Catégorie : Digital Marketing

  • E-commerçants: avez-vous pensé au corner évènementiel?

    Fêtes de fin d’année : Comment transformer le pic de trafic en ventes

    Selon Christophe Malghem Co-fondateur de Sensefuel

    À l’approche des fêtes de fin d’année, les e-commerçants se préparent à l’une des périodes les plus stratégiques de leur calendrier. Avec l’augmentation du nombre de consommateurs en quête de cadeaux, la demande en ligne s’intensifie dans toutes les catégories de produits.
    Ce pic de trafic impose une pression supplémentaire non seulement pour capter l’attention des visiteurs, mais aussi pour les convertir en acheteurs, surtout dans un contexte où les préoccupations liées au pouvoir d’achat influencent fortement leurs décisions.

    Les bonnes affaires restent évidemment un levier incontournable. On observe d’ailleurs un changement marqué dans les habitudes d’achat de cadeaux. Autrefois concentrées sur les quinze derniers jours de décembre, ces transactions commencent désormais dès la fin novembre, avec le Black Friday. Cet événement commercial, rythmé par des promotions attractives, attire massivement les consommateurs depuis quelques années.

    Cependant, séduire les acheteurs avec des prix bas ne suffit plus.
    Pour convertir ce trafic en ventes, les e-commerçants doivent également répondre aux exigences de rapidité et de pertinence. En effet, les consommateurs arrivent sur les sites marchands avec une liste de cadeaux ou des idées. Déterminés à trouver les meilleures offres sans perdre de temps, ils s’attendent à être guidés efficacement vers les produits désirés.

    Pour garantir cette expérience d’achat optimale, il peut être judicieux pour le e-commerçant, de créer un corner événementiel.
    En proposant un espace promotionnel dédié au Black Friday, le marchand facilite la navigation des consommateurs à travers une sélection variée de produits. Un simple clic permet d’accéder à toutes les bonnes affaires, rendant ainsi le parcours d’achat plus fluide.

    De plus, lors de ces événements clés, ce corner événementiel devient un levier commercial stratégique pour valoriser les produits phares sur lesquels le e-commerçant a misé. En les mettant en avant dans un espace dédié, il maximise leur visibilité et leur potentiel de vente, tout en répondant aux attentes des consommateurs à la recherche de cadeaux incontournables.

    L’un des principaux atouts de cette méthode réside dans sa simplicité de gestion. Grâce à une approche programmatique, le e-commerçant peut planifier à l’avance l’affichage de son corner événementiel, ce qui lui assure une tranquillité d’esprit le jour J.
    as besoin de superviser chaque détail en temps réel : tout est orchestré en amont, pour garantir une exécution fluide et efficace de l’opération commerciale.

    En parallèle, pour faciliter la décision d’achat des consommateurs, le e-commerçant a tout intérêt à intégrer des éléments de réassurance sur son site.
    Cela passe par des informations claires sur les délais de livraison et les options logistiques (compteurs de livraison, témoignages clients, garanties de satisfaction), rassurant ainsi les acheteurs quant à l’arrivée de leur cadeau dans les délais impartis.
    En offrant ce type de détails, il réduit les incertitudes liées aux achats en ligne et encourage les consommateurs à finaliser leur commande en toute tranquillité.

    En résumé, les fêtes de fin d’année représentent une opportunité stratégique incontournable pour les e-commerçants. En combinant corner événementiel, promotions attractives et éléments de réassurance, tout en s’appuyant sur une gestion fluide grâce à des outils programmatiques, ils disposent de toutes les clés pour guider les consommateurs, réduire les frictions à l’achat et optimiser leurs ventes durant cette période cruciale.

  • IA, retail media, live shopping… quelles tendances martech et adtech pour le Black Friday ?

    Quand le Black Friday représente jusqu’à 40 % du CA annuel

    Par Frank Surena, Managing Director Awin Southern Europe

    French Days, Prime Days, Black Friday, Singles’ Day… la saison automnale dans l’e-commerce s’ouvre avec une avalanche d’offres promotionnelles qui permettent aux consommateurs d’anticiper les achats de fin d’année*.
    Dans l’adtech, Black Friday et Cyber Monday sont synonymes de plusieurs centaines de millions d’euros investis en publicité numérique en France. Et dans le marketing d’affiliation en particulier, cette période représente jusqu’à 40% du chiffre d’affaires annuel de certaines plateformes.

    Si l’année 2023 a été marquée par une inflation galopante, menaçant les marges et les budgets marketing, les turbulences se sont atténuées à l’aube du 4ème trimestre. Mais de nouveaux paramètres changent la donne, poussant les plateformes tout comme les distributeurs à s’adapter. La percée de l’IA vient secouer l’affiliation, le retail media ne cesse de gagner du terrain, et le live shopping s’invite dans les pratiques… Petit tour d’horizon des 3 principales prédictions pour la période d’achats la plus chargée de l’année.

    L’évolution de l’IA secoue l’affiliation

    L’IA a changé de nombreux aspects du marketing d’affiliation, aussi bien pour les annonceurs que pour les éditeurs. Cependant, les acteurs extérieurs à ce canal et les développements des modèles d’IA sont susceptibles d’entraîner des répercussions sur les affiliés au 4ème trimestre.

    Prenons l’exemple de Google, qui propose des réductions sous forme de liste affinée dans les résultats de recherche via Gemini : cela pourrait entraîner une baisse des volumes de la part des éditeurs de référencement saisonnier qui ont des URL qui marchent bien à cette période de l’année. Alors que cette approche de Google aura ses propres effets négatifs, l’impact de l’IA dans le domaine de l’affiliation jouera un rôle de plus en plus important dans les stratégies des marques.

    En effet, de plus en plus de distributeurs tireront parti de l’IA pour offrir des expériences d’achat hautement personnalisées.
    Factuellement, on peut s’attendre à davantage de recommandations personnalisées par l’IA (ChatGPT ou d’autres LLM utilisés comme point de départ pour rassembler des réductions sur l’ensemble du web, par exemple). L’IA servira également à pousser les nombreuses remises attendues sur une courte période, et les retailers déploieront plus de chatbots pour répondre aux questions des clients en temps réel.

    Il faut également s’attendre à ce que l’IA joue un rôle plus important dans l’interprétation du comportement des clients et la personnalisation des expériences d’achat.

    Le retail media, une nouvelle source de revenus via l’affiliation

    C’est le sujet du moment. Un récent rapport publié par dentsu montre que le retail media augmente de 32% d’une année sur l’autre et eMarketer prévoit que les dépenses publicitaires des retailers atteindront jusqu’à 153 milliards d’euros d’ici à 2027.

