Étiquette : IA

  • « Bonjour, suis-je en train de parler à un robot ou à un humain ? »

    Humanisation de l’IA : jusqu’où peut-on aller ?

    Selon Javier Gonzalez Helly, Co-fondateur de Botfuel, plateforme de développement de chatbots pour les grandes entreprises et les développeurs.

    Que se passera-t-il le jour où nous ne saurons plus distinguer une machine d’un humain ? Ce jour sera celui où les ordinateurs auront atteint le niveau de l’intelligence humaine. Mais faut-il juger de l’intelligence des IA par leur capacité à nous imiter ? Et devons-nous continuer à les concevoir de façon anthropomorphique ?

    Robot ou un humain : une vraie différence ?

    Si vous n’avez pas encore parlé à une intelligence artificielle, cela ne saurait tarder, si l’on observe le rythme auquel fleurissent les chatbots et assistants vocaux… Ou plutôt est-ce arrivé sans même que vous le sachiez. Certains utilisateurs des applications de messagerie, plus prudents que la moyenne, ont pris désormais l’habitude de se renseigner avant d’entamer un dialogue plus approfondi : « Bonjour, suis-je en train de parler à un robot ou à un humain ? ».
    Car il y a dans nombre d’applications de l’intelligence artificielle au traitement du langage naturel un phénomène étrange : celles-ci semblent avoir été conçues avec le devoir d’imiter l’humain. On n’exige pourtant pas des voitures autonomes qu’elles klaxonnent compulsivement et insultent automatiquement par la fenêtre d’autres conducteurs indélicats ! Pourquoi demande-t-on aux agents virtuels d’avoir leur personnalité, d’être capables d’avoir des conversations mondaines, de faire preuve d’empathie ou d’avoir un peu d’humour ? Pourquoi faut-il qu’ils imitent le comportement humain ?

    Ouvrir le champ de la « bêtise artificielle »
    En 1950, Alan Turing conçoit un test d’intelligence artificielle qui consiste à mettre un humain averti en confrontation verbale à l’aveugle avec un ordinateur et un autre humain. Rapidement, le test est controversé, car il repose avant tout sur la capacité de la machine à imiter le comportement humain via le langage.
    Le prix Loebner, une compétition annuelle qui depuis 1991 récompense les agents conversationnels qui remplissent le mieux les critères de Turing, subit les mêmes critiques : les IA lauréates semblent être celles qui trompent le mieux les juges et non les plus intelligentes. Par exemple, pour paraître plus humaines, les IA prennent le temps de réfléchir plutôt que de répondre immédiatement, elles évitent de répondre à des calculs, complexes pour un humain, mais triviaux pour les machines, elles font exprès de faire des fautes de frappe… On pourrait aller encore plus loin, et considérer que les intelligences artificielles les plus plausibles sont celles qui se trompent, se contredisent, mentent ou s’emportent sans raison. Dès lors, c’est un nouveau champ de recherche qui s’ouvrirait, immense, celui de la « bêtise artificielle » (« Artificial stupidity », c’est le titre qu’avait choisi The Economist à l’annonce des résultats des premiers prix Loebner).
    En 2014 l’université de Reading affirme dans un communiqué qu’Eugène Goostman est la première intelligence artificielle à avoir passé le test de Turing, en convainquant 33 % des juges de son humanité au cours d’une conversation de 5 minutes. Seulement, pour y arriver, Eugène s’est présenté comme un garçon de 13 ans, ukrainien, et ne parlant pas vraiment bien l’anglais. En donnant à l’IA une personnalité aussi forte, cela rendait bien sûr beaucoup plus plausible qu’il connaisse peu de choses ou qu’il interprète mal certaines questions.
    Une conception de l’intelligence à notre image
    On pourrait ici conclure à une supercherie. Et pourtant, aussi vains que puissent sembler ces efforts d’imitation de l’humain, ils ne doivent pas être sous-estimés, ils ne peuvent pas tout à fait être considérés comme quantité négligeable.
    Faites l’essai de parler avec un chatbot et vous verrez qu’il suffit généralement de quelques interactions pour débusquer une intelligence artificielle. Faire croire à un utilisateur averti que l’on est un humain pendant plusieurs minutes n’est pas une tâche facile, même en usant de subterfuges. Il faut que l’agent virtuel ait une certaine connaissance du monde (on pourrait dire une certaine « culture »), car la variété des sujets que peuvent aborder les évaluateurs est infinie. Il est d’ailleurs amusant de constater que les agents virtuels, qui initialement adoptaient des stratégies consistant à être capables de répondre à un maximum de questions, se sont au fil des années tournés vers des stratégies consistant à orienter la conversation vers un nombre limité de thématiques bien maîtrisées.
    L’agent Eugène, par exemple, a tendance à beaucoup parler de son hamster. Mais il faut également que les agents conversationnels aient une compréhension fine du langage, non seulement des sujets, mais également des tournures. Il faut enfin qu’ils puissent répondre avec des phrases articulées de façon à la fois cohérente, naturelle et variée. On le voit, il y a de l’intelligence dans le fait de réussir à se faire passer pour un humain.
    On objectera peut-être que c’est autant l’intelligence des concepteurs que l’intelligence artificielle qui est ici à l’oeuvre. Turing avait lui-même émis les principales objections que l’on pouvait opposer à son test et sans doute ne considérait-il pas lui-même qu’il s’agissait de mesurer l’intelligence des IA. La postérité lui a d’ailleurs donné raison, puisque les chercheurs se sont majoritairement tournés vers d’autres formes de mesure des succès de l’IA, plus simples à mettre en oeuvre et plus pertinentes.
    Il reste que, pour nous, humains, la pensée est intrinsèquement associée au langage. Nous pouvons certes accepter que les voitures autonomes ou la victoire au jeu de go soient des progrès considérables de l’IA, mais nous sommes néanmoins fascinés par l’idée d’une intelligence artificielle à notre image. Il nous est pour ainsi dire difficile d’imaginer des intelligences évoluées qui prennent des formes non humaines. Il n’est donc pas étonnant que nous restions en quête d’avoir avec les machines des conversations « humaines », comme un horizon à la fois indépassable et un peu effrayant.
  • Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ?

