Étiquette : innovations

  • Quand partager des idées sur l’innovation est une opportunité…

    Plus innovant grâce à l’information et aux réseaux sociaux ?

    Un livre blanc proposé par Alban JARRY CDO chez AXA et le collectif 

    Ce 5ème livre blanc, sur le thème de l’accès à l’information, aux réseaux sociaux et à l’innovation, continue d’explorer l’utilisation professionnelle des réseaux sociaux. Composé de deux tomes, le premier en français et le second en espagnol, il propose le regard de plus de 180 participants sur les résultats d’une étude publiée en 2015 par la « MIT Sloan Management Review » qui indiquait que les utilisateurs de Twitter, dans le monde professionnel, étaient plus innovants que les autres (1) ! Ce livre blanc interroge sur les sources de la génération d’idées à l’heure de l’ultra connexion, de l’ultra diffusion et de l’infobésité.

    Rencontrer des experts pour innover

    Le hasard a fait que 612 personnes participèrent au précédent livre blanc. Evoquant l’astéroïde b612 du Petit Prince, il marquait le point de départ d’une interactivité permanente entre ses participants. Depuis, connectés et cachés dans les messages privés de Twitter, ils n’ont cessé d’échanger des informations et de tisser des liens. Voir naître et croitre des start up en temps réel est une chance. Voir se partager des idées sur l’innovation est une opportunité. Jamais sans les réseaux sociaux cette aventure n’aurait été possible.

    Dans le livre blanc, Gabrielle Mocilnikar l’aborde en précisant qu’« ensuite vient l’étape de la symphonie, capacité à rassembler les morceaux, à synthétiser plutôt qu’à analyser, à voir le lien entre des catégories apparemment sans rapport entre elles, à détecter de vastes schémas plutôt qu’à fournir des réponses spécifiques, à inventer quelque chose de nouveau en combinant des éléments que personne n’avait pensé à assembler auparavant.»

    S’ouvrir au monde

    En interconnectant le monde entier, les réseaux sociaux permettent de créer des opportunités de rencontres incroyables. En s’ouvrant à des avis depuis l’Espagne, le Cameroun, l’Ile Maurice ou le Brésil, ce livre blanc montre une nouvelle fois que la disparition des frontière physiques et traditionnelles est une source d’accès à de nouveaux savoirs et à une diversité d’idées incroyables !

     

  • Rapport ADOBE & Econsultancy – Tendances Digitales 2018

    Tendances digitales 2018

    Les tendances sont claires. Pour la plupart des entreprises, l’expérience client figure en tête des priorités. La personnalisation joue un rôle clé pour les grandes entreprises qui associent intelligence artificielle et technologie basée dans le cloud pour proposer des expériences résolument attrayantes. Pour cerner les prochaines grandes mesures à prendre et les classer par ordre de priorité, lisez l’édition 2018 du rapport Tendances digitales d’Econsultancy.
    Voici les grandes priorités de la plupart de vos homologues:
    • Intensifier les activités de marketing digital et augmenter les budgets correspondants
    • Miser sur des parcours clients bien définis au profit d’une communication claire
    • Valoriser la créativité et le design pour se différencier
    • Coupler les compétences digitales à la technologie pour améliorer l’expérience client

  • France is back ! … mais quelle est la réalité du business ?

    Innovation : les grandes entreprises françaises 
    ne jouent pas suffisamment leur rôle
    Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos
     
