Étiquette : innovations

  • Replay – Best of Show Hello Orange

    Show Hello d’Orange

    Pour la 5e année consécutive, Orange a fait confiance aux équipes d’Havas Events, Havas Productions et Havas Paris pour son Show Hello, le rendez-vous dédié aux innovations du groupe et décliné cette année autour de l’humain et du digital.

    Les équipes d’Havas ont conçu une performance qui a fait écho à cette philosophie « human inside », tout aussi technique (scénographie modélisée en amont en réalité virtuelle, jeux de lumières combinés à des effets vidéo volumétriques, émission live et interactive sur Périscope) que profondément humaine (accompagnement musical interprété à la voix uniquement par un chœur de 15 personnes, innovations pitchées par les porteurs de projets en vidéo et par une centaine de démonstrateurs dans le showroom).

    Côté innovation, cette journée à la salle Pleyel a été marquée par la présentation du projet de virtualisation de la box, de Djingo, l’assistant virtuel d’Orange, et bien sûr du lancement d’Orange Bank, une banque simple et accessible à tous.

    Le 20 avril au soir, on dénombrait déjà plus de 180 000 spectateurs sur Periscope et 17 000 tweets générant 215 millions d’impressions.

    Revivez les temps forts 

  • Les 10 innovations mondiales les plus prometteuses selon NETEXPLO

    NETEXPLO OBSERVATORY DEVOILE LES TENDANCES 2017 DU DIGITAL 

    A l’occasion de la 10ème édition du Forum, le rendez-vous annuel de l’innovation digitale, Netexplo Observatory dévoile les grandes tendances de l’innovation de l’année, résultat de la captation de 2000 projets par le réseau mondial d’experts et d’enseignants du monde académique.

    Cette année, le Forum se tiendra le mercredi 26 et le jeudi 27 avril au Palais de l’UNESCO, à Paris. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory convie des entrepreneurs, créateurs de startups, chercheurs, philosophes, sociologues, et dirigeants pour décrypter les innovations digitales clés de l’année.

    Ces deux jours sont l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation numérique mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco, sera remis à l’occasion de cette nouvelle édition du Forum.

    L’I.A. AU CŒUR DES 3 TENDANCES DIGITALES 2017

    Les tendances qui sous-tendent l’innovation mondiale, décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend report 2017, intitulé « artificial alternatives » sont les suivantes :

    Human Focus : cette tendance révèle à travers de nombreuses innovations mondiales comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. Ce n’est plus un instrument, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

    Human Nature : le digital est au service de la protection des ressources naturelles, du développement durable. Source d’inspiration pour l’innovation, La nature est quantifiée et améliorée dans la grande transformation numérique de l’univers humain.

    Post Human : L’I.A. et les robots sont progressivement programmés pour interagir et s’adapter à nous, nous projetons naturellement nos sentiments sur eux, développons des relations sociales et ils sont souvent conçus pour encourager ce transfert. Le perfectionnement technologique et l’anthropo-mimétisme conduisent l’I.A. à accomplir progressivement nos tâches. Jusqu’à se substituer à nous ?

    10 INNOVATIONS CAPTEES DANS LE MONDE ENTIER 

    Netexplo Observatory a cette année retenu, parmi plus de 2000 innovations captées en 2016 grâce à son réseau académique de 19 universités dans le monde, 10 innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

     Pour créer un détecteur d’explosifs, autant s’inspirer du meilleur modèle possible. La truffe d’un chien. Des scientifiques de l’Institut américain des standards et de la technologie (NIST) ont réussi à reproduire à l’aide d’une imprimante 3D une truffe qui ressemble au museau d’une femelle labrador retriever et surtout qui en possède les propriétés. En effet, ces chiens ont la particularité de pouvoir reconnaître des odeurs imperceptibles pour le nez humain comme la drogue, les explosifs ou même des maladies comme le cancer. 3D printed dog nose : la nature, notre plus belle source d’inspiration.

    ABALOBI – Afrique du Sud

    Le meilleur outil pour aider les petits pêcheurs à vivre de leur métier, un filet ? Non, une appli. Une application gratuite pour les petits pêcheurs. Développée dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unis : lutte contre la pauvreté, la consommation responsable et la promotion de la durabilité. Abalobi : redonner le pouvoir aux petits pêcheurs.

    BITNATION REFUGEE EMERGENCY RESPONSE – Suède

    Le meilleur moyen de donner une identité officielle à ceux qui n’en ont plus, c’est encore de leur donner une citoyenneté numérique.  Une identité officielle pour les réfugiés grâce à la Blockchain: Bitnation Refugee Emergency Response(BRER). Ils peuvent obtenir une identité officielle en forme de code QR aux sans-papiers. Cette identité est validée par les autres membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Les réfugiés peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    DEXMO – Chine

    La réalité virtuelle, vous l’avez déjà testée. Mais vous ne l’aviez encore jamais touchée du doigt. Des gants pour ressentir les objets en réalité virtuelle. Dexta Robotics est une jeune entreprise basée en Chine et composée de jeunes chercheurs issus des grandes universités d’ingénierie britanniques et chinoises (Cambridge, Nanjing et Tsinghua). Ces sept ingénieurs ont dévoilé leur prototype final de gant bionique à retour haptique qui permet à son porteur de ressentir les forces et textures des objets qu’il saisit, non pas dans la réalité mais dans le virtuel. Dexmo : le monde virtuel n’a jamais été aussi réel.

    INDIA STACK – Inde

    Et si le gouvernement de la première démocratie du monde devenait la référence dans la digitalisation de tout un pays ?  Prolongement du projet Aadhaar, lauréat Netexplo Observatory 2011, qui a permis de donner une identité numérique à 1,1 milliards de citoyens indiens. L’API IndiaStack permet de passer aux  applications concrètes avec un bouquet avancé de services aux citoyens, aux entreprises, sur les domaines bancaires, scolaires, administratifs. Une digitalisation à grande échelle qui permet la sécurisation des transactions financières et commerciales. India Stack : vers une organisation sociale digitalisée.

    THE NEXT REMBRANDT – Pays-Bas

    L’intelligence artificielle peut remplacer toutes les compétences humaines, sauf l’art. EuH…Eh bien en fait, si.  Des historiens de l’art de l’université de Delft & des créatifs créent un logiciel qui peint dans le style de Rembrandt à l’aide d’une imprimante 3D. Afin de réaliser ce portrait inédit, les chercheurs ont analysé plus de 300 œuvres du peintre. Ces analyses ont permis de capturer chaque détail propre à l’identité artistique de Rembrandt : plus de 160 000 fragments venant des différents travaux de l’artiste. L’ordinateur reproduit la texture caractéristique d’une peinture de Rembrandt, y compris les coups de pinceaux, les couches de peintures et la luminosité des couleurs. The Next Rembrandt : Et le prochain Picasso, c’est pour quand ?

    Pour anticiper les épidémies portées par les moustiques, rien ne vaut un piège vraiment très intelligent.  Des pièges robotiques intelligents pour contrer les épidémies portées par les moustiques. Equipés de machine learning pour capturer des espèces bien spécfifiques, ils permettent ensuite l’analyse ADN nécessaire à la prévention des épidémies.  Prémonition : des pièges intelligents pour prendre les épidémies de vitesse.

