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  • Les données des réseaux mobiles, sources d’informations précieuses

    Comment les données de trafic des réseaux mobiles peuvent fournir des informations à forte valeur marchande ?

    Par Thierry Boisnon, Président de Nokia France et Vice-Président en charge de la stratégie de l’activité Services de Nokia

    L’analyse des données représente un marché colossal, avec des évaluations comprises entre 80 et 100 milliards d’euros, voire beaucoup plus, d’ici 2025[1]. Mais il s’agit d’un marché complexe, avec de nombreux acteurs et des besoins en investissements considérables pour développer les plateformes et les algorithmes qui permettent aux opérateurs d’explorer de vastes ensembles de données afin de générer de la valeur. Plutôt que de se préoccuper de traiter des données, les opérateurs souhaitent (et doivent) se concentrer sur leurs clients et sur la rationalisation de leurs activités, en particulier si leurs données sont trop limitées pour délivrer le niveau de pertinence requis.

    Les données des réseaux mobiles, sources d’informations précieuses

    Les entreprises ont de plus en plus conscience de la valeur des données des réseaux mobiles. D’après le rapport d’Ovum[2] sur l’exploitation des données dans la publicité numérique et le rôle des opérateurs, 67 % des marques perçoivent déjà les opérateurs mobiles comme d’excellentes sources de données clients, devant les médias numériques, les plateformes de discussion et les fabricants d’appareils.

    Le problème est de déterminer comment suivre les clients sans s’immiscer dans leur vie privée et dépasser grossièrement les limites.

    La réponse est simple. Chaque jour, nous glissons dans notre poche un petit objet fait de verre et de métal, qui nous connecte au monde entier. Puisqu’il nous accompagne en permanence, il est capable de répondre à de nombreuses énigmes sur les lieux que nous fréquentons et sur ce que nous faisons lorsque nous ne sommes pas sur Internet. Il n’est pas ici question de créer de nouvelles données ou de suivre nos comportements, mais plutôt d’exploiter des données de trafic réseau existantes afin de fournir des informations précieuses.

    Les appareils mobiles partagent déjà de nombreuses données avec les opérateurs réseau afin de recevoir et de conserver un signal, d’envoyer des messages et de passer des appels. Ces données pourraient, et devraient, être davantage mises à profit. Lorsqu’elles sont rendues anonymes et collectées auprès d’importantes populations, elles révèlent comment les usagers se déplacent dans les villes ou interagissent avec les services publics, et même avec les panneaux d’affichage et les publicités.

    Recueillir suffisamment de données et savoir les interpréter

    Les opportunités offertes par ces données de réseaux mobiles sont immenses, et les secteurs des transports, de l’aménagement urbain et du tourisme sont les plus susceptibles d’en récolter les fruits à court terme. En observant les mouvements de population, les urbanistes pourront mieux planifier l’aménagement des environnements urbains, les sociétés de transport pourront proposer de meilleurs services et les agences de voyage pourront proposer à leurs clients des offres plus personnalisées. À un niveau plus spécifique, les données des réseaux mobiles permettront de contacter les passagers affectés par des perturbations, de fluidifier la circulation en modulant le tarif des péages en fonction du trafic réel et d’identifier les itinéraires empruntés par les usagers lorsqu’ils se déplacent en ville.

    En outre, des données véritablement pertinentes et fiables optimisent l’efficacité, réduisent les coûts et génèrent une meilleure expérience client. En observant où se situe réellement la demande et en y répondant de façon appropriée, les entreprises pourront réduire leurs coûts en prenant uniquement des décisions qu’elles savent par avance profitables. La satisfaction des clients sera également renforcée grâce à des services plus efficaces et à la création de valeur ajoutée, par exemple par l’envoi d’alertes aux voyageurs, accompagnées de conseils pour éviter des retards ou emprunter des itinéraires alternatifs en cas d’incidents.

    La plus grande difficulté consistera à recueillir suffisamment de données et à savoir les interpréter efficacement. Certains opérateurs réseau ne disposeront pas d’une présence suffisante sur le marché pour collecter les gigantesques volumes de données requis. En outre, le développement de la plateforme et des outils indispensables pour donner du sens à ces données, constitue un processus long et complexe. L’utilisation d’une plateforme capable de compiler les données de plusieurs réseaux au moyen d’analyses intelligentes et d’algorithmes, représente l’approche la plus efficace pour accroître la qualité des données et générer une valeur économique tangible.

    Contacter les prospects au bon moment au bon endroit

    Il s’agit déjà d’une réalité. À l’occasion d’un essai mené récemment avec un opérateur du Royaume-Uni, nous avons collecté 9 milliards de points de données dans le but de tester notre plateforme et de démontrer sa viabilité en termes d’assurance de couverture. En Asie, notre partenaire StarHub a déjà intégré des données de navigation Web aux profils créés à partir de l’analyse de données de réseaux, afin d’identifier plus efficacement les clients. En observant les contenus consultés par les clients, et d’où ils y accèdent, StarHub peut déterminer à quel moment ceux-ci prennent des décisions d’achat et identifier les clients qui les intéressent. Il devient ainsi possible de proposer des publicités hautement ciblées qui touchent les consommateurs au bon moment et au bon endroit.

