sophistiquée dirigée par un État. Cet argument est un moyen d’apaiser les gens, l’idée étant que la complexité de l’attaque est telle qu’aucune entreprise ne peut se défendre. Nous devons réfléchir aux techniques, procédures et outils mis en œuvre, mais dans un monde de dissimulation et d’anonymisation, pouvons-nous être sûrs de l’identité de notre attaquant ?

    Le GDRP (Règlement général sur la protection des données) est un autre aspect à prendre en compte. Les entreprises n’auront que 72 heures pour signaler une violation, elles doivent donc mieux maîtriser leurs flux de données et avoir une vue plus complète des menaces auxquelles elles sont exposées. Une réglementation si stricte, va très certainement obliger les entreprises à mettre en œuvre des plans structurés de réponse aux cyberattaques en vue de reproduire les attaques, de comprendre les responsabilités et de transmettre les informations rapidement et avec précision.

    Challenge n° 3 : le ransomware

    Le ransomware est devenu une activité rentable pour les criminels. Il existe de nombreux programmes d’affiliation dans le cadre desquels des criminels louent l’infrastructure utilisée pour le ransomware à d’autres criminels et prennent un pourcentage sur les bénéfices. Ce mode opératoire repose sur le modèle de services utilisé dans tous les secteurs d’activité. À partir de là, les obstacles sont plus faciles à surmonter et les criminels sont sans cesse plus nombreux à se tourner vers le ransomware.

    La question qui se pose pour les entreprises est la suivante : faut-il payer ou non la rançon ? Le coût pour les entreprises peut être élevé, même si par rapport aux coûts de la perte de données, elles sont prêtes à payer le prix. Les RSSI pourraient se poser en champions de la morale et prétendre que le paiement favorise l’extorsion, mais en fin de compte, les interruptions de service sont coûteuses. Les RSSI commencent à être confrontés au ransomware 2.0, cette évolution logique du ransomware consiste à cibler la multitude de machines ou objets connectés que nous appelons l’Internet des objets.

    Challenge n° 4 : l’Internet des Objets

    La définition de « l’ordinateur » étant chaque jour plus opaque, il est devenu nécessaire de sécuriser toutes les ressources connectées de l’entreprise. La protection ne doit plus uniquement concerner que les équipements de bureau traditionnels tels que les imprimantes, elle doit également couvrir des appareils tels que le réfrigérateur et la cafetière !

    Tous ces équipements sont des points d’accès potentiels permettant aux pirates d’infiltrer le réseau d’une entreprise et c’est aux RSSI qu’il revient de mettre en œuvre un ensemble cohérent de contrôles de sécurité. Cela étant dit, si nous n’apportons pas une garantie quant à la sécurité de tous les appareils qu’il nous incombe de contrôler, sommes-nous négligents si ces appareils commencent à attaquer d’autres machines ? Auparavant, la sécurité visait à protéger la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité de nos données, qu’en est-il aujourd’hui ? Le RSSI doit-il désormais se préoccuper de la protection de l’infrastructure Internet critique ? Si tel est le cas, il faut alors totalement repenser notre approche de la cybersécurité.

    Challenge n° 5 : et si le RSSI était lui-même à l’origine d’une attaque DDoS !

    Tous les employés disposent désormais de smartphones, de tablettes et d’ordinateurs portables connectés au monde extérieur et aux applications SaaS. Une situation qui fait monter en flèche les besoins réseau des entreprises.

    Le problème des RSSI est que leur infrastructure réseau pour le Web n’a pas été conçue pour de tels volumes de trafic et ils craignent que sans technologies d’optimisation de la bande passante et de mise en forme des paquets, l’augmentation du trafic empêche d’accéder aux applications métiers légitimes.

    Concernant les contrôles de sécurité, ils sont confrontés à une contrainte supplémentaire. Les passerelles de sécurité sont-elles en mesure de faire face à l’augmentation du débit ? Si oui, qu’en est-il face à la croissance exponentielle du trafic chiffré ? Souvent, des compromis sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise.

    Challenge n° 6 : le conseil d’administration veut des indicateurs clairs et précis

     Gérer les attentes des membres des conseils d’administration, qui ne sont généralement pas composés de professionnels de la sécurité, est au cœur des défis à résoudre par les RSSI. De plus en plus, ils financent de nouveaux programmes de cybersécurité sans comprendre qu’ils réduisent les risques de violation, mais qu’aucune structure n’est infaillible.