    Détecter des tumeurs à partir d’images médicales ? Une mission bien réelle pour l’intelligence artificielle. Une équipe de bio informaticiens et de médecins propose une solution d’intelligence artificielle capable de diagnostiquer des maladies à partir d’images issues des scanners, IRM et rayons X et de cerner les tumeurs éventuelles, en détectant leur niveau de gravité.

    Le Dark Web, c’est le côté obscur de la force. Le web version criminels, terroristes, mafia. Comment les détecter ?   Afin de traquer la criminalité qui se cache généralement sur le Dark Web, la société Sixgill a développé une technologie de pointe en cyber sécurité qui lui permet de découvrir et de surfer sur les sites les plus importants du Dark Web, pour essayer d’identifier qui sont ces criminels et les empêcher de nuire. Sixgill : un coup de projecteur dans les zones les plus sombres du web.

    Un pré-diagnostic médical pour mieux vous orienter et vous soigner. Une application médicale validée par les médecins du National Health Service du Royaume-Uni. Une interface très naturelle à commande vocale ou tactile, dont l’intelligence artificielle comprend vos symptômes, vous fournit un diagnostic et vous oriente vers le professionnel de santé le plus adapté dans votre périmètre. Your MD : le premier réflexe avant d’aller voir votre médecin.  

    NETEXPLO OBSERVATORY, LE DIGITAL A VISAGE HUMAIN.

    L’usage d’abord : « Faciliter la transformation digitale, c’est la vocation de Netexplo Observatory. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory identifie et décrypte les tendances de l’innovation et de la transformation digitale, tout en mesurant l’impact sur la société, et les bouleversements dans les usages», explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Ainsi, Netexplo Observatory a identifié et primé depuis 10 ans des usages naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, Siri, Shazam, Spotify, Airbnb, Waze, BlablaCar et Slack. Il y a 10 ans, le Grand Prix Netexplo était décerné à Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a joué un rôle-clef dans l’émergence du printemps arabe.

  • Repousser les frontières: l’homme et la technologie à la conquête de l’espace

    Les Tendances selon VALTECH 

    Depuis le premier lancement du satellite Spoutnik en 1957 et la chienne Laïka envoyée en orbite la même année, l’homme ne cesse de persévérer à explorer l’espace. Aujourd’hui, le développement grandissant des technologies ouvre une nouvelle ère avec la conquête des territoires situés au-delà de notre atmosphère.
    Les projets, autrefois enfermés dans la case des rêves et de la science-fiction, deviennent de plus en plus concrets. Conquête de Mars, développement de services liés au lancement des satellites… Nous entamons peut-être une nouvelle étape dans l’histoire de l’espèce humaine. Si beaucoup garderont les pieds sur terre, ils comprennent peu à peu l’étendu des progrès permis par l’exploration maîtrisée de notre système solaire. Elle ne se limite plus à un lancement de fusée ou une mise en orbite de satellites. Ce sont là seulement les supports qui nous permettent d’envisager un horizon de tous les possibles.

     

    VAHANA : objet volant identifié 
    Si l’actualité braque volontiers ses projecteurs sur les projets de conquête des planètes voisines, d’autres chantiers en cours suscitent fascination et projection dans le futur : conquérir en premier le ciel de nos villes, notamment pour les désengorger. Cet objectif peut être perçu comme la dernière étape à franchir avant de dépasser l’atmosphère et conquérir notre système solaire.

    Airbus, par l’intermédiaire de sa filiale Airbus Air Mobility se pose en pionnier en mettant au point un prototype de voiture volante nommé Vahana. « Véhicule des dieux » en sanscrit, la langue des textes religieux hindoux et boudhistes ; l’appellation fait écho à une ambition développée et porteuse d’espoir. L’appareil sera composé de huit moteurs à hélices, disposés à part égale sur un couple d’ailes, pour un décollage et un atterrissage prévus à la verticale. Conçu pour une seule personne, il pourrait permettre de solutionner plusieurs problématiques auxquelles les métropoles du monde entier sont confrontées.  Vahana pourrait mettre un terme à la congestion automobile sur les routes tout en diminuant la pollution grâce à ses moteurs fonctionnant à l’électricité.

    Ses avantages sont aussi économiques : Airbus estime que la production de la voiture volante sera moins coûteuse, à grande échelle, qu’un véhicule traditionnel. Et en cas d’incident à bord, pas de panique ! Un parachute sera capable de se déployer, même à basse altitude, pour un atterrissage en douceur. La volonté est si forte du côté de l’avionneur que Vahana a dépassé le stade du projet. Airbus travaille à la mise au point du prototype d’ici la fin de l’année afin de présenter un modèle de démonstration à horizon 2020. La commercialisation suivra, prévue au départ pour des trajets de courte distance. Un premier pas avant un assaut en règle du ciel.

    SpaceX : le décollage du millénaire
    L’ensemble de nos recherches sur la conquête des étoiles appelle à tous les superlatifs à propos du projet SpaceX. Il pourrait donner corps à ce qui fait battre l’imaginaire collectif quand on lui parle d’espace : envoyer des hommes sur Mars pour coloniser la planète rouge!
    À l’origine de ce projet qui marquerait à jamais notre millénaire, Elon Musk, entrepreneur connu qui a cofondé, entre autres, les sociétés PayPal et Tesla Motors. Loin d’être un rêve lointain rempli de suppositions, la mission SpaceX apporte la preuve d’une volonté de réussir. Elon Musk a organisé une conférence de presse en septembre 2016 où il a présenté ce qui ressemblera à une compagnie aérienne très long courrier ouverte au public. Les voyageurs embarqueront à bord d’une fusée dont le lancement sera assuré par la compagnie de l’entrepreneur. Un premier décollage permettra d’envoyer l’appareil en orbite autour de la terre avant une première halte. À cet instant le lanceur accompagnant la fusée se détachera pour revenir se poser à la base de lancement. Arrive ensuite la seconde phase : un réservoir entier de carburant est rempli pour décoller avec le lanceur et rejoindre la fusée habitée. Une fois assemblée, SpaceX pourra alors entamer son long voyage vers la planète rouge. Et quel voyage !

     On comptera une centaine de jours avant d’apercevoir Mars à travers les larges baies vitrées situées au sommet de la fusée. C’est pourquoi des jeux en apesanteur et des salles de cinéma sont prévus pour amenuiser l’ennui en vol… Mais tout cela reste bien superflu en comparaison du but que se seront fixés la centaine de passagers présents à bord : coloniser la planète rouge. Dans un environnement inhospitalier où un monde nouveau restera à construire, les difficultés seront immenses. Ce qui n’empêche pas les équipes de SpaceX d’espérer, à terme, voir vivre plusieurs centaines de millions d’humains au-delà des frontières de l’atmosphère grâce notamment à l’industrialisation du processus de lancement. Le calendrier avancé est optimiste.

    En effet, Elon Musk compte opérer les premiers tests de lancement en 2018 et c’est en 2024 que les vaisseaux humains pourraient embarquer. Reste maintenant à s’acquitter du prix : environ 500 000 euros pour devenir le pionnier de la nouvelle humanité.

