Étiquette : social media

  • La Brigade Du Web présente son podcast  » Influence 2023  » en partenariat avec Talkwalker

    INFLUENCE 2023 

    Fin des cookies tiers, explosion de fake news et des deepfakes, réseaux sociaux
    décentralisés, voir multiformats, ascension du social shopping…
    Bienvenue dans l’ère de l’Influence 2023.

    Annie Abela Lichtner,  fondatrice du collectif d’influenceurs B2B La Brigade Du Web, reçoit: Constance de Villenfagne, Responsable Marketing Europe du Sud, chez Talkwalker, pour présenter le dernier rapport intitulé : « Les tendances des réseaux sociaux en 2023 »
    Et deux experts de La Brigade Du Web
    Jonathan Chan, Community Manager chez Dentsu, expert en Innovations & Marketing
    Camille Jourdain, auteur, enseignant, conférencier, spécialiste du marketing d’influence.

    TEMPS FORTS 

    Les 10 tendances à retenir :

    1. Le succès de TikTok et son impact pour les marques et les réseaux sociaux : La montée en puissance de TikTok et sa domination de plus en plus forte dans les médias sociaux.
    2. L’évolution des Social Ads : Comment cela impactera le futur du social advertising et comment les marques vont continuer à offrir des services plus personnalisés tout en restant conforme à la loi.
    3. La croissance du social selling : Comment les réseaux sociaux abordent les Social Ads et comment la demande va croître dans le futur.
    4. Les nouveaux formats de contenu dans le contexte post-pandémie : Comment adapter son contenu de marque pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs?
    5. L’alternance des modes de consommation des médias sociaux : L’émergence d’un contenu qui se diffuse plus rapidement que jamais et qui entraîne une augmentation de la désinformation et une plus grande facilité à partager des “fakes news”
    6. La maturité du marketing d’influence : Face à son évolution, et avec une réglementation et une responsabilité accrues, de nombreuses marques les prennent plus au sérieux.
    7. La décentralisation des médias sociaux : De nombreuses marques construisent leur propre réseau social, incluant des forums et des fonctionnalités en ligne, pour reprendre le contrôle de leur public.
    8. L’essor des métavers et de la réalité virtuelle : A quoi ressemblera l’avenir du web ? Les plus grandes plateformes commencent à entrevoir une communauté interactive d’utilisateurs capables de s’engager dans une grande variété d’activités sociales en ligne.
    9. Le développement de l’inclusivité des marques : À l’avenir, les entreprises feront partie intégrante du changement mondial.
    10. Le pouvoir grandissant des communautés : Lorsque les consommateurs s’unissent d’une même voix, dans de vastes communautés sociales, elles sont suffisamment fortes pour changer le monde.

    Pour accéder au podcast :

     

     

     

     

  • Quelles sont les habitudes des français sur les médias sociaux ?

    Comment les français perçoivent les influenceurs ? 

    Une étude menée par  MAdeinvote, un institut d’études nouvelle génération qui interroge les citoyens et consommateurs via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.via les réseaux sociaux sur des sujets de la vie quotidienne.

    1. Les Français et les influenceurs : quelles habitudes de consommation sur les réseaux sociaux ?

    Les influenceurs sont véritablement ancrés dans le quotidien d’une majorité de Français : 52% d’entre eux suivent au moins un influenceur sur les réseaux sociaux et parmi eux, 76% en suivent même 10 ou plus. Ils suivent ces influenceurs sur 3,1 réseaux sociaux en moyenne : Instagram (76%) et YouTube (74%) en premier lieu, qu’ils complètent avec TikTok (44%) ou Facebook (43%). Les autres réseaux sociaux apparaissent comme plus secondaires pour suivre des influenceurs.

    On observe une importante mixité dans le type d’influenceur suivi : 70% des Français qui suivent au moins un influenceur suivent à la fois des micro-influenceurs et des macro-influenceurs. Face à cette importante variété du type d’influenceur suivi, ils se montrent néanmoins plus attentifs aux contenus des micro-influenceurs, puisque 75% d’entre eux affirment consulter leur contenu de manière régulière, contre 55% pour le contenu proposé par macro-influenceurs.

    2. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : thèmes et formats plébiscités par les Français

    Les Français affichent une nette préférence pour les vidéo longues et les Vlogs lorsqu’ils consultent le contenu d’un macro-influenceur : 40% d’entre eux affirment ainsi qu’il s’agit du format qu’ils préfèrent chez ce type d’influenceur, devant les stories (20%), les vidéos courtes (19%) ou les photos (8%). Ils sont beaucoup moins unanimes au sujet des micro-influenceurs, affichant une appétence plus variée pour les formats proposés : 28% des Français préfèrent les vidéos courtes chez ce type d’influenceur, 18% les vidéos longues et Vlogs, 16% des story, 12% des photos.

    Les micro-influenceurs sont également nettement plus représentés lorsqu’il s’agit de formats plus spécifiques tels que les articles de blogs, lives ou podcasts.

    Concernant les thématiques traitées par les influenceurs suivis des Français, l’humour, le lifestyle, la vulgarisation ou le gaming sont des thèmes de prédilection tant chez les micro-influenceurs que les macro-influenceurs. Dans le détail, les micro-influenceurs sont un peu plus représentés sur les thèmes de niche tels que l’alimentation / food ou les animaux, tandis que les français se tournent plutôt vers les macro-influenceurs lorsqu’il s’agit d’humour (56%, +8 points par rapport aux micro-influenceurs) ou le voyage (32%, +9 points par rapport aux micro-influenceurs).

    3. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quelles différences de perception ?

    S’ils devaient choisir un seul type d’influenceur, 67% des français préfèreraient ne suivre que des micro-influenceurs. Spontanément, 29% d’entre eux justifient ce choix par un contenu qu’ils considèrent comme plus intéressant et qualitatif, ou par l’authenticité et la sincérité qu’ils retrouvent chez ce type d’influenceur : ils les considèrent comme “plus naturels, plus spontanés et plus accessibles”.

    Les micro-influenceurs apparaissent comme davantage transparents et sincères vis-à-vis des marques qu’ils mettent en avant, sont “plus proches de leur public et représentent souvent des marques ou produits plus accessibles”. La proximité entre l’influenceur et sa communauté est également un argument de taille pour justifier cette préférence : “communauté plus petite, meilleure cohésion avec son public, plus de lien entre l’influenceur et sa communauté”.

    Ces éléments de préférence se confirment de manière assistée puisque 89% des français estiment que les micro-influenceurs sont plus sincères que les macro-influenceurs, mais également que ce sont les influenceurs les plus proches de leur communauté pour 80% d’entre eux. De manière moins marquée, ils sont également perçus comme plus créatifs et plus inspirants, respectivement par 59% et 52% des français.

    4. Micro-influenceurs et macro-influenceurs : quel impact sur les marques ?

    Les influenceurs ont un impact incontestable sur la connaissance et la notoriété des marques qu’ils mettent en avant. En effet, 84% des français ont déjà découvert une marque ou un produit / service grâce aux influenceurs qu’ils suivent. Les influenceurs ont également un impact indéniable sur la décision d’achat puisque 37% des français ont déjà acheté un produit / service suite à la recommandation d’un influenceur qu’ils suivent. Dans le détail, on constate que le retour d’expérience suite à l’achat est positif dans 96% des cas lorsqu’il s’agit d’un micro-influenceur. Ce constat est moins unanime lorsqu’il s’agit d’un macro-influenceur : 18% des Français reconnaissent que le produit ou service qu’ils ont acheté n’était pas conforme à la description qu’en a fait le macro-influenceur.

    Cela peut s’expliquer par une plus grande transparence et de meilleurs conseils proposés par les micro-influenceurs : 79% des Français considèrent en effet qu’ils répondent mieux à leurs attentes concernant les conseils au quotidien, et 68% estiment qu’ils sont plus transparents sur leurs partenariats. A l’inverse, les macro-influenceurs sont plus appréciés au sujet des marques avec lesquelles ils collaborent et des offres promotionnelles qu’ils peuvent proposer, sans doute en raison de leur plus grande visibilité auprès des français par rapport aux influenceurs de moins de 100 000 abonnés.

    In fine, ce sont pourtant les micro-influenceurs qui impactent le plus positivement l’image perçue des marques qu’ils mettent en avant : 68% des Français affirment avoir une image positive des marques faisant appel à des micro-influenceurs, contre 39% lorsqu’il s’agit de macro-influenceurs. Le fait de collaborer avec un macro-influenceur peut même peser négativement sur l’image de marque, puisque 18% des Français avouent avoir une image négative des marques faisant appel à ce type d’influenceurs, contre 7% pour les micro-influenceurs.

    Zoom sur les femmes 

    Les femmes ont une préférence d’autant plus importante pour les micro-influenceurs puisque, à choisir, 76% d’entre elles préfèreraient suivre uniquement ce type d’influenceurs (+9 points vs. moyenne). Elles sont en effet particulièrement sensibles à la sincérité et l’authenticité des micro-influenceurs, argument cité spontanément par 44% d’entre elles (+15 points vs. moyenne).

    Finalement, elles ont une image significativement plus positive des marques faisant appel à un micro-influenceur (74% vs. 68% en moyenne).