    Ceci n’est qu’un tout petit aperçu de ce qui est aujourd’hui possible et réalisé dans le monde. Encore en développement, cette technologie est potentiellement capable d’exploiter des données de localisation afin d’harmoniser l’utilisation d’applications ou de désactiver certaines fonctions dans des lieux stratégiques (par exemple de désactiver les appareils photos dans les aéroports ou d’autres zones avec un niveau de sécurité renforcé). De même, les données pourraient permettre d’optimiser le stationnement en déterminant automatiquement si les usagers disposent de l’autorisation appropriée ou ont procédé au paiement. Il est même envisageable que les données de réseaux fournissent aux annonceurs des informations sur l’efficacité de leurs panneaux publicitaires.

    Le marché des télécommunications joue un rôle de premier plan en matière d’optimisation de l’efficacité, dans une optique de réduction des coûts et d’amélioration du service aux clients. Les autres secteurs industriels doivent s’inspirer de cet exemple. L’efficacité va devenir le critère de mesure central dans tous les secteurs, et les données seront le principal levier de son accroissement. Il ne s’agit pas d’une révolution, mais plutôt d’une évolution que nous devons amorcer dès aujourd’hui.

     

     

  • La monétisation de l’IoT en quatre étapes

    La monétisation de l’IoT en quatre étapes

    Par Houssem Abderrahman – responsable Grands Comptes chez Flexera

    L’Internet des Objets est en pleine expansion ! En début d’année dernière, Gartner estimait le nombre d’appareils de ce type utilisés en 2017 à près de 8,4 milliards d’unités, soit une hausse de 31 % par rapport à 2016. Mieux : selon les prévisions de l’éditeur, on devrait atteindre les 20,4 milliards d’objets connectés et intelligents en 2020. Sur le plan des dépenses, IDC annonce pour sa part des dépenses totales de 1 000 milliards de dollars en 2020, et de 1 100 milliards en 2021. Il est donc clairement temps de commencer à profiter des opportunités de monétisation de l’IoT, si ce n’est pas déjà fait. Mais quelles sont les mesures à prendre pour y parvenir ?

    1. Bien maîtriser son modèle économique et les fondamentaux

    Générer des revenus et créer des offres IoT rentables : c’est l’objectif de toutes les entreprises. Cela passe par la mise en place de nouveaux modèles économiques basés sur le numérique, et par un meilleur rendement. Cependant, même le meilleur modèle économique ne suffit pas lorsque l’on ne maîtrise pas les bases:

    • Livrer un produit sécurisé et dépourvu de vulnérabilités ; puis, suivre et gérer les failles tout au long du cycle de vie des appareils. Toutes les offres IoT s’appuient sur des composants open source, mais seuls quelques fournisseurs en assurent une gestion minutieuse.
    • La mise en place d’une technologie de gestion des licences et de monétisation permettra de créer de nouveaux modèles économiques ; de déployer des logiciels et de diffuser des mises à jour vers des objets connectés ; de collecter des informations sur ces appareils et leur utilisation ; et d’assurer la gestion de la conformité.

    2. Offrir des capacités de personnalisation

    2e étape : tirer parti de la puissance des logiciels pour différencier ses appareils et activer des fonctionnalités premium d’un seul bouton. C’est ce qui fait toute la différence entre les dispositifs intelligents et les autres. Vos clients apprécieront cette flexibilité, ainsi que les délais de rentabilisation plus courts.

    3. Profiter de la valeur des données et de leurs enseignements

    Tout bon modèle économique basé sur le numérique s’appuie sur des informations qualifiées. Lorsque l’on parle d’IoT et de données, on pense souvent uniquement aux données traitées en provenance de capteurs. Pourtant, d’autres questions doivent être posées. Quel logiciel est utilisé par quel appareil ? Quelles sont les fonctions utilisées par les clients, et à quelle fréquence s’en servent-ils ? En réunissant des données sur les dispositifs, les logiciels, les clients et leur utilisation, vous poserez des bases saines pour prendre des décisions stratégiques, et favoriser la réussite de votre entreprise sur le long terme. Vous serez en mesure de réagir proactivement aux changements de statuts des appareils et de mieux servir vos clients. Surtout, vous pourrez également prendre de meilleures décisions pour l’avenir, car vous saurez exactement comment vos produits sont utilisés.

    4. Monétiser l’intégralité de pile IoT tout en maintenant le client au centre des priorités

    Commencez à monétiser la valeur des logiciels – et intelligemment. Créez des offres pouvant être utilisées sous forme de service, au lieu de monétiser les composants de votre offre IoT différemment (voire pas du tout, dans certains cas). Une chose est sûre : les modèles basés sur des revenus récurrents (ex. : les offres par abonnement) vont prendre l’ascendant sur les modèles plus traditionnels. Compte tenu de cette tendance, il est donc plus important que jamais d’établir une relation étroite avec le client. Sachez ce que vos clients utilisent, mesurez la valeur qu’ils en tirent, et agissez au bon moment lorsque vous identifiez un potentiel de croissance, ou un risque d’attrition.

    Tout ce qu’il vous faut pour vous lancer sur ce parcours, c’est une plateforme demonétisation des logiciels. Alors, qu’attendez-vous ?

