Étiquette : data

  • Comment exploiter le Big DATA et l’IA pour rester compétitif dans l’e-commerce ?

    Veille de prix et analyse concurrentielle


    Un livre blanc proposé par Octopeek 

    D’après la dernière étude réalisée par la FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) , 87% du chiffre d’affaire (CA) e-commerce n’est partagé que par 5% des 182 000 sites marchands. Ce marché se concentre de plus en plus. Ce même nombre de sites marchands centralisait 84% du marché en 2017*.

    Pour rester compétitif, il est impératif de vérifier, stocker et analyser le prix de vente public (PVP) de l’article au moment de sa mise sur le marché et proposer la meilleure promotion, dans un délai de plus en plus court.

    Dans ce contexte :

    Comment garder une bonne vision sur son positionnement par rapport à la concurrence ?

    Comment donner à un acheteur instantanément les informations nécessaires pour évaluer et renégocier les offres fournisseurs ?

    Aujourd’hui, le Big Data couplé à l’intelligence artificielle apportent une forte valeur dans un contexte ultra concurrentiel. Chez Octopeek, nous proposons un cas d’usage technologique dans le cadre de l’e-commerce et et nous y exploront l’apport de l’IA dans ce cas de figure.

  • Quand seulement 0,5% des données crées sont analysées pour de la prise de décision opérationnelle…

    Comment optimiser l’utilisation des données à travers une gestion intelligente de l’information ?

     Selon MFiles éditeur de solution intelligente de gestion de l’information

    En 2019, la quantité de toutes les données sur Terre est de 2,7 Zettabytes, ce qui équivaut à 200 milliards de films HD. Bien sûr, cet amas de données croit à une vitesse fulgurante et double tous les deux ans. A titre d’exemple, plus de 293 milliards de mails[1] sont envoyés chaque jour dans le monde. Cette multitude d’informations est impossible à suivre à l’échelle humaine.

    Pour s’attaquer à cet épineux problème, les entreprises adoptent des systèmes de gestion de l’information, pensant, à tort, que tous leurs problèmes seront alors réglés. Ces systèmes peuvent en effet créer plus de problèmes qu’ils n’en résolvent surtout quand les étagères technologiques sont réparties vers plusieurs référentiels de contenu. Et c’est souvent le cas pour les entreprises qui utilisent en moyenne trois systèmes de gestion de contenu distincts.

    Le problème provient également du fait que la moitié des informations stockées au sein de données que l’on nomme les dark data (des données cachées, non analysées et possiblement détentrices d’informations importantes). On estime d’ailleurs que seulement 0,5% des données crées sont analysées pour de la prise de décision opérationnelle. Ce grand nombre de données, en particulier celles qui ne sont pas structurées en rend son utilisation compliquée. D’ailleurs, entre 80 et 90% des données des entreprises ne sont pas structurées. Ces informations se répartissent à travers des emails, des documents ou autres notes et naviguent sans qu’on ne sache ce qu’elles abritent.

    Mais depuis l’arrivée du RGPD et d’autres règlements, il existe une forte pression auprès des entreprises pour qu’elles gèrent de manière transparente les informations qu’elles génèrent et reçoivent. Les conséquences de la non-conformité peuvent être dramatiques. Dès lors, comment gérer des données quand elles sont trop nombreuses, non structurées et stockées dans plusieurs systèmes en silo ?

    L’intelligence artificielle peut devenir un très bon allié

    Tout comme le parfum ou l’alcool qui ont besoin d’être raffinés avant d’être commercialisés, les données doivent subir le même traitement pour devenir utiles. Bien que l’IA fasse office de crainte pour beaucoup, elle s’inscrit, tout comme le machine learning, comme un atout au profit de la gestion de l’information, particulièrement pour le raffinage des données. Surtout, l’IA peut effectuer ce qu’un humain est incapable de faire, comme de trouver des liens de corrélation ou des schémas connus entre les millions de données qui transitent. Il est dès lors plus facile d’identifier des documents qui contiennent par exemple des informations personnelles et des flux en place pour mieux les gérer par la suite.

    Cependant, la recherche de modèles n’est pas la seule manière dont l’IA peut aider à automatiser la gestion de contenus.

     L’utilisation des métadonnées pour contextualiser les contenus

    Les métadonnées peuvent être utilisées pour classer les informations afin de les rendre facilement accessibles. Elles permettent d’ordonner la masse de contenus existantes et à venir. Ainsi, les salariés travaillant dans différentes divisions pourront accéder aux mêmes informations sans avoir à sans cesse créer des duplicatas et engorger la masse de données détenus et à traiter.

    Avec la suggestion automatique des métadonnées, notamment grâce à la classification des documents par sujets par exemple, les employés n’auront pas à reclasser ces informations, leur libérant ainsi du temps pour d’autres tâches à plus grande valeur ajoutée.

    L’IA ne connait pas de barrière dans sa productivité à ordonner les informations lorsque les bonnes métadonnées sont utilisées, puisqu’elle va puiser sur cette organisation pour avancer dans son travail d’analyse et permettre de s’appuyer sur cette structure pour obtenir des bénéfices dans le futur.

    Il existe donc cinq manières concrètes pour que l’application de l’IA aide dans la gestion de l’information :

    1. En transformant les informations des dark data en données gérées grâce à l’IA.
    2. En utilisant véritablement le contenu produit. Pour cela, une seule version d’un contenu doit être réalisée et être accessible par tous et sur tous les appareils.
    3. En créant des workflows de gestion documentaire autour des informations critiques de l’entreprise.
    4. En enrichissant les métadonnées avec des suggestions automatiques des métadonnées.
    5. En évitant dès que possible les erreurs humaines dans la classification des contenus.

