Étiquette : innovations

  • La révolution de l’humain augmenté

    TECHNOLOGIE Et ROBOTIQUE 

    Par Valtech 
    Du robot assistant, digne du dernier spin-off de Star Wars à la messagerie conversationnelle dont l’utilisation a explosé cette année, l’être humain entre fréquemment en contact avec les différentes formes d’intelligences artificielles. Certains vont plus loin et implantent des puces électroniques dans l’organisme pour simplifier le quotidien. Si le sujet prête aux fantasmes futuristes, certaines applications peuvent représenter de réelles avancées. D’autres posent, en revanche, de véritables questions morales. Pour y répondre, il est nécessaire de prendre du recul dans un monde qui se jette souvent dans la quête de l’innovation permanente. Les questions éthiques doivent être le corollaire du développement de la technologie robotique, à mi-chemin entre progrès humains et choix de civilisation.


    Des repas gastronomiques cuisinés par des bras articulés

    C’est le défi incroyable lancé par l’entreprise londonienne Moley Robotics. L’objectif : transmettre à un robot les capacités culinaires d’un chef étoilé pour préparer un repas sans aucune intervention humaine. L’individu pourrait alors décharger cette activité à la technologie et consacrer plus de temps à ses loisirs et sa vie personnelle. Pour l’heure, si beaucoup ont à cœur de cuisiner pour leur foyer, les autres qui rêvent d’échapper à cette corvée auront tendance à être sceptique sur la viabilité du système. Et pourtant, les deux bras articulés, baptisés Automated Kitchen, sont le résultat d’une année de développement en partenariat avec la prestigieuse université Stanford, située au cœur de la Silicon Valley.
    Ce sont ainsi 20 moteurs et 129 capteurs qui permettent de mettre aux fourneaux les 2 bras articulés qui se coordonnent au sein d’un plan de travail spécifique conçu par la société. La technologie utilisée fait appel à plusieurs chefs professionnels. Ces derniers ont conçu plusieurs recettes à l’aide de gants capteurs de mouvements. Les caméras 3D intégrées au robot les ont analysé et transféré dans plusieurs algorithmes qui permettent à Automated Kitchen de recréer ces mouvements humains de façon minutieuse.  Moley Robotics compte mettre plus de 2000 recettes à disposition de ses clients qui pourront les sélectionner depuis une application smartphone. On pourra activer son robot cuisinier à distance pour que le repas soit prêt  en arrivant chez soi. Les premières commercialisations sont attendues en 2017. De quoi espérer la préparation d’un festin, dès Noël prochain, en attendant les bras croisés !

    Trouver le cadeau parfait grâce à la conversation instantanée

    Les professionnels du marketing sont unanimes. L’année 2016 a marqué l’avènement des chatbots dans nos façons de nous informer et consommer. Dans un délai record, ces assistants virtuels intelligents ont envahi nos applications favorites pour discuter de nos envies, nos besoins, les analyser et proposer les services ou produits adaptés. Dans cette nouvelle étape de la transformation digitale et virtuelle, les marques espèrent bien conquérir un large public. On compte 3 milliards d’utilisateurs mensuels de messagerie instantanée sur lesquels les chatbots peuvent être installés.

    Dans l’univers de la beauté, Sephora, enseigne du groupe LVMH, capitalise sur la période des fêtes pour aider ses clients à trouver le cadeau idéal. Si le service tombe à point nommé pour les impatients et les coutumiers de l’achat à la dernière minute, il compte bien séduire tous les publics par la précision de ses recommandations. Accessible via Facebook Messenger, Beauty Bot demande ainsi l’âge, le sexe et le prénom du destinataire du cadeau. À nous d’informer ensuite le robot conseiller sur le style de la personne (BCBG, fashionista, bohême…) et le type de produit souhaité (parfums, soins du corps…). On accède alors aux premières propositions du robot virtuel. Elles peuvent être affinées en mentionnant le budget souhaité. Dès que le cadeau est sélectionné, la géolocalisation informe l’utilisateur de l’ensemble des magasins à proximité où le produit est disponible en stock. Temps moyen du processus : une vingtaine de secondes. Et ce, n’importe quand. Une opportunité d’accroître le trafic web-to-store pour Sephora qui compte développer le service pour de nouvelles occasions comme la Saint Valentin ou la fête des mères.

    L’espèce humaine augmentée

    Et si l’homme pouvait se passer définitivement de son boîtier pour ouvrir la portière de son véhicule ? Si son médecin pouvait contrôler à distance son taux de glycémie tout en restant à domicile ? Ces applications en développement correspondent à une technologie : l’implantation de puces électroniques dans l’organisme.  Elles permettraient à chacun d’accéder à un univers de science-fiction réservé jusque-là aux salles de cinéma. Au sein de l’Epicenter, un immeuble récent du quartier d’affaires de Stockholm, le virtuel est devenu réel. Les salariés des sociétés travaillant dans le bâtiment se sont vus proposer l’implantation d’une puce de technologie RFID pour les accompagner dans la gestion de leurs tâches au quotidien. Dans la pratique, plus besoin de badge ou de mot de passe à taper. Les salariés qui ont accepté passent directement les portiques de sécurité et la photocopieuse réagit à leur présence dès qu’ils sont à proximité. Même logique au restaurant d’entreprise où ils règlent leurs commandes directement grâce à leurs doigts. Les puces RFID (Radio Frequency Identification), pas plus épaisses qu’un grain de riz, s’implantent dans la main en quelques secondes. Pour une douleur comparable à celle d’une piqûre d’aiguille.
    Cette technologie a l’avantage de ne pas être dépendante aux sources d’énergies, à l’inverse de nos objets connectés qui peuvent tomber en panne. Quand au périmètre de reconnaissance de la fréquence de chaque puce, il est de quelques mètres pour chaque lecteur. Ce qui empêcherait en pratique de tracer le porteur tout au long de ses déplacements. C’est sur ce point que les débats sont les plus vifs. Éthiquement, n’est-on pas en train d’assister à l’émergence d’un mode de contrôle permanent de l’espèce humaine ? Aux frontières du choix de civilisation, ces nouvelles applications obligent à poser des cadres juridiques stricts. Et à garantir un niveau de sécurité optimal. Imaginons les conséquences d’un piratage du système. Des hackers seraient alors en mesure de récupérer une série d’informations personnelles et de contrôler nos accès à distance. De quoi vivre le côté sombre d’un film de science fiction.

  • Mission CES – Les 28 startups françaises

    MISSION CES 

    Cette année, Mission CES a l’honneur d’embarquer 28 startups françaises dans l’aventure CES.
    Ces pépites venues de Normandie, PACA et Auvergne-Rhône Alpes font partie des meilleures startups mondiales sélectionnées par le CES,
    Vous les retrouverez dans l’Eureka Park et dans le Las Vegas Convention Center, du 5 au 8 janvier à Las Vegas et nous vous invitons d’ores et déjà à les découvrir en ligne ICI :

    42TEA, le thé connecté

    AIR SPACE DRONE, un nouvel espace aérien

    AROMA THERAPEUTICS, Aromacare, ma bulle de bien-être

    BOOK MY HELO, l’ère des héli-setters commence maintenant !

