Catégorie : Transformation Digitale

  • DIGITALISATION DES ENTREPRISES « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 »

    La  CCI Paris Ile-de-France récompense 4 entreprises innovantes

    La CCI Paris Ile-de-France s’est engagée depuis plusieurs années dans un plan d’action pour accélérer la transition numérique des entreprises. Elle a la volonté de favoriser l’accès des dirigeants de TPE et PME aux nombreux leviers d’amélioration opérationnels offerts par la révolution digitale, qui peuvent révolutionner leur activité, développer leur chiffre d’affaires et améliorer leurs marges. Ce processd’accompagnement de la transition numérique a connu une accélération depuis plusieurs mois, avec le lancement de la plateforme et de la marque Les Digiteurs.

    Après avoir lancé en juin la plateforme lesdigiteurs.fr grâce à laquelle les entreprises prennent contact avec les conseillers de la CCI pour une approche pratique de leur digitalisation après un premier diagnostic, la CCI Paris Ile-de-France a ouvert une nouvelle étape de son dispositif Les Digiteurs le  14 décembre dernier : une après-midi consacrée à la transformation digitale des entreprises avec  des tables rondes, des animations et des présentations de solutions digitales.

    A l’occasion de cet événement, Les Digiteurs ont également remis les prix du premier concours « Les Digiteurs, Prix de la solution digitale 2016 » à 4 PME innovantes.  Grâce à ce concours, la CCI Paris Ile-de-France a récompensé des entreprises d’Ile-de-France pour leurs innovations en terme de solutions digitales. Les gagnants ont été départagés en 4 catégories distinctes : vente, finance, RH et marketing.

    A l’issue des phases de sélection, 8 finalistes ont été présentés au public qui a voté en temps réel pour désigner le lauréat de chaque catégorie.

     Catégorie Vente : 

    Lauréat : Too good to go, une application permettant de réduire le gaspillage alimentaire en récupérant à prix réduits les invendus des commerçants à la fermeture !

    Second : Smile and Pay, un terminal de paiement électronique mobile (TPE) qui permet les encaissements avec un lecteur de carte bancaire portable pour smartphone et tablette.

    Catégorie Finance :

    Lauréat : Unilend, le premier site qui permet à tout le monde, particuliers ou personnes morales, de prêter de l’argent directement à des entreprises et d’obtenir des intérêts.

    Second : Finexkap, un modèle qui repense le secteur de l’affacturage et démocratise le financement pour les entreprises grâce à la technologie.

    Catégorie RH :

    Lauréat : Mobiliwork, qui propose aux sociétés une gestion RH optimisée et aux salariés de la mobilité sécurisée.

    Second : Flatchr, un service qui s’adresse aux petites et moyennes entreprises qui n’ont pas toujours, le temps, les moyens, ou les compétences pour recruter.

    Catégorie Marketing :

    Lauréat : Pitchy, qui développe une solution innovante permettant de réaliser une vidéo professionnelle à partir de modèles personnalisables.

    Second : Pocket Result, un service qui développe des solutions digitales nouvelle  générationpour explorer, valoriser et profiter de toutes les données multi-sources des entreprises.

     

     

     

     

     

    Avec Les Digiteurs, premier dispositif d’envergure consacré à la transformation digitale des entreprises en Ile-de-France,  la CCI Paris Ile-de-France  s’est fortement engagée à accompagner les PME et TPE dans leur développement et dans leur transformation numérique  afin d’améliorer leurs performances. Le prix de la solution digitale fait partie des actions concrètes lancées par Les Digiteurs pour accélérer la transition numérique des entreprises.

     

    Retrouvez la liste des gagnants sur : http://www.lesdigiteurs.fr/

     

  • Contenus : les entreprises investissent-elles vraiment dans cet actif crucial ?

    La valeur des contenus

    Par John Newton, CEO d’Alfresco 

    Quand on parle de contenus, on part généralement du principe qu’il s’agit simplement de textes dans un document Word ou de données sur une feuille Excel, ou à la limite de contenu vidéo. Pourtant, on ne s’en rend généralement pas compte, mais tout ce que nous faisons dans notre vie quotidienne crée du contenu appelé à être traité par différentes organisations, depuis nos fichiers Excel traditionnels jusqu’aux applications de gestion d’emploi du temps en passant par les données de nos cartes de crédit, qui transitent jusqu’à notre banque.

    Pendant longtemps, les gens se sont contentés de ranger ce contenu sous la dénomination générique de « big data », ce flux infini d’information non structurée dont les organisations débordent. Mais ce contenu va bien au-delà du simple big data. Cette étiquette ne rend pas justice à la valeur véritable de l’information. En réalité, sans contenu, les entreprises seraient incapables de continuer à fonctionner. Elles ne pourraient fournir aucun des services que nous attendons d’elles. Ce contenu est si important qu’il peut subrepticement devenir le bien le plus précieux d’une organisation.

    On estime que le volume de contenu au sein des organisations aura doublé à la fin de la décennie. Pour une organisation moyenne, cela peut impliquer la gestion de près d’un milliard de données. Il est physiquement impossible de savoir précisément ce qu’est au juste tout ce contenu ou l’utilisation qu’il faut en faire. Si les collaborateurs devaient s’atteler à cette tâche, ils passeraient leur temps à lutter pour trouver le contenu dont ils ont besoin au lieu de travailler et d’être productifs. Pour pouvoir continuer à se développer et se doter d’avantages concurrentiels, les organisations doivent absolument résoudre les difficultés liées à leurs contenus avant qu’il ne soit trop tard – avant que ce précieux contenu ne devienne un poids trop lourd à porter.

    Cela implique de maîtriser ses processus : sans cela, aucun contenu ne peut se révéler de la moindre utilité. Lorsqu’une personne ou un processus a besoin d’accéder à une information ou de l’utiliser, le temps que cela nécessite doit absolument être pris en considération. Pour y parvenir, les organisations ont tout intérêt à se concentrer sur les besoins de l’utilisateur et sur le résultat escompté : il s’agit alors de s’intéresser aux axes de travail et aux processus des collaborateurs pour trouver des solutions. Dans ce cadre, il est nécessaire de s’appuyer sur des facteurs comme l’identité des collaborateurs, ce sur quoi ils travaillent, à quel niveau du processus ils se trouvent, avec qui ils travaillent et ce qu’ils essayent d’accomplir. C’est en adoptant cette approche sur mesure du contenu que toute entreprise, quelle que soit sa taille, peut parvenir à intensifier considérablement son engagement, accélérer son processus de prise de décision et apporter de la valeur ajoutée à son activité.

    Dans l’ère numérique où nous vivons aujourd’hui, qui voit les technologies évoluer à une vitesse incroyable, nous sommes amenés à créer de plus en plus de contenu, mais aussi à créer des moyens de gestion de contenu plus intuitifs. En améliorant ces moyens, nous atteindrons un jour un stade où les collaborateurs n’auront plus besoin de sacrifier leur productivité et leur temps de travail à la recherche du contenu dont ils ont besoin. Les technologies sur lesquelles nous nous appuyons commenceront à comprendre ce sur quoi nous travaillons et à nous fournir de façon intuitive d’autres contenus adaptés et utiles créés par nos équipes. Cela nous permettra d’intégrer harmonieusement les contenus et les processus à nos méthodes de travail actuelles, en optimisant la relation contextuelle qui lie l’utilisateur au contenu.

    Par exemple, imaginons que nous cherchions à redessiner un espace de bureaux. Nous pourrions instantanément accéder aux plans du bâtiment et à la réglementation locale, sans que cela n’oblige des collaborateurs à fouiller dans ce qui représente potentiellement des centaines de dossiers à la recherche de l’information requise. Les technologies intuitives de ce type présentent des possibilités d’application particulièrement intéressantes. Dans les services publics, elles peuvent permettre au contenu de devenir plus autonome au sein de l’organisation : dans un hôpital, le dossier de chaque patient pourrait se retrouver automatiquement, au moment voulu, dans les mains des médecins et pharmaciens concernés. De leur côté, les patients recevraient un traitement plus efficace sans avoir à faire de concessions sur la qualité des soins.

    Le fonctionnement de nos lieux de travail repose sur l’utilisation du contenu sous toutes ses formes. Si bien que le contenu est désormais devenu la valeur sur laquelle de nombreuses organisations s’appuient. Il joue un rôle crucial pour l’information des clients, la propriété intellectuelle et les rapports financiers. Mais il ne s’agit pas uniquement du contenu en lui-même : cela doit permettre à l’activité au quotidien d’évoluer en s’intégrant aux processus et aux axes de travail utilisés chaque jour. L’avenir de la diffusion efficace de contenu est à portée de main. Il est nécessaire pour les entreprises d’investir dès aujourd’hui dans la gestion de cet actif précieux et si crucial. 

  • La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise

    Les talents du numérique sont des mines d’or pour les entreprises qui veulent relever le défi de l’économie des applications 

    Par Marco Comastri, Président et Directeur Général de CA Technologies pour la région EMEA

    Dans l’économie des applications, la capacité des entreprises à réussir dépend de plusieurs facteurs : notamment l’agilité, les talents et l’expérience utilisateur. Dans la course à la transformation numérique, les entreprises font face à une équation sensible pour relever ce défi. Pour réussir, il leur faut placer l’humain au cœur même de leur stratégie et se remettre en question fondamentalement afin de se doter d’une organisation conçue pour le changement. Reprenons ensemble les principaux éléments qu’exige la 4èmerévolution industrielle.

     L’expérience utilisateur mis à mal au bout de 3 secondes

     3 secondes : c’est le délai au bout duquel les consommateurs abandonnent une application si elle ne répond pas, selon une étudemondiale. Mais pire, c’est aussi le délai nécessaire pour que les consommateurs effacent une application définitivement de leur smartphone. En effet, dans cette révolution industrielle, les consommateurs sont extrêmement volatiles et recherchent l’immédiateté. Ils n’hésitent pas à s’en faire l’écho auprès de leurs proches ou sur les réseaux sociaux. L’expérience utilisateur conditionne donc le succès d’une entreprise aussi innovante soit-elle. 
     Les utilisateurs exigent les services les plus rapides, intuitifs et sécurisés qui soient. Aucune perte de temps n’est tolérée. Plus que jamais, l’expression « Le temps, c’est de l’argent » prend tout son sens. L’entreprise se doit donc d’être à leur rythme, faute de quoi, c’est l’échec assuré. La stratégie des entreprises se décide donc au travers des exigences et des attentes des clients qui leur indiquent comment elles doivent se transformer. 

     La transformation numérique : une question de talents et de culture d’entreprise 

     Aujourd’hui, indéniablement, ce sont les « Talents » qui importent le plus car ils sont les moteurs de la transformation numérique. De plus en plus d’entreprises investissent dans ces jeunes, issus de la génération Y, qui viennent grossir leurs rangs pour relever ce défi. Pour ce faire, il est essentiel qu’elles soient attractives à tout point de vue tant cette génération a ses propres codes et impose de nouvelles méthodes de travail plus flexibles.
     C’est pourquoi, il est impossible d’appliquer une telle approche sans une culture d’entreprise adaptée. La transformation numérique n’est donc pas une simple question d’ordre technologique mais essentiellement un enjeu humain. Aussi, cette culture ne peut être insufflée que par la direction. Ils se doivent d’être des leaders certes. Cela étant, ils doivent faire confiance à leurs salariés et adopter un modèle collaboratif qui offre suffisamment d’autonomie. Une transformation en profondeur du système managérial est donc nécessaire pour adopter des méthodes agiles qui correspondent aux attentes de ces « Talents ».

     L’Agilité comme condition de la transformation

     La diversité des équipes rend l’entreprise plus agile : casser les silos et abolir la hiérarchie. C’est ainsi que l’on obtient des organisations axées sur la collaboration pour une expérience utilisateur optimum, une question de survie pour les entreprises. Si elles réussissent le pari de la transformation agile, elles pourront à la fois, attirer et fidéliser des talents sur-sollicités et répondre avec célérité à des clients volatiles. 
     Dans ce contexte, les nouvelles technologies, et en particulier les logiciels, se retrouvent au centre des modèles de chaque organisation pour répondre à ces attentes.

     Si le temps c’est de l’argent… quelle valeur ont nos talents ?

     C’est la raison pour laquelle la contribution des talents est l’élément incontournable de l’équation qui permet à une organisation de subsister.
     Pourtant, le constat est le même dans l’ensemble des pays européens : une pénurie chronique de nouvelles compétences dans la Tech. Chaque jour qui passe, de nouveaux besoins se font sentir en termes de profils innovants. Cette tendance va en s’accentuant et malheureusement, c’est précisément là que le bât blesse. Les métiers de demain doivent être préparés dès à présent. Or, ce n’est pas le cas. Il est certes possible d’encourager les jeunes à s’orienter vers des cursus scientifiques, technologiques, d’ingénierie ou de mathématiques (STEM), mais c’est insuffisant puisque le véritable problème est le manque de formations dans ce domaine. 
     Cette responsabilité n’incombe pas uniquement aux dirigeants d’organisations. Tous les acteurs institutionnels, publics, privés, sont concernés et doivent prendre les mesures qui s’imposent car une chose est certaine : le talent, c’est l’avenir, et sans formation il n’y a pas d’avenir ! 
  • Transformation numérique : une réalité très différente au sein des pays européen résultats de l’étude Leaders 202

    Résultats de l’étude Leaders 2020 menée par Oxford Economics et parrainée par SAP

    • Près d’1 entreprise sur 2 saisit les opportunités de l’économie numérique en Allemagne contre seulement 1 sur 7 en France et 1 sur 100 au Royaume-Uni ! Cette réalité très différente au sein des grands pays européens a été mise en avant dans le cadre de l’étude Leaders 2020 menée par Oxford Economics et parrainée par SAP (NYSE: SAP).
    • Cette étude a été réalisée dans le cadre d’une enquête menée auprès de plus de 4 100 dirigeants et salariés dans 21 pays. Elle identifie les caractéristiques des organisations qui réussissent aujourd’hui dans l’économie numérique et apporte à des nombreuses organisations des exemples de pratiques de leadership numérique dont elles pourraient s’inspirer à travers des best practices en Allemagne, Espagne, France, ou Royaume-Uni.

    En comparant les compétences et pratiques d’entreprises leaders dans chaque pays, Oxford Economics et SAP ont identifié une catégorie d’organisations saisissant les opportunités de l’économie numérique, appelé les ‘‘Digital Winners’’. Ces ‘’Digital Winners’’ représentent 16% des entreprises interrogées dans le cadre de l’étude avec cependant des variations très fortes en fonction des pays européens interrogés. En effet, le leadership numérique varie considérablement selon les pays : l’Allemagne (41%) et l’Espagne (22%) sont au-dessus de la moyenne européenne alors que la France (15%) se situe dans la moyenne, loin devant le Royaume-Uni (1%) très en retard.

    « La numérisation de notre monde a entraîné des changements majeurs impactant l’environnement de travail et les effectifs des entreprises. Celles-ci doivent se transformer rapidement pour se développer », a déclaré Mike Ettling, Président de SAP SuccessFactors. « En tant que leaders, nous devons créer un environnement où chaque personne puisse réussir en lui permettant de prendre rapidement des décisions fondées sur des données factuelles, en réduisant la complexité et la bureaucratie et en prenant en compte la diversité et l’engagement. Le numérique ne se limite pas à l’adoption de la technologie – il s’agit de créer une culture de l’innovation, où les résultats exponentiels ne sont pas seulement une éventualité mais une exigence. »

     Par ailleurs « L’étude soulève d’autres problématiques telles que la déconnexion avec les cadres du millénaire qui est un signal d’alarme en soi pour les cadres supérieurs», a ajouté Edward Cone, directeur adjoint Thought Leadership chez Oxford Economics. « L’avenir est à notre porte et on l’ignore souvent à nos propres dépens »
  • Canaux digitaux et Big Data, pour une relation client plus humaine

    Les outils technologiques ne doivent pas supprimer l’interaction humaine,

     Par Pascal Lollioz, Directeur de la Relation client chez Ricoh

    La clé d’une bonne relation client doit permettre d’être en capacité d’allier technologies et relations humaines. Les outils technologiques ne doivent pas supprimer l’interaction humaine, ces derniers doivent avoir comme objectifs : l’amélioration de l’expérience client et la personnalisation de celle-ci.

    Chaque client, suivant le moment de la journée, de son âge, de ses habitudes, utilise le canal qui est le plus en adéquation avec son besoin et sa situation (Téléphone, internet, réseaux sociaux, mails, tchat…). Chacun à sa spécificité, rapidité d’action, flexibilité dans les horaires, simplicité du contact…, mais tous ces canaux ne doivent pas pour autant faire oublier la relation humaine.

    Les entreprises doivent proposer le maximum de canaux de contact possibles. Les demandes, quel que soit le canal utilisé par le client, doivent être traitées de manière identique et si possible centralisées. Ce point devant être transparent pour le client.

    Le premier objectif est « d’accuser réception » de la demande du client pour l’informer de la prise en charge de celle-ci ; si possible via le même canal. Par contre, une fois la demande traitée, il n’est pas nécessaire de répondre à travers le même canal que celui utilisé par le client lors de sa demande initiale. Pour un litige, par exemple, qui requiert souvent des informations réglementaires, le courrier postal peut être mieux adapté. De même, si cela concerne un sujet complexe, il vaut mieux appeler directement le client plutôt que lui répondre par email ; il est ainsi plus aisé de bien comprendre la demande du client. Certains traitements de requêtes sont automatisables via des scénarii et des processus pré-configurés ; d’autres méritent, voire nécessitent, l’intervention d’un conseiller d’où parfois un « mixe » digital et humain.

    Pour illustrer cela nous dirons que lorsqu’un client rencontre un problème technique et qu’il ne parvient pas à comprendre les explications de son conseiller, les technologies numériques peuvent être un bon relai pour maximiser l’accompagnement ; la prise en main du matériel à distance est un exemple. Certains logiciels permettent aussi d’utiliser la fonction caméra du téléphone du client ; le conseiller peut donc mieux l’aider dans les démarches techniques à effectuer. Ainsi l’entreprise s’adapte à la demande spécifique du client en utilisant les atouts des différentes technologies à sa portée tout gardant un fort contact humain avec son client.

    Les Big Data et les outils de CRM doivent supporter la fidélisation et la personnalisation de la relation client

    Les entreprises ont tendance à utiliser les données clients dans un but purement commercial et marketing. Il n’est pas rare qu’au lendemain d’une réclamation produit en magasin, une publicité nous soit envoyée pour un autre produit de la même marque ; il y a de quoi sourire ou être agacé !

    Comme toute relation, la relation client doit être basée sur la confiance. La marque doit apprendre à bien connaître son client en prenant en compte son historique d’achats, ses divers points de contact, son profil… tout ceci est possible grâce aux Big data et aux outils CRM. Encore faut-il que les données soient pertinentes, organisées et gérées pour être prêtes à être utilisées à bon escient. L’objectif est de créer un rapport d’étonnement car les effets de surprise sont également des ingrédients de la fidélisation client. Une chaîne hôtelière, par exemple, qui renseignerait sa base de données client dès la première visite de celui-ci sur ses habitudes en matière de petit déjeuner, de chambre, etc., et qui lors d’un second séjour dans le même hôtel ou un autre de la même chaîne, proposerait immédiatement le bon produit, aurait tout compris sur l’utilisation des données dans le cadre de la relation et de la fidélisation client.

    Pour être efficace, la marque doit attendre que tous les voyants soient au vert pour proposer à son client des campagnes marketing et donc de vente. Un client qui se sent écouté et considéré sera de fait plus attentif et recommandera la marque.

    Les technologies digitales sont in fine des outils « supports » qui ne représentent qu’une facette de l’expérience client. Cette dernière ne dépend pas d’un canal de contact particulier mais d’un mix intelligent entre numérique et intervention humaine.

    Personnaliser l’expérience client, c’est la rendre plus humaine et donc plus pérenne !

  • REPLAY Event du 28/11 – By SAS France – Intelligence artificielle, algorithmes, automatisation…La mort du travail ?

    Impact de la numérisation de l’économie sur l’emploi

    Le Club Business Analytics info a réuni, le 24 novembre dernier, pour un échange et une réflexion sur le thème de l’impact de la numérisation de l’économie sur l’emploi (de droite à gauche sur la photo) :

    capture-decran-2016-12-02-a-14-19-00Monique Dagnaud, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS à l’Institut Marcel Maus, membre du comité éditorial de Telos-eu.com et auteur de « Le modèle californien : Comment l’esprit collaboratif change le monde» ;

    Max Blanchet, senior partner chez Roland Berger, auteur de « Industrie 4.0, Nouvelle donne Industrielle,nouveau modèle économique» et conseil depuis plus de 20 ans auprès de groupes industriels et de la fonction publique ;

    Christian Fauré, président de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation), managing partner chez OCTO Technology et membredu Conseil d’administration d’Ars Industrialis, co-auteur de l’ouvrage « Pour en finir avec la mécroissance » ;

    Mouloud Dey,directeur innovation et business development de SAS France. 

    Thomas Boullonnois de Rumeur Publique introduit cette table ronde en remarquant qu’inverser la courbe du chômage est la priorité affichée des candidats comme des gouvernements successifs depuis 30 ans. sans grand succès jusqu’à présent. Et d’énoncer quelques constats et chiffres récents.

    La technologie, pour reprendre une expression chère à l’association Ars Industrialis, est un « pharmakon », ce qui signifie qu’elle véhicule à la fois le poison et le remède. Côté poison, une étude de l’Université d’Oxford a récemment conclu que la numérisation del’économie menace un emploi sur deux en Europe. Le cabinet d’analystes Roland Berger a chiffré à 3 millions le nombre d’emplois voués à disparaître à l’horizon 2025, précisant que 42% des métiers ont une forte probabilité d’automatisation.

    Côté remède, Paul Duan, un jeune français sorti de Sciences Po et Berkeley, vient de lancer en collaboration avec Pôle Emploi une plate-forme tirant parti d’unalgorithme d’intelligence artificielle pour conseiller et guider le demandeur d’emploi de manière personnalisée. Son ambition : réduire le chômage de 10 % sans nouvelle prime à l’embauche, ni refonte du Code du travail, et ce, indépendamment de la conjecture économique.

    Depuis longtemps, la relation technologie-emploi a été analysée et interrogée par de nombreux commentateurs. Déjà en 1930, Keynes annonçait que la technologie allait permettre de travailler 15 heures par semaine. Mais, si elle est à l’origine de la disparition d’une part des emplois, la technologie peut-elle contribuer à en créer de nouveaux ? Ou faut-il se résoudre d’ores et déjà à repenser la société « après » le travail ? Et quel rôle attribuer à l’éducation dans cette transformation, quand deux tiers des métiers de demain restent à inventer ? Autant de questions posées aux experts de cette table ronde.

    Assiste-t-on à la mort du travail ?

    AUTOMATISER N’EST PAS DÉTRUIRE

    Intelligence artificielle, algorithme, automatisation. Assiste-t-on à la mort du travail ?

    Max Blanchet pense que si de nombreuses théories présentent la digitalisation et l’automatisation comme une vague inarrêtable de suppressions d’emplois menant tout droit à un chômage de masse, la réalité reste plus contrastée. Roland Berger a repris et enrichi les travaux de l’Université d’Oxford, pour analyser métier par métier, la probabilité de son automatisation. Si de 35 à 45% sont concernés, cela ne signifie pas qu’ils vont être détruits. La distinction entre automatisation et destruction estessentielle.

    D’autre part, l’industrie depuis le XIXe siècle a toujours recherché à améliorer la productivité. Alors qu’une usine automobile regroupait 30 000 personnes au début de l’industrialisation, ce nombre n’a cessé de baisser depuis, pour atteindre environ 3 000 aujourd’hui. L’industrie française a en moyenne supprimé 700 000 postes tous les dix ans, depuis 30 ans. Cette réduction est liée à deux facteurs principaux : la productivité et la compétitivité. Mais simultanément de nombreux emplois ont été créés ailleurs, notamment dans le tertiaire. On remarque que les métiers les plus recherchés aujourd’hui sur LinkedIn n’existaient pas il y a 5 ans. Ce mouvement de destruction s’accompagne donc, depuis toujours, d’un mouvement de création, comme l’a expliqué Schumpeter.

    DISTINGUER TRAVAIL ET EMPLOI

    Christian Fauré insiste sur la distinction entre travail et emploi. Beaucoup de personnes ont un emploi mais ne travaillent pas. Et inversement. L’enjeu aujourd’hui n’est pas l’emploi, mais le travail. L’automatisation ne détruit jamais un travail, mais elle détruit de nombreux emplois. Le défi est donc de faire en sorte que ceux qui travaillent reçoivent une rémunération.

    Le revenu universel est présenté, par les politiques tous bords confondus, comme une manière de pallier le chômage de masse. L’association Ars Industrialis,présidée par Bernard Stiegler, a plutôt dirigé sa réflexion sur le revenuc ontributif, qui se différentie du premier par sa conditionnalité. Le régimed es intermittents du spectacle est une source d’inspiration. Quand un comédien répète, il travaille, même s’il n’est pas payé. Là encore, il convient de faire la distinction entre rémunération du travail et rémunération de l’emploi.

    Par définition, on ne peut se passer du travail. Même dans l’oisiveté ou le loisir(« otium » par opposition à « negotium »), on trouve le travail de l’amateur qui aime ce qu’il fait (par opposition au spéculateur). En travaillant, l’amateur « ouvre un monde », ce qui reflète le sens original du mot « ouvrier » : celui qui par son travail « œuvre », donc ouvre un monde autour de lui.

    La révolution industrielle et les gains de productivité dont parlait Max Blanchet, étaient les prémices de ce que Marx a appelé la prolétarisation : le fait que les compétences, les connaissances, le savoir-faire soient transférés de l’homme vers la machine. Le « prolétaire » ne désigne pas à l’origine un travailleur pauvre mais quelqu’un qui a été privé de sa capacité àtravailler. Et aujourd’hui, face à la généralisation de l’automatisation, nous sommes tous prolétarisés. Du médecin au financier, tous les métiers sont« court-circuités » par les algorithmes et l’automatisation. Cette perte concernant à la fois des savoir-faire et des savoir-être. La question fondamentale consiste ainsi à se demander comment les technologies peuvent nous aider à déprolétariser les populations, tout en redistribuant les hausses de productivité qu’elles ont générées.

    DE NOUVEAUX BUSINESS MODELS CRÉATEURS D’EMPLOI

    Un éditeur comme SAS, pionnier des algorithmes et de l’analytique, doit-il être placé sur le banc des accusés ? Après avoir avec humour « revendiqué la présomption d’innocence », Mouloud Dey explique que la transformation numérique suscite un fort clivage entre ceux qui pensent qu’elle va générer de nouvelles opportunités et d’autres qui pensent le contraire. Dans cet esprit, les technologies de SAS peuvent être utilisées pour générer des gains d’efficacité opérationnelle, mais également peuvent susciter des usages innovants, directement à l’origine de nouveaux business models,eux-mêmes créateurs d’emploi.

    Multiplier les capteurs dans un véhicule permet par exemple de créer de nouveaux services,de nouveaux usages, de nouvelles formes de mobilité à partir de l’analyse de données. L’intelligence artificielle doit être considérée aujourd’hui comme un outil permettant d’assister l’homme dans de nombreux aspects de sa vie, non seulement pour améliorer sa productivité, mais également pour dégager du temps afin de « faire autre chose ». Qui aurait imaginé, il y a 20 ans, qu’un agriculteur pourrait se connecter à une base d’informations pour sélectionner des semences pour une parcelle donnée ? Un drone peut lui apporter des informations supplémentaires afin d’améliorer sa productivité, mais également lui libérer du temps.

    Mouloud Dey convient que les lignes se brouillent. Vivons-nous aujourd’hui une crise del’emploi ou une révolution ? Le travail salarié traditionnel représente aujourd’hui moins de 50% des postes dans le monde. Les entreprises ressemblent de moins en moins aux organisations monolithiques d’hier, et intègrent des écosystèmes et des chaînes de valeur partagés. Par exemple, les constructeurs automobiles deviennent des opérateurs de mobilité, dont la principale activité dévie vers le service (batterie, assurance, communication). Dans ce contexte mouvant, l’entreprise doit donc nécessairement penser l’emploi d’une manière différente.

    INTÉGRATION DES INDIVIDUS CONTRE ALIÉNATION

    Le débat sur la perte des emplois générée par l’économie numérique n’est pas tranché selon Monique Dagnaud. Les travaux de Robert Gordonaux Etats-Unis ont montré que le numérique ne crée pas véritablement de croissance. Est-ce pour cela que le paradigme Schumpetérien va se vérifier,comme lors de chaque révolution industrielle ? Pour la sociologue qu’est Monique Dagnaud, le vrai sujet concerne la notion d’intégration des individus.D’un côté, des gens s’intègrent parfaitement, sont diplômés, parlent plusieurslangues et trouvent facilement une place dans la société, et de l’autre, des gens moins bien lotis éprouvent de grandes difficultés à vivre, que ce soit en France ou aux Etats-Unis. Une partie de la jeunesse, qui ne maîtrise pas les différents langages nécessaires, ni le numérique, ni cette capacité à se remettre en cause en permanence, est en très grande difficulté : 25% des 15-25 ans sont au chômage. 20% des jeunes ne sont ni en emploi, ni en étude, nien stage, ni en formation ; et au moins la moitié d’entre eux a déjà renoncé à chercher un emploi. On réfléchit donc à diverses formes du revenu d’activité, la question du travail étant au centre de cette réflexion : le rattachement à la société, par un statut ou une rémunération, est fondamental.

    Les plates-formes numériques à travers lesquelles des jeunes accèdent à un emploi contribuent-elles plutôt à l’intégration ou à l’aliénation ? Les nouveaux emplois ne réclament pas beaucoup de qualifications, mais un statut d’indépendant (sans protection sociale assumée par l’employeur). Le lien de subordination existe pourtant, mais il est dissimulé. Parallèlement, l’économie numérique est une sorte de Far West qui passe pour l’instant entre les gouttes de la réglementation. Ce qui ne devrait pas durer ; les chauffeurs Ubero nt, par exemple, obtenus récemment la reconnaissance de leur statut de salarié.

    Malgré ces limites, il faut reconnaître que certains jeunes trouvent dans ce modèle d’ubérisation une possibilité d’intégration. Parallèlement, de nouvelles formes de travail émergent, comme les « slashers » qui cumulent -volontairement – plusieurs emplois. Il convient donc de considérer cette problématique comme évolutive, la situation n’est pas figée. Si ces nouveaux emplois ne sont idéaux, il n’est pas non plus justifié de leur jeter spontanément l’opprobre.

    UN POTENTIEL D’INVESTISSEMENT PLUTÔT QUE D’ÉCONOMIE

    Max Blanchet ajoute que la vision Malthusienne de la troisième révolution industrielle cache le nouveau mécanisme de re-création d’emplois qu’elle véhicule et qui est différent decelui des « 30 Glorieuses ». Pour reprendre l’exemple de l’industrie,les gains énormes de productivité ont contribué certes à supprimer des milliers d’emplois, avec une logique de productivité visant à massifier les usines et baisser les coûts de revient. Mais ce mouvement a simultanément augmenté le pouvoir d’achat des personnes, qui en retour pouvaient investir dans des nouveaux services. Une part de l’économie a ainsi été transférée de l’industrie vers les services.

    Or, aujourd’hui, ce transfert est différent. Si la digitalisation n’agit pas directement sur les prix de revient des produits, les actifs nécessaires pour les fabriquer vont être fortement réduits. Aujourd’hui, il y a beaucoup de gaspillage tout au long de la chaîne de valeur, les machines ne tournent pas à100%, les stocks ne sont pas gérés de manière optimale, etc. L’économie potentielle se situe donc dans l’investissement, plutôt que dans la baisse du coût de revient des produits. Ce potentiel a été chiffré, pour l’Europe, à 400milliards d’€, qui, réinvestis dans l’économie, pourraient générer le double en valeur ajoutée et créer 10 millions d’emplois ! Sur les 25 millions d’emplois industriels européens, on estime à 3 millions le nombre d’emploi détruits par la productivité, à 3 autres millions ceux détruits par la compétitivité et encore à 3 millions ceux détruits par la digitalisation. Onv oit que le potentiel de création d’emploi (10 millions) est supérieur au volume d’emplois supprimé.

    Le rôle de l’ETAT dans l’enseignement 

    QUELLE POLITIQUE INDUSTRIELLE DU NUMÉRIQUE ?

    Pour Christian Fauré, la question n’est pas d’être pour ou contre latechnologie. Il convient plutôt de se demander ce que l’on peut en faire, puisqu’elle existe. C’est-à-dire quelle politique mettre en œuvre, et avec quelles conséquences sur l’emploi ? Le Droit qui fonctionne principalementà partir de jurisprudences, ne suit pas le rythme des technologies et de l’innovation.Comme la fiscalité. La puissance publique devient une « impuissancepublique ».

    Les américains, de par leur tradition (« The american way of life »), adoptent les technologies. En Europe, on nous dit : « il faut s’adapter ». Entre la logique d’adoption qui agit comme un moteur de croissance et la logique d’adaptation, plutôt passive en termes de politique industrielle, un fossé existe. C’est la thèse de l’ouvrage de 2008 de ChristianFauré « Pour en finir avec la mécroissance », qui pointait« l’incurie » politique, c’est-à-dire le manque de « soin »ou d’attention de responsables considérant la transformation numérique comme relevant d’un monde virtuel, alors que les data centers ou les infrastructures informatiques des entreprises sont des éléments on ne peut plus concrets ! Nous manquons avant tout en France d’une politique numérique, ce qui est dommage au vu de la qualité des compétences que notre système d’enseignement forge depuis des siècles (et qui a d’ailleurs lui-même bénéficié du « Plan calcul », le dernier effort de planification numérique de l’Etat français lancé en 1966 !).

    Pour alimenter la réflexion, tout en œuvrant de manière concrète, Ars Industrialis a initié, en collaboration avec l’Etat et les Collectivités locales, une vaste expérimentation d’une durée de 10 ans minimum sur le territoire de Plaine Commune(400 000 habitants). L’idée est d’engager le territoire dans le numérique afin d’éviter à sa population la prolétarisation, tout en imaginant un nouveau modèle de redistribution. Ce travail démarre par la rédaction d’une charte d’économie de la contribution, dans une logique de« recherche-action », c’est-à-dire d’expérimentations de terrain imaginées sur la base des travaux de recherche menés par des doctorants.

    FAUT-IL REPENSER L’ÉDUCATION ?

    Monique Dagnaud admet que lesystème éducatif français n’est pas adapté à cette transformation, puisque basé sur l’apprentissage des savoirs traditionnels ; la culture numérique n’ayant pas encore une place à part entière. Si certains pensent que l’avenir pourrait être réservé à des personnes n’ayant pas de diplômes traditionnels -des autodidactes de la programmation informatique par exemple – il  faut se méfier de l’idée qu’on peut réussir facilement dans ce nouveau monde sans le bagage éducationnel traditionnel, sans les savoirs acquis par le biais du système scolaire existant. Les créateurs de startups ou les managers dits « influents » sont, le plus souvent, bardés de diplômes.

    Monique Dagnaud ajoute que la difficulté des pouvoirs publics à saisir les enjeux du numérique est lié à unc adre de réflexion qui n’a pas été actualisé. D’une part, le monde du numériquese pense de manière planétaire, mais est concentré dans quelques régions, Silicon Valley, Paris, Israël. Les politiques raisonnent eux en nations. De plus, ils sont issus de formations généralistes et ne connaissent pas vraiment les nouveaux métiers émergents.

    Mouloud Dey considère qu’on se focalise trop sur les aspects technologiques alors que d’autres, fondamentaux,sont oubliés, comme la démographie, la culture, la géopolitique. Si la population active mondiale est de 3 milliards d’individus, au moins 1/3 vivent et travaillent hors de chez eux. L’âge et le sexe deviennent des critères fondamentaux, la population étant plus jeune, plus féminine, plus éduquée, ce qui change fondamentalement notre manière de vivre le travail. La vision actuelle et utilitariste de l’enseignement, trop centrée sur les sciences, la technique, l’ingénierie, est court-termiste.

    Christian Fauré rebondit en posant la question de savoir ce que va devenir l’Etat, dans le contexte de l’évolutiondes modèles d’intelligence artificielle et des nouveaux outils. Les seuls qui ont un discours à propos de l’avenir de nos sociétés sont les géants du web, c’est-à-dire des acteurs qui ont conquis une partie du pouvoir autrefois dans les mains de l’Etat, sans passer par des élections. La puissance publique est devenue inaudible.

    MaxBlanchet conclut en expliquant que chaque métier a plusieurs composantes. La première est technique ou administrative et est fastidieuse, voire répétitive. La seconde est son expertise et la troisième représente l’interface avec des clients et la compréhension de leurs besoins. La digitalisation leur apporte des outils permettant de supprimer les tâches fastidieuses (automatisation et intelligence artificielle)et de mieux analyser des situations (analytique et big data). La valeur ajoutée qu’ils vont produire se situera plus dans l’empathie et la compréhension des besoins des clients, le conseil, la prospective.

    https://www.youtube.com/watch?v=lUxXUaV0vxQ&feature=youtu.be

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« LE CLUB par Business AnalyticsInfo », un lieu d’échanges et de débats sur des thèmes d’actualité danslesquels l’analyse des données tient toute sa place.

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  • 808 milliards de dollars ! Le manque à gagner pour une adoption tardive des technologies numériques

    Les entreprises européennes n’utilisant pas systématiquement les technologies numériques pourraient perdre 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici 2018

    Elles pourraient bénéficier d’un chiffre d’affaires de 578 milliards de dollars au cours des deux prochaines années grâce aux technologies numériques 

    D’après une étude réalisée par Cognizant, en collaboration avec Roubini Global Economics

    • Une hausse de 5 % du chiffre d’affaires des entreprises européennes a été enregistrée grâce aux outils et technologies numériques représentant 150 milliards de dollars pour la seule année dernière.
    • Les cadres européens tablent, pour les deux prochaines années, sur une hausse de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total généré par l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain.
    • Les managers pointent du doigt un défaut d’efficacité de l’encadrement en matière de leadership. Il en résulte un manque de clarté (37%) et de diligence (35%) dans la gestion de la transformation numérique.
    • L’économie numérique fait appel aux données, algorithmes, robots logiciels et objets connectés.

     Les entreprises interrogées soulignent en effet que le recours aux outils et technologies numériques au sein de leurs processus pourrait permettre d’accroître considérablement leur chiffre d’affaires à hauteur de 578 milliards de dollars, dont 198 milliards rien qu’en France, d’ici à 2018.

    Pour les besoins de l’étude, intitulée The Work Ahead – Europe’s Digital Imperative, 800 hauts dirigeants du continent ont été interrogés. Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une étude plus large, menée au niveau international, dont l’objectif est de comprendre l’évolution de la nature du travail à l’ère numérique. Les résultats révèlent que s’ils veulent libérer un potentiel considérable de chiffre d’affaires et imposer l’Europe comme l’un des principaux acteurs du numérique sur la scène internationale, les chefs d’entreprise doivent se montrer davantage proactifs dans le rapprochement du  monde réel et du monde virtuel.

     Libérer des opportunités de chiffre d’affaires

    Les cadres dirigeants admettent clairement que l’informatique nouvelle génération, notamment l’intelligence artificielle, le Big Data et la blockchain, permettra de renouveler les business models, les sources de revenus et les types de relations clients, tout en réduisant la structure des coûts. D’ailleurs, les personnes interrogées signalent une progression de 5 % du chiffre d’affaires généré par leurs investissements numériques à ce jour, soit une hausse de 150 milliards de dollars pour la seule année dernière. Elles prévoient également une augmentation de 8,4 % de l’impact sur le chiffre d’affaires total imputable aux technologies numériques en Europe d’ici à 2018.

    Le numérique peut améliorer la rentabilité tout en générant du chiffre d’affaires. Ainsi, en appliquant l’automatisation intelligente des processus (Intelligent process automation, IPA), ces robots logiciels prenant en charge certaines tâches courantes, les entreprises seraient à même de réduire leurs dépenses de middle et de back office. L’analyse révèle que l’impact global de la transformation numérique sur le chiffre d’affaires généré et les économies réalisées dans les secteurs étudiés (commerce de détail, services financiers, assurances[1], fabrication et sciences du vivant) s’élèvera à 930 millions de dollars d’ici à 2018.

     Le numérique s’impose comme une évidence mais il reste des retardataires

    Pour les leaders européens, l’économie numérique se compose d’une association de données, d’algorithmes, de robots logiciels et d’appareils connectés. À la question de savoir quelle est la technologie qui, selon elles, influencera le plus fortement leur vie professionnelle à l’horizon 2020, c’est sans surprise que 99 % des personnes interrogées désignent le Big Data, et les avantages jugés extrêmement solides qu’il est susceptible de générer pour leur activité. Il est intéressant de souligner que l’intelligence artificielle figure au second plan (97 %), car elle est perçue comme bien plus qu’un simple effet de mode. En réalité, elle est en passe de devenir un socle essentiel de l’avenir du monde du travail en Europe.

    À l’inverse, l’analyse révèle qu’une adoption tardive des technologies numériques pourrait générer une perte de 808 milliards de dollars, dont 111 milliards en France, d’ici à 2018.

    Il n’en reste pas moins qu’un tiers de personnes interrogées estiment que leur leadership actuel est incapable de proposer des stratégies numériques, voire, pire encore, qu’il ignore totalement la réalité des besoins. En effet, 30 % d’entre elles pointent du doigt un manque d’investissement de leur direction dans les nouvelles technologies et 29 % une certaine réticence de cette dernière envers les nouvelles méthodes de travail.

    L’étude met également en évidence les principaux obstacles auxquels sont confrontées les entreprises lors du passage au numérique : craintes en matière de sécurité (24 %), contraintes budgétaires (21 %) et déficit de compétences (14%).

    Comme l’explique Euan Davis, directeur Europe du Centre for the Future of Work de Cognizant : « Pour assurer le passage indispensable vers le numérique, les dirigeants se doivent d’être proactifs et de préparer leur entreprise aux réalités futures du monde du travail. Une entreprise qui fait preuve de lenteur dans ses cycles d’innovation ou d’une réticence à expérimenter des solutions nouvelles anéantit définitivement sa capacité à exploiter les opportunités numériques qui se présentent à elle. La maîtrise de l’économie numérique est un impératif. Quoi qu’il en soit, si votre priorité première n’est pas d’approfondir, d’élargir, de renforcer, d’étendre ou d’améliorer votre présence numérique, vous êtes déjà à la traîne. »

     

     

  • La transformation numérique des entreprises françaises est en marche…

    Le dynamisme des entreprises françaises dans la transformation numérique

     

    La transformation numérique des entreprises françaises est en marche, et plus particulièrement dans les PME et les ETI. Pour preuve : 2/3 des dirigeants de PME et d’ETI interrogés ont un projet à l’étude ou en cours de déploiement ; et plus d’un dirigeant sur trois estime que la transformation digitale doit être au cœur de la campagne électorale de 2017.