  • « Enlarge your data » – le cycle de vie des données marketing

    « Enlarge your data » – le cycle de vie des données marketing

    La société Predictys, experte en data marketing, qui accompagne ses clients (annonceurs et agences) dans la réussite de leurs campagnes de communication digitale publie une infographie intitulée :  » Enlarge your data »  le cycle de vie des données marketing.

    Cette réalisation détaille, chiffres à l’appui, les différentes étapes du cycle de vie des données marketing ainsi que leur importance :
    – Collecte des données (audit des systèmes de collecte)
    – Nettoyage et normalisation des données
    – Stockage des données (sauvegarde, sécurisation, légal)
    – Exploitation des données vivantes et des données dormantes

    A travers cette infographie, Predictys veut sensibiliser les professionnels du marketing sur
    l’importance d’une gestion optimale des données et ce, à tous les niveaux. Une mauvaise gestion des données pouvant à terme avoir un impact négatif sur la compétitivité, l’efficacité et la réactivité d’une marque.

    Quelques chiffres clés de l’infographie :
    – 89% des entreprises pensent que leurs données comportent des erreurs
    – 50% des entreprises souhaitent recueillir des données affinitaires mais 27% d’entre elles ont mis en place des solutions adéquates.
    – 40% des entreprises avouent avoir une mauvaise connaissance clients
    – 50% des entreprises déclarent ne pas avoir une stratégie très avancée en matière d’enrichissement de données
    – 90% des entreprises estiment que l’enrichissement et l’exploitation des données clients constituent un enjeu majeur.

    A propos de PREDICTYS

    Membre de WPP, leader mondial de la communication, et de son réseau Wunderman, Predictys est une agence digitale spécialisée en Data Marketing.
    Predictys gère une base d’emails opt-in contenant plus de 188 millions de profils en Europe et un réseau de partenaires diffusant sur plus de 200 millions d’emails.
    Sa technologie Predictive Publisher Engine lui permet d’optimiser le ciblage en temps réel et d’enrichir et nettoyer les bases de données de ses clients.
    Pour en savoir plus : http://www.predictys.fr/fr/

  • Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’actuelle « crise de confiance numérique » ?

    Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’actuelle « crise de confiance numérique » ?

    3 questions à Pascal Perri, économiste et géographe, auteur de Google, un ami qui ne vous veut pas que du bien

    Les révélations en cascade sur les dérives des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et leur hyperpuissance incontestée sont au cœur des débats en France et à l’étranger depuis plusieurs mois. Comment garantir notre souveraineté numérique et protéger nos données personnelles ? Peut-on réguler le marché du numérique ? Doit-on se méfier de ces réseaux tentaculaires ? L’économiste Pascal Perri, fondateur de Oui à l’innovation ! décrypte le modèle économique des géants du net et les interrogations qu’ils font peser sur nos sociétés.

    Comment les GAFAM se sont-ils constitués en acteurs dominants du marché numérique ?

    Les grandes entreprises mondiales sont nées de la révolution digitale et n’existaient pas il y a 50 ans : Google, Apple, Amazon, Microsoft, puis Facebook. A la pointe de l’innovation, ce sont les principales capitalisations boursières du monde. Elles tirent notamment leur puissance de leur capacité à s’adresser directement au consommateur à l’échelle internationale, en passant au-dessus des Etats.

    A sa création, Google entendait mettre à disposition du monde entier l’ensemble des savoirs et des connaissances. Cependant, en digitalisant les contenus mis en ligne et les accès à ceux-ci, il s’est octroyé un avantage comparatif considérable face à ses concurrents. D’une part, le moteur de recherche filtre les informations disponibles et d’autre part, les droits payés par les grandes marques pour être visibles dans la zone de flottaison et les premiers référencements augmentent de façon régulière.

    La captation et l’exploitation des données sont au cœur du modèle économique des GAFAM. C’est la clé de voûte du système. A chaque fois qu’un internaute accomplit un geste sur Internet, les géants du web stockent des informations personnelles : habitudes de consommations, pratiques cultuelles, fréquence d’achat, capacité contributive, etc. Les GAFAM ont donc une connaissance client supérieure à tous leurs concurrents et disposent d’informations stratégiques pour tous les grands acteurs de l’économie. Ces données ont une valeur commerciale très élevée. Ainsi, 90% des recettes de Google aujourd’hui sont liées à la publicité et non à sa fonction de moteur de recherche.

    Ce qui interpelle, c’est le caractère extrêmement intrusif de ce modèle. Les GAFAM offrent des services gratuits, mais il y a bel et bien une contrepartie fournie par les consommateurs, à leur insu !

    Quelle emprise exercent aujourd’hui les GAFAM sur les peuples, les Etats, les entreprises ?

    Les GAFAM sont omniprésents, portent atteinte à nos libertés et menacent à la fois le fonctionnement libre et concurrentiel du marché et la souveraineté des Etats.

    Sur le marché du numérique, les règles de la concurrence sont complètement faussées, laissant très peu de choix aux internautes. En raison des données collectées, le degré de personnalisation est tel que nous créons une forme de dépendance et développons de très forts réflexes d’usage à l’égard des GAFAM.