    L’imprimante 3D : architecte de la ville martienne
    Si dans un futur, plus tout à fait éloigné, le développement des technologies permettra de relier la planète rouge, des obstacles infinis se poseront à ceux qui aspireront à la coloniser. Au premier rang desquels, la construction des logements qui accueilleront celles et ceux qui auront décidé de passer le reste de leur existence au delà des frontières terrestres.  Et c’est ici que les premiers obstacles se présentent.

    La surface et le poids des appareils envoyés sur Mars devront répondre à des critères particulièrement exigeants qui ne laisseront place qu’aux éléments nécessaires à la survie des passagers pendant le voyage de plusieurs mois… Difficile donc d’exporter les matériaux qui constituent nos habitats terrestres ! C’est pourquoi la NASA (agence spatiale américaine) a décidé d’organiser un grand concours ouvert aux citoyens américains et détenteurs de la carte verte.
    C’est la technologie d’impression en 3D qui a été placé au centre de cette compétition inédite. La NASA a en effet sélectionné cette technologie comme levier de conception des futures habitations martiennes. Au vu du peu de matériaux terrestres exportés sur Mars, l’enjeu sera de mettre au point un système de recyclage performant de l’activité humaine sur place. En associant ce vivier avec les composants issus du sol martien, les imprimantes 3D seraient le moyen le plus efficace permettant de mettre au point, dans des délais raisonnables, les premiers logements construits au delà de l’atmosphère terrestre. Et à terme, viabiliser la présence humaine hors de ses frontières naturelles. La récompense promise par la NASA est à la hauteur de l’enjeu : plus d’un million de dollars pour le vainqueur. Les participants avaient jusqu’au 31 janvier pour déposer leurs propositions.

    Avant divulgation du résultat, l’agence spatiale prépare déjà l’étape suivante de la compétition. Les candidats auront alors pour mission de transformer les projets en réalisations concrètes.

    OneWeb : l’internet pour tous grâce à l’espace
    Si beaucoup attendent le décollage de la première fusée en partance pour une autre planète, c’est avant tout dans le lancement de satellites en orbite que l’essentiel de l’activité des bases de lancement est concentré aujourd’hui. Et cette activité intéresse, de près, de nombreux acteurs impliqués dans la conquête de l’espace. Ils veulent relever le défi, insurmontable techniquement il y a encore peu, d’apporter un accès internet à tous les points du globe.

     Dans cette course, le projet OneWeb se démarque au vu des acteurs qui en portent la responsabilité : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin ou Thomas Enders, CEO du constructeur Airbus. Mais comment toucher au but ? En déployant une armée de petits satellites à travers la planète qui auront chacun une particularité : ils seront positionnés à basse altitude. En stationnant ces derniers à 1 200 kilomètres d’altitude, le changement est radical quand on sait qu’un satellite traditionnel est placé sur une orbite située à près de 36 000 kilomètres au dessus du sol !
    L’avantage est immédiat : en diminuant l’altitude des satellites, on réduit automatiquement la distance à parcourir entre les satellites et la Terre. Les temps de latence des signaux transmis pour la téléphonie, les applications Cloud ou la visioconférence sont alors plus courts qu’avec les systèmes traditionnels. Et pour diffuser l’accessibilité partout, même dans les zones les plus reculées, OneWeb et ses fondateurs sont prêts à lancer les 900 micros satellites nécessaires au projet. Les progressions seraient alors remarquables dans de nombreux domaines : alerte et intervention des services de secours en zone blanche ; couverture des zones rurales… Plus généralement, c’est l’ensemble des pays en voie de développement qui pourrait enfin bénéficier d’une mise à niveau et d’une égalité dans l’accès à la connexion.
    OneWeb aura prochainement l’occasion de démontrer la force de son système : les premiers lancements de satellites (opérés par la filiale Virgin Galactic de Richard Branson) auront lieu au cours de l’année 2018.
  • Pourriez-vous un jour tomber amoureux de l’assistant vocal de votre voiture ?

    Sur la voie de la voiture emphatique …

    Selon le constructeur automobile FORD 

    D’ici 2022, près de 90% de toutes les nouvelles voitures vendues intégreront une technologie de reconnaissance vocale*.

    Les experts prédisent qu’à l’avenir, nos véhicules pourront aussi savoir ce que nous ressentons – parfois même sans que nous ayons à dire un mot. En effet, l’expérience des conducteurs et l’interaction avec leur véhicule pourraient s’enrichir considérablement grâce à la reconnaissance des expressions faciales, ainsi que celle des modulations et inflexions dans la voix.

    De futurs environnements intérieurs équipés de microphones sophistiqués et de caméras embarquées pourraient apprendre par eux-même quelle musique nous aimons entendre lorsque nous sommes stressés ou quand nous préférons tout simplement profiter du silence. L’éclairage intérieur pourrait également adoucir notre humeur en ajustant l’intensité et la couleur.

    «Nous sommes sur la voie du développement de la voiture empathique qui pourrait vous dire une blague pour vous réconforter, offrir des conseils quand vous en avez besoin, vous rappeler des anniversaires et vous tenir bien éveillé lors d’un long trajet», a déclaré Fatima Vital, Directeur, Marketing Automotive, Nuance Communications, qui a aidé Ford à développer la reconnaissance vocale de son système de connectivité SYNC. 

    D’ici 2022, 75% des nouvelles voitures équipées de cette technologie de contrôle vocal feront appel au « cloud ». Cela marquera l’avènement de véritables assistants personnels qui permettront par exemple de gérer ses rendez-vous ou même faire ses courses lorsque les conducteurs sont bloqués dans les embouteillages.

    Les cinéphiles se souviendront du film « Her », où Scarlett Johansson interprète Samantha, un système de reconnaissance vocale qui répond à Theodore Twombly avec une extrême précision, et a appris à reconnaitre son humeur, ses besoins et ses désirs. Dans un futur proche, votre voiture pourrait faire quelque chose de semblable.

    Pour ce qui est du présent, le système de connectivité Ford Sync 3 est quant à lui déjà disponible sur la quasi-totalité de la gamme Ford et intègre les systèmes Apple CarPlay™ et Android Auto ™ qui offrent tous les deux une façon simplifiée et sécurisé d’utiliser son smartphone avec leurs applications et les assistants personnels respectifs.

    Dès cet été, Ford SYNC 3 permettra aux conducteurs de se connecter à l’assistant virtuel Alexa d’Amazon et proposera 23 langues différentes et de nombreux accents locaux. En accédant à des ressources basées sur le cloud, les voitures du futur pourraient permettre à encore plus de conducteurs de parler leur langue maternelle. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui célèbrent aujourd’hui la Journée internationale de la langue maternelle.

    Ford mène également un projet de recherche en collaboration avec l’université RWTH d’Aix La Chapelle en Allemagne, qui utilise davantage de microphones dans l’habitacle pour améliorer le traitement de la parole et réduire l’effet de bruit externe et les perturbations potentielles. Nuance précise que dans les deux prochaines années, les systèmes de contrôle vocal pourraient spontanément nous dicter les suggestions suivantes :
    « Voulez-vous commander des fleurs pour votre maman pour la fête des Mères? »
    « Dois-je choisir un itinéraire moins encombré mais plus lent pour rentrer à la maison? »
    « Votre stock de jus d’orange arrive à son niveau le plus bas, souhaitez-vous que je m’arrête à votre supermarché préféré ?