    Zoom par âge

    76% des moins de 30 ans suivent au moins un influenceur contre 52% en moyenne, avec une mixité entre micro-influenceurs et macro-influenceurs d’autant plus importante, à hauteur de 76%. ● Les personnes de 40 à 49 ans ont au contraire une propension moins importante à suivre des influenceurs (31% vs. 51% en moyenne). Lorsque c’est le cas, ils les suivent plus souvent sur facebook (73%, +30 points vs. moyenne), et suivent plus volontiers des micro-influenceurs : 34% suivent uniquement des micro-influenceurs et 11% des macro-influenceurs uniquement. C’est d’ailleurs le type d’influenceurs qu’ils préfèrent suivre pour 75% d’entre eux (contre 67% en moyenne).

    En termes d’image perçue vis-à-vis des marques faisant appel à des influenceurs, ils sont très partagés au sujet des macro-influenceurs : 24% affirment qu’ils ont une image positive de ces marques, mais 25% une image au contraire négative. Ils font plutôt confiance aux micro-influenceurs, dont 60% impactent positivement l’image des marques avec lesquelles ils collaborent.

     

  • Dropshipping, manque de transparence, bad buzz…Etat des lieux du marketing d’influence en 2022

    Une étude menée par Stellar.io, plateforme et agence de marketing d’influence,  en partenariat avec BDM 

    Depuis quelques années déjà, le marketing d’influence et la présence des influenceurs sur le web ne cessent de prendre de l’ampleur. Un levier qui transforme  les problématiques des marques et des agences publicitaires face à des consommateurs de plus en plus volatiles. Mais les controverses se multiplient aussi : dropshipping, manque de transparence, bad buzz… C’est dans ce contexte que Stellar.io, plateforme et agence de marketing d’influence, a réalisé, en partenariat avec BDM une étude dédiée aux stratégies d’influence auprès de plus de 400 professionnels du secteur. 

    Interrogées sur leur perception du marketing d’influence, les agences et annonceurs sont unanimes quant à l’importance de ce levier de communication dans leur stratégie : ils prévoient pour la majorité (60%) de lancer entre 1 et 5 campagnes d’influence d’ici la fin de l’année. Ces chiffres montrent bien que l’influence fait désormais partie des leviers marketing de toutes les agences : agences social media, agences généralistes, agences spécialisées en influence et RP (43%). C’est un canal qui se banalise de plus en plus et devient la norme dans les plans marketing.

    Le top 5 des secteurs qui prévoient de lancer des campagnes de marketing d’influence en 2O22 concerne des domaines largement dédiés aux loisirs et au bien-être au sens large :
    1. Culture, sport, loisirs et divertissements – 37,5%,
    2. Alimentation – 27%,
    3. Ameublement, décoration et électroménager – 25%,
    4. Hygiène et beauté – 25%,
    5. Transport, tourisme et voyage – 25%

    De multiples types de collaborations entre marques et influenceurs, la RSE en ligne de mire

    Si les marques ont jusqu’à présent fait appel à des influenceurs pour le placement de produits (45,5%) ou la co-création de contenus (44%), le métier est aujourd’hui amené à se transformer et à évoluer, notamment sur l’aspect RSE (12,5%). La communication est de plus en plus tournée sur la transparence et l’honnêteté, un discours authentique entraînant un engagement plus pérenne des communautés.

    À l’avenir, les influenceurs ne seront donc plus de simples alternatives pour augmenter la notoriété des marques (37,5%) ou son image / positionnement (22,5%), mais ils deviendront des leviers indispensables d’engagement. La force de l’influence marketing réside aussi dans l’univers et la créativité de l’influenceur ainsi que dans le ciblage de son audience. Les profils des influenceurs sont ainsi sélectionnés sur des critères très spécifiques : l’audience (60%), les engagements (48%), la créativité et les valeurs partagées (42%).

    Des canaux, budgets et formats qui évoluent

    Si la sélection des influenceurs est plus stricte, on assiste également à la naissance de nouveaux canaux. TikTok est l’un des plus récents, mais sa croissance exponentielle l’a rapidement propulsé en tête des plateformes les plus utilisées en termes d’influence (Instagram 81,5%, Facebook 36,5%,  TikTok 32%,  Youtube 29%). Avec des formats qui évoluent eux aussi, du post photo (80%), aux vidéos courtes et reels (76%) en passant par les stories (71,5%).

    C’est sans surprise que le budget moyen alloué aux campagnes marketing est en hausse, avec 46,5% des budgets qui augmentent du côté des agences, 59% chez l’annonceur.

    Dans le domaine de l’influence, tout évolue très vite et les codes se réajustent sans cesse. L’influence fait partie des 3 canaux marketing qui génèrent le ROI le plus élevé (64%) après le paid social media (65%) et avant le SEO (56,5%). Les influenceurs ont une place prépondérante dans la promotion des marques et de leurs engagements. Quant aux prochaines tendances, les professionnels de l’influence interrogés sont du même avis : dans les 2 ans à venir, les vidéos courtes type TikTok, Reels (52%) ou encore le partage des campagnes RSE et des engagements des marques (38%) seront à privilégier.

    Méthodologie : Enquête réalisée en ligne par BDM, du 30 août au 30 septembre 2022, auprès de 401 professionnels de l’influence.  

    Le rapport complet c’est ici 

  • Amazon, BMW, Disney… Quelles sont les marques les plus puissantes sur les réseaux sociaux en 2022 ?

    Quelles marques règnent sur le paysage social media ?

    Franchir le cap des réseaux sociaux ? Telle est la question que se posaient les marques il y a encore quelques années. Une époque définitivement révolue à l’heure où les plus prestigieuses Maisons de luxe envahissent TikTok. Qu’elles évoluent sur le secteur de la tech, de l’automobile, de l’entertainment, ou du luxe, les marques sont toutes actives sur les réseaux sociaux. Mais quelles sont celles qui tirent leur épingle du jeu ?

    Pour le savoir, Visibrain, l’outil de social listening, a analysé l’influence et la notoriété des marques sur les réseaux sociaux et dévoile les résultats dans sa dernière étude.

    • La toute-puissance des GAFAM se ressent aussi sur les médias sociaux : les géants américains siègent sur les premières places des classements d’influence et de notoriété
    • Un autre secteur se distingue sur les réseaux sociaux : l’industrie automobile, portée par BMW et Tesla
    • Les Maisons de luxe font rayonner la « french touch » en se hissant dans le top 15
    • Les 30 marques communiquent toutes sur les réseaux sociaux, et 87,5% sont actives sur TikTok, dont la démocratisation reste très récente
    • Surfer sur le format vidéo courte, afficher son engagement dans des sujets de société, collaborer avec les TikTokeurs les plus en vogue… Telle est la recette du succès pour les marques les plus visibles sur les réseaux sociaux

    Instagram s’impose comme la marque la plus influente sur les réseaux sociaux devant Apple, BMW, Tesla et Disney

    Avec une moyenne de 120 611 interactions par post, Instagram, qui est d’ailleurs la marque la plus suivie (plus de 655 millions d’abonnés cumulés), se révèle aussi être la plus influente sur les réseaux sociaux. Son secret ? Instagram mise sur plusieurs ingrédients :

    • Le format vidéo courte, qui cartonne sur le web : 73% des posts publiés par le réseau de Meta sont des vidéos
    • Les collaborations avec des influenceurs même s’ils sont issus de plateformes concurrentes, à l’image du TikTokeur Khaby Lame (149 millions d’abonnés sur TikTok)
    • Apparaître comme une marque engagée : sur les réseaux sociaux, Instagram participe à la lutte contre les discriminations de genre, le racisme ou l’homophobie via l’utilisation des hashtags #WomensHistoryMonth, #ShareBlackStories ou encore #ShareWithPride

    Instagram s’impose comme la marque la plus influente sur les réseaux sociaux devant Apple, BMW, Tesla et Disney

    À noter : l’influence correspond à l’engagement moyen généré par les marques (nombre d’interactions par post) sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Plus une marque génère de l’engagement, plus elle est considérée comme influente sur les réseaux sociaux.

    Avec une moyenne de 73 080 interactions par post, Apple se classe comme la deuxième marque la plus influente sur les réseaux sociaux derrière Instagram. Nous retrouvons ensuite deux marques automobiles : BMW et Tesla avec respectivement 39 213 et 38 154 interactions par post. BMW est ainsi la seule marque du top 5 non américaine car Disney arrive ensuite avec 29 898 interactions par post.

    Le classement complet :  

    1.     Instagram : 120 611 interactions par post

    2.     Apple : 73 080 interactions par post

    3.     BMW : 39 213 interactions par post

    4.     Tesla : 38 154 interactions par post

    5.     Disney : 29 898 interactions par post

    6.     Louis Vuitton : 27 132 interactions par post

    7.     Nike : 26 698 interactions par post

    8.     Mercedes-Benz : 15 065 interactions par post

    9.     Chanel : 14 312 interactions par post

    10.   YouTube : 10 571 interactions par post

    11.   McDonald’s : 8 713 interactions par post

    12.   Toyota : 7 822 interactions par post

    13.   Hermès : 4 434 interactions par post

    14.   Microsoft : 4 143 interactions par post

    15.   Honda : 3 579 interactions par post

    16.   Google : 3 069 interactions par post

    17.   Pepsi : 2 438 interactions par post

    18.   IKEA : 1 763 interactions par post

    19.   Facebook : 1 321 interactions par post

    20.   IBM : 1 206 interactions par post

    21.   UPS : 1 066 interactions par post

    22.   Intel : 1 044 interactions par post

    23.   Samsung : 990 interactions par post

    24.   Amazon : 736 interactions par post

    25.   Adobe : 459 interactions par post

    26.   American Express : 250 interactions par post

    27.   Coca-Cola : 172 interactions par post

    28.   SAP : 160 interactions par post

    29.   J.P. Morgan : 122 interactions par post

    30.   Cisco : 95 interactions par post

    Avec 920 millions de posts à son sujet, YouTube est la marque dont on parle le plus

    Du côté des marques les plus notoires, un autre réseau social s’impose : YouTube. Véritable sujet de conversations, la plateforme de vidéos est au cœur de 920 millions de messages entre janvier et juillet 2022.