    Plus grave, le pillage des données personnelles et économiques est une atteinte fondamentale à nos libertés individuelles : respect de la vie privée, liberté de conscience et de conviction. Aujourd’hui, on comprend qu’on a permis à ces entreprises de stocker des données qui en France ne pouvaient être stockées par la police et la justice, précisément au nom de nos libertés. L’ancien « chef évangéliste » de Google, Vinton Cerf, avait pourtant déclaré en 2013 que la vie privée est une « anomalie » et cela n’a pas suffi à nous alerter.

    Les données déjà enregistrées sont localisées sur un cloud américain. Elles pourraient être utilisées par les Etats-Unis si elles sont considérées comme stratégiques pour l’avenir du pays. C’est l’une des caractéristiques du Patriot Act, qui autorise l’administration américaine à accéder sans autorisation judiciaire aux données des entreprises ou des particuliers qui ont un lien, quel qu’il soit, avec les États-Unis. Le risque élevé de divulgation et d’exploitation d’informations confidentielles équivaut à une perte de souveraineté pour les entreprises françaises et européennes et pour les Etats-nations.

    Quels enseignements pouvons-nous tirer de l’actuelle « crise de confiance numérique » ?

    De plus en plus de critiques sont formulées à l’encontre du modèle économique des GAFAM. Plus largement, nous assistons à une crise de confiance dans le numérique et les nouvelles technologies.Les internautes s’aperçoivent que leur comportement fait l’objet d’une exploitation commerciale, ou que leur opinion peut être manipulée.

    D’un point de vue économique et juridique, la situation de monopole sur le marché du numérique est un état de fait, la technologie évoluant malheureusement plus rapidement que le droit. Il est donc impératif de réguler le marché, de taxer les GAFAM. On ne peut pas accepter que ces entreprises siphonnent le pouvoir d’achat des français sans payer ni TVA, ni cotisations sociales, ni impôts. Parmi les pistes à explorer, il faudrait reconsidérer l’acte de commerce digital dans le temps et dans l’espace et évaluer à quel public il s’adresse, pour le fiscaliser de manière adéquate. En revanche, taxer les données serait contreproductif. Quant aux entreprises européennes, leur réussite dépendra des investissements et de l’arsenal juridique mis à leur disposition. Si Google s’est développé si vite, c’est en grande partie grâce à la fiscalité américaine très favorable aux investisseurs.

    Finalement, la révolution ne viendra pas nécessairement des alternatives – même s’il est important de les soutenir et de les évoquer – mais plutôt des utilisateurs eux-mêmes. Nous sommes au stade de la prise de conscience, le changement de pratiques s’amorce. Les utilisateurs se méfient, puis découvriront et testeront des alternatives et progressivement le marché basculera – du moins nous l’espérons.

    La formule consacrée « Si le service est gratuit, c’est que vous êtes le service » invite à faire preuve de clairvoyance. À chacun d’apprécier ce qu’il peut exposer et ce qu’il veut protéger.

     

  • Quel est l’impact du RGPD sur les places de marché ?

    RGPD et MARKETPLACE

    Un livre blanc proposé par :

    A partir du 25 mai 2018, les places de marché et leurs acteurs devront être conformes au RGPD. Ce règlement européen aura une conséquence importante pour tous les acteurs marketplaces (Amazon, CDiscount, etc.) car  la valeur même de ces acteurs repose sur le traitement des données.  
     
    Afin d’accompagner les opérateurs de place de marché, ce livre blanc, véritable guide pratique, propose toute une série de recommandations pour ne pas manquer ce virage important : 
    • Comment exploiter efficacement et légalement les données personnelles traitées ?
    • Quel impact a le RGPD sur les places de marché ?
    • Comment l’Opérateur et le Vendeur d’une marketplace doivent se partager la donnée du client ?du simple internaute ?

     

  • RGPD : Guide de survie pour les retardataires

    RGPD : Guide de survie pour les retardataires

    Avis d’Expert par Michaël Froment Directeur et Co-fondateur Commanders Act 

    Le RGPD est là ou presque mais vous n’avez toujours pas osé vous attaquer au dossier ? Comment vous mettre en conformité avec le RGPD ? Par où commencer ? De l’évaluation des risques à la sensibilisation de vos équipes, suivez le guide… Voici quelques chantiers à prioriser pour vous mettre en conformité dans les plus brefs délais.

    Pour beaucoup d’entreprises, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) ressemble encore à un épais dossier qui traine sur le coin du bureau et dont l’ouverture est repoussée de semaine en semaine… Et pourtant, le temps presse : le 25 mai 2018, le RGPD entrera bel et bien en action.

    Avec lui, la gestion des données personnelles passe du régime de la déclaration à celui de la responsabilisation et du contrôle. Et gare à ceux qui, justement, ne prendront pas leurs responsabilités… Les amendes prévues sont lourdes : de 10 à 20 millions d’euros ou 2 à 4% du chiffre d’affaires mondial, selon les manquements. D’où quelques questions légitimes : comment profiter des semaines à venir pour se conformer au RGPD ? Et, surtout, par où commencer ? Petit guide de survie à l’intention des retardataires…

    #1 Évaluez les risques

    Même en étant pressé par le temps, vous ne pouvez pas échapper à ce travail fastidieux. Objectif : établir une véritable cartographie des risques et un mapping précis entre les traitements opérés et les solutions impliquées. Pour y parvenir, listez les données personnelles que vous exploitez et analysez chaque étape de leur cycle de vie sous l’angle de la sécurité.