    Le langage corporel permettra de nouvelles interactions avec le système de connectivité qui invitera les conducteurs à répondre aux appels en hochant la tête, ajuster le volume avec des mouvements courts ou encore à régler la navigation avec un rapide coup d’œil sur leur destination sur une carte.

    Alors, y a-t-il un danger pour que, comme dans le film « Her », nous puissions tomber amoureux de nos systèmes de reconnaissance vocale avancée?

    « Beaucoup de gens aiment déjà leurs voitures, mais avec de nouveaux systèmes intelligents qui apprennent et s’adaptent, cela pourrait créer des relations encore plus fortes», a déclaré Dominic Watt, professeur principal au département de linguistique de l’Université de York. «La voiture sera bientôt notre assistant, compagnon de voyage et oreille sympathique, et vous pourrez discuter de tout et demander n’importe quoi, au point que beaucoup d’entre nous oublient que nous parlons même à une machine. »

    Lors du Mobile World Congress, le plus grand rassemblement mondial pour l’industrie mobile, à Barcelone, la semaine prochaine, Ford révélera de nouvelles avancées en matière de mobilité et de connectivité.

    (*) Http://www.autonews.com/article/20170122/OEM06/301239846/alexa-do-i-need-a-virtual-assistant-in-the-car

    (**) Les langues de SYNC incluent déjà l’arabe, le chinois, le tchèque, le danois, le néerlandais, l’anglais (australien), l’anglais (UK), l’anglais (US), le français, le français (Canada), l’allemand, l’italien, le coréen, le norvégien, le polonais, le portugais, le portugais (Brésil), le russe, l’espagnol, l’espagnol (Mexique), le suédois, le taiwanais et le turc. En 2018,  l’anglais (l’Inde), le finnois et le thaï seront ajoutés.

    Apple, Apple iPhone, Apple Maps et Siri sont des marques commerciales d’Apple Inc. Android Auto, Google, Google Play et d’autres marques sont des marques de commerce de Google Inc.

  • Product Design : l’accélérateur d’innovations

    Comment réussir un Product Design Sprint dans une grande entreprise ?

    Par Stephen Demange, Directeur Conseil SQLI Bordeaux

    Le Product Design Sprint est LA méthode de Design Thinking dont tout le monde parle en 2017. Au-delà du buzz, cette méthode est vraiment en train de faire ses preuves pour accélérer le processus d’innovation dans les entreprises.

    Pourtant, l’organisation d’un Design Sprint dans une grande entreprise est loin d’être aisée.

    Voici les problèmes les plus courants et leurs solutions.

    1. Définir un objectif clair et circonscrit à un problème précis

    Pour des équipes qui n’ont jamais expérimenté les méthodes centrées utilisateurs ou le design thinking, l’objectif d’un sprint peut sembler difficile à fixer. Un syndrome fréquent : avoir un objectif trop généraliste ou mal défini. Par trop généraliste, j’entends un objectif trop vague ou trop ambitieux qui est incompatible avec la capacité de production d’un sprint. Par exemple, il sera difficile de re-designer entièrement une application complexe en 5 jours. Pour cela il faudra probablement plusieurs sprints et le premier pourra avoir comme objectif de proposer une nouvelle expérience sur un parcours clé. Mais pas seulement. Cette nouvelle expérience ne peut être une fin en soi, il faut qu’elle amène une solution efficace à un vrai problème utilisateur. Là est la clé de la création de valeur.

    2.Réunir une équipe complémentaire et disponible
    Probablement le plus difficile de tous les challenges avec deux problèmes sous-jacents :

    – le casting des participants, où il faut éviter d’avoir trop de monde (idéalement 6), des personnes pas assez complémentaires ou de devoir inviter des personnes pour des raisons de politiques internes indépendamment de leur utilité au sprint.

    – la disponibilité des participants : avoir des personnes peu disponibles réunies en même temps pendant plusieurs jours d’affilée est un challenge particulièrement épineux dans une grande entreprise. La meilleure solution est d’anticiper, mais aussi que le Sprint ait un sponsor interne plutôt haut placé dans l’organigramme. Entre autres rôles, la volonté du sponsor d’organiser un sprint réduira les velléités d’annulation de dernière minute des participants. On peut également aménager la durée des journées du sprint de manière à dégager du temps avant ou après.

    3.Désinhiber les participants sur leur créativité

    « je n’ai pas d’idées » ou « je ne suis pas créatif » figurent parmi les craintes les plus fréquentes des participants. Sur ce point, il faut démystifier la créativité en tant qu’activité. Non, la créativité n’est pas réservée aux génies. Le challenge réside dans la capacité à proposer une solution simple et efficace à un problème utilisateur/client. Dans un sprint la créativité fonctionne davantage sur un principe de remixage que de création ex-nihilo. Différentes techniques ou approches peuvent être suggérées par le sprint master :

    – l’association : combiner 2 ou 3 solutions ensemble
    – l’inversion : renverser le problème
    – la substitution : remplacer un élément par un autre
    – la suppression : éliminer un élément inutile ou polluant. Très souvent utilisé dans un travail d’optimisation UX
    – l’augmentation : rendre prépondérant un élément par rapport au reste
    – l’analogie ou l’adaptation : transposer une solution issue d’un univers ou d’un secteur totalement différent

    4.Dessiner c’est gagner

    Lors d’un sprint, on brainstorme, on discute, on écrit des idées sur des post-it qu’on colle, décolle et regroupe … Mais surtout on dessine : les petits dessins comme support créatifs sont une des clés du sprint. Tout le monde connaît le proverbe « un dessin vaut mieux qu’un grand discours ». C’est totalement vrai dans un sprint où on doit matérialiser le plus rapidement possible un concept par sa représentation physique sous forme de storyboard et d’écrans. Et là ça peut faire peur : « je ne sais pas dessiner », « je ne sais pas comment exprimer mes idées en dessin », « mes dessins sont horribles, on y comprend rien »…. Le rôle du facilitateur (ou sprint master) est déterminant pour désamorcer le problème : le sprint n’est pas du tout un concours de dessin. Il ne s’agit pas de faire du beau ou du fidèle mais d’exprimer sa pensée concrètement sur un dessin. Même s’il est moche, voire très moche. Il suffit que le dessin soit explicite pour que le concept s’exprime naturellement, ce que les anglo saxons appellent « self explanatory ».

    Comment réussir un Product Design Sprint dans une grande entreprise ?

     

    Par Stephen Demange, Directeur Conseil SQLI Bordeaux

     

    Le Product Design Sprint est LA méthode de Design Thinking dont tout le monde parle en 2017. Au-delà du buzz, cette méthode est vraiment en train de faire ses preuves pour accélérer le processus d’innovation dans les entreprises.

    Pourtant, l’organisation d’un Design Sprint dans une grande entreprise est loin d’être aisée.

    Voici les problèmes les plus courants et leurs solutions.

