Catégorie : Innovations

  • Les grandes tendances qui marqueront l’année 2016 selon Deloitte

    Deloitte dévoile aujourd’hui son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.

    • Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
    • Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
    • Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
    • 10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
    • 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
    • 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

    « En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.
    Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016
    1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard

    Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.

    En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

    2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises

    Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant.Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

    3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure

    Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

    4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu

    La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

    5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux

    Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

    6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique

    Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d’entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

    7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion

    Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » – les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD – devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

    8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur

    D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

    9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US

    En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

    10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà

    En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

    11. Quand la voix se fait muette

    Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.

  • Uberisation de l’économie – Les Français prêts à partager leurs données personnelles pour obtenir des services de meilleure qualité

    Ce que les Français pensent des nouveaux services collaboratifs…  et sont prêts à faire pour de meilleurs services

    D’après le sondage OpinionWay mené pour Capgemini Consulting

    Un Français sur cinq (20%) a déjà utilisé un service issu de la nouvelle économie collaborative, lié par exemple au transport de personnes (taxi, co-voiturage) ou à l’hébergement. Ajoutons également que 15% des personnes interrogées comptent faire appel à l’un de ces services prochainement. Sans surprise, la génération des 18/24 ans se trouve la plus impliquée dans ce phénomène d’adoption de masse, qu’il s’agisse d’offrir ou bien de consommer ces nouveaux services : 21% d’entre eux ont déjà proposé du covoiturage ou offert leur appartement à une location ponctuelle, et 43% de cette tranche d’âge les utilisent déjà ou comptent les utiliser prochainement.

    Le premier facteur qui explique cette courbe d’adoption globalement ascendante, c’est la confiance désormais accordée par 70% des Français aux services d’e-commerce et aux vendeurs tiers référencés sur ces sites qu’ils côtoient et utilisent depuis maintenant une bonne dizaine d’années.

    Ensuite, ce sont le prix (en pole position avec 65% des suffrages) et la qualité des services proposés (citée par 44% des Français) qui font pencher la balance en leur faveur.

    L’on constate par ailleurs que le recours à des services « ubérisés » s’explique aussi par la dégradation de l’offre des entreprises traditionnelles, dont 24% des 18-24 ans se disent mécontents.

    D’ailleurs, une personne sur cinq ( 20%) estime que ces nouveaux services, innovants, pratiques et le plus souvent gratuits, menacent l’existence même de leurs concurrents traditionnels, qui semblent, par contraste en perte de vitesse…

    Mais le constat va encore plus loin. Au-dela de l’usage personnel qu’ils peuvent faire de ces outils, les Français sont désormais enclins, pour plus de la moitié d’entre eux (55%), à partager leurs données personnelles si, à la clé, ils sont certains de bénéficier d’un service plus intéressant en termes de tarif (74%), de qualité (64%) et de personnalisation (59%).

    Pour Arnaud Bouchard, Senior Vice President en charge de l’entité Marketing & Sales chez Capgemini Consulting : « Via ce sondage, les Français expriment très clairement une exigence de qualité ainsi, que le souhait d’accéder à des services innovants, renouvelés. Nous observons peut-être ici le passage d’une société de la possession à une société qui fait la part belle à l’économie collaborative, au sein de laquelle la co-création de nouveaux services ou produits avec les entreprises deviendrait monnaie courante ».

     

  • Pourquoi la révolution IOT commence t-elle à se concrétiser ?

    IOT  : Eldorado ou déception ?

    Selon la dernière étude publiée par le cabinet GFK –

    Au lendemain d’une année éprouvante pour l’ensemble des acteurs de la filière, qui ont dû composer tant avec le climat anxiogène de la période des achats de Noël, suite aux évènements tragiques de l’automne, que la variation des taux de change monétaire et leur impact sur le coût des matériels, la consommation des biens techniques traditionnels accuse un repli de 3% qui l’emmène vers un nouveau seuil à 14,9 milliards d’euros en 2015.

    Malgré tout, plusieurs signaux permettent de croire en des jours meilleurs dès 2016, année forcément exceptionnelle pour les ventes de téléviseurs, lesquels profiteront d’un double effet d’aubaine avec l’extinction du signal Mpeg2 et d’une Coupe d’Europe se déroulant en France. La montée en puissance de nouveaux segments à forte valeur ajoutée sur de nombreux marchés traditionnels atténuent, voire renversent déjà la tendance positivement. Et surtout, la révolution des nouveaux objets connectés tant espérée par toute la profession commence à se concrétiser en magasin comme dans les ventes, l’intérêt initial des consommateurs pour les produits dits « wearable » se prolongeant naturellement dans les autres univers jusqu’à l’habitat.

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    « L’aspiration très marquée des français pour l’Internet des objets traduit un enthousiasme général, pas seulement celui des entrepreneurs de la French Tech mais aussi celui de la distribution qui multiplie les initiatives pour promouvoir et construire une offre cohérente en magasin. Ceux qui ont poussé le rayon connecté en 2015 ont pu en mesurer les premiers bénéfices, engageant les autres à poursuivre les efforts » explique François KLIPFEL, Directeur Général Adjoint chez GfK Consumer Choices France.

    TV : une année 2015 inquiétante ?

    Le marché de la TV a souffert tout au long de l’année 2015 cumulant un retard dans les ventes mois après mois. Effet conjoncturel ou faut-il vraiment s’inquiéter pour ce marché emblématique des biens techniques

    Si la valeur a été quelque peu préservée grâce notamment au renouvellement du poste principal mais aussi grâce à une remontée des prix pour faire face aux évolutions de taux de change, côté volume, le marché fleurte avec la barre des 5 millions d’unités.

    L’effet attendu du renouvellement du poste principal se fait un peu plus sentir encore cette année avec une taille moyenne achetée en 2015 qui approche les 37 pouces. Les très grandes tailles portent donc la valeur de ce marché (+25% de chiffre d’affaires pour les dalles de 47 pouces et +) et même si le linéaire continue de se contracter légèrement, il fait la part belle à l’UHD avec 9 références gagnées en linéaire en 2015.

    « Avec 570 000 unités vendues sur 2015, les ventes UHD sont en dessous des attentes. Certes, l’assiette s’est contractée avec un marché de la TV à 5,1 millions contre les 5,5 attendus. Mais l’UHD accuse aussi un léger retard dans son développement autours des tailles d’écrans » analyse Michael Mathieu, Directeur de marchés de l’Image et des Telecom chez GfK.

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    Malgré tout, et peut être en opposition avec ce que peut connaitre le marché du Home Audio, le discours des marques autour de la TV s’est concentré sur l’aspect technique et l’innovation, mais en minorant l’expérience utilisateur qu’elle peut offrir.

    L’explosion des autres écrans au sein du foyer est une réalité. En 2015, chaque foyer dispose en moyenne de 5 écrans capables de se connecter et d’accéder peu ou prou aux mêmes contenus que ceux disponibles sur la TV. C’est 2 de plus qu’en 2010 et 2 encore viendront s’ajouter en 2020. Ce sera 200 millions d’écrans actifs en France.

    2016 se placera sous le signe de la croissance

    D’abord par ce qu’il y aura un nouveau « SwitchOff », ou extinction du signal MPEG2, au 04 avril prochain. Quelques 4,8 millions de postes sont concernés par cette extinction du signal.  Si le décodeur TV devrait en être le principal bénéficiaire (près de 4 millions de pièces sont attendues), la TV profitera de cet élan.