    • Quelle est la nature de ces données ?
    • À quelles finalités sont-elles associées ?
    • Où ces informations sont-elles stockées?
    • Leur accès est-il sécurisé, par exemple via une authentification à double facteur ?
    • Leur contenu est-il protégé, par exemple via du chiffrement ?
    • Des sous-traitants accèdent-ils à ces données ? À quelles fins ? Dans quelles conditions ?
    • Les opérations réalisées sur ces informations sont-elles bien historisées ?
    • Les procédures relatives à ces informations sont-elles documentées ?

    Ces questions sont loin d’être superflues… Le RGPD demande aux organisations d’inscrire la protection des données personnelles dans leur mode de fonctionnement et de conception – d’où la notion de « Privacy by default » ou de « Privacy by design ». Autre impératif, être en mesure de rendre compte (notion « d’Accountability ») des mesures prises et des actions menées au quotidien. Fastidieux – on vous avait prévenu – mais indispensable.

    Une donnée à caractère personnel c’est quoi ?

    Selon le RGPD, il s’agit de toute information relative à une personne physique identifiable, directement ou indirectement, par référence à un identifiant tel qu’un nom, un numéro d’identification, des données de localisation, un identifiant en ligne, ou à un ou plusieurs éléments spécifiques propres à son identité physique, physiologique, génétique, psychique, économique, culturelle ou sociale. Autrement dit, un cookie est bien une donnée à caractère personnel puisqu’il permet indirectement une identification. Conséquence concrète : avec la RGPD, les cookies ne peuvent être activés qu’en obtenant l’accord explicite de l’utilisateur une fois celui-ci informé de la finalité du service.

    #2 Faites le ménage et minimisez les données

    Une bonne manière de conformer ses pratiques au RGPD consiste à s’imposer de collecter les données à hauteur des usages. En clair, il s’agit de recueilliruniquement les données indispensables au fonctionnement des services. Pourquoi demander des informations concernant la profession ou le nombre de personnes composant le foyer si, in fine, ces données ne contribuent pas au service rendu ? Dans l’esprit du RGPD, une collecte excessive occasionne une prise de risques (pour ces données) inutile.

    N’ayons pas peur des mots, équilibrer la collecte au regard des usages passe par la mise en place d’une gouvernance des données. Une gouvernance qui sera d’autant plus aisée, de la définition des principes à leur application, si les données sont centralisées au sein d’une Customer Data Platform (CDP)??? et non essaimées dans de multiples bases et applications.

    D’où l’importance du travail d’analyse évoqué précédemment. Mais ne vous contentez pas de documenter l’existant : profitez-en pour lancer un grand ménage de printemps dans vos données. Faites vôtre le principe de « minimisation » des données collectées prôné par le RGPD.

    #3 Remettez à plat les modalités d’obtention des consentements

    Vous avez sans doute commencé à recevoir dans votre boite mail ce type de messages : « Bonjour, êtes-vous toujours intéressé(e) par nos informations ? Si oui, pour ne rien manquer, merci de confirmer votre intérêt. En cliquant ci-dessous, vous continuerez à recevoir chaque semaine, etc. » Ces mails vont se multiplier dans les semaines à venir. Pour une raison simple : le RGPD impose une collecte licite, loyale et transparente.

    En clair, chaque donnée doit être obtenue en échange d’un service clairement défini et présenté. Précision importante : pour être considérée comme un consentement, la communication d’informations personnelles ne peut être conditionnée au bon fonctionnement d’un service – dans ce cas le consentement ne serait plus libre mais contraint.

    Vous l’aurez compris, le RGPD signe clairement la mort du « soft opt-in » et autres « opt-in passif ». Plus question à l’ouverture d’un compte sur un service de pré-cocher à la place de l’utilisateur un abonnement à une newsletter d’information. À chaque finalité, son consentement ; à chaque consentement, les données strictement requises. Voilà pourquoi de nombreuses opérations de « reconfirmation » – à l’instar du message évoqué ci-dessus – sont en cours pour conformer les consentements au RGPD et nettoyer les bases de contacts en conséquence.

    Résultat, un travail de révision des formulaires s’impose. Puisque vous êtes lancé, ne vous arrêtez pas en si bon chemin : veillez aussi à mettre en ligne des formulaires donnant la possibilité aux intéressés de rectifier des informations les concernant, de demander un export de ces données ou encore de s’opposer à un traitement.

    #4 Préparez-vous à une nouvelle gestion des cookies

    Question légitime : et les cookies ? Sont-ils eux aussi soumis aux exigences du RGPD ? La réponse est « oui » mais les modalités d’application exactes sont encore en gestation au sein d’un autre règlement connu sous le nom « ePrivacy ». Si le RGPD concerne la protection générale des données personnelles, ePrivacy, qui s’appuie sur les notions clés du RGPD, se concentre pour sa part sur les communications électroniques.

    Sans attendre que ce nouveau règlement se précise, il semble opportun d’abandonner la formule usuelle « En poursuivant votre navigation vous acceptez l’utilisation de cookies » pour une description bien plus étoffée et pédagogique des finalités de ces cookies. La mise en œuvre de cette nouvelle mécanique présente des défis techniques mais aussi organisationnels qui préoccupent à juste titre les équipes marketing en charge de la performance digitale.