     

    1. Définir un objectif clair et circonscrit à un problème précis

    Pour des équipes qui n’ont jamais expérimenté les méthodes centrées utilisateurs ou le design thinking, l’objectif d’un sprint peut sembler difficile à fixer. Un syndrome fréquent : avoir un objectif trop généraliste ou mal défini. Par trop généraliste, j’entends un objectif trop vague ou trop ambitieux qui est incompatible avec la capacité de production d’un sprint. Par exemple, il sera difficile de re-designer entièrement une application complexe en 5 jours. Pour cela il faudra probablement plusieurs sprints et le premier pourra avoir comme objectif de proposer une nouvelle expérience sur un parcours clé. Mais pas seulement. Cette nouvelle expérience ne peut être une fin en soi, il faut qu’elle amène une solution efficace à un vrai problème utilisateur. Là est la clé de la création de valeur.

     

    1. Réunir une équipe complémentaire et disponible
      Probablement le plus difficile de tous les challenges avec deux problèmes sous-jacents :

    – le casting des participants, où il faut éviter d’avoir trop de monde (idéalement 6), des personnes pas assez complémentaires ou de devoir inviter des personnes pour des raisons de politiques internes indépendamment de leur utilité au sprint.

    – la disponibilité des participants : avoir des personnes peu disponibles réunies en même temps pendant plusieurs jours d’affilée est un challenge particulièrement épineux dans une grande entreprise. La meilleure solution est d’anticiper, mais aussi que le Sprint ait un sponsor interne plutôt haut placé dans l’organigramme. Entre autres rôles, la volonté du sponsor d’organiser un sprint réduira les velléités d’annulation de dernière minute des participants. On peut également aménager la durée des journées du sprint de manière à dégager du temps avant ou après.

     

     

    1. Désinhiber les participants sur leur créativité

    « je n’ai pas d’idées » ou « je ne suis pas créatif » figurent parmi les craintes les plus fréquentes des participants. Sur ce point, il faut démystifier la créativité en tant qu’activité. Non, la créativité n’est pas réservée aux génies. Le challenge réside dans la capacité à proposer une solution simple et efficace à un problème utilisateur/client. Dans un sprint la créativité fonctionne davantage sur un principe de remixage que de création ex-nihilo. Différentes techniques ou approches peuvent être suggérées par le sprint master :

    – l’association : combiner 2 ou 3 solutions ensemble

    – l’inversion : renverser le problème

    – la substitution : remplacer un élément par un autre

    – la suppression : éliminer un élément inutile ou polluant. Très souvent utilisé dans un travail d’optimisation UX

    – l’augmentation : rendre prépondérant un élément par rapport au reste

    – l’analogie ou l’adaptation : transposer une solution issue d’un univers ou d’un secteur totalement différent

     

    1. Dessiner c’est gagner

    Lors d’un sprint, on brainstorme, on discute, on écrit des idées sur des post-it qu’on colle, décolle et regroupe … Mais surtout on dessine : les petits dessins comme support créatifs sont une des clés du sprint. Tout le monde connaît le proverbe « un dessin vaut mieux qu’un grand discours ». C’est totalement vrai dans un sprint où on doit matérialiser le plus rapidement possible un concept par sa représentation physique sous forme de storyboard et d’écrans. Et là ça peut faire peur : « je ne sais pas dessiner », « je ne sais pas comment exprimer mes idées en dessin », « mes dessins sont horribles, on y comprend rien »…. Le rôle du facilitateur (ou sprint master) est déterminant pour désamorcer le problème : le sprint n’est pas du tout un concours de dessin. Il ne s’agit pas de faire du beau ou du fidèle mais d’exprimer sa pensée concrètement sur un dessin. Même s’il est moche, voire très moche. Il suffit que le dessin soit explicite pour que le concept s’exprime naturellement, ce que les anglo saxons appellent « self explanatory ».

    Autre point important : le dessin n’est pas une fin en soit, il s’agit d’un livrable intermédiaire destiné à prendre une décision. Si le concept qu’il exprime est retenu, il sera mis au propre par un designer lors de la phase de prototypage.

     

     

    1. Assembler un prototype suffisamment réaliste
      Le réalisme et l’interactivité du prototype est une condition de succès du test utilisateur donc du sprint. Il doit apporter une réponse aux questions que le Sprint adresse et une validation des solutions. Et l’utilisateur doit pouvoir se projeter aisément dans l’expérience sans faire d’effort d’imagination, sinon la valeur du test peut être remise en question. Pour réussir un bon prototype, il faut 2 conditions :

    1 – concevoir et formaliser un parcours détaillé en mode « sketching » dessiné. Sur ce volet, il faut mettre à contribution l’équipe du sprint pour répartir les tâches : dessiner les écrans détaillés, écrire le contenu rédactionnel, chercher les contenus visuels, …

    2 – transposer ce parcours sur une interface « propre » via un logiciel de prototypage simple, comme Marvel ou Sketch ou même Keynote. Le plus important : introduire du contenu suffisamment réaliste (surtout pas de latin) et bien simuler les principales interactions sur le parcours que l’on veut tester. Il n’y a pas de secret : il faut avoir un designer UX professionnel pour assembler un prototype de qualité rapidement.

     

     

    1. Mener un test utilisateur de manière professionnelle

    Le test est l’aboutissement du Sprint et le moment de vérité. Pour le réussir, il est impératif d’en confier l’organisation et le déroulement à un consultant spécialisé dans la recherche utilisateur. L’enjeu est de ne pas biaiser les retours des personnes qui testent en adoptant une attitude neutre, empathique mais aussi perspicace pour faire verbaliser les émotions et interpréter correctement les comportements. Dans une grande entreprise une difficulté supplémentaire concerne le recrutement de participants internes qui peut vraiment s’allonger : valider les population cibles, avoir un fichier de contact propre et complet, relancer et planifier les sessions … Là encore le mieux est de se reposer sur l’expérience du consultant.

    Pour conclure, l’organisation d’un Product Design Sprint en entreprise n’a en fait rien d’insurmontable dès lors que le management est impliqué. Avoir un bon sujet, un facilitateur et un designer professionnel, une équipe disponible et complémentaire animée par la curiosité d’apprendre, le plaisir créatif et surtout la soif d’innovation au service du client. Voilà les clés d’un sprint réussi dans une grande entreprise.

     

     

  • CES 2017 : mirages et réalités

    CES 2017 : la bataille du visible et de l’invisible

    Par Pascal Malotti, Directeur Conseil et Marketing de Valtech

    Encore cette année, le CES a été le royaume de tous les paradoxes : géants contre minuscules, présents contre absents, vrais contre faux-semblants … mais les batailles du futur sont en cours… …

    Le CES, c’est quoi ?

    Salon gigantesque de 3 800 exposants répartis sur 3 lieux géographiques différents, le CES rassemble plus de 180 000 personnes venues du monde entier dans un lieu aussi improbable que Las Vegas, mais très utile pour sa capacité hôtelière – moins pour la passion du jeu. Dans CES, il y a le mot Consumer. Cependant les produits/services/innovations/concepts présentés s’adressent à des professionnels et ce même si les cibles naturelles restent le grand public. Derrière le mot « Electronics » se cache cet alliage gagnant des temps modernes : la fusion du « hardware » et du « software ».
    Le CES fête aujourd’hui ses cinquante ans. Il est devenu la Mecque de l’innovation technologique – le salon était par exemple vide en 2010, au lendemain de la crise des sub-primes.
    Bref, le CES est un événement de 4 jours durant lequel on parcourt des kilomètres et des kilomètres à la recherche d’un truc innovant et unique ; bonne chance !

