Étiquette : innovations

  • AI PARIS : retour sur les temps forts de l’événement

    AI PARIS, le salon du business de l’IA

    Par Pierre Tran, journaliste et membre de la Brigade du Web 

    Les  11 et 12 juin s’est tenue la 3ème édition de AI Paris au Palais des Congrès de Paris, le rendez-vous de l’écosystème de l’Intelligence artificielle en France. Retour sur ces deux journées riches en contenus et en rencontres.

    AI Paris, c’est avant tout un salon business, l’occasion pour les entreprises de rencontrer les fournisseurs de solutions, les éditeurs et les consultants, de networker. Avec ses 110 exposants, les visiteurs peuvent effectivement découvrir un beau panorama des acteurs de l’IA,. 

    Outre l’espace exposants, 😯 speakers et 40 ateliers se relaient pendant ces deux jours pour nous proposer en parallèle des conférences stratégiques, des retours d’expérience et des parcours techniques. Les contenus, résolument orientés business et utilisateurs, témoignent d’un marché encore émergent mais en pleine expansion. En revanche, si vous venez chercher les dernières innovations, l’état de l’art en matière d’intelligence artificielle, vous pourriez repartir frustrés, mais ce n’était l’objet de l’événement.

    Notre secrétaire d’Etat chargé du numérique ouvre la conférence sur la scène Conférences Stratégiques. Cédric O insiste sur l’effort du gouvernement en matière de recherche et formation. 

    Mythes et réalité des l’IA

    Dans sa keynote, Luc Julia, co-créateur de Siri et VP Innovation chez Samsung, remet les pendules à l’heure. A travers une fresque historique passionnante où il retrace l’évolution de l’intelligence artificielle depuis une soixantaine d’années, il démonte certains mythes et buzzwords. Déjà avec le terme “intelligence artificielle” qui est né d’un malentendu, comme l’explique Luc Julia dans son ouvrage “L’intelligence artificielle n’existe pas”. En 1956 lors d’une conférence, John MacCarthy convainc ses collègues d’employer l’expression “intelligence artificielle” pour décrire une discipline qui n’avait rien à voir l’intelligence. Aujourd’hui encore, on est loin de comprendre le fonctionnement du cerveau. 

    D’autres mythes sont également démontés comme les capacités du machine learning (il faut 100 000 images à une ML pour reconnaître un chat alors qu’il en faut 2 pour un enfant de 2 ans), celles de la voiture autonome (imaginez une voiture autonome place de l’Etoile à 18h, elle n’avance plus !), ou encore le mythe de la boîte noire (un algorithme IA est inexplicable). Luc Julia finit sa session en dédicaçant quelques exemplaires de son ouvrage offerts pour l’occasion aux participants.

    Le potentiel de l’IA française

    Bruno Maisonnier, fondateur/CEO de Anotherbrain et ancien président d’Aldebaran Robotics, commence par dresser un bilan peu brillant du rang de la France dans l’écosystème mondial de l’IA. Malgré la bonne réputation des ingénieurs français dans ce domaine, la France n’apparaît même pas dans les 5 pays les plus influents de l’IA. Pour lui, la bataille est perdue face aux Etats-Unis et à la Chine qui ont déjà une longueur d’avance dans le deep learning. Le seul moyen de ne pas disparaître, c’est de prendre des risques, de créer une approche disruptive et de sauter directement à la prochaine génération de l’IA. C’est sur quoi travaille actuellement Anotherbrain avec des puces bio-inspirées.

     Retours d’expérience

    AI Paris, c’est aussi une multitude salles qui proposent des parcours techniques, des retours d’expérience, des tracks consulting, des ateliers thématiques. 

    Parmi les sessions Retours d’expérience, la présence d’un service public comme Pôle Emploi, qui par ailleurs tient également un stand, a de quoi surprendre. Michel Cottura, chef de programme IA, présente la transformation digitale et le passage à l’échelle de l’IA dans ce service public. Ce projet ambitieux, initié en janvier 2019, met en jeu des dimensions technologiques, métier, humaine, éthique et démontre la grande maturité de la démarche IA au sein de Pôle Emploi.   

    Parmi les sessions Retours d’expérience, la présence d’un service public comme Pôle Emploi, qui par ailleurs tient également un stand, a de quoi surprendre. Michel Cottura, chef de programme IA, présente la transformation digitale et le passage à l’échelle de l’IA dans ce service public. Ce projet ambitieux, initié en janvier 2019, met en jeu des dimensions technologiques, métier, humaine, éthique et démontre la grande maturité de la démarche IA au sein de Pôle Emploi.     

    Sur l’espace exposants, les fournisseurs rivalisent d’arguments et de solutions pour automatiser les processus, améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises grâce aux technologies IA : machine learning, deep learning, traitement automatique du langage… 

    Sur le stand d’Oracle, l’éditeur démontre le concept de ville intelligente modélisée dans une maquette à base de Lego, d’Arduino et de Raspberry Pi, avec différents cas d’usage comme le ramassage de poubelles, l’éclairage et le parking intelligents. 

    On découvre également un projet étonnant, le World Bee Project dont l’objectif est de lutter contre l’extinction des abeilles. Comme l’explique Martine Kordel d’Oracle en nous montrant sur le stand une ruche vivante avec 1500 abeilles, les abeilles sont indispensables à la pollinisation des fruits et des légumes. Si les abeilles disparaissent, l’espèce humaine ne pourrait survivre que 4 à 5 ans. L’idée est de connecter les ruches à de l’IA pour permettre aux scientifiques et aux apiculteurs d’intervenir rapidement en cas de problèmes. Oracle participe à ce projet en tant que fournisseur d’IoT et de la base de données intelligente Autonomous Transactional Processing. Celle-ci est capable de traiter les 2 à 3 millions d’informations/minute générées par les ruches connectées. Oracle fournit 3 cas d’usage : l’essaimage, les données en temps réel et la détection d’attaque de frelons.

    Pour découvrir d’autres exposants, Emmanuel Beillaud, consultant digital nous propose sur sa chaîne Youtube un petit reportage vidéo où il est allé interviewer différents exposants sur leur stand.

    Et le vainqueur des AI Paris Awards 2019 est…

    AI PARIS célèbre également les startups innovantes de l’IA à travers la cérémonie des AI Paris Awards 2019. Cette année, un jury composé d’experts indépendants a sélectionné 3 finalistes : Cartesiam.ai, DataValoris et reciTAL. 