    Sage, leader du marché des solutions intégrées de comptabilité, de gestion commerciale et de paie, présente les résultats d’une étude inédite sur la transformation numérique des entreprises françaises. Menée par OpinionWay, cette enquête réalisée auprès de plus de 800 dirigeants, fait un état des lieux très précis sur leurs perceptions, leurs enjeux et leurs projets d’investissements dans le numérique. Si l’engagement des TPE est encore timide, celui des PME et des ETI est bien marqué.

     Les principaux résultats de l’étude : 

    • Plus des deux tiers des dirigeants de PME et d’ETI considèrent la transformation numérique comme un enjeu stratégique. Avec comme principaux bénéfices attendus l’optimisation de leur image (78% des dirigeants) ainsi que de leur business (64%).
    • D’ailleurs, plus des deux tiers des dirigeants de PME et d’ETI ont déjà entamé leur projet de transformation, contre 16% dans les TPE.
    • …des TPE qui considèrent néanmoins la transformation numérique comme un enjeu stratégique (44% des TPE interrogées),
    • Les prévisions d’investissements passent principalement par l’acquisition de compétences numériques et de solutions techniques pour l’ensemble des entreprises françaises.

    Transformation numérique : un mouvement dans toutes les entreprises, mais à des rythmes différents

     Selon les résultats de l’enquête, tous les dirigeants d’entreprise interrogés s’accordent à dire que la transformation numérique représente un enjeu stratégique pour leur activité. Si cette perception est modérée dans les TPE (44%), elle est beaucoup plus marquée dans les PME (68%), en particulier dans les sociétés de services (79%) et dans les ETI (67%). Les bénéfices attendus sont principalement l’amélioration de l’image, l’optimisation de la performance de l’entreprise et de la relation client.

    En conséquence, la majorité des PME (60%) et des ETI (64%) ont des projets concrets concernant leur transformation numérique. Les ETI du commerce et de l’hôtellerie/tourisme/restauration (HCR) se détachent clairement avec 87% des dirigeants déclarant avoir des projets en cours ou à l’étude.

    Quant aux TPE, si la transformation numérique est bien perçue comme stratégique, seulement 17% des dirigeants mènent ou envisagent de mettre en place des projets.

     « Les startups, les artisans et les petites entreprises ont, au même titre que les plus grandes entreprises, saisi l’enjeu crucial que représente la transformation numérique. Nous rencontrons régulièrement des entrepreneurs qui ont déjà entamé leur mutation. Nous constatons que certains secteurs comme celui du BTP affichent un dynamisme particulier avec des besoins croissants en solutions de gestion mobile et dans le cloud leur permettant de gagner en productivité. Véritable enjeu de développement et de croissance pour ces entreprises, il s’agit d’investir dans les nouvelles technologies pour gagner en performance et optimiser leur relation client. » déclare Serge Masliah, Directeur Général de Sage Europe du Sud.

    Des projets d’investissements conséquents dans le numérique pour les PME et les ETI

    61% et 73% des dirigeants de PME et d’ETI interrogés ont prévu d’investir dans le numérique en 2017. Un engagement dans la transformation numérique d’autant plus fort, que ces entreprises, et particulièrement les ETI (29%), anticipent une hausse de leurs investissements entre 2016 et 2017.

    Pour mener cette transformation numérique, les dirigeants d’entreprises, quelle que soit leur taille, déclarent investir en priorité dans de nouvelles compétences par le biais de la formation ou du recrutement, mais également dans des solutions techniques incluant les logiciels de gestion. Le recours aux cabinets de conseil externe en organisation/stratégie ferme la marche du podium.

     « Avec l’accélération de la digitalisation de l’économie, l’avènement du m-Commerce et la pression de la concurrence, l’attention des entrepreneurs se recentre sur le consommateur. La question de la transformation numérique ne se pose plus pour les entreprises, elle est devenue un enjeu crucial pour les PME et les ETI qui doivent se démarquer pour être compétitives. Au-delà de notre passion pour tous ceux qui sont des bâtisseurs d’entreprise, véritables héros de notre économie, nous avons le devoir en tant qu’éditeur de les soutenir dans cette mutation en mettant à leur disposition les solutions de gestion adaptées qui leur permettront de réussir leur virage. Que cela soit pour les TPE qui ont besoin d’être rassurées pour totalement s’investir dans cette transformation, ou pour les PME et ETI qui souhaitent accélérer leur mutation, Sage est en mesure de leur apporter les outils nécessaires. C’est dans cet esprit que nous avons lancé notre dernière génération de solutions cloud comme Sage One, Sage Live, Sage X3 et Sage 50c et Sage 100c. Des offres conçues pour révolutionner leur façon de travailler et de faire du business dans un environnement en pleine transformation. » conclut Serge Masliah, Directeur Général de Sage Europe du Sud.

    Politique et campagne électorale : vers une prise de conscience autour de la transformation numérique ?

     Si la plupart des dirigeants ont du mal à estimer les conséquences des lois Macron et El Kohmri sur leur entreprise, ils s’accordent à dire que la campagne électorale aura un impact négatif sur leur activité. En effet, près d’un dirigeant sur deux estime que la période électorale va avoir un impact négatif sur les entreprises françaises en général. Plus d’un sur quatre s’attend même à ce que sa propre entreprise soit affectée.

    Autre fait marquant observé par l’étude, et qui montre l’intérêt que portent les dirigeants dans la transformation numérique : plus d’un tiers d’entre eux estime que le sujet devrait être au cœur de la campagne électorale.

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  • Images et luxe : les nouveaux codes du luxe en ligne

    Comment passer au numérique sans nuire à l’image de marque ?

    Une problématique au cœur de l’évènement Digital Luxe qui se déroulera à Lyon le 28 novembre prochain.

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    Pour y répondre Bettina Frohlich, co-fondatrice de Luxe Partenaires, un groupe d’entrepreneurs œuvrant dans les services de prestige.

     

    My Digital Week : Pouvez-vous dresser un état des lieux du luxe sur Internet ?

    Bettina Frohlich : Quand j’ai crée Luxe Partenaires en 2007, le luxe n’était pas prêt à franchir le pas sur Internet. A cela deux raisons : la première avec le numérique qui implique une démocratisation, l’ouverture de la marque auprès d’un public plus large. La seconde raison est simple : le luxe propose une notion d’exclusivité, d’élitisme, de prix élevés…

    Aujourd’hui, les grandes maisons placent le digital au coeur de leurs priorités stratégiques, tout en veillant à ne pas écorcher leur image, et prouvent, expériences à l’appui, que luxe et digital forment un mariage d’exception.

    My Digital Week : Quels sont les enjeux pour les marques de luxe ?

    Bettina Frohlich : A l’ère d’Internet et du digital, l’enjeu majeur pour les marques de luxe n’est plus de savoir s’il faut être présent ou pas. L’enjeu désormais est de comprendre comment jouer le jeu avec les réseaux sociaux ? Comment établir une conversation avec ses clients et les blogueurs d’influence ?

    My Digital Week : Comment passer du luxe 1.0 au luxe 3.0 ?

    Bettina Frohlich : Avec l’avènement du Web 2.0 et de l’interactivité des internautes, les maisons de luxe contrôlaient de moins en moins leur communication, suite à la forte apparition de blogs dédiés à la mode et aux marques de luxe. Aujourd’hui, les blogueurs sur les réseaux sociaux créent l’audience et sont des leaders d’opinion incontournables.