    « On retrouve donc une année 2016 atypique, mais placée sous le signe de la croissance avec un premier semestre qui jonglera entre un effet de « Switch Off » un peu tardif et la campagne de l’Euro. » selon Michael MATHIEU, Directeur des marchés de l’Image et des Télécoms chez GfK

    Puis un second semestre bien plus contrasté où fabricants et distributeurs devraient s’appuyer un peu plus sur la promotion pour maintenir un certain niveau de vente et atteindre 5,6 millions d’unités vendues d’ici la fin de l’année 2016. Enfin, l’UHD sera une des priorités de l’année pour imposer cette technologie sur une large partie de la gamme 2016 et espérer la faire doubler de taille, pour atteindre 1,3 millions d’unités d’ici la fin du quatrième trimestre.

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    Un marché de l’audio de salon qui confirme sa bonne tenue sur 2015

    Le home audio affiche depuis quelques années une croissance durable et marquée. C’est encore 5% de croissance valeur gagnée en 2015 pour un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros. Dans cet ensemble, c’est plutôt l’univers de la Hifi qui tire le marché avec une croissance à deux chiffres quand, dans le même temps, le home cinéma régresse légèrement. C’est une tendance de fond puisqu’homogène sur ces 3 dernières années.

    Pour Michael MATHIEU, Directeur Image et Telecom chez GfK « Cela se ressent naturellement dans le linéaire où la partie Hifi, au coude à coude il y a encore 5 ans, s’envole avec un nombre de références qui sera certainement le double de celui du home cinéma dès 2016 ». GfK précise qu’en 2015, en moyenne, 20 références Hifi étaient actives contre 12 pour le Home Cinema, dans les rayons.

    L’Institut GfK observe également un marché du home audio plus à l’écoute du consommateur, lissant un discours parfois un peu trop technique par le passé. Et l’exemple est frappant sur le home cinéma avec la barre de son qui s’est imposée comme la solution incontournable dans l’esprit du consommateur.

    Largement majoritaire dans les ventes, la barre de son laisse juste la place qu’il faut à une clientèle toujours attirée par l’audio vidéo haut de gamme et les éléments séparés qui la compose. Malgré tout, cette migration de parc n’en est qu’à ses débuts avec des taux d’équipement et base installée encore faibles, respectivement 5% et 1,5 millions d’unités. Il faudra patienter encore quelques année pour que cette barre de son remplace le parc existant de chaine home cinéma et pourquoi pas, emmener un peu plus haut ce marché quand celui-ci n’a jamais dépassé les 20% de foyers équipés.

    Côté Hifi là aussi, dans les ventes, la transition est en passe d’être effective puisque le connecté a franchi cette année le cap des 70% des ventes. D’ailleurs et pour maintenir ce cap, on peut déjà se demander si un discours sur le connecté ne doit pas s’associer au smart audio. Une petite place est d’ailleurs consacrée au multi room, encore minoritaire mais affichant une belle croissance sur 2015.

    IT : Les sources de croissance se déplacent sur le haut de gamme

    Pour la deuxième année consécutive le marché IT enregistre un recul de 5% de son chiffre d’affaires avec 5,6 Milliards d’euros générés en 2015 dans les circuits grands public. Ce net repli s’explique par la chute sévère du chiffre d’affaires enregistré sur les tablettes en baisse de 23% avec 957millions d’euros générés et 5,16 millions d’unités vendues.

    « En parallèle le marché du PC portable retrouve des couleurs avec une croissance de +3% en valeur, notamment grâce aux 2 en 1 et aux PC convertibles qui apportent une véritable alternative aux tablettes grâce à des performances supérieures et grâce à la possibilité d’avoir une expérience enrichie avec le tactile » analyse Tristan BRUCHET, Directeur de clientèle IT chez GfK.

    Au total, 550 000 unités de 2 en 1 et de pc convertibles se sont écoulées en 2015, en croissance de +50%.

    Seul bémol, le tactile recule de 3 points avec 18% des pc vendus en France qui sont tactiles, ce qui place la France derrière l’Angleterre (22%) et les Etats Unis (35%).

    Les sources de croissance de 2015 se sont trouvées sur le haut de gamme. Les pc de moins de 15 pouces avec des performances élevées et les accessoires dédiés ont généré 930millions d’euros en 2015 en croissance de +15%. Le gaming est aussi un vrai relais de croissance avec un chiffre d’affaires de 515 millions d’euros en croissance de +50% cette année.

    Sur les produits bureautiques qui restent le cœur du marché IT, les ventes de pc de bureau et pc portables de plus de 15 pouces entrée de gamme ont poursuivi leur décroissance avec une baisse de -8% à 2,6 Milliards d’euros. Seul le marché de l’impression et des cartouches reste stable dans cet ensemble, avec 971 millions d’euros (+1%), porté par les technologies dédiées aux professionnels, laser MFD (+3%) et 4 en 1 jet d’encre (+3%).

    Le marché du Stockage et de la connectique réseau, malgré une baisse de 4% en valeur, reste un marché important avec 568 millions d’euros en 2015. De nombreuses niches de croissance soutiennent le marché, les répéteurs wifi, les routeurs, l’USB dual, et 3.0 et les passerelles multimédias.

    Avec l’Euro 2016 qui poussera les français à des arbitrages budgétaires et  la chute annoncée du chiffre d’affaires des tablettes, le marché IT devrait être en baisse en 2016 avec 5,4 Milliards d’euros attendus. « Toutefois les produits haut de gamme et gaming devrait continuer à tirer le marché vers le haut. »prévoit Tristan BRUCHET, Directeur des marchés de l’IT chez GfK.

    La photo continue sa montée en gamme

    Le marché des appareils photo numériques continue de souffrir, perdant encore plus d’un quart de ses volumes par rapport à 2014 pour terminer l’année à 2 millions d’unités vendues. L’une des principales raisons reste l’essor du smartphone qui a continué sa course aux pixels en 2015 pour devenir l’appareil qu’on a toujours dans la poche pour prendre des photos, au détriment notamment du réflex. Pour se réinventer, le segment du réflex a alors mis en avant le compact expert, un appareil photo numérique de taille compacte, pour être facilement transportable, avec un capteur supérieur à 1/1.6 pouces afin d’offrir des photos d’une qualité supérieure aux compacts classiques, vendu à un prix moyen de 580€ et permettant aux compacts expert une croissance de 11% en valeur par rapport à 2014.

    Les appareils photo numériques à objectif interchangeable sont également très touchés par la décroissance du marché. Le réflex perd 22% en volume par rapport à 2014, et presque autant en valeur en raison d’un prix moyen stable. L’hybride, quant à lui, permet de tirer vers le haut la valeur du segment des interchangeables. En effet, s’il a perdu 10 000 unités en volume, il arrive à croître en valeur de 6% grâce au développement de produits hybrides haut de gamme. Ainsi le prix moyen d’un hybride a augmenté de 16% pour atteindre les 639€ soit seulement 58€ moins cher que le prix moyen d’un réflex. Ainsi, les objectifs d’hybrides sont stimulés par la croissance des boitiers hybrides et connaissent une croissance à deux chiffres à la fois en volume, valeur et prix.

    Dans le secteur de la vidéo, les caméras d’action continuent leur croissance, avec 613 000 unités vendues, soit une augmentation des ventes en volume de 20% par rapport à 2014. La démocratisation de l’Action Cam s’est soldée par l’apparition de nouvelles marques sur le marché, et parmi elles des marques proposant des produits plus grand public, entrainant une baisse de prix de 11% par rapport à 2014.

    Téléphonie : les enjeux sont-ils en train de se déplacer ?

    2015 continue sa progression du côté des ventes pour aller chercher quelques 24,6 millions de terminaux cette année et avec un smartphone qui franchit la barre des 20 millions. L’équilibre au sein des points de vente semble trouvé avec une distribution grand public légèrement majoritaire face aux réseaux opérateurs.

    En termes de mix, là aussi les forces semblent s’établir. Une forte domination de la Distribution sur l’entrée de gamme, profitant à plein de l’essor du SIM free et de la vulgarisation du smartphone. Même le segment inférieur à 50€ semble émerger dans la distribution grand public. De l’autre, le réseau opérateur fait foi sur le haut de gamme s’appuyant entre autre sur son modèle subventionné. C’est 70% de part de marché sur la partie du gâteau très convoitée.

    Au sein du retail, le « Form Factor »cette année se rapproche encore un peu plus du 5 pouces et un prix moyen  plutôt stable à 184€ TTC. 1 smartphone sur 2 est compatible 4G.

    2015 confirme la fin de l’année passée et d’autres produits, intimement liés à l’essor du smartphone, semblent attirer toutes les convoitises. Sur un marché du smartphone qui certes s’établit à plus de 3,5 milliards, mais dont la croissance s’amenuise, les attentes se déplacent alors vers ce formidable écosystème qui s’est développé autour du smartphone avec d’un côté l’ensemble des accessoires dédiés (protection, batterie mobiles, chargeurs….) représentant aujourd’hui quelques 400 millions d’euros et surtout une croissance régulière à 2 chiffres avec encore +25% cette année.  Et puis de l’autre, un ensemble d’accessoires plus facilement qualifiés de compagnons, plus ou moins dépendant du smartphone. Historiquement on y retrouve le marché des casques, plus récemment de la station d’écoute et enfin des montres et bracelets connectés. Ce marché a représenté 760 millions d’euros et une croissance valeur de 35. « C’est donc 1,2 milliards d’euros générés directement ou indirectement par l’essor du smartphone, soit un peu plus d’un tiers du chiffre d’affaires des terminaux » rappelle Michael MATHIEU, Directeur des marchés Image et Telecom chez GfK.

    Les accessoires dédiés représentent donc un peu plus d’un tiers en valeur de cet écosystème

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    Evidemment, les regards se portent sur les derniers arrivés sur le marché : les wearables. Les attentes sont fortes et les tendances un peu en dessous de ce qu’on pouvait espérer cette année avec 1,2 millions d’unités pour un chiffre d’affaires de plus de 220 millions d’euros. Le marché est en phase, du côté de la valeur avec les prévisions de début d’année.

    Le marché de la montre connectée ne fût pas le plus facile à anticiper avec des freins important à lever autour de l’usage, du prix ou encore de l’estime du consommateur pour sa montre traditionnelle. La montre connectée peut souffrir d’une trop forte dépendance au smartphone tant dans son aspect connectivité (pas de carte SIM aujourd’hui) que dans le champ des possibles, aujourd’hui déclinés à partir du seul smartphone quand demain la voiture ou la maison feront certainement partie des applicatifs sur les wearables.

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    D’ailleurs le côté sport se retrouve également sur le marché des casques avec près d’un sportif sur 2 qui déclare écouter ou vouloir écouter de la musique lors de la pratique de son sport et un taux d’intérêt élevé pour un casque dédié. Ce marché s’est d’ailleurs valorisé sur 2015 (+2%), avec un léger retrait de ses volumes. Et quelques belles niches, très en phase avec le smartphone se développent comme le casque sport (doublement du CA cette année et 400 000 unités vendues).

    Cet écosystème en devenir sera l’objet de toutes les attentions en 2016. La croissance du smartphone devrait se ralentir avec un +4% à 3,6 milliards d’euros quand accessoires dédiés et compagnons approcheront 1,5 mds€ de chiffre d’affaires (+27%).

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    Maison connectée : eldorado ou déception ?

    Le marché de la maison connectée est à l’origine de nombreux commentaires de la part des différents acteurs de l’industrie mais paradoxalement, les avis commencent à diverger : si certains croient encore à l’eldorado promis, d’autres expriment de la déception quant aux premiers chiffres de vente.

    En effet, de nombreuses initiatives ont été mises en place en 2015 afin de promouvoir les nouveaux objets connectés en magasin mais malheureusement les résultats ne semblent pas être à la hauteur des attentes. Ce marché qui rassemble l’électroménager, la domotique et les produits réseaux a généré en 2015 un chiffre d’affaires de 128 Millions d’euros soit deux fois plus qu’en 2014. Si la croissance est considérable, le connecté reste anecdotique : à peine 1% du chiffre d’affaires de l’électroménager et seulement 5% du marché de la domotique.

    Si les consommateurs réaffirment leur appétence pour la maison connectée – 75% d’entre eux déclarent être assez ou très intéressés par le concept – de nombreux freins persistent : offre restreinte, distribution limitée et positionnement tarifaire jugé souvent trop haut de gamme. Mais plus problématique encore, la connectivité ne semble pas être suffisamment expliquée aux consommateurs puisque ceux-ci déclarent ne pas acheter d’objets connectés d’abord parce qu’ils ne perçoivent pas les usages qu’ils permettent.

    Dans ce contexte, le marché de la netcam fait figure d’exception. En effet, pour cette catégorie présente dans 94% des magasins disposant d’un rayon domotique, les consommateurs semblent avoir identifié un bénéfice clair : 50% des consommateurs désirant acheter une netcam sont motivés par les notifications que peut envoyer la netcam en cas de détection d’anomalie.

  • Quelles sont les 10 tendances qui impacteront les médias en 2016 ?

    Dentsu Aegis Network, présente les 10 tendances à suivre, qui impacteront à la fois les médias, les communications de marques et les métiers de communication globale.

    1 – L’Ad Switching

    A la rentrée 2015, les régies publicitaires TV sont allées un cran plus loin avec le lancement d’offres permettant de remplacer un spot diffusé sur l’écran de TV par un autre spot adservé, et donc ciblé. TF1 Publicité a été la première à commercialiser des spots utilisant la technologie ‘‘Ad Switching’’ lors de la finale de la Coupe du Monde de rugby en octobre dernier. Concrètement, les annonceurs intéressés par cette offre ont pu diffuser un spot différent sur le flux live de MYTF1, accessible sur les écrans digitaux, leur permettant de cibler le message en fonction de l’audience. Canal+ a quant à lui dévoilé son projet ‘‘Alladin’’, qui devrait voir le jour en 2016 ou 2017, et concerner les TV via les box. A noter que, chaque jour, ce sont 3 millions d’individus 15+ qui regardent la TV sur les ordinateurs, tablettes et smartphones.

    Notre recommandation : Profiter à la fois de la puissance de la TV et de ces nouvelles capacités d’ultra-ciblage.

    2 – Le e-cinéma

    Bien que les français restent de grands amoureux du 7ème art, de nouveaux modes de distribution alternatifs émergent, à commencer par le e-cinéma hybride de la VOD et du cinéma en salles, avec des sorties en exclusivité sur Internet. Les budgets, castings, campagnes promotionnelles restent quant à eux comparables aux sorties dans les traditionnelles salles obscures. Ce nouveau moyen de consommation a pris son envol en 2015 avec l’arrivée de l’offre e-Cinéma de TF1 mais surtout grâce à la démocratisation des offres de VOD et du haut débit dans les foyers. Autre moyen de distribution à éclore, le direct-to-Youtube. Le film ‘’Les Dissociés’’ du collectif Suricate, mis en ligne sur la plateforme vidéo, a signé le meilleur ‘‘ démarrage ’‘ de l’année pour un film français : 510 000 spectateurs en moins de 24h. Pour contourner la chronologie des médias, Netflix proposait déjà des films en direct to SVOD, et produit désormais ses propres films (Beast of no Nation).

    Notre recommandation : Bénéficier de l’attention et de la mémorisation d’un film cinéma dans ce nouvel environnement digital

    3 – La série addiction

     1 535 jours de contenus séries ont été diffusés en 2015. La consommation de séries dans la consommation moyenne d’un individu de 15 ans et plus pèse pour 21% (+1 pt vs 2014). En 2016, les séries seront omniprésentes. Dans la guerre du contenu qui va s’accentuer, il deviendra indispensable de développer ses propres séries originales. Netflix a annoncé son intention de doubler ses productions de séries originales l’an prochain. Le succès reposera aussi sur une production locale. Les séries françaises font recettes comme l’ont montrés les récents succès de ‘’Dix Pour Cent’’ (France 2) ou ‘’Une chance de Trop’’ (TF1). Netflix a d’ailleurs produit sa première série 100% française : ‘’Marseille’’. La création de contenus Made in France pour le marché français ou même international sera renforcée (ex : ‘’Versailles’’ tourné en France en anglais).

    Notre recommandation : A consommer sans modération en tant que téléspectateur ou en tant que marque

    4 – L’actualité autrement

    Autre sujet qui passionne les Français : l’information. Et l’actualité chargée de 2015 a confirmé cette frénésie de consommation et ce besoin de décryptage. Cependant, depuis plusieurs années, les médias traditionnels d’information, et notamment les JT de 20h, voient leurs audiences s’éroder au profit de nouvelles sources d’information. C’est pourquoi de nouveaux formats disruptifs voient le jour, à l’instar de ‘‘Focus’’, le nouveau JT social d’1 minute 30 de TF1, conçu pour les internautes. Le Monde a également lancé sa ‘‘Matinale’’ en mars 2015, une application qui propose des briefs, des articles courts et percutants, et reprend le ‘‘swipe’’ de Tinder, avec la possibilité de garder ou de zapper des articles. L’accès à la TNT gratuite pour LCI devrait repositionner la chaîne et proposer plus de magazines d’information, de décryptage et moins d’information en continu à la différence de BFM et iTélé.

    Notre recommandation : Communiquer sur l’information instantanée et à l’inverse sur du contenu fouillé voire de l’opinion pour les marques

    5 – L’Euro 2016 et les J.O.

     Nous prévoyons 35 millions de téléspectateurs âgés de 4 ans et plus sur l’ensemble de l’Euro 2016. L’Euro 2016 enregistrera des audiences record puisqu’elle aura lieu en France. L’intégralité des droits de diffusion a été octroyée à beIN Sports (60 millions d’euros) qui a revendu la diffusion en clair des 22 rencontres les plus importantes à M6 et TF1 qui se les partageront. beIN devrait voir son nombre d’abonnés et ses investissements publicitaires exploser.Ce sera aussi l’année des Jeux Olympiques de Rio qui se dérouleront du 5 au 21 août. Ils seront diffusés en clair sur France Télévisions et sur les chaines payantes de Canal+ en crypté.

    Notre recommandation : Ne passons pas à côté de ces événements majeurs, le sport en live a une puissance instantanée inégalée y compris sur les réseaux sociaux et véhicule des valeurs très positives

     6 – Les rachats des médias

    L’heure est à la consolidation des groupes médias. Une tendance qui devrait se poursuivre en 2016. Mondadori et Altice seraient en lice pour le rachat de Télé 7 jours, Ici Paris et France Dimanche, propriétés de Lagardère. Altice a également lancé son OPA début janvier sur le groupe NextRadioTV. Xavier Niel, Matthieu Pigasse (propriétaires du Monde) et Pierre-Antoine Capton ont créé Media One, un fonds de 300 à 500 M d’€, dédié exclusivement à l’achat de médias. Enfin, Orange serait en discussion avec Bouygues, également propriétaire de TF1, pour l’acquisition de sa branche Bouygues Télécom.

    Notre recommandation : Ces rachats devraient permettre aux médias d’accélérer leur digitalisation et diversifier leurs offres

    7 – L’uberisation

    Que ce soit la distribution avec Amazon ou Etsy, la musique avec Apple ou Spotify, les transports avec Uber, le tourisme avec AirBnB ou Booking, l’éducation avec les Mooc : de nombreux secteurs se sont faits uberiser. Nous sommes passés d’une économie de stocks/production à une économie de flux/partage. Les médias également s’uberisent de plus en plus en subissant de plein fouet la transformation digitale. Les nouveaux consommateurs de cette économie et des médias veulent gagner plus, gagner du temps, vivre des émotions positives. Les marques et les médias doivent leur parler autrement : la publicité native / le brand content prendront de plus en plus d’importance et on verra disparaître progressivement les publicités agressives.

    Notre recommandation : Sur ces nouvelles places de marché transparentes, où demandeurs et apporteurs d’actifs précis se rencontrent, les marques se doivent d’apporter des émotions positives et ne plus être intrusives

     8 – L’achat facilité

    La crise conjuguée à l’uberisation nous inciteront à acheter davantage, plus souvent, mais moins cher et sous le coup de l’impulsion. De plus en plus d’outils seront développés par les régies afin de faciliter l’achat au consommateur. En 2015 déjà, 52% des personnes ont consulté des avis sur les réseaux sociaux avant d’acheter en ligne. Les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Pinterest) ont donc amorcé la mise en place de boutons ‘‘ acheter ’‘ permettant de faire le lien avec le e-commerce. Ces call-to-action envahiront les réseaux sociaux et ce qu’on appelle le ‘‘ social shopping ’‘ sera l’une des grandes tendances de 2016. Le smartphone jouera lui aussi encore l’intermédiaire entre le consommateur et la marque en permettant d’acheter directement des produits vus dans des magazines (application mobile Selectionnist) ou dans une publicité télévisée (application TF1). Un seul mot d’ordre: Keep It Silly Simple (KISS).

    Notre recommandation : Pour être achetées, les marques doivent jouer sur l’immédiateté et l’agilité favorisées par les médias.

    9 – L’éphémère

    Pour faire face aux générations ‘’zapping’’ et pour les séduire, les annonceurs comme les marques devront leur offrir des expériences live et éphémères. Une tendance de l’instantanéité, amorcée par les réseaux sociaux, qui touche désormais tous les formats – texte (Twitter), photos (Snapchat) et vidéo (Periscope) – et dont se sont emparés les mass medias : lancement d’une chaine temporaire 100% James Bond ou de la web radio ‘‘Good morning Paris’’ créée suite aux attentats de novembre. Le hors média n’est pas non plus en reste. Les pop-up stores, nouveau fleuron de l’évènementiel, devraient continuer de se développer : 61% des Français souhaitent voir ces boutiques éphémères apparaitre dans leur ville.

    Notre recommandation : Passer rapidement du statique au temps réel

     10 – Le gaming

     Même si la crise n’est pas seule en cause, nous sommes une population d’ ’’adulteens’’, et le gaming est devenu un loisir de masse. Cette crise du ‘’Jeu-Nisme’’ n’est plus réservée aux adolescents puisque l’âge moyen du gamer est passé à 35 ans et qu’en plus la parité homme/femme est quasi atteinte. Une évolution que l’on doit à la bonne santé du secteur mais également au succès du gaming sur mobile. Ce segment (tablette + mobile), nous l’estimons à 540 M d’€ en 2015 pour la France, ce qui ne cesse d’attiser l’intérêt des éditeurs : Activision a déboursé pas loin de 6 Mds de $ pour racheter King Digital Entertainment, créateur de Candy Crush. Amazon a choisi quant à lui en rachetant Twitch de parier sur une autre tendance porteuse du gaming : le streaming de jeux vidéo et l’e-sport, créneau également investi par Youtube avec sa plateforme Youtube Gaming.

    Notre recommandation : Jouer c’est le cas de le dire, avec ce ‘’Jeu-Nisme’’ qui nous décomplexe d’être restés de grands enfants qui ne tiennent pas en place

  • Les meilleures entreprises de l’économie numérique mettront l’homme au premier plan

    Les entreprises qui mettent l’individu au premier plan seront celles qui réussiront dans l’économie numérique actuelle

    Selon le dernier rapport d’Accenture consacré aux nouvelles tendances en matière de technologies 

    Les évolutions technologiques s’accélèrent à un rythme sans précédent, entrainant des changements importants sur le marché du travail. Les entreprises qui donnent à leurs employés, partenaires et consommateurs la possibilité de développer les compétences nécessaires pour tirer parti de ces innovations sont celles qui parviendront à capitaliser pleinement sur cette accélération technologique. Elles disposeront ainsi de moyens sans précédent pour faire émerger de nouvelles idées, développer des produits et services de pointe, et bouleverser le marché.

    « Dans la Vision technologique 2016 d’Accenture, nous avons identifié cinq tendances qui joueront un rôle majeur dans la réussite des entreprises », déclare Emmanuel Viale, directeur du laboratoire de R&D d’Accenture à Sophia Antipolis. « Les enjeux du numérique sont aussi humains, et c’est précisément le thème central de notre étude cette année. Les entreprises qui s’appuient sur le numérique donnent à leurs salariés les moyens de se former en continu pour tirer parti de la technologie et obtenir de meilleurs résultats. »

    Une étude conjointe menée par Accenture auprès de plus de 3100 cadres dirigeants et responsables informatiques dans le monde, révèle que le numérique a d’ores-et-déjà un impact sur 33 % de l’économie mondiale. De plus, 86 % des répondants s’attendent à ce que le rythme des évolutions technologiques s’intensifie considérablement au cours des trois prochaines années.

    Le rapport d’Accenture montre que les entreprises se sentent souvent dépassées par l’accélération des évolutions technologiques, subissant une forme de « choc culturel numérique », conséquence d’une pression concurrentielle toujours plus intense. De plus en plus d’entreprises commencent toutefois à mettre en place une approche « people first », centrée sur l’individu, qui leur permet de faire émerger de nouvelles activités et d’accélérer leur transformation numérique. Le groupe GE a par exemple mis en place une nouvelle approche, appelée FASTWORKS, qui connecte directement les employés aux consommateurs et permet de développer rapidement des solutions innovantes qui se vendent bien parce qu’elles rencontrent et même dépassent les attentes des consommateurs. Virgin America, la seule compagnie aérienne basée dans la Silicon Valley, est allée loin dans sa collaboration avec ses clients réguliers, en récompensant leur fidélité par une option d’achat de titres, avant que la compagnie ne les propose au public.

    Dans son rapport, Accenture met en évidence cinq tendances technologiques centrées sur l’individu qui sont indispensables à la réussite des entreprises au sein de l’économie numérique. Ces tendances sont les suivantes :

    1. Automatisation intelligente. Les meilleures entreprises saisissent les opportunités offertes par l’automatisation (qui se généralise grâce aux avancées dans les domaines de l’intelligence artificielle (AI), de la robotique et de la réalité augmentée) pour transformer la façon dont elles travaillent et instaurer une nouvelle relation, plus efficiente, entre l’homme et la machine. Des investissements significatifs sont déjà engagés dans ce domaine, puisque 70 % des cadres dirigeants interrogés rapportent une augmentation des investissements dans le domaine de l’intelligence artificielle ces deux dernières années. Cinquante-cinq pourcent d’entre eux font état de projets utilisant l’apprentissage automatique (machine learning) et intégrant des solutions d’intelligence artificielle embarquée comme la plateforme Amelia d’IPsoft.
    1. De nouveaux modes de travail.En déployant des technologies qui permettent à leurs employés de se former, les meilleures entreprises mettront en place des environnements de travail extrêmement souples et ouverts au changement, capables répondre aux exigences sans cesse renouvelées du numérique. L’avantage concurrentiel d’une main-d’œuvre qui sait s’adapter se reflète dans les résultats de notre enquête : pour les cadres dirigeants et responsables informatiques interrogés, une « expertise approfondie des tâches à accomplir » n’est que la cinquième caractéristique retenue pour qu’un employé soit efficace au sein d’un environnement numérique ; d’autres qualités comme la « capacité à apprendre rapidement » ou la « capacité à changer de rythme de travail », sont jugées plus importantes.
    1. Une économie basée sur des plateformes.Pour exploiter tout le potentiel de ces technologies et saisir de nouvelles opportunités de croissance, les meilleures entreprises mettent en place des modèles d’activité et des stratégies basés sur des plateformes numériques. Ce changement va conduire à un bouleversement sans précédent de l’environnement macro-économique mondial depuis la révolution industrielle. On note par ailleurs que 81 % des répondants à l’enquête reconnaissent que les nouveaux modèles d’activité basés sur des plateformes feront partie de la stratégie de leur entreprise dans les trois prochaines années.
    1. Une disruption prévisible. Les nouveaux écosystèmes numériques sont en train de poser les bases de la prochaine vague de rupture, en créant des liens inédits entre les marchés et des collaborations allant bien au-delà des frontières sectorielles traditionnelles. Les dirigeants les plus clairvoyants sont capables d’anticiper les évolutions de ces écosystèmes et d’en tirer un avantage concurrentiel. Certaines entreprises font d’ores et déjà l’expérience de perturbations modérées ou significatives de leurs écosystèmes : 81 % des répondants le constatent dans leurs secteurs respectifs.
    1. La confiance numérique.La confiance est la pierre angulaire de l’économie numérique, selon 83 % des répondants. Pour gagner la confiance des individus, des écosystèmes et des instances de régulation au sein de ce nouvel environnement, les entreprises doivent placer l’éthique numérique au cœur de leur stratégie : le renforcement de la sécurité seul ne suffira pas.

     

  • Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien

    Pour sa 9e édition, le Forum Netexplo a identifié 10 nouveaux usages numériques qui vont changer notre quotidien.

    Cette année encore et comme les tendances le soulignent, Netexplo montre que l’innovation numérique transforme le monde et offre de nouveaux horizons, notamment dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et de l’économie. 

    Les tendances Netexplo 2016 s’intitulent « stretching the limits » (« repousser les limites pour élargir le champ des possibles »). Elles reposent sur trois piliers : Bio stretching (repousser les limites du corps), Stretching the machine (repousser les limites de la robotique) et enfin, stretching interaction (repousser les limites de nos interactions).

     

      Avec plus de 3 milliards d’internautes et 7 milliards de mobiles sur la planète, le monde vit sa révolution digitale. C’est à ce changement de civilisation que l’Observatoire Netexplo s’intéresse depuis 2008.

     

    En révélant chaque année, lors de son Forum, les usages émergents du numérique mondial et les grandes tendances qui vont impacter la société et l’économie, Netexplo est une source d’inspiration et une voie d’anticipation pour tous les décideurs du monde politique, économique et média qui doivent faire face à leur révolution digitale et à l’adoption de nouvelles pratiques.

     

    « L’Observatoire Netexplo s’est donné pour mission de repérer les tendances de fond et les usages émergents qui auront un impact particulièrement significatif sur l’économie et la société », explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo.

     

    Ainsi, Netexplo a identifié et primé depuis 9 ans des usages digitaux naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, la première imprimante 3D, Siri, Shazam ou encore Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a permis l’émergence du printemps arabe.

     

    L’innovation n’étant pas seulement une affaire de spécialistes, le grand public sera appelé à participer, aux côtés des experts internationaux, à la désignation du Grand Prix Netexplo 2016 retenu parmi les 10 lauréats de cette année. Le vote sera accessible, du 28 janvier au 9 février, sur www.netexplo.org.

    L’Observatoire Netexplo a retenu, parmi plus de 2100 innovations captées en 2015 avec son réseau académique de 20 universités dans le monde, dix innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

    Tendance « Bio stretching » (repousser les limites du corps)

    • Amino(Canada): La biotechnologie à portée de tous. Conçu par le MIT, ce kit de fabrication de matière organique permet aux utilisateurs de prendre soin de cellules comme d’un animal domestique. Il permet à chacun de mieux comprendre les avancées scientifiques de la biotechnologie grâce à des expériences simples et accessibles au plus grand nombre.
    • IKO Creative Prosthetic System(Colombie): Faire du handicap des enfants une source de créativité. Grâce aux imprimantes 3D et à la CAO (Conception assistée par Ordinateur), IKO permet de créer des prothèses personnalisables, compatibles avec les éléments Lego, permettant aux enfants ayant subi une amputation du bras ou de la main de briser leur isolement et de dédramatiser leur handicap.

    Tendance « stretching the machine » (repousser les limites des robots)

    • AscTec Firefly(Allemagne) : Le drone qui s’autopilote. Sans télécommande, ce drone, capable de gérer seul ses trajectoires en évitant tous les obstacles physiques et même humains, grâce à des mini-caméras ultra légères pour donner à l’engin volant une vision 3D à 360 degrés.
    • Micro-swimmer Robot(Etats-Unis) : Des Nano robots pour de la Nano chirurgie. Des chercheurs de l’université Drexler, de Philadelphie, se sont inspirés d’une bactérie pour développer des robots miniaturisés composées de nanoparticules magnétiques. Leurs missions consistent à éviter un acte chirurgical lourd, par exemple en débouchant des artères ou en livrant un médicament à un endroit précis du corps d’un patient.
    • Self-teaching 3D-printed robots(Norvège): Le robot qui s’auto-perfectionne. Capable d’évaluer ses propres performances, ce robot optimise son adaptation à tous les contextes et peut par exemple s’auto-réparer grâce à son imprimante 3D qui fabrique les pièces qui lui sont nécessaires.
    • Todai Robot Project(Japon) : Le premier robot qui obtient son BAC et entre à l’université. En combien d’années une intelligence artificielle peut-elle entrer à la prestigieuse université de Tokyo en passant son Bac comme n’importe quel candidat ? Après 2 échecs en 2013 et 2014, le robot obtient enfin la moyenne en 2015 avec une note de 53.8 % sur 5 matières, contre une moyenne nationale de 43.8 %.

    Tendance « stretching interaction » (repousser les limites de nos interactions)

    • Aweza(Afrique du Sud) : Pas évident de se comprendre au sein d’un pays qui compte 11 langues officielles ! L’application de traduction mobile Aweza permet de les faire dialoguer avec fluidité grâce à des techniques de gamification encourageant des volontaires à enregistrer la prononciation des phrases.
    • BitLand(Ghana) : Le Ghana se dote d’un cadastre virtuel, grâce à la Blockchain. Une simple adresse, un titre de propriété ? Pas si évident en Afrique où 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées. Cette innovation numérique crée un registre de propriété transparent et infalsifiable.
    • Colu(Israël) : La Blockchain révolutionne les transactions en rendant l’identité numérique infalsifiable. Pourvus d’une identité numérique infalsifiable, l’acheteur et le vendeur bénéficient d’une transaction 100% sûre et sans intermédiaires.
    • Wonolo(Etats-Unis) : Une agence pour l’emploi à l’ère de l’économie du partage. Wonolo permet à tout employeur, entreprise ou particulier de trouver le bon candidat près de chez lui. La rémunération est fixée par la notation reçue : plus la mission a été appréciée, plus la valorisation du salaire augmente.

     

     

     

  • Comment le grand public perçoit l’intelligence artificielle ?

    Rocket Fuel  dévoile les résultats de sa dernière étude portant sur la perception que le grand public a de l’intelligence artificielle

    Si quelques sceptiques pensent que l’intelligence artificielle est une menace, l’étude menée par Rocket Fuel montre que la majorité des français considèrent le développement de l’intelligence artificielle comme un facteur positif.

    • 46 % des Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle
    • Si 29 % perçoivent cette technologie comme de la science-fiction, 58 % pensent qu’elle est d’ores et déjà présente dans leur quotidien
    • Et 18 % estiment qu’elle devrait, à termes, dynamiser leur profession

    Apparu dès les années 50, le concept d’intelligence artificielle, souvent abrégé AI (de l’anglais Artificial Intelligence) a été créé par John Mac Carthy, un célèbre mathématicien américain, et par Marvin Minsky, un spécialiste des sciences cognitives. Mais c’est le plus célèbre informaticien du monde, Alan Turing, qui en pose réellement les fondements dans Computing Machinery and Intelligence publié en 1950, avant d’en développer l’idée lors d’une conférence intitulée « Les calculateurs numériques peuvent-ils penser ? » qu’il donnera à la BBC.

    Un concept bien perçu en France 

    Depuis, le concept d’intelligence artificielle n’a cessé d’alimenter les fantasmes, et se trouve toujours aujourd’hui au centre de grands débats animés par des intervenants de renom tels que  Stephen Hawking, Bill Gates ou encore Elon Musk (le fondateur de Paypal, Tesla, Space X)…

    Cependant, en 2015, quelle image les Français ont-ils réellement de ce concept ?  C’est la question à laquelle Rocket Fuel a tenté de répondre dans le cadre d’une étude menée en collaboration avec Update France, et qui met en lumière le fait que 46 % Français ont une vision plutôt positive de l’intelligence artificielle, contre seulement 9 % qui ont une vision plutôt négative, et 45 % qui estiment que l’intelligence artificielle n’est ni un bien, ni un mal.

    Une technologie bien réelle

    Cette étude montre également que l’intelligence artificielle est un sujet bien identifié dans l’esprit des Français. 58 % des sondés imaginent que l’intelligence artificielle est déjà plus ou moins utilisée dans la vie de tous les jours, alors que 10 % jugent que ce concept n’englobe aucune réalité scientifique. En revanche, 4 % pensent que seule l’armée dispose de cette technologie et 12 % que l’intelligence artificielle n’existe que dans les laboratoires.  D’ailleurs, chez les sceptiques, 20 % considèrent que c’est un danger, alors que 54 % trouvent le sujet intéressant et espèrent que l’intelligence artificielle pourra aider à résoudre certains problèmes mondiaux.

    Un bénéfice pour tous les secteurs d’activités

    Par ailleurs, de plus en plus de Français perçoivent les usages potentiels de l’intelligence artificielle dans la vie de tous les jours et dans leur travail, notamment dans les secteurs suivants :

     

    La publicité et les médias 26%
    Les nouvelles technologies 85%
    L’armée 70%
    L’enseignement 19%
    Le BTP 17%
    Le secteur pharmaceutique 34%
    Les transports 38%
    L’art et la musique 13%
    La distribution 24%
    Autres secteurs 13%

    Un impact positif dans la vie professionnelle 

    A la question de l’impact que pourrait avoir l’intelligence artificielle sur les métiers dans les 5 prochaines années, 18 % des Français répondent que ce concept va certainement dynamiser leur travail, alors que 16 % pensent que, au contraire, que cette technologie constitue une menace pour leur activité. Mais la majorité des répondants (34 %) estime qu’il n’y aura aucun impact pour leur profession, et 32 % avouent n’en avoir aucune idée.

  • Etude Accenture/ Fjord – Trends 2016

    Les dix tendances numériques

    « Trends 2016 » publié par Accenture – Fjord recense les dix tendances numériques qui façonneront les services et les expériences de nouvelle génération pour cette année. En effet, le design numérique est aujourd’hui une interface majeure entre l’innovation, la technologie et les consommateurs, qui réclament des expériences intuitives, plus personnelles et réactives.

    Les grands enseignements de l’étude :

    • La disparition des applications ; ou « l’atomisation des services ».Les applications à usage unique ont atteint un point de basculement : leur surabondance dans notre vie quotidienne va disparaître. Ces applications, comme Spotify, sont en effet en train d’être « atomisées », ou « super distribuées », sur des plateformes et via des services tiers. La prochaine génération d’applications n’aura sans doute même plus besoin d’interaction humaine pour être activée et s’adapter au quotidien de l’utilisateur.

     

    • Le salarié, un consommateur comme les autres. Les nouvelles attentes des consommateurs débordent sur nos vies professionnelles. Les travailleurs souhaitent aujourd’hui pouvoir bénéficier, dans leur environnement de travail, des meilleures expériences que proposent les outils grand public. Et c’est ce qu’ont compris un certain nombre d’organisations, du secteur bancaire, aux télécoms, en passant par le milieu pharmaceutique. Ces organisations mettent ainsi un nouvel accent sur la conception de l’expérience du salarié, au travers d’une reconfiguration des processus, des structures et de la culture en milieu professionnel, optimisant leurs chances de capter et retenir les meilleurs profils.

     

    • Démocratisation : comment la technologie rend plus accessible les services de « luxe ». Les expériences numériques ont démocratisé l’accès aux produits de luxe et contribué à l’élévation des niveaux de vie, en mettant des services haut de gamme et ultra personnalisés, comme des chauffeurs personnels (Lyft) ou des assistants virtuels (Facebook M), à la portée du plus grand nombre.

     

    • Des appareils qui vous écoutent et apprennent de vous. Aujourd’hui, bon nombre d’entre nous utilisent des appareils qui nous encouragent à courir plus longtemps ou à manger plus sainement. Qu’ils soient de type wearable(à porter sur soi) ou nearable (à poser à proximité), ces nouveaux appareils connectés sont aujourd’hui capables d’écouter et de répondre. Mais là où réside le réel pouvoir de ces appareils est dans ce qu’on appelle les « micromoments » : ces instants où ils peuvent apprendre de l’utilisateur, en écoutant littéralement ses commandes vocales ou en analysant les flux de données qu’il génère afin d’apporter des réponses en temps réel, de façon intentionnelle, spontanée et fluide.
  • Le projet de loi République sous tension

    Les organisations du numérique appellent les députés à rejeter les dispositions qui fragiliseraient la French Tech et l’économie numérique

    Les organisations professionnelles du numérique, l’AFDEL, la FEVAD, le SFIB et Syntec Numérique s’inquiètent vivement de l’impact du projet de loi République Numérique sur la compétitivité des entreprises de la French Tech, de l’industrie et services numériques. En instaurant des obligations disproportionnées pour renforcer les droits du consommateur, en anticipant sur des  textes européens, de nombreuses dispositions du projet de loi fragilisent l’économie numérique française.

    Portabilité, nouvelles contraintes imposées aux plateformes et atteinte à la neutralité de la commande publique : le texte impose dans sa rédaction présente des contraintes susceptibles de mettre en danger les investissements R&D des startups, PME et entreprises numériques, dans un secteur qui représente 25% de la croissance du PIB.

    Malgré les efforts des rapporteurs et l’approche constructive de la Ministre Axelle Lemaire pour préciser un certain nombre de dispositions, le projet de loi risque en l’état de porter atteinte au secteur le plus innovant et porteur de croissance de l’économie. L’AFDEL, la FEVAD, le SFIB et Syntec Numérique appellent le gouvernement et la représentation nationale à amender le texte en séance publique afin de préserver un écosystème attractif, divers et favorable à l’essor de la French Tech.

     Le projet de loi République Numérique tente d’imposer des contraintes nouvelles et locales à un secteur par nature international, extrêmement divers et en évolution constante. Les organisations du numérique s’inquiètent par exemple de la création d’un nouveau statut pour les plateformes en ligne, alors qu’une consultation est en cours au niveau européen sur l’opportunité de classer dans une seule et même catégorie une multiplicité d’acteurs. L’établissement de règles franco-françaises sur un modèle d’affaires extrêmement dynamique porterait directement atteinte à l’attractivité du territoire national vis-à-vis des investisseurs et des startupers et poserait des barrières à l’entrée.

    Alors que le statut d’hébergeur est désormais stabilisé au niveau européen et a prouvé son efficacité, la loi Numérique modifie une nouvelle fois l’encadrement des plateformes en ligne, sans en réalité apporter de nouvelles garanties aux utilisateurs. Les organisations du numérique appellent donc les pouvoirs publics à encourager ce secteur en pérennisant son environnement réglementaire et en respectant systématiquement la hiérarchie des normes et en premier lieu le cadre européen.

    Les organisations professionnelles du numérique appellent aussi la représentation nationale à préserver l’incitation à innover en France et à s’aligner sur les normes européennes. Il est ainsi primordial en matière de droit à la portabilité, qui vient d’être adopté dans le Règlement européen relatif à la protection des données, de ne pas anticiper les travaux qui vont débuter au niveau de l’Union Européenne et qui ont pour but d’harmoniser l’interprétation et de préciser opérationnellement ce droit.

    En tout état de cause, le champ d’application du droit à la portabilité actuellement prévu par le projet de texte, qui pèsera en premier lieu sur le e-commerce, les services Internet, et les pépites françaises, doit à tout prix être précisé. Par son caractère large, il impose des contraintes extrêmement lourdes à des secteurs dans lesquels la portabilité n’apporte pas d’intérêt du point de vue des consommateurs et sur le plan de la concurrence. En l’état, il menace directement les investissements massifs réalisés par les entreprises du secteur afin d’améliorer leurs services, comme par exemple dans la musique en ligne ou les outils de gestion de la relation client.

    L’enrichissement et la transformation des données est aujourd’hui au cœur de l’innovation du monde numérique mais aussi des secteurs plus traditionnels de l’économie. Il est légitime que les consommateurs puissent récupérer les données qu’ils ont fournies, mais les entreprises ne doivent pas être contraintes de transférer le fruit de la valeur apportée par leur service. L’AFDEL, la FEVAD, le SFIB et Syntec Numérique ont entendu la volonté exprimée hier par le gouvernement et le Parlement de trouver une définition reflétant un équilibre plus favorable sur le sujet et en phase avec le droit européen. Elles encouragent vivement la représentation nationale à s’engager en ce sens lors du vote en séance.

     

    Le projet de loi République Numérique prétend également dicter les choix de modèles d’affaires des entreprises. Ainsi, un amendement inscrit dans la loi la promotion du logiciel libre dans l’administration. Les organisations du numérique, qui représentent des éditeurs de logiciels libres comme propriétaires, expriment leurs plus vives inquiétudes face à cet écart au principe de neutralité technologique de l’Etat. Elles rappellent que 90% des éditeurs de logiciels français ont fait le choix du modèle propriétaire pour financer leur R&D[1] et seraient de facto exclus de la commande publique. Les organisations du numérique appellent le gouvernement à mettre fin à cette discrimination, afin que tous les modèles d’affaires du logiciel puissent exister et avoir accès à la commande publique.

    Signataires : 

    AFDEL (Association Française des Editeurs de Logiciels et de Solutions Internet)

    FEVAD (Fédération E-commerce et Vente à Distance)

    SFIB (Syndicat de l’Industrie des technologies de l’information)

    Syntec Numérique

  • Les principaux catalyseurs de changement en 2016

    Les principaux catalyseurs de changement en 2016

    Selon Olivier Robinne, VP EMEA chez Veeam® Software :

    2015 restera sans doute comme l’année où les objets connectés se sont généralisés en ouvrant la voie de l’Internet des Objets, et où la couleur d’une robe a divisé le monde.

    Les infrastructures informatiques sont aujourd’hui soumises à une pression toujours plus forte avec l’arrivée au premier plan de l’analytique et du nombre croissant d’entreprises spécialisées dans les services touchant aux objets connectés, ce que Gartner appelle communément The Devise Mesh, « un ensemble en expansion de terminaux donnant accès à des applications et informations ou permettant d’interagir avec des individus, des communautés, des administrations et des entreprises ».

    Ainsi, au cours des 12 prochains mois, quatre grandes tendances détermineront la gestion de l’informatique en entreprise et l’amélioration de l’expérience utilisateurs, tant sur le plan professionnel que personnel selon Olivier Robinne, VP EMEA chez Veeam® Software :

    1. L’importance critique de la disponibilité :

      en 2016, l’Internet des Objets va mettre la disponibilité sur le devant de la scène. L’essor des appareils mobiles et connectés ne laisse aucune place aux interruptions. Pour toute entreprise, qu’il s’agisse d’un site de e-commerce, d’un opérateur mobile ou d’une place boursière, l’époque où elle pouvait se permettre une interruption de son activité est révolue. Même une légère panne de quelques heures entraînera de la frustration pour tous ceux qui seront privés d’accès mais, plus grave encore, l’entreprise y perdra de l’argent, des données, le crédit de ses partenaires et la fidélité de ses clients, au risque d’entamer la confiance des consommateurs et des investisseurs. Alors que l’Internet des Objets continue de monter en puissance, le coût potentiel d’une interruption ne peut qu’augmenter. Il est donc crucial de limiter au maximum les interruptions et les pertes de données pour assurer la bonne santé de toute entreprise et la satisfaction de ses utilisateurs. Par ailleurs, les données et les services étant désormais de plus en plus hébergés sur site et dans le cloud, les entreprises devront, en 2016, veiller à disposer de stratégies pour la sauvegarde, la protection et la restauration de leurs informations sur tous les fronts.

    1. Les modes de pensée, les applications et les systèmes traditionnels ne doivent pas brider l’innovation : 

      le secteur a enregistré une nette croissance des capacités de ses infrastructures et modèles de services, mais de nombreuses entreprises n’ont pas modernisé leur parc applicatif au rythme des évolutions technologiques entourant ces applications héritées. L’an prochain, les entreprises migreront vers une nouvelle génération de technologies applicatives afin de ne pas se laisser distancer par leurs concurrents. S’il existe des avantages à utiliser les infrastructures et applications les plus récentes, des freins subsistent encore. Par exemple, les salariés peuvent être réfractaires aux changements ou  les applications existantes peuvent être jugées « éternellement nécessaires ». Aujourd’hui, des techniques sont disponibles pour moderniser pratiquement toute application et, pour celles qui doivent être impérativement conservées, des technologies d’infrastructure permettent de laisser en production des systèmes d’exploitation et applications obsolètes. Cette migration vers des applications de nouvelle génération ne sera pas facile pour certaines entreprises mais le jeu en vaut la chandelle. Les entreprises y gagneront de nouveaux avantages du point de vue informatique mais aussi une opportunité sans équivalent de repenser leur activité. L’abandon de ces systèmes traditionnels leur permettra d’offrir de nouveaux services répondant aux attentes d’un personnel et d’une clientèle actifs en continu.

    1. La réduction apparente du Big Data : 

      l’exploitation et la mise à profit des données à travers le Big Data demeurent essentielles pour les entreprises mais, avec la baisse continue du coût du stockage, cette tendance deviendra la norme en 2016. L’aspect « Big » laissera la place à de simples données devant être exploitées efficacement par les clients, les partenaires et les collaborateurs des entreprises. Les entreprises pourront davantage se concentrer sur les interfaces et l’accès de l’utilisateur final aux données, renforçant encore l’importance de la disponibilité des services. Nous pouvons nous attendre à une adoption plus marquée de la réalité virtuelle (Oculus, Microsoft Hololens), des interfaces à base de mouvement, de la reconnaissance vocale et de l’impression 3D comme procédé de fabrication. Pour les usages professionnels, les interfaces informatiques évoluent également : face à l’explosion des données, les techniques classiques de gestion ne peuvent plus s’appliquer. L’interface opérateur mettra de plus en plus l’accent sur l’automatisation et la gestion du cycle de vie des données de sorte que les bonnes informations se trouvent entre les mains de la bonne personne au bon moment.

    1. L’emergence du DRaaS (Disaster Recovery as a Service) : 

      alors que l’infrastructure cloud continue de s’affirmer comme le standard pour les entreprises, nous voyons de nouvelles offres de services se répandre et gagner des parts de marché. Par exemple, de nombreuses entreprises déploient des solutions de type Security as a Service dans le cloud pour aider à combattre les cyberattaques et assurer la continuité d’activité. Veeam prévoit que le modèle DRaaS (la reprise après sinistre dans le cloud) sera l’une des révolutions de 2016, permettant aux entreprises d’aller au-devant, voire au-delà, des attentes de leurs clients et de leurs salariés en matière de disponibilité. A l’heure où les entreprises inscrivent l’IT et la disponibilité au cœur de leurs opérations, il faut s’attendre à voir des engagements de niveau de service (SLA) assortis de délais garantis de sauvegarde et de restauration devenir la norme pour l’entreprise moderne.