  • Vous faîtes quoi Jeudi 23 Mai ? Pléthore d’événements : Marketing – Innovations – Technologies

    JEUDI 23 MAI 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-micro-influenceurs-reelle-evolution-ou-bullshit-by-club-du-marketing-emotionnel/?instance_id=4299

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-growth-france-day-by-growth-day-france/?instance_id=4286

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-pass2019-panda-security-summit-2019-by-panda-security/?instance_id=4211

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-mixit-by-lyon-jug-et-le-cara/?instance_id=4265

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-it-days-2019-by-alpix/?instance_id=4239

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/transfo-la-transformation-digitale-de-la-supply-chain-un-enjeu-pour-les-pme-by-cci-hauts-de-seine/?instance_id=4269

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/marketing-generation-z-comment-les-plus-jeunes-dictent-les-nouveaux-codes-marketing-by-relatia/?instance_id=4302

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/retail-ecommerce-connect-by-wonke-3/?instance_id=4240

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/tech-data-center-cloud-forum-2019-by-mark-com-event/?instance_id=4142

  • Cybersécurité et Innovations : les principales tendances

    Les Assises de la Sécurité et l’Epita présentent le livre blanc « Cybersécurité et Innovations »

    Issu d’un partenariat entre les Assises de la Sécurité et l’école EPITA, cet ouvrage met en avant les principales tendances et innovations du secteur de la cybersécurité vues lors des Assises de la Sécurité 2018

    Evènement de référence dans le domaine de la cybersécurité, Les Assises de la Sécurité ont réuni en octobre dernier près de 2 900 participants. Avec plus de 165 ateliers et conférences organisés sur 3 jours, l’édition 2018 a proposé aux professionnels du secteur un contenu riche et diversifié.

    Afin de mettre en lumière la qualité de ces contenus portés par les partenaires et experts du secteur, les Assises de la Sécurité ont choisi de s’associer à l’EPITA, l’école des ingénieurs en intelligence informatique, et plus particulièrement à la Majeure « Systèmes, Réseaux et Sécurité » (SRS) dont l’objectif est de former les futurs professionnels de la cybersécurité.

    Ce livre blanc dévoile les grandes tendances, innovations et solutions présentées cette année lors des Assises de la Sécurité, et ce à travers le regard des étudiants de l’EPITA. Le livret propose notamment des interviews d’experts et revient sur certains temps forts, conférences et table-rondes organisés tout au long de l’édition 2018.

    « Nous sommes ravis de nouer ce partenariat avec l’EPITA, école de référence dans la formation des futurs professionnels de la cybersécurité. Au travers de ce livre blanc, notre objectif est de promouvoir les contenus proposés par nos partenaires et de fournir aux RSSI et professionnels du secteur un compte rendu clair et concis des principaux enjeux débattus lors des Assises 2018. Nous souhaitons également mettre en avant les solutions technologiques vues par les étudiants d’aujourd’hui, nombre d’entre eux seront les experts de demain et auront peut-être l’opportunité d’assister aux Assises en tant que RSSI ou partenaire, » explique Florence Puybareau, Directrice de la Communication et des Contenus, DG Consultants.
    « L’EPITA participe depuis de nombreuses années aux Assises de la Sécurité et nous sommes ravis de nous associer étroitement à ces rencontres d’affaires au travers de ce livre blanc, » ajoute Sébastien Bombal, Responsable de la majeure Système, Réseau et Sécurité (SRS) de l’Epita. « Notre Majeure SRS a pour vocation de former les futurs professionnels de la cybersécurité. Ainsi, interviewer des experts de renoms et assister à des conférences et ateliers de qualité a été un vrai privilège pour nos étudiants qui ont pu se plonger au cœur des enjeux du secteur. Nous espérons pouvoir renouveler ce partenariat dans les années à venir et contribuer au succès des Assises de la Sécurité.»

    Le livre blanc est disponible en téléchargement ici : lien

  • De la 3D pour imaginer la ville de demain, de l’intelligence artificielle pour piloter l’usine du futur, des drones pour la maintenance , revivez ELECTRIC DAYS – The Future of Life

    ELECTRIC DAYS INSIGHTS  The Future of Life


    Revivez en intégralité le rendez-vous de l’innovation dans l’énergie organisé par EDF : les meilleurs moments en vidéos, les conférences avec des experts, les lauréats des Prix EDF Pulse : tout est là !

    De la 3D pour imaginer la ville de demain, de l’intelligence artificielle pour anticiper la consommation des clients et piloter l’usine du futur, des drones pour la maintenance des sites industriels, un exosquelette pour réduire les charges lourdes …
    Du 9 au 11 octobre, EDF organisait les Electric Days à la Grande Halle de la Villette à Paris pour présenter 120 innovations.
    4 grandes thématiques #TechforGood

    SMART CITIES
    SMART BUSINESS
    SMART HOME
    LOW CARBON GENERATION

     

    Comment allons-nous produire et consommer l’électricité dans le futur ?
    Quelles sont les enjeux dans le domaine de la mobilité électrique, de la maison connectée?
    Les réponses de Jean-Bernard Levy PDG d’EDF

    SMART CITIES

    Lors des Electric Days, EDF a lancé son nouveau plan pour la mobilité électrique dont l’objectif est de devenir le leader dans ce domaine dès 2022 en Europe. EDF est déjà un acteur de référence de la mobilité électrique en France, avec ce plan l’entreprise accélère son développement et entend devenir le premier exploitant européen de bornes de recharge pour véhicules électriques, mais également le premier fournisseur d’électricité pour les alimenter.

    Navya propose des véhicules autonomes capables de rouler sans que personne ne soit derrière le volant. Un an seulement après sa création, l’entreprise a dévoilé Arma, premier véhicule autonome sans chauffeur à être commercialisé en série. L’entreprise a également développé des navettes connectées conçues pour révolutionner les déplacements collectifs.

    SMART BUSINESS

    L’exosquelette #ONET : la solution technologique pour un corps augmenté, mobile et mieux protégé. De 23 kilos de poids réel à seulement 7 kilos de poids ressenti !

    Un robot qui analyse et purifie la qualité de l’air dans une zone fermée. Il possède sa base de recherche et est doté d’une autonomie de 10h. L’appareil est uniquement utilisé pour les entreprises.

    Metroscope : le logiciel d’intelligence artificielle pour le client B2B qui souhaite améliorer son excellence opérationnelle.

    DRONES

    iBubble : le drone entièrement autonome qui explore, inspecte et filme sous l’eau pour tous travaux de maintenance et de prévention développé par la société NotiloPlus.

    https://www.youtube.com/watch?v=v8hBZQ68ccE

    Elios, le drone rapide et économique qui explore et inspecte en détail et en toute sécurité les espaces fermés, confinés et inaccessibles opéré par la société SITES.

    Grimp’Tout : le drone qui grimpe le long des parois de bâtiments nucléaires et des barrages pour y effectuer des travaux de mesure et de maintenance en hauteur, un drone adapté par la société Nuvia.

     

    SMART HOME

    Les travaux de R&D sont utiles à la société ! La preuve avec le fauteuil #électrique qui se recharge grâce à l’induction. Plus de câble et de contorsions pour l’utilisateur qui devient autonome pour recharger son fauteuil !