     

     

  • Un an après le RGPD : état des lieux du taux d’opt-in sur smartphone

    Un an après le RGPD : une étude mondiale Airship présente un état des lieux du taux d’opt-in sur smartphone

    Des audiences mobiles et un volume de notifications en forte hausse sur un an, avec des taux moyens d’opt-in aux notifications toujours élevés (plus de 67% des utilisateurs dans le monde).

    Alors que le RGPD fête son premier anniversaire ce samedi, Airship, société spécialisée dans l’engagement client, dévoile les principaux résultats de son étude comparative mondiale, analysant l’état des autorisations des utilisateurs d’applications mobiles sur près de 700 millions d’individus dans le monde.

    Tandis que les départements marketing ont dû réduire les listes de clients pour se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions légales pour les canaux « traditionnels » ( l’e-mail par exemple), l’audience des applications mobiles continue de progresser, avec une hausse au niveau mondial de 16,6 % sur un an. Les entreprises envoient également plus de notifications : en moyenne 36 par utilisateur et par mois, une hausse de 18,4 % par rapport à l’année dernière ; alors que le taux moyen d’opt-in aux notifications reste élevé, supérieur à deux tiers des utilisateurs d’applications dans le monde (67 %).

    Ces chiffres varient entre les régions aux marchés plus matures et les marchés émergents en forte croissance où une grande part de la population n’utilise que le téléphone portable. Toutefois, la tendance générale à la hausse de l’utilisation et de l’acceptation des notifications par les consommateurs ne se dément pas.

    À mesure que la question de la protection des données personnelles se fait plus pressante, les consommateurs se montrent plus prudents dans le partage de leurs données de géolocalisation. Le taux moyen d’opt-in de géolocalisation a reculé de 9,3 % à 7,7 % à l’échelle mondiale. Néanmoins, dans les secteurs où le recours à la géolocalisation procure un avantage immédiat aux consommateurs, par exemple en leur permettant de trouver rapidement un restaurant ou un cinéma à proximité, les taux d’opt-in des services basés sur la géolocalisation ont considérablement augmenté.

    Sur 15 secteurs, celui du divertissement est passé du quatrième au deuxième rang pour le taux moyen d’opt-in de géolocalisation. Le secteur alimentation et boisson est entré dans le top 5 pour la première fois grâce à l’adoption croissante par la restauration rapide des services mobiles de précommande et de livraison. Ces deux secteurs, ainsi que le retail, leader traditionnel de la géolocalisation, montrent que les utilisateurs sont prêts à partager leurs données de géolocalisation lorsque cela leur donne accès à des services simples et pratiques qui améliorent leur vie quotidienne et leurs déplacements.

    Les différences entre sous-régions sont considérables, et l’usage des fonctions de géolocalisation apportant une vraie valeur ajoutée est à la fois mieux établi et en rapide développement. La région Amérique latine et Caraïbes se démarque, avec des taux moyens d’opt-in de géolocalisation qui ont plus que doublé.

    Le partage des données de géolocalisation varie également entre les systèmes d’exploitation du téléphone. Le peu d’options proposées par Android pour les autorisations de localisation force le consommateur dans un choix binaire, le nombre d’utilisateurs choisissant de refuser augmente de 35 % d’une année sur l’autre, alors qu’il baisse de près de 18 % sur iOS. Parmi les utilisateurs d’iOS qui partagent leurs données de géolocalisation, plus d’un tiers le font lorsque l’app est active, c’est-à-dire lorsqu’on l’utilise en avant-plan, une option qui vient d’être annoncée pour le prochain système d’exploitation Android Q.

    Notons que 45 % des utilisateurs d’iOS ne sont jamais invités à autoriser le partage de leurs données de géolocalisation, soit une augmentation de 14 % par rapport à l’année dernière. Si la part des entreprises demandant aux utilisateurs de partager leurs données de géolocalisation demeure stable d’une année à l’autre (82 %), la croissance du nombre d’utilisateurs qui ne sont pas sollicités signifie que les entreprises deviennent plus prudentes dans leurs demandes d’opt-in de localisation, surtout pour des usages peu valorisés par les consommateurs.

    « À une ère où les consommateurs sont de plus en plus exigeants quant aux canaux qu’ils choisissent et aux données qu’ils partagent, les notifications de type “push” continuent de prouver leur efficacité en apportant aux clients des informations précieuses au moment et au lieu précis où ils en ont besoin », explique Mike Stone, SVP marketing d’Airship. « Pour les consommateurs modernes, la qualité de l’expérience client vaut plus que toutes les campagnes publicitaires. Ces messages très contextuels, de plus en plus riches et exploitables, permettent aux marques d’établir de vraies relations en engageant et en accompagnant leurs clients de manière proactive au moment le plus signifiant »

  • Etude Eddo “Les Français et l’achat en ligne et sur smartphone”

    Baromètre Ifop lesBigBoss Eddo : les enseignements

    Lors de l’édition lesBigBoss Summer qui s’est déroulée en Grèce du 10 au 12 mai, ont été présentés,  les résultats du ​Baromètre Ifop lesBigBoss Eddo“​Les Français et l’achat en ligne et sur smartphone”​ .
    L’analyse de Fred Cavazza blogueur influent et expert reconnu en User Experience, dont les principaux enseignements sont : (​cf. Infographie et analyse en pièce jointe)

    Une utilisation d’Internet encore compliquée.