    Le CES, c’est qui ? 

    Le CES, c’est le meilleur et c’est le pire : ce sont des stands pyrotechniques comme ceux des géants coréens de Samsung ou de LG mais c’est aussi 6 pages d’annuaires de stands Shenzhen + nom de complément sans que l’on comprenne totalement le pourquoi de leur présence, au final.
    Ce sont aussi de merveilleux projets innovants au Parc Eureka consacré aux startups portés par des entrepreneurs passionnés : les jeunes pousses françaises y étaient nombreuses et les plus belles réussites des prochaines saisons poursuivront leur ascension dans les étages supérieurs à la lumière d’espaces plus prestigieux.
    Google et Facebook ne sont pas présents au CES, si ce n’est dans les conversations, parce qu’ils ont fait fortune dans la publicité : ils déploient des écosystèmes logiciels sans s’appuyer réellement à ce jour sur des produits physiques (attendons de voir pour le Google Pixel et son succès éventuel).
    Autre grand absent, Apple dont la présence naturelle et légitime est forte pour sa fameuse maitrise de l’alliage du « hardware » et du « software ». Cependant, que viendrait faire une marque à l’image si maitrisée et à l’ADN profondément grand public dans un salon professionnel qui ressemble in fine à une foire à la farfouille ?

    Les tendances du moment ? Mirages et réalité 

    Le smartphone ne semble plus concerner grand monde, à part Huawei et quelques fabricants chinois en quête de gain de parts de marché. Même Samsung se repositionne au cœur de « l’Internet des Objets », en particulier par les objets de la maison comme le réfrigérateur – éternel fantasme du prochain hub à tout faire – ou le lave-vaisselle.
    Oui, le CES est le nouveau Mondial de l’Automobile avec la voiture qui devient bien une plateforme logicielle, concernant autant les présents – les constructeurs automobiles, à l’exception des Français ! – que les absents – Google, Apple ou Uber… Les drones doivent se construire un destin et des autorisations réglementaires pour virevolter au-delà de nos oreilles dans les espaces du CES. La Réalité Virtuelle doit se construire un écosystème crédible – modèle économique, standards technologiques, contenus renversants – avant de séduire des consommateurs parce que le casque de Réalité Virtuelle n’a guère brillé sous les sapins de Noël.

    Alors aujourd’hui, quelle tendance émerge ? La grande tendance de 2017 est celle des nouveaux points de contact comme Echo ou HomeKit. Ils s’appuient sur un écosystème de services capable d’être activé par de la reconnaissance vocale, de comprendre et d’anticiper ce que nous sommes et ce que nous faisons grâce à des logiques apprenantes et automatisées pour simplifier et embellir nos actions quotidiennes.
    Nous sommes encore très éloignés de ces écosystèmes, sans friction et très intégrés, reposant sur l’Intelligence Artificielle. Cela étant, la kyrielle d’objets connectés vus au CES devront s’intégrer dans ces ensembles car leur dispersion n’est pas porteur de valeur ajoutée pour la simplicité de la vie du consommateur. Et puis, allons-nous devoir réellement changer chaque année notre brosse à dent, notre brosse à cheveu, notre thermomètre, notre parapluie, notre bouilloire, notre caleçon, notre paire de running connectés à chaque montée de version ? Au secours…

    Quel vainqueur du CES ?  

    Amazon était dans la bouche de tout un chacun au CES avec sa plateforme Alexa et sa technologie de reconnaissance vocale Echo : parangon du modèle précédemment présenté et une intégration avec plus de 5 000 services à date. Paradoxalement, Amazon faisait bande à part au CES en trônant à l’écart, au centre Aria, loin de la fureur du Convention & World Trade Center mais tout le monde parlait d’Amazon Echo.
    Il n’y a pas de doute qu’Amazon est l’une des entreprises du royaume CES les plus disruptives du moment, en ayant complètement bouclé son omnicanalité par une logique d’expérience globale sans friction avec Amazon Echo et Amazon Go.
    Il se peut qu’Amazon devienne très rapidement la capitalisation boursière la plus importante au monde. Néanmoins, ce serait danser bien rapidement sur les corps de Google Home ou de Apple Siri ! Ce dernier s’appuie, en particulier, sur un écosystème incroyable d’objets – Mac, iPhone, iPod, iPad, CarPlay, Apple Watch, Apple TV, Air Pods… – et son milliard de consommateurs ayant activé un produit Apple. Les batailles ne déterminent pas une guerre qui s’annonce très longue mais Amazon reste par défaut le vainqueur du CES 2017.

    Et la French Tech dans tout cela ?  

    Je le dis sans détours : formidable ! Il y avait une présence quantitative impressionnante de français, avec 36% des start-ups globales présentes au CES. Une présence hyper structurée grâce au label de la French Tech et de la dénomination Business France : cela sert parfois un Etat colbertiste ! Ainsi, la présence française était la 3ème plus importante au CES derrière les Etats-Unis qui jouaient à domicile et la Shenzhenite aiguë de la Chine. On entendait la langue de Molière partout dans l’espace Eureka !
    Mais au-delà de la présence quanti, c’est la qualité qui éclaboussait la délégation française. Il suffisait d’observer de nombreux stands français ou bien de se plonger dans la documentation pour comprendre rapidement la proposition de valeur des projets ! Le modèle français prépare très bien à la fabrication de cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui doivent maitriser ingénierie, design et marketing pour créer la prochaine vague de Samsung ou de LG.
    Cependant, comment les Netatmo, les Withings, les Parrot et les centaines de jeunes pousses effrontées qui s’engouffrent dans les failles de l’innovation sauront-elles graviter, s’intégrer dans ces écosystèmes en construction dominés par les géants américains ? Réponse dans les prochaines saisons du CES.

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • Quelles sont les 5 tendances 2017 en matière de données et de technologies ?

    Les 5 tendances  en matière de données et de technologies

     Par Frédéric Marie – Directeur Général – Stibo Systems France

    Il y a un an, “Cloud”, “IoT” et “Intelligence artificielle” étaient les prévisions technologiques phares du secteur informatique. Il est difficile d’affirmer qu’un profond changement s’est opéré ces 12 derniers mois, cependant l’année 2017 s’annonce quelque peu différente dans son approche. De nombreux incidents ont mis en lumière des problèmes liés à la sécurité des données. Le Cloud dévoile désormais des atouts bien supérieurs au simple stockage et l’Intelligence Artificielle est en train de démontrer l’étendue de ses possibilités. Le socle commun de toutes ces technologies ? Les données. C’est pour cela qu’il est indispensable de s’appuyer sur des outils spécifiques pour s’assurer de la qualité et de la pertinence des données exploitées au quotidien.

    Intelligence artificielle et Machine Learning, de la fiction à la réalité
    Le Machine Learning est en passe de devenir une réalité que l’on ne voyait jusqu’ici qu’au cinéma. Cette technologie représente une forme d’intelligence artificielle (IA) qui donne aux ordinateurs la capacité d’appendre sans leur programmation explicite. Pour cela, le Machine Learning utilise des algorithmes et extrait des données existantes pour créer une prévision.