     

    La data comme aide pour un maintien à domicile. Le service « MON PARENT & moi » développé par EDF tracke la consommation électrique dans la maison pour déterminer les comportements habituels. De quoi rassurés ceux qui ont des parents vivants seuls.

    Snapwatt est un Yuka des besoins énergétiques. Vous scannez un appareil électrique et l’application vous donne toutes les informations sur son impact énergétique et des recommandations d’utilisation.

    Notre Soleil & Nous : l’offre d’autoconsommation d’énergie solaire dans le secteur de l’habitat collectif. Les bailleurs sociaux ou les co-propriétaires d’un immeuble pourront se partager l’électricité produite par des panneaux solaires installés sur leur toit.

    Le saviez-vous, on pourra bientôt stocker de l’énergie à partir de nos appareils ménagers et la récupérer en période non creuse ? èc’est la légende d’une inno ?

    Diag Energie 3D est une appli qui détecte les points faibles d’un logement et optimise sa rénovation en un clin d’œil.

    Sowee est une station connectée qui permet de piloter tous les services de la maison : confort et économies d’énergie. Grâce à l’application associée au thermostat, vous pouvez désormais piloter à distance votre chauffage et réduire jusqu’à 16% vos consommations.

     

    SMART HEALTH

    100 millions de prises de sang par an ! La startup Lab2U, coup de cœur de l’appel à projet sur les services à la personne dans l’habitat lancé par EDF Pulse Croissance (anciennement EDF Nouveaux Business), a créé une appli pour prendre RDV avec un infirmier du réseau qui vient à domicile. Les résultats sont envoyés via smartphone. Simplissime ! « Ma prise de sang ou je veux, quand je veux » déjà dispo à #lyon.

     

    LOW CARBON GENERATION

    Les kits solaires off-grid en Afrique : ces solutions portables et autonomes tout-en-un permettent de produire et consommer facilement de l’électricité d’origine solaire dans les zones non connectées.

    McPhy : les électrolyseurs pour une production d’hydrogène bas carbone. EDF Pulse Croissance a signé un accord de partenariat avec la société McPhy pour un développement en France et à l’international. Une première étape pour EDF dans ce nouveau marché en pleine croissance.

    Sowee Data Challenge

    Pendant deux jours, 10 trinômes se sont affrontés pour imaginer le futur de l’habitat connecté. Leur mission : proposer un nouveau widget pour enrichir les services de la Station Connectée Sowee et de l’Appli mobile.

    https://www.youtube.com/watch?v=u7LBmyZCQFQ

     

    PRIX EDF PULSE

    Depuis 2013, les Prix EDF Pulse donnent un coup d’accélérateur aux start-up françaises et européennes qui inventent le monde de demain grâce à de nouvelles solutions technologiques. Un monde électrique, plus « smart », plus responsable et plus connecté.

     Catégorie Smart Health & Self : Helper Drone, le drone qui sauve des vies

    Un drone qui sauve des vies en mer, une #innovationde la #startup@HelperDronede @NvelleAquitainerécompensée par le Prix EDF Pulse Smart Health & self

    Déployée depuis 3 ans sur les plages de Biscarosse pour assister les sauveteurs en mer, la solution Helper Drone permet de sécuriser rapidement les victimes de noyade. Comment ? En leur envoyant une bouée de sauvetage avant l’arrivée des secours. Une assistance précieuse et efficace puisqu’elle a déjà permis de sauver 10 vies et a été déterminante dans 150 interventions.

     

    Catégorie Smart Home : Lancey, le radiateur qui stocke l’énergie

    Lancey lutte contre la précarité énergétique en permettant l’accès à une énergie moins chère. La solution ? Rendre possible le stockage de l’électricité chez soi, pendant les heures creuses, grâce au premier radiateur intelligent équipé de batteries.

    Catégorie Smart Business : Hyperlex, l’intelligence artificielle pour la gestion des contrats

    Innover pour les entreprises, c’est aussi leur faire gagner du temps. Aujourd’hui, les gestionnaires de contrats peuvent consacrer plus de 50 % de leur temps à rechercher des informations dans les différents contrats. Pour faciliter leur quotidien, Hyperlex propose un logiciel doté d’une intelligence artificielle capable de comprendre les contrats et d’en ressortir les éléments importants de façon automatique (échéances, exclusions, impacts des changements réglementaires…).

    Catégorie Smart City : HySiLabs, le transport d’hydrogène par un vecteur liquide

    Pour transporter sept fois plus d’hydrogène dans un seul camion dédié au transport de liquide, par rapport à du gaz haute pression. Ce qui représente sept fois moins de véhicules sur la route et sept fois moins de véhicules à acheter.

    Grand Prix du Public : Vitirover, le désherbage robotisé

    Un petit robot à quatre roues, chargé d’entretenir les grandes surfaces enherbées grâce à l’énergie du soleil. Une alternative mécanique aux solutions de désherbage chimiques.

    BONUS

    Electric Days c’est aussi :

    EDF Discovery Lab
    180 élèves de lycées professionnels et CFA ont échangé autour d’animations innovantes.

    Tribunal des Générations Futures
    Pour la deuxième fois, EDF s’associe à Uzbek et Rica pour s’interroger sur le futur de l’énergie. Sous forme d’audience de tribunal, plusieurs intervenants sont venus défendre leurs points de vue.

    Conseils municipaux des jeunes
    Afin de sensibiliser les jeunes aux enjeux de l’énergie, des jeunes du conseil municipal d’une commune d’Ile de France ont débattu sur les sujets de la mobilité électriques et des énergies renouvelables.

     

    Cet article a été écrit avec la participation des équipes d’EDF dans le cadre d’un partenariat.

     

  • Auto-sécurisation, auto-réparation, auto pilotage, « Autonomous » , le futur de la base de données

    Avec Oracle, le futur sera « Autonomous » !

    En amont de la conférence annuelle Oracle OpenWorld qui se tient du 22 au 25 octobre à San Francisco, Oracle France investissait le 8 octobre dernier le campus Station F, le plus grand incubateur de startups et haut lieu de l’innovation technologique française.

    L’étape française de l’évènement Oracle IMPACT fut l’occasion de faire le point sur les dernières avancées technologiques chez Oracle – intelligence artificielle (IA), IoT, chatbots, blockchain…– à travers des plénières, des tables rondes, des témoignages de clients, des études de cas ou encore des démonstrations, et surtout de découvrir une toute nouvelle catégorie de plateforme : l’Autonomous Database Cloud.