    CUSTOMER LABS, UpMyShop, l’humain au coeur du retail

    GENES’INK, l’électronique souple

    GOALMAPS, l’application anti-procrastination

    GREENER WAVE, le récupérateur d’ondes perdues

    IPROTEGO, la protection rapprochée de votre identité numérique

    IMAG’IN, Aptiko, le commerce interactif et personnalisé est désormais possible !

    IRONOVA, Ankkoro, l’émotion au coeur du gaming

    KEEEX, pour traquer les faux et restaurer la confiance dans le Web

    KEY INFUSER, Ki-One, le petit robot qui nous apprend l’IoT

    MASKOTT, Tactileo Compass, la formation permanente et attrayante

    ON TRACKS, les bracelets d’orientation

    ONDILO, le service connecté de la piscine

    PERFECT MEMORY, le Web as a Brain sémantique

    RIFFT, CT Band, le bracelet connecté qui s’adapte à toutes les montres

    SENSINEO, Life Finder, géolocaliser ceux qu’on aime

    SOLABLE, LaDouche, pas une goutte d’énergie perdue

    SONORA LABS, Lola, ma box-serveur partagée

    SWAP, soulager les aidants des patients Alzheimer

    SYLINK, le chien de garde de ma maison numérique

    TAPCARDS, la photo vivante et connectée

    UNISTELLAR, l’astronomie augmentée

    WINEVEN, pour être coaché par les meilleurs champions

    YESITIS, Revive, le RFID ravive vos vieux vinyles

    ZIBLUE, la fin des protocoles propriétaires dans le smarthome

  • Baromètre GFI Informatique / EBG L’innovation : importante, mais encore immature

    Baromètre Gfi Informatique / EBG : 
    L’innovation, préoccupation principale pour 81% des entreprises

    Gfi Informatique, acteur majeur de Services et solutions numériques, et l’EBG (Electronic Business Group), principal think-tank français sur l’innovation digitale, ont dévoilé ce jeudi 24 novembre, à l’occasion de l’événement « Digital Innovation » de l’EBG, les résultats de l’étude qui dresse un état des lieux de la place de l’innovation au sein des entreprises.
    Afin d’obtenir la vision la plus fiable possible des sujets abordés, les répondants ont été distingués en deux populations : les Porteurs de l’innovation, directement impliqués ou en charge de la stratégie de l’innovation de l’entreprise, et les Consommateurs de l’innovation ayant un rôle consultatif ou étant associés à la stratégie d’innovation.

    « À l’EBG, digital rime avec innovation. Mais si les études sur la transformation digitale font florès depuis deux ans, la question de la maturité des organisations vis-à-vis de l’innovation avait rarement été abordée, en tout cas jamais mesurée. Nous partagions avec Gfi Informatique l’intuition qu’un mouvement s’était amorcée autour de l’innovation et de son stade le plus avancé, l’open innovation. Nous avons voulu mesurer le niveau de maturité réelle des entreprises françaises sur ces questions, pour permettre à chacun de situer en toute objectivité. » rapporte Benjamin GLAESENER, Directeur Général de l’EBG.

     L’innovation : importante, mais encore immature

     L’innovation est incontestablement considérée comme importante : une grande majorité des répondants (81%)valorisent cette importance à un niveau de 4 ou 5 sur une échelle de 5 maximum. Il s’agit bien d’une préoccupation centrale et partagée. Cependant, la maturité ne suit pas encore : 67% des sondés jugent celle de leur entreprise à un niveau de 3 ou 4, et seuls 17% lui attribuent la note de 5. Il existe un décalage entre une appétence marquée pour l’innovation et une maturité encore partielle sur le sujet. L’innovation reste neuve, récemment entrée dans les préoccupations et dans l’outillage des entreprises.

     « Nous sommes en train de passer d’une approche très orientée « produit » à une vision globale de la fonction innovation pour l’entreprise, au service du business. Ce mouvement signe une maturité fraîchement acquise. S’il reste bon nombre de questions en suspens, la monétisation de l’innovation – son ROI – est désormais au centre des débats, preuve que la discipline a quitté le stade des POC lancés à tout-va pour se doter d’une trajectoire plus ambitieuse », commente Jean-François GAUDY, Directeur de l’Innovation chez Gfi Informatique.

     Perception des freins à l’innovation : le grand écart

     Concernant les freins perçus à l’innovation, cinq obstacles principaux se détachent : la difficulté à établir le ROI (38%), le court-termisme (37%), les freins culturels internes (35%), le manque de coordination (35%), et la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (34%).

    L’avis des Porteurs de l’innovation et celui de ceux qui la « consomment » divergent. Alors que les premiers mettent en avant la difficulté à établir le ROI (40%) et le court-termisme (39%), les seconds parlent d’abord de la difficulté à établir des priorités et l’incapacité à tuer des projets (41%) et le manque de coordination et de coopération interne (38%). Ce second point de vue traduit un manque de visibilité des activités innovation auprès des métiers qui les consomment ou un manque de communication sur ces sujets. 

     Valeur ajoutée de l’innovation : l’utilisateur en ligne de mire

     Les trois domaines fonctionnels prioritaires mis en exergue par les sondés sont : l’expérience utilisateur et le parcours client (73%), le big et le smart data (55%), et le CRM et l’omnicanal (36%). Le client mobilise toutes les énergies de l’innovation, devant les activités de l’entreprise qui sont pourtant indispensables à leur fonctionnement, comme la logistique (6%), la production (16%) ou le back-office (17%).

     Fonction innovation : R&D, direction générale et indépendance

     L’innovation et la R&D se détachent difficilement. Les Porteurs de l’innovation, seuls sondés sur le sujet,affirment majoritairement (37%) que R&D et innovation ne sont pas distinguées au sein de leur entreprise. Elles sont distinguées mais prises en charge par une structure commune dans 31% des cas, et ne sont distinguées et prises en charge par des structures dissociées que dans 29% des cas. De fait, moins d’un quart des répondants déclarent disposer d’une direction de l’innovation autonome et pourvue de son propre budget.

    Dans une large majorité d’entreprises, le sujet innovation est aujourd’hui soutenu au plus haut niveau, par la Direction Générale (75%) ou le conseil d’administration (11%).

     Ecosystème de l’innovation : relations avec les startups & open innovation

     Avec 85% d’entreprises qui entretiennent des relations avec les startups, la démarche s’avère courante, voire généralisée. En revanche, la façon dont les relations avec ces startups sont conduites varie énormément. Une grande partie des répondants (37%) avouent fonctionner sur un mode purement opportuniste, 21% se contentent d’investissements ponctuels, et au final, seuls 27% disposent de structures dédiées à la collaboration avec les startups. Les pistes de préoccupation prioritaires pour le futur se trouvent désormais dans leslaboratoires d’idées et plateformes d’idéation (47%), et la création d’accélérateurs (46%), suivies d’assez loin par les prises de participations et acquisitions de startups, ou la création de Digital Factories.