    La France doit faire face à un nouveau paradoxe : en pleine période d’effervescence des start-ups technologiques, soutenues par des investissements massifs, les grands groupes français peinent à prendre des risques en adoptant eux-même les nouvelles solutions proposées par ces jeunes entreprises innovantes. Une question de génération ? Peut-être, mais surtout de confiance.
    « France is back ! » claironne notre jeune et dynamique Président de la République et il a bien raison : de nombreux indicateurs économiques sont au vert et il est grand temps de redonner de l’assurance à un peuple français qui a souvent tendance à voir le verre à moitié vide. Le nombre de start-ups a explosé ces dernières années et les investissements affluent avec plus de 3 milliards de dollars de levées de fond en 2017. Même si elle ne peut rivaliser avec les Etats-Unis et la Chine sur ce point, la France s’est bien positionnée sur l’échiquier européen et il faut y voir un espoir de bonnes perspectives à venir.
    Mais ne perdons pas de vue qu’aussi belles vitrines soit-elles, les start-ups se nourrissent en partie d’une bulle spéculative et qu’elles ne sauraient être représentatives de la situation globale et concrète des entreprises françaises. La French Tech qui se bouscule au CES de Las Vegas pour jouer un remake du concours Lépine est parfaite pour la médiatisation internationale de notre innovation renaissante. Mais elle ne reflète pas pour autant les réalités du business tel qu’il se vit tous les jours sur le terrain, en particulier dans les secteurs B2B (business entre entreprises).
    Une économie interconnectée où chacun a son rôle à jouer
    Paradoxalement, la France bouillonne de nouvelles idées et d’applications technologiques à fort potentiel, créées par des entrepreneurs à l’image revalorisée au sein de la société, mais les entreprises plus traditionnelles ont des difficultés à les intégrer dans leur organisation. Or, si une jeune entreprise a besoin de financement pour naître et développer son offre, ce qu’elle arrive de mieux en mieux à obtenir en France, elle a surtout besoin de la vendre à des clients si elle veut justifier et pérenniser son existence. C’est là que les grandes entreprises françaises et les ETI ont leur rôle à jouer : c’est en achetant les solutions des innovateurs tricolores qu’elles renforceront le tissu économique de notre pays, tout en accélérant leur propre transformation numérique.
    C’est certain, faire confiance à une jeune entreprise comporte une part de risque. Composante qui ne fait pas partie de l’ADN de nombreux grands groupes, paralysés par la peur de l’échec, que l’on aime tant cultiver en France. Dans la grande période de transition que nous vivons actuellement, le message d’alerte « innover ou mourir », pourtant répété tel un mantra, ne semble pas arriver jusqu’aux oreilles des plus frileux. Le cercle vicieux de la non-innovation gangrène ainsi des pans entiers de secteurs économiques, qui n’évoluent pas comme ils le devraient, mais en plus de cela freinent l’élan des jeunes pousses aux solutions parfois mieux reconnues à l’étranger.
    L’innovation est par essence un risque
    Bien sûr, certaines grandes entreprises font figure de bons élèves de l’innovation, tels un L’Oréal ou un AXA, mais combien d’autres derrière se contentent d’appliquer un joli vernis de digital sur leur fondation branlante qui auraient plutôt besoin d’une vraie transformation en profondeur ? Car de l’innovation technologique dépendent aussi les changements organisationnels nécessaires et demandés par la nouvelle génération de collaborateurs. Ce sont bien souvent eux qui se substituent au devoir des dirigeants en apportant de nouveaux outils au bureau afin de gagner en efficacité, au risque de développer un Shadow IT mettant en péril la cybersécurité de l’entreprise.
    De grands groupes préfèrent investir dans des incubateurs/accélérateurs de start-ups, afin de « ne pas rater le train du digital », sans prendre l’initiative de se transformer suffisamment eux-mêmes. On voit aussi de grands éditeurs de logiciel ou des ESN qui n’utilisent même pas à leur propre compte les solutions innovantes qu’ils proposent à leur clients, laissant les autres prendre des risques à leur place. Mais la véritable innovation, c’est justement savoir prendre des risques, et non pas suivre ce que tout le monde fait déjà. L’Histoire l’a prouvé à maintes reprises, avec d’un côté des Ford, Ikea ou Apple et de l’autre des Kodak ou Nokia, que ce ne sont pas ceux qui restent immobiles qui sont récompensés.
    Croire au potentiel des Français
    On évoque souvent les Français comme un peuple qui voue une grande passion pour l’auto-critique, traduisant un caractère sain et mature et qui s’explique sans doute historiquement, mais cela l’a trop longtemps empoisonné dans sa confiance en lui. Heureusement, la nouvelle génération (Y) d’entrepreneurs  semble s’être débarrassée de cet héritage encombrant et la fierté d’être Français est aujourd’hui de retour.
    Mais il reste encore du chemin à parcourir dans la confiance en notre industrie technologique, encore bien trop « US Centric ». Un fleuron de la tech B2B française comme Criteo n’a-t-il pas été « obligé » de s’installer aux Etats-Unis pour passer à la vitesse supérieure ? Sans parler des Français qui décident de créer directement leur start-up aux USA comme Scality ou Datadog. 
    Lorsque le respecté cabinet d’analyse américain Gartner explique à nos entreprises que leur seul défaut est d’être française, cela n’aide pas à se défaire d’un complexe d’infériorité qui va déteindre sur les directeurs d’achats des grands groupes français. Par manque de compréhension de la technologie et peur du risque, ceux-ci vont souvent privilégier une jeune entreprise étrangère, ou plus sûrement un gros éditeur moins innovant, faisant ainsi le choix de l’entre-soi confortable.
    Se positionner tôt et être patient, comme pour tout investissement
    Le problème des entreprises technologiques en B2B est d’être comparées au modèle B2C (business direct au consommateur) avec lequel on se rend compte rapidement si un produit ou un service a du potentiel. Dans le B2B, entre 5 et 10 ans en moyenne sont nécessaires pour qu’une solution arrive à maturité, que les premiers clients aient été convaincus et que l’on puisse passer à une phase d’industrialisation. Aucun retour sur investissement ne peut être espéré avant 3 ans. Il est donc essentiel pour la survie de ces jeunes entreprises expertes en Big Data, en réseaux, en Intelligence Artificielle ou en Blockchain que les grands groupes leur fassent confiance tôt dans ce cycle, leur laissent leur chance et du temps pour mûrir leur offre et la faire évoluer au gré de leurs besoins.
    C’est en acceptant qu’une solution encore jeune ne soit pas parfaite dès le départ que les entreprises participeront à sa croissance. Par ailleurs, en se positionnant rapidement dessus, elles seront également les premières à en tirer les fruits et à prendre de l’avance sur leurs concurrentes. Et il ne faut pas non plus se leurrer : choisir d’acheter la solution d’un grand acteur plutôt que celle d’un petit comporte aussi sa part de risque. On n’est jamais à l’abri que le produit d’un éditeur de renom soit stoppé, ce qui engendrera alors des coûts élevés.
    Créer un tiers de confiance pour soutenir l’innovation
    Ce qu’il manque finalement à notre marché français de la tech B2B, c’est un organisme réellement indépendant, gouvernementale ou non, qu’il s’agisse de Business France, de France Digitale ou d’un autre, qui serait en mesure de juger de la maturité et de la viabilité des solutions technologiques françaises. Une sorte de label « French Tech B2B » de confiance, établi selon des critères objectifs (les étapes franchies avec succès, solidité des fondateurs, prix internationaux, partenaires, investisseurs…), à même de faire le tri et donc de rassurer les acheteurs potentiels.
    Si ce type de projet demande du temps pour être mis en place, le Secrétariat d’Etat au Numérique devrait à minima concevoir rapidement une méthodologie sur l’analyse du risque, afin de soutenir les jeunes entreprises françaises qui ont tous les atouts dans leur manche, si ce n’est une ancienneté suffisante aux yeux des vieilles maisons conservatrices.
    Sans tomber dans l’interventionnisme excessif, la France a donc son rôle à jouer en soutenant toutes les entreprises, grandes ou petites, qui participent à l’essor des innovations de rupture, afin  de pouvoir peser dans l’écosystème mondial. Le patriotisme économique a un sens et les Etats-Unis, la Chine ou la Corée du Sud ne se privent pas de l’appliquer. Alors, que nos têtes pensantes ne se contentent pas de brandir leur étendard à Las Vegas, mais enclenchent un véritable cercle vertueux de la confiance en l’innovation française et en ses hommes et ses femmes qui la portent.
  • After St Valentin – 10 événements à ne pas manquer le 15 février !