    Andrew Sutherland, Senior Vice President Oracle Systems and Technology Business, EMEA and AsiaPacific, avait fait spécialement le déplacement pour venir nous parler avec passion de ce futur qui est déjà maintenant, comme le laisse entendre la baseline d’Oracle « Your Tomorrow, Today » ; et qui sera assurément… autonome ! Stéphane Roman, Cloud Platform Director Oracle France, et Alain Scazzola, Business Development Manager Oracle France, étaient également sur scène pour détailler et illustrer de manière concrète les avancées de la nouvelle plateforme.

    Avec Oracle Autonomous, la toute première base de données autonome au monde, l’éditeur de solutions B2B révolutionne la gestion des données, ces fameuses et précieuses data, comme la voiture autonome redéfinit notre rapport au transport.

    Aujourd’hui, on constate que 85% des attaques informatiques ont déjà un patch disponible depuis plus d’an, et que 74% des entreprises mettent plus de 3 mois à appliquer ces patches. Il y a aujourd’hui trop d’informations à traiter pour les humains. Et c’est là que l’IA peut aider à réduire cette complexité, à éliminer l’administration manuelle et les erreurs humaines, à assurer la sécurité et l’optimisation des performances, le tout à un moindre coût.

    Auto-pilotage

    Autonomous Database Cloud est un service Cloud de base de données basé sur Oracle Database 18c, intégrant une technologie d’apprentissage machine (machine learning) qui va bien au-delà des mécanismes classiques d’automatisation. Avec des capacités d’auto-pilotage, d’auto-sécurisation et d’auto-réparation, la base de données devient entièrement autonome : « Comparé à un système automatisé, un système autonome prend en compte le contexte », précise Andrew Sutherland.

    En matière d’auto-pilotage, la base de données assure en toute autonomie sa propre administration, tant d’un point de vue de la surveillance de son bon fonctionnement que de l’optimisation intrinsèque de ses performances. Elle prend également en charge la gestion de son infrastructure basée sur les plateformes intégrées Exadata.

    Pour des besoins périodiques ou saisonniers des entreprises, le machine learning peut par exemple provisionner préventivement le nombre de CPU disponibles pour la charge de travail.

    Le service peut surveiller les limites de capacité et les goulots d’étranglement pour éviter les problèmes de performance. Il peut effectuer les sauvegardes, les reprises, les mises à niveau et faire de l’auto-tuning.

    L’ERP NetSuite par exemple, bénéficie d’une longue expérience d’une vingtaine d’années en matière de tuning. En prenant une application comportant 8500 index, tunée de façon fine par des experts NetSuite, en la mettant sur Autonomous Database et en reconstruisant les index, l’application a présenté le même niveau de performance, mais avait optimisé le nombre d’index à 1700 !

    Auto-sécurisation, auto-réparation

    La base de données autonome s’auto-sécurise, en appliquant les correctifs de sécurité de manière périodique et automatisée. Elle peut également appliquer un correctif en urgence lors de la publication d’une faille « 0-day », et cela, sans avoir à arrêter le système.

    En cas de tentative de fraude, le machine learning détecte un comportement inhabituel et malicieux et répond automatiquement par le blocage de la transaction.

    En cas de panne système, Autonomous Database s’auto-répare automatiquement, sans interrompre le service. Ainsi le contrat de niveau de service garantit une disponibilité à 99,995 %, ce qui correspond à une durée d’interruption de moins de 2,5 minutes par mois (planifiée et non planifiée).

    Autonomous Database remplace-t-il le DBA (Administrateur de Base de Données) ? C’est sans doute la première question qui vient à l’esprit quand on découvre ses fonctionnalités. Autonomous Database prend en charge les tâches de maintenance, de provisionning, etc. ; des tâches techniques sans valeur ajoutée. Le métier de DBA va donc sûrement évoluer : il va pouvoir collaborer plus étroitement avec les équipes métier pour apporter son savoir-faire et sa connaissance de la donnée et de son cycle de vie, pour in fine, avoir un vrai rôle de data management.

    De la base de données autonome aux applications autonomes

    La famille Autonomous Database se décline désormais en trois produits : Autonomous Datawarehouse,Autonomous Transaction Processinget Autonomous NoSQL Database Cloud.

    Avec Autonomous Datawarehouse, l’autonomisation arrive dans les couches applicatives. Ainsi connectée à une base de données Autonomous, l’application Analytics Cloud permet de générer automatique des rapports de Business Intelligence. Différents cas d’usage sont évoqués ; par exemple, l’outil peut analyser les données avant même que l’utilisateur n’ait créé un tableau ou un graphique.  Il peut commencer à chercher des corrélations entre des données et en déduire des attributs qui n’existaient pas auparavant. Si vous avez l’habitude d’aller à New York et de produire à ce moment-là un certain type de rapport d’analyse, l’application va ainsi vous préparer ce rapport de manière proactive en fonction de votre calendrier et des interactions avec vos interlocuteurs habituels.

    « Tout devient de plus en plus autonome. Nous travaillons ainsi actuellement avec un retailer pour lui permettre d’envoyer les commandes avant qu’elles ne soient passées par les clients », annonçait Andrew Sutherland en introduction.

    Bienvenue dans le futur autonome !

    Il commence dès à présent…

    Pierre TRAN, journaliste 

     

  • Non, Google Duplex ne remplacera pas les centres de contacts

    Non, Google Duplex ne remplacera pas les centres de contacts

    Selon Julien Rio, Head of Marketing, Dimelo

    Dévoilé par le PDG de Google, Sundar Pichai, lors du dernier Google I/O en Mai, Duplex est présenté comme le futur Assistant Google, un voicebot qui imite les humains à la perfection et peut fixer des rendez-vous par téléphone à la place du client. Il suffit de demander au bot de contacter un salon de coiffure ou un restaurant pour qu’il gère cette demande. Si l’enseigne ne prend pas de réservation en ligne, le robot-assistant l’appelle pour fixer le rendez-vous directement en fonction des exigences du client et informe ce dernier de l’issue de l’échange.

    Le premier élément frappant est le réalisme de la voix du robot qui imite l’humain et y ajoute même des imperfections pour un rendu plus naturel. Certains vont jusqu’à prétendre que ce robot a réussi le test de Turing puisqu’il est en mesure de converser avec des individus sans qu’ils puissent savoir s’ils discutent avec un robot ou un autre être humain.

    Face à cette problématique, Googlea ajouté un avertissement standard pour que la machine s’annonce systématiquement comme un robot.

    De récentes inquiétudes ont émergé, craignant que Duplex remplace sous peu les centres d’appel et prive des milliers de personnes de leur emploi dans le monde. En effet, une technologie qui permet au consommateur de contacter des marques peut certainement offrir aux marques la possibilité de répondre aux clients et de remplacer les agents de leurs centres d’appel par des machines.

    Non plausible!