    De son côté, l’open innovation n’est pour le moment pratiquée que par un tiers des personnes interrogées, un autre tiers envisageant de s’y engager. Le petit nombre déjà engagé dans l’open innovation recourt en premier lieu à des pratiques peu disruptives. La conception collaborative de standards avec des concurrents, ou l’aide de collaborateurs à la création d’entreprises, sont encore quasiment inexistants.

     Le FabLab de Gfi Informatique : au cœur de l’innovation

     Depuis plusieurs années, l’innovation sous toutes ses déclinaisons est au cœur de la transformation du groupe GfiInformatique, qui a structuré cette démarche, créé une équipe dédiée aux sujets de rupture et mobilisé l’ensemble de ses forces vives. Ses actions sont tout aussi bien centrées sur la technologie que sur les nouveaux usages et le support à ses activités de services, au bénéfice des métiers de ses clients, de la création de ses logiciels et de l’enrichissement de sa propriété intellectuelle.

    Ses activités digitales et de transformation numérique alimentent les créations et les réalisations du FabLab, espace de travail dédié à l’innovation et à l’accompagnement sur-mesure des entreprises dans leur transformation digitale. Par le biais d’une expérience immersive et sur-mesure sous forme de workshops collaboratifs, les participants transforment, en une journée, leurs idées en réalité.

     « Le FabLab est un lieu unique, véritable accélérateur d’innovation pour nos clients. Au travers de parcours personnalisés, nous les aidons à concrétiser leurs idées au regard de leurs besoins métiers spécifiques, le tout dans un environnement propice à la créativité. » ajoute Jean-François GAUDY, Directeur de l’Innovation chez Gfi Informatique.

     L’étude complète est à lire ici : http://bit.ly/gfi-barometre-innovation-ebg

  • Les 10 innovateurs retenus par le MIT Technology Review

    Les 10 Innovateurs de moins de 35 ans du MIT Technology Review pour le Summit Europe

     Les Innovateurs de moins de 35 ans sélectionnés en Europe par le MIT Technology Review se réuniront à Barcelone le 24 novembre prochain lors du Summit Europe 2016

    • Les 10 Innovateurs ayant reçu le plus de votes pitcheront leurs projets lors de cette rencontre et trois d’entre eux recevront une mention spéciale : Impactful Innovator, Novel Innovator et Audacious Innovator

     Pour la deuxième année consécutive, les Innovateurs de moins de 35 ans sélectionnés en Europe par le MIT Technology Review se rencontreront lors du Summit Europe organisé avec le soutien de BNP Paribas et L’Atelier BNP Paribas. C’est le rendez-vous annuel de cette prestigieuse communauté – plus de 150 lauréats récompensés depuis 2009 – qui a pour but de découvrir et reconnaître le talent de nouveaux jeunes pionniers du monde de la technologie.

    La rencontre aura lieu le 24 novembre prochain à la Barcelona Tech City. Pour cette deuxième édition, tous les Innovateurs récompensés depuis 2009 ont été amenés à sélectionner 3 projets parmi les lauréats de 2016, selon les catégories suivantes :

    • Impactful Innovator, le projet qui a le potentiel d’avoir un impact social pour notre société.
    • Novel Innovator, un projet original et unique qui a le potentiel de transformer certains secteurs de la société.
    • Audacious Innovator : un projet audacieux, qui a le potentiel de surmonter les barrières établies dans le but de résoudre des problématiques sociétales.

    Parmi plus de 55 lauréats de l’année 2016, les 10 finalistes ayant reçu le plus de votes sont :

    1. Timothée Boitouzet (France) : Woodoo. Ce jeune architecte a créé un nouveau type de bois qui a le potentiel de transformer les bâtiments du futur : translucide, plus résistant et durable. Ce projet lui a valu d’être sélectionné « Innovator of the Year 2016» en France lors de la cérémonie de remise des prix.

    2. Franz Bozsak (France) : Instent. Ce jeune chercheur a créé le premier stent intelligent qui surveille les patients et ajuste leurs médicaments en conséquence.

    3. Clémentine Chambon (France) : Oorja. Elle a créé des centrales électriques pour fournir aux communautés rurales indiennes une source d’électricité fiable et bon marché à partir d’énergie solaire ou de la biomasse. Ce projet lui a valu d’être élue « Social Innovator 2016 » en France.

     4. Xavier Damman (Belgique) : OpenCollective. Il a développé une nouvelle plateforme pour aider au financement et à la transparence des nouvelles formes d’organisation sociétales.Ce projet lui a permis d’être sélectionné « Innovator of the Year 2016 » en Belgique.

    5. Javier Jiménez (Espagne) : New Born Solutions. Il a créé un outil sous forme de « stylo » qui aide à diagnostiquer la méningite infantile de façon non intrusive et qui a le potentiel de sauver des millions de vies dans le monde. Grâce à ce projet il a reçu la mention spéciale « Innovator of the Year 2016 » en Espagne.

    6. Ansgar Jonietz (Allemagne) : Washabich.de. Ce physicien a fondé un service en ligne gratuit qui a pour but de traduire le jargon technique des résultats médicaux d’une manière compréhensible pour tout le monde. Grâce à ce projet il a reçu la mention spéciale « Social Innovator of 2016 » en Allemagne.

    7. Katarzyna Kaminska (Pologne) : TherVira. Cette jeune chercheuse travaille sur un nouveau médicament qui pourrait guérir la grippe, indépendamment de la souche du virus qui cause l’infection peu importe le stade de la maladie.

    8. Lukasz Koltowski (Pologne) : MySpiroo. Ce jeune chercheur a développé un spiromètre portable pour aider à améliorer la vie des patients atteints de maladies pulmonaires.

    9. Gonzalo Murillo (Espagne) : EnSo. Ce jeune ingénieur travaille sur un projet très innovateur dans le secteur de l’Internet des Objets (IoT) dans le but de transformer l’énergie «qui flotte dans l’air» pour alimenter en batterie tous les capteurs IoT.

    10. Geert Slachmuylders (Belgique) : Turbulent. Ce jeune entrepreneur à fabriqué des petites centrales hydroélectriques basées sur le biomimétisme (imite les stratégies de la nature) pour fournir une énergie fiable et abordable, même pour les collectivités les plus éloignées.

    Ces 10 Innovateurs présenteront leur projet devant un public composé d’experts business et entrepreneuriat, investisseurs, d’influenceurs, de membres du jury de la compétition ainsi que des lauréats des éditions précédentes. Pour clore l’événement, trois d’entre eux recevront l’une des mentions spéciales.

    Ces 10 Innovateurs présenteront leur projet devant un public composé d’experts business et entrepreneuriat, investisseurs, d’influenceurs, de membres du jury de la compétition ainsi que des lauréats des éditions précédentes. Pour clore l’événement, trois d’entre eux recevront l’une des mentions spéciales.