    95% des Français ont déjà rencontré des difficultés dans l’utilisation d’un site Internet,

    chiffre élevé quel que soit l’âge (plus de 90% sur l’ensemble des tranches d’âge). La promesse du digital de simplifier la vie quotidienne des utilisateurs n’apparaît pas encore complètement tenue.

    Un déficit de confiance envers les acteurs de l’Internet prégnant.

    Invités à se prononcer sur différents éléments pouvant inciter à quitter une page Internet, les Français mettent avant tout en avant :
    -« les craintes vis-à-vis de la confidentialité de leurs données personnelles » (81% ont déjà été incités à sortir de la page Internet pour cette raison, dont 39% souvent).

    -« l’utilisation de leurs données à des fins commerciales » (80% dont 41% souvent),

    Dans le prolongement, l’aspect marketing visant à cibler les consommateurs et les fidéliser est également source de méfiance. Près de 8 sur 10 ont ainsi déjà quitté une page Internet dans les situations suivantes :
    -« l’obligation de créer un compte » (85% ont déjà été incités à sortir de la page Internet pour cette raison, dont 43% « souvent »),

    -« l’apparition de pop up ou bannières » (82% dont 39%)

    Enfin, quitter Internet en raison de problèmes plus techniques comme le temps de chargement des pages a déjà pu se produire pour 83% des Français ; toutefois, ce problème davantage d’ordre technique constitue relativement moins un frein (32% rencontrant souvent ce problème).

    Lorsqu’ils utilisent Internet, les Français font principalement état de craintes liées à la sécurité de leurs données et à la fiabilité du site.
    Les Français sont relativement plus méfiants concernant leurs données personnelles et la fiabilité des sites que ce qu’ils rencontrent des difficultés d’utilisation.

    88% expliquent avoir déjà douté de la fiabilité d’un site Internet (dont 26% souvent), et 85% avoir ressenti une crainte dans l’utilisation faite de leurs données personnelles et leurs confidentialité (crainte ressentie souvent par 36%). Dans une moindre mesure, près de 7 sur 10 témoignent de difficultés techniques : pour réaliser différentes actions comme communiquer, payer en ligne, etc. (69% dont 16% souvent) et trouver des informations (73% dont 15% souvent). ​A cet égard, il est intéressant de noter que la multitude des contenus n’est pas synonyme d’une facilité à trouver une information recherchée : 73% des Français peuvent rencontrer des difficultés pour trouver LA bonne information, y compris au sein des catégories digital natives (65% des 18-24 ans partagent ce constat).

    Navigation Internet sur le smartphone : le responsive design, sources d’opportunités.

    En termes de design des sites Internet sur le smartphone, nombreux sont encore ceux qui ne sont pas suffisamment responsive. Une large majorité des Français ont déjà été gênés dans leur utilisation d’Internet sur leur mobile par la non-adaptation de la page à leur écran (60%), un scrolling fastidieux pour lire l’ensemble d’une page (60%), ou encore, dans une moindre mesure, la taille du texte affiché (58%) et des boutons d’action (51%).

    A noter également que le temps de chargement de la page constitue une gène pour près de 7 personnes sur 10 (69%).

    Dans leurs achats en ligne, les Français se montrent plus attentifs et soucieux de la fiabilité et la sécurisation des transactions ainsi que des avis laissés sur le produit acheté que vis-à-vis des dimensions plus pratiques de l’achat (conditions de renvoi, délais de livraison).

    Les avis laissés par différents types d’acteurs influencent les comportements d’achat en ligne,​ notamment ceux des autres consommateurs (74%), des médias en ligne (68%) ou des influencers ou blogueurs (62%). Par ailleurs, le manque de fiabilité perçu incite également à reporter l’achat : les difficultés à trouver des informations fiables sur le produit (71%), l’utilisation faite des données personnelles et leur confidentialité (69%), ou encore la non-sécurisation de la transaction (66%).

    A l’inverse, les dimensions plus pratiques concernant l’achat importent relativement moins​, qu’il s’agisse de la non-conformité entre les qualités réelles du produit et les photos (69%), lesconditionsderenvoiaucasoùleproduitneconvientpas(67%),lesdélaisdelivraison (66%) et la qualité graphique du site Internet (51%).

    L’expérience utilisateur en tête des sources d’information au moment de réaliser son achat en ligne.
    54% disent s’informer prioritairement grâce aux avis des consommateurs, que ce soit sur les sites d’avis en ligne (24%), sur les plateformes d’achat en ligne (23%), ou encore sur les blogs (7%). A la marge, 8% citent des articles lus dans les médias en ligne, 4% des contenus publiés sur les réseaux sociaux (photos, avis…), et 5% des vidéos réalisées par des experts ou influenceurs. A noter que cette dernière source d’information est particulièrement prisée des plus jeunes (15% chez les 18-24 ans contre 5% en moyenne).

  • Google, Facebook et la protection des données personnelles

    Google, Facebook et la protection des données personnelles

    Par Michele IMPERIALI, Product Owner chez Mega International

    L’année 2019 s’annonce déjà, et de loin, comme l’année durant laquelle la protection des données personnelles sera au centre de l’attention. Cette tendance était déjà visible en 2018 quand, fin mai, Google enregistrait un pic de recherches lié au « RGPD ». Le nombre de requêtes était même plus élevé que celles pour Beyoncé ou Kim Kardashian !