    Ce scénario fonctionne uniquement dans un périmètre limité. Un porte-parole de Google a souligné que Duplex est destiné à opérer dans des cas d’usage très spécifiques. La technologie est actuellement réservée à un panel restreint de testeurs de confiance pour effectuer des réservations dans des restaurants, des salons de coiffure, et confirmer leurs horaires d’ouverture. Pour mettre en place la bonne expérience, Google est dans une approche lente et mesurée pour intégrer les retours et les enseignements des tests.

    La machine fournit d’excellents résultats parce qu’elle travaille dans un périmètre réduit. Les ingénieurs de Google l’ont développée dans l’objectif que tous les scénarios de ce périmètre puissent être analysés et gérés. Cependant, si l’être humain sortait de ce cadre, par exemple en posant des questions à l’assistant sur sa vie privée, son expérience, ses sentiments, le bot atteindrait très rapidement ses limites et serait incapable de répondre.

    Ce n’est pas l’objectif de Google (dans l’immédiat)

    Google se concentre sur les cas d’utilisation où la technologie Duplex peut aider les consommateurs dans leurs actions, plutôt que d’utiliser son potentiel à des fins professionnelles.

    Comme souvent dans l’innovation, dans un premier temps les précurseurs comme Google effleurent seulement la surface. Les applications commerciales potentielles sont extrêmement nombreuses. Des abus sont même à craindre (ce que les détracteurs de Duplex redoutent le plus) pour utiliser cette technologie à des fins néfastes. Remplacer les agents de centres d’appels par des machines serait l’une de ces nombreuses possibilités.

    La technologie n’est pas encore prête pour cela. Alors que les premières démonstrations sont impressionnantes, il est important de noter que Google n’a pas encore rendu disponible Duplex. Des années peuvent s’écouler entre la démonstration initiale et le lancement du produit. Ce à quoi nous avons assisté en Mai avec Sundar Pichai était un exemple parfait dans un environnement contrôlé avec un focus sur le consommateur. Nous sommes encore bien loin d’un déploiement de grande ampleur pour des centres d’appels !

    Des craintes infondées accompagnent souvent les nouvelles technologies. En2005, le même débat avait émergé sur les caisses en self-service et les craintes de destruction de millions d’emplois. Ou encore plus récemment, en 2017, de nombreux articles évoquaient le danger que faisaient peser les chatbots sur les agents de centres de contact.

    Les discussions autour de Duplex font figure de nouvel épisode de la psychose chatbot. A terme, que deviendra Duplex si ce n’est un chatbot vocal aux airs d’être humain ? Si l’on regarde en arrière, les chatbots ont eu un impact positif pour les consommateurs (disponibilité accrue des marques, réduction du temps de réponse), pour les entreprises (gains de productivité générés, meilleure image) ainsi que pour les agents humains.

    En étant réaliste, un chatbot ne peut pas faire tout le travail d’un agent humain. S’il effectue un travail de qualité dans la gestion de questions redondantes dans un périmètre bien défini, il est très rapidement dépassé lorsque les questions se complexifient ou qu’elles requièrent une caractéristique humaine basique : l’empathie.

    Heureusement pour les agents humains, lorsque le chatbot traite des requêtes simples, ils ont plus de temps pour gérer des questions plus complexes à valeur ajoutée et se voient libérés des tâches répétitives.

    La même situation se profile pour le futur « chatbot vocal » qui ne pourrait certainement pas remplacer l’Humain, mais pourrait contribuer à lui conférer une position plus intéressante.

    Si les centres d’appels ont une crainte à avoir aujourd’hui, c’est celle de la croissance rapide des canaux digitaux au détriment du téléphone. Puisque les compétences nécessaires pour gérer une conversation messaging diffèrent de celles requises pour le téléphone, cette menace majeure vient accompagnée de la nécessité d’une transformation digitale en profondeur.

  • Comment préserver la qualité de l’expérience client face à l’innovation perpétuelle ?

    Comment préserver la qualité de l’expérience client face à l’innovation perpétuelle ?

    Une expertise proposée par Michael Allen, VP Worldwide Partners chez Dynatrace

    Au cours de la dernière décennie, le rythme de l’Innovation s’est accéléré. Les entreprises publient constamment des mises à jour logicielles afin d’améliorer l’expérience client et offrir de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs. Ce système d’innovation perpétuelle est un élément crucial de la stratégie d’entreprise pour maintenir un avantage concurrentiel. Des entreprises comme Amazon publient de nouvelles mises à jour logicielles toutes les 11 secondes.

    Même si les grandes organisations n’innovent pas à la même vitesse que les géants de l’industrie, de récentes études démontrent qu’elles publient 3 mises à jour logicielles en moyenne par heure travaillée. Cependant, 89% des DSI estiment encore devoir accélérer ce rythme dans le futur, ce qui compliquera la maîtrise du bon fonctionnement des logiciels. Evaluer l’impact des mises à jour sur la performance est de plus en plus délicat en raison de la complexité des environnements IT et des couches technologiques. Et paradoxalement, ces mises à jour peuvent nuire à la qualité de l’expérience client que l’entreprise cherche à améliorer.

    Le paradoxe de l’expérience client

    Même les entreprises les mieux équipées font face à un dilemme : trouver un compromis entre une innovation plus rapide et la certitude que les nouvelles fonctionnalités et mises à jour ne causeront aucune panne informatique. Par exemple, en mai 2017, une panne de WhatsApp a laissé un grand nombre de ses 1,2 milliard d’utilisateurs en difficulté : impossible d’envoyer ou de recevoir des messages. En sachant qu’une nouvelle version de WhatsApp est livrée tous les deux ou trois jours, nécessitant des changements de code horaire, on peut imaginer que la mise à jour logicielle en était la cause la plus probable. C’est un équilibre difficile à trouver, et nécessitant des processus et une infrastructure adéquats, afin de soutenir cette culture d’innovation rapide, sansrisquer de problèmes ou de pannes de service.

    Construire une infrastructure agile

    Pour soutenir l’élan vers une plus grande agilité, les organisations doivent poser de solides fondations afin d’assurer la livraison d’un plus grand volume de mises à jour logicielles, à un rythme plus rapide. De nombreuses organisations ont identifié le cloud comme le meilleur moyen d’y parvenir, et migrent de plus en plus leurs services et leur infrastructure vers des environnements multi-cloud hybrides. Les entreprises prennent également de nouvelles mesures pour améliorer leur agilité en restructurant les applications en micro-services et conteneurs dynamiques, pour atteindre une vitesse encore plus grande et innover.

    Cependant, si une infrastructure agile est essentielle pour accélérer le rythme de l’innovation, elle doit être couplée à une culture tout aussi agile pour être vraiment réussie. Les employés desdifférents  services doivent fonctionner à la même vitesse et avoir les mêmes objectifs. Cela permet d’éviter le chevauchement des projets, les conflits entre les processus et les imprévus, créant de mauvaises expériences pour les utilisateurs. Si tout le monde a les mêmes objectifs, il est beaucoup plus facile pour les entreprises d’atteindre un succès global.