    Pour les entreprises qui doivent gérer de nombreux tags sur leurs plateformes web, la solution passe nécessairement par le recours à un  TMS (Tag Management System) pensé pour la gestion des données personnelles.

    #5 Ajustez votre organisation, sensibilisez les collaborateurs

    Si l’évaluation des risques, la remise à plat des données utiles et des modalités d’obtention des consentements sont des étapes importantes vers la conformité au RGPD, elles ne sont pas suffisantes. Dans l’esprit du nouveau règlement, c’est en fait toute l’organisation qui doit veiller à la protection des données personnelles. Une implication qui passe par de nouveaux rôles. Le règlement prévoit ainsi plusieurs cas de figure pour lesquels un DPO (Data Protection Officer) s’impose. Pour faire court, vu les cas décrits, il semble incontournable pour des activités comme l’e-commerce de nommer un DPO.

    Les missions du DPO ?

    Destiné à remplacer le Correspondant Informatique et Libertés (CIL), le DPO se voit attribuer une mission de conseil, de coordination et de contrôle, puisqu’il lui revient notamment de :

    –          Conseiller et informer le responsable du traitement ;

    –          Contrôler le respect du droit ;

    –          Être un référent pour les autorités de contrôle.

    Au-delà du DPO, c’est l’ensemble des collaborateurs qui doit désormais être sensibilisé aux risques pris par l’organisation en cas de gestion trop légère des données personnelles. Un effort à soutenir bien au-delà de l’échéance du 25 mai 2018.

  • #TECH – Cap sur l’édition 2018 de la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Manager – Les annonces « produits » dévoilées

    Les annonces « produits » dévoilées

    Cap sur l’édition 2018 de la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Manager qui aura lieu le 21-22 /03 à Paris Pte de Versailles .

     En avant première, découvrez le résumé des annonces qui seront présentées durant les 2 jours de cette manifestation (informations arrêtées au 5.03.2018) . L’intégralité du dossier de presse comprenant les textes et photos de ces annonces sera disponible au service de presse du salon les 21 & 22 Mars 2018 ou sur simple demande par mail à flahault@orange.fr

     ACTIVEEON ANNONCE

    Machine Learning Open Studio (ML-OS) est une interface graphique interactive permettant aux développeurs et data scientists de créer, entraîner et déployer les modèles de machine learning à grande échelle. L’interface fournit un vaste choix de tâches de base en machine learning pouvant être connectées entre elles dans le but de construire des workflows complexes pour différents usages

     ADVENS ANNONCE

    Les dernières évolutions de mySOC pour protéger vos infrastructures dans le cloud (si vous êtes clients final) et vos clouds (si vous êtes hébergeurs / cloud providers). mySOC peut s’interconnecter avec n’importe quelle plateforme technique et nous supportons déjà la majorité des grands clouds publics. Nos mécanismes de détection des incidents s’appuient sur le machine learning pour détecter les nouvelles vulnérabilités avec efficacité et réactivité.

     AQUA RAY ANNONCE

    Le Cloud Public STAR, la solution de stockage objet la plus flexible du marché lancée par l’hébergeur français Aqua Ray Baptisé STAR pour « Stockage Aqua Ray », le service propose une triple réplication des données qui y sont placées au travers de deux centres de données situés en région parisienne. Le premier site intègre de nombreux serveurs de faible volumétrie et le second site est quant à lui bâti sur un déploiement plus classique de serveurs à forte densité.

     ATS CONSEIL ANNONCE

    ATS Banking Solutions (à base de services Watson) couvre des cas d’usage très larges comme : “Payment Issue” Conversation, “Payment” Lexical Domain, Banking Customer View 360°, Banking BO Card Services & Payment. ATS Conseil est l’une des premières sociétés investies sur cette deuxième vague de transformation digitale en s’associant à l’offre digitale et cognitive d’IBM et en proposant à ses clients de la formation (sur les produits Cloud et Watson), du conseil et de l’accompagnement à la définition de cette stratégie et à sa mise en œuvre visant à porter ses clients toujours plus haut et plus forts.

    BACHMANN France ANNONCE

    Module GPIO en complément de la gamme BN3000 à BN7000, permet de connecter 4 Entrées TOR (5V-30V AC/DC) et 4 Sorties relais (230VAC 2A).

    Module protection contre les surtensions avec module ‘Citel’ SPD type 3 remplaçable et double connecteurs IEC60.309.

    Pattes de montage pour double PDU

     EFIRACK ANNONCE

    Des nouvelles solutions de sécurisation et de traçabilité des accès. Ces solutions complexes d’authentification et de centralisation d’informations s’appuient sur des technologies telles que les cartes et/ou badges RFID ou HID, ou encore la double authentification à code ou à badge.

    EXCEL NETWORKING ANNONCE

    La solution de câblage Excel de catégorie 8 est conçue pour les interconnexions switch à switch et switch à serveur des centres de données, surtout dans les topologies Top of Rack et End of Row, et permet un transfert des données jusqu’à 4 fois plus rapide. Le câble de la catégorie 8 est complété par des prises Rj45 et des noyaux keystone sans outil.