    En 2017, le Machine Learning devrait atteindre un nouveau palier. Alors que cette technologie sert, par exemple, à créer des listes de lecture et recommander des livres, nous voyons à présent d’autres perspectives. Ces dernières se concrétisent avec le lancement récent du service Amazon Go. La dernière innovation technologique d’Amazon, qui vise à permettre aux clients d’éviter de faire la queue à la caisse en quittant simplement le magasin avec leurs produits enregistrés et payés automatiquement, peut constituer la première étape vers une rupture pour l’ensemble de l’industrie alimentaire.

    Le Machine Learning peut également servir aux entreprises pour optimiser leurs fichiers clients. Lorsque dans une même base de données, deux informations sont contradictoires, l’Intelligence Artificielle peut intervenir pour savoir quelle est la plus crédible en recoupant certains critères comme la source de la donnée, la sémantique utilisée pour la qualifier, etc. Cet algorithme peut être capable de créer une source unique de référence en analysant la pertinence des différents champs de la donnée (client, produit, etc.).

    Industrie 4.0 : il est temps que les professionnels s’y préparent
    Le concept d’Industrie 4.0 se définit comme la tendance actuelle à l’automatisation et l’échange de données dans les technologies de production. Le terme désigne spécifiquement la quatrième révolution industrielle et découle directement de l’Internet des objets (IoT) et du Machine Learning. Comme pour toute nouvelle tendance, de grands défis et de grands avantages se dessinent.

    Alors que l’Industrie 4.0 offre la possibilité d’améliorer les moyens de production, la santé ainsi que la sécurité des travailleurs, elle pourrait peser sur l’emploi et les coûts technologiques. Toutefois, comme souvent avec les technologies nouvelles et perfectionnées dans la sphère professionnelle, ceux qui n’optent pas pour la transformation numérique risquent de ne pas pouvoir suivre le rythme.

    Cette tendance technologique, à suivre de près en 2017, devra pour cela s’appuyer sur une gestion irréprochable des données. Qualifier les sources et leurs données doit être une priorité pour les industries de demain.

    Les “Digital Twins” deviennent une réalité abordable
    Alors que les Digital Twins sont des outils utilisés depuis quelques années déjà, cette tendance constitue un autre résultat direct de l’accessibilité permise par l’IoT. “Un Digital Twins est un logiciel dynamique d’un objet physique ou d’un système qui repose sur des données de capteurs pour comprendre son état, réagir aux changements, améliorer le fonctionnement et créer de la valeur”, d’après la définition de Gartner (1). Les Digital Twins étant déployés en production (automobiles, avions, etc.) depuis un certain temps, pourquoi cette tendance figure-t-elle parmi les prévisions 2017 ?
    En raison de l’essor exponentiel de l’Internet des objets, les Digital Twins deviennent une réalité plus abordable. En 2017, nous pouvons nous attendre à ce que les Digital Twins dépassent le cadre de l’industrie avec des données en temps réel. Les données des appareils connectés intelligents seront agrégées, analysées et transformées en information décisionnelle pour le personnel de maintenance. Les techniciens pourront se concentrer sur la prévention des problèmes plutôt que de devoir effectuer de longs processus de diagnostics à chaque visite d’entretien.
    Prenons un exemple : dans un avenir proche, une voiture connectée sera capable d’analyser le comportement et les habitudes de route de son utilisateur, qui – s’il conduit surtout en ville et sur de courts trajets – sera capable d’ajuster sa consommation et son comportement routier à ses habitudes, le tout en temps réel : c’est tout l’intérêt des Digital Twins.
    Le Cloud, puissance indispensable au traitement des données
    Le Cloud computing était déjà un thème majeur en 2016, et il va continuer à l’être en 2017 alors que des charges de travail toujours plus nombreuses vont migrer vers des plateformes Cloud. Un rapport de Cisco a révélé que plus de 83% du trafic des datacenters sera hébergé dans le Cloud au cours des trois prochaines années (2). Les prévisions Cloud 2017 de Forrester projettent que le marché mondial du Cloud public passera de 87 milliards de dollars en 2015 à 146 milliards en 2017 (3).
    Cependant, cette masse d’informations doit être gérée par des outils adaptés afin d’en tirer le meilleur parti. Par exemple, lorsqu’un magazine continue d’envoyer des offres de réabonnement à la veuve d’un mari décédé plusieurs années auparavant, le problème est souvent lié à un manque d’analyse des données clients. La qualité de la donnée de référence est essentielle à l’efficacité marketing. Une entreprise peut devenir contre-productive en ne mettant pas en œuvre cette donnée ciblée.
    Toutefois, l’explosion en termes d’utilisation va s’accompagner inévitablement de problèmes grandissants en termes de protection des données et de sécurité, de gestion, d’automatisation et d’évolutivité. L’année 2017 devrait apporter de nouvelles solutions à ces problèmes.
    La protection des données va devenir un facteur concurrentiel d’importance croissante
    Les entreprises ont pris conscience que les données constituent désormais le cœur de la technologie et de l’expérience client. En 2017, le grand public en prendra de plus en plus conscience et réalisera que les données personnelles sont effectivement précieuses pour les entreprises. Par conséquent, il va devenir plus critique et plus exigeant vis-à-vis de ceux avec lesquels il partage ses données, de l’usage que ces derniers en font et de ce qu’il en retire.
    Cette tendance est alimentée par un contexte réglementaire entièrement nouveau en matière de protection des données personnelles prévu au début 2018. Le Règlement général sur la protection des données (4) va bouleverser la manière dont les entreprises internationales traitent les données des citoyens de l’UE tout en relevant la barre pour celles qui ne le font pas. La gestion de la protection des données va ainsi devenir une priorité pour les entreprises en 2017.
    Le point commun à toutes ces tendances technologiques demeure la donnée. Il est indispensable, en 2017, que les entreprises adoptent une cohérence de l’information via une gestion centralisée des données. Il faut pour cela établir une réelle gouvernance des données afin que l’information de référence (cross canal, digital, leaflet, etc.) soit alignée et pertinente. Le bénéfice sera alors généralisé : une meilleure gestion des données pour l’entreprise, un ciblage affiné pour les clients et des utilisateurs mieux adressés.
    1. http://www.gartner.com/newsroom/id/3482617
    2. http://www.cisco.com/c/dam/en/us/solutions/collateral/service-provider/global-cloud-index-gci/white-paper-c11-738085.pdf
    3. https://www.forrester.com/report/Predictions+2017+CustomerObsessed+Enterprises+Launch+Clouds+Second+Decade/-/E-RES136262
    4. http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/PDF/?uri=CELEX:32016R0679&from=EN
  • Rapport CES de Las VEGAS 2017 By Olivier EZRATTY

    Rapport CES de Las VEGAS par Olivier EZRATTY

    Chose promise, chose due, voici comme prévu le magnifique Rapport de CES de Las Vegas 2017, 12eme édition ! C’est le compte-rendu le plus détaillé et exhaustif que vous trouverez dans la galaxie, ou dans le système solaire pour rester modeste, de cette énorme foire aux gadgets numériques ou pas qu’est le CES de Las Vegas. Vous y découvrirez même une bonne part de l’actualité de l’année qui n’est pas forcément exposée dans ce salon gigantesque. Le CES de Las Vegas n’est qu’un prétexte pour vous proposer un vaste tour d’horizon !