    La collaboration est clé

    Le processus d’innovation rapide exige une étroite collaboration entre les équipes de développement et d’exploitation au sein du département informatique. Un moyen d’y parvenir est la mise en œuvre d’une démarche DevOps, culture et pratique d’ingénierie de logiciels visant à unifier les équipes de développement (Dev) et les équipes opérationnelles (Ops). Bien que l’adoption de DevOps facilite l’innovation rapide sans mettre en danger l’expérience utilisateur, certaines démarches sont nécessaires pour bénéficier pleinement de ses avantages.

    Premièrement, les équipes DevOps doivent disposer de ressources suffisantes pour réaliser des projets selon les normes exigeantes. Des recherches montrent que près des trois quarts des DSI pensent que les efforts en matière de DevOps sont souvent sapés par l’absence de données et d’outils partagés, empêchant les équipes IT d’avoir une vue unique et tangible de la réalité.

    Pour lutter contre cela, les équipes DevOps ont besoin en temps réel d’accéder aux données de gestion de l’expérience digitale via l’intelligence artificielle, permettant d’identifier les problèmes de performance des services. Cette information doit être démocratisée et unifiée afin que chacun ait une même vision de la réalité et parle le même langage, travaillant en tandem pour faire avancer l’entreprise. Cette approche est au cœur d’une culture DevOps, visant à éliminer les inefficacités dans les processus de développement, à fournir des mises à jour de qualité et à réduire les corrections à apporter par les développeurs, les empêchant alors de travailler sur les projets d’innovation.

    Placer le client au cœur de l’innovation

    Les entreprises doivent fournir les expériences digitales attendues par leurs clients, et la vitesse est un critère crucial. Le processus mis en place ne doit pas pour autant compromettre l’expérience utilisateur. Les équipes informatiques doivent donc combiner l’infrastructure agile fournie par les environnements multi-cloud hybrides, avec la culture collaborative défendue par DevOps. Cela permet aux entreprises d’innover dans un environnement dynamique, tant sur le plan technique que sur le plan opérationnel, en diminuant les risques que l’innovation rapide peut avoir sur l’expérience utilisateur.

    En fin de compte, cela assure une évolution rapide des outils répondant aux besoins de l’entreprise et des clients, sans craindre de fâcheuses conséquences.

     

  • #USI2018 – Pourquoi la blockchain est appelée à révolutionner les transactions et les échanges dans les années à venir ? 

    USI 2018 – Pourquoi la blockchain est appelée à révolutionner les transactions et les échanges dans les années à venir ?

    Lors de l’événement USI2018 qui s’est déroulé le 25 et 26 juin dernier à Paris, mydigitalweek a rencontré Primavera de Filippi, une jeune chercheuse au Cersa (CNRS), et au Berkman Center for Internet & Society à l’Université d’Harvard. Passionnée par les sujets autour de la blockchain, Primavera soulève les problématiques que font surgir les technologies sur le plan juridique.

    MyDigitalWeek : tout le monde regarde, peu de gens comprennent vraiment, et personne ne sait encore quel est l’avenir de cette nouvelle manière d’authentifier et de sécuriser les transactions. Quelle est votre définition de la Blockchain ?

    Primavera de Filippi : Ce qu’on appelle une blockchain, c’est une base de données qui, au lieu d’être stockée chez un intermédiaire central, est distribuée sur différents ordinateurs au travers d’un réseau ( peer-to-peer) – avec des techniques cryptographiques de certification et de non répudation

    Les ordinateurs conservent une trace de toutes les transactions. Cela constitue une sorte de registre (indélébile et décentralisé), de tous les échanges effectués. In fine, la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, qui fonctionne sans organe central de contrôle.

    “Il s’agit d’une technologie de stockage et de transmission d’information, Cette technologie possède en particulier trois caractéristiques : elle est transparente, sécurisée et fonctionne sans organe central de contrôle”

    MyDigitalWeek : Pourquoi est-ce une technologie disruptive ?

    Primavera de Filippi :  La blockchain n’est pas juste une nouvelle technologie de plus. Elle va changer le paradigme de pensée, notamment par la suppression des intermédiaires alors que notre organisation sociale repose sur eux. La blockchain sert bien sûr à faire des transactions plus vite et à moindre coût, mais cela permet surtout de nouveaux usages et un changement dans les manières de penser.

     MyDigitalWeek :  La Blockchain est-elle synonyme de moteur de confiance ?  

     Primavera de Filippi : C’est plutôt un système trustless. Dans la communauté Blockchain, on a tendance à penser que les individus et les organisations ne sont pas dignes de confiance et que les transactions devraient être en conséquence gérées exclusivement par du code informatique.
    Mais, quand la confiance dans la techno est rompue à cause de circonstances imprévues, comme une faille dans le code ou dans la conception, alors le système tout entier risque de se rompre. Seule l’intervention permet de restaurer les garanties originelles et la confiance. Le débat est de savoir si l’on peut modifier l’historique des transactions interroge la raison même d’être de ces systèmes.

    MyDigitalWeek :  La blockchain n’a t- elle pas besoin avant tout de pédagogie et d’évangelisation plutôt que de gouvernance 

    Primavera de Filippi :À l’instar d’Internet qui a mis une décennie à transformer les économies et la société, il faudra sans doute attendre plusieurs années avant de constater ses effets disrupteurs. Des freins subsistent en particulier dans le cadre juridique. A ce jour, aucune application s’appuyant sur la blockchain n’a révolutionné notre quotidien. Mais les idées et les expérimentations ne manquent pas.

    MyDigitalWeek :  Quelle est la place de la France à ce niveau ?

    Primavera de Filippi : La France n’est pas en retard au niveau technoogique. Mais comme ailleurs c’est le cadre juridique qu’il faut travailer. Qui décide des règles ? Qui surveillent leurs applications ? Malheureusement, ces questions primordiales sont peu abordées pour une raison simple : le développement de cette technologie est assuré par un petit groupe de développeurs. Il n’y a pas vraiment de représentativité des personnes qui vont utiliser ou qui vont être assujetties à cette technologie.

    MyDigitalWeek :  Un message à faire passer ?

    Primavera de Filippi : La blockchain a aujourd’hui besoin de se poser la question du maintien de son ordre social et moral. Comment encadrer les risques de voir cette technologie utilisée contre l’intérêt général ? Comment être certain que la blockchain respecte toutes les questions de vie privée et de confidentialité ? Il y a encore beaucoup de questions, allant de celle des intérêts de chacun et celle de la régulation. Le prochain défi est d’incorporer des mécanismes juridiques à l’intérieur de la technologie, afin de pouvoir la gérer.