    De nombreuses activités sont organisées dans la journée : des workshops, keynotes et activités de networking où les participants travailleront en groupes pour résoudre des problématiques qui touchent notre société dans différents secteurs : énergie, smartcities, fintech, education et santé. Pendant les workshops, les participants auront l’occasion de débattre et d’échanger idées et conseils avec des experts en business et entrepreneuriat comme :

    • Antoinette Matthews, Vice-Présidente, Licensing & Communities du MIT Technology Review et Directrice Éxecutive du MIT Enterprise Forum Global
    • Pedro Moneo, Partenaire International de MIT Technology Review et PDG de Opinno
    • Olivier Dulac, Président de L’Atelier BNP Paribas.
    • Alexis Bonte, co-fondateur et PDG de eRepublik Labs.
    • Sébastien Deletaille, Fondateur de Real Impact Analytics et élu Innovateur de moins de 35 ans belge en 2015.
      La liste des lauréats du Prix Innovators Under 35 2016 est à découvrir ici 
  • Santé et numérique : les grandes tendances

    Les 5 tendances de la communication santé à 2025

    Par Pierre-Henri Freyssingeas, fondateur de l’agence Henri 8
    Grand Prix 2015 du Festival de la Communication Santé de Deauville

    Dans le secteur de la communication santé, le numérique apporte bien plus qu’une simple évolution. Lorsque nous avons créé l’agence en 2010, il y avait déjà un essoufflement du modèle classique, basé sur les rencontres physiques et les supports print. L’arrivée des tablettes numériques a généré une révolution dans la conception des événements, permettant plus d’interactivité, impliquant davantage les professionnels de santé et réduisant progressivement la distance entre les experts orateurs et les invités. Aujourd’hui, nous concevons des dispositifs qui réconcilient la présence avec la communication à distance, exploitant la puissance du numérique et le concept des réseaux sociaux, avec cinq grandes tendances de fond qui se dessinent d’ici à 2025.

    1. La dématérialisation et la diversification des supports
    Les sociétés savantes et les laboratoires pharmaceutiques développent rapidement de nouveaux supports d’information et de formation dématérialisés. Les formats courts, interactifs, didactiques et évolutifs seront privilégiés, avec des digests diffusés en webcast live ou des vidéos de best of assortis de commentaires des participants. Le portail de formation médicale Echowebline, développé pour la filiale d’imagerie de la SFC (Société française de cardiologie) en est un bon exemple.

    2. L’émergence des communautés
    Grâce à de nouvelles plateformes collaboratives, les professionnels de santé adhéreront à des communautés connectées, centrées autour des experts leaders d’opinion. Ils s’en serviront pour partager des informations de plus en plus spécialisées par pathologie. Le travail du marketing ne sera plus de créer des sites internet propriétaires, mais d’identifier et faciliter la communication en ligne des leaders naturels issus du monde scientifique et médical.

    3. Le professionnel de santé devient un follower actif
    Chaque professionnel, dans sa communauté, sera un follower actif. Il «likera» et commentera les contenus proposés. Il deviendra aussi cocréateur du contenu, qui sera échangé, enrichi et augmenté de manière transversale. Les grands médias médicaux en ligne, tel le Journal international de médecine ou Medscape, aux Etats-Unis, ont déjà largement ouvert la voie en proposant des informations synthétiques et ciblées permettant de résumer un événement, une publication. Chez Henri 8, nous concentrerons notre créativité sur l’animation des réseaux professionnels issus des sociétés savantes et des CHU (centres hospitaliers universitaires).

    4. La généralisation du mobile first et l’explosion des formats multimédias
    Sur le modèle Atawad («any time, any where, any device»), la communication santé va rapidement passer le cap du tout mobile pour un usage «mobile first». D’ici à 2025, la 5G [des débits de données jusqu’à cent fois plus rapides que la 4G] rendra obsolète les supports numériques inadaptés à la mobilité. L’avantage concurrentiel ira aux acteurs qui disposeront de bibliothèques en lignes, riches en multimédia de qualité, responsives, interactives et collaboratives.

    5. Vers un meilleur partage de pratiques pour une meilleure prise en charge des patients
    Les communautés connectées et interconnectées ainsi que le développement rapide des relations numériques directes entre professionnels de santé conduiront à une démocratisation des connaissances et des expériences. Sur le modèle d’open innovation, les échanges d’informations médicales vont s’affranchir des frontières historiques en devenant pluridisciplinaires et internationaux. Cette nouvelle organisation permettra une meilleure prise en charge des patients.

     

  • Le Web et les livres : les dernières applications innovantes et originales

    Les Assises du Livre Numérique 

    Le mercredi 16 Novembre a eu lieu la 17e édition des Assises du livre numérique a réuni
    près de 500 personnes à Paris autour du thème « Le Web et les livres ».

    Deux fois par an, cette journée de conférences gratuites et ouvertes à tous
    organisée par le Syndicat National de l’Edition rassemble les acteurs des
    marchés de livre et du numérique pour présenter les dernières évolutions
    technologiques, leur enjeux et les impacts qu’elles auront sur la pratique
    de la lecture.

    Le rapprochement récent du World Wide Web Consortium (W3C), le consortium
    international chargé de superviser le développement des standards du Web, et
    de l’International Digital Publishing Forum (IDPF), le consortium
    international  à l’origine de la création du format du livre numérique ePUB,
    a été au cœur de cette 17e édition. L’objectif étant de rendre à court terme
    le livre numérique aussi riche et intuitif que le web aujourd’hui.

    Au programme également : des partages d’expériences autour de la promotion
    du livre : Comment présenter un catalogue sur le web, comment construire une
    relation ciblée avec les lecteurs….

    Cette journée de conférences a été enfin l’occasion de présenter les
    dernières applications innovantes et originales créées par les éditeurs.
    Ainsi étaient présentées hier :

    –          MoBiDYS, des livres numériques enrichis qui permettent de
    simplifier l’effort de lecture des personnes dyslexiques :
    <http://www.mobidys.com/home/lire-avec-mobidys/>
    http://www.mobidys.com/home/lire-avec-mobidys/

    –          The French Touch, un polar d’AdrénaLivre dans lequel le lecteur
    agit sur le cours de l’histoire :
    <http://site.adrenalivre.com/livres/frenchtouch/>
    http://site.adrenalivre.com/livres/frenchtouch/

    –          Dans l’atelier de Werther, un livre papier associé à une
    application gratuite : Une immersion en réalité augmentée pour faire
    concevoir aux enfants un livre selon les procédés de Gutenberg
    <https://vimeo.com/133966942> https://vimeo.com/133966942
    <http://app-enfant.fr/application/dans-atelier-de-werther/>
    http://app-enfant.fr/application/dans-atelier-de-werther/

    –          Lisa, une application de lecture gratuite permettant de lire des
    livres numériques de tous format :
    <http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2016/11/lisa-.html>
    http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2016/11/lisa-.html

    –          Émile, une application collaborative d’Hachette Livre qui permet
    de découvrir Paris à travers la littérature française :
    <http://www.myboox.fr/edito/article/actualites/emile-une-nouvelle-appli-pour
    -decouvrir-paris-travers-la-litterature>
    http://www.myboox.fr/edito/article/actualites/emile-une-nouvelle-appli-pour-
    decouvrir-paris-travers-la-litterature

    –          Opération « Les p’tites poules » : développement d’une
    application promotionnelle autour d’un jeu de course multi-joueurs inspirée
    de la série de livres qui a séduit plus de 2,3 millions de fans français !
    <https://www.youtube.com/watch?v=4Rj_Ek3o_UY>
    https://www.youtube.com/watch?v=4Rj_Ek3o_UY   ;
    <https://itunes.apple.com/fr/app/les-ptites-poules/id1155457671?mt=8>
    https://itunes.apple.com/fr/app/les-ptites-poules/id1155457671?mt=8

    Les nouvelles technologies numériques étant au cœur des réflexions des
    éditeurs, de nouvelles formes de réalisations éditoriales, toujours plus
    conviviales et originales, devraient continuer à voir le jour.

  • Innovations high-tech : tous le possibles

    La révolution high-tech : IFA 2016 Berlin 

    Par Valtech 

    L’IFA 2016 de Berlin (salon international de la radiodiffusion) qui s’est tenu en septembre dernier marque le coup d’envoi de la rentrée des acteurs du marché high-tech. Il met l’accent sur les dernières innovations et les tendances à venir du secteur.

    Les avancées défilent à vitesse exponentielle : de la réalité virtuelle aux objets connectés en passant par la nouvelle génération des technologies OLED, aucun domaine n’est laissé de côté. Ces développements vont bouleverser en profondeur les possibilités d’apprendre, de communiquer, d’améliorer le confort de nos lieux de vie. Le niveau technique, en mutation perpétuelle, finit de convaincre les derniers sceptiques. Cette révolution high-tech dessine les contours de nos vies quotidiennes dans les décennies à venir. On aurait donc tort de reléguer ces nouveaux venus au statut du gadget.

    Le casque qui nous rendra fort et intelligent 
    Halo Sport. C’est le nom du nouveau produit lancé par la start-up californienne Halo Neuroscience. Avec une promesse de taille : nous rendre plus fort et plus intelligent grâce à un simple casque audio ! Techniquement, l’objet est équipé d’électrodes qui envoient de petites impulsions électriques (2 mA) à la partie motrice du cerveau. Le dispositif permet alors d’amplifier l’activité neuronale pour développer en conséquence notre masse musculaire. En parallèle, les impulsions permettent de faciliter les connexions entre les cellules du cerveau, ce qui améliore les performances de la mémoire et la capacité à assimiler de nouvelles notions. Les données sont facilement traçables grâce à une application Smartphone consacrée. La qualité de la recherche développée par Halo Neuroscience et les résultats de test solides ont convaincu l’armée de l’air américaine d’utiliser le casque Halo Sport dans la formation des équipes.
    Avec des résultats prometteurs : le temps de formation des pilotes de drones a été réduit de moitié. Même constat au sein de l’équipe américaine de ski olympique qui s’intéresse quant à elle aux bénéfices physiques du produit. L’utilisation du casque a permis d’augmenter de plus de 10% la force de propulsion des athlètes et leur intensité de saut. Et les champs d’actions ne s’arrêtent pas là puisque la société met en avant les vertus médicales de son offre qui s’avérerait pertinente pour compléter la rééducation nécessaire suite à un accident vasculaire cérébral. Une démocratisation est espérée dans le futur suite aux levées de fonds importantes suscitées par l’engouement de la Silicon Valley autour du produit. Pour l’instant, l’innovation technologique a un prix : 550$.

    Devenir chef étoilé grâce à la cuisine connectée
    Et si nos habitats transmettaient l’envie de cuisiner même aux plus récalcitrants ? À horizon trois à cinq ans, nos cuisines pourraient fonctionner comme de vraies entités entièrement connectées et douées d’intelligence. C’est du moins la promesse de Panasonic qui présente un prototype très poussé de la cuisine du futur. Tout commence par la cave à vin, écrin incrusté dont la paroi transparente, entièrement digitalisée, permet d’accéder du statut de néophyte à celui d’œnologue ! En sélectionnant l’une des bouteilles de cette cave, l’écran donne accès à des propositions de recettes opportunes pour l’accompagner. Et si l’un des ingrédients vient à manquer, l’utilisateur peut le commander directement par l’intermédiaire de ce support.
    Une fois la recette validée, les temps et températures de cuisson sont immédiatement envoyés au four et à la plaque à induction. Cette dernière est intégrée dans l’ensemble du plan de travail, ce qui permet de poser une casserole à n’importe quel endroit tout en découpant les aliments à côté. En parallèle, une deuxième vitre placée sur les bords du plan de travail se transforme en écran : un chef cuisinier apparaît pour apporter conseils et savoir-faire sur la préparation en cours sans perdre de vue la casserole puisqu’une caméra intégrée dans la hotte retransmet l’image en direct sur l’écran. La table du séjour gardera au chaud les plats servis grâce à un système de micro-ondes intégrées pour accompagner l’apprenti cuisinier tout au long de la préparation.

    La technologie qui dépasse les frontières du langage
    Se passer d’un ordinateur ou d’un Smartphone pour comprendre et communiquer avec un interlocuteur étranger. Le défi lancé par la société américaine Waverly Labs touche au but grâce à la pré-commercialisation d’oreillettes bluetooth baptisées « The Pilot ». Reléguant au second plan les applications Google Translate ou Skype Translator, mal adaptées aux échanges fluides et spontanés, la technologie est parvenue à abolir cette frontière linguistique qui dresse parfois tant de barrières entre les individus. Le dispositif est simple et efficace : l’oreillette sans fil analyse le langage de celui qui communique (à condition que ce dernier soit équipé du même appareil) et le retranscrit dans la langue de son interlocuteur pour une traduction en temps réel.
    L’application Smartphone reliée permet de choisir les langues à traduire. Une fonctionnalité hors ligne donne aussi la possibilité de se passer d’une connexion internet pour profiter des fonctionnalités en toutes circonstances. Si seulement quatre langues sont disponibles pour l’instant (anglais, français, espagnol et italien), les développements à venir sont nombreux et intégreront l’arabe, l’hébreu, l’hindi et plusieurs langues asiatiques. L’opération de crownfunding a enregistré un vrai succès permettant d’entrevoir une livraison des pré-commandes de The Pilot d’ici la fin de l’année (prix envisagé : 130$). De quoi donner toutes leurs chances à de belles rencontres personnelles et professionnelles dans l’avenir.

    Nos phalanges: Smartphones de demain ?
    Les bracelets connectés, sur le modèle de Fitbit, sont entrés depuis quelques années dans le quotidien des amateurs de courses à pied notamment. La société coréenne Innomdle Lab renouvelle le genre en ajoutant à son bracelet nommé SGNL la possibilité de téléphoner d’une manière totalement inédite. Connecté au Smartphone du propriétaire par système bluetooth, le bracelet détecte les  appels reçus. Il suffit alors de porter l’index à son oreille pour communiquer avec son interlocuteur sans avoir à sortir le téléphone de sa poche.
    La possibilité de prendre l’appel et de régler le volume de la communication s’effectue grâce au bracelet capable de s’intégrer avec une montre connectée de type Apple Watch par exemple. C’est le phénomène de conduction osseuse qui est exploité techniquement pour permettre d’entendre la voix du correspondant par simple pression du doigt sur l’oreille. Le son est transformé en vibrations qui circulent jusqu’à l’oreille où les ondes sont diffusées par l’intermédiaire des os du crâne. Procédé utile pour répondre discrètement en toute situation, Innomdle Lab se pose à l’avant-garde de nouvelles manières de communiquer. Le projet a fait l’objet d’un financement par l’intermédiaire d’une plateforme de crownfunding et l’objectif a été largement dépassé, laissant envisager une commercialisation du bracelet SGNL pour début 2017.

  • Et si on parlait de l’immense valeur des informations détenues par les banques…

    L’approche de l’information dans le secteur bancaire

    Ou comment l’adaptation aux nouveaux réglements est une opportunité développement de l’activité des banques

    Par Sue Trombley, directrice générale des services professionnels d’Iron Mountain qui siège au conseil d’ARMA, et le Dr Joseph DiVanna, directeur général de Maris Strategies Ltd et professeur associé du centre de formation Møller Centre de Churchill College, Université de Cambridge

    La collecte, l’utilisation, l’analyse et la protection des données des clients et des transactions pour en retirer un avantage compétitif, constituent un défi en soi. Pourtant, d’après le rapport Retail Banking 2020[i]de PwC qui identifie les priorités des banques pour la prochaine décennie ; « l’avantage lié à l’information » est quatrième sur la liste, juste après l’approche centrée sur le client, l’optimisation de la distribution et la simplification du business model. Et les nouvelles possibilités technologiques, les exigences toujours plus importantes des clients, le cadre réglementaire sans cesse plus strict et l’impact disruptif de la concurrence des Fintech, compliquent encore la donne. Un contexte dynamique qui oblige à poser des règles de base de gestion de l’information et à établir des processus robustes et néanmoins flexibles pour s’adapter à l’évolution des besoins.

    Le défi des innovations de la concurrence

    C’est un fait, les nouveaux venus sur le marché viennent perturber l’organisation traditionnelle du marché bancaire, en faisant preuve de rapidité et d’agilité. Ils proposent des services financiers, novateurs et connectés, à moindre coût, tout en imposant moins de restrictions. Google et Amazon lancent des offres de prêt ; PayPal, Square et Intuit proposent des comptes de dépôt, des comptes chèques d’entreprise, des services de virement bancaire et des services aux commerçants. Face à cette concurrence, les banques traditionnelles sont poussées à reprendre l’offensive et les informations dont elles disposent peuvent s’avérer un avantage compétitif.

    L’immense valeur des informations détenues par les banques

    C’est un fait aussi, chaque banque établie est immensément riche en données. Les informations sur les transactions, les interactions avec les clients, les variations des taux de change, l’évaluation du profil de risque des investissements et tout un tas d’événements, produisent des données. Au fil des années, ce sont d’énormes quantité de données qui se sont accumulées. La plupart des banques ont mis en place un cadre solide, évolutif et réactif pour stocker et organiser ces données pour y accéder. Il est nécessaire maintenant d’y adjoindre des méthodes claires pour définir le degré de priorité des données entrantes, au regard des objectifs commerciaux et pour se conformer aux obligations réglementaires. Au vu des énormes volumes dont il est question, les banques doivent capturer ce qu’elles souhaitent analyser, archiver ce qu’elles sont tenues de conserver et bien sûr, supprimer le superflu.

    Correctement gérées, toutes ces données constituent des informations précieuses pour révéler des tendances de comportement des clients et permettre de prévoir et d’anticiper leurs futurs besoins, ou produire une nouvelle génération de produits et de services à valeur ajoutée. En revanche, mal gérée, elles peuvent induire des risques, faire manquer des opportunités, et mener la banque à être déclarée en défaut de conformité.

    Le juste équilibre entre peur des risques et circulation de l’information

    Les intenses pressions pour extraire des informations décisives de gros volumes de données, pour regagner la confiance des clients, se conformer aux nouvelles réglementations tout en se garantissant des risques, peuvent être contrariées par des règles de gestion des données trop rigides. Au cœur de tout ceci, un conflit se dessine entre la nécessité de partager les données pour en extraire des insights et l’obligation de maintenir les données en sécurité.

    Une bonne politique de gestion de l’information tournée vers l’avenir, doit favoriser, la circulation de l’information dans l’entreprise pour pouvoir y accéder et l’analyser, la responsabilisation des utilisateurs et la bonne compréhension des restrictions transfrontalières. Tout en conservant la possibilité de rendre les informations privées anonymes, si besoin. Une telle politique doit prévoir la mise en place de mesures pour identifier quelles informations sont les plus précieuses et où elles sont les plus vulnérables, de façon à ce que la banque puisse appliquer des restrictions en conséquence. Et bien sûr, les protocoles d’usage doivent être communiqués et respectés.

    Placer le client au cœur de ce que la banque entreprend

    Autre tendance phare du secteur bancaire, l’approche centrée sur le client doit placer le client ou le consommateur au cœur de tout ce que la banque entreprend. En termes de gestion de l’information, ceci passe par l’intégration de nombreux points d’interaction avec le client, y compris au format papier, en un profil unique, géré de façon centralisée et qui devra pouvoir être supprimé sur demande.

    Quand le nouveau règlement général sur la protection des données de l’UE, ou GDPR (General Data Protection Regulation), deviendra effectif en 2018, toutes les entreprises vont devoir mettre en place des mesures pour donner suite aux demandes de suppression de données personnelles, là où elles résident et dans tous les formats. De nombreuses banques éprouveraient de grandes difficultés à se conformer à une telle demande si ce règlement était appliqué aujourd’hui. Il devient donc urgent de prévoir ces possibilités dès maintenant, de les inscrire dans la politique et les pratiques de gouvernance de l’information et de vérifier leur efficacité pour éviter de devoir réagir a posteriori.

    Réduire le risque et se conformer aux nouveaux réglements

    L’environnement réglementaire des services bancaires et autres services financiers, en France, en Europe ou dans le monde, déjà strict et complexe, risque de le devenir plus encore.

    Le nouveau règlement général GDPR appelle à instaurer des règles encore plus strictes, y compris l’obligation de signaler toutes les fuites de données. Et même pour les institutions financières qui sont présentes aux Etats-Unis, la loi Dodd-Frank de 2010 sur la réforme de Wall Street et la protection des consommateurs, impose des normes de conduite aux entreprises cotées à Wall Street et de nouvelles obligations de reporting et de tenue des comptes.