    Le retail media désigne l’ensemble des solutions publicitaires proposées par les retailers eux-mêmes sur leurs plateformes de vente, qu’elles soient physiques ou en ligne, le but étant d’influencer positivement les clients précisément sur ledit point de vente. Dans le passé, cette forme de publicité était principalement privilégiée par les annonceurs qui vendaient déjà des produits sur le site du distributeur afin de stimuler les ventes et accroître leur notoriété.

    Ce canal est plébiscité pour son ciblage de groupes de clients spécifiques. Selon Merkle, 63% des retailers ont des marques qui utilisent leurs réseaux de cette manière. Chez Awin, les partenariats fonctionnent de la même manière. Un partenariat avec une autre marque complémentaire permet de bénéficier de ses données first-party, augmentant ainsi la portée et la base de clients potentiels.

    Alors que la pression monte sur les annonceurs pour trouver de nouvelles sources de revenus au 4ème trimestre, il faut s’attendre à une augmentation des campagnes de partenariat, car les annonceurs recherchent des marques partageant les mêmes valeurs pour en tirer un bénéfice mutuel. Au cours des deux dernières années, nous avons constaté une augmentation des partenariats actifs au 4ème trimestre, avec une hausse particulièrement forte en 2023. Nous nous attendons à une augmentation similaire à l’approche du Black Friday 2024.

    Le live shopping arrive en Occident après des années de popularité en Chine

    Le live shopping n’est pas un phénomène nouveau,  mais il n’a trouvé sa place dans le paysage de l’affiliation que récemment.

    Depuis 2016, son adoption a été rapide en Chine : en 2023, à l’occasion du Singles’ Day (à l’origine créé pour célébrer les célibataires, il s’est transformé en un événement commercial majeur, souvent comparé au Black Friday), il représentait environ 20% des ventes online. Alors qu’il a connu une ascension fulgurante en Orient, l’adoption occidentale a été plus lente en comparaison. En cause : les investissements que cela représente, suivis de près par le défi de construire rapidement une communauté entre la marque et le consommateur.

    L’intérêt pour ce canal de notre côté du globe s’est accru en 2024. 46 % des consommateurs américains expriment actuellement un intérêt actif pour les rendez-vous de live shopping, en particulier les jeunes acheteurs (18-34 ans). 56 % de ces derniers montrent un intérêt pour le live streaming lorsqu’ils font du shopping, en particulier en raison de sa capacité unique à divertir, informer et permettre aux consommateurs d’interagir avec leurs créateurs de contenu préférés.

    Au cours des 12 derniers mois, certaines entreprises technologiques sont devenues synonymes d’innovation et d’efficacité dans ce domaine, car elles effacent les points qui entravaient auparavant l’expérience du live shopping pour les spécialistes du marketing, en proposant par exemple des solutions de marketing d’influence qui intègrent le contenu des influenceurs directement dans les plateformes de e-commerce. Cela permet aux marques de gérer plus facilement des partenariats d’influenceurs à grande échelle et de suivre les mesures de performance sans impacter la performance de leur site web.

    Selon Hadi Alavi, PDG de Contester, les consommateurs de 2024 ne recherchent plus seulement « l’option la moins chère, mais exigent de l’authenticité tout au long de leur parcours, que ce soit de l’échange d’informations sur le produit avant l’achat, à l’achat et enfin à l’expérience après l’achat ». Le live shopping permet d’atteindre tous ces objectifs simultanément, et de plus en plus de marques internationales utilisent le live streaming.

    Le Black Friday et le Cyber Monday sont critiques pour les retailers, car synonymes de fortes ventes, de nouveaux clients, et de compétitivité accrue.
    Que ce soit pour exploiter la puissance de l’IA, le potentiel du retail media ou l’expérience sociale du live shopping, les distributeurs doivent s’entourer de partenaires technologiques et marketing pour tirer le meilleur des tendances et se démarquer.

    *Près d’un acheteur du Black Friday et du Cyber Monday sur deux reconnaît qu’il effectue la plupart de ses achats de Noël à ces occasions – Etude YouGov, Octobre 2024.

  • Pourquoi Disney, Apple, & Samsung sont les marques du Futur?

    Le FutureBrand Index : l’état des lieux des marques

    Le FutureBrand Index est une étude unique sur la perception des marques, qui interroge des professionnels avertis sur les plus grandes entreprises mondiales. Il réévalue le classement des 100 plus grandes entreprises établi par PwC (basé sur leur capitalisation boursière) en se basant sur l’affinité avec les marques.

    Le FutureBrand Index mesure la force de chaque marque selon 18 attributs clés répartis en deux catégories : Expérience et Raison d’être.

    Expérience :

    • Crée un lien émotionnel fort : Personnalité, Récit, Attachement
    • Propose une expérience engageante à chaque point de contact : Cohérence, Fluidité, Equipes
    • Améliore la qualité de vie : Plaisir, Bien-être, Respect

    Raison d’être :

    • Délivre une valeur durable : Valeur Premium, Gestion des Ressources, Indispensabilité
    • Redéfinit son secteur : Individualité, Leadership d’opinion, Innovation
    • A une vision claire pour l’avenir : Authenticité, Inspiration, Mission

    Pour son 10ème anniversaire, le FutureBrand Index 2024 offre une vue d’ensemble sur une décennie de performances de marque.

    Cohérence, Fluidité, Raison d’être, Gestion des ressources, Authenticité, Mission… les critères clés  

    En moyenne, les marques ont vu leur performance et leur perception par les consommateurs s’améliorer de manière significative au cours des dix dernières années, traduisant des expériences de marque plus fluides et fiables.

    Des attributs tels que la Cohérence et la Fluidité, deux des 18 critères évalués par le FBi, ont enregistré une croissance notable. La Fluidité est passée de 22 % en 2014 à 34 % en 2024, tandis que la Cohérence a progressé de 25 % à 36 %. De même, le Respect a bondi de 22 % à 34 %, soulignant un accent accru sur la satisfaction et le bien-être des clients.

    En lien avec les attributs associés à la Raison d’être, la Gestion des Ressources a connu la plus forte amélioration, grimpant de 18 % en 2014 à 30 % en 2024, en écho à une demande croissante des consommateurs pour des pratiques plus durables et responsables. L’Authenticité et la Mission ont également augmenté de manière significative, atteignant respectivement 37 %.

    Toutefois, l’Indice de Personnalité moyen a diminué, passant de 36 % en 2022 à 33 % en 2024, tandis que les attributs Histoire et Attachement ont connu une légère baisse. Cela suggère que, bien que les marques aient excellé dans plusieurs domaines, maintenir un récit distinctif et engageant reste un défi.

    Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »

    Apple, Disney, Samsung restent en haut du podium 

    L’index révèle également que les organisations ayant investi de manière soutenue et incarné pleinement leur marque ont réussi à réaliser leur vision et à atteindre le statut de « marques du futur ».
    Apple, Disney et Samsung en sont les exemples les plus frappants. En alignant un leadership stratégique sur une vision claire de la Raison d’être et de l’Expérience, ces marques ont su renforcer leur attractivité tant auprès des consommateurs qu’auprès des talents.

    Jon Tipple, Directeur de la Stratégie chez FutureBrand, attribue ces résultats à une constance stratégique : « Ce que nous observons n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une gestion intelligente et cohérente des marques. C’est une approche délibérée qui place la perception de la marque au cœur des priorités des dirigeants, en la transformant en levier stratégique pour assurer le succès à long terme. »
    Et de poursuivre :« Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »

    A l’inverse Volkswagen et Boeing : deux marques disparues

    Boeing et Volkswagen, qui étaient bien classées en 2014 mais ont totalement disparu du FutureBrand Index 2024, est un avertissement. Les marques qui ne parviennent pas à respecter les valeurs fondamentales sur lesquelles elles ont bâti leur réputation subissent des dommages importants à leur réputation et perdent la confiance des consommateurs.

    Jon Tipple poursuit : « Malgré les progrès globaux réalisés par les marques au cours de la dernière décennie, maintenir une Personnalité unique et raconter une histoire captivante reste un défi. Nous constatons que, dans leur quête de Fluidité et de Cohérence, certaines marques ont perdu leur voix distinctive. Dans cette bataille permanente pour rester en tête dans un monde toujours plus rapide, les marques qui continueront d’évoluer en combinant Créativité et Raison d’être se démarqueront au cours de la prochaine décennie. »

    « Il est évident qu’exceller dans un seul domaine ne suffit plus. Pour réussir, les marques doivent offrir des performances cohérentes sur plusieurs fronts, tant en termes de Raison d’être que d’Expérience. Penchez trop vers la Consistance, et vous devenez banal. Insistez sur l’Individualité et vous risquez de manquer la rigueur opérationnelle que les consommateurs d’aujourd’hui attendent. Nous savons que les gens veulent se connecter émotionnellement aux marques, ce qui impose aux entreprises d’être authentiques, tournées vers l’avenir et d’avoir un impact réel. Le véritable secret du succès à long terme réside dans l’équilibre – trouver le bon ton sur l’ensemble des 18 attributs de perception de marque. »

    Ce qui ressort clairement, c’est que les marques dotées d’une approche claire, guidée par la Raison d’être, et qui restent fidèles à leurs valeurs même sous pression, sont celles qui prospèrent. Celles qui compromettent leurs valeurs, leur mission ou leur capacité d’innovation subissent des dommages réputationnels. Les petites décisions quotidiennes qui ne s’alignent pas avec la marque s’accumulent et finissent par la dévaloriser. La leçon pour les Directeurs Marketing est simple : compromettre votre raison d’être, c’est compromettre votre avenir. 

     

  • Marques préférées des Français : les secrets de leurs stratégies social media

    Comment séduire les consommateurs Français sur les réseaux sociaux ?

    Aux yeux des Français, certaines marques tirent leur épingle du jeu en termes de capital sympathie. Trente d’entre elles sont nommées dans le classement des « marques préférées des Français« , de la récompense éponyme.

    Avec plus de 3,5 millions de réactions générées sur les réseaux sociaux en 2024, ces marques brillent et assoient leur crédibilité.
    Mais, comment capter son audience sur ces canaux ?
    Comment créer du lien en ligne et le maintenir ?
    Et comment se démarquer dans un monde où les tendances évoluent constamment ?

    Pour y répondre, Visibrain, vient de publier une étude, au sommaire  :

    • Les tendances majeures des marques B2C par réseau social
    • Divers exemples de stratégies digitales performantes
    • Des insights sur les formats qui fonctionnent sur les réseaux sociaux

    Pour télécharger l’étude c’est ici 

  • Quelles sont les grandes tendances culturelles et numériques ?

    Etat des cultures numériques en France :
    mieux comprendre ses clients

    Pour les marques, bien comprendre leurs clients réels et potentiels est une priorité.
    Pour les aider en ce sens, Initiative, en collaboration avec Converteo, spécialiste français de l’intelligence artificielle sémantique, dévoile son nouvel « Etat des Cultures en France ».
    Un GPS culturel pour mieux appréhender les cibles marketing et media de demain.

    Cette année, l’agence média s’est penchée sur les grandes tendances culturelles du numérique et les rôles qu’il joue dans le quotidien des Français.

    Pour réaliser cette étude, le département Stratégie d’Initiative s’est appuyé sur des données conversationnelles issues d’Instagram, X (ex-Twitter), Facebook, TikTok et YouTube de mars 2023 à mars 2024.
    L’analyse de 648 000 conversations spontanées permet de disposer d’un décodeur des rôles du numérique dans la vie des Français et de déterminer leur dynamique sur le court et long terme.

    Ce « GPS » souligne le rôle primordial et positif du digital dans le quotidien des Français, bien loin des polémiques, trolls, fausses nouvelles, théories du complot et autres algorithmes nieurs de démocratie. Non pas que cette facette du numérique n’existe pas, mais elle est compensée par un souhait fort d’apprentissage pour évoluer, grandir, se reconvertir ou se protéger, voire protéger les autres, et de maintenir un espace de débat, d’entraide et d’engagement.

    « En s’appuyant sur cet observatoire, les entreprises peuvent identifier, comprendre et « hacker » les tendances d’usages du numérique les plus dynamiques et les plus pertinentes pour créer un écosystème de communication plus pertinent », explique Françoise Fassin, COO Strategy & Content d’Initiative. « Ces insights exclusifs sont, en effet, transformables en audiences activables sur différents canaux tels que le Search, le média online (classique ou programmatique), le paid social ou encore l’influence marketing. »

    Les 6 principales motivations d’usage du numérique en France

    Cet observatoire a permis à Initiative de distinguer 6 grandes motivations d’utilisation du digital. Toutes viennent nourrir deux principaux besoins : participer à la société (apprentissage, travail, engagement) et « augmenter » notre vie personnelle (divertissement, santé, consommation).

    1. Le divertissement (378K conversations, 1,5M requêtes) est la monnaie sociale des communautés culturelles : il permet de s’enrichir personnellement mais également d’enrichir ses relations interpersonnelles, voire d’être une monnaie d’échange sur les réseaux sociaux. Spectatrices ou créatrices, les communautés culturelles liées au divertissement (un tiers des communautés identifiées) recherchent l’inspiration, l’évasion, des pairs ou même le grand amour.