    Propos recueillis par Annie Lichtner 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les 10 startups qui rejoignent le startup Garage de Facebook

    Le Startup Garage de Facebook : la Saison 2 est officiellement lancée !

    • 10 nouvelles jeunes entreprises, à l’avant-garde de l’innovation sur la donnée, rejoignent le programme pendant 6 mois
    • Le bilan de la première édition du Startup Garage en 2017 est prometteur, avec plus de 80 % des startups qui ont atteint leurs objectifs de développement et plus de 40 millions d’euros levés

    Une promotion de 10 nouvelles startups prometteuses, à l’avant-garde DE l’innovation

    Parmi les 350 startups qui ont répondu à l’appel à candidatures en février dernier, 10 entreprises à l’avant-garde de la valorisation de la donnée ont été sélectionnées pour rejoindre la saison 2 du Startup Garage from Facebook.

    Le Startup Garage de Facebook poursuit son engagement pour l’économie digitale française, en intégrant une promotion de startups prometteuses, qui visent à aider les gens à gérer leurs données ou à s’en servir pour prendre de meilleures décisions, ou encore améliorer leur quotidien. Le Startup Garage aide notamment les startups à adopter l’approche « Privacy by design », en les aidant à développer des produits et services qui intègrent, dès leur conception et lors de chaque utilisation, le plus haut niveau possible de protection des données personnelles de leurs utilisateurs.

    Pour accompagner ces 10 startups durant 6 mois, les équipes de La Javaness, un acteur de l’écosystème spécialisé dans l’incubation de startups, travailleront avec le Startup Garage from Facebook à la mise en place des différents ateliers et aideront les startups au quotidien.

    Les 10 startups qui rejoignent le startup Garage de Facebook

    Pour cette deuxième saison, la moitié des startups porte des projets à forte valeur sociétale, axés sur l’accessibilité, l’inclusion, l’aide à la personne ou encore le lien social :

    • Ava : Ava est une application permettant de sous-titrer en temps réel tous types de conversations, permettant ainsi de les rendre plus facilement accessibles aux sourds et aux malentendants. L’Intelligence Artificielle retranscrit en temps réel et identifie les différents locuteurs. Ava a été conçue pour concilier accessibilité de l’information et anonymité (les transcripts des conversations ne sont pas conservés sur le serveur).
    • Axeptio : A la manière des avis clients, Axeptio est le tiers de confiance qui recueille et certifie les consentements utilisateurs, conformément aux exigences du GDPR. Cette startup permet ainsi aux entreprises de valoriser leurs bonnes pratiques et de créer un nouveau lien de confiance avec leurs utilisateurs.
    • Publidata : Publidata est une plateforme transterritoriale de données et services publics qui permet aux collectivités de gagner à la fois en efficacité – dans la production, mise en qualité et circulation des informations dont ils sont garants – et en crédibilité, via des outils de mise en place instantanée de supports digitaux contextuels, qualitatifs et fiables. Publidata permet à ce sujet de rendre lisible et contextuelle l’offre de services des acteurs publics ou assimilés en fonction d’informations personnelles.
    • RandomCoffee : RandomCoffee aide les entreprises à favoriser des rencontres ciblées entre leurs collaborateurs. RandomCoffee s’appuie sur les données personnelles comme les services, les expertises ou les centres d’intérêts pour créer des connexions intelligentes entre collaborateurs d’une même entreprise.
    • Chance : Chance développe une solution qui démocratise le coaching professionnel pour permettre aux chercheurs d’emploi de révéler leurs talents invisibles. Grâce aux données issues du coaching et des différentes interactions avec les talents accompagnés, Chance améliore en continu la qualité de l’accompagnement mais aussi les recommandations de parcours professionnels.
    • Entourage : Entourage est une application au service des sans-abris pour créer du lien social. L’application Entourage utilise les données à caractère personnel comme un moyen de donner un pouvoir à chacun, en particulier aux sans-abris. Entourage garantit la sécurité et la confidentialité de chaque utilisateur, tout en leur permettant d’entrer en contact avec les autres.
    • DataGalaxy : DataGalaxy est la première plateforme agile de gouvernance de données qui permet de recenser les données personnelles au sein des entreprises (leur définition, leurs lieux de stockage et leurs parcours) et d’en assurer la traçabilité.
    • Foodvisor : Foodvisor est une application de nutrition basée sur une technologie de reconnaissance d’image afin d’estimer les quantités et de fournir les informations nutritionnelles. Les utilisateurs fournissent des informations afin d’avoir de l’aider pour mieux à atteindre leur objectif de santé. Foodvisor utilise uniquement leurs données pour améliorer le produit, les recommandations et les algorithmes.
    • Goshaba : Goshaba est une solution qui permet d’identifier les meilleurs profils pour un poste à travers un parcours gamifié basé sur les sciences cognitives. Goshaba propose aux entreprises une solution qui permet de mieux recruter en pré-qualifiant les candidats à la fois en termes de compétences et d’expérience, mais aussi en termes de personnalité et de fit culturel. Cette solution s’appuie sur les sciences cognitives, la gamificattion et le smart data.
    • RogerVoice : RogerVoice est une application qui permet aux sourds et malentendants de communiquer par téléphone.

    Un programme de soutien des startups françaises les plus innovantes

    Inauguré en janvier 2017 par Sheryl Sandberg, COO de Facebook, le « Startup Garage from Facebook » est la première initiative mondiale de Facebook dédiée à soutenir et accompagner dans un lieu physique les jeunes entreprises travaillant sur des projets liés à la valorisation des données pour créer des services utiles à la vie quotidienne. Les grandes idées peuvent rapidement prendre leur envol quand les startups se voient offrir l’espace et l’accompagnement nécessaires pour se développer ensemble et apprendre les unes des autres.

    C’est pourquoi le Startup Garage offre une opportunité idéale : les startups sont installées au cœur de l’écosystème pendant 6 mois, et bénéficient d’un programme unique animé par des experts mondiaux et des mentors de Facebook, avec des conseils-sur-mesure, des rencontres mensuelles et des ateliers de travail pour développer leur entreprise et se familiariser avec les aspects liés à leur activité.

    Caroline Matte, Responsable du programme Startup Garage de Facebook, se réjouit :“Nous sommes ravis d’accueillir cette nouvelle promotion de startups et de les accompagner durant ces 6 prochains mois. Dans cette deuxième saison, nous mettons en avant des jeunes entreprises qui sont, pour beaucoup, tournées vers l’aide aux entreprises et aux pouvoirs publics dans la gestion et l’organisation de leurs données, première étape nécessaire à la mise en place du nouveau Règlement général sur la protection des données. Nous avons hâte de commencer à découvrir comment le Startup Garage peut les aider à pousser leurs projets !”