    Comment l’avancée de l’intelligence artificielle aide les professionnels du marketing à prendre de meilleures décisions ? 

    Par Nikos Acuña, Chief Visionnary Officer, Sizmek
    Nous savons que l’intelligence artificielle (IA) a déjà de multiples implications dans notre vie quotidienne. Netflix réussit par exemple à prédire les séries dont nous allons enchaîner les épisodes les uns après les autres, alors que Nest assimile nos préférences pour adapter au mieux la température au sein de nos foyers. Même la médecine progresse rapidement en se servant de l’IA pour analyser de nombreuses données, dont celles liées à notre ADN, en vue de créer des traitements pour soigner différentes pathologies. Si l’exécution de certaines tâches est plus facile, plus rapide et plus efficace grâce à la technologie, il semble logique que l’IA appliquée à la publicité rende également les marques et les agences plus intelligentes.
    Des décisions fondées sur les données
    C’est notamment la grande quantité de données et d’informations sur les consommateurs dont disposent désormais les professionnels du marketing qui rend tout cela possible. Bien trop nombreuses pour être traités, organisés ou manipulés par l’esprit humain, ces gigantesques volumes de données représentent à la fois un défi et une opportunité exceptionnelle pour les entreprises. Car si nous ne savons pas encore comment exploiter tout le potentiel de ces données, nous savons déjà que celles-ci détiennent le secret que les publicitaires essaient de percer depuis l’époque des Mad Men : comment identifier clairement les personnes susceptibles d’acheter nos produits ?
    Grâce à l’IA, nous pouvons donner un sens à ces données, en tirer des informations utiles et les exploiter pour déterminer le consommateur, le moment, le type de matériel connecté et le contexte adaptés avant de diffuser une publicité. L’IA fait le gros du travail et s’avère un outil marketing puissant, dans la mesure où aucun être humain ne pourrait décider en une milliseconde où placer une publicité en analysant 300 milliards de signaux quotidiens.
    Des perspectives inédites
    Si tout cela semble déjà très prometteur, les capacités de l’IA vont bien au-delà d’une automatisation programmatique basique. Si une plateforme optimisée par l’IA, comme celle de Sizmek, peut déjà fournir les informations nécessaires pour décider en une fraction de seconde quelle publicité diffuser et à quel endroit, les avantages ne s’arrêtent pas là pour les marques et les agences. La valeur de l’intelligence artificielle réside également dans sa capacité à analyser des quantités de données qui semblent incompréhensibles, à en tirer des informations pertinentes et à les rendre exploitables. Ce qui offre des perspectives inédites pour les professionnels du marketing – voire les entreprises tout entières – qui peuvent ainsi utiliser l’IA pour optimiser leurs campagnes, toucher de nouveaux consommateurs et augmenter les conversions.
    Une meilleure compréhension des consommateurs
    L’IA nous aide en effet à identifier les dynamiques à l’œuvre dans les ensembles de données, mettant ainsi en lumière les facteurs qui favorisent la conversion. Elle aide ainsi les professionnels du marketing à optimiser leur ciblage vers un résultat recherché (par exemple, le pourcentage d’augmentation des applications d’assurance en ligne), sans avoir à s’appuyer sur des données tierces. L’IA peut analyser des milliards de points de données – en observant ce qui fonctionne bien ou non – de manière à identifier les consommateurs les plus susceptibles d’être intéressés par un produit ou un service.
    Au lieu d’utiliser un ensemble de paramètres spécifiques et restreints, tels que l’âge ou le sexe, les professionnels du marketing peuvent désormais choisir les éléments d’une campagne qui fonctionnent, et ainsi accéder à tout un vivier de nouveaux clients. Cela représente un tournant majeur pour la publicité programmatique et pour la publicité en général. Il s’agit en effet d’un secteur dans lequel les entreprises misent depuis des décennies sur la connaissance de leurs « clients cibles ». Aujourd’hui, l’IA pourrait leur donner de nouvelles informations sur l’identité de leurs clients, leur localisation ainsi que leurs aspirations.
    Intelligence augmentée
    Toutefois, l’IA ne se contente pas de rendre les technologies ou les plateformes plus intelligentes. Les dirigeants des entreprises, des services marketing et des campagnes publicitaires deviennent eux aussi « plus intelligents ». Et ce changement majeur dans la manière d’apprendre à connaître les consommateurs, et de les atteindre en ligne, va modifier fondamentalement le travail des professionnels du marketing. Contrairement à ce que l’on a pu lire dans de nombreux rapports alarmants concernant la prise de pouvoir des robots voleurs d’emplois, l’IA augmentera notre capacité décisionnelle en nous fournissant un outil puissant pour déterminer qui nous devons cibler, et comment. Ce sont les individus, et non les machines, qui tireront les ficelles à l’aide de technologies optimisées par l’IA, technologies qui leur permettront de progresser eux-mêmes et d’être mieux informés que jamais sur l’identité de leurs clients et sur la meilleure manière de les satisfaire, grâce à des messages créatifs délivrés au moment opportun.
    Il incombe aux professionnels du marketing d’adopter une approche hybride – basée à la fois sur la nécessité de rester centré sur le consommateur, mais également sur la nécessité de maîtriser ce qui a trait aux données, en comprenant comment chaque application ou outil technologique mis à leur disposition peut les aider à être plus efficaces, et participer au succès de leur entreprise. C’est la raison pour laquelle les professionnels du marketing ne sauraient désormais être confinés à une seule fonction, ou à un seul service. Ils joueront un rôle décisif en matière de gestion des données, de transformation digitale et d’orientation stratégique. La publicité programmatique optimisée par l’IA n’est qu’un début.
  • De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’IA et les robots, le marketing se réinvente …