    Si YouTube fait autant parler, c’est avant tout pour 3 raisons :

    • La plateforme collabore avec les plus grandes stars de K-Pop. À titre d’exemple, l’opération entre YouTube et BTS de juin 2022, #MyBTStory, cumule 2,4 millions de tweets
    • Le réseau social redouble d’efforts pour encourager les YouTubeurs : conscient de leur importance dans le succès de la plateforme, YouTube multiplie les opérations à leur encontre (trophées YouTube, YouTube Awards…). L’objectif : renforcer le sentiment d’appartenir à un « club privé » des YouTubeurs et les encourager à se surpasser
    • La filiale de Google n’hésite pas à se renouveler. Pour surfer sur le boom des vidéos courtes et de l’audio, elle a lancé Shorts et YouTube Music. Des nouveautés qui enregistrent respectivement 24 millions et 3,7 millions de tweets depuis le début de l’année

    Instagram brille aussi du côté du classement de notoriété. Elle se hisse à la deuxième place des marques dont on parle le plus, avec 341 millions de posts à son sujet. Elle est suivie par trois grands noms des GAFAM : Amazon (246 millions de posts), Google (125 millions de posts) et Facebook (108 millions de posts).

    Le classement complet 

    1.     YouTube : 919 700 326 posts

    2.     Instagram : 340 998 934 posts

    3.     Amazon : 246 445 075 posts

    4.     Google : 125 299 549 posts

    5.     Facebook : 108 897 592 posts

    6.     Apple : 92 993 309 posts

    7.     Disney : 42 869 814 posts

    8.     Tesla : 15 632 893 posts

    9.     Samsung : 15 441 613 posts

    10.   Coca-Cola : 15 221 271 posts

    11.   McDonald’s : 13 609 354 posts

    12.   Nike : 11 885 350 posts

    13.   Microsoft : 9 831 250 posts

    14.   UPS : 9 172 461 posts

    15.   Chanel : 8 260 577 posts

    16.   Intel : 7 449 293 posts

    17.   Mercedes-Benz : 6 903 674 posts

    18.   Toyota : 6 365 519 posts

    19.   Honda : 5 749 144 posts

    20.   BMW : 4 752 603 posts

    21.   Louis Vuitton : 4 276 687 posts

    22.   Pepsi : 3 626 678 posts

    23.   Hermès : 2 907 282 posts

    24.   IKEA : 2 871 286 posts

    25.   SAP : 2 632 209 posts

    26.   Adobe : 1 891 029 posts

    27.   IBM : 1 098 252 posts

    28.   Cisco : 896 827 posts

    29.   J.P. Morgan : 849 363 posts

    30.   American Express : 687 555 posts

    À noter : la notoriété correspond au volume de posts publiés sur une marque (citations et mentions comprises). Plus une marque cumule des posts, plus sa notoriété est considérée comme importante. Partie de l’analyse basée sur Twitter.

    Méthodologie : pour réaliser cette étude, Visibrain s’est appuyé sur le classement Interbrand des marques internationales les plus puissantes en 2021 : « Best Global Brands ». L’outil de veille a sélectionné les 30 premières marques – Adobe, Amazon, American Express, Apple, BMW, Chanel, Coca-Cola, Cisco, Disney, Facebook, Google, Hermès, Honda, IBM, IKEA, Instagram, Intel, J.P. Morgan, Louis Vuitton, McDonald’s, Mercedes-Benz, Microsoft, Nike, Pepsi, Samsung, SAP, Tesla, Toyota, UPS, YouTube – afin de déterminer leur influence (engagement généré) et leur notoriété (nombre de mentions) sur les réseaux sociaux. Analyse effectuée entre janvier et septembre 2022.

    À noter : l’influence correspond à l’engagement moyen généré par les marques (nombre d’interactions par post) sur les réseaux sociaux : Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. Plus une marque génère de l’engagement, plus elle est considérée comme influente sur les réseaux sociaux.

     

  • Etre journaliste en 2022, entre passion et désenchantement

    Étude : être journaliste en 2022,
    entre passion et désenchantement

    Une étude, menée sur 1 500 journalistes français, se penche sur les conditions de travail des journalistes par l’agence Oxygen

    En bref :

    • ¾ des journalistes estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées.
    • 25  % des journalistes interrogés sont surchargés par le travail.
    • 20 % reçoivent plus de 100 communiqués de presse par jour.
    • 55 % n’ont pas confiance en leur avenir professionnel.
    • Mais 85 % referaient le même choix professionnel.

    L’agence de communication Oxygen a réalisé cet été une étude auprès de 1 500 journalistes français pour prendre le pouls de la profession. Parmi les principaux enseignements, des conditions de travail qui se dégradent année après année, une pression de plus en plus forte et un désenchantement croissant.

    “Le malaise profond exprimé par les journalistes interrogés n’est malheureusement pas vraiment une surprise”, commente Alexis Noal, responsable de l’étude au sein de l’agence Oxygen. “Nous voyons leur quotidien devenir de plus en plus compliqué au fil du temps et la profession a perdu beaucoup de son aura et de son attractivité pour les jeunes. Heureusement, nous sommes en face d’un métier passion et la grande majorité d’entre eux ne se voit pas faire autre chose que batailler pour continuer à nous informer coûte que coûte.”

    Un quart des journalistes se dit surchargé par son travail…

    50 % des journalistes interrogés se disent très occupés et 25 % surchargés par leur travail. Avec 20 % d’entre eux qui reçoivent plus de 100 communiqués de presse (CP) par jour, ils sont beaucoup à se sentir sur sollicités au quotidien.

    Et cela ne s’arrange pas lorsqu’on demande aux journalistes les activités qui remplissent leur quotidien, 35 % des répondants évoquent le tri des communiqués de presse, des demandes de rendez-vous et des invitations à des conférences et voyages de presse. C’est la deuxième occupation la plus chronophage après la rédaction d’articles ou la production de sujets.

    … et trois quarts travaillent dans des conditions dégradées

    Le constat est alarmant : trois quarts des journalistes interrogés trouvent que leurs conditions de travail se sont dégradées ces dernières années.

    En cause, certaines raisons majeures reviennent dans au moins 40 % des réponses : pour commencer le manque de temps et la rémunération jugée insuffisante sont cités puisque “le ratio temps-énergie / gain financier est trop faible” confie un journaliste, suivi par le manque d’effectifs, la trop grande profusion d’informations et enfin la charge de travail trop importante. La pression et le stress, le manque de ressources et la précarité constante sont également mentionnés par plus de 20 % des répondants.

    Tout n’est pas négatif, puisque certains jugent qu’il y a eu quelques améliorations avec notamment la mise en place du télétravail et la plus grande facilité à avoir accès à de l’information.

    Un point de vue mitigé sur les réseaux sociaux

    Alors que l’on aurait pu croire à un sentiment plus négatif des journalistes vis-à-vis des réseaux sociaux, beaucoup y voient une source d’informations importante et essentielle aujourd’hui. “C’est une source supplémentaire de contenus qu’il faut apprendre à dompter mais sans laquelle je ne me verrais pas travailler aujourd’hui“ commente un des répondants.

    Mais les avis restent quand même mitigés puisque 56 % jugent que ces plateformes viennent concurrencer leur travail et ajoutent aussi une certaine pression : “C’est devenu une source de stress, car il faut constamment vérifier que nous n’avons pas un train de retard sur l’information, mais également ne pas céder à la facilité en ne vérifiant pas la véracité de ce qui est signalé”.

    Ces canaux sont en effet “totalement contaminés par les fake news” ce qui rend plus compliqué le quotidien des journalistes qui doivent trier et traiter les informations avec toujours plus de sens critique, mais également de façon “plus réactive et plus rapide”.

    Le journalisme : un vrai métier de passion malgré les difficultés

    Signe d’un certain désamour, les répondants estiment que 83 % des Français ne valorisent pas le métier de journaliste à sa juste valeur. “Nous sommes regardés comme ceux qui désinforment désormais alors que nous sommes censés être des tiers de confiance et un rempart contre les fake news…” se désole l’un des répondants.

    55 % n’ont d’ailleurs pas confiance en leur avenir professionnel. Ils sont la moitié à envisager une reconversion ou à avoir déjà une autre activité à côté pour pouvoir vivre décemment.

    En revanche, alors que 45 % d’entre eux ne recommanderaient pas ce métier aux jeunes, ils sont 85 % à confirmer qu’ils opteraient encore pour le journalisme si c’était à refaire. “On ne m’ôtera pas de l’idée que c’est l’un des plus beaux métiers du monde et que nous jouons un rôle majeur dans la société”, nous confie une journaliste.

    Véritable vocation pour certains, ils sont nombreux à y voir aussi une source d’enrichissement personnel. “C’est un métier ouvert sur une multitude de sujets et qui vous fait rencontrer des personnes de toutes les strates de la société. Il n’y a jamais de routine.”. D’autres y trouvent également un sens du devoir – “C’est un métier indispensable au bon fonctionnement d’une société et d’une démocratie” qui  “contribue à éclairer les esprits”.