    Facebook est né d’un écosystème de startups vigoureux qui lui a permis d’avancer et d’innover rapidement, et c’est pour cette raison qu’il s’engage, avec son Startup Garage, à soutenir la prochaine génération de success stories de startups en France.

     

  • Paiement mobile ou vocal, wallet sans contact, QR Code, monnaies virtuelles… Décryptage sur les nouveaux moyens de paiement

    NOUVEAUX MOYENS DE PAIEMENT

    Une nouvelle étude d’Affinion avec l’institut Toluna 

    Plus de 6 Français sur 10 sont convaincus qu’ils représentent l’avenir

    Longtemps considéré comme le dernier maillon de la chaîne dans l’expérience d’achat, le paiement s’inscrit désormais au cœur de la stratégie des marques. Les objectifs : fluidifier et accélérer le parcours client en magasin, mais aussi augmenter le taux de conversion des paniers en ligne. En France, aux côtés des traditionnels chéquiers, cartes bleues et espèces, les consommateurs disposent désormais de nombreuses alternatives pour régler leurs achats : paiement mobile ou vocal, wallet* sans contact, QR Code, monnaies virtuelles… Mais quel rapport entretiennent-ils avec ceux-ci ? Sont-ils prêts à les utiliser ? Quels freins les retiennent encore et quels avantages perçoivent-ils ? Pour le savoir, Affinion International, leader mondial des solutions d’engagement client, a mandaté l’institut de sondage Toluna, afin de réaliser une étude sur le sujet, dont il livre aujourd’hui les résultats, riches d’enseignements.

    Le paiement sans contact est plébiscité par 7 Français sur 10 mais le paiement par mobile et SMS reste à la traine…

    Née en France, la carte bleue représente tout naturellement l’un des modes de règlement les plus répandus dans notre pays. C’est donc sans surprise que le paiement sans contact, auquel elle est désormais associée, ait reçu un très bon accueil dès son lancement. L’étude Affinion International révèle ainsi que 7 Français sur 10 y ont déjà eu recours. Et près d’1 sur 2 (44%) l’utilise même régulièrement (plus de 2 fois par mois).

    Autre moyen avec lequel les Français sont désormais familiers : le paiement en ligne de type Paypal ou Paylib, qui obtient les faveurs de 76% d’entre eux. Principalement utilisé par des petites entreprises, boutiques en ligne ou personnes physiques, il reste toutefois plus épisodique, avec seulement 40% des personnes interrogées, qui s’en servent au moins 1 fois par mois.

    Loin derrière, on trouve les paiements par mobile, SMS ou QR Code : seuls 2 Français sur 10 les ont déjà testés. Néanmoins, ces nouveaux usages devraient se développer dans les prochaines années, puisqu’ils sont principalement portés par la génération des 18-34 ans, qui représentent 1 utilisateur sur 5.

    Enfin, positionnées en queue de peloton, les monnaies virtuelles, telles que le bitcoin, intéressent peu les Français. On note sur ce moyen de paiement une vraie fracture générationnelle, sans doute due à son aspect très technologique. Ainsi, les 55 ans et plus sont 98% à n’avoir jamais essayé contre 85% des 18-34 ans.

    Ce qui séduit ? La rapidité et la simplicité d’usage

    Qu’est ce qui pourrait donner envie aux Français d’utiliser plus régulièrement tous ces nouveaux moyens de paiement ? Sans aucun doute la rapidité/flexibilité (52%) et la simplicité/praticité d’usage (42%) qu’ils leur reconnaissent. Ainsi, ils apprécient notamment de pouvoir payer de petites sommes sans avoir recours aux espèces ou encore le gain de place que cela représente dans leur portefeuille. C’est notamment le cas des 55 ans et plus (62%).

    Enfin, la sécurité et l’utilité se classent respectivement en 3e et 4e positions des avantages perçus de ces nouveaux moyens. Ainsi, l’accès à des offres promotionnelles, sous forme de coupons de réduction ou de cash back, n’apparaît comme un atout que pour 1 Français sur 5.

    Des Français qui craignent pour la sécurité de leurs données

    Ce rapport dématérialisé à l’argent pose logiquement la question de la sécurité des données ainsi échangées. C’est d’ailleurs aujourd’hui le principal frein à l’utilisation de ces nouveaux moyens de paiement. Moins d’1 Français sur 2 leur fait confiance pour garantir la confidentialité de leurs informations bancaires, et ce, quel que soit l’âge.

    Pourtant, 1 Français sur 2 a déjà accepté d’enregistrer ses informations bancaires sur un site, lors de ses achats en ligne, pour une question de rapidité (44%), mais aussi de simplicité (32%). Parmi ceux qui se refusent à le faire, 1/3 invoque la crainte que leurs données financières ne soient réutilisées sans leur accord. Et les seniors sont les plus prudents dans ce domaine : 44% vs 31% des 18-34 ans.

    Nouveaux moyens de paiement : et si c’était l’avenir ?

    Preuve, néanmoins, que les nouveaux moyens de paiement digitaux s’inscrivent progressivement dans le paysage : 6 Français sur 10, toutes générations confondues, sont convaincus qu’ils auront remplacé, d’ici 10 ans, les modes plus traditionnels.
    Un résultat plutôt cohérent dans une société qui se digitalise et où les consommateurs sont toujours plus connectés. Les Français se sont adaptés à cette révolution des usages et y trouvent des avantages certains. Pour autant, 37% des personnes interrogées identifient comme 1er ou 2e frein à l’utilisation de ces moyens de paiement le manque d’équipement de certains commerçants. Charge donc à ces acteurs de considérer cette attente, qui pourrait se révéler dans les années à venir un véritable levier de fidélisation.

    Bérénice Goales, Directrice Marketing et Produit d’Affinion International, déclare :
    « Le paiement doit être vécu de façon simple et fluide. Dans le cas contraire, il peut vite devenir un obstacle à l’acte d’achat. Les consommateurs sont aujourd’hui, dans tous les pans de leur vie, à la recherche d’une expérience omnicanale. Le paiement ne fait pas exception. Ils veulent pouvoir passer d’un mode à l’autre, sans couture et à l’envi. La traditionnelle carte bleue est aujourd’hui challengée par des solutions alternatives innovantes, mais la transition vers une dématérialisation totale prendra encore quelques années. Néanmoins, les consommateurs ont conscience qu’elle va dans le sens de l’histoire. La jeune génération, plus à l’aise avec ces nouvelles formes de commerce, portera clairement cette (r)évolution. Les marques ont donc tout à gagner à diversifier les modes de paiement qu’elles proposent à leurs clients, tout en les rassurant sur leur sécurité, pour accompagner ces nouveaux usages et en retirer de vrais bénéfices en termes de fidélisation comme d’engagement. »

    * Un wallet est une solution qui permet de confier à un tiers de confiance ses données personnelles et de paiement, qui sont stockées en vue de réaliser des opérations de paiement.