    Très souvent, ils ignorent tout des informations concernées. Il n’est pas nécessaire qu’ils aient connaissance des 350 000 alertes portant sur des malwares qui démontrent l’efficacité de l’outil qu’ils ont payé. Ils doivent simplement avoir l’assurance que des règles de sécurité sont en place, étudiées et comprises par toutes les parties prenantes.

    Pour convaincre le conseil d’administration de la crédibilité de la stratégie de sécurité, il faut être en mesure d’identifier les indicateurs de compromission, de réduire le délai de détection d’une infection et de garantir une reprise rapide de l’activité à la suite d’une attaque.

     

  • Expérience client : les tendances pour 2017

    L’expérience client en 2017 : au menu, chatbots, réalité virtuelle et IoT 

    Genesys, leader mondial en solutions d’expérience client omnicanal et de centre de contact, publie ses prédictions pour l’année 2017 en matière d’expérience client (CX).
    2016 avait déjà été riche en innovation. En 2017 les avancées technologiques devraient gagner en maturité et être intégrées aux outils de relation client pour permettre aux entreprises d’offrir des expériences hyperpersonnalisées.
    L’année des chatbots et des micro-applis
    La courbe globale des téléchargements d’applis est en panne de croissance mais celle des applis de messagerie continue de croître. Les micro-applications vont jouer un rôle de catalyseur de l’expérience client. L’enjeu consistera à intégrer de nouvelles technologies comme les chatbots ou l’IoT aux processus.
    L’hyper-personnalisation en bonne voie pour multiplier les canaux d’engagement client
    Elle consiste à analyser et exploiter des données en vue d’offrir au consommateur des contenus, produits et services toujours mieux ciblés.
    Cette tendance est appelée à jouer un rôle essentiel dans des secteurs où les fermetures d’implantations physiques (agences bancaires, grands magasins…) rendent primordial le maintien d’une présence digitale ou virtuelle. D’où l’importance de trouver le bon équilibre en termes de personnalisation et de fréquence des contacts. Car si une expérience trop personnalisée peut paraître excessivement envahissante et rebutante aux yeux du consommateur, une expérience générique lui semblera insipide et anonyme.

    L’Internet des objets (IoT) : la disruption

    Pour l’entreprise, chaque objet connecté constitue désormais une voie d’accès instantané à l’utilisateur. Avec plus de 20 milliards d’objets connectés dans le monde à l’horizon 2020, le secteur devrait connaître un formidable engouement pour de nouvelles formes de communication sur des canaux sécurisés et actuellement non supportés. Ainsi, l’année 2017 verra les entreprises évoluer vers des expériences clients omnicanal qui poseront les bases de et s’appuieront sur l’IoT.
    En pleine transformation digitale, les entreprises font migrer leurs centres de contacts vers le cloud
    « Les clients aspirent à de nouvelles formes d’interaction que seul le cloud permet d’envisager. Il permet aussi aux entreprises de simplifier l’exploitation et d’améliorer l’agilité de leurs centres de contacts » commente Merijn te Booij, Directeur Marketing de Genesys. Celles-ci profiteront d’analyses automatisées facilitant la prise de décision en temps réel et d’une élasticité pour monter ou descendre en charge en fonction de variations horaires, territoriales, saisonnières, etc. Côté gestion des effectifs, ces données en temps réel aideront les managers à mieux accompagner les agents et à mieux résoudre les problèmes.
    Des plateformes CX unifiées pour analyser les données collectées sur tous leurs points de contact
    Les entreprises pourront analyser des données issues du self-service, des interactions mobiles ou encore du Big Data.
    Aujourd’hui, l’analytique fournit des informations précieuses aux marques. Mais en matière de centres de contacts, elle doit s’appréhender globalement, au niveau de l’entreprise en général comme des clients et de chaque agent en particulier. Les solutions traditionnelles de gestion de l’expérience client fonctionnent en vase clos : elle se limitent à une fonction (vente, marketing, support…), un canal (voix, mobile, digital, réseaux sociaux…) voire un canal par fonction. Un tel cloisonnement étouffe l’idée même de traçabilité et de responsabilité. Le client moderne recherche une expérience digitale parfaitement fluide. Au moindre accroc, il risque d’aller voir ailleurs.
    Réalité virtuelle : « The next fronteer » ? 
    Applications de co-navigation, planification des ressources du centre de contacts, visualisation des données… la réalité virtuelle apporte simplicité et clarté dans la gestion de l’expérience client. Face à la demande constante des clients pour de nouveaux canaux d’interaction, la réalité virtuelle s’impose comme le prochain cap dans le domaine de l’expérience client.
  • L’assistance client à l’ère des appareils connectés

    Comment gérer un volume important d’équipements connectés

    Par Alain Logbo, Directeur Commercial Entreprises EMEA de LogMeIn

    Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Selon Gartner, 6,4 milliards d’objets connectés seront utilisés dans le monde en 2016, ce chiffre devrait même atteindre les 20,8 milliards d’ici 2020. Cette année, on avoisinerait d’ailleurs les 5,5 millions de dispositifs supplémentaires par jour, preuve que la révolution de l’Internet des Objets est déjà en cours.