    Presque un an après la mise en application du RGPD, les scandales au sujet de la protection des données sont au cœur de l’actualité. Par exemple, en France, Google a écopé d’une sanction financière de 50 millions d’euros infligée par la CNIL.

    Facebook a quant à lui attiré l’attention suite à l’annonce d’une possible fusion des plateformes de messagerie Facebook Messenger, WhatsApp et Instagram.

    La question se pose donc de savoir comment peut-on garder le contrôle sur nos données personnelles ? Les plus sceptiques diront qu’il faudra tôt ou tard abandonner le droit à la vie privée. Mais, dans le même temps, la CNIL a enregistré un nombre croissant de plaintes, ce qui démontre que les utilisateurs exercent de plus en plus leur droit au contrôle de leurs données personnelles.

    Alors que l’information est au cœur de la stratégie des entreprises, ces dernières ont tout intérêt à décider rapidement quels sont leurs objectifs en termes de protection des données et quel message elles souhaitent envoyer à leurs clients pour se différencier et en retirer un réel avantage compétitif.

    Une étude menée par l’institut Forrester a révélé que 2019 serait l’année des investissements dans les logiciels permettant de répondre aux enjeux liés à la protection des données. Cela permettra d’assurer aux entreprises un meilleur contrôle sur la collecte, le traitement et l’utilisation des données.

    Cette tendance témoigne d’une prise de conscience de l’écosystème. Le marché n’est plus disposé à accepter le manque de transparence et l’emploi abusif des données personnelles des utilisateurs. Au regard des investissements considérables qu’ils ont effectués ces derniers mois, Facebook et Google en ont bien conscience. Mais la situation est assez ironique quand on se souvient de Mark Zuckerberg qui, dans une interview de 2010, annonçait que la vie privée était morte !

    Depuis quelques années, il est devenu évident que les entreprises ne peuvent plus continuer à mettre de côté la question de la protection des données. Une telle attitude représenterait une énorme menace pour leur business. C’est pourquoi Facebook, dès l’annonce de la fusion des services de messagerie, s’est empressée d’assurer que celle-ci se ferait en respectant à la lettre le RGPD.

    Ce qui est certain, c’est que les autorités européennes de surveillance garderont un œil attentif sur cette opération. Facebook ne peut plus se permettre de scandale tel que celui engendré par Cambridge Analytica. Pour les utilisateurs en revanche, il n’y a qu’une chose à faire : attendre de voir ce qui se passera !

  • Privacy Protection – Pact : un nouveau label pour les professionnels engagés dans la protection des données personnelles

    Le Sncd met en place un label à destination des professionnel engagés dans le respect et la protection des données personnelles

    Le Sncd lance officiellement son label professionnel, le Privacy Protection – Pact. Ce label permet à chaque organisation qui le revendique de mettre en avant son engagement pour la protection des données personnelles. En outre, il vise à instaurer un réseau de confiance entre les donneurs d’ordre et les sous-traitants quant à leurs engagements de conformité des traitements de la data. Ce label est ouvert à tous les organismes, privés et publics, soucieux de la donnée personnelle. 

    « En proposant le Privacy Protection – Pact comme label professionnel nous répondons à une très forte demande de nos adhérents soucieux de fluidifier la relation avec les donneurs d’ordre et sous-traitants », entame Bruno Florence, Président du Sncd. « Nous souhaitons aussi aider toutes les entreprises à revendiquer, à mettre en avant les bonnes pratiques et à affirmer l’importance de leur engagement en tant qu’intermédiaire de la data », poursuit Nathalie Phan Place, Secrétaire Général du Sncd.  

    Dont acte. L’obtention du label repose sur un engagement de bonnes pratiques concernant huit thématiques (politique de protection des données et droits des personnes, nomination d’un DPO ou d’un référent data, traçabilité des traitements, politique de sécurité, relations responsable de traitement et sous-traitant, localisation des données personnelles, tests et mises à jour des processus, formation et veille continue) toutes intégrées dans un questionnaire. Un score est attribué par réponse et catégorie. Dans l’hypothèse où le score est en deçà des attentes, l’entreprise pourra répondre une seconde fois au questionnaire en respectant un délai de 30 jours. Cela permet « d’apporter à nos membres des conseils sur les points à améliorer s’ils en éprouvent le besoin », explique Bruno Florence.  

    Pour Nathalie Phan Place, ce questionnaire déjà déployé auprès de certains membres du Sncd, apporte de nombreux bénéfices puisqu’ « au-delà de la valorisation des acteurs, on se rend compte que cette démarche va vraiment aider les acteurs à améliorer les process, les renforcer. Ils devront réexaminer tous les dispositifs mis en œuvre pour leur conformité, et notre questionnaire peut les sensibiliser à des points qu’ils n’avaient pas identifiés comme majeur. » Le questionnaire s’étend également sur un des enjeux majeurs de la protection des données personnelles, les questions de sécurité. La Secrétaire Général du Sncd souligne que « certains aspects ne sont pas obligatoires, mais le fait que nous les citions peut leur donner des idées. Nos membres étaient déjà très en avance sur le domaine de la sécurité, car c’est leur cœur de métier, mais il faut rappeler qu’une grande majorité des sanctions de la CNIL portent à ce jour sur des failles de sécurité. » 