    Une nouveauté dans nos services d’assistance spécialisés: l’étiquetage gravé sur mesure. Fabriquée à partir de matériaux d’excellente qualité, notre gamme complète d’étiquettes gravées au laser veille à ce que chaque application soit étiquetée de manière professionnelle dès son installation.

    Notre gamme fibre Enbeam continue à évoluer pour inclure les nouveaux progrès technologiques de la fibre optique. L’année dernière, suite au succès du lancement du nom de marque Enbeam et à la première phase d’élargissement du portefeuille de produits fibre Excel, nous avons lancé la seconde phase, qui incluait une sélection de nouveaux produits, outils et système pour compléter la gamme existante. Une partie de la phase deux concernait l’introduction d’un système de protection des câbles à goulottes jaunes pour fournir une solution de protection solide et résistante aux clients fibres.

    FULL IP SOLUTIONS ANNONCE

    Varaani (avant-première en France): est à l’origine de la solution produit/service VCDD Online (Votre Centre De Données) qui n’est autre qu’un NAS Intelligent destiné aux TPE/PME qui allie stockage réseau physique, backup datacenter français automatique, PRA, sauvegardes des PC du réseau, partage en un clic des fichiers/dossiers avec le monde extérieur et bien plus le tout d’une simplicité infantile.

    IPGARDE ANNONCE

    Le « SI OnDemand », une solution clé en main pensée pour l’entreprise d’aujourd’hui, lui permettant de bénéficier d’une informatique agile, flexible, multi-sites et immédiatement opérationnelle.

    UFStorage en partenariat avec DataCore, au service de vos infrastructures ! Cette solution, basée sur la technologie et les ressources plébiscitées par les utilisateurs du leader dans le domaine du stockage défini par logiciel DataCore, couplée à l’expertise et la disponibilité des équipes d’ipgarde, offriront à votre entreprise l’excellence en matière de stockage.

     ITOCHU France – VIAVI SOLUTIONS ANNONCENT

    Le Sidewinder : la caméra d’inspection Sidewinder, une solution innovante pour le contrôle des connecteurs MPO. La caméra d’inspection Sidewinder s’appuie sur cette expertise reconnue et offre une solution unique d’inspection et d’analyse portable « tout-en-un » des connecteurs multifibre tels que les MPO.

    OW2 ANNONCE

    Le projet STAMP (« Software Testing AMPlification »). proposant une solution innovante pour l’amélioration de la qualité logicielle par l’automatisation des suites de tests. La généralisation de la mise en œuvre de l’approche DeVops dans les systèmes d’information met fortement l’accent sur la qualité des tests. Fondé sur les recherches innovantes dans le domaine de l’automatisation de la génération de tests, le projet STAMP vise à améliorer les processus d’automatisation au travers des méthodes innovantes d’amplification de tests.

    RENTALOAD ANNONCE

    RENTALOAD, le Premier banc de test connecté compact pour Data Center 100%. Après 15 mois de développement, la start-up RENTALOAD implantée en Bourgogne présente son nouveau BANC DE CHARGE RACKABLE CONNECTE pour les tests des Data Center qui bouleverse le marché.  « Un nouveau modèle qui répond pleinement aux évolutions du marché avec l’apparition d’un logiciel de supervision qui pilote l’ensemble des bancs. Une vraie nouveauté une première internationale ! « …

    TECHNOLOGY SPACE INTEGRATION

    En Première Mondiale ! Les prises d’origine brevetées IEC Lock C13, maintenant disponibles par bloc pour une économie d’espace La nouvelle prise IEC Lock Multi-Tier C13, permet de résoudre le problème crucial de la maximisation de l’espace.vSa conception unique à plusieurs niveaux permet un gain d’espace de 21 mm si elle remplace six prises de verrouillage IEC individuelles, ou 12 mm d’espace si elle remplace 4 prises individuelles.

    Une visite à la 9ème Edition des Salons Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Management 2018 est donc plus que jamais une opportunité de découvrir, de comprendre, et de composer avec ce riche écosystème.

    Le  1er Forum Sécurité@Cloud répondra, sous différents formats (Keynotes, tables rondes…) aux nombreuses questions de nos visiteurs en réunissant les meilleurs experts et spécialistes. Le Forum laissera une large part aux témoignages utilisateurs ainsi qu’aux questions des auditeurs.

    L’édition 2018 permettra aux 7 500 visiteurs professionnels, avec ses 160 sociétés exposantes, son contenu à forte valeur ajoutée (conférences, keynotes et tables rondes) de rencontrer ces deux écosystèmes qui se complètent.

    Rendez-vous à cette 9ème édition pour innover autour de centres de données modernes, réviser les bonnes pratiques et la conformité sur les données numériques et découvrir les offres et services développés par les principaux acteurs dans le cloud.

  • La grande enquête sur la nouvelle vague des technologies Marketing

    Quand marketing et publicité seront pilotés par la donnée, serez-vous bien préparé ?

    Un livre blanc proposé par MAPP 

    Voici quelques questions pour le savoir :

    • Comment vont évoluer les métiers du marketing ?
    • La guerre entre le marketing et la publicité aura-t-elle lieu ?
    • Faut-il supprimer les silos au sein de l’entreprise ?
    • Comment garder le contrôle de vos données ?
    • Quelles étapes à suivre pour faire converger toutes vos données ?