    Enquête réalisée par Oxygen RP en juillet 2022 sur la base d’un questionnaire en ligne adressé à 1 500 journalistes.

     

  • “Creators of Tomorrow”, la campagne de META met en lumière les talents emergents européens

    Qui seront les futurs créateurs de contenus  ? 

    Pour la première fois, Meta s’apprête à célébrer la jeune garde de créateurs de contenu au travers d’une campagne pan-européenne. Qu’ils s’expriment sur Instagram ou Facebook ou se projettent déjà dans le Métavers, tous incarnent une vision neuve de la création de contenus. Parmi ces talents européens, 10 français ont tiré leur épingle du jeu, que ce soit pour leur usage créatif de Reels, pour les valeurs qu’ils portent  ou tout simplement pour ce qu’ils incarnent, ils sont les visages français de la campagne “Creators of Tomorrow”.

    Depuis leur création, les plateformes du groupe Meta offrent un nouveau champ des possibles pour de nombreux talents qui ont su s’imposer sur cette scène digitale mondiale où ils expriment librement leur créativité et leur engagement. Avec Creators of Tomorrow, Meta célèbre ceux qui font vivre les plateformes du groupe au quotidien avec créativité au travers de nombreuses fonctionnalités telles que les Reels.

    Les créateurs sélectionnés pour incarner cette campagne ont tous un point en commun : leur capacité à utiliser tous les outils mis à leur disposition sur les plateformes Meta pour se développer et faire de la création de contenu un métier à part entière. Grâce à leur appétence pour l’innovation, ils peuvent désormais vivre de leur passion.

    Une campagne tournée vers l’avenir et l’innovation

    La combinaison de leur passion, leur personnalité, leur créativité et la manière dont ils s’expriment, notamment sur Instagram, font de ces 10 créateurs français la nouvelle garde de la création de contenu sur Meta. Voici les 10 profils précurseurs qui représentent la richesse et le génie créatif de la France pour cette campagne et contribuent au quotidien à faire des plateformes Meta de véritables lieux de divertissement et d’inspiration :

    • Dynamiques et dotées d’une créativité unique, les danseuses et chorégraphes @goldie_yoda et @cheyenne_neffah partagent leur passion pour la danse urbaine. Ces deux sœurs jumelles nous font découvrir cet univers vibrant à travers leurs Reels sur les plateformes Meta.
    • Extravagance et humour sont ses maîtres mots, @isaak_dssx a une énergie débordante et, sur Instagram, il joue avec les codes de la mode et de la beauté pour créer du contenu divertissant.
    • @iamsnakninja est un artiste aux multiples facettes. Mannequin, danseur, vogueur, il s’essaye également au chant. Icône incontournable de la scène ballroom, il éblouit grâce à ses contenus au rythme impeccable.
    • @taniamakeuplus a pour mission d’aider sa communauté à se sentir bien dans sa peau et utilise Instagram comme moyen d’expression pour décomplexer sa communauté. Toujours positive, elle innove et inspire.
    • Champion du monde de basket freestyle, @brisco_s3 s’est imposé comme la référence de sa discipline en France et a enseigné son freestyle aux plus grandes stars de la NBA. Il hypnotise son audience par ses dribbles et nous fait découvrir son univers sur et en dehors des plateformes Meta.
    • @nuitincolore est un jeune auteur-compositeur-interprète de 21 ans qui s’est fait repérer sur les réseaux sociaux où il exprime librement sa créativité. À travers des formats originaux, il met en scène sa musique et vit désormais de cette passion.
    • En véritable passionné de musique, @thomaslyy_, impressionne grâce à son concept signature “1 jour, 1 son” sur Instagram qui réunit une communauté grandissante autour de l’échange et de la découverte musicale.
    • Les créateurs font partie intégrante du futur du groupe Meta, que ce soit sur Instagram et Facebook aujourd’hui et sur le Métavers demain. Le groupe continue de développer de nouvelles fonctionnalités et solutions pour soutenir la créativité sur sa plateforme. Ce trimestre, Meta a constaté une augmentation de plus de 30% du temps que les utilisateurs consacrent aux Reels sur Facebook et Instagram
  • Quel sera le shopping du Futur ?

    Gamification , programmes de fidélité, metaverse, réalité augmentée et virtuelle :  les nouveaux visages de l’e-commerce

    Selon Shopper Preference Report 2022 de Bazaarvoice 

    Alors que 99 % des consommateurs achètent règulièrement en ligne, un Français sur deux pense que le metaverse va contribuer à la personnalisation du shopping

    Bazaarvoice, spécialiste des avis, notations sur les produits et de solutions de contenu généré par les utilisateurs (CGU), publie sa dernière étude menée auprès de plus de 10 000 acheteurs dans le monde. Ce rapport souligne l’importance des expériences de shopping engageantes et confirme le fait que le terme de « consommateur en ligne » est devenu un pléonasme, tant l’Internet est un canal prisé pour les achats. Désormais, les acheteurs sont en attente de marques et distributeurs faisant évoluer les expériences vers le futur du shopping : au moyen de programmes de récompences, de la « gamification », de la réalité augmentée et virtuelle, sans oublier les opportunités offertes par le metaverse.

    Ceci alors qu’une très forte majorité de répondants (73 %) disent qu’ils tiennent davantage compte de la qualité de l’expérience dont ils bénéficient que du critère du prix : que ce soit de manière systématique (22 %) ou de manière régulière (50,8 %). Retour sur les enseignements du rapport.

    Récompenser le client pour qu’il consomme davantage dans un contexte ludique

    Neuf Français sur dix (85,6 %) ne rechignent pas à dépenser plus d’argent que prévu lors de leurs achats si cela permet d’obtenir une récompense. Les programmes de fidélité peuvent réellement faire la différence et même déclencher l’acte d’achat. Ainsi, 72,4 % des répondants disent qu’ils sont plus susceptibles d’acheter quelque chose s’ils peuvent participer à un programme de fidélité.

    Parallèllement, 72 % des consommateurs français déclarent qu’ils apprécieraient la présence d’éléments ludiques lors de leurs achats en ligne contre 45 % lorsqu’ils achètent en magasin et un tiers lors de l’utilisation d’une application. Les marques sont toujours en recherche d’idées pour engager leurs clients et recueillir leurs avis. L’une des réponses réside dans la « gamification ». En effet, 45,8 % des Français sont partants pour participer à un jeu si cela déclenche l’obtention d’une promotion. Et 79,1 % pointent qu’ils soumettraient volontiers leur avis sur le produit ou le service pour obtenir une récompense.

    Les nouvelles technologies au cœur des tendances du shopping du futur

    Le « live shopping » – qui correspond à une émission de vente diffusée en direct sur Internet – est considéré comme l’expérience d’avant-garde la plus enthousiasmante aux yeux des consommateurs hexagonaux (43,7 %). Elle est suivie par la réalité virtuelle (39,5 %), la réalité augmentée pour essayer les produits (33,1 %) et le metaverse (23,1 %). Une numérisation de l’expérience fait aussi partie des attentes dans le monde physique car six Français sur dix aimeraient aussi bénéficier des apports de la réalité virtuelle ou augmentée dans les boutiques.

    Le metaverse appelé à grandir

    La connaissance du metaverse est plutôt avancée dans le monde, mais en France, près de la moitié des répondants ne comprennent pas encore ce que c’est. Toutefois, 30,5 % pensent que le metaverse fera partie des usages habituels du retail d’ici trois à cinq ans. A date, un tiers des Français se montrent méfiants envers le metaverse au niveau de l’exposition de leur données personelles. 48 % des répondants sont plutôt d’avis que le metaverse va permettre une meilleure personnalisation du shopping, et c’est précisément cette personnalisation dont les acheteurs français (68 %) souhaitent bénéficier.

    Les NFT sont là pour durer

    Si plus de la moitié des Français affirment savoir ce qu’est un jeton non fongible (en anglais NFT), un quart d’entre eux n’est pas encore familier du terme. Plus des trois quarts des Français sondés disent qu’ils vont en acheter un NFT à un moment ou à un autre : 47 % des Français sondés souhaitent acheter un NFT dans les 12 prochains mois et 31,4 % prévoient de le faire dans les années à venir.

    « Les consommateurs n’ont plus vraiment besoin d’être persuadés pour acheter des produits en ligne, mais désormais, les marques et les distributeurs doivent redoubler d’efforts pour les retenir», commente Zarina Lam Stanford, Chief Marketing Officer de Bazaarvoice. « Les consommateurs sont particulièrement enthousiastes vis-à-vis de ces outils, non seulement à titre de divertissement, mais aussi pour leur inspirer confiance et les aider à prendre des décisions d’achats informées. Les commerçants doivent expérimenter la manière dont ces technologies peuvent contribuer à améliorer l’expérience vécue par leurs clients et stimuler les ventes. »

    Téléchargez l’ebook du rapport via ce lien.

  • Quelles sont les limites à la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

    Utilisation des réseaux sociaux et liberté d’expression en entreprise –
    Que dit la loi ? 


    Selon l’entreprise de conseils SVP

    Comme tout un chacun, les salariés utilisent – de plus en plus – les réseaux sociaux (Facebook, Linkedin, Twitter, etc.) pour communiquer, tant sur leur vie personnelle que professionnelle.

    Sans en mesurer forcément les conséquences, ils diffusent des informations ou publient des images de leur entreprise sans autorisation. Sans prendre de précautions particulières quant aux destinataires potentiels de leurs propos, ils s’expriment, parfois de façon vive, concernant les membres de leur entreprise, notamment leurs supérieurs hiérarchiques.

    Quelles sont les règles en la matière ? Peuvent-ils faire l’objet de sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’au licenciement ? Sont-ils protégés au titre de la liberté d’expression ou du droit au respect de l’intimité de la vie privée et son corollaire le secret des correspondances ?

    Afin de s’y retrouver, SVP, service historique d’information et d’aide à la décision des entreprises (6 000 structures clientes), répond scrupuleusement à quelques interrogations sur le sujet. 

    1. Les salariés peuvent-ils utiliser les réseaux sociaux pendant leur temps de travail ?

    L’exécution loyale du contrat de travail exige que le salarié se consacre pleinement, au temps et au lieu de travail, à son activité professionnelle. Il n’a donc aucun droit « consacré » à utiliser pour ses besoins personnels les réseaux sociaux pendant son temps de travail.

    Pour autant, une utilisation raisonnable, limitée, ne perturbant pas la bonne exécution par le salarié de sa mission est nécessairement admise et seuls les abus seront sanctionnables.

    Les juges ont ainsi validé le licenciement d’un salarié qui « avait usé de la connexion internet de l’entreprise, à des fins non professionnelles, pour une durée totale d’environ quarante et une heures » en un mois !

    1. Les salariés peuvent-ils librement communiquer sur les réseaux sociaux concernant leur entreprise ?

    Les salariés sont soumis à une obligation générale de discrétion quant aux informations qu’ils détiennent sur leur entreprise. Cette obligation peut le cas échéant être précisée et renforcée par une clause contractuelle de confidentialité. Le code du travail interdit en outre à tout salarié de révéler un secret de fabrication sous peine de sanctions pénales.

    Bien entendu, l’utilisation des réseaux sociaux ne permet pas au salarié de se soustraire à ses obligations.

    L’arrêt « Petit Bateau » du 30 septembre 2020 nous en donne une illustration : une salariée, chef de projet, ayant une clause contractuelle de confidentialité, avait publié la photographie du défilé de la nouvelle collection sur son compte privé Facebook comptant plus de 200 « amis » professionnels de la mode travaillant soit pour son employeur, mais sans avoir eu accès au défilé confidentiel destiné aux commerciaux, soit auprès d’entreprises concurrentes. Les juges ont validé le licenciement de l’intéressé pour faute grave.

    Pour autant, et dans le respect des obligations contractuelles, il n’existe pas d’interdiction généralisée de s’exprimer relativement à son entreprise sur les réseaux sociaux où les salariés jouissent comme ailleurs de leur liberté fondamentale d’expression.

    1. Quelles sont les limites à la liberté d’expression des salariés sur les réseaux sociaux ?

    La Convention européenne des droits de l’homme, parmi d’autres textes fondamentaux, rappelle que toute personne a droit à la liberté d’expression et que ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées.

    Les réseaux sociaux constituent sans conteste aujourd’hui l’un des principaux terrains d’exercice de la liberté d’expression. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a d’ailleurs récemment jugé que cliquer sur la mention « J’aime » sur Facebook « constitue bien, en tant que tel, une forme courante et populaire d’exercice de la liberté d’expression en ligne ».

    Cependant, comme toute liberté, la liberté d’expression n’est pas sans limite, notamment dans le cadre professionnel.

    A cet effet, la Cour de cassation rappelle de façon constante « que si le salarié jouit, dans l’entreprise et en dehors de celle-ci, d’une liberté d’expression à laquelle il ne peut être apporté que des restrictions justifiées par la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché, il ne peut abuser de cette liberté en tenant des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs ».

    1. Quels sont les éléments caractérisant l’abus de la liberté d’expression ?

    L’abus est généralement caractérisé lorsque le salarié dénigre son entreprise, ses dirigeants ou ses collègues ou lorsqu’il tient des propos injurieux ou portent publiquement des accusations mensongères.

    Les juges apprécient les situations in concreto, c’est-à-dire en fonction du contexte particulier de l’entreprise, de la qualité et des fonctions du salarié.

    La publicité des propos est souvent un élément déterminant dans l’appréciation de l’abus.

    Par exemple, les juges ont considéré que le fait pour un salarié « de s’interroger, dans le cadre d’une situation de conflit et par la voie d’un site internet revêtant un caractère quasiment confidentiel, sur le licenciement de l’un de ses collègues, sans que les propos incriminés soient injurieux ou vexatoires », n’excédait pas les limites de la liberté d’expression.

    En sens inverse, le salarié qui avait tenu publiquement des propos outranciers et sans fondement mettant en cause l’honnêteté et la loyauté de l’actionnaire majoritaire et qui avait proposé que celui-ci « cède ses parts et quitte le club », a pu valablement être licencié pour avoir abusé de sa liberté d’expression.

    De même, les juges ont considéré comme injurieux et excessifs et donc constitutif d’un abus dans l’exercice de la liberté d’expression les propos d’une salariée qui avait, en public, qualifié son directeur d’agence de « nul et incompétent » et les chargés de gestion de « bœufs ».

    1. Dans quelle mesure les salariés peuvent-ils être sanctionnés par leur employeur pour leur activité sur les réseaux sociaux ?

    Le pouvoir disciplinaire de l’employeur s’exerce exclusivement dans la sphère professionnelle, c’est-à-dire à l’encontre des salariés qui ne respectent pas les obligations découlant de leur contrat de travail ou les règles édictées pour le bon fonctionnement de l’entreprise.

    Un salarié peut ainsi être sanctionné, voire licencié, pour avoir révélé par le biais des réseaux sociaux des informations confidentielles, publié des images de l’entreprise ou de ses membres sans autorisation, ou pour y avoir tenu des propos concernant son employeur dépassant le cadre de la liberté d’expression.

    En revanche, dès lors qu’elle ne concerne pas l’entreprise, l’activité des salariés sur les réseaux sociaux, même répréhensible le cas échéant, relève de leur vie personnelle et ne peut en principe faire l’objet de sanctions disciplinaires.

    1. L’employeur peut-il se prévaloir à l’encontre des salariés des éléments relevés sur les réseaux sociaux ?

    Depuis 2001, la Chambre suprême rappelle avec force que le salarié a droit, même dans le cadre professionnel, au respect de l’intimité de sa vie privée, qui implique en particulier le secret des correspondances.

    L’employeur ne peut donc pas, sauf à violer cet espace de liberté fondamentale, prendre connaissance et ainsi utiliser à l’encontre d’un salarié une conversation de nature privée, même si elle concerne la vie de l’entreprise et pourrait être constitutive d’un abus de la liberté d’expression (insultes, dénigrement, propos mensongers…).

    1. Les propos tenus par les salariés sur les réseaux sociaux sont-ils couverts par le secret des correspondances ?

    La problématique a ici trait au droit de la preuve et non au contenu des propos qui relèvent de la liberté d’expression et de ses abus.

    En la matière, il ressort de la jurisprudence, concernant essentiellement Facebook, que les réseaux sociaux peuvent constituer un espace soit privé soit public en fonction des paramétrages mis en place et en définitive du nombre de personnes qui sont susceptibles d’accéder au contenu litigieux.

    A titre d’exemple, la Cour de cassation a admis que relevaient d’une conversation de nature privée des propos qui « avaient été diffusés sur le compte ouvert par une salariée sur le site Facebook » et qui « n’avaient été accessibles qu’à des personnes agréées par cette dernière et peu nombreuses, à savoir un groupe fermé composé de quatorze personnes ».

    A l’opposé, la Cour d’appel de Besançon a considéré que le réseau Facebook était « nécessairement (…) au regard de sa finalité et de son organisation » un espace public à défaut pour le titulaire du compte d’avoir apporté des restrictions quant à l’accès à son « mur ».

    Notons que tout récemment, la Cour de cassation dans son arrêt du 30 mars 2022, a admis la licéité des éléments de preuve concernant une salariée obtenue par le biais du réseau professionnel Linkedin.

    Notons également une évolution récente dans la jurisprudence qui permet désormais une atteinte à la vie privée si elle est « indispensable à l’exercice du droit à la preuve et strictement proportionnée au but poursuivi ».

    C’est à ce titre que la Cour de cassation a autorisé, dans l’arrêt « Petit bateau » précité, la production en justice par l’employeur d’une photographie extraite du compte privé Facebook d’une salariée, constitutive en tant que telle d’une atteinte à la vie privée, mais indispensable pour établir la violation par l’intéressée de son obligation de confidentialité.

    En l’espèce, les juges avaient relevé que la publication litigieuse avait été spontanément communiquée à l’employeur et que celui-ci n’avait donc commis aucune déloyauté dans l’administration de la preuve.

     

     

  • Infographie Meltwater : Les tendances 2022 à suivre !

     Les tendances 2022 à suivre !

    Social commerce, FinTok, genre, inclusivité…

  • Podcast « Metavers et influence : la fin des médias sociaux ? »

    Metavers et influence : la fin des médias sociaux ?