    A quelles nouvelles tendances marketing les marketeurs doivent prêter attention ?

    Par Ghislaine de CHAMBINE, directrice du salon e-Marketing Paris

    De l’intelligence artificielle au machine learning, en passant par le social media listening, le commerce cross canal, les marketeurs doivent décider aujourd’hui de leurs actions de demain, comment s’y repèrer ? Rendez vous sur le salon eMarketing Paris 2018 du 10 au 12 Avril à Paris Pte de Versailles 

    Il est loin le temps où Henry Ford pouvait dire, en plaisantant « Model T est disponible dans toutes les couleurs, à condition qu’elle soit noire ».Aujourd’hui, nous vivons à une époque où même si Amazon a renforcé la nécessité pour les marques de proposer des produits accessibles à des tarifs compétitifs, cela ne suffit plus. Fournir un produit, au meilleur prix et doté des meilleures caractéristiques n’est plus du tout considéré comme le saint Graal.

    De la personnalisation à l’engagement, en passant par l’Intelligence Artificielle et les robots, le marketing se réinvente chaque jour, dans un contexte où les technologies rivalisent d’offres et les réglementations se renforcent pour protéger un consommateur toujours plus exigeant.

    Alors comment faire les bons choix, en terme d’outils et solutions, pour mettre en place les actions marketing de demain ? Comment le faire en respectant à la fois le consommateur, la législation et les autres services de l’entreprise qui seront évidemment concernés par les décisions et actions marketing ? Et surtout, par quoi débuter et comment le faire ? Voici quelques tendances à prendre en compte avant de s’y engager :

    Le commerce est maintenant « Cross devices »

    Nous sommes aujourd’hui à l’ère du marketing en temps réel, qui doit offrir des expériences pertinentes, personnalisées, contextualisées et ceci sur tous les canaux.

    Les marques doivent alors se doter d’outils pour mieux utiliