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  • Le baromètre des expertises du numérique

    Tensions sur les talents, défis d’innovation, évolution des compétences et enjeux d’inclusion…
    Etat des lieux des expertises du numériques

    Dans un contexte de généralisation de l’IA, de forte pression sur les recrutements et d’organisations du travail hybrides, Inop’s, néo-ESN du groupe Freelance.com, publie la 2e édition de son Baromètre des expertises du numérique.

    Réalisée auprès de 166 acteurs du digital – Mydral, PGT group, Wimbee, Globalis et Solstice, etc. – l’étude révèle les grandes dynamiques du secteur : tensions sur les talents, défis d’innovation, évolution des compétences et enjeux d’inclusion. Un état des lieux clé, avec des leviers concrets pour accompagner ces transformations.

    Premier constat : les entreprises du numérique restent globalement en croissance, mais évoluent sur un terrain de plus en plus instable. En 2019, 70 % d’entre elles affichaient une croissance, contre seulement 46,4 % en novembre/décembre 2024. Si le secteur demeure porteur et les variations modérées par rapport à la première édition du baromètre, ce ralentissement interpelle, témoignant d’un contexte économique plus tendu et incertain.

    « La transformation numérique s’accélère avec l’essor de l’intelligence artificielle, dans un contexte économique incertain. Les entreprises doivent repenser leur façon de sourcer et d’organiser les compétences. Il ne s’agit plus d’opposer internalisation et externalisation, mais de bâtir un écosystème agile et hybride, capable d’accompagner les DSI dans leurs défis d’innovation et de performance. Ce baromètre reflète ces évolutions et offre une cartographie précieuse pour anticiper l’avenir. » Anthony Berges, Directeur d’Inop’s.

    Quatre grands axes à la loupe et les pistes concrètes d’Inop’s

    Recrutement, inflation des salaires et guerre des talents : les lignes de fracture se creusent

    En 2019, 66 % des ESN déclaraient manquer de talents pour soutenir leur croissance. En 2024, elles sont 71 % dans ce cas. La montée en puissance de domaines comme la cybersécurité, l’IA ou le développement logiciel, conjuguée à une obsolescence rapide des technologies, creuse l’écart entre besoins et formations disponibles. À cette pénurie s’ajoute une inflation marquée des salaires et des TJM, qui renforce la compétition entre acteurs. Dans ce contexte sous tension, quels leviers Inop’s identifie-t-il pour élargir le vivier des talents ?

     Innovation numérique : entre ambition affichée et usage limité

    Malgré des perspectives économiques incertaines, 96 % des entreprises interrogées continuent à recruter. Mais l’innovation est-elle encore un choix, ou devient-elle une nécessité ? En parallèle, l’IA est perçue comme un levier majeur mais son intégration reste limitée : 24 % des répondants ne l’utilisent pas du tout, un chiffre qui grimpe à 78 % dans les structures de moins de 50 salariés. Quels freins persistent ? Quelles compétences IA privilégier ?

    Les expertises de demain : IA, cybersécurité et data en tête

    Cybersécurité, data, IA : ce trio s’impose dans les priorités de recrutement à horizon 2025. Mais les tensions sont vives : 47 % des entreprises du numérique affirment ne pas réussir à combler la totalité des besoins.

    Parmi les expertises les plus recherchées, le cloud/DevOps et l’IA/Data arrivent en tête (49 %), suivis de près par le management de projets (45 %) et le développement, test et intégration (43 %). Dans ce marché morcelé, où les profils pointus se font rares, comment rester à la page ? Entre besoin de spécialisation et exigence d’agilité, les ESN doivent repenser leurs stratégies pour attirer — et surtout retenir — les compétences clés de demain.

     

    Mixité : une ambition encore trop théorique

    Malgré les engagements affichés, la mixité reste loin d’être une réalité concrète. Sur le terrain, les chiffres stagnent : les femmes représentent à peine 24 % des effectifs du numérique en France (INSEE, 2025), 17 % des métiers des TIC (UE, 2021) et seulement 12 % des chercheurs en IA dans le monde (UNESCO). Elles ne sont que 26 % à siéger dans les COMEX. Dans un secteur en tension, où chaque talent compte, la mixité devrait être un levier stratégique de compétitivité.


    Comment faire en sorte qu’elle ne reste pas un vœu pieux, mais devienne une priorité opérationnelle ?

  • De quels compétences et outils les marketeurs ont-ils besoin pour se démarquer en 2025 ?

    Les défis des marketeurs en 2025 :
    compréhension des clients et exploitation des données en tête

    Dans un univers qui nécessite une adaptation constante, comment comprendre les clients, exploiter les données pour y arriver ?
    Quels sont les obstacles qu’ils rencontrent et les outils qu’ils utilisent ?
    Stratégie à mettre en œuvre, compétences à acquérir… quelles sont leurs priorités cette année ?

    Brandwatch a interrogé 1 378 marketeurs à travers le monde pour en savoir plus sur leurs approches et leurs projets ainsi que leurs défis en 2025.

    Les enseignements 2024

    En 2024, les marketeurs ont eu à faire face à plusieurs défis.
    Parmi les plus importants, 63 % d’entre eux ont cité les problèmes de saturation de l’audience et de qualité du contenu, avec des consommateurs plus enclins à se tourner vers du contenu partagé par leurs pairs plutôt que vers le contenu directement fourni par les marques.
    Venaient ensuite pour 51% des répondants, l’incertitude économique et les budgets limités ainsi qu’une difficulté à mesurer le retour sur investissement (ROI) de leurs campagnes. Enfin, 39% des marketeurs ont du mal à trouver un équilibre entre intelligence artificielle et humaine.
    Problème qui est exacerbé par une demande croissante d’authenticité de la marque de la part des consommateurs.

    2025 : le défi de la compréhension des clients et de l’exploitation des données 

    79% des marketeurs sont d’accord pour dire que l’analyse et l’interprétation des données seront des compétences importantes à acquérir par les équipes marketing en 2025 afin de pouvoir comprendre les consommateurs.

    Mais pour ce faire, les marketeurs sont confrontés à des obstacles et estiment que ce qui les empêche de mieux comprendre les clients, les prospects et les publics est, pour :

    – 56%, un manque de données de qualité

    – 46%, des données fragmentées

    – 44%, une évolution rapide du comportement des consommateurs

    – 42%, une cartographie du parcours incomplète

    Ces difficultés peuvent s’expliquer, notamment par le manque d’accès aux outils appropriés ou la complexité de mise en place d’actions marketing multicanales.
    Mais également par le fait que, des plateformes de réseaux sociaux aux systèmes CRM distincts, les marketeurs disposent désormais de dizaines de sources de données différentes pour collecter des informations sur les consommateurs. Et bien que ce soit positif, cela signifie également que les données peuvent être difficiles à suivre.

    Sites web et applications : première source de collecte de données

    Selon l’enquête, les marketeurs utilisent différents canaux pour collecter leurs données :

    – 69%, via des analyses de sites Web et d’applications

    – 66%, via des enquêtes et des questionnaires

    – 64%, via les commentaires et avis clients

    – 62%, via le social listening ou la recherche sur les consommateurs

    Les outils analytiques : première ressource pour réussir une campagne marketing

    Avec les outils appropriés, les marketeurs, peuvent surmonter les difficultés à comprendre les données ou mettre en œuvre des changements efficaces.

    Pour réussir leurs campagnes, les marketeurs privilégient à :

    – 79%, des outils analytiques

    – 60%, des outils de création et de gestion de contenu

    – 59%, des outils de gestion des réseaux sociaux

    – 52%, des outils de recherches sur les consommateurs et de social listening

    Stratégie, données et compétences : focus sur les priorités 2025

    Si l’analyse et l’interprétation des données sont essentielles au succès des actions marketing, les marketeurs mettent au cœur de leurs priorités l’optimisation de leur traitement, mais également la stratégie, et l’amélioration de leurs compétences.

     Analyser la stratégie

    70% des équipes marketing ont pour objectif de mettre en place une planification stratégique dans l’année à venir et 79% des marketeurs pensent que la stratégie est une compétence importante à avoir au sein des équipes en 2025.

    Optimiser le traitement de données

    Les campagnes multicanales et les enjeux en matière de confidentialité des données entraînent une plus grande fragmentation de celles-ci. De ce fait, le traitement des données peut s’avérer délicat et entraîne un grand nombre de tâches administratives : 26% des marketeurs y passent plus d’un quart de leur temps.

    Améliorer les compétences

    Dans les compétences à développer en 2025, on retrouve bien évidemment celles ayant trait aux données, notamment à leur analyse et interprétation (cité par 79 % des marketeurs) et celles relatives à la stratégie (78 %), mais également celles liées à la création de contenu et au storytelling (78 %). Avec l’arrivée de nouvelles plateformes, la maîtrise des réseaux sociaux s’avère cruciale (61 % des marketeurs). En bas du classement on trouve ex æquo à 53 %, la gestion de projet, le management et la gestion et enfin la mesure et l’optimisation du ROI.

    Pour obtenir le rapport complet c’est ici 

  • Comment l’IA améliore la veille stratégique

    Quand l’IA générative transforme la veille :
    de l’analyse enrichie à l’anticipation stratégique

    Selon Arnaud Marquant, Directeur des opérations chez KB Crawl SAS

    L’intelligence artificielle générative embarquée dans les outils de veille enrichit l’analyse et ouvre la voie à une veille prédictive, aidant les entreprises à mieux anticiper et à s’adapter aux évolutions du marché.

    Traditionnellement, la veille concurrentielle repose sur la collecte, l’analyse et la transmission d’informations stratégiques sur les acteurs et tendances du marché.
    Elle permet aux organisations d’anticiper les mouvements et de s’adapter à leurs environnements compétitifs. Aujourd’hui, avec l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) générative, cette discipline connaît une transformation radicale. Plusieurs évolutions se dessinent : un enrichissement des pratiques de veille, une révolution des méthodes analytiques et une orientation vers l’analyse prédictive.

    Une veille stratégique enrichie par l’IA

    Pour les professionnels de la veille, l’IA générative redéfinit les modes d’interaction avec les outils. Désormais, les veilleurs ne se contentent plus d’observer les données ; ils interagissent directement avec l’outil, chaque requête (ou prompt) devenant une opportunité d’approfondir une analyse ou de créer des scénarios innovants. Certains logiciels de veille intègrent même des bibliothèques de prompts adaptés à des usages spécifiques, optimisant ainsi les performances. Cette personnalisation permet de générer des rapports plus ciblés, tout en limitant l’infobésité, flot d’informations difficile à maîtriser.

    Par ailleurs, les interactions basées sur l’IA génèrent une meilleure collaboration au sein des équipes de veilleurs. Les données deviennent accessibles sous des formats simplifiés et adaptés à chaque besoin stratégique, favorisant des prises de décision éclairées.

    Une transformation des pratiques analytiques

    L’IA générative redéfinit également les pratiques analytiques en explorant des sources diversifiées, souvent négligées par les méthodes classiques. Forums, réseaux sociaux ou plateformes spécialisées deviennent autant de gisements d’informations stratégiques.
    Par exemple, un établissement assurantiel peut surveiller les retombées médiatiques liées à ses concurrents ou à des crises sectorielles, en s’appuyant sur des données issues de multiples canaux. Grâce à l’automatisation des processus, l’IA offre une capacité unique à extraire des tendances ou à détecter des signaux faibles dans des volumes massifs de données disparates. Les insights qui en découlent permettent de mieux comprendre les attentes du public ou d’anticiper des controverses.

    Vers une veille à tendance prédictive

    Mais l’une des avancées les plus marquantes de l’IA générative réside dans sa capacité à anticiper les crises et tendances. En brassant des millions de données, elle repère des signaux faibles et propose des scénarios stratégiques que les analystes humains pourraient négliger. Les entreprises peuvent identifier des incidents récurrents autour de leurs produits grâce à l’analyse de milliers de commentaires clients.
    Une telle vigilance permet non seulement de prévenir des crises, mais aussi d’ajuster rapidement les stratégies marketing ou logistiques. Cette transition vers une veille qui tend vers le prédictif est particulièrement précieuse dans des secteurs soumis à de rapides évolutions, comme la santé. Elle offre aux entreprises un avantage concurrentiel en transformant l’observation passive en une stratégie proactive.

    En augmentant ainsi les capacités analytiques et en facilitant l’accès à des données pertinentes, l’IA générative devient un outil stratégique pour les organisations. Elle élève la discipline de veille à un niveau inédit, permettant aux entreprises de mieux comprendre leur environnement, d’anticiper les changements et de réagir encore plus efficacement.

  • Comment protéger vos données personnelles cet été ?

    Les conseils pour des vacances sereines 

     selon Allan Camps Senior Enterprise Account Executive chez Keeper Security

    Avec l’arrivée des vacances d’été, notre vigilance en matière de sécurité numérique doit rester aiguë. Entre les voyages, les connexions à des réseaux Wi-Fi publics et l’utilisation accrue des appareils mobiles, nos données personnelles et professionnelles sont plus vulnérables que jamais. Voici quelques conseils essentiels pour naviguer en toute sécurité pendant la saison estivale.

    • Sécurisez vos mots de passe avant de partir : Avant de vous envoler vers votre destination de rêve, prenez le temps de vérifier la sécurité de vos mots de passe. Utilisez un gestionnaire de mots de passe pour générer des mots de passe forts et uniques pour chacun de vos comptes. Les mots de passe comme « 123456 » ou « password » sont à proscrire, au profit de combinaisons complexes que seul un gestionnaire de mots de passe peut mémoriser pour vous.
    • Utilisez l’authentification multi-facteurs : Renforcez la sécurité de vos comptes en activant l’authentification multi-facteurs (MFA). Cette méthode ajoute une couche supplémentaire de protection. Même si un cybercriminel parvenait à obtenir votre mot de passe, il lui serait presque impossible d’accéder à vos comptes sans le second facteur d’authentification, généralement un code envoyé sur votre téléphone. 
    • Attention aux réseaux Wi-Fi publics : Les réseaux Wi-Fi publics, bien que pratiques, sont souvent des cibles privilégiées pour les pirates. Évitez de vous connecter à des réseaux non sécurisés pour effectuer des transactions sensibles. Si vous devez absolument utiliser un Wi-Fi public, assurez-vous de passer par un réseau privé virtuel (VPN). Un VPN garantit que vos données restent chiffrées et sécurisées même sur des réseaux publics.
    • Surveillez vos appareils mobiles : Nos smartphones contiennent une mine d’informations personnelles. Pour éviter les mauvaises surprises en cas de perte ou de vol, activez les fonctionnalités de localisation et de verrouillage à distance. Une application de gestion de mots de passe permet d’accéder à vos informations en toute sécurité, même en déplacement.
    • Soyez prudent avec les e-mails et les liens suspects : L’été est souvent propice aux arnaques par phishing. Soyez vigilant avec les e-mails non sollicités et les liens suspects. Stockez vos informations de connexion en toute sécurité pour éviter de tomber dans le piège de faux sites web qui cherchent à voler vos identifiants.
    • Faites des sauvegardes régulières : Il est crucial de faire des sauvegardes régulières de vos données, surtout avant de partir en vacances. Stockez vos informations importantes de manière sécurisée et récupérez-les facilement en cas de besoin.
  • Pourquoi les entreprises ne sont pas prêtes à réussir le déploiement de l’IA générative ?

    IA : un difficile équilibre entre confiance et réalité

    Une étude réalisée par Alteryx

    Une étude réalisée par Coleman et Parks pour Alteryx révèle que la qualité des données en silo reste encore un défi (surmontable) pour les équipes informatiques à travers le monde alors qu’elles préparent leurs piles de données pour l’IA générative.

    Un manque de confiance envers les piles de données

    L’étude souligne un décalage important entre la confiance que les responsables informatiques mondiaux accordent à leurs données et la réalité de leurs piles de données.

    En France, alors que 43% des répondants qualifient la maturité de leurs données comme étant « bonne » ou « avancée » et que 68% ont confiance dans leurs données, un cinquième a tout de même évoqué les défis qu’il restait à relever, notamment les biais de données (26%) et la qualité des données (19%).

    Ces problèmes sous-jacents suggèrent que les bases des piles de données actuelles ne sont pas à la hauteur pour réussir un déploiement de l’IA générative.

    En effet, seuls 10% déclarent disposer d’une pile de données « moderne ».
    Cela pourrait être lié aux trois facteurs cités qui déterminent la structure de la pile de données, à savoir l’architecture informatique, les sources de données et l’expertise technique.

    Des stratégies technologiques rigides

    Cela ne signifie pas pour autant que les entreprises ne cherchent pas à s’améliorer.

    Au niveau mondial, près de la moitié des entreprises (47%) déclarent travailler activement à moderniser leurs systèmes pour améliorer les résultats en matière de gestion des données.

    Il est encourageant de constater qu’au niveau mondial, 23% des répondants souhaitent investir pour obtenir une meilleure qualité des données pour relever les défis technologiques qui bloquent l’adoption de l’IA.

    Toutefois, même si les responsables informatiques du monde entier reconnaissent l’importance d’investir dans de nouvelles technologies, le manque de flexibilité pourrait freiner l’innovation.

    Même si les équipes informatiques sont responsables de leur budget, 56% des répondants en France affirment que si d’autres projets prioritaires se présentent après la répartition du budget, ce dernier ne pourra pas être modifié.
    Ce manque d’agilité est un frein pour répondre à une innovation qui doit être constante, alors même que l’IA évolue rapidement.

    La culture des données n’est pas encore assez intégrée au sein de l’entreprise

    L’étude souligne également que la gestion et l’organisation des équipes chargées des données constituent un obstacle à l’innovation.

    Près de la moitié (46%) des responsables informatiques français indiquent qu’ils ne disposent pas d’une fonction centralisée de gestion et d’analyse des données qui gère les données comme une ressource partagée pour l’entreprise ; Ainsi, plus de la moitié des répondants français (59%) mentionnent des silos de données conservés au sein du service qui les génère.

    Ce constat n’est pas surprenant car l’étude a aussi montré un manque de consensus quant à savoir qui est responsable des données au sein d’une organisation.

    En France, les répondants mentionnent plusieurs fonctions différentes, en tête, le Chief Data Officer (24%), suivi du conseil d’administration (8%) et enfin des cadres supérieurs (4%). Cela suscite des inquiétudes étant donné que l’accès et la gestion des données sont des éléments clés pour une mise en œuvre réussie de l’IA générative.

    « Avec l’IA générative désormais à son apogée en termes de popularité, les dirigeants d’entreprise et les équipes informatiques français doivent garder en tête que les données sont devenues un élément incontournable et décisif pour le succès d’une entreprise, souligne Raphaël Savy, Vice-President Southern Europe chez Alteryx

    Pour réussir dans cette ère d’intelligence automatisée axée sur les données, il est impératif de réunir des piles de données modernes et une main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine, afin d’exploiter pleinement les ressources d’automatisation.

    Les piles de données modernes doivent accélérer le traitement des données tout en permettant à tous et pas seulement aux responsables informatiques, de relever les défis de l’entreprise et de prendre des décisions pertinentes. Le véritable indicateur de succès réside dans le nombre d’équipes habilitée à prendre des décisions basées sur les données de manière plus rapide et plus efficace, leur permettant de rester compétitif.

    Pour en savoir plus sur le rapport “Data Stack Evolution: Legacy Challenges and AI Opportunities”,
    téléchargez le rapport complet.

  • IA, durabilité, personnalisation, commerce social… comment le e-commerce se transforme ?

    Les 5 tendances clés qui façonneront le commerce en ligne en 2024

    Une étude réalisée par Packlink (acteur logistique dans l’envoi de colis)

    L’année 2024 marque un tournant dans le monde du commerce électronique.
    Poussées par des avancées technologiques telles que l‘intelligence artificielle (IA) et les attentes changeantes des consommateurs, les entreprises sont confrontées à de nouveaux défis et opportunités.
    Par exemple, la fluctuation des marchés requiert des structures opérationnelles plus efficaces, l’intégration de pratiques respectueuses de l’environnement et éthiques deviennent incontournables tout comme l’utilisation d’analyses de données avancées pour personnaliser l’expérience client.

    1- Focus sur l’intelligence artificielle
    Les technologies liées à l’IA joueront un rôle clé dans le commerce en ligne.
    De l’utilisation de chatbots pour le service client à l’utilisation d’algorithmes pour la publicité ciblée, l’IA deviendra le pilier des nouvelles stratégies du commerce électronique, aidant, à la fois, à personnaliser l’expérience d’achat et à augmenter les ventes en offrant aux clients exactement ce qu’ils recherchent.

    2- La personnalisation comme stratégie clé
    La manière d’approcher les consommateurs en ligne, de manière plus ciblée et personnalisée devient cruciale.
    En utilisant l’IA et des analyses basées sur les données, les offres s’adaptent spécifiquement aux besoins des clients.

    3- Le boom du commerce social se poursuit
    De plus en plus, les réseaux sociaux deviennent le pivot central du commerce électronique. L’intégration de fonctions d’achat dans les médias sociaux tels que Facebook, TikTok et Instagram ouvrent de nouveaux canaux de vente.
    Pour les entreprises, c’est un nouveau challenge, elles doivent être présentes là où se trouvent leurs clients et créer des expériences d’achat authentiques et interactives sur ces plateformes.

    4- Durabilité et pratiques éthiques
    L’importance de la durabilité et des pratiques éthiques ne cesse de croître parmi les consommateurs, qui sont de plus en plus en quête de marques incarnant ces valeurs. Les stratégies axées sur le respect de l’environnement et des chaînes d’approvisionnement transparentes ne sont plus simplement des atouts, mais se révèlent être des impératifs pour les entreprises désireuses de gagner et de maintenir la fidélité de leur clientèle.

    5- Agilité opérationnelle
    La capacité à réagir rapidement et de manière flexible aux évolutions du marché est fondamentale pour les commerces en ligne.
    L’accent doit être mis sur l’expérience client et l’agilité opérationnelle pour réussir dans la jungle numérique. La clé est d’utiliser des analyses de données et des technologies avancées pour optimiser les processus et répondre précisément aux besoins des clients. « Les entreprises qui sont agiles dans leur réponse aux retours des clients et aux tendances du marché obtiennent une satisfaction et une fidélité plus élevée de la part de leurs clients – et cela se reflète dans les taux de conversion », déclare Axelle Fossier, Head of Sales EU Auctane.

     

  • Comment pouvons-nous garantir que l’IA soit développée et utilisée de manière éthique ? 

    IA éthique : 7 leviers et actions à adopter

    Par Camille RAMIREZ, Responsable Marketing Digital chez Synapse Développement

    L’intelligence artificielle (IA) a fait d’énormes progrès ces dernières années, transformant la façon dont nous interagissons avec la technologie et le monde qui nous entoure. Cependant, avec ces avancées viennent des préoccupations croissantes quant à l’éthique de l’IA.
    Comment pouvons-nous garantir que l’IA soit développée et utilisée de manière éthique ?
    Voici les 7 leviers et actions qui peuvent être mis en place pour assurer une IA éthique et responsable.

    La conception éthique dès le début

    Le premier levier essentiel pour garantir une IA éthique réside dans sa conception même. En effet, les développeurs doivent intégrer des considérations éthiques dès les premières phases du développement. Cela signifie :

    – Evaluer les implications morales de l’IA,
    – Identifier les biais potentiels
    – Réfléchir aux conséquences sociales de son utilisation.

    Au final, il est primordial d’adopter une approche inclusive et diversifiée lors de la constitution des équipes de développement, afin de minimiser les biais inconscients.

    La transparence et l’explicabilité

    L’opacité de l’IA peut être source de méfiance et de problèmes éthiques.
    Il est important de rendre les décisions prises par les systèmes d’IA compréhensibles par les humains (L’IA n’est pas l’ennemi de l’homme mais bien son compagnon au quotidien !). Cela peut être réalisé grâce à des modèles expliquables, des visualisations claires du processus décisionnel de l’IA et la mise à disposition de documentation détaillée. La transparence permet aux utilisateurs de comprendre comment les décisions sont prises et de déceler d’éventuels biais.

    La collecte et l’utilisation responsable des données

    L’IA repose largement sur les données pour apprendre et généraliser à partir de celles-ci. Il est essentiel de collecter des données de manière éthique, en respectant la vie privée et en évitant les données biaisées ou discriminatoires.
    De plus, il faut veiller à obtenir le consentement éclairé des individus dont les données sont utilisées. L’utilisation de données provenant de sources variées et représentatives contribue à réduire les biais indésirables.

    L’apprentissage continu et l’adaptation

    Les systèmes d’IA doivent être conçus pour apprendre et s’adapter en continu. Cependant, cela doit être fait de manière responsable. La surveillance constante de l’IA et l’identification rapide des dérives potentielles sont essentielles pour éviter que les systèmes ne génèrent des résultats inappropriés ou biaisés au fil du temps. L’ajout de mécanismes d’apprentissage éthique dans les algorithmes peut aider à corriger ces dérives.

    L’engagement avec les parties prenantes

    Les parties prenantes, notamment les experts en éthique, les utilisateurs, les chercheurs et les décideurs politiques, doivent être impliquées dans le développement, l’évaluation et la régulation de l’IA. Effectivement, leur diversité d’opinions et d’expertises contribue à identifier les problèmes éthiques potentiels et à formuler des solutions adéquates.

    La réglementation et les normes éthiques

    De nos jours, les gouvernements et les organismes de réglementation jouent un rôle crucial dans la promotion d’une IA éthique. L’établissement de normes éthiques et de lignes directrices contraignantes peut aider à encadrer le développement et l’utilisation de l’IA. Cependant, ces réglementations doivent être flexibles pour s’adapter à l’évolution rapide de la technologie.

    La responsabilité et la reddition de comptes

    Les développeurs et les organisations qui déploient des systèmes d’IA doivent être tenus responsables de leurs actions. Cela signifie qu’ils doivent être prêts à assumer les conséquences de l’utilisation de l’IA, qu’elles soient positives ou négatives. La reddition de comptes peut encourager à adopter des pratiques éthiques et à éviter les comportements risqués.

    En conclusion, assurer une IA éthique nécessite une approche multidimensionnelle. Cela implique une réflexion profonde dès la phase de conception, la transparence dans les décisions prises, une utilisation responsable des données, un engagement avec les parties prenantes et la mise en place de réglementations adaptéesEn combinant ces leviers et actions, nous pouvons façonner un avenir où l’IA améliore notre société tout en respectant nos valeurs éthiques fondamentales.

  • Plus nous partageons sur les réseaux sociaux , plus le marché des données illégales devient attractif

    Payer avec des données : parce que sur Internet, rien n’est jamais « gratuit »

    Par Arnaud Le Hung, Senior Channel Account Manager, BlackBerry

    Vingt dollars, c’est ce que rapporte l’intégralité des données sur l’identité d’une personne à un cybercriminel sur le marché noir.
    Les pirates achètent des ensembles de données sur le dark web et les revendent. Trop souvent, nous nous mettons en danger en partageant nos données personnelles en ligne.

    Sur internet, rien n’est gratuit – pas même nos réseaux sociaux comme WhatsApp, Instagram, TikTok ou encore Facebook. Dès l’instant où l’on « accepte » les conditions d’utilisation, on accepte que ces entreprises utilisent et vendent ces données à d’autres entités, qui finalement en savent souvent plus sur nous que nous ne pourrions le penser. Si les données sont le nouvel or, Mark Zuckerberg serait l’Oncle Picsou. Par ailleurs, il est aussi probable qu’il ne s’agisse pas uniquement d’une personne ou une organisation qui se cache derrière la collecte de données, mais d’un pays entier.
    En effet, TikTok appartient à une entreprise d’État chinoise : le pays sait tout sur ses utilisateurs.

    ll faut donc être conscient des risques et s’informer sur les moyens de se protéger, afin de garder le contrôle sur ce qui est partagé, et donc ne pas laisser les données se perdre dans les méandres d’internet.

    Le facteur omniscient

    La vente de données se traduit généralement par des publicités de manière relativement inoffensive. Il y a quelques années, en surfant sur le web, les utilisateurs rencontraient des publicités aléatoires à foison.
    C’était comme recevoir une pile de prospectus dans sa boîte aux lettres, et cette pile était la même pour tout le monde. Aujourd’hui, il y a un facteur omniscient qui dépose dans votre boîte aux lettres exactement les annonces qui correspondent à vos recherches. Ce facteur connaît vos centres d’intérêt, les personnes que vous fréquentez, il sait où vous êtes allé, pire encore il sait des choses sur vous que vous ne savez même pas vous-même.
    L’anecdote rocambolesque de Target, le supermarché américain, en est une impressionnante démonstration : l’entreprise a envoyé des bons de réduction pour du matériel de puériculture à une adolescente vivant chez ses parents – alors que ces derniers ne savaient pas (encore) qu’ils allaient devenir grands-parents. Gênant !

    Mais cela peut aussi se révéler bien plus dommageable. Aux Etats-Unis, il y a quelques années, des criminels ont volé les données personnelles d’employés d’une grande entreprise de médias. Sur le moment, il ne semblait pas y avoir de conséquences spécifiques, jusqu’au jour où de nombreux salariés ont constaté des cas d’usurpation d’identité plusieurs mois après cet incident.

    Plus nous partageons…

    … Plus le marché des données illégales devient attractif. En effet, elles sont de plus en plus riches, ce qui permet aux criminels de commettre de plus en plus de fraudes. Ces données proviennent souvent de sources qui semblent gratuites, comme les applications des réseaux sociaux. Chaque « J’aime » sur Facebook, TikTok ou Instagram constitue une nouvelle ligne dans le livre de Big Data d’un individu. Et chaque ligne supplémentaire brosse un portrait plus net d’une identité numérique, ce qui devient in fine un atout plus précieux pour les cybercriminels.

    Par conséquent, il est plus que recommandé de faire attention aux informations personnelles que l’on partage. Il faut veiller à ce que les paramètres de confidentialité soient rigoureusement mis à jour, et mettre à jour les logiciels le plus régulièrement possible. La quasi-majorité des utilisateurs se précipite sur les avis de confidentialité et les formulaires de conformité lors de la création de leurs comptes pour des achats en ligne, des forums, des cartes de fidélité et autres. Bien que ces conditions semblent interminables à parcourir et que le temps manque pour beaucoup, il est impératif de prendre le temps de cocher (ou non) les cases qui éviteront que les données personnelles soient partagées en dehors de l’entreprise en question. Plus encore, il faut toujours être vigilant et attentif aux tentatives de phishing ou d’ingénierie sociale qui peuvent compromettre la sécurité des données privées et professionnelles.

    Pour toutes ces raisons (et tant d’autres) nous devrions mettre en pratique les formations cybersécurité reçues dans le cadre de nos activités professionnelles et les appliquer dans notre vie personnelle en ligne. Après tout, les cybercriminels n’ont pas de barrière à cette vie privée/vie professionnelle – des données restent des données, qui ont une valeur financière non négligeable.

     

  • Quand 76% des Français craignent pour la protection de leurs données personnelles

    « Cybersécurité : où en sont les Français ?» 

    Etude Oracle/Odoxa 

    Dans un double contexte de numérisation accélérée de notre société et de tensions internationales accrues aux conséquences imprévisibles, les particuliers et professionnels du monde entier sont de plus en plus exposés aux risques cyber.
    La menace est d’autant plus grande pour les particuliers, souvent moins avertis et moins bien équipés, contre qui les attaques (phishing, ransomware, et autres arnaques) se multiplient à l’instar de leurs usages du numérique.

    Aujourd’hui, 76% des Français craignent pour la protection de leurs données personnelles, et le contexte de tension internationale ne contribue aucunement à les rassurer : 77% des sondés déclarent que le risque de cyberattaque à l’échelle nationale est élevé, et seuls 44% estiment que la France est prête à y faire face. Tels sont les principaux enseignements de ce tout nouvel Observatoire de la Tech Oracle / Odoxa.

    Ce nouveau sondage des Français sur leur rapport au numérique dévoile aussi leur degré de confiance envers les acteurs ayant accès à leur données ; ainsi, bien que le détournement des données bancaires soit le risque le plus craint par une grande majorité d’entre eux (86%) juste devant l’usurpation d’identité (81%), les banques obtiennent l’indice de confiance le plus élevé dans leur gestion de la sécurité des données (77%), largement supérieur à celui indiqué pour les sites d’ecommerce (49%), les GAFAM (40%) ou encore, en toute dernière position, les réseaux sociaux (21%).

    Pour faire face aux risques, les sondés appliquent les bonnes pratiques : 81% d’entre eux utilisent un mot de passe complexe. Fait notable : les jeunes générations semblent bien moins vigilantes que leurs ainés sur ce point (68% des 18-24 ans, soit 13 points de moins que la moyenne). Elles sont également 59% à réutiliser plusieurs fois le même mot de passe, contre seulement 26% pour les plus de 65 ans ! Concernant les paiements en ligne, 87% des Français font appel à la double authentification, et 83% d’entre eux ne consultent que des sites qu’ils connaissent.
    Cependant, les plus jeunes sont encore une fois ceux qui exposent le plus leurs données : en effet, plus de 1/3 des moins de 35ans enregistrent directement leurs coordonnées bancaires sur leur téléphone, une pratique fortement déconseillée par les experts en cybersécurité. A noter que 60% des sondés ne prêtent toujours pas attention à la sécurisation des sites web consultés (https://), pourtant plus qu’importante à distinguer lors de la navigation.

    Selon Christophe Negrier, Country Manager d’Oracle France & VP EMEA South, Technology Leader déclare à ce sujet : « La sécurité est devenue un sujet central pour l’ensemble des professionnels et des particuliers. Plus globalement, la cybersécurité se positionne aujourd’hui comme un enjeu majeur national – un sujet réaffirmé́dans le cadre de l’élection présidentielle. En tant que membre de Tech4Good et partenaire du Campus Cyber, notre ambition est de participer pleinement à la construction d’un écosystème numérique européen sécurisé au sein duquel les données et les services peuvent être mis à disposition, collectés et partagés dans un environnement de confiance favorisant l’innovation et la protection des droits de chacun. Au travers de ses diverses initiatives, Oracle s’engage aux côtés des autres acteurs du numérique à contribuer à la conception d’un « cloud de confiance » et à l’accélération de la transformation numérique de l’Europe.»