    Le 29 octobre 2021, Facebook changeait son nom pour Meta.
    Mark Zuckerberg se fixait une nouvelle raison d’être : construire un métavers et devenir une référence sur ce sujet.
    Le concept de métavers n’est pas nouveau, on en parlait déjà depuis deux décennies avec Second Life.
    Comment ces environnements virtuels vont-ils transformer le marketing de l’influence ?
    Ces univers offrent- t-ils de nouvelles opportunités aux influenceurs ?
    Le Metavers signe t-il la fin des médias sociaux ?

    Les réponses avec Fréderic Cavazza, Consultant et conférencier en transformation digitale, et co fondateur du cabinet d’expertise en transformation digitale Sysk.

    Camille Jourdain, membre de La Brigade du Web, auteur, enseignant, conférencier, spécialiste du marketing d’influence.

    Pour écouter le podcast c’est ici

    La retranscription complète du podcast :

    Annie Lichtner : Alors, on va faire déjà brièvement un petit état des lieux sur le metavers. Il y a 15 ans, Second Life était précurseur. Beaucoup de marques avaient investi sur cet environnement virtuel, mais le soufflé est vite retombé.

    Pourquoi cette approche revient-t-elle aujourd’hui à grand fracas Frédéric ?

    Frédéric Cavazza : Je dirais qu’il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte. Déjà, il y a une soif de nouveauté de la part des utilisateurs. La dernière grande évolution des terminaux numériques, c’était les smartphones. D’autre part, on constate que le domaine des jeux vidéo est extrêmement populaire. C’est aujourd’hui, de très, très loin, la première industrie culturelle.

    On a également toute la montée en puissance de la sphère crypto-monnaies et NFTs et enfin, on a des améliorations technologiques notables autour de la réalité augmentée de la réalité virtuelle. Donc, si on combine tout ça, on a un terreau tout à fait fertile pour pouvoir faire naître quelque chose de nouveau ou du moins pour pouvoir relancer l’intérêt sur, des usages et des technologies qu’on essaye de concrétiser depuis au moins 30 ou 40 ans, mais pour lesquelles on n’avait pas encore ce qu’il fallait. Aujourd’hui, on a tous les ingrédients.

    Annie Lichtner : Effectivement, on ne peut pas dissocier le monde du virtuel du monde du gaming. Tout ça, ça devient quelque chose de très fertile pour que les marques puissent s’investir là-dessus. On est d’accord ?

    Frédéric Cavazza : Alors la présence des marques va être un peu compliquée. On en parlera plus loin dans ce podcast. En tout cas, ce qui est certain, c’est que le secteur, le domaine, il est en forte croissance et enfin, toutes les planètes sont alignées pour que ça fonctionne.

    Annie Lichtner : Est-ce que toi, Camille, tu éprouves la même vision, le même sentiment?

    Camille Jourdain : Oui, alors le metavers est devenu incontournable, notamment depuis la période de confinement. Avec la naissance de nombreux événements sont digitaux. Et c’est aussi devenu incontournable depuis que Mark Zuckerberg a décidé d’en faire un concept central chez Meta. Facebook a d’ailleurs changé de nom pour souligner son ambition de devenir un acteur majeur du metavers. Alors il y a d’autres acteurs qui s’y intéressent, par exemple Microsoft, avec une plateforme de réalité virtuelle. On a aussi Apple, qui planche sur de nouvelles façons de se connecter en ligne. Il y a aussi les fameux jeux de construction, comme Roblox ou Minecraft, participent également à l’élaboration de ce que peuvent être les metavers. Mais globalement, tout le monde aujourd’hui pense que l’internet doit être réinventé. On va donc de plus en plus entendre parler de metavers, selon moi, dans les années à venir.

    Annie Lichtner : Cependant, on est encore, bien entendu, dans une phase de découverte. Les thèses se multiplient, mais c’est l’occasion, je pense, pour les marques d’offrir aux utilisateurs une expérience augmentée, plus intuitive, plus immersive, plus attrayante. Il y a quelques mois, par exemple, Nike vendait des paires de sneakers sur Fortnite, dont la sortie est prévue quelques mois plus tard. Les joueurs ont pu se procurer le produit numérique pour leur avatar en exclusivité, avant de les posséder dans la vraie vie. Le metavers représente-t-il le nouvel eldorado de l’expérience client ultime, Frédéric ? Quel est ton avis là-dessus ?

    Frédéric Cavazza : Ah ben oui, clairement, comme je l’ai dit tout à l’heure, effectivement, il y a une soif de nouveauté du côté des utilisateurs, des consommateurs. Et là, justement, avec les différents metavers ou ce qui peut s’apparenter comme étant un metavers, on a des environnements immersifs, la plupart en 3D ou en simili 3D. Si en plus, on rajoute de la réalité virtuelle, là, on a quelque chose qui est beaucoup plus spectaculaire que l’existant. L’existant, c’est quoi ? C’est des pages web avec des listes de produits. On clique sur un bouton, ça les rajoute sur un panier imaginaire. Ça fonctionne, je ne remets pas en cause le commerce en ligne. Simplement depuis 20 ans que le commerce par Internet existe, il est fort possible que les consommateurs aient besoin de réenchanter l’acte d’achat. Et c’est là où les metavers sont intéressants. C’est que, notamment pour les annonceurs, on peut avoir des expériences de marques beaucoup plus valorisantes pour la marque. Les consommateurs peuvent tester quelque part les produits une basket, par exemple, on peut la faire enfiler à son avatar et ainsi de suite. Ça marche pour la 3D, ça marche pour la réalité virtuelle, ça marche même en réalité augmentée, puisqu’on a des applications avec lesquelles on peut essayer des lunettes, des montres, même des baskets. Donc, effectivement, on a quelque chose en terme d’expérience qui est enfin différenciant par rapport au commerce en ligne.

    Annie Lichtner : Ceux qui sont les plus avancés, me semble- t-il, c’est peut-être la mode, et notamment le marché du luxe. Frédéric, qu’est-ce que tu en penses ?

    Frédéric Cavazza : Ah oui, dans l’habillement, ils sont carrément en avance puisque qui dits environnements virtuels dits avatars. Or, l’avatar, il n’est pas tout nu. Donc, il faut l’habiller, il faut l’accessoiriser. Effectivement, l’industrie de l’habillement est en pointe là-dessus. Au niveau des marques de luxe : elles ont l’obligation de continuer à séduire, de proposer des choses différenciante. Donc, naturellement, ce sont ces marques-là qui investissent le plus. Et on voit des choses très spectaculaires, notamment chez les Italiens Dolce Gabbana, Gucci et compagnie. Là, on a vraiment des dispositifs qui sont très, très ambitieux.

    Annie Lichtner : Absolument. Alors revenons sur notre sujet, sur le metavers et l’influence. Le metavers, on le sent, représente un réservoir d’audience immense si on se base sur le marché du gaming, par exemple. Comment ces environnements virtuels vont-ils transformer le marketing de l’influence Camille ? 

    Camille Jourdain : Oui, alors, le marché du jeu vidéo est un élément déclencheur. Mais ce sont surtout les géants des réseaux sociaux qui ont lancé la tendance, selon moi. Mais globalement, le marketing dans le virtuel s’avère plutôt prometteur. C’est un nouveau marché entre guillemets, à conquérir pour les marques, mais elles devront forcément s’adapter. Ce qui est intéressant, c’est surtout la possibilité d’organiser des événements virtuels pour présenter des produits de manière immersive et aussi ludique. Donc, les personnes qui participent à ces événements peuvent ensuite acheter des produits en ligne ou sous forme de NFT, par exemple. On parlait tout à l’heure des marques de luxe. Effectivement, Gucci sur Roblox a fait des choses intéressantes, notamment un événement qui a réuni 20 millions de personnes et des milliers de produits ont été vendus et certains sont même vendus plus cher que les vrais produits Gucci. 

    Donc, c’est une vraie tendance qui devrait représenter 10% des revenus du secteur du luxe et de la beauté d’ici 2030. Les chiffres sont assez impressionnants et d’ailleurs récemment, Meta a annoncé que les influenceurs pourront vendre des objets virtuels et des expériences numériques aux internautes. C’est une sorte de test qui est accessible uniquement sur la plateforme Horizon World. Donc, je trouve que c’est plutôt intéressant. Mais on peut dire que la relation avec les marques change et que les influenceurs peuvent avoir un rôle à jouer. Ils ont, je pense, envie de promouvoir une marque dont ils partagent les valeurs plutôt que simplement vanter les mérites contre rémunération. C’est mon avis. Tout le monde ne sera pas forcément d’accord avec moi. 

    Annie Lichtner : Justement, Frédéric, veux-tu réagir par rapport à ça ? Le metavers va-t-il transormer le marketing de l’influence ? Et comment ? 

    Frédéric Cavazza : Alors, j’ai un point de vue un peu plus tranché là-dessus, dans la mesure où le metavers ou encore une fois, tout ce qu’on associe au metavers à la fois les jeux en ligne, les jeux massivement multijoueurs, les environnements virtuels. Ce n’est pas du tout la même mécanique sociale. Il n’y a pas de principe de followers ou d’abonnement. Donc l’idée même d’un influenceur est pour moi, difficile à reproduire. Donc s’il n’y a pas d’influenceurs, il n’y a pas de marketing d’influence.

    Annie Lichtner : C’est tranché effectivement. Peut-être que la réalité, se situe entre vos deux points de vue. On verra ce que ça va donner dans les prochaines semaines, les prochains mois etc … Pour y revenir, pour toi Frédéric, le metavers requière effectivement des compétences en matériel, des compétences en ressources humaines. Est-ce que cela implique qu’un influenceur sur les médias sociaux traditionnels aura du mal à franchir le pas parce qu’il n’aura pas justement ces compétences-là, de la 3D, de tous ces environnements sophistiqués ?

    Frédéric Cavazza : Oui, complètement. Là, on a vraiment affaire à on va dire, des audiences qui exigent des compétences ou des qualités très différentes. Schématiquement, sur le Web 2, ce sont avant tout des médias sociaux qui sont très visuels. Ça aide. Si on est jeune, jolie, svelte et ainsi de suite, les jeunes filles priment sur ces plateformes-là. Sur le Web 3, notamment le metavers. On est sur des médias immersifs et ludiques, immersifs. Immersif, ça veut dire qu’il y a des environnements 3D à construire ou tous les avatars sont les mêmes. Son avatar on peut lui faire revêtir n’importe quelle forme. Ce qu’on constate, c’est que les leaders d’opinion sont ceux qui ont des très bonnes compétences en matière de conception 3D. Par exemple, dans la communauté Minecraft, il faut vraiment être un très bon builder pour sortir du lot. Idem pour tout ce qui est jeu en ligne ou là effectivement, notamment les jeux compétitifs à la Fortnite. Ceux qui sortent du lot sont les meilleurs joueurs, ceux qui font les top 1. Donc on est encore une fois sur des compétences ou des qualités qui sont très très différentes d’Instagram ou TikTok. Ou là, effectivement, c’est bien quand on est jeune, jolie, qu’on sait bien danser.

    Annie Lichtner : Camille tu veux réagir je suppose ? Parce que quand on en avait parlé, Camille tu avais parlé d’un passage hybride avant de basculer sur le metavers. Tu peux nous en parler, peut-être ?

    Camille Jourdain : Oui, c’est vrai que pour moi, les influenceurs sont la plupart du temps des « early adapters ». Ils ont envie de tester des nouvelles choses, de trouver de nouvelles opportunités. C’est vrai qu’il y a une étude qui dit que les influenceurs se voient comme des créateurs dans ces mondes virtuels. Alors c’est un peu moins vrai en France, mais on peut identifier certaines opportunités, par exemple développer des expériences mettant en valeur une marque, organiser des événements comme des concerts, etc, mais aussi faire la promotion de produits et de NFT qu’ils ont co-créé. Donc certains envisagent de gagner de l’argent concrètement dans le metavers. Donc ça peut être une opportunité, notamment pour les créateurs de contenus de type micro-influenceurs, qui sont et seront de plus en plus nombreux et qui vont créer de plus en plus de contenus, notamment sur ces nouveaux espaces virtuels.

    Annie Lichtner : Personnellement, je pense qu’on peut trouver des choses intéressantes à faire quand on est influenceur sur ces nouveaux espaces. Je trouve que c’est ça qui est intéressant, c’est d’avoir deux opinions qui sont extrêmement partagées et à l’extrême finalement. Camille et Frédéric, comment les influenceurs pourront ils se démarquer et s’adapter ? Parce que justement, vous avez deux visions différentes. Ça m’intéresse de savoir.

    Camille Jourdain : Alors très concrètement, j’oserais dire que les possibilités sont nombreuses, presque infinies. Si on prend certains secteurs, par exemple dans la beauté, une influence pourra par exemple s’inviter dans la chambre de ses fans pour leur donner des conseils de maquillage. Si on prend le secteur de la Food, l’Influenceur Food pourra apparaître dans la cuisine de ses abonnés pour les aider à préparer un repas. 

    Prenons le voyage, un influenceur voyage pourra inviter ses fans à vivre ses dernières aventures avec lui. En BtoB, dans le secteur de la tech, un influenceur pourra participer à un événement physique organisé par une entreprise et vivre une expérience, par exemple en VR, et partager ses impressions pour ensuite générer des leads. 

    Annie Lichtner : Toi, Fred tu as une vision un petit peu différente ? 

    Oui, mais l’important c’est de comprendre que ces deux sphères là, les médias sociaux plus associés au Web 2 et les metavers plus associés au Web trois. Il n’y a pas de cloisons entre les deux. Il y a même des échanges qui sont évidents. Donc effectivement, les influenceurs issus des médias sociaux qui bénéficient d’une bonne communauté peuvent essayer d’emporter avec eux cette communauté pour les inciter à adopter des nouveaux supports.

    On le voit notamment sur Twitter, avec tous les leaders d’opinion dans les sujets qui tournent autour des crypto-monnaies. Par exemple, ils vont inciter les followers à aller investir sur tel ou tel actif numérique dans le monde du jeu vidéo. 

    Sur Twitch, on a effectivement des streamers, qui ont la capacité de mobiliser des milliers, voire des dizaines de milliers de spectateurs pour les emmener sur telle ou telle plateforme. Idem sur Discorde. Voilà, si on est, si on est un petit peu connu, si on bénéficie d’une audience initiale, on peut l’emmener avec soi.

    Annie Lichtner : On va aborder le sujet des influenceurs virtuels qui ont déjà plusieurs millions d’abonnés. 

    Une des plus connues, c’est Lil Miquela, qui est suivie sur Instagram par plus de 3 millions d’abonnés. Son image, elle est parfaite. Elle est créée par un ordinateur et elle permet aux marques de communiquer sur leurs produits et événements et de maîtriser totalement leur image. Et selon une étude HypeAuditor, les influenceurs virtuels auraient un taux d’engagement presque trois fois supérieur aux influenceurs réels, notamment sur la génération Z qui est friande de nouvelles technologies. Ces influenceurs virtuels seront ils les nouveaux influenceurs ? Camille et Frédéric.

    Camille Jourdain : Les influenceurs font face à des concurrents, des influenceurs virtuels. Ils étaient quand même 150 en 2021 et plus de 200 aujourd’hui. Donc en termes de nombre, c’est une forte croissance. Ce sont des personnages qui peuvent être soit complètement fictifs, soit des avatars contrôlés par une personne réelle en temps réel. Les créateurs de ces influenceurs virtuels partagent des moments de la vie de ces personnages à travers différentes scènes ou des livestream. Et donc, ils peuvent être sollicités par des marques pour des campagnes marketing. Le cas que tu as cité, Lil Miquela est particulièrement intéressant. C’est le premier influenceur virtuel apparu sur Instagram en 2016. Elle est américaine. Elle a été créée par une startup basée à Los Angeles et elle utilise les réseaux sociaux pour sensibiliser et défendre certains sujets comme l’égalité homme femme. Et elle travaille régulièrement avec des grandes marques de mode, notamment comme Givenchy, Dior, plutôt dans le luxe. Il y a d’autres exemples qui peuvent être cités. Comme des influenceurs virtuels chinois qui travaillent avec le groupe Alibaba pour animer un événement et infine, vendre des produits. Alors pourquoi ça plaît autant ? C’est vrai qu’on peut se poser la question parce qu’on n’a pas ce côté humain. Mais l’étude HypeAuditor le dit, ce sont des profils qui engagent. Ils ont réussi à créer une sorte de lien avec les jeunes, avec leurs abonnés, et ils offrent aussi aux entreprises une façon un peu innovante de se connecter avec leur public. On a aussi un avantage, très concrètement, c’est la durée de vie qu’ils ont : ils peuvent vivre éternellement. Pour une marque, c’est assez intéressant de solliciter ce genre de profil.

    Annie Lichtner : Et toi Frédéric, tu voudrais réagir là-dessus sur les influenceurs virtuels ? Qu’est-ce que tu en penses ? 

    Frédéric Cavazza : Ah ben moi je pense que les influenceurs traditionnels ne peuvent pas lutter parce que c’est un personnage virtuel. Effectivement, il est généré. Donc on peut lui donner les formes, la couleur de peau, les cheveux que l’on souhaite. C’est extrêmement simple aujourd’hui de générer des avatars photoréaliste. On le voit notamment avec des outils fournis par Nvidia. On peut en générer des milliers tous les jours, donc il y a la force du nombre. 

    Ce qu’il faut voir également, c’est que les influenceurs, les gros influenceurs sur les médias sociaux n’existent pas. Je veux dire que ce sont des espèces de personnages qui sont fabriqués de toutes pièces. On sait bien que ce n’est pas leur vraie vie. On sait bien qu’ils ne ressemblent pas à ça parce qu’ils sont ultra maquillés, qui sont retouchées et ainsi de suite. Donc l’opposition entre l’humain et la machine, pour moi elle n’est pas si nette. Parce qu’encore une fois les gros influenceurs sur les médias sociaux, pour moi ce sont des personnages, mais ce sont des objets médiatiques. Ils n’existent pas. Il y a un être humain derrière, mais il n’a pas du tout la même vie et ne ressemble pas à ça. Donc à la base, déjà, il y a cette distinction qui est importante. Après ça, la grande question, c’est : est ce que les consommateurs vont vouloir acheter un produit virtuel ? Écoutez, dans le domaine automobile, ça fait 30 ans qu’on fait des publicités avec des images de synthèse parce que c’est trop compliqué de faire une publicité d’une voiture Renault dans le désert. C’est trop compliqué d’amener une voiture dans le désert pour shooter la pub. Donc ça fait 30 ans qu’on utilise des images de synthèse, ça ne pose pas de problème. Là, c’est la même chose au moins avec les influenceurs virtuels. On crée une belle image qui plait à une audience.