    2. L’apprentissage (199K conversations, 67K requêtes) irrigue toute la carte de navigation, ce qui place le numérique comme l’outil majeur pour apprendre, se former, se reconvertir / changer de vie ou saisir de nouvelles opportunités. C’est également l’occasion d’appréhender les nouvelles technologies dans toutes leurs dimensions (Crypto, NFT, IAG), tout en se protégeant au mieux des arnaques, de la cybercriminalité et des fake news.

    3. Le travail (125K conversations, 198K requêtes) est synonyme depuis longtemps d’un usage plus ou moins approfondi du numérique. Aujourd’hui, les conversations sont focalisées sur le télétravail et sur l’ensemble de ses implications liées à la technologie, la santé, la productivité ou la location.

    4. La consommation (91K conversations, 226K requêtes) a, comme le travail, été bouleversée par le numérique depuis bien longtemps. En période d’inflation, les notions de coûts, prix bas, soldes et promotions sont légion. Les communautés culturelles évoquent leur recherche de frugalité, jusqu’à souligner leur sentiment de ne plus avoir de place dans la société. Cette situation ne les empêche cependant pas de se faire des petits plaisirs, si importants pour se sentir bien.

    5. L’engagement (70K conversations, 248K requêtes) pour des causes est largement facilitée par le numérique. Bien qu’il soit aussi le lieu de la polémique, des fausses nouvelles et du clickbait, le numérique est perçu avant tout comme un outil qui favorise la démocratie. Il permet aux citoyens de s’informer, d’accéder à des ressources rapidement, de se tenir informer, de débattre, de défendre ses convictions, de se politiser, de relever des nouveaux défis.

    6. La santé (50K conversations, 432K requêtes) et le numérique sont de plus en plus liés dans une quête du mieux vivre, que ce soit pour faire face aux déserts médicaux ou pour monitorer sa santé au quotidien. Un autre axe santé émerge très fortement : la recherche d’équilibre, voire de régulation de son usage du numérique pour lutter contre la perte d’attention, l’addiction et le cyberharcèlement.

    Le Top 5 des communautés culturelles numériques intègrent le numérique dans leur quotidien pour plus de bien-être

    Les 30 communautés culturelles identifiées par Converteo et Initiative illustrent chacune un état d’esprit et des motivations spécifiques. A noter que ces Cultures ne sont pas exclusives: chaque internaute peut donc fait partie de plusieurs communautés.

    Le top 5 des Cultures Numériques en France reflète des besoins classiquement attribués au digital que sont la recherche de contenu et de partage, mais également la nécessité d’ajuster le rôle du digital au quotidien pour un bien-être augmenté.

    1. Les Wellness tech (9M de requêtes annuelles Google) trackent leurs signes vitaux en temps réel pour améliorer leur santé et vivre plus longtemps.
    2. Les Gamers sociaux (5,4M de requêtes annuelles Google) vont sur les plateformes de gaming moins pour jouer que pour échanger et se sentir appartenir à une communauté.
    3. Les Parents analogues (5,3M de requêtes annuelles Google) optent pour un mode de parentalité avec moins, voire sans écrans, en réaction aux études soulignant leurs effets sur la santé des enfants.
    4. Les YouTube Rewind (5M de requêtes annuelles Google) ont grandi avec YouTube ou l’ont vu évolué. Leur plateforme préférée a remplacé la télévision et fait pâlir de jalousie les plateformes de streaming.
    5. Les AI Decelerate (5M de requêtes annuelles Google) ne sont pas opposés à l’IA Générative, mais n’en demeurent pas moins méfiants, voire inquiets quant à la véracité des contenus sur les réseaux sociaux et dans les médias. Ils sont en forte demande de transparence, de sensibilisation et de régulation.

    Les tendances au développement le plus rapide font du numérique un lieu de rencontres, de protection et de débat.

    L’indice de vélocité culturelle reflète la vitesse à laquelle se développe une culture. Il est calculé à partir des évolutions de recherches sur les 3 derniers mois, sur les 12 derniers mois et sur le volume de recherche annuel.

    5 communautés culturelles se distinguent par leur développement rapide, aussi bien sur le court terme (3 derniers mois) que sur le long terme (12 derniers mois):

    1. Les Rencontres en pixels (1,9M de requêtes annuelles Google, +40 % sur les 3 derniers mois) trouvent plus aisé de faire des rencontres en ligne, amicales ou amoureuses, que dans la vraie vie.
    2. Les Hackers éthiques (2,3M de requêtes annuelles Google, +36 % sur les 3 derniers mois) explorent les limites des systèmes informatiques sans malveillance, afin de déceler d’éventuelles failles de sécurité et d’y remédier avant l’intervention de cybercriminels. De plus en plus sollicités par les entreprises et l’État, ils s’amusent de tests d’intrusion en bug bounty.
    3. Les Démocrates digitaux (0,03M de requêtes annuelles Google, +14 % sur les 3 derniers mois) portent une grande importance au fait de rester informés, surtout lorsqu’il s’agit de politique ou de questions sociales. Ils déplorent l’ultra polarisation de l’information et les trolls, phénomènes accentués par la difficulté à discerner les informations suspectes en ligne ou à repérer si une source est fiable.
    4. Les Audiophiles (0,3M de requêtes annuelles Google, +13 % sur les 3 derniers mois) sont toujours en train d’écouter un nouvel album ou un podcast en plusieurs parties. Ils ont des centaines de playlists et ont peut-être déjà enregistré en live leur podcasteur préféré.
    5. Les Experts de Skyscanner (0,5M de requêtes annuelles Google, +11 % sur les 3 derniers mois) sont désireux de découvrir le monde, comme dans un roman d’aventures. Internet, les influenceurs voyages et les documentaires culturels sont leurs royaumes.

    Des communautés culturelles activables sur les médias online et via les influenceurs en complément des outils d’audience existants

    En analysant les dynamiques conversationnelles et les liens entre les différentes discussions au sein de l’écosystème du numérique, cette étude :

    • priorise les Subcultures en fonction des objectifs marketing d’une marque,
    • fournit des insights sur les différentes Subcultures numériques et priorise ainsi des axes de communication distincts,
    • calcule un indice de proximité entre les Subcultures et les marques d’un marché,
    • nourrit les stratégies de ciblage publicitaire des entreprises avec une approche test and learn,
    • identifie et classifie les influenceurs interagissant avec chaque Subculture numérique.

    Les usages de cette étude en média sont précieux, riches et multiples :

    1. Programmatique et social : les partenariats noués par Initiative avec des adtech de data (cookie, id ou sémantique) permettent de répliquer chaque culture à partir de nuages de mots correspondant à chaque culture. Ces segments d’audience adressables sont directement activables en programmatique et social.
    2. Marketing d’influence : la méthodologie unique développée par Initiative et Converteo permet de sélectionner les influenceurs qui parlent déjà aux différentes communautés grâce à une conversion des mots-clés caractéristiques des centres d’intérêt des Cultures en sémantique propre aux conversations sociales. Ensuite, des milliers de conversations sont collectées sur les réseaux sociaux, répondant au référentiel sémantique décrivant les différentes audiences. Les émetteurs de ces messages sont ensuite scorés sur 3 items (reach, engagement, récurrence d’un sujet) pour proposer aux annonceurs les influenceurs les plus pertinents à activer pour chaque Culture.
    3. Media offline (tv/radio) : Nous reconstituons les cultures à partir de tgi de manière à comprendre la consommation offline en termes d’intensité et d’affinité chaîne/programme et d’affiner le mediaplanning culture par culture
  • De quelle manière les marques communiquent-elles auprès de leurs clients?

    Étude / E-commerce :
    Décryptage des campagnes promotionnelles

    Pour la première fois, une grande enquête menée par Notify, acteur de la relation client, vient répondre à cette interrogation, dans un contexte où les consommateurs se sentent sur-sollicités par les messages promotionnels.

    Dans ce second volet de l’étude, la scale-up s’attarde sur la tonalité et la forme des messages. Une tonalité différente selon les secteurs d’activité Les premières données concernent la syntaxe utilisée par les marques dans leurs campagnes.

    Les secteurs utilisant le plus un ton « décontracté » sont : la maison (64%), suivi de la beauté (61%) et la grande distribution (59%).
    Les secteurs utilisant le plus un ton « standard » sont : le voyage (64%), l’alimentaire (47%) et la mode (45%).
    Enfin, les secteurs les plus « institutionnels » dans leurs campagnes sont les médias (53%), le voyage (11%) et la mode (5%).

    En matière de pression marketing, les verticales incluant le plus une notion d’urgence dans leurs campagnes afin d’amener à cliquer, que ce soit dans le titre, l’objet ou le contenu (« Ouvrez vite », « Plus que 24h pour en profiter », etc.) sont : la mode (36%), le voyage (24%) etla beauté (22%).

    La vidéo de plus en plus intégrée aux envois

    Tous domaines d’activité confondus, Notify a analysé que 2 mails sur 10 envoyés par les marques sont« cappés » (la longueur d’affichage est limitée et nécessite un clic du lecteur pour développer l’intégralité du contenu.)

    Voici ensuite les émojis les plus utilisés, par ordre :

    Les secteurs ayant le plus recours aux vidéos dans leurs campagnes sont quant à eux :
    1. La beauté (80%)
    2. Les médias (64%)
    3. La maison (51%)

    Autres données intéressantes relevées par Notify :

    – Seulement 4% des objets des campagnes contiennent le nom de la marque.
    – Le nombre de caractères moyens des emails est de 789.
    – L’objet le plus long constaté est de 187 caractères – tandis que le plus court est de 6 caractères.
    – Les verticales envoyant les objets les plus courts sont les médias et la beauté tandis que les verticales envoyant les objets les plus longs sont la mode et la maison.

    Des Calls to Action clairs et persuasifs

    Les expressions verbales les plus utilisées varient selon les secteurs d’activité :
    Beauté : commander / je découvre/ en profiter / je craque / je le veux
    Autres : s’inspirer / en profiter / je découvre Grand distribution : je découvre/ voir la sélection/ je fonce Mode: je découvre / voir la sélection / je craque / je le veux Alimentaire Parcourir / commander / je découvre / je fonce Maison : je découvre / voir la sélection / en profiter / je fonce Média: Lire/ s’abonner / je découvre / regarder Voyage : je découvre / voir la sélection / réservez maintenant

    Les triggers, un levier puissant

    En termes de stratégie commerciale, Notify a ensuite voulu savoir qui utilisait le plus l’aspect “nouveauté”, lancement de produit dans ses campagnes. C’est le secteur du voyage qui arrive en tête (63%), suivi de la grande distribution (61%) et de la mode (47%). Autre élément, les verticales utilisant le plus le trigger marketing (déclenchement automatique d’actions en fonction du comportement du client) sont : l’alimentaire (20%), le voyage (6%) etla beauté, ex-aequo avec la maison (4%). Ceux qui proposent quant à eux le plus d’offres promotionnelles sont : le voyage (63%), la grande distribution (61%) et la beauté (54%)

    La ventilation des messages par canal se répartit comme tel, tous domaines d’activité confondus :
    – Email : 92%
    – SMS : 1%
    – Push App : 6%
    – Push Web : 1%
    Et16% des campagnes sont traitées de façon omnicanale.

    Enfin, les derniers éléments de l’étude concernent la fidélisation.
    La plupart des verticales utilisent des welcome pack (cadeau ou offre de bienvenue) aux nouveaux clients. Les secteurs y ayant le plus recours sont : la beauté (54%), la mode (63%) etla maison dans une moindre mesure (26%).
    Le follow-up du programme fidélité (c’est à dire des messages spécifiques liés à un statut, un nombre de points, une offre dédiée, une date anniversaire, etc) est de son côté le plus largement utilisé par la mode (55%), la beauté etle voyage (19%).

  • Comment passer de l’engouement pour l’IA à une pratique qui fonctionne ?

    Le rapport Riverbed Global AI & Digital Experience Survey

    Riverbed, spécialiste de l’observabilité basée sur l’IA, a annoncé les résultats de sa Riverbed Global AI & Digital Experience Survey, qui révèle que les organisations se trouvent à un tournant alors qu’elles accélèrent le
    ur adoption de l’IA. Malgré un grand optimisme, le rapport révèle cette réalité : alors que 94 % des personnes interrogées déclarent que l’IA est une priorité absolue pour la direction et que 91 % reconnaissent qu’elle offre un avantage concurrentiel, seules 37 % sont tout à fait prêtes à mettre en œuvre des projets d’IA dès maintenant, car les organisations font face à des défis allant de la qualité des données à l’évolutivité, qui ne leur permet pas d’en réaliser tous les avantages.

    Cependant, les trois prochaines années devraient être une période d’expansion rapide, les entreprises recherchant des approches et des solutions pratiques en matière d’IA, et d’ici 2027, 86 % des dirigeants s’attendent à ce que leur organisation soit entièrement prête à mettre en œuvre leur stratégie et leurs projets en matière d’IA.

    Au cours de cette même période, l’IA devrait arriver à maturité et devenir un moteur de croissance. Alors qu’aujourd’hui, 54 % des dirigeants affirment que la raison principale de l’utilisation de l’IA est la recherche d’efficacité opérationnelle plutôt que la croissance (46 %), ces chiffres s’inverseront en 2027, 58 % des organisations affirmant que l’IA sera principalement un moteur de croissance plutôt qu’un moteur d’efficacité (42 %).
    Et alors que l’IA pour les opérations informatiques continue de mûrir, la majorité des décideurs commerciaux préféreraient encore aujourd’hui automatiser une mise à niveau informatique majeure (61 %) plutôt que de s’asseoir sur le siège arrière d’une voiture sans conducteur (39 %).