    Faciliter la relation entre parties prenantes 

    Comme le rappelle Bruno Florence, les bénéfices à être labellisés sont certes internes, en clarifiant les bonnes pratiques procédurales de la protection des données personnelles, mais aussi externes : « Souvent les donneurs d’ordre envoient un long questionnaire au prestataire pour vérifier la conformité de l’entreprises au RGPD. En contribuant à apporter les garanties nécessaires, le label fera économiser un temps précieux aux entreprises en leur évitant d’avoir à répondre une nouvelle fois d’une part, et permettra aussi d’autre part de tisser un réseau de confiance entre les acteurs, qu’ils soient donneurs d’ordre ou sous-traitants. » 

    En creux, un des objectifs assignés au Privacy Protection – Pact est aussi son adoption par des organismes tiers confirme Nathalie Phan Place, « Si nous l’avons imaginé pour répondre aux besoins de nos adhérents, nous avons aussi constaté un besoin beaucoup plus étendu. De fait, nous avons conçu ce label de manière ouverte sans le logo du Sncd pour que d’autres entreprises, syndicats ou organisations puissent se l’approprier. »  Des organismes qui, une fois labellisés, sont listés dans l’annuaire des labellisés. Cette démarche est aussi un moyen pour s’assurer que l’approche vertueuse adoptée par les membres du Sncd, engagés à respecter le code de déontologie du syndicat, soit étendue à toute la chaîne de valeur. 

    Un non-respect sanctionné  

     Utiliser le label revient à s’engager au respect des conditions d’usage. En cas de défaut, le contrevenant peut s’exposer à des poursuites. « Il y a plusieurs approches juridiques possibles, rappelle Nathalie Phan Place. Et c’est sur ce point que nous nous positionnons. En contrepartie de la facilité d’accès au label, nous nous sommes donnés la possibilité de demander des éléments supplémentaires de vérification. » Grâce à cette facilité d’accès, le Sncd limite aussi l’engagement financier pour l’obtention du label. Pour les adhérents, le label 2019 est offert sous conditions, il est proposé à 950 € H.T pour les non-adhérents.   

    « La protection des données personnelles est un standard incontournable pour les entreprises de la DATA »

     In fine, l’objectif du Privacy Protection – Pact est bien pour le Sncd de faire progresser les entreprises dans leurs pratiques, en particulier sur la sécurité des données et la meilleure façon de les protéger. « Chacun prend conscience que l’on ne peut pas faire n’importe quoi avec les données », constate Nathalie Phan Place. Au-delà, la création de ce label est aussi une occasion de rassembler les différentes organisations de la Data Marketing Industrie, « A ce jour les cloisons entre syndicats tombent, car la donnée adressée envahit le monde publicitaire et cela se reflétera dans l’avenir. La protection des données personnelles est un standard incontournable pour les entreprises de la DATA et ce label est très ouvert », conclut Bruno Florence.  

    Pour en savoir plus :

     Le site du Privacy Protection – Pact :  www.privacyprotection-pact.org 

     

     

     

     

     

  • Sécurité des données personnelles et contenus pornographiques …

    110 000 identifiants d’accès à du contenu pornographique dérobés en 2018

    En un an, le nombre d’utilisateurs attaqués par des logiciels malveillants conçus pour voler leurs données de connexion à des sites Web pour adultes a plus que doublé, passant de 50 000 en 2017 à 110 000 en 2018. Au total, ce sont plus de 850 000 attaques qui ont été détectées. Cette hausse s’est accompagnée d’une augmentation des offres de vente de données dérobées, sur les marchés du dark Web et d’une diversification des familles de programmes nuisibles à l’origine des attaques.

    S’il est de notoriété publique que la pornographie constitue un bon appât pour attirer les utilisateurs dans les mailles d’un site malveillant ou d’une manœuvre frauduleuse, c’est désormais le contenu adulte lui-même qui est ciblé. Notre nouveau rapport montre en effet que la pornographie, et plus précisément les comptes premium des sites concernés (qui donnent accès à des contenus exclusifs), attire de plus en plus l’attention des escrocs.

    Une reproduction à l’identique des contenus pour adultes dans des sites pirates

    Pour voler les données d’identification reliées à ces comptes premium, les cybercriminels distribuent des programmes malveillants via des « botnets ». Dans le cas de ces menaces de vol, les botnets sont généralement constitués de versions connues de chevaux de Troie bancaires reconvertis pour attaquer les utilisateurs de sites pour adultes. Ils fonctionnent en interceptant le trafic de données de leurs victimes et en les redirigeant vers de fausses pages qui reproduisent à l’identique le site pour adulte qu’elles souhaitaient consulter et capturent leurs données lorsqu’elles tentent de se connecter à leur compte premium. Cette approche est de plus en plus répandue chez les cybercriminels et aboutit la plupart du temps à la divulgation, et à l’abus, des informations personnelles. En outre, les victimes peuvent se voir priver l’accès à leur propre compte, dont l’abonnement s’élève parfois jusqu’à 140€ par an.

    Selon les chercheurs de Kaspersky Lab, l’augmentation du nombre d’attaques par ces malwares est en adéquation avec l’intensification de leur productivité. De fait, le nombre d’attaques liées à un contenu pornographique a presque triplé : de 307 868 en 2017, il est passé à 850 000 en 2018 – une accélération qui pourrait s’expliquer par l’augmentation du nombre de familles de malwares distribués par les botnets ciblant les identifiants de compte premium. Des données volées, en vente sur le DarkWeb

    Cette progression dans les attaques s’est aussi accompagnée d’une augmentation du nombre d’identifiants volés en vente sur les marchés du dark Web : en 2018, le nombre d’offres uniques de vente d’identifiants d’accès à des comptes premium de sites pornographiques a dépassé les 10 000, contre moitié moins en 2017. Toutefois, leur prix est resté stable, entre 4 et 9€ par compte.