    Jamais les sanctions pour défaut de conformité n’ont atteint de tels sommets et les conséquences ne sont pas que financières. Le préjudice de réputation potentiel dans un secteur où la confiance du client s’est déjà beaucoup érodée pourrait s’avérer dévastateur.

    Pour réduire le risque et se conformer aux nouveaux réglements, les règles de base de gestion de l’information doivent absolument être adoptées. Il s’agit de mettre en œuvre de meilleures pratiques de gestion des dossiers et archives, tout au long de leur cycle de vie, de leur création à leur destruction, pour se conformer systématiquement à la législation en vigueur voire future. Quant à l’objectif de l’approche centrée sur le client, il suppose de mettre en œuvre une chaîne de responsabilité stricte et sûre et des possibilités d’audit, pour responsabiliser les individus et accroître l’accès à l’information à toutes les étapes. Idéalement, cela passe par des approches soignées de gestion de la relation client, pour savoir comment traiter les données et quand les détruire selon la réglementation et les souhaits du client.

     

    La question tactique devient alors stratégique 

    Les banques sont sur un chemin balisé par la technologie, les évolutions des exigences des

    consommateurs et la complexité réglementaire. Elles doivent absolument mettre en place des règles et des processus de gestion de l’information adaptés. Pour innover et survivre, les banques ont besoin d’adopter des pratiques de gestion des données tournées vers l’avenir, de les mettre en œuvre correctement et de mesurer fréquemment leur efficacité. Et si les gestionnaires du risque et tous ceux qui se préoccupent de les atténuer n’en sont pas totalement conscients, les conseils d’administration des banques, eux, doivent comprendre que pérenniser de meilleures pratiques pour se conformer aux nouveaux réglements est une opportunité pour développer leur activité. Une question tactique devient alors stratégique.

     

     

  • Les grandes tendances qui façonneront les environnements de travail de demain

    Etude « Future Workforce Study » par Dell et Intel

    Dell publie les conclusions pour l’Europe et l’Afrique du Sud[i] de l’étude Dell et Intel Future Workforce 2016 qui identifie la façon dont les environnements de travail modernes évoluent sous l’effet de l’adoption des nouvelles technologies. Il en ressort que près de la moitié des salariés dans ces régions estiment que leur employeur n’utilise pas efficacement les dernières avancées technologiques 

    • Les salariés se disent plus heureux de travailler en dehors des bureaux
    • Les salariés sont enthousiastes à l’idée de pouvoir expérimenter la réalité augmentée (RA) et virtuelle (RV) et l’intelligence artificielle (IA) en contexte professionnel
    • Les actifs de la génération Y affirment que les technologies mises à leur disposition influencent leur choix d’un emploi. Ils seraient prêts également à tourner le dos aux emplois qui n’offrent pas un environnement numérique mature

    Pour l’édition 2016 de cette étude, réalisée par l’Institut de recherche PSB, près de 4 000 salariés à temps plein, d’entreprises de toutes tailles, ont été interrogés dans 10 pays. Bon nombre des personnes interrogées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud pensent qu’elles ne travailleront toujours pas dans un environnement intelligent (smart office) dans les cinq ans à venir. Elles ont le sentiment que la technologie déployée sur leur lieu de travail est en retard par rapport à leurs terminaux personnels vus comme des concentrés d’innovations. Maintenant que l’on sait combien l’adoption des nouvelles technologies a un impact fort sur les attentes des salariés vis-à-vis de leur employeur, les entreprises qui ne sauront pas se tenir à jour des nouvelles avancées risquent de se faire distancer par d’autres plus agiles.

    Il apparaît clairement que la technologie a une très forte incidence sur nos interactions au travail, et de nombreux salariés, jusqu’à 58% de ceux de la génération Y en France, considèrent que les entretiens en face à face seront bientôt obsolètes. Des technologies innovantes, comme celles de l’Internet des objets (IoT) et de la réalité virtuelle (RV), pourraient bien aussi devenir incontournables au bureau dans un avenir proche, et changer nos méthodes de travail et de collaboration pour gagner en efficacité.

    « Les collaborateurs au sein des entreprises sont de plus en plus nombreux à attendre de leurs employeurs qu’ils intègrent systématiquement les dernières technologies de façon sûre et transparente », déclare PJ Dwyer, vice-président, Client Solutions, Dell EMEA. « Les salariés ont compris d’eux-mêmes comment s’approprier ces nouvelles technologies pour travailler plus efficacement et ils attendent avec impatience toute avancée ou optimisation leur permettant de gagner en productivité. Les employeurs hésitants et dubitatifs doivent comprendre que c’est une formidable occasion de positionner leur entreprise en première ligne d’un environnement de travail du futur pour satisfaire leurs équipes et accompagner leur évolution. »

    Voici les principales conclusions de l’étude :

    • Au niveau régional, 38% des salariés qui travaillent en France estiment que la technologie mise à leur disposition au travail n’est pas assez intelligente (contre 44% en moyenne à l’échelle internationale). Les salariés attendent que de nouvelles technologies soient déployées dans leur entreprise pour leur permettre de travailler plus efficacement. En revanche, ils doutent que ceci devienne réalité dans les cinq prochaines années.
    • Par ses bienfaits, en termes de qualité de vie et de gains de productivité, le télétravail séduit et la technologie est le vecteur qui rend possibles ces nouvelles pratiques. Ainsi, 59% des employés français de la génération Y s’accordent à dire que la collaboration à distance et l’amélioration des technologies de communication vont rendre la communication en face-à-face obsolète. Dans l’ensemble, les employés français sont partagés sur ce point (49 % sont d’accord ; 45 % ne sont pas d’accord).
    • Les salariés sont aussi conscients que ces nouvelles modalités de travail appellent des mesures de sécurité plus strictes et une infrastructure adaptée. Les sondés en Europe et en Afrique du Sud estiment que la technologie à déployer en priorité dans l’entreprise concerne le renforcement de la sécurité.
    • Les innovations autour de la réalité virtuelle (RV) et de la réalité augmentée (RA) pourraient se matérialiser sur le lieu de travail plus tôt qu’on ne le pense, sachant que 66% des salariés en France se disent prêts à utiliser ces technologies dans un contexte professionnel. Les utilisations les plus fréquemment citées (78%) concernent la formation à de nouvelles compétences en environnement de réalité virtuelle pour résoudre certains problèmes.
    • 69% des français pensent que l’intelligence artificielle pourrait leur faciliter la tâche et 48% y voit un gain de productivité. 41% affirment que l’IoT leur permettra d’incorporer des technologies novatrices à leur espace de travail. Egalement, les français sont enclins à penser que la virtualisation 3D et la réalité virtuelle leur offriront de nouvelles alternatives, notamment sur le plan des présentations clients.
    • 69% des employés français, dont 83 % des jeunes de la génération Y, indiquent qu’ils prévoient de prendre part à l’économie du partage en 2017.
    • Pour ce qui est du recrutement et de la fidélisation des talents, la technologie compte également, surtout pour ceux de la génération Y. En effet, 79% des jeunes français déclarent que la technologie mise à leur disposition au travail rend leurs obligations professionnelles plus gérables. Ce n’est donc pas surprenant qu’une part importante d’entre eux se disent prêts à quitter leur poste s’ils estiment que la technologie que leur fournit leur employeur n’est pas conforme à leurs attentes (c’est le cas pour 50% des actifs de la génération Y en France). Les actifs de la génération Y en Europe et en Afrique du Sud (jusqu’à 86% en France) reconnaissent que la technologie déployée est un critère important à leurs yeux pour accepter ou décliner un poste dans une nouvelle entreprise.