    Ce rapport complète mon habituel résumé des points clés que j’ai publié le lendemain de la clôture du CES 2017. Vous le retrouverez complété et actualisé dans l’introduction du Rapport complet.

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  • Quand 88 % des salariés pensent que la création d’une culture d’innovation incombe aux employeurs

    En dépit des nouveaux défis imposés par le numérique, seuls 50 % des salariés trouvent leur entreprise innovante 

    Selon une nouvelle enquête de BMC Software

    Forum économique mondial – Alors que les dirigeants mondiaux se réunissent cette semaine pour aborder les défis qui attendent le monde en 2017, une nouvelle étude BMC révèle que les salariés estiment qu’il incombe davantage aux employeurs de les doter des moyens nécessaires pour réussir à faire face aux multiples changements engendrés par l’économie numérique.

    Le thème retenu cette année à Davos porte sur un « leadership réactif et responsable », à l’heure où les secteurs traditionnels sont redéfinis et où de nouveaux secteurs se créent de toutes pièces. Les progrès dans les domaines de l’apprentissage automatique (Machine Learning), de l’intelligence artificielle, de la robotique, de l’Internet des objets, des véhicules autonomes et des nouvelles technologies de paiement sont nombreux et contraignent les entreprises, les pouvoirs publics et les individus à se pencher sur les méthodes de travail et les compétences requises pour répondre aux exigences et aux besoins du numérique.

    L’étude de BMC, réalisée auprès de plus de 3 200 employés dans 12 pays, montre que bon nombre des employés sont enthousiastes devant le potentiel qu’offrent les nouvelles technologies d’améliorer leur vie professionnelle et de susciter de nouvelles opportunités de carrière. Cependant, ils sont en moyenne 40 % à craindre de ne pas pouvoir suivre le rythme des changements imposés parl’entreprise numérique. Pour 88 % des répondants, la création d’une culture d’innovation incombe d’ailleurs à leur employeur.

     

    Paul Appleby, EVP Transformation numérique chez BMC, commente : « Les bouleversements liés au monde du numérique tel que nous le connaissons actuellement obligent les collectivités et les entreprises à créer de nouveaux environnements d’apprentissage afin de former leur personnel à faire face aux nouvelles exigences qui en résultent. L’étude révèle que les salariés veulent être des “acteurs du changement numérique” et cherchent à acquérir de nouvelles compétences, mais ils attendent de leur employeur une offre de formations plus complète pour pouvoir répondre aux impératifs de l’ère numérique. Pour faire simple : les entreprises qui seront pionnières dans cette démarche aujourd’hui seront les leaders de demain. »

    Les salariés s’attendent à voir leurs rôles et leurs compétences évoluer considérablement d’ici à 2020

     L’enquête de BMC révèle qu’environ 47% des salariés (monde) estiment qu’ils doivent apprendre l’utilisation de nouveaux logiciels et de nouvelles applications. Cette proportion atteignant 57 % aux Etats-Unis. Conscients que le numérique permet aux machines de jouer un rôle plus important sur le lieu de travail, un tiers des salariés (33 %) s’attendent à une automatisation de certaines de leurs tâches d’ici à 2020, en particulier dans les pays où le secteur de la fabrication prédomine, tel que la Chine (48 %).

    Face aux changements engendrés dans les modes de travail, l’étude indique que de nombreux salariés sont également enclins à adopter ces changements et à saisir de nouvelles opportunités : 74 % en moyenne s’estiment armés pour le faire, cette proportion s’élève à 96% en Argentine et 93% au Mexique. Cette flexibilité nécessite un environnement de travail dans lequel des leaders réactifs et responsables font la promotion d’une culture d’innovation. 71 % des salariés interrogés jugent en outre leur lieu de travail propice à cet apprentissage ; le Brésil (80 %), la Nouvelle-Zélande (75 %) et le Canada (74 %) se situant sur le podium sur ce sujet. Cependant, tous ne considèrent pas comme positifs pour leur poste, le rythme et le changement insufflés par l’entreprise.

    Les craintes s’accroissent alors que les salariés redoutent de ne pas pouvoir s’adapter assez vite

     En Europe, 77 % des salariés reconnaissent que les bouleversements et l’augmentation de la concurrence nécessitent davantage de personnes possédant des compétences numériques indispensables à la compétitivité à l’échelle mondiale. Cette proportion culminant à90 % en Espagne. Cependant, plus d’un tiers (41 %) des salariés (monde) s’inquiètent de ne pas pouvoir acquérir ces compétences numériques assez vite pour réussir dans l’environnement de travail de demain, en particulier dans les pays d’Amérique latine.

    Se pose alors la question de savoir à qui il incombe de fournir les outils et compétences nécessaires pour transformer la façon dont les salariés travaillent dans l’économie numérique. Par exemple, les employés chinois ne pensent pas qu’il soit de leur propre ressort de veiller à posséder les compétences numériques les plus récentes (39 %). Les Latino-Américains estiment par contre qu’ils sont responsables de leurs compétences et sont plus nombreux que la moyenne (62 %) à se dire prêts à suivre des formations sur leur temps personnel afin de combler un déficit de compétences numériques. Les leaders réactifs feront en sorte de mettre leurs salariés en situation de réussite ou de leur faire d’acquérir les nouvelles compétences nécessaires.

    Les salariés attendent de leur direction qu’elle soit réactive et encourage le changement

     Globalement, les employés de bureau sont intimement convaincus que les employeurs doivent créer une culture de l’innovantion afin de fidéliser et favoriser le succès de leurs salariés dans des rôles et responsabilités de plus en plus numériques. Toutefois, le niveau d’encouragement que les salariés estiment actuellement recevoir pour mener le changement au travail varie grandement. Seuls 64 % des participants aux Etats-Unis se sentent épaulés par leur entreprise pour conduire l’innovation, tandis que 90 % des Mexicains trouvent que leur environnement de travail les incite au changement.

    L’étude souligne par ailleurs que la fréquence à laquelle la direction recherche des idées en matière de changement et le degré d’écoute que les salariés perçoivent, influencent également la façon dont ils se sentent encouragés ou accompagnés pour conduire le changement au sein de leur poste. 57 % des salariés américains considèrent que la direction de leur entreprise leur offre la possibilité de proposer des changements uniquement pendant les entretiens d’évaluation, tandis que les Européens (39 %) se voient plutôt invités à formuler des suggestions par l’intermédiaire de questionnaires. Les Américains et les Britanniques se sentent parmi les moins mis en situation de conduire leur changement (64 % et 47 %, respectivement).

     

    Le risque est réel pour les entreprises qui ne se montreraient pas proactives pour doter leurs salariés des compétences numériques nécessaires ou pour développer de nouvelles méthodes pour motiver les employés à mener les changements. Ces entreprises pourraient disparaître.

    Informations complémentaires :
     eBook

    Pour aider les dirigeants d’entreprise à accompagner les acteurs de la transformation numérique et encourager l’innovation au travail, BMC publie aujourd’hui un eBook gratuit intitulé « Mission : Launch a Digital Workplace ». Ce document présente cinq façons dont les leaders réactifs et responsables peuvent améliorer l’engagement et la productivité des salariés avec des initiatives numériques sur le lieu de travail.

    Il est téléchargeable gratuitement sur http://www.bmc.com/forms/DSM_ALL_TopRank_Q3FY17.html.