    « Les identifiants d’accès au contenu premium de sites pornographiques ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus évident à voler. Cependant, l’augmentation du nombre d’offres de vente sur le dark Web et l’intensification des opérations de distribution de malwares tendent à montrer que cette activité illégale est bel et bien rentable et recherchée. Les utilisateurs de sites Web pour adultes doivent garder à l’esprit le fait que ces programmes malveillants peuvent rester longtemps inaperçus dans leur système, sans même les déconnecter pour ne pas éveiller leurs soupçons, épiant leurs actions privées et laissant la porte ouverte à d’autres criminels. Même les utilisateurs qui visitent les sites concernés sans disposer d’un compte premium pourraient courir le danger de voir leurs données privées exposées »,résume Oleg Kupreev, chercheur en sécurité chez Kaspersky Lab.

    Pornhub, site de plus en plus copié par des pages web de phishing

    Parallèlement à cette tendance notoire, nos experts ont également constaté entre le Q4 2017 et Q4 2018 un décuplement des attaques en provenance de pages Web de phishing reproduisant l’un des plus grands sites pornographiques au contenu gratuit : Porhub

    Dans l’ensemble, 38 305 tentatives de consultation de ces pages ont ainsi été recensées, dont 37 144 consultations de répliques malveillantes de Pornhub et seulement 1 161 pour YouPorn, xHamster et XVideos réunis.

    Interrogé sur la question, le site Pornhub a déclaré :

    « Aussi élevé que semble ce chiffre, il convient de souligner que par rapport au nombre de visites (33,5 milliards en 2018), le nombre de tentatives de phishing reste minime (moins de 0,0001 %). Ce taux très bas s’explique par le fait que Pornhub suit activement ces sites frauduleux et les fait retirer, en plus de proposer une authentification à deux facteurs lors de la connexion à ses comptes.

    Pour vous prémunir d’une attaque de phishing provenant d’un site miroir de pornhub.com:

    •         Ne cliquez pas sur les liens malveillants de phishing qui peuvent se trouver dans vos e-mails : nous n’envoyons jamais d’e-mails non sollicités ou de messages texte demandant des informations confidentielles (mot de passe, etc.) ;

    •         En cas de doute, visitez pornhub.com au lieu de cliquer sur un lien, notamment dans un e-mail ;

    •         Vérifiez systématiquement que le nom de domaine est bien pornhub.com ;

    •         Vérifiez systématiquement que votre connexion est sécurisée (HTTPS) et que le certificat est valide ;

    •         Communiquez toute activité suspicieuse à security@pornhub.com. »

    Le rapport de Kaspersky Lab met également en lumière les conclusions suivantes :

    • La recherche de contenu pornographique en ligne est devenue plus sûre : en 2018, 650 000 utilisateurs ont fait face à des attaques lancées depuis des ressources en ligne, soit une baisse de 36 % par rapport à 2017, qui avait enregistré un million d’attaques.
    • Les cybercriminels utilisent activement des requêtes très populaires (comme « porn star » ou « porno HD ») pour rediriger les utilisateurs vers les malwares dans les résultats de recherche. Au total, 87 227 utilisateurs uniques ont été victimes de tels programmes en 2018.
    • Nous avons identifié une grande diversité dans les échantillons de malwares déguisés en contenu pour adultes, à savoir 642 familles et 57 types de menaces PC.
    • 89 % des fichiers infectés et déguisés en contenu pornographique sur les appareils Android sont de type AdWare (logiciel publicitaire).

      Pour diminuer les risques, Kaspersky recommande aux utilisateurs de :

      • Porter une attention particulière à l’authenticité des sites Web. Ne pas visiter les sites Web sans s’assurer qu’ils sont légitimes et que leur adresse commence par « https », surtout lorsque des identifiants sont demandés.
      • Disposer d’une carte et d’un compte bancaires séparés, peu approvisionnés et uniquement dédiés à l’activation du compte premium et à la prolongation de l’abonnement. En cas de vol de coordonnées bancaires, ils éviteront ainsi d’importantes pertes financières.
      • Les entreprises peuvent aussi limiter l’accès aux sites Web qui ne respectent pas leur politique – dont les sites pornographiques –, en recourant à une solution dédiée à la sécurité des postes de travail, par exemple Kaspersky Endpoint Security for Business. Outre des modules anti-spam et anti-phishing, celle-ci doit comporter des contrôles des applications et du Web ainsi qu’une protection contre les menaces du Web qui soit en mesure de détecter les adresses de sites malicieux ou de phishing et d’en bloquer l’accès.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • LE GUIDE DU BIG DATA ÉDITION 2018 – 2019

    LE GUIDE DU BIG DATA ÉDITION 2018 – 2019

    L’édition anniversaire qui célèbre les 10 ans d’une révolution

    Très attendu comme chaque année, le congrès Big Data Paris 2019 se tiendra au Palais des Congrès, les 11 et 12 mars prochains. Pour vivre pleinement cet événement majeur qui rassemble les acteurs emblématiques de la sphère tech et de la data, le Guide du Big Data est l’outil indispensable à se procurer au préalable. Bien plus qu’un annuaire des entreprises qui comptent dans ce secteur, ce document retrace, explore et commente l’actualité du Big Data. L’édito de cette édition anniversaire célèbre 10 ans d’un concept qui a révolutionné l’économie. Mais sans s’attarder sur le passé, le guide projette son lecteur dans le monde de demain, au travers des analyses, focus techno et interviews de ceux qui font aujourd’hui le Big Data.

    10 ans après sa naissance, les enjeux autour du Big Data ont changé mais sont toujours aussi grands. Le Guide du Big Data 2018/2019 aborde tous les sujets pour mieux dresser les perspectives qui s’offrent aujourd’hui aux acteurs du secteur et identifier les stratégies à mener. Cas d’usages, analyses et réflexions ponctuent ainsi sa première partie : interviews croisées sur le nouvel âge d’or de l’Intelligence Artificielle, réflexion autour de la donnée et du citoyen, de la gouvernance, des nouveaux visages de l’entreprise (CDO, CAO, DPO), de la Blockchain ou encore du Cloud comme accélérateur de la généralisation du Big Data.

    Le Guide apporte des réponses aux questions que tout le monde se pose : comment sortir le Big Data des secteurs historiquement et culturellement data-centric comme les télécoms et les utilities ? Comment aider les projets industriels à passer du stade de POC (Proof of Concept) à l’industrialisation ? Comment donner envie aux entreprises de taille intermédiaire d’adopter une approche Big Data ? L’avenir de la Data est-elle dans le Edge Computing, le stream ou le fast data, là où la donnée se fait plus small et moins big ? Et l’IA dans tout ça : comment prolonge-t-elle les perspectives ouvertes par le Big Data ?

     

  • La data intelligence au service des métiers

    La data intelligence, le maillon fort de l’expérience client et utilisateur

    Par Laurent Stoica, Head of CX Volume Sales South Europe chez Oracle CX

     L’expérience client (CX) et utilisateur (UX) est aujourd’hui un sujet clé pour l’ensemble des entreprises. Ces dernières investissent ainsi des ressources conséquentes pour s’appuyer sur des dispositifs éprouvés leur permettant de moderniser leurs approches traditionnelles et de se démarquer de la concurrence en offrant toujours plus : de qualité, de service, de personnalisation, etc. Dans ce contexte, nous observons que tous ces projets disposent d’un point commun : les données. Cet « or numérique » (on a coutume de dire que la data est « le nouvel or noir ») est en effet un élément central pour opérer sa transformation digitale et enrichir l’expérience proposée aux utilisateurs. A condition de savoir l’analyser et l’exploiter de façon intelligente ; raison pour laquelle on parle de « data intelligence ». Voyons quelques-uns des cas d’usage concrets les plus fréquemment rencontrés en entreprise.

    L’Intelligence Artificielle (IA) appliquée au marketing 

    L’idée est, pour une entreprise, de créer de la valeur à partir de la data, pour offrir un support encore meilleur à ses clients ou alimenter en leads qualifiés ses équipes commerciales. Pour ce faire, une analyse minutieuse des flux digitaux échangés et envoyés par les clients, prospects et utilisateurs est nécessaire. Nous pouvons alors évoquer la notion de « machine scoring ». Les données sont alors échangées et transmises aux équipes de télémarketing et commerciales qui prennent le relai, répondent aux demandes et identifient de nouvelles opportunités. Les bénéfices retirés de l’exploitation de ces données et l’expérience proposée sont ainsi optimisés tant auprès des clients que des collaborateurs.

    L’Industrie 4.0 et la maintenance prédictive

    L’approche de la data intelligence s’applique ici à l’expérience utilisateur, et plus précisément à celle proposée aux équipes de maintenance qui doivent intervenir sur les équipements industriels. Ainsi, les capteurs qui sont installés sur le matériel envoient des données grâce au Edge computing ou à l’Internet des Objets (IoT), et permettent de constater et d’anticiper les pannes, d’analyser les usures prématurées et donc d’œuvrer préventivement pour ne pas bloquer la chaine de production. Il est alors possible de mobiliser les bons agents pour intervenir, de simplifier leur travail et de leur offrir une expérience unique grâce à une analyse précise des données recueillies sur les équipements.

    E-commerce : pour une meilleure expérience d’achat

    Pour le commerce en ligne, la data intelligence est utilisée dans une logique de machine learning (ML). Il est alors possible d’en apprendre plus sur le comportement de l’internaute en analysant de nombreuses données : historique, ancienneté, navigation réalisée, centres d’intérêt… L’internaute peut ainsi être accompagné pas à pas dans sa recherche, être conseillé et orienté de façon opportune et pertinente. La data constitue ici un réel différenciateur pour les e-commerçants qui peuvent renforcer leurs parts de marché pour, in fine, faire la différence sur un secteur ultra concurrentiel.

    Ces différents cas d’usage mettent clairement en évidence que les données sont le moteur d’une expérience utilisateur nettement améliorée. L’investissement dans la recueil et l’analyse des données s’avère donc être une priorité stratégique pour les entreprises qui souhaitent améliorer leurs processus de gestion, se distinguer durablement et soutenir efficacement leur plan de croissance. Autant de thèmes qui seront abordés lors du prochain MCX Paris.

     

     

     

     

  • Quelles seront les grandes tendances en matière de marketing et de la data pour 2019 ?

    Quelles seront les grandes tendances
    en matière de marketing et de la data pour 2019 ?