    L’enquête mondiale a interrogé 1 200 décideurs informatiques, business et du secteur public, issus de sept pays et de sept secteurs d’activité, offrant ainsi une vue d’ensemble de la manière dont les organisations adoptent et mettent en œuvre l’IA. L’étude explore : le sentiment global autour de l’IA et les réactions générationnelles ; la courbe d’adoption ; les avantages de l’IA, les lacunes et les stratégies de réussite ; et le rôle de l’IA dans les opérations informatiques et l’expérience numérique.

    « L’IA est à l’ordre du jour de tous les cadres dirigeants et constitue une priorité pour presque tous les responsables informatiques, car l’IA peut apporter des avantages considérables aux opérations informatiques et transformer les industries et la façon dont nous travaillons », a déclaré Jim Gargan, Chief Marketing Officer, Riverbed.

    « Malgré l’optimisme, notre étude a mis en évidence plusieurs lacunes à combler pour que les organisations puissent profiter pleinement des avantages et du potentiel de l’IA. Ce que les dirigeants souhaitent vraiment, c’est passer de l’engouement pour l’IA à une IA pratique qui fonctionne, et les organisations sont engagées dans un sprint pour mettre en œuvre avec succès des plans d’IA afin d’en tirer tous les avantages.

    L’optimisme à l’égard de l’IA est élevé chez les cadres supérieurs et les jeunes employés 

    Alors que l’IA est appelée à transformer les organisations du monde entier, l’enquête révèle que l’enthousiasme pour l’IA est élevé parmi les cadres dirigeants, les employés de la jeune génération et les organisations dans leur ensemble.

    • Aujourd’hui, 66 % des dirigeants déclarent que l’IA est une priorité stratégique clé pour leur organisation, et 33 % déclarent qu’elle est au moins modérément importante.

    • 94 % reconnaissent que l’IA les aidera à offrir une meilleure expérience numérique aux utilisateurs finaux.
    • 59 % affirment que la perception de l’IA au sein de leur organisation est positive, 37 % neutre et seulement 4 % sceptique. À la question de savoir quelle génération est la plus à l’aise avec l’IA sur le lieu de travail, les dirigeants ont répondu la génération Z (52 %), suivie des Millennials (39 %), de la génération X (8 %) et des baby-boomers (1 %).
      Cependant, aux États-Unis, les Millennials sont considérés comme des natifs de l’IA (47 % contre 40 % pour la Génération Z).

      Screenshot

    L’étude a également révélé que la plupart des entreprises ont dépassé le stade de l’évaluation et de l’expérimentation de l’IA et qu’aujourd’hui, 65 % d’entre elles accélèrent leurs stratégies d’IA en investissant de plus en plus dans l’infrastructure et les talents, tandis que 23 % d’entre elles en sont au stade final de la transformation, où l’IA est totalement intégrée à leurs processus opérationnels.

    Améliorer l’expérience numérique et les opérations informatiques grâce à l’IA

    La précédente enquête Riverbed sur l’expérience numérique des employés (DEX) à l’échelle mondiale de 2023 a révélé que DEX est une priorité essentielle pour les organisations, en particulier avec les attentes numériques accrues des employés de la génération Z et des Millennials, qui représentent environ la moitié de la main-d’œuvre mondiale.

    Dans l’enquête de cette année, les entreprises ont reconnu le rôle que joue l’IA dans le DEX, puisque 86 % des dirigeants reconnaissent que l’automatisation de l’IA est importante pour améliorer l’efficacité de l’informatique et offrir une meilleure expérience numérique aux utilisateurs finaux.

    Les répondants à l’enquête ont classé les cinq principales façons dont ils prévoient d’utiliser l’IA au sein de l’informatique pour améliorer le DEX d’ici 3 ans, à savoir :
    1- l’automatisation des flux de travail (72 %),
    2- la remédiation automatisée (69 %),
    3- la disponibilité de l’assistance 24/7 telle que les chatbots (63 %),
    4- les prévisions basées sur les données (59 %)
    5- l’analyse des feedback (57 %).

    Les dirigeants interrogés ont également déclaré qu’ils escomptaient de nombreux avantages grâce à l’utilisation de l’IA dans les opérations informatiques, notamment l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et de la productivité, des temps de réponse plus rapides du service d’assistance informatique, une augmentation des revenus et une meilleure expérience numérique des employés.

    Tous les dirigeants interrogés prévoient d’utiliser, de tester ou de commencer à envisager l’IA générative (le type d’IA le plus populaire) pour les opérations informatiques dans les 12 à 18 mois à venir. Actuellement, seulement 34 % des organisations ont mis en production des cas d’utilisation de l’IA générative pour les opérations informatiques ou ont élaboré des prototypes qu’elles prévoient de mettre en production. D’ici 12 à 18 mois, ce chiffre aura presque doublé pour atteindre 67 %, le reste des organisations étant en phase de développement.

    Malgré l’enthousiasme et les avantages de l’IA, plusieurs lacunes subsistent

    Malgré l’enthousiasme général suscité par l’IA, l’étude a mis en évidence trois grandes lacunes que les organisations doivent combler pour que l’adoption de l’IA se traduise par des avantages et par la réussite de l’entreprise.

    • Disparité de réalité : La grande majorité des répondants (82 %) pensent être en avance sur leurs concurrents (dont 30 % de manière significative) en ce qui concerne l’adoption de l’IA pour les services informatiques et l’expérience numérique, et seulement 5 % affirment être légèrement en retard. Cet écart entre la perception et la réalité indique que de nombreux dirigeants sont trop confiants quant à l’état d’avancement de leur fonction informatique en matière d’IA par rapport à leurs pairs du secteur.
    • Disparité de maturité : Comme nous l’avons déjà mentionné, il existe un déficit de maturité, puisque seulement 37 % des dirigeants affirment que leur organisation est totalement prête à mettre en œuvre des projets d’IA dès à présent. En outre, 72 % des dirigeants affirment que l’IA étant encore en phase de maturation, il est difficile de mettre en œuvre une IA qui fonctionne et qui soit évolutive.
    • Disparité en matière de données : Presque tous les dirigeants (85 %) reconnaissent que des données de qualité sont essentielles pour une IA de qualité. Cependant, 69 % des personnes interrogées s’inquiètent de l’efficacité des données de leur organisation pour l’utilisation de l’IA, et seulement quatre personnes sur dix jugent leurs données excellentes en termes d’exhaustivité (43 %) et d’exactitude (40 %), 42 % déclarant que la qualité de leurs données est un obstacle à de nouveaux investissements dans l’IA. En outre, de nombreuses personnes interrogées ont également des préoccupations en matière de sécurité des données, y compris 76 % des dirigeants qui craignent que l’IA accède à leurs données propriétaires dans le domaine public.

    Stratégies pour mener à bien les initiatives en matière d’IA  

    Les entreprises prennent plusieurs mesures pour surmonter les difficultés et mettre en œuvre des stratégies d’IA fructueuses qui produisent des résultats tangibles. Pour se préparer à l’IA, 57% des organisations ont formé des équipes dédiées à l’IA, et 45% des équipes chargées de l’observabilité et/ou de l’expérience utilisateur.

    En ce qui concerne les données, la grande majorité des dirigeants (86 %) affirment que l’utilisation de données réelles, plutôt que de données synthétiques, est cruciale dans les efforts d’IA visant à améliorer l’expérience numérique. En outre, 84 % des personnes interrogées reconnaissent que l’observabilité sur tous les éléments de l’informatique est importante dans une stratégie AIOps, et au moins 82 % affirment que l’observabilité pour surmonter les angles morts du réseau – y compris le cloud public, les environnements de travail à distance, les architectures Zero Trust et les appareils mobiles appartenant à l’entreprise -, est extrêmement ou modérément importante.

    L’étude a également mis en évidence plusieurs corrélations entre l’adoption réussie de l’IA par les organisations les plus performantes (avec une croissance du chiffre d’affaires de 10,5 % ou plus) et les organisations les moins performantes (chiffre d’affaires stable ou en baisse).

    • Les entreprises les plus performantes accordent la priorité à l’IA, 74 % d’entre elles déclarant que l’IA est une priorité stratégique clé (et 26 % qu’elle est modérément importante), contre 56 % des entreprises les moins performantes.
    • – 67 % des entreprises les plus performantes exploitent aujourd’hui tout le potentiel de l’IA pour améliorer l’expérience numérique des employés (DEX), contre 45 % des entreprises les moins performantes.
    • – 61 % des entreprises les plus performantes offrent une formation approfondie à l’IA, contre 41 % des entreprises les moins performantes.

    La Riverbed Global AI & Digital Experience Survey a interrogé 1 200 décideurs informatiques, commerciaux et du secteur public dans sept pays, tous ayant un chiffre d’affaires annuel de plus de 250 millions de dollars (plus de 500 millions de dollars aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France). Les secteurs concernés étaient l’industrie manufacturière, les services financiers, la vente au détail, les administrations et le secteur public, les prestataires de soins de santé, l’énergie et les services publics, ainsi que les transports et les compagnies aériennes. L’enquête a été menée par Coleman Parkes Research en juin 2024.

    Pour en savoir plus sur la manière dont les décideurs du secteur public, des entreprises et des services informatiques comblent les lacunes et s’adaptent à l’adoption et à la mise en œuvre de l’IA, plongez-vous dans le rapport complet.

     

     

     

  • Qui sont les champions de l’Expérience Client en 2024?

    Les champions de l’Expérience Client récompensés lors des Palmes de la Relation Client 2024

    Les Palmes de la Relation Client, plus grand événement du secteur qui réunit plus de 500 professionnels chaque année, a révélé les Lauréats de cette 17ème édition le lundi 30 septembre. L’AFRC a récompensé des entreprises et des personnalités dans les catégories : Expérience Client, Expérience Collaborateur, Expérience Citoyen, Jeune pousse ainsi que le Directeur.trice Client de l’année.
    Cette édition a mis en lumière le thème : « Gagner la confiance. ».

    Christophe Leclerc, Directeur de la Relation Client – Decathlon France a été élue Directeur Client de l’année

    Christophe Leclerc a débuté sa carrière chez Decathlon en 1995 en tant que vendeur cycle. Initialement destiné à devenir pilote d’hélicoptère, il a finalement choisi Decathlon comme école pour développer ses compétences.
    Après 14 ans dans le retail, il a gravi les échelons en occupant divers postes, de directeur de magasin à chef de produit chez B’Twin, puis directeur du e-commerce France, où il a contribué à augmenter la part de l’ecommerce de 5% à 20% du CA France.

    En janvier 2022, Christophe a pris la tête du Centre de Relation Client (CRC) de Decathlon France. Fort de son expérience en conception de produits et e-commerce, il a réorganisé le CRC en intégrant de nouveaux canaux comme WhatsApp et en permettant aux conseillers de finaliser des ventes.
    Sous sa direction, la satisfaction client a atteint 90% en 2023, et le bien-être des collaborateurs a fortement progressé, avec un taux de 92,5% de plaisir au travail.
    Animé par un credo fort, il reste fidèle à sa mission : « Satisfaire et enchanter nos clients », tout en veillant au bien-être des équipes qui incarnent quotidiennement la voix de Decathlon.

    La Palme Jeune Pousse est attribuée à Gyfti

    Le cadeau professionnel réinventé Gyfti, plateforme française créée en 2021, permet aux entreprises de personnaliser l’expérience client en automatisant l’envoi de cadeaux via leurs outils CRM.
    Elle humanise les relations clients en marquant les moments de vie importants, rendant l’envoi de récompenses aussi simple que l’envoi d’emails. La startup s’appuie sur 4 leviers principaux :

    • Une interface intuitive qui permet des envois en moins de deux minutes,
    • Un catalogue varié avec plus de 500 produits de marques renommées,
    • Des solutions éthiques avec des cadeaux éco-responsables et fabriqués en France,
    • Une gestion simplifiée grâce à la mise en place d’un tableau de bord de suivi pour ses clients.
    Une solution qui permet d’engager et fidéliser ses clients.

    AIR FRANCE remporte la Palme Expérience Client

    Faire voler l’élégance toujours plus haut »
    En 2023, Air France a intensifié sa stratégie de « prémiumisassions » en se concentrant sur l’amélioration continue des produits et l’excellence du service client.
    Le programme de Relation Attentionnée, qui incarne les valeurs de la marque (Élégance, Excellence, Respect et Plaisir), a été étendu à 21 000 collaborateurs en contact direct avec les clients. De plus, Air France utilise la plateforme « Customer Data Hub » pour collecter et partager des données client de manière efficace et conforme, permettant ainsi de personnaliser l’expérience client à chaque point de contact, comme l’accueil individualisé lors d’occasions spéciales ou encore l’envoi de notifications utiles aux clients.

    Ce projet vise à harmoniser le digital et l’humain pour que chaque client se sente reconnu et bien accompagné, renforçant ainsi l’expérience client tout au long de son voyage.

    AXA FRANCE est lauréate de la Palme Expérience Collaborateur

    La culture client au cœur de l’intégration des collaborateurs : le « Vis ma vie Client » d’AXA France Chez AXA France, la symétrie des attentions client/collaborateur est au cœur de l’entreprise.