    Les marques de luxe ont dû revoir leur stratégies de communication pour les solliciter et assurer la promotion de leurs produits.

    My Digital Week : Quels sont les prochains challenges ?

    Bettina Frohlich : Le plus  gros challenge va se jouer dans le retail. Les consommateurs souhaitent retrouver sur le Net même expérience que dans les boutiques. Les marques de prestige doivent faire preuve d’innovation pour toujours aller plus loin dans l’expérience utilisateur avec des services et des expériences uniques.

    My Digital Week : Quelle est votre dernière expérience en boutique ?

    Bettina Frohlich : C’est chez Alexandre Mac Queen. La vendeuse a commencé à échanger avec moi, sur mes goûts , la marque, etc… Je souhaitais un modèle de sac précis, elle m’a proposé le sac dans une autre couleur. J’ai pu voir des photos mais surtout elle a su créer une relation qui n’était pas uniquement dirigée vers la vente en prenant son temps, dans une écoute de qualité … La relation client est dans l’ADN du luxe. Tous les commerces devraient s’en inspirer…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les 7 projets de Transformation Digitale remarqués et remarquables

    L’EBG avec Awak’iT et Cognizant, dévoile les
    7 lauréats des Trophées « Digital Synergies »

    L’événement DIGITAL INNOVATION organisé par l’EBG qui présentait les meilleures synergies et opérations de co-marketing entre marques et startups. Lors de cet événement, les Trophées « Digital Synergies » ont été remis pour récompenser les projets les plus remarquables de 30 annonceurs, élus par un jury de 16 professionnels autour de deux catégories « Confiance & Digital » et « Réinventer l’Expérience Client ».

    Les jurés ont choisi 3 lauréats sur le thème « Améliorer l’Expérience Client » (à savoir Butagaz, Club Med et ORPI) et 4 lauréats sur le thème « Confiance & Digital » (à savoir BNP Paribas Securities Services, Compte Nickel, Saint-Gobain et SEB).

    L’ouvrage « Digital Synergies » : Top 30 des Initiatives de Transformation Digitale – en partenariat avec Awak’iT (Agence digitale de Gfi Informatique) et Cognizant (Groupe international de conseil et services IT-Business) et présenté ce même jour – décrypte ces 30 projets pionniers[1] portés par de grands groupes industriels ou de services contribuant à la Transformation Digitale de l’entreprise ou proposant une Expérience Client « différenciante ». Cet ouvrage met en exergue les collaborations réussies de couples Annonceurs/Startups, Retailers/Techno, eCommerçants/Agences… autour d’initiatives volontairement très variées qui font appel à de multiples technologies et solutions : biométrie, intelligence artificielle, co-création (plateforme communautaire), impression 3D, API, Blockchain, robots, paiement dématérialisé…

    Les lauréats pour la catégorie « Confiance & Digital » sont :

    BNP Paribas Securities Services : la Blockchain au service des PME

    BNP Paribas Securities Services a lancé, au second semestre 2016, le premier projet pilote monté par une banque autour du protocole Blockchain.

    Objectif : faciliter la vente et l’achat de titres entre les entreprises non cotées (des PME pour l’essentiel) et les investisseurs. Le nouveau registre est voué à remplacer les systèmes traditionnels, peu ou pas digitalisés. Il s’agit en général de fichiers Excel ou de registres papier tenus par les experts-comptables, les avocats, les notaires ou les émetteurs eux-mêmes. La banque prend ainsi une longueur d’avance sur un marché où elle n’était pas présente jusqu’alors.

    Compte Nickel : l’alchimiste de la confiance ?

    Moins de trois ans après son lancement, le Compte Nickel ouvre 25 000 comptes par mois et entend laisser derrière lui, dès 2017, les banques en ligne comme les banques traditionnelles. Le seul « compte sans banque » du marché propose à ses clients d’ouvrir un compte chez les buralistes, réduit les frais de gestion au minimum et abat méthodiquement les barrières que le monde bancaire a pu dresser entre ses clients et ses agences. Résultat : ce concept qui pensait attirer avant tout les exclus du système bancaire séduit des clients de tous horizons.

    Saint-Gobain : un outil « maison » pour passer internet au tamis

    Saint-Gobain commençait, en septembre 2016, à rendre public l’un de ses projets d’intelligence artificielle baptisé « Tiger » qui permet de passer au crible des millions de contenus sur Internet et d’y détecter des signaux faibles (déforestation, manifestations sociales, conflits d’intérêt…). Cet outil, en grande partie développé en interne à partir de briques Open Source et fondé sur le Machine Learning, a fait ses preuves en 2015 lors d’un POC portant sur l’e-réputation des fournisseurs. Il a ensuite trouvé un premier client au sein de l’une des Business Units en 2016 et peut désormais être appliqué à d’autres champs exploratoires comme les ventes ou la finance.

    SEB : le fabricant qui s’engage à « tout réparer »

    Le groupe SEB a pris en 2008 une décision lourde de conséquences en misant sur la réparabilité de ses produits. Un choix qui a demandé de revoir la chaîne de production et d’intégrer les nouvelles technologies d’impression 3D, précieux renfort de la politique de stockage des pièces détachées. Cette stratégie révélée huit ans plus tard en septembre 2016, permet aujourd’hui au groupe français – leader mondial du petit électro-ménager – de marquer des points à l’heure des débats autour de l’obsolescence programmée.

    Les lauréats pour la catégorie « Réinventer l’Expérience Client » sont :

    Butagaz : pour le 1er service de Click & Collect adapté au gaz

    Butagaz développe une logique multicanale. Après avoir étendu ses services au Drive en 2013, la marque lance trois ans plus tard le premier service de Click & Collect appliqué aux bouteilles de gaz. Le POC réalisé en Isère depuis mai 2016 est concluant. Les consommateurs pourront à moyen terme retirer leur bouteille de gaz à toute heure, grâce à un dispositif de serrures connectées qui s’ouvrent au contact du smartphone. Butagaz élargit ainsi ses services et resserre les liens avec l’utilisateur final. Le groupe estime que 15 % des ventes se feront via le Click & Collect dès 2020.

    Club Med : marquer des points sur l’avant-séjour

    En 1950, le Club Med ouvrait son tout premier village. Un demi-siècle plus tard, la marque compte bien étendre à la sphère numérique son statut de pionnier. Elle multiplie les projets fondés sur le digital, avec la volonté d’apporter au client un service inédit, y compris en amont lorsqu’il prépare son séjour. Le dispositif « Easy Arrival », les vidéos à 360° ou encore le tout premier hackathon mené en juillet dernier, fournissent trois exemples significatifs d’une stratégie fondée sur l’écoute des besoins des « Gentils Membres ».

    ORPI : un pari audacieux, du digital à la désintermédiation

    Le réseau ORPI a entendu le vœu d’un grand nombre d’acheteurs et vendeurs : se passer d’agent immobilier. Il ne s’agit pas seulement de prendre acte de ce désamour, mais de proposer aux clients quatre nouveaux services en ligne allant vers la désintermédiation : géolocalisation des biens, publication d’annonces entre particuliers, moteur d’estimation de la valeur du bien ; et achat de services à la carte, sans mandat. Pour le client, c’est une première. Pour les agents, une révolution.