    Les événements à ne pas manquer le 15 février ! 

    Votre soirée de Saint-Valentin n'a pas été à la hauteur de vos espérances ?

     

    Ne vous en faites pas ! Pour vous faire oublier cette soirée , MyDigitalWeek vous propose de  faire le plein d'idées et d'inspiration le 15 Février.  et en savoir plus sur la fraude et la publicité, la cryptomonnaie, les risques des réseaux sociaux et bien d'autres !

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/mmaf-fraude-publicite-mobile-by-mmaf/?instance_id=2857

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/digital-matinale-bien-reussir-application-mobile-by-cellenza/?instance_id=2917

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/fintech-frenchweb-day-fintech-special-crypto-monnaies-by-frenchweb/?instance_id=2907

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-reseaux-sociaux-maitriser-risques-by-altana/?instance_id=2921

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-vendre-plus-mieux-combinant-lintuition-vendeurs-datas-by-adetem/?instance_id=2820

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bigboss-bancassurance-2018-by-digilinx/?instance_id=2845

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-bonnes-pratiques-gestion-de-crise-web-medias-sociaux-marques-by-digimind/?instance_id=2935

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transformation-nouveaux-enjeux-directeurs-financiers-deti-by-echos-events/?instance_id=2906

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-cles-reussir-campagne-de-communication-by-foliweb/?instance_id=2910

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/bilan-2018-by-ebg/?instance_id=2852

    Maëva Ramsahai

  • Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Maddy Keynote 2018, la cité du futur : entre mobilité, bien-être et Intelligence Artificielle

    Le 1er février dernier, le Centquatre ouvrait ses portes pour accueillir l’édition 2018 de la Maddy Keynote. Les conférences et les workshop ont rythmé cette journée afin de nous éclairer sur le monde de demain.

    Une vision nouvelle de la mobilité pour la cité du futur 

    « J’ai 80 ans et je vais vous parler d’innovation » nous lance avec ironie Rachel Picard, directrice générale chez Voyages SNCF.

    Il est question de mobilité depuis 1938 avec les chemins de fer mais ce n’est que dans les années 1980 que nous assistons à une véritable révolution : les TGV. L’objectif principal était de réduire au maximum la distance et le temps de trajet. À l’heure où l’on parle d’une cité du futur, il est grand temps de voir plus loin.

    INNOVER : pour Rachel Picard, l’innovation dans la mobilité passe par un profond changement de méthodes. Il faut que la SNCF ait plus d’agilité et d’ouverture. Leur nouvelle mission ? Faire un nouveau TGV connecté, moins cher en temps et en argent. Pour la réaliser, la SNCF va passer par 20 experts de la SNCF et d’Alstom. Ces derniers vont travailler avec des startups mais Rachel Picard nous explique qu’elle veut changer la donne. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour eux ? C’est-à-dire que nous allons travailler avec eux en les aidant avec nos codeurs, UX, etc pour en ressortir le meilleur ».

    OSER : « Il faut écouter et aller à la rencontre de nos clients. » Maintenant grâce à OUI.sncf (anciennement Voyages-sncf), de nouveaux modèles sont proposés aux voyageurs. Rachel Picard  cible surtout les jeunes avec des forfaits illimités pour le TGV : le TGVMax. Lancé en janvier 2017, il permet de prendre le TGV n’importe quand excepté aux heures de pointe et pendant les vacances scolaires. Ce forfait a séduit plus de 4 millions de voyageurs et a permis à la SNCF de recentrer son offre de TGV auprès des jeunes.