    Sherlock Holmes a voulu répondre à ces questions, et a mené l’enquête sur le futur du marketing.

    Cliquez sur l’illustration pour télécharger le whitepaper 

  • Les tendances technologiques de 2018

    Les tendances technologiques de 2018

    Par Jason Warner, Senior vice-président Technologies de GitHub

    En 2017 nous avons assisté à l’essor de deux domaines, qui resteront au premier plan encore de nombreuses années : l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique. A présent, que pouvons-nous donc attendre de 2018? Voici les 6 principales tendances technologiques qui marqueront les prochains mois.

    1. Les données resteront l’atout numéro un de toutes les entreprises : ces dernières années, le Cloud 1.0 a marqué l’apparition de tâches de calcul dans les environnements cloud de grande envergure.  Le Cloud 2.0, quant à lui, — celui que nous connaissons aujourd’hui et dont l’évolution va se poursuivre — concerne les données, le transfert des informations et les outils et services qui le rendent possible, que ce soit sur le plan analytique ou de l’apprentissage automatique (machine learning). Qu’elles le sachent ou non, toutes les entreprises actuellement en activité à travers le monde sont des data companies, des sociétés dont l’activité repose sur les données. En 2018, le transfert et la valorisation des données deviendront le plus grand atout des entreprises, à condition qu’elles sachent comment les exploiter.

    2. La recherche de fluidité dans le processus de travail va franchir un nouveau palier, tout comme les fusions et acquisitions : la course est lancée pour capter l’attention des développeurs dans le but de développer l’écosystème du cloud. Le marché des fusions et acquisitions (M & A) va s’enflammer. Les grands comptes du secteur high-tech vont faire main basse sur les structures plus modestes, spécialisées dans la résolution des problèmes d’infrastructure et la création d’outils de gestion de la recherche de fluidité dans le processus de travail plus performants. Notre rôle sera crucial dans l’intégration des plateformes de développement entre ces entreprises.

    3. L’open source fera son retour sur le devant de la scène : véritable OVNI il y a dix ans, Linux est aujourd’hui la norme. À l’époque, des entreprises comme Amazon, Google et Microsoft étaient obligées de construire leurs propres outils, faute de systèmes permettant de créer leurs projets. Depuis, bon nombre de ces frameworks sont devenus disponibles en open source. Cette mutation est en train de transformer ce dans quoi les entreprises investissent, et d’élever les logiciels libres au rang de véritables concurrents pour les outils traditionnels.

    4. L’infrastructure sera simplifée : de nouveaux outils disponibles sur le marché vont rapidement accélérer le passage de l’idée à la production, ainsi que réduire le temps consacré par les développeurs à faire des réglages « sous le capot ». Les développeurs d’applications disposeront ainsi de davantage de temps pour effectuer ce qu’il leur plaît le plus, c’est-à-dire améliorer, régler et enrichir leurs produits.

    5. La sécurité des données deviendra la préoccupation centrale des entreprises :  partout dans le monde, de nombreux systèmes critiques sont insuffisamment robustes et leur exposition ne cesse de croître. Les vagues régulières d’attaques par malware que nous avons enregistrées cette année vont se poursuivre à un rythme croissant, avec pour corollaire une augmentation des ressources financières et de développement dédiées à la sécurité. La sécurité doit être incorporée au code dès son développement, au lieu d’être ajoutée au cours de la phase de production. Par ailleurs, nous allons assister à l’émergence de systèmes plus intelligents qui, à terme, formeront une série de couches automatiquement sécurisées.

    6. Le principe de Neutralité du Net sera remis en question : la fragilité de la neutralité du Net ainsi que la montée en puissance des lois de localisation des données propres à chaque pays vont probablement mettre à l’épreuve la résilience d’Internet, mais également du tissu social mondial et de la manière dont les entreprises collaborent aux quatre coins du monde. L’impact sera important, quelle que soit la façon dont les choses se passent.

  • Quand les FAUSSES DONNÉES envahissent les entreprises du monde entier

    Oubliez les « fake news » : les FAUSSES DONNÉES envahissent les entreprises du monde entier

    Une étude de RSA révèle que près d’un consommateur français sur 2 (55 %) admet avoir intentionnellement falsifié ses données personnelles informations personnelles lors de l’achat d’un produit/service, 3 consommateur sur 4 se disant préoccupés par l’usurpation de leur identité

    L’étude révèle également que  :

    • Plus d’un consommateur français sur deux (55 %) admet avoir intentionnellement falsifié ses informations personnelles lors de l’achat d’un produit/service, notamment son numéro de téléphone (32 %), sa date de naissance (19 %), son adresse personnelle (18 %) ou son nom (17 %).
    • 69 % des consommateurs français se disent prêts à boycotter une entreprise ayant montré, à maintes reprises, un manque d’intérêt pour la protection des données clients.
    • Près de 3 consommateurs sur 4 (74 %) se disent préoccupés par l’usurpation de leur identité
    • 71 % se disent davantage au courant des violations de données qu’il y a cinq ans
    • Seulement un quart environ des personnes interrogées (28 %) pensent qu’elles permettent aux marques de leur proposer de meilleurs produits/services plus personnalisés
    • 49 % estiment n’avoir d’autre choix que de fournir des données personnelles à une entreprise en contrepartie de produits ou de services