    Bien que cette tendance soit l’occasion pour les entreprises de créer et d’améliorer leurs produits et services, elle introduit également des éléments de complexité. L’assistance et la satisfaction client en font partie, en particulier lorsqu’il faut gérer un volume important d’équipements connectés, et faire le lien entre ceux-ci et des dispositifs encore déconnectés. L’Internet des Objets porte en lui des promesses passionnantes, mais nous sommes encore loin de les concrétiser.

    Les objets connectés contribuent à créer des expériences clients d’exception répondant à une grande variété de besoins. Cependant, si votre appareil n’est pas connecté (comme c’est le cas pour une grande partie d’entre eux aujourd’hui), vous ne pourrez pas profiter d’une telle expérience.

    L’incohérence qui en découle et ses conséquences ne doivent pas être sous-estimées. Une enquête publiée récemment suggérait ainsi que de 85 % des consommateurs cessaient toute interaction avec une marque après une mauvaise expérience mobile. Il suffit donc d’un échec sur un seul canal pour marquer la fin d’une relation. Ne pensez donc pas que vos clients sont là pour toujours. Ces derniers ont plus d’options que jamais, et ne sont nullement tenus de vous rester fidèles si la qualité de service que vous leur proposez ne leur convient pas. 

    Compte tenu des niveaux de connectivité actuels et de la nature des nouvelles technologies, il n’y a rien de surprenant à ce que leurs attentes en termes de qualité de service et de rapidité soient élevées. Leurs problèmes doivent être résolus aussi vite que possible afin d’opérer un retour à la normale. En échouant à les satisfaire, les entreprises leur offrent une raison de se tourner vers un concurrent. 

    Les organisations ont donc besoin d’une vision claire de la façon dont elles veulent accompagner leurs clients. Mais comment les aider à résoudre un problème technique avec leurs appareils sans affecter considérablement leur expérience ? Comment s’assurer d’être là pour eux à tout moment ? Ces nouvelles problématiques en matière de support sont à l’origine d’une nouvelle gamme d’outils d’assistance à distance rendant les centres de service client plus performants.

    Les outils traditionnels sont des solutions fiables. Les agents ont, a minima, un meilleur accès aux problèmes, et peuvent les résoudre sans avoir à mobiliser des techniciens. De leur côté, les clients évitent le pire des scénarios : devoir passer de nombreux appels et prendre plusieurs rendez-vous pour arriver à leurs fins.

    Mais au-delà des outils traditionnels, il en existe d’autres, comme la vidéo en direct. Ceux-ci offrent également un accès étendu, tout en apportant une différence énorme au niveau des délais de résolution (sans oublier un avantage bonus). Par exemple, avec un flux en haute définition, les agents peuvent accéder à des appareils n’étant pas encore connectés sans avoir à se fier à l’œil non exercé du client. Les entreprises peuvent ainsi s’éviter des frais de services sur site.

    Les nouvelles applications permettent également d’accéder à davantage de données clients. Ces enseignements pratiques peuvent ensuite être utilisés par les entreprises à leur avantage grâce à des outils d’analyse, en recommandant aux clients des solutions de façon proactive en fonction de leurs profils et de problèmes rencontrés par d’autres clients similaires. Cette approche ne s’arrête donc pas à la supervision d’appareils afin de détecter des problèmes. L’assistance proactive consiste à s’adapter aux besoins et aux attentes du consommateur, et à y répondre de façon automatisée pour apporter une réelle différence au niveau de l’expérience client. C’est précisément ce que permet la nouvelle vague d’outils et de services de premier plan. 

    Plus que jamais, l’expérience est au cœur de toute relation entre une entreprise et sa clientèle. Les organisations doivent s’efforcer de comprendre ce lien et apprendre à l’améliorer, en particulier dans le domaine de l’assistance. Souvent, les consommateurs sont prêts à aider à optimiser une expérience qui les a déjà séduits, que ce soit par le biais de groupes de discussion, d’enquêtes ou de retours spontanés. Cependant, les entreprises doivent avoir une réelle envie de changer les choses. La plupart des gens n’apprécient pas qu’on leur demande de donner leur avis sur ce qui doit être modifié, et de voir ensuite leurs retours ignorés.