    TRANSFORMER : la SNCF est bien décidée à opérer avec des nouvelles mobilités et des nouveaux acteurs. L’Intelligence Artificielle sera au coeur de la vie des voyageurs. Elle anticipera les trajets et fera office d’assistant personnel de mobilité, à l’instar d’un Google Home pour ne citer que lui.

    Pour terminer, Rachel Picard aborde leur projet futuriste de train à très grande vitesse avec l’Hyperloop One. « A l’avenir, nous pourrons rêver d’un Paris-Nice en 50 min »

    Mobility Grid et smart city 

    « Une smart city, c’est une ville silencieuse, saine, fluide, solidaire et sobre » nous déclare Marie-Claude Dupuis, directrice de la stratégie de l’innovation et du développement à la RATP.

    La cité du futur selon la RATP sera une cité où le développement de la mobilité électrique sera parallèle au développement des énergies renouvelables. La technologie sera au service du bien-être des voyageurs : « il n’y a pas de smart city sans smart grid ». La smart city sera basée sur des nouvelles mobilités telles que le transport à la demande. Les voyageurs auront la possibilité de gérer leurs trajets et leurs moyens de transport : grâce au MASS, ils cocheront les données proposées en fonction de leurs envies.

    La smart city de la RATP, ce sera aussi toute une flotte de robot-taxi. Ces voitures autonomes permettront de réduire les coûts de 50% mais de nombreux tests restent à faire. Il y aura également un développement de la 3G/4G dans les métros ainsi que de tramways.

    « Et qui dit smart city ne veut pas forcément dire une réduction d’emploi. Au contraire, la RATP s’engage dans l’accompagnement et le retour à l’emploi ». Le ton est donné pour la smart city du futur.

    L’Intelligence Artificielle : le jour d’après 

    « L’objectif est de trouver des réponses à des questions données » nous rappelle Nicolas Demassieux, Senior Vice President chez Orange Labs Research. L’Intelligence Artificielle n’est plus un terme à définir, bien que plusieurs définitions lui soient attribuées. Celle que l’on retient est la reproduction de tâches cognitives humaines. Pourtant, 3 problèmes sont décelés avec l’IA. Tout d’abord il faut prendre en compte son taux d’erreur : bien qu’elle ne soit qu’à hauteur de 3%, l’Intelligence Artificielle n’est pas sans faille. De plus, il faut aborder les biais d’apprentissage : basée sur des données biaisées, l’IA ne peut avoir une analyse exacte. Par exemple dans le recrutement, un homme sera choisi plutôt qu’une femme car la domination de l’homme est dans les moeurs. Enfin, l’explicabilité est également un problème : à l’inverse de l’humain, l’IA ne peut expliquer pourquoi elle a fait tel ou tel choix, elle l’a juste assimilé. Au contraire, l’humain possède un certain recul et a conscience de ce qu’il fait, il peut donc l’expliquer.

    Et l’Intelligence Artificielle du jour d’après alors ? De nous jours, il y a beaucoup trop d’idées reçues sur cette dernière : l’anthropomorphisme qu’on lui prête peut faire peur à certains mais ce qui est essentiel, c’est de découvrir des nouveaux modes de raisonnements et d’en faire ressortir une certaine altérité. Ces espèces de clones doivent être plus humain pour qu’on leur accorde notre confiance.

    Temps fort de la MK2018 : le live session de Julian Assange 

    Le célèbre et controversé fondateur de Wikileaks : julien Assange, a accordé une session de questions-réponses inédite où aucune caméra n’était autorisée à filmer. Lors de ce live, Julian Assange a abordé des thèmes actuels : le blockchain, la cryptographie qu’il qualifie de « liberty on internet », la surveillance massive que nous subissons. Il a également évoqué les fameuses « fake news », notamment en politique. Pour terminer, il a longuement parlé de la démocratie : « La démocratie ne fait pas l’égalité, l’égalité amène les problèmes et ces problèmes sont réglés par la démocratie elle-même ». À méditer.

    Maëva Ramsahai

  • #FBConnexions – Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook

    Retour sur les temps forts de l’événement Connexions par Facebook 

    Mardi 23 janvier, le rendez-vous était donné pour deux jours de folie à la célèbre Station F dans le 13e arrondissement de Paris. Facebook ouvre enfin ses portes au grand public à travers Connexions, une exposition ludique et interactive. Le réseau social nous invite à voyager à travers les technologies d’aujourd’hui et de demain. Durant ces deux jours, les visiteurs avaient l’occasion d’en savoir un peu plus sur l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle ou encore la photo à 360°. Stand de réalité virtuelle

    TEMPS FORTS

    Zoom sur Ask Me Anything : L’Intelligence Artificielle et l’innovation selon Facebook . De gauche à droite : Benoit Georges, Journaliste aux Echos, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research, Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris « On ne dit pas UNE Intelligence Artificielle mais L’Intelligence Artificielle » déclare Yann LeCun, Chief Scientist au Facebook AI Research. Mais qu’est-ce que l’Intelligence Artificielle ? Yann LeCun nous la définit assez simplement. C’est la capacité des machines à reproduire des activités humaines. La notion d’IA apparait dans les années 50 et la définition n’a cessé d’évoluer au cours du temps. L’Intelligence Artificielle moderne se résume à deux données : le Machine Learning et le Deep Learning. Pour comprendre l’IA, Yann LeCun nous propose de visualiser le réseau de neurones humains. L’Intelligence Artificielle est une reproduction de ce réseau sous forme de neurones artificiels. Ces derniers vont alors traiter l’information reçue de manière simplifiée et ils procèdent par une succession de couches d’informations. Ce système de compréhension par une machine est similaire à l’humain à travers la reconnaissance d’images. Ainsi ce système de traitement d’informations permet de reconnaître des objets, des images médicales et même la parole. Après avoir rejoint Facebook il y a 4 ans, Yann LeCun était missionné par Mark Zuckenberg en personne du développement de l’IA. Des laboratoires de recherche ont donc ouvert et on en compte 4 dans le monde à ce jour (Paris, Londres, New-York et Toronto). Antoine Bordes, Directeur au Facebook AI Research Paris, nous en dit un peu plus sur le centre de recherche de Paris. L’AI Research de Paris compte environ 40 chercheurs et ingénieurs et est le plus grand des quatre centres de recherche. « L’objectif est de doubler le personnel sur les prochaines années. L’équipe se concentre surtout sur la recherche plutôt que le développement. » Pour illustrer tout cela, Alexandre Lebrun, Directeur Ingénierie au Facebook AI Research Paris, raconte l’histoire de sa start-up Virtuoz. En 2002, il lance Virtuoz basé sur les chatbots. Ces bots ont été conçus pour la SNCF, SFR ou encore Ebay pour répondre automatiquement aux mails non-traités par les centres de contacts. En 2014, Alexandre Lebrun lance une nouvelle start-up : Wit.ai, spécialisée dans la commande vocale pour les objets connectés. En 2015, Facebook rachète Wit.ai pour développer un nouveau bot : le Doctor QA. Le prototype lit des textes de type Wikipédia et on peut lui poser des questions en retour. Cependant ce système est pour l’instant limité car il ne permet pas de dialogue. Ainsi ce bot soulève la grande question que tout le monde se pose : l’IA peut-elle avoir un sens commun ? Pour Yann LeCun, « les machines ne sont pas capables de développer un sens commun à la différence des humains. Ces derniers l’ont acquis grâce à l’observation du monde qui les entourent depuis l’enfance. Ils ont donc assimilé un grand nombre d’informations comme la gravité par exemple. » Il poursuit : « Pour les machines, c’est grâce à un apprentissage par renforcement qu’elles procèdent. Elles doivent emmagasiner maintes et maintes fois l’information pour la retenir, ce qui demande énormément de temps. L’apprentissage de l’humain face aux machines est alors plus efficace. » L’IA a donc encore des progrès à faire. Maëva Ramsahai

  • Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Les enjeux liés à la donnée en 2018 : IA, deep learning et data gouvernance

    Par Florian Douetteau, CEO de Dataiku

    Alors que 2017 a révélé l’importance du rôle des data scientists et des analystes dans la productivité des entreprises, 2018 sera l’année du deep learning et, entre autres, de la data-gouvernance. Cette nouvelle année à venir consacrera probablement la science des données comme un atout stratégique majeur, plus proche des besoins de l’entreprise.

    Deep learning : du Cloud au hardware
    Jusqu’ici, l’implication du hardware dans le deep learning s’est limitée au Cloud. Aujourd’hui, le système tend à s’adapter davantage au deep learning, en raison des enjeux que celui-ci représente. Cette évolution s’observe notamment chez les processeurs NVIDIA, ou encore dans les Bitcoins. Ces technologies mènent vers un hardware plus spécifique, plus à même d’accompagner les performances des systèmes d’apprentissage et de l’IA.

    Machine learning : de nouvelles architectures
    Les réseaux accusatifs générateurs (GAN) constituent une nouvelle architecture de machine learning particulièrement intéressante. Ces réseaux dits « neuronaux » et « concurrents » fonctionnent selon deux modes complémentaires : le premier consiste à produire des échantillons de données « naturels » à partir de données réelles, et le second consiste à distinguer les données réelles des imitations. Les deux modèles, appelés « génératif » et « discriminant », apprennent ainsi l’un de l’autre.
    Le succès de cette nouvelle architecture est dû au fait qu’elle nécessite moins de paramètres. Ce qui accroît son efficacité : génération ou création d’images et de retouches d’images à haute résolution et de vidéos, synthèse texte et image, etc. Elle a également la capacité de s’entraîner avec un volume de données réduit et de fournir des prédictions sur les données manquantes.
    Cependant, les GAN présentent des risques, notamment lorsqu’un des réseaux a assez appris pour se passer de l’apprentissage auprès d’un réseau concurrent.

    Des innovations démocratisées
    L’innovation est encore en décalage par rapport à l’usage réel des outils en entreprise. Les collaborateurs ont parfois des difficultés à mettre en pratique les innovations. 2018 devrait changer la donne : l’intensification du machine learning et son extension à un plus grand champ d’applications permettra aux bots d’acquérir une capacité de conversation plus proche des interactions humaines. Plus encore : les bibliothèques de données permettront une meilleure compréhension sémantique des échanges, améliorant leur efficacité.

    Une synergie des compétences renforcée
    En 2018, la complémentarité entre les métiers prend une dimension plus intense. Les projets futurs nécessiteront davantage de synergie entre les data scientists et les équipes commerciales, afin que chaque collaborateur ait un regard sur le déroulement entier d’une action.
    Bien que chaque membre de l’entreprise puisse accéder à des données relevant d’une compétence précise, chaque action nécessite que toutes les expertises soient impliquées. De plus, les modèles de machine learning évoluent constamment. Il est donc fréquent que la personne qui effectue la mise à jour des modèles soit différente de celle qui les a créés. Ainsi, il est nécessaire d’intensifier la collaboration pour faciliter leur mise en application.

    Data Gouvernance :  vers une plus grande sécurité des données
    Lorsqu’on parle de machine learning, on pense nécessairement aux données et aux nouvelles réglementations qui y sont liées, que les entreprises ne doivent pas ignorer. Le RGPD illustre parfaitement la préoccupation grandissante des gouvernements pour les enjeux liés à la sécurité des données. Aux entreprises, il revient donc d’évaluer les risques en amont et de faciliter la traçabilité du parcours des données pour s’assurer d’être en conformité avec la législation.
    En l’occurrence, il peut être efficace de retracer le cycle de vie des données, en inscrivant celui-ci sur un support centralisé et accessible. Le cycle de vie des données doit comporter un inventaire des données existantes (données consommateurs, données d’identification ou encore données RH), des personnes qui y accèdent et y ont régulièrement recours, ainsi que des modes de traitement de la donnée (copie, suppression, etc.). De cette manière, il sera plus simple d’identifier les pratiques qui impliquent la manipulation de données personnelles et celles qui présentent des risques.

  • #INNOVATIONS – La PARENTHESE – APPEL à projets Marketing

    La PARENTHESE – APPEL à projets Marketing

    A l’initiative de Stéphanie Perrin, Commissaire Générale du Printemps des études et de Claudie Voland – Rivet, Consultante #digital transmission, ( La Parenthèse ) , offre à de jeunes pousses / entrepreneurs / chercheurs / auteurs dans les univers #marketing #research #insights #datavisualisation #data #ux la possibilité de faire connaître leur inventivité, de diffuser leurs idées et concepts auprès du public annonceurs mais aussi des instituts et prestataires présents sur la manifestation.

    (La Parenthèse) , grande nouveauté de la 7ème édition du Printemps des études qui se tiendra les 5 et 6 avril 2018 au Palais Brongniart à Paris, a pour objectif s , de créer un nouveau lieu d’échange, d’ amorcer de premières relations, de présenter de nouvelles méthodologies, de nouvelles expertises : d’inspirer chacun des acteurs présents.

     Les porteurs de projets novateurs sélectionnés (start – up, entrepreneur, auteur , chercheur ), disposeront de 1 à 4 créneaux de 15 mn pour présenter leur savoir – faire. Ce dispositif s’organisera pendant les 2 jours de la manifestation , dans un cadre informel , ouvert de 10h à 18h.

    Acteur du Printemps des études 2018, v us souhaitez participer à cette expérience ?

    Vous avez des idées, projets innovants à présenter ?

    N’hésitez plus et candidatez :Dossier de candidature ( La Parenthèse )
    Envoyer votre dossier à :

    Claudie Voland – Rivet, Consultante #digital transmission
    mail : cvolandrivet@gmail.com
    @claudieparis

  • Manque de collaboration, freins culturels…les entreprises peinent à innover

    Culture d’innovation : les entreprises à la traîne …

    Une nouvelle étude du Digital Transformation Institute de Capgemini, intitulée « The discipline of innovation: Making sure your innovation center actually makes your organization more innovative », souligne l’essor des centres d’innovation et analyse la valeur qu’ils apportent aux entreprises. Selon cette enquête menée auprès de 1 700 employés dans 340 organisations, les sociétés investissent énormément dans les centres d’innovation dans l’espoir de s’adapter à l’évolution du marché, sans pour autant parvenir à innover. 

    L’étude révèle une culture d’innovation insuffisante, l’absence de processus internes robustes et un manque de leaders qui encouragent l’innovation en interne dans les entreprises. Elle montre également la répartition actuelle des centres d’innovation : si les Etats-Unis restent le leader du marché, l’Inde et Singapour gagnent rapidement du terrain. Par ailleurs, les secteurs technologique et automobile sont ceux qui ont créé le plus de centres d’innovation au cours des 12 derniers mois.

    Un manque d’efficacité d’innovation

    Les processus d’innovation actuels sont inefficaces et n’offrent pas de résultats concrets aux entreprises. Depuis octobre 2016, le nombre de centres d’innovation a augmenté de 27 %, mais les organisations ne deviennent pas pour autant plus novatrices.

    Si 87 % des sociétés interrogées disposent d’un centre d’innovation, aucune n’est arrivée à une maturité « optimale »[1]. En effet, la moitié des dirigeants jugent leur entreprise incapable de s’adapter à l’évolution du marché, et moins d’un cinquième (17 %) d’entre eux estiment qu’une culture d’innovation règne dans leur organisation. La plupart des sociétés (76 %) sont encore dans la phase initiale de leur programme d’innovation : les projets sont menés dans les différents services de façon indépendante, sans gestion centralisée.

    Une maturité freinée par la culture de l’entreprise et un manque de collaboration

    Selon le rapport, les principaux obstacles à la création d’une entreprise innovante sont une culture inadaptée et un manque d’engagement auprès de la communauté élargie des fournisseurs et partenaires. Déjà identifiée comme un frein majeur à la transformation digitale dans de précédentes études[2], la culture de l’entreprise s’avère donc également un obstacle à l’innovation. Cette nouvelle étude montre que de nombreuses organisations ne possèdent pas une culture d’expérimentation, de partage et de concrétisation des idées. En outre, l’innovation est inhibée par l’incapacité des sociétés à travailler avec leur écosystème élargi. Quatre personnes interrogées sur dix jugent que leurs process et technologies ne favorisent pas les interactions avec leurs partenaires. Un autre facteur qui empêche la collaboration externe réside dans la réticence à partager des données avec des tiers par crainte de perdre l’avantage concurrentiel de l’entreprise.

    Pourtant, c’est en s’ouvrant à la collaboration et en adoptant une culture adéquate que les entreprises deviennent matures en matière d’innovation. L’étude révèle que les organisations novatrices sont 13 % plus nombreuses à établir des partenariats en interne et en externe avec des start-ups, des universités et d’autres partenaires industriels. En outre, les sociétés matures sur le plan de l’innovation sont 25 % plus susceptibles de disposer de processus flexibles.

    Comme l’explique Lanny Cohen, directeur des technologies et de l’innovation et membre du Comité exécutif du groupe Capgemini : « Les entreprises doivent prendre conscience qu’il ne leur suffit pas d’ouvrir des centres d’innovation pour devenir innovantes du jour au lendemain. Pour une transformation réelle et durable, les sociétés doivent développer une culture qui encourage les collaborateurs, par des récompenses financières ou non, à tester et à commercialiser leurs idées. Les départements dédiés à l’innovation peuvent jouer un rôle important dans ce processus, en collaborant avec les différentes équipes afin de développer des idées originales et d’établir un lien avec l’écosystème de partenaires et de fournisseurs. Ceci dit, il faut noter que la réussite passe avant tout par la promotion de l’esprit d’innovation et de la créativité à l’échelle de l’entreprise. »

    Emergence des centres d’innovation en Inde et à Singapour

    La Silicon Valley n’a plus le monopole des créations de centres d’innovation. Au niveau mondial, elle n’héberge plus que 13 % d’entre eux, contre 18 % en 2015.

    L’évolution est la plus flagrante en Asie :

    Les pays d’Asie revendiquent 29 % des ouvertures de centres d’innovation en 2017, contre 25 % en Europe ;
    Singapour a attiré le plus de centres d’innovation cette année, reléguant Londres à la troisième place du classement ;
    Bangalore séduit également de plus en plus de centres d’innovation : cette ville devient la quatrième destination la plus prisée (gagnant ainsi une place par rapport à 2016), et l’Inde occupe le quatrième rang en termes de centres d’innovation créés en 2017.

    Des changements s’opèrent également aux Etats-Unis :

    Les Etats-Unis arrivent en tête du classement avec 47 centres d’innovation ouverts cette année, mais bon nombre d’entre eux sont dispersés géographiquement ;
    Bien que la Silicon Valley reste la destination numéro un aux Etats-Unis, sa part de centres d’innovation américains a baissé de 20 % au cours des deux dernières années ;
    Les villes d’Atlanta, de Boston et de New York ont accueilli à elles trois 11 centres supplémentaires en 2017.

    Comment maximiser la valeur des projets d’innovation

    Pour devenir une entreprise innovante, il est nécessaire d’adopter une approche rigoureuse sur un certain nombre de fronts. L’étude décrit les étapes à suivre :

    – Accéder à un écosystème élargi, où les idées sont développées en concertation avec les partenaires externes et internes ;
    – Promouvoir et encourager l’innovation dans les différents services et départements fonctionnels, sans se limiter aux services innovation ;
    – Bâtir une culture digitale dans laquelle les dirigeants servent de modèles et soutiennent les équipes ;
    – Créer une culture qui encourage l’expression d’idées à tous les niveaux de l’entreprise ;
    – Mettre en place des processus de gestion des idées jusqu’à leur commercialisation.

    Afin d’améliorer la maturité d’innovation moyenne, des efforts concertés doivent être déployés pour renforcer les maillons faibles que sont l’écosystème et la culture de l’entreprise. Enfin, la vigueur, l’engagement et la détermination des dirigeants sont essentiels à la réussite des projets d’innovation dans les organisations.

     

  • Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée : quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Robotisation, objets connectés, blockchain, réalité augmentée :
    quelles innovations choisir et pour quels usages ?

    Par Laure Boutron, Directrice Marketing, Exact France

    La technologie s’est infiltrée jusqu’au plus petit rouage de la majorité des entreprises, alors qu’auparavant, l’informatique se limitait aux ordinateurs et aux connexions Internet. Qu’il s’agisse d’attirer des clients, d’optimiser l’expérience utilisateur  ou de développer de nouveaux business models, on peut affirmer sans exagérer que, presque toutes les entreprises aujourd’hui sont devenues des entreprises IT.

    C’est précisément pour cette raison que la technologie est devenue contraignante pour de nombreux entrepreneurs. Partout, autour de vous, vous entendez parler de nombreuses innovations. Mais comment identifier la valeur ajoutée pour vous ?

    Qu’il s’agissent de robotisation, des objets connectés, de blockchain ou de la réalité augmentée et virtuelle, vous devez savoir sur quels aspects vous focaliser, et déterminer ce qui n’est pas clé pour vos investissements.

    Voici un aperçu des technologies susceptibles d’être pertinentes pour les entrepreneurs.

    Robotisation

    De plus en plus de tâches initialement effectuées par des hommes peuvent aujourd’hui être exécutées par des robots. Les premières formes « visibles » de robotisation sont apparues dans l’industrie automobile, où les travaux de soudure ont été progressivement confiés à des robots. Aucun homme ne peut égaler leur rapidité, leur précision et leur régularité. Aujourd’hui, des robots ont également fait leur entrée, par exemple, dans l’administration financière. Selon toute probabilité, l’effet de la robotisation aura un impact majeur sur le marché du travail. Il ne s’agit pas de savoir si la robotisation va influencer notre travail – ce sera de toute façon le cas – mais bien quel sera son impact sur l’emploi. La robotisation influencera la quasi-totalité des secteurs et entreprises. La pertinence dépend surtout des processus : les robots peuvent déjà se charger de tâches simples et chronophages. Pour les tâches plus complexes ou les fonctions créatives, il faudra encore attendre un peu.

    L’IoT ou les objets connectés

    L’Internet des Objets (IdO) (en anglais « Internet of Things » – IoT) est également un phénomène technologique qui frappe l’imagination. En deux mots, l’IdO désigne les appareils toujours plus nombreux connectés à Internet. Outre lessmartwatches et les dispositifs mobiles, citons également les appareils électroménagers, les machines de production et les moyens de transport qui sont dotés de récepteurs. Le but ultime est d’en obtenir des processus plus efficaces. La logistique deviendrait également meilleure et moins coûteuse, puisque les objets peuvent indiquer où ils se trouvent dans la chaîne d’approvisionnement. Pour la maintenance préventive, des appareils indiqueront à temps qu’ils ont besoin d’un entretien. Pour les entrepreneurs, il s’agit effectivement de savoir quand il est temps de rendre votre produit « connecté » et quand réaliser une analyse de rentabilité.

    La réalité virtuelle et augmentée

    Deux possibilités s’offrent à vous si vous voulez créer un monde virtuel accessible à votre écosystème.

    Soit en construisant une représentation se superposant au monde réel, c’est la réalité augmentée. L’intérêt principal est de proposer davantage d’interactions entre le réel et le virtuel. Le jeu Pokemon Go est un exemple connu du grand public d’application intégrant la réalité augmentée.

    Soit en créant un monde totalement nouveau, c’est la réalité virtuelle. L’utilisateur est alors propulsé dans un monde créé artificiellement par ordinateur à l’aide d’un casque occultant posé sur sa tête. On pense notamment au Google Cardboard qui permet d’escalader le Mont Blanc comme si on y était. Ici aussi, de nombreux fournisseurs sont occupés à développer des produits et logiciels.

    Mais dans quelle mesure tout ceci est-il vraiment pertinent pour les entreprises ? De manière générale, il semble que pour l’instant, la réalité virtuelle et la réalité augmentée sont uniquement intéressantes pour les entreprises qui veulent bâtir une expérience client optimale et novatrice.

    Blockchain

    Dernière technologie ayant rapidement gagné en popularité ces dernières années : la blockchain. On pourrait décrire la blockchain comme un système qui automatise la confiance. La première application connue utilisant l’infrastructure de la blockchain est le bitcoin, la monnaie numérique. Toutes les personnes qui possèdent ou vendent des bitcoins sont connectées à une base de données centrale. Lorsque des bitcoins sont transférés entre deux parties, la transaction est à la fois enregistrée dans les systèmes des deux intéressés et dans l’administration de toutes les personnes connectées.

    Pour autant, les possibilités offertes par la blockchain vont bien au-delà de celles offertes par le bitcoin. Née en 2009, la blockchain est un protocole de pair-à-pair (P2P) de gestion de données numériques transparent, et surtout infalsifiable et sécurisée. Cela a ouvert la voie à un éventail quasi infini d’applications. On entre dans l’ultime étape de la désintermédiation avec la possibilité de réaliser des transactions en direct, sans commission, ni intermédiaire. Si vous ne voulez pas manquer ce train, montez à bord dès aujourd’hui.

    Toutes ces technologies ont un point commun : elles dépendent de la taille du marché et de sa normalisation (standards). Ce sont les conditions sine qua non pour toutes les avancées technologiques. Ainsi, par exemple, les films HD ne sont devenus intéressants pour le grand public que lorsqu’il a été possible de les produire à grande échelle et que le secteur a sorti une norme (le BluRay).

    En tant qu’entrepreneur, mieux vaut rester prudent sur les investissements en nouvelles technologies, et éviter que votre modèle en soit totalement tributaire.

    Dans tous les cas, la technologie est un moyen, et non une fin en soi.