    Citations :

    « L’étude Future Workforce souligne le décalage culturel important qui s’opère en ce moment sur la façon dont les salariés vivent leurs expériences professionnelles et leurs fortes attentes pour celles-ci », a déclaré Jon Slavet, directeur général, WeWork. » Chez nous, nos collaborateurs exigent de vivre une expérience qui permet de collaborer efficacement et de manière réfléchie, avec leurs collègues. Des start-ups aux grandes entreprises comme Dell, WeWork offre un bel espace communautaire, des services et des équipements qui encouragent la collaboration, et permet à nos équipes d’atteindre leurs objectifs ».

    « Les modifications en profondeur des environnements de travail en entreprise font penser au « Conte de deux villes » de Charles Dickens. Les entreprises qui se modernisent et misent notamment sur la mobilité sont celles qui attireront et fidéliseront les meilleurs talents, tandis que les autres généreront de la frustration au sein des équipes, lesquelles seront moins heureuses au travail et au final moins productives », déclare Bob Egan, analyste en chef et fondateur de Sepharim Research Group. « L’étude Future Workforce Study révèle que les actifs de la génération Y sont initiateurs de changements radicaux en ce qui concerne les conditions et le lieu de travail, ils utilisent volontiers plusieurs terminaux et préfèrent éviter de travailler dans les bureaux traditionnels. C’est un enjeu important pour les DSI dont on attendra qu’ils modernisent l’infrastructure, qu’ils redéfinissent le périmètre de sécurité et qu’ils élaborent des stratégies de déploiement des terminaux. »

     

  • L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ?

    « L’IoT va-t-il vraiment révolutionner le business ? »

    Par Jean François Marie, Directeur Produit, Solutions et Alliances, NetApp EMEA

    Et si l’Internet des objets était juste un terme générique pour désigner l’exploitation « à toutes fins utiles » des données générées par des machines ? Comme le bus qui communique son heure de passage à l’arrêt de bus et à mon portable, ou encore la borne du système de vélos en libre-service en bas de chez moi qui m’indique le nombre de vélos disponibles. À l’occasion de la Cloud Week Paris, qui se tiendra du 4 au 8 juillet prochain et qui aura pour thème fédérateur l’usage et la valorisation des données, NetApp revient sur l’Internet des Objets et son potentiel.

    En 2014, IDC a demandé à 400 dirigeants ce qu’était pour eux l’Internet des objets. Les réponses étaient très variées et allaient des dispositifs physiques (thermostats, voitures, systèmes de sécurité) aux défis à relever (sécurité, gestion des données ou connectivité)., Le marché global des solutions IoT va connaître une croissance considérable dans les années à venir et bondir de 1 900 milliards de dollars en 2013 à 7 100 milliards de dollars en 20201. Données confirmées par Gartner, qui estime à 4,9 milliards le nombre d’objets connectés en usage en 2015 ; chiffre qui atteindra, selon eux, les 25 milliards en 2020. Le cabinet rapporte également que le business de l’IoT pèsera plus de 300 milliards de dollars en 2020.

    L’Internet des objets touche donc des secteurs extrêmement variés. Son potentiel est immense. Sa valeur va bien au-delà du simple prix des équipements physiques requis pour son fonctionnement.

    Lorsque les « objets » commencent à parler

    L’IoT n’existe pas en tant que tel, il est intimement lié à la notion de « Big Data ». Équiper de capteurs des milliards d’objets n’a aucun sens si, par la suite, les milliards de flux de données engendrés ne peuvent pas être transmis, stockés et analysés.

    C’est là qu’intervient le Data Scientist qui va orchestrer le tout. Son rôle est essentiel, car il va identifier la valeur des quantités massives de données générées par tous ces objets. Ici réside toute l’importance de la connectivité et du stockage : à eux seuls, les petits équipements sans système de stockage disposant de peu de puissance de traitement ne sont pas vraiment efficaces. Pour valoriser les données, il faut les collecter en grand nombre de façon à avoir un échantillon représentatif et les analyser afin de découvrir comment elles s’imbriquent. Et de là, repérer les tendances et faire des prévisions.

    Le même scénario se répète dans chaque entreprise. Les dirigeants établissent une corrélation entre les données actuelles du data center et les données passées pour anticiper l’avenir et faire des prévisions.

    Mieux anticiper, c’est prendre une longueur d’avance sur la concurrence

    Les dirigeants veulent travailler autrement. Ils veulent un business qui évolue rapidement et qui s’adapte au marché. Ils veulent prendre des décisions éclairées, basées sur les données issues du Big Data. Et ils veulent créer des produits innovants qui s’appuient sur les connaissances qu’ils ont acquises du client. Leur objectif : un business model disruptif qui leur permet de réagir plus vite aux tendances du marché et de devancer la concurrence. 1 Etude IDC menée auprès de 400 dirigeants en 2014

    La solution réside dans la question que les grandes entreprises devraient se poser : « comment faire en sorte de travailler à la manière des start-ups ? » Il ne s’agit pas de prendre des décisions à la va-vite, sans fondements. Il s’agit plutôt d’adopter un business model souple qui tient compte de l’incertitude et des contraintes budgétaires. Et plus important encore, il s’agit de la manière dont l’entreprise peut promouvoir une culture axée sur l’agilité.

    Avec le Big Data, les entreprises qui réussiront ne sont pas celles qui auront un meilleur accès aux données, mais plutôt celles qui auront clairement défini leurs objectifs, les limites opérationnelles et les outils requis.

    Dans les comités de direction, on sait désormais à quel point l’infrastructure IT est importante. On veut aussi que le DSI ait davantage de leadership et contribue à façonner l’avenir. En donnant aux métiers les outils dont ils ont besoin pour gagner en productivité, l’IT peut être un acteur majeur du changement. La technologie est un levier d’innovation permanente de l’entreprise, et ce à tous les niveaux. Elle permet au business non pas de survivre, mais de prospérer.

    Savoir appréhender l’avenir n’est pas chose facile, mais la technologie est là pour aider. Avec la technologie, l’entreprise peut entrer de plain-pied dans un avenir agile, innovant et piloté par les données.