Catégorie : Innovations

  • Shake 16 – Beyond the event …

    Shake 16  » Thank you Economy  » 

    Si les événements dans le monde du numérique se suivent et parfois se ressemblent, Shake Event 16 qui s’est déroulé du 16 au 17 mai à Aix en Provence sort du lot.
    Convivialité, bienveillance et professionnalisme, voici le tryptique gagnant d’un événement pas comme les autres. 
    Morceaux choisis, d’une édition 2016, très réussie.

    Par Annie Lichtner

    Cette année, le thème est « The Thank you Economy » référence à l’ouvrage de Gary Vaynerchuk, visionnaire du marketing. « En clair, il s’agit de placer le client au cœur de la relation et de lui faire ressentir l’empathie qu’il escompte » déclare Hervé Bourdon fondateur de Shake avec Jacques Froissant (Altaïde) (cf article  https://www.mdw.stellart-design.fr/shake-event-2016-the-thank-you-economy-les-enjeux/). Pour atteindre objectif, il s’agit d’adopter une attitude d’écoute, de partage, deux qualités incontournables pour sortir des préoccupations transactionnelles et financières.
    Et la plus belle leçon de partage commence avec Manuel Diaz.

    Choisir d’être un héros …ou un zéro…
    Fondateur d’eMakina (agence de communication digitale spécialisée dans le luxe), visionnaire, charismatique, passionné et passionnant, Manuel Diaz n’a pas fini de nous surprendre.« The thank you economy, suivant la manière dont vous allez l’aborder , vous pouvez devenir un héros ou un zero ! » résume t-il. Ou encore : « Si vous n’avez pas compris que les réseaux sociaux sont la clé pour réussir à comprendre vos clients, vaut mieux changer de métier ! » Provocateur, Manuel Diaz dérange parfois, mais son bons sens et sa lucidité, nous font prendre conscience que pour beaucoup d’entre nous, nous passons à côté de l’essentiel. « Arrêtez de vous focaliser sur les KPIS ou penser que gagner 3% d’ouverture de votre mailing, est important. ARRETEZ ! Car là carrément, vous frôlez la ruine intellectuelle ! » Nécessaire aussi de dépasser les clichés. « Snapchat n’est pas juste le réseau des ados. Les marques qui n’anticipent pas que ces ados seront bientôt des adultes n’ont rien compris. Et courent à l’échec ! » Alors que faire ?. « Il faut se poser les bonnes questions: le pourquoi.  Pourquoi je fais ce métier, pourquoi je vends, pourquoi mon client n’est pas satisfait ? Redonner du sens à ce qu’on entreprend. » Sans oublier l’omnicanalité qui est devenue une préoccupation pour toutes les marques. « Elles ont toutes compris qu’elles pouvaient se faire ‘uberiser’ du jour au lendemain. Uber n’est pas une société de transports de personnes : c’est une société qui a su définir ce que devait être l’expérience de déplacement dans un monde digital ». Pour populariser une offre, la publicité n’est plus du tout la seule solution. « Ce n’est pas la bonne équation que de penser comme ça. Il s’agit désormais de fabriquer des expériences clients, à tous les niveaux » conclut Manuel Diaz.

    Etre fidèle à nos clients et non l’inverse…
    Autre point d’orgue de l’événement, l’intervention d’Olivier Mathiot, PDG de PriceMinister. Une intervention remarquée car le discours soulève de nombreuses questions sur l’existence même des site e-commerce au profit de places de marché. « Lancer son site e-commerce est devenu complexe car le marché du numérique évolue vite. Il faut désormais transformer l’acheteur en client. Aujourd’hui, il y a de plus de sites e-commerce et moins d’acheteurs. Il faut revenir à des règles de base à savoir : que conserver et fidéliser un client et moins onéreux que d’acquérir un nouveau client. Il faut se poser la question : comment être fidèle au client et non fidéliser le client . »

    Etablir un contrat de confiance
    Coup de cœur aussi pour les jeunes entrepreneuses qui sont venues témoigner. C’est le cas de Sophie Krebs, la Belle Assiette, site qui propose de faire venir des chefs à domicile. Son credo : l’humain et la confiance : « Notre challenge ? Rendre le marché clair et l’expérience utilisateur fluide. Nous devons pour cela établir un contrat de confiance avec nos clients. » Sévérine Grégoire, serial entrepreneuses, qui vient de créer Mesdocteurs.com, un site qui permet d’obtenir des consultations en ligne à plus de 160 médecins. « En Europe du Nord, il existe depuis très longtemps ce type de plateformes, nous nous en sommes inspirées. L’humain reste aussi pour nous fondamental. Bien sûr on pourrait automatiser les réponses, car ceux sont souvent les mêmes questions qui reviennent mais nous préférons privilégier les interactions et rassurer ainsi les patients. »

     Après le B2B, le B2C voici le H2H
    Avec plus d’une quarantaine d’ateliers, clin d’œil à celui mené par Martine Lejossec  (En Mode Pause) et Nathalie Wolff (BNP) sur l’utilisation des réseaux sociaux. Ce qu’il faut retenir est ben sûr en phase avec la thématique de Shake 16 « the thank you Economy ». Ne plus se poser la question du B2B ou du B2C c’est l’humain qui importe : le H2H (humain 2 humain). « Dans réseau social il y a le mot social. Il s’agit donc d’établir une relation, ce qui implique d’y passer du temps et de l’engagement » déclare Martine Lejossec. Et surtout méfiez vous des apparences qui sont souvent trompeuses. Sur les réseaux sociaux comme ailleurs, il faut avoir distinguer les « Givers, ceux qui donnent, les takers, ceux qui prennent et les matchers qui font les deux. Si vous voulez avoir place sur les réseaux, soyez givers ! donnez et vous recevrez !!! » Jolie leçon d’humanité à appliquer même en dehors des réseaux sociaux, et à consommer sans modération…

    Difficile aussi de clôturer cet article sans dire merci à tous les autres speakers pour leur générosité de cœur : Pierre Alzingre, François Houste, la super team et tant d’autres… Encore merci et BRAVO !!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Quand les entreprises laissent passer les opportunités d’innover ….