    Annie Lichtner : Mais Frédéric, quand tu parles de l’automobile ce sont des objets. Là, on parle de personnes. Les influenceurs pour moi, qu’ils soient virtuels ou réels, ça pose des problèmes d’éthique quelque part ? Quand je m’adresse à un influenceur virtuel qui veut me vendre un produit, il faudrait que quelque part ce soit spécifié : Influenceurs virtuels ou influenceurs réels. Parce que c’est important quand même de savoir à qui on s’adresse non ? 

    Frédéric Cavazza : Je préférerais que l’on spécifie si c’est une interaction à but commercial. Après virtuel réel, peu importe. 

    Ce qui est important, c’est de dire que si je suis missionné par une marque, moi, en tant qu’influenceur ce n’est pas l’humain qui parle, c’est la personne qui est mandatée. Donc c’est beaucoup plus important qu’on précise : Attention là, c’est interactions ou contenus à caractère commercial, réel ou virtuel, de toute façon il y a des filtres, il y a tout ce qu’on veut, la frontière entre réel et virtuel, elle est très très fine.

    Annie Lichtner : La réglementation en France impose que ce soit spécifié que ce soit à but commercial, etc ou dans le cas d’un partenariat. Qu’est-ce que tu en penses toi Camille ? 

    Camille Jourdain : Oui, c’est un sujet important, l’éthique pour le marketing d’influence. Mais on peut avoir des soucis liés par exemple à la confidentialité ou à l’utilisation qui peut conduire à une fausse représentation. Mais on constate assez rapidement, en arrivant sur ce genre de profil, qu’on a affaire à quelqu’un de virtuel. On le voit, on a un avatar en face de nous, donc on peut tout de suite voir si la personne est réelle ou pas. Mais les principaux groupes, les médias et notamment Meta travaillent sur ce côté éthique pour éviter justement les risques de dérives et accentuer aussi les bénéfices de ce genre de profil, ils fournissent des documents concrets, des exemples sur la manière dont les influenceurs virtuels peuvent interagir avec leur communauté sur Facebook, Instagram, etc. 

    Donc c’est plutôt une bonne chose d’essayer de cadrer, un peu comme le fait l’ARPP avec les règles de transparence.

    Annie Lichtner : Absolument, absolument. On va aborder le troisième point de cet épisode qui sont les challenges à relever. Et notamment j’avais vu que si le metavers est l’avenir des réseaux sociaux, une étude menée par l’agence américaine Izea montre que 70% des influenceurs estiment que le metavers signe la fin des médias sociaux. Camille, est ce que tu veux réagir à ça ? Et on parlera des adolescents après, justement ? 

    Camille Jourdain : Le chiffre fait réagir mais la même étude dit que la moitié de ces influenceurs déclarent avoir rejoint ces mondes virtuels. Seulement la moitié. Donc ils ont certes joué à des jeux très connus comme Minecraft, Fortnite etc mais ils ne connaissent pas forcément très bien le metavers et ils essaient de se projeter à partir de ce qu’ils entendent ou de ce qu’ils lisent dans les médias. En réalité, on ne sait pas vraiment comment, comment ça va évoluer. On peut imaginer des choses. On peut imaginer la création d’expériences un peu plus immersives avec l’utilisation de pas mal de technologies combinées VR, ordinateur, cloud, etc. Mais bon, si je devais prendre position, je ne pense pas que le metavers va remplacer les réseaux sociaux, en tout cas à court terme. C’est pourtant un objectif cité expressément par Mark Zuckerberg. Mais je dirais plutôt qu’il ne servira que ce sont des espaces complémentaires.

    Annie Lichtner : Alors Frédéric, est ce que tu veux réagir à ce chiffre ? 70 % des influenceurs estiment que le metavers signe la fin des médias sociaux ?

    Frédéric Cavazza : Je pense que la phrase est très maladroite. À mon avis, le problème c’est dans la façon dont ça a été formulé parce que la dernière fois que j’ai vérifié, il y avait 5 milliards d’utilisateurs des médias sociaux (rires), je n’envisage pas une fin proche. Comme les médias sociaux n’ont pas remplacé les médias traditionnels (la télé, la radio, la presse et ainsi de suite). Le metavers ou ce qui peut s’y apparenter vont faire partie du paysage des citoyens, des consommateurs. Voilà, ils vont indifféremment écouter la radio, regarder la télé, être sur les médias sociaux, être sur des sites web, jouer à des jeux vidéo et être dans des metavers. Voilà, tout ça se complète. 

    Annie Lichtner : Ceux qui sont sur les médias sociaux, ce sont beaucoup les ados et j’avais vu que seul 6% des adolescents possèdent un appareil VR. Seulement 5% l’utilisent quotidiennement et 48 % des adolescents ne sont pas sur ou ne s’intéresse pas au metavers. Et ça c’est en France. Frédéric est-ce que tu as une réaction par rapport à cette étude-là ?

    Frédéric Cavazza : Oui. Là encore, je pense que c’est une question de formulation. Metavers, c’est un truc de boomer (rires). Rien que le terme, il a été inventé dans les années 80. 

    La première fois qu’on en fait référence, c’est dans des bouquins comme le Norman Mansion ou Le Samouraï virtuel. C’est des livres que les ados n’ont pas lus, dont ils ne savent même pas que ça existe. Donc le metavers, c’est une notion qu’ils ne comprennent pas, qu’ils n’assimilent pas. Par contre, les jeux massivement multijoueurs, ce genre de choses, là ils vont vous dire ah oui, oui, bien évidemment j’y suis tous les jours donc : le problème vient du terme. Il ne vient pas des usages.

    Annie Lichtner : Ok, et ils n’utilisent pas ou très peu leur appareil VR ?

    Frédéric Cavazza : Alors, la VR ça demande un peu un petit peu de logistique. Il faut s’assurer qu’il soit chargé. Il faut le connecter à une borne. Il faut l’enfiler et s’assurer qu’autour de soi l’espace soit dégagé. 

    Donc c’est plus laborieux que de sortir son téléphone ou il y a tellement de trucs débiles en garder. Voilà, c’est nettement plus attrayant.

    Annie Lichtner : Pour vous quels sont les principaux challenges que le marketing d’influence devra relever ces prochaines années ? En terme toujours par rapport à cet environnement virtuel qu’est le metavers ? 

    Camille Jourdain : Oui, alors l’éthique, on en a parlé et c’est un des enjeux principaux. Mais je pense que ça va se réguler, que les principaux acteurs vont prendre position et je vois plutôt un avenir assez assez positif vis à vis de ça.

    On a forcément le problème technologique que Fred vient d’aborder. On n’a pas tous des casques de VR, loin de là. On n’est pas tous utilisateur des technologies associées au metavers. Il y a encore un peu de boulot de ce côté-là.

    Frédéric Cavazza : Moi, je dirais que le principal challenge, c’est que les metavers ce sont des médias complexes à appréhender. Donc, contrairement aux médias traditionnels ou aux médias sociaux, il n’y a pas d’audience captive. Comme je l’ai dit, il n’y a pas de mécanisme d’abonnés ou de followers. Il n’y a pas de publicité native. Ce n’est pas comme si on avait un newsfeed, donc un fil d’actu dans lequel on pouvait injecter des publications sponsorisées. Donc c’est compliqué de faire de la publicité ou de faire des opérations de communication sur ces plateformes-là.

    Il y a également une dynamique communautaire qui est très différente des dynamiques sociales qui animent les plateformes sociales. Cette dynamique communautaire qui se fait avec beaucoup de proximité à plus petite échelle, elle est très complexe à pénétrer qu’on est une marque.  Donc là, effectivement, on va avoir des médias qui sont régis par des dynamiques qui sont très très différentes de celles qu’on connaît. Ça va être ça le plus gros challenge pour les annonceurs, c’est de comprendre ces dynamiques-là.

    Annie Lichtner : On arrive à la fin de ce podcast franchement, qui était passionnant parce que vous aviez deux visions très différentes tous les deux. Je voulais juste savoir et connaître quel message vous souhaitez faire passer à notre audience, qui sont des responsables marketing de marque etc.

    Camille Jourdain : Alors selon moi, le metavers apporte pas mal d’opportunités pour les marques, les influenceurs et l’influence marketing. Mais ce qui est passionnant, c’est qu’il n’y a pas de limites. Il faut juste trouver la bonne approche. Et une des clés serait peut-être selon moi, de combiner les expériences réelles avec la réalité virtuelle.

    Frédéric Cavazza : Comme je l’ai dit, ce sont des usages, des pratiques et des technologies, qui sont très différentes des médias en 2D (la presse, la tv ou même les sites web) donc c’est vraiment important pour un annonceur de tester pour pouvoir bien comprendre comment ça fonctionne, d’appréhender les contraintes. Et surtout se forger une bonne culture jeux vidéo parce que c’est là que se trouve le réservoir d’audience et de croissance.

    Annie Lichtner : On arrive à la fin de ce podcast qui était vraiment passionnant. Si je dois conclure, du côté de Frédéric, le metavers est un phénomène complexe à aborder qui demande une bonne culture gaming. Du côté de Camille, le metavers apporte des opportunités et il n’y a pas de limite pour les marques. Je voudrais terminer avec une citation de Mark Zuckerberg :

    « Si nous réusissons je pense qu’au cours des 5 prochaines, dans le prochain chapitre de notre entreprise, nous passerons effectivement de l’image d’une entreprise de médias sociaux à celle d’une entreprise de metavers » … À méditer …