     Didier Farge, Président de Conexance livre les 6 tendances clés du marketing qui se profilent maintenant et se renforceront en 2019.

    1- RGPD et privacy Acte II :

    L’année 1 de l’application du RGPD a mis la protection des données dans toutes les conversations des marketeurs et ce ne sera pas terminé en 2019 au contraire !

    Les enseignes ont à peu près toutes mis en place leur DPO et revisité leur processus avec une réalité : la prise de conscience de l’importance de la donnée personnelle et de son usage. Cependant, seules 35 à 40 % des entreprises d’entre elles s’estiment en conformité. Et cette proportion est bien moindre parmi les PME.

    Dans ce contexte, des budgets importants seront alloués encore en 2019 avec notamment le recrutement en interne de compétences uniquement dédiés à ce sujet. Ces budgets  et une certaine réserve des investisseurs vont entrainer des freins d’investissement et des baisses d’activité dans le marketing direct qui ont été observés en 2018 notamment dans les phases de signature d’avenants et qui se feront encore sentir en 2019. Souhaitons que l’année 2 du RGPD ne voit pas le renforcement du déséquilibre entre l’usage des données à environnement logué au détriment des données utilisées par les prestataires locaux.

    2- Concentration des forces en Data et analytics

    Les data et l’analytique restent le sujet principal de préoccupation des marketers :

    40% d’entre eux indiquent que l’utilisation de l’analyse des data est une priorité pour cette année selon le cabinet Forrester. Ce thème est récurrent et repris notamment dans les dernières conférences du CES 2019 à Las Vegas .

    2018, a vu le rapprochement de sociétés qui analysent les données telles que Soft Computing par Publicis, ou encore Axciom par Inter public, ces rapprochements montrent la nécessité des groupes de communication à intégrer cette compétence dans leur business.

    De fait, les data scientist ont encore la vie belle : la recherche des compétences en la matière est encore un problème pour une entreprise sur deux et une préoccupation constante des grands groupes.

    3- L’IA omniprésente

    2019 , l’IA devient l’affaire du CEO et du marketeur autant que du data scientist, chacun a compris qu’elle est l’une des clés majeures de l’expérience client.

    L’intelligence artificielle est mobilisatrice et marque une façon de penser et d’envisager le futur. Ainsi Google, après avoir été la search company, puis la mobile first company, se veut aujourd’hui l’IA first company.
    Facebook double ses investissements dans son laboratoire IA parisien. Les plateformes d’intégration de l’IA permettront dès 2019:

    • de repositionner les marketeurs sur la brand stratégie leur véritable
    • d’agir sur des insights pour avoir des contenus personnalisés
    • de développer des campagnes ciblées et du real time bidding sur les campagnes digitales totalement automatisées : AI and predictive analytics
    • d’automatiser les tâches notamment concernant les recommandations produits à travers les plateformes de marketing automation

    4- L’émergence des plateformes de machine learning

    Eles permettent de détecter le churn, la fraude, les risques, et de mieux comprendre le CRM des clients, de les segmenter , surtout lorsque les algorithmes sont associés à de la data. Avec les plateformes de machine learning, les responsables marketing peuvent améliorer les performances en acquisition fidélisation « lifetime value » tout en réduisant les coûts. Des plateformes telles que : Tinyclues en service, Anaconda , Dataiku ou encore My Model développé par Conexance /Wunderman Data, permettent aujourd’hui d’utiliser et optimiser son CRM en mode service : «  modelling as a service (MAAS)

    5- Le cloud hybride pour tous

    Toutes les entreprises doivent-elles passer au cloud, tout de suite ? Pas forcément, mais il faut s’attendre à une migration continue. La data qui y est déjà omniprésente et son utilisation incontournable.

    6- L’intégration des données de sources différentes reste un enjeu majeur

    «  En 2019, les marketers devront être en mesure de combiner les données de l’entreprise (ce que vous savez) avec les données social media (ce qui va se produire) déclare Steve Dodd de Socialgist . A cela, j’ajouterais aussi les données Média, à savoir : « comment adresser mes clients et leur jumeaux statistiques en Média ». Naturellement, cette opportunité révèle un défi majeur pour de nombreux marketers : les données étant encore en silos et le CRM (Customer Relationship Management ) ne parlent pas encore au PRM (Prospect Relationship Management)

    Les nouvelles offres intégrant tl’insight client et l’activation Média de type « Kitchen » de Wunderman montrent que les acteurs se structurent sur le sujet.

    Pour conclure, 2019 sera selon moi, l’année de la confiance entre le client et son enseigne. La confiance implique la protection et l’utilisation des données pour une relation personnalisée et plus intime mais qui n’exclut pas le contrôle.
    La confiance est une valeur forte revendiquée en 2019 par les groupes de communication et les plateformes de technologies

    A propos de Conexance
    Leader en bases de données mutualisées, Conexance permet aux enseignes du commerce de mieux connaître leurs propres clients et de cibler leurs meilleurs prospects à partir de leurs actes d’achats avérés.Grâce à l’utilisation de modèles prédictifs et de machine learning, en mode service ou en mode plateforme avec My Model, Conexance retrouve les jumeaux statistiques de vos clients et vous permet de les contacter par tous les canaux. La meilleure approche pour cibler vos futurs clients.
    Conexance agit dans le respect de la réglementation RGPD conformément aux engagements de ses partenaires envers leurs propres clients.
    Conexance fait partie de Wunderman Thompson Data . Groupe WPP depuis 2016.