    Exploiter le potentiel de la transformation numérique : libérer les départements IT des contraintes existantes

    Etude Brocade sur l’impact des décisions, des technologies et des perceptions actuelles sur la capacité d’innovation et les performances des entreprises

    Brocade annonce les résultats de sa nouvelle étude mondiale intitulée « Unlocking the Power of Digital Transformation: Freeing IT from Legacy Constraints ». Cette étude indique que les entreprises laissent passer des opportunités d’innover plus rapidement et plus efficacement en raison des technologies existantes et des perceptions historiques sur le rôle des départements IT.  D’après le rapport, plus de 70% des équipes IT pensent que si elles pouvaient aborder la technologie de façon plus flexible, elles constateraient une hausse de la compétitivité (36%), un gain de temps à consacrer à l’innovation (31%), la disparition des projets officieux (30%), une hausse des revenus de 12% et une baisse des coûts de 10% sur les 12 prochains mois.

    Ce n’était pas sensé se passer ainsi…

    Cette nouvelle étude, qui examine le fonctionnement actuel des départements IT d’entreprises basées au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne, à Singapour, en France et en Australie, révèle que les tâches quotidiennes telles que la protection des données et la gestion des systèmes existants sont si chronophages (citées comme telles par 73 % et 63 % des personnes interrogées, respectivement) que de nombreuses entreprises laissent passer des opportunités d’innover et de transformer leurs processus. En outre, 72 % des personnes interrogées ont été frustrées lorsque le département IT n’a pas pu répondre facilement aux besoins de l’entreprise.

    « Depuis vingt ans, l’infrastructure IT existante empêche les entreprises d’innover comme bon leur semble. Le département IT a dû sacrifier de nouvelles opportunités commerciales trop souvent. Ce n’était pas sensé se passer ainsi », déclare Christine Heckart, directrice du marketing et vice-présidente senior des écosystèmes chez Brocade. « Les technologies modernes du nouveau réseau IP libèrent le potentiel du réseau en tant que plate-forme d’innovation et permettent aux départements IT de dire « oui » aux opportunités commerciales qui se présentent tous les jours à l’ère de la transformation numérique. Le réseau est essentiel pour exploiter le potentiel de la transformation numérique et libérer le département IT des contraintes actuelles qui entravent l’innovation », ajoute-t-elle.

    Il est indispensable d’abandonner l’approche consistant à assurer le fonctionnement permanent des systèmes pour innover et optimiser les performances

    La transformation numérique est une priorité, mais les responsables IT doivent faire des compromis qui influent sur leur capacité à adopter de nouvelles technologies et approches ; 87 % des personnes interrogées déclarent que leur entreprise adopte une stratégie de transformation numérique, 94 % affirmant que leur DSI considère que c’est essentiel pour atteindre les objectifs. En revanche, près de 79 % déclarent que la capacité à la mettre en œuvre de manière adéquate est limitée en raison d’un manque de budget (49 %), de problèmes de sécurité (43 %), de la rigidité des systèmes actuels (26 %) et du temps requis pour gérer les systèmes existants (22 %). Encore plus inquiétant, près d’un tiers (29 %) des personnes interrogées déclarent que les limites des technologies existantes empêchent le département IT de répondre aux besoins immédiats de l’entreprise et favorisent encore moins l’innovation pour l’avenir.

    Favoriser l’amélioration des performances futures de l’entreprise

     Comme on pouvait s’y attendre, 88 % des personnes interrogées ont identifié des situations au cours des douze derniers mois où le département IT a dû refuser de traiter des demandes qui présentaient clairement des avantages pour l’entreprise, 53 % ayant déclaré qu’elles auraient permis de bénéficier d’avantages à court terme et 72 % d’avantages à long terme. Selon le rapport, plus de 70 % des équipes IT estiment que si leur approche de la technologie était plus flexible, l’entreprise bénéficierait d’avantages évidents, tels que des gains de compétitivité (36 %), plus de temps pour innover (31 %) et l’élimination du shadow IT (30 %). Les personnes interrogées ont également déclaré que leur entreprise augmenterait son chiffre d’affaires, estimant qu’une plus grande capacité d’innovation se traduirait, en moyenne, par une augmentation du chiffre d’affaires de 12 % et une réduction des coûts de 10 % au cours des douze prochains mois.

     

    Citations :

    « Nous savons par expérience, et notre rapport le confirme, que le département IT joue un rôle essentiel dans l’innovation, mais que trop d’entreprises sont limitées dans leur capacité à adopter une stratégie de transformation numérique et à la mettre en œuvre. Il est évident que si les départements IT passaient moins de temps à assurer le bon fonctionnement permanent des systèmes et des applications, ils pourraient consacrer plus de temps à la création de valeur, à la réduction des coûts et à l’augmentation du chiffre d’affaires. Les entreprises doivent être plus souples en ce qui concerne l’adoption et le déploiement de technologies », déclare Alain Valluy, regional sales manager, Brocade.

    « Les entreprises qui mettent en œuvre une stratégie de transformation numérique ont besoin d’une infrastructure de réseau sous-jacente qui leur permet d’innover rapidement. Nous pensons que le réseau doit devenir une plate-forme d’innovation permettant de développer, de fournir et de sécuriser les applications. Le meilleur moyen pour ce faire est de mettre en œuvre des architectures de réseau qui sont pilotées par des logiciels, ouvertes et agiles, telles que le nouveau réseau IP. »

    Le rapport « Unlocking the Power of Digital Transformation: Freeing IT from Legacy Constraints » peut être téléchargé ici. L’étude a été réalisée par la société indépendante d’études de marché Vanson Bourne en avril 2016 auprès de 630 décideurs d’entreprises comptant plus de 500 employés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, à Singapour et en Australie.

    Infographie FR

  • Machine Dreams : les robots collaboratifs pour optimiser la production

    Quand les fabricants ne sont pas encore prêts à exploiter pleinement les technologies digitales

    Rapport Accenture Machine Dreams 

    En France, 65% des entreprises concernées mettent actuellement en place une main d’œuvre industrielle connectée. D’ici à 5 ans,19% des investissements R&D seront dédiés à cette problématique.

     Les fabricants d’équipements industriels et automobiles pourraient dépenser jusqu’à 220 milliards d’euros en recherche et développement au cours des quatre prochaines années pour créer une main d’œuvre industrielle connectée. A ce jour de nombreuses entreprises ne tirent pas pleinement parti de ces nouvelles technologies, comme l’indique un nouveau rapport d’Accenture.

    Ce rapport, intitulé « Machine Dreams : Making the Most of the Connected Industrial Workforce » s’appuie sur plus de 500 entretiens menés avec des cadres dirigeants en Asie, en Europe et aux États-Unis impliqués dans le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée au sein de leur entreprise. Le rapport y révèle que dans l’ensemble des pays concernés, les unités de production et de fabrication évoluent rapidement à mesure que les machines et l’intelligence artificielle sont de plus en plus intégrées au travail des employés, donnant ainsi naissance à une main d’œuvre industrielle connectée.

    Citée par 94 % des cadres interrogés, la création d’une main d’œuvre industrielle connectée fait d’ores et déjà partie de la stratégie d’une majorité de fabricants d’équipements industriels et automobiles. Des montants qui pourraient représenter jusqu’à 181 milliards d’euros pour les entreprises du secteur automobile, et 39 milliards d’euros pour les équipementiers industriels.

    Alors que les fabricants interrogés estiment que l’impact de la main d’œuvre connectée sera significatif, l’étude montre que les entreprises réalisant ces investissements n’en tirent pas pleinement profit. Ainsi, 85 % considèrent que leur entreprise est plutôt « suiveuse » en matière de digital, voire retardataire. En France, seules 8% des entreprises de ce secteur sont perçues comme leader.

    « Les fabricants qui investissent dans des technologies digitales pour en tirer un avantage concurrentiel dépensent deux fois plus que les entreprises retardataires en matière de main d’œuvre industrielle connectée – et elles vont continuer ainsi au cours des cinq prochaines années » explique Eric Schaeffer, Directeur Pratiques Industrielles au sein d’Accenture. « Nous constatons également que les entreprises retardataires manquent de la confiance nécessaire pour intégrer les technologies capables de créer une main d’œuvre industrielle connectée, et cela menace directement leur compétitivité. »

    La grande majorité des personnes interrogées (85 %) souhaite que les technologies puissent permettre de donner naissance à une main d’œuvre plus efficace associant le personnel de l’entreprise à des machines collaboratives et autonomes, contre uniquement l’humain actuellement. Un grand nombre des entreprises sondées indiquent qu’elles concentrent leurs investissements sur l’amélioration de l’efficacité de leur main d’œuvre.

    Accenture

    Parallèlement, de nombreux cadres ont affirmé redoubler d’efforts en matière de sécurité des données. Ils précisent investir d’ores et déjà de façon importante dans leurs infrastructures informatiques pour garantir la sécurité de leur main d’œuvre connectée. Ainsi, parmi les personnes interrogées estimant ouvrir la voie du travailleur industriel connecté, 89 % ont déjà commencé à engager des profils permettant d’obtenir les compétences nécessaires pour palier à d’éventuelles lacunes sécuritaires.

    Le secteur automobile pourrait montrer la voie

    Parmi les personnes sondées qui cherchent à utiliser la technologie pour améliorer la productivité, les fabricants et les fournisseurs du secteur automobile sont ceux qui montrent le plus d’intérêt pour les robots collaboratifs, les véhicules autonomes guidés et les appareils de réalité augmentée.

    « Tandis que les cobots accomplissent de plus en plus de tâches spécialisées, les fabricants qui investissent dans le digital pour en tirer un avantage concurrentiel sont en train de déployer un nouveau modèle de fabrication centré sur la relation humain-machine. » ajoute Eric Schaeffer.

    Enfin, le rapport montre les disparités qui peuvent exister dans différents pays concernant les investissements réalisés en recherche et développement dans les technologies de main d’œuvre connectée. Les cadres américains sont ceux qui s’attendent à réaliser les investissements les plus conséquents (40 % de leurs dépenses en recherche et développement), suivis par les Chinois (23 %), les Allemands (20 %), les Français (19 %) et les Japonais (17 %).

    À propos de cette étude : Accenture a interrogé 512 professionnels d’entreprises chinoises, françaises, allemandes, japonaises et américaines. Tous ces professionnels sont impliqués dans la stratégie de leur entreprise concernant le déploiement d’une main d’œuvre industrielle connectée. L’échantillon comprend des directeurs d’usine, des directeurs d’ingénierie et de recherche et développement, des managers opérationnels et des ressources humaines, ainsi que des cadres dirigeants. Plus de la moitié d’entre eux travaillent dans le secteur des équipements industriels, un quart dans les équipements automobiles et un quart dans les équipements de construction. Les entretiens ont été menés en décembre 2015.

     

  • La mise en oeuvre de la transformation numérique, c’est maintenant !

    Les trois P : se doter des outils pour une transformation numérique réussie

    Par Jean-Pierre Ullmo, Vice-président Ventes pour la zone EMEA de Changepoint

    Le temps des discussions relatives aux transformations numériques est terminé. À présent, les entreprises ont atteint l’étape des investissements et de la mise en œuvre de leurs plans. Selon les prévisions récentes d’IDC, l’expansion des stratégies numériques d’entreprise définira plus de la moitié des dépenses informatiques des entreprises dans les deux prochaines années, et représentera 60 % de celles-ci d’ici à 2020.

    Il s’agit probablement de l’un des projets individuels les plus vastes qu’une entreprise aura jamais à entreprendre, avec des investissements considérables en temps, en argent et en ressources humaines. La pression sera très forte pour parvenir à un résultat satisfaisant, et les entreprises ne disposeront que d’une période limitée pour la mise en œuvre avant que les opportunités ne leur échappent et que l’aspect stratégique de la transformation ne perde de sa pertinence.

    Sans les outils de gestion de projet adaptés à la mission, la mise en œuvre sera extrêmement difficile à réaliser. Voici les trois domaines essentiels sur lesquels les entreprises devront se concentrer pour assurer le succès de leurs grands projets de transformation numérique.

    1)     Projets

    Si l’entreprise comprend un bureau de gestion des projets, il est probable que celui-ci sera en charge de la plupart des activités de transformation numérique. Cela risque de ralentir l’activité, car les mises à jour doivent être discutées en détail avec ce bureau au fur et à mesure de la progression. Cela peut également isoler l’activité du reste de l’entreprise, créant ainsi des silos et des risques, et ne produisant pas de bénéfices à l’échelle de l’entreprise une fois le projet terminé.

    Pour éviter que ces problèmes ne surviennent, la gestion de portefeuille de projets doit apporter de la visibilité, de sorte que les bureaux centralisés de gestion des projets ne soient pas nécessaires. Les services à travers l’entreprise peuvent être habilités à assumer les responsabilités de leurs propres progrès. La disponibilité des outils de gestion de projets pour l’ensemble du personnel de l’entreprise, notamment pour planifier, suivre et gérer l’exécution du programme, garantira un rythme d’avancement satisfaisant.

    2)     Personnes

    Dans un contexte où les projets croissent et sont toujours plus nombreux, il devient de plus en plus difficile de savoir quelles compétences possèdent les personnes de l’entreprise. Connaître les compétences internes est une chose, mais vous devez également savoir à quel moment elles sont disponibles afin de pouvoir les utiliser dans le cadre d’un projet. Ainsi, les entreprises doivent s’assurer qu’elles disposent de la capacité à allouer les ressources de manière efficace, à schématiser précisément la nature des équipes et des services, et à identifier les opportunités d’externalisation du travail, le cas échéant.

    3)     Processus

    Bien que les transformations numériques constituent un processus à l’échelle de l’entreprise, la nature des processus de dépenses de l’entreprise signifie que les investissements effectués dans ce projet d’envergure peuvent être tirés des différents services. Si l’activité peut être répartie entre différents services, un risque de création de silos existe. Lorsque l’activité est en cours, il est essentiel de ne pas perdre de vue la stratégie globale, sous peine d’obtenir un produit fini non conforme aux exigences convenues au préalable. Ici, les stratégies doivent être définies, avec des initiatives assez claires pour être comprises par l’ensemble des membres de l’équipe. Au fur et à mesure de la progression, les projets émanant de différents services de l’entreprise doivent être alignés, et les résultats représentés afin de s’assurer que chacun sache clairement vers quel objectif il faut tendre.

    P comme positif

    Étant donné que plus de la moitié des dépenses informatiques sera consacrée à la transformation numérique, il est impératif que des outils soient mis en place pour s’assurer que l’ensemble des services de l’entreprise travaillent ensemble à l’obtention d’un résultat positif. Prendre du temps au début du projet pour vérifier l’absence de création de silos et le partage de l’intelligence à travers l’entreprise est une étape incontournable.

    En pensant intelligemment et en mettant en place les outils appropriés pour atténuer les difficultés courantes relatives aux projets, aux personnes et aux processus, les entreprises se placent sur la voie idéale pour une transformation réussie.

  • Shake Event 2016 The Thank you Economy – Les enjeux

    Entretien avec Hervé Bourdon fondateur de Shake Event

    (suite…)

  • Transformation digitale des entreprises, où en est on ?

    Enquête Robert Half Technologie réalisée en avril 2016 sur la transformation digitale des entreprises

    De la petite entreprise au groupe international, la transformation digitale est devenue un passage obligé pour toutes les entreprises, que cela soit pour s’adapter au changement afin de rester compétitif ou pour transformer une activité concurrencée par le développement de nouveaux Business models. Robert Half Technologie, expert mondial du recrutement spécialisé, dévoile les résultats de sa dernière enquête*  réalisée en avril 2016 auprès de 100 DSI français, sur la question de la transformation digitale des entreprises.

    Cette année, les entreprises françaises vont investir plus dans leur digitalisation

    La transformation numérique est un levier important de création d’emplois et de valeur. C’est la raison pour laquelle les entreprises françaises interrogées dédient un certain budget à leur digitalisation aujourd’hui.

    Et ces budgets vont augmenter ! En effet, pour 48% (38% en 2015) des DSI interrogés le budget digitalisation va augmenter cette année : entre 5 et 10% de plus pour 76% des répondants. Pour 50% des DSI, il restera le même que l’année dernière.

     E-business, Cloud et Mégadonnées restent à améliorer selon les DSI

    Si les moyens sont bel et bien là, le chemin de la transformation numérique est long, et certaines améliorations semblent encore nécessaires aux yeux des DSI français : les augmentations de budget devraient se concentrer sur :

    Sans étonnement le e-business, propulsé par le développement multicanal des ventes, est le premier poste de dépenses et d’améliorations prévu par les DSI interrogés. Les directeurs e-commerce et chefs de projets e-commerce sont particulièrement valorisés.

    Le cloud l’est également pour des contraintes évidentes de sécurité et de souplesse. Enfin, la collecte et l’exploitation des mégadonnées s’affichent comme un poste de dépenses logique et essentiel face la masse d’informations dont disposent les entreprises. Les types de profils associés à ces fonctions sont extrêmement recherchés et valorisés, en raison notamment de leur rareté.

    « En matière de digitalisation tous les secteurs sont aujourd’hui concernés, la transformation numérique a bouleversé le monde de l’entreprise car elle implique de nouveaux modes de fonctionnement et exige beaucoup  d’adaptation et d’agilité de la part des entreprises et de l’ensemble de leurs collaborateurs. Devant son caractère inéluctable, les DSI revoient clairement leur stratégie tant dans la gestion des coûts que des hommes. Il va de soi que les services IT ont de plus en plus de  poids dans les organisations et en matière décisionnel. Intrinsèquement, tant les profils techniques que ceux aguerris aux développements des plateformes techniques digitales  sont recherchés. La guerre des talents s’intensifie d’autant plus que le marché est en situation de quasi plein emploi pour ce type de profils. » commente Fabrice Coudray, directeur de Robert Half Technologie.

  • Les nouveaux enjeux des assureurs face à l’arrivée des voitures autonomes

    Un projet attendu pour 2040

    par Nicolas Sailly, Directeur Digital, Marketing & Communication d’ASSU 2000
    Tous les grands constructeurs automobiles et les grands noms de la High-Tech planchent sur la voiture de demain, que ce soit Google, Tesla, Mercedes, Ford et même Apple. Celle qui mise sur la technologie pour pallier les erreurs humaines, et ainsi rendre plus sûres les routes du futur.
    Mais parmi les questionnements qui accompagnent l’émergence de cette tendance figure le problème de l’assurance : comment assurer ces catégories de véhicules ? Qui est responsable en cas d’incident ?
    Les compagnies d’assurance doivent-elles s’inquiéter ou se féliciter de l’arrivée des voitures autonomes ?

    Les experts estiment que la voiture autonome arrivera à maturité en 2040. La technologie, l’environnement et bien sûr le cadre légal seront alors au point pour une adoption généralisée de ces véhicules, capables de se déplacer d’un point à un autre sans intervention humaine et en toute sécurité. D’ici là, le chemin à parcourir est long et semé d’embûches. Si personne ne doute de la capacité des constructeurs à mettre au point des prototypes de voitures autonomes, nos routes ne sont, par exemple, pas encore adaptées à de tels engins.Un assouplissement du cadre légal.
    La législation sur le sujet de la voiture autonome vient enfin d’être assouplie. Depuis le 23 mars 2016, la Commission Européenne des Nations Unies (UNECE) a statué : « les systèmes de conduite automatisée seront explicitement autorisés sur les routes, à condition qu’ils soient conformes aux règlements des Nations Unies sur les véhicules ou qu’ils puissent être contrôlés voire désactivés par le conducteur. »Et en France ?
    Un article de la loi de transition énergétique – promulguée en août 2015 – autorise le gouvernement à adapter la législation « afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite » et ce « à des fins expérimentales ».Nous n’en sommes donc qu’au stade de l’expérimentation, mais il faut d’ores et déjà se poser la question de l’assurance. Qui doit être responsable ? Le conducteur qui ne conduit plus ? Le véhicule, et donc le constructeur ? Ou encore le concepteur du logiciel de conduite automatique, si celui-ci diffère du constructeur du véhicule ? Sur ce point, tout est à construire. Et à légiférer.

    La technologie au service de l’humain.
    L’idée de départ de la voiture autonome n’est pas de priver l’humain de certaines de ses fonctions, mais bien de le supplanter afin d’accroître sa sécurité et son confort. La particularité de l’intelligence artificielle est d’apprendre de ses erreurs. Une voiture autonome qui parcourra une route pour la toute première fois analysera tout l’environnement, les risques et les éventuels accidents à anticiper. Et en cas d’incident, elle sera capable d’analyser la cause de l’incident – mauvaise appréciation d’une distance, d’une vitesse ou élément externe mal anticipé -avec l’objectif de ne pas répéter ces erreurs lors d’un éventuel deuxième passage.

    La cause la plus fréquente d’accidents ? L’habitude.
    73% des accidents de la route se déroulent sur le réseau de proximité, essentiellement composé de routes départementales. Pourquoi ? L’humain s’habitue, il est en totale confiance sur son trajet et sa vigilance s’amenuise, se reposant trop sur sa connaissance supposée du chemin emprunté quotidiennement. L’humain n’est pas sur un apprentissage continu. La voiture autonome, si.

    La balle est dans le camp des constructeurs…
    La voiture autonome est d’abord le fait des constructeurs. Ce sont eux qui impulsent, les uns après les autres, cette tendance. Ce sont eux qui pensent chaque composant ainsi que l’intelligence artificielle qui “dirige” le véhicule. La responsabilité première de la trajectoire, du comportement et des réactions de l’engin durant un trajet leur revient donc, du moins de prime abord. Il faut donc qu’assureurs et constructeurs planchent, main dans la main et dès aujourd’hui, à la façon d’assurer ces véhicules du futur.

    …mais le secteur de l’assurance doit déjà se réinventer. La voiture autonome, c’est de l’informatique, plus précis et doté d’une marge d’erreurs moindre. Et qui dit moins d’erreurs dit moins d’accidents. Qui dit moins de sinistres dit, pour l’assureur, une diminution des primes d’assurances. Mais le secteur de l’assurance serait-il réellement perdant dans l’optique de la démocratisation des voitures autonomes ? Pas nécessairement. Le revenu global de l’assureur risque certes de diminuer mais avec la chute des accidents, ses frais (prise en charge, dépannage, remboursement, etc.) seront également en forte baisse. On peut donc imaginer un nouvel équilibre – moins de primes mais moins de frais – dans lequel l’assureur pourrait continuer à exister.

    Mais cela ne suffira certainement pas. Le rôle d’un assureur est de couvrir l’être humain derrière le volant de chaque véhicule. Mais alors, si ce n’est plus l’humain qui est responsable de la conduite de son véhicule, comment l’assurer ?
    Faut-il imaginer un système d’assurance à double niveau dans le cadre de la voiture autonome ? Une assurance pour le conducteur, une autre pour le véhicule ?

    L’émergence de la voiture autonome pourrait simplifier le travail des assurances : il est plus facile d’anticiper voire de corriger une erreur informatique car celle-ci est moins aléatoire. Mais le monde de l’assurance n’est pas encore au point sur ce sujet. Et il ne faut pas attendre que la tendance se concrétise pour imaginer le futur de l’assurance.

  • Expérience client : la vision de SAMSUNG

    Samsung Electronics France présente sa vision de l’entreprise digitale et de son impact dans nos vies

    La digitalisation révolutionne le bureau, la banque, le commerce, les lieux de santé…Quels enjeux pour les entreprises ? Quelles expériences pour les particuliers ? 

    Porté par le succès de la première édition, Samsung Electronics France annonce aujourd’hui le lancement de la Samsung Innovation Week 2016, un événement annuel consacré à l’innovation au service de la transformation digitale des entreprises. La Samsung Innovation Week se tient du 9 au 13 mai à la galerie Joseph, à Paris. Le thème de cette édition 2016 sera l’entreprise augmentée.

    Une expérience immersive au cœur de l’entreprise de demain

    Dans un espace de 850 m2, la Samsung Innovation Week prévoit d’accueillir 1 000 personnes, 500 entreprises et plus de 60 partenaires développeurs. C’est plus d’une centaine de solutions et de produits au service de la transformation digitale des entreprises qui seront présentés. Les visiteurs peuvent découvrir des espaces aménagés, recréant chaque environnement de l’entreprise augmentée, de l’accueil au back office, quel que soit le secteur d’activité.

     

    Conçu comme une expérience unique et immersive, cet événement plonge les visiteurs dans l’environnement professionnel de demain : une entreprise augmentée avec des méthodes de travail digitalisées, une optimisation des usages pro/perso et des relations personnalisées, aussi bien avec les clients que les salariés. Toute la semaine, les professionnels découvriront toutes les innovations technologiques qui transforment le business et l’expérience des clients.

    Des parcours expérientiels

    La transformation digitale s’applique à tous les secteurs. Cette année la Samsung Innovation Week revisite :

    • Hôtellerie, restauration, arena : qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un hôtel, la question reste identique : comment rendre l’établissement encore plus accueillant, proposant plus d’informations et de services pour un parcours unique et personnalisé. À travers des interfaces d’affichage simples et intuitives, un utilisateur peut s’orienter par lui-même vers la destination de son choix (chambre, espace d’accueil ou sanitaires) où il sera reçu avec un accueil personnalisé. Pour qu’il se sente comme à la maison, il est désormais possible de piloter l’ensemble de sa chambre (éclairage, volets, audio/vidéo, etc.) depuis la télécommande de son téléviseur.
    • Distribution : découvrez comment le digital peut répondre aux enjeux du commerce, proposer une nouvelle expérience, renforcer l’expérience client et recréer du trafic en magasin. À travers un écran vitrine, il est possible, après la fermeture du magasin, d’interagir avec la marque depuis l’extérieur et d’essayer des produits en réalité augmentée. À l’intérieur, des murs d’images ou transparents vont réenchanter le parcours client. En cabine, les écrans miroirs permettront de multiplier les angles de vues, les essais virtuels, de consulter les stocks disponibles et de solliciter les vendeurs.
    • Beauté: dans un salon de coiffure comme dans un magasin, le digital doit pouvoir apporter quelque chose de nouveau au secteur de la cosmétique, recréer de l’interaction entre client et vendeur grâce à une application qui retrace l’historique du client. Les anciennes coupes de cheveux ou bien les dernières coupes à la mode pourront par exemple être affichées sur un écran-miroir.
    • Banque : Samsung réinvente la relation client. Découvrez comment gérer l’attente, créer de l’interaction avec le visiteur de manière autonome et rentabiliser les agences physiques en renouvelant leur l’attractivité. Avec une table tactile, votre conseiller pourra vous présenter un prêt immobilier et en faire évoluer les paramètres en toute transparence, ou faire appel à un expert en visioconférence.

     

    • Santé : découvrez les solutions mobiles permettant de faciliter et de simplifier la communication entre soignants et patients, améliorer la formation des premiers et le suivi des seconds, à travers notamment des serveurs de messageries sécurisées et de notifications, permettant par exemple d’alerter les infirmiers sur leurs montres ou tablettes. Samsung développe aussi des solutions d’hospitalisation à domicile, dans une logique de patient autonome et de soins légers à distance, où la transmission des données reste parfaitement assurée.
    • Industrie: visualisez le fonctionnement en réalité virtuelle d’un site logistique, d’une chaine de production de papier ou encore entrez dans un cockpit d’avion. Visualisez en 3D des machineries complexes, ou encore utilisez à distance la version mobile du logiciel SAP. Samsung développe aussi des gammes durcies pour les besoins d’environnements difficiles, et des accessoires de protections adaptés, ainsi que des solutions connectées pouvant signaler des problèmes ou récupérer les données techniques à distance.

    La Samsung Innovation Week propose un parcours immersif à travers tous les espaces de travail des entreprises :

    • Le Hub: espace de vie de l’entreprise augmentée, idéal pour intensifier l’échange entre les salariés au moyen de tables tactiles et faire émerger l’intelligence collective et la convivialité, notamment grâce à la réalité virtuelle. À distance, l’utilisateur peut aussi commander son café ou son thé, ou bien faire ses courses du soir, livrées à domicile, sans avoir à craindre la fermeture des commerces.

     

    • Réunion : partagez le contenu de vos appareils sur un écran depuis un ordinateur portable ou un smartphone, échangez des documents de toute taille et diffusez des vidéos, permettant un travail collaboratif multiplateformes.

     

    • Poste de travail : redécouvrez les solutions Samsung pour répondre aux besoins de sécurité et de mobilité des entreprises. La TabPro S, tablette 2-en-1, 4G+, sous Windows 10 Pro, qui allie finesse et légèreté, productivité et autonomie, permet d’emporter son bureau avec soi, en se connectant partout en plug and work. Les gammes de smartphones incluant la plateforme Samsung KNOX assurent une sécurisation des données maximales. La gestion des flux d’impression et de flottes multifonctions sont également fluidifiées et complètement sécurisées, via des solutions intégralement chiffrées, certifiées ANSSI et utilisées au niveau gouvernemental.

     

    • Bureau du DSI: la gestion des données et la sécurité mobile sont des enjeux majeurs pour l’entreprise. Découvrez comment KNOX, solution de sécurité développée par Samsung, répond aux problématiques du BYOD (Bring Your Own Device) et d’administration des flottes mobiles, mais aussi comment smartphones, écrans, caméras, imprimantes, produisent des données récupérables à distance et utiles pour améliorer le fonctionnement, la sécurité, la productivité, des entreprises et des commerces.

     

  • Orange et Phenix Groupe déploient un réseau de 5 000 balises beacons pour les régies publicitaires.

    De nouvelles opportunités pour les campagnes de communication sur mobile

    Orange et Phenix Groupe, opérateur de réseaux Média Outdoor, de services de communication terrain et de solutions technologiques, déploient un réseau de 5 000 balises beacons pour les régies publicitaires.

    Les balises, installées dans les commerces partenaires de Phenix Groupe, forment un réseau qui couvre plus de 80% de la capitale.

    Localiser un client afin de lui adresser des messages personnalisés en temps réel sur son smartphone représente un nouveau territoire de communication pour les marques. Une tendance que confirme la MMAF (Mobile Marketing Association France) dans son rapport Mobile Marketing Consumer Report 2015 » qui indique que 42% des mobinautes interrogés souhaitent recevoir des notifications. 30% d’entre eux souhaitent des notifications portant sur des bons plans et offres promotionnelles et 27% souhaitent les recevoir selon leur localisation.

    Un réseau de 5 000 beacons à Paris : un nouveau support pour des campagnes ciblées

    En associant leurs savoir-faire, Orange et Phenix Groupe ont conçu un service innovant pour les régies publicitaires. Grâce aux beacons, les annonceurs réalisent des campagnes de communication ciblées auprès de consommateurs selon l’endroit où ils se trouvent et selon les applications qu’ils utilisent sur leur mobile. Ce réseau cible potentiellement une population estimée à 12 millions de piétons circulant dans Paris chaque semaine.

    Le réseau installé dans les commerces partenaires de Phenix Groupe est d’ores et déjà déployé à Paris et sera étendu progressivement à d’autres grandes villes françaises d’ici à juin 2016.

    Un nouveau modèle pour les régies publicitaires, annonceurs et éditeurs d’applications

    Ce partenariat entre Phenix Groupe et Orange permet aux régies de développer un nouveau modèle en matière de publicité numérique qui associe :

    • les annonceurs qui peuvent utiliser les applications d’autres éditeurs pour réaliser leurs campagnes de géo-marketing en utilisant tout ou une partie du réseau de beacons,
    • les éditeurs d’applications mobiles qui peuvent monétiser l’audience de leurs solutions aux annonceurs, via leur régie publicitaire.Orange Advertising est la première régie publicitaire à commercialiser le réseau de beacons co-construit par Orange et Phenix Groupe. En s’appuyant sur le savoir-faire de l’opérateur, intégré dans le service beacon, la régie est en mesure de proposer aux annonceurs des statistiques anonymes sur l’impact de leurs campagnes (audience touchée, réactivité aux annonces, segmentation démographique : âge, genre, zone de résidence).

    Balise beacon : l’information utile, au bon moment, au bon endroit

    Une fois installé, le beacon – balise connectée sans fil via Bluetooth – détecte la présence des smartphones compatibles1 dans un rayon de 30 à 50 mètres2 et émet un signal vers les terminaux dont le Bluetooth est activé.

    L’application mobile porteuse du message est alors « réveillée » instantanément par le beacon et affiche le message publicitaire sur le smartphone. L’utilisateur reçoit alors des informations ou promotions personnalisées sous forme de notifications sur l’écran de son smartphone dès lors qu’il a donné son accord pour être localisé et recevoir ces notifications.

  • L’éthique du hacker contre le pirate : construire et innover plutôt que de détruire.

    Comprendre la démarche du Hackathon

    par Sébastien Letélié, Hacker professionnel, entrepreneur en santé, innovateur technologique et leader européen du mouvement Hacking Health et Pascal Desfarges, directeur de Retiss

    Depuis 4 ans maintenant sont organisés des Hackathons chez Hacking Health Camp. Ce mouvement à pour but d’apporter l’innovation en santé en créant des espaces collaboratifs entre professionnels de santé, patients, acteurs du numérique et de l’innovation et toutes les partie prenantes du domaine. Les organisateurs ont la conviction que cette approche collaborative qui prend en compte les problématiques de terrain est la meilleure pour faire améliorer les pratiques de soins et la vie des patients.

    Pourtant la démarche du hackathon est parfois mal comprise. L’objectif est d’éclairer sur les fondamentaux de ce type d’événement tel qu’ils sont vus chez Hacking Health Camp.

    Le hacker porte des valeurs et une culture et se différencie du pirate dans le principe du détournement des technologies pour favoriser la création, la construction d’usages innovants et ceci dans une logique du partage. Innover, dans le secteur de la santé peut passer par l’organisation de « Hackatons » : Fusion des termes hacker et marathon, un hackathon est un marathon de co-création en équipe pluridisciplinaire dont l’objectif est de trouver une solution concrète à un problème en utilisant le principe du « hacking ». Hacker, c’est détourner : Utiliser un objet ou une technologie et le dévier de son usage pour en faire émerger un nouveau. Le principe fondamental du hacking est de montrer qu’il est possible de trouver des solutions simples en expérimentant des possibles, le tout dans une logique de partage et de collaboration entre les acteurs de la santé.

    Tous les acteurs de la santé peuvent devenir hackers : une culture du prototype

    Hacker la santé, c’est reposer sur un mode collaboratif et contributif les questions quotidiennes, les usages, les lieux, les outils dans leur efficience et leur viabilité en expérimentant concrètement les choses sur la base des savoir-faire existant et des expériences de chacun.

    L’innovation est ici le produit de l’intelligence et de l’imagination collective où tous les acteurs peuvent participer avec leurs points de vue, leurs spécificités, leurs compétences pour prototyper une solution innovante. Le chirurgien, l’infirmière, le médecin, le sociologue, l’ergonome, l’administrateur, l’informaticien, le designer, et même le patient sont ainsi investis pour remixer, détourner et hybrider une problématique concrète et trouver une réponse viable et applicable à travers un prototype inédit et une expérimentation. L’hybridation des points de vue et la transdisciplinarité sont ici au cœur d’un processus d’innovation ouvert et horizontal où tout le monde est acteur et responsabilisé.

    A titre d’exemple, dans la série « The Knick » qui raconte l’histoire d’un hôpital et de son équipe médicale au début des années 1900 à NYC, à l’époque, au bloc opératoire, l’outillage est rustique et les moyens faibles et les chirurgiens doivent faire preuve d’imagination pour sauver des vies. Il est ainsi montré comment l’outil pour aspirer le sang lors d’une intervention et permettre ainsi de retransfuser le patient avec son sang est une pompe à main. Plus communément appelé RPSO (récupération de sang périopératoire, ceci nécessite une personne dédiée au bloc et n’est pas pratique. Dans l’un des épisodes, un chirurgien rencontre un vendeur d’aspirateur et il lui vient alors l’idée de détourner cet objet pour inventer le premier RSPO automatique. Un chirurgien et un vendeur d’aspirateur (nouvelle technologie de l’époque) vont ainsi générer un outil aujourd’hui universel dans un bloc opératoire.

    Un hackathon ne crée pas des startups mais une communauté de makers de la santé

    Il ne faut pas attendre d’un hackathon qu’il entraîne automatiquement la création de startups à succès. Ce n’est pas en un week-end que se construit l’équipe qui va travailler ensemble les 10 prochaines années et une solution ne trouve pas son marché en 2 jours. En revanche, c’est un excellent point de départ pour l’aventure entrepreneuriale. Le principe de partir des problèmes de terrain remontés par des acteurs partie prenante du hackathon assure de mettre en œuvre des solutions pertinentes. C’est tout le travail d’un entrepreneur : chercher un modèle économique viable et l’exécuter.

    Un hackathon est d’abord un lieu de collaboration, de rencontres et d’apprentissage par l’action au- delà des démarches individuelles. Il doit pouvoir faire émerger une communauté active de makers de la santé partageant les mêmes méthodes, ressources et idées pour designer la santé autrement. Cette notion de communauté collaborative n’empêche nullement les projets individuels mais s’appuie sur une culture commune de l’innovation et du partage.

    Une idée n’existe que parce qu’on la réalise et qu’on la confronte à plusieurs points de vue

    L’objectif d’un hackaton ne s’arrête pas à l’idée. L’enjeu premier est d’intégrer une méthodologie, une démarche permettant de développer concrètement, autour des usages, le prototypage d’un projet, d’une idée et d’une pratique. Tout le monde peut avoir l’idée d’Uber ou de Blablacar sur la base du principe du réseau distribué, mais seuls ceux qui génèrent des solutions concrètes seront finalement les véritables détenteurs de ces idées. La question de la propriété intellectuelle est dans un premier temps une fausse question. La véritable problématique est comment s’approprier une idée en la construisant, en la développant, en subissant des échecs, en la confrontant à de multiples points de vue et contradictions pour finalement lui donner réellement corps.

    Pour faire simple, les gens ne s’intéressent pas aux différentes idées. Ce qui les intéresse c’est d’avoir des solutions à leurs problèmes et c’est là le principal objectif d’un hackathon. Ceux qui réussissent à créer des services rentables sont ceux qui s’intéressent aux problèmes des gens en leur offrant le meilleur service possible. La question de la propriété intellectuelle devient importante dès lors qu’un modèle économique viable émerge d’une expérimentation et que la solution mise en œuvre est reproductible et peut être protégée. Cela prend du temps et ce n’est pas lors d’un hackathon que cela se passe mais bien après, ce qui laisse tout le temps de se préparer pour protéger son travail.

    Il est important aussi de souligner que les grands groupes qui participent, organisent ou contribuent à des hackatons n’ont aucune volonté de reprendre les idées à leur compte.

    L’aboutissement d’une idée est beaucoup moins lié aux moyens pour la mettre en œuvre que la volonté et le courage de l’équipe de la réaliser. En bref, un grand groupe a des moyens mais pas l’agilité ni la motivation d’équipe interne pour la réaliser. D’où la nécessité de s’allier à des équipes externes pour les soutenir et les accompagner.

    Un hackathon est un parcours pédagogique, jonché de rencontres permettant à chacun de trouver sa place dans une équipe et de comprendre les problématiques d’un domaine (ici, la santé). C’est une étape indispensable pour évaluer une idée et façonner les premières briques de solutions qui permettront ensuite de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

    Cette année, le Hacking Health Camp est éligible à la formation professionnelle car c’est fondamentalement plus une nouvelle manière de se former. Tant par l’action que la collaboration.

    La viabilité du modèle Hacking Health est de mettre en œuvre un hackathon où toutes les parties prenantes en santé sont présentes, et où tous les porteurs de projets sont soumis aux mêmes règles sur un pied d’égalité. Bien sûr, certains sont mieux préparés que d’autres, comme dans toute compétition, mais au final, les seuls vainqueurs sont ceux qui ont le courage d’aller au bout de leurs idées.

    Crédit Photo source http://techmeetups.com/event/techmeetups-london-hackathon-mobile-apps-tmuhack/