    Après avoir bâti et mis en œuvre depuis quelques années une vision de l’Expérience Prospect/Candidat/Collaborateur en miroir de l’expérience client, la DRH a été encore plus loin en 2024 sur l’un des moments clés de cette expérience : l’intégration.
    Avec 14 000 salariés en France et 1 800 nouveaux collaborateurs en 2023, AXA a décidé de renforcer cette année son dispositif d’intégration « Welcome@AXA » avec une volonté forte : infuser encore davantage sa culture client, même auprès des collaborateurs éloignés du client final.

    Pour permettre de diffuser cette culture client tout au long de l’intégration, AXA a créé un espace virtuel immersif simulant une vraie agence AXA. Le nouvel entrant accède à différentes salles qui offrent des contenus à forte valeur ajoutée sur l’environnement commercial, la relation client jusqu’à même de vraies écoutes client pour une immersion au plus près du terrain.
    Une communication envoyée aux nouveaux entrants pour guider pas à pas leur intégration les invite régulièrement à explorer cet espace et est complétée

    LA POSTE GROUPE remporte la Palme de l’Expérience Citoyen

    Un écosystème de dispositifs d’accompagnement numérique partout et pour tous

    La Poste est engagée depuis plusieurs années en faveur de l’inclusion numérique. En effet plus 16 millions de français se trouvent en situation de fragilité avec le numérique.
    Fidèle à ses valeurs d’entreprise à mission, La Poste place la lutte contre l’illectronisme au cœur de ses engagements et renforce, depuis des années, ses actions pour un numérique plus inclusif.

    Pour répondre à cet enjeu, trois dispositifs ont été mis en place : 110 conseillers numériques en cible formant les citoyens en agence, 95 espaces de formation appelés « étapes numériques » pour le grand public et les entreprises et 3000 référents numériques dédiés aux solutions digitales du groupe.
    Des ateliers gratuits sont également prévus pour sensibiliser les jeunes à une utilisation sécurisée et éthique du numérique.
    Depuis 2023, la communauté de 3000 chargés de clientèle et conseillers bancaires, référents numériques, animent mensuellement et montent en compétences leurs pairs sur les solutions digitales du groupe La Poste pour qu’eux-mêmes accompagnent les clients. Ces efforts ont permis d’offrir plus de 30000 heures de formation et 18 000 heures d’échanges aux collaborateurs, renforçant les compétences des équipes sur tout le territoire. Côté conseillers numériques, des partenariats avec des organisations telles que La Croix Rouge, la Fondation FACE, Una et Konexio, facilitent leurs actions. Des synergies sont également créées pour homogénéiser les pratiques et maximiser l’impact, ce qui a permis l’accompagnement de 63000 citoyens en 2023

  • Quelle est la perception des Français face au « Greenwashing »?

    Greenwashing : la confiance est rompue

    Depuis quelques années, nous entendons parler du greenwashing, un terme qui désigne les pratiques de communication trompeuses visant à faire croire à un engagement écologique ou durable d’une entreprise alors que cette réalité est souvent exagérée ou inexistante.

    Comment le greenwashing influence-t-il la perception des consommateurs sur les marques? Dans quelle mesure les entreprises qui pratiquent le greenwashing peuvent-elles être considérées comme éthiquement responsables dans leurs campagnes publicitaires ?

    dentsu Sw!tch a souhaité réaliser une enquête approfondie sur le phénomène du greenwashing. L’étude a été menée auprès de 1 004 Français âgés de plus de 18 ans recrutés selon la méthode des quotas Terrain du 31 mai au 7 juin 2024.

    • 45 % des consommateurs estiment avoir été influencés par des pratiques de greenwashing lors de leurs achats, un chiffre qui grimpe à 63 %
    chez les moins de 35 ans.

    Aujourd’hui, les préoccupations environnementales prennent de plus en plus d’ampleur, la question de l’influence du greenwashing et de la vérification des affirmations écologiques des marques devient centrale pour les consommateurs.
    Lors de l’achat d’un produit ou d’un service, deux tiers des sondés déclarent vérifier au moins occasionnellement les affirmations sociales et environnementales, avec une vigilance accrue parmi les moins de 35 ans.
    Quant aux labels environnementaux, ils sont perçus comme un moyen efficace d’encadrer ces allégations, une confiance particulièrement renforcée chez les jeunes, où 37% des moins de 35 ans se disent convaincus de leur utilité.

    ▪ Boycott et Greenwashing : les conséquences d’une confiance rompue entre marques et consommateurs

    En France, le risque de boycott de marque est significatif, avec 64 % des consommateurs ayant déjà cessé d’acheter une marque en raison d’une rupture de confiance, ce chiffre grimpant à 76 % chez les moins de 35 ans.
    Bien que 73 % des Français estiment que les mentions sociales ou environnementales apportent une assurance sur la responsabilité des entreprises, une majorité encore plus grande (80 %) souhaite disposer des moyens nécessaires pour détecter le greenwashing et comprendre ses impacts.

    Les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux signaux de greenwashing en publicité, et certains éléments sont particulièrement scrutés pour détecter des pratiques trompeuses. Les éléments jugés les plus tendancieux en publicité incluent l’utilisation d’images d’animaux ou de nature déconnectées du produit, des termes vagues tels qu’ « écologique » sans définition précise, l’absence de preuves concrètes ou de labels certifiés, des comparaisons infondées avec les concurrents, l’utilisation excessive de couleurs vertes sans justification, et un discours qui diverge de la réalité des pratiques de l’entreprise. Ainsi, sur un marché de plus en plus sensibilisé aux pratiques écologiques, les marques doivent éviter les faux-semblants pour maintenir la confiance et prévenir les risques de boycott.

    ▪ 8 Français sur 10 déplorent le manque d’information face aux dangers
    du Greenwashing publicitaire

    Dans un contexte d’abondance publicitaire et de multiplication des arguments éco-responsables, les consommateurs attendent plus d’implication de la part des pouvoirs publics et des autorités de régulations pour les protéger.
    Il est important pour les marques et toute l’interprofession publicitaire d’adresser très concrètement le sujet de l’auto-régulation au risque de se voir de plus en plus contrainte. La publicité se retrouve ainsi à la croisée des chemins : elle peut soit jouer un rôle positif dans la promotion de la responsabilité écologique, soit devenir un vecteur de méfiance et de régulation. Kevin Gras, Président du collectif dentsu Sw!tch : « Quand ces dernières années, face à la défiance publicitaire les consommateurs demandaient des preuves concrètes d’engagement des marques, nous observons désormais la montée en puissance d’une nouvelle exigence, celle d’actions restauratives.
    Nous entrons dans l’ère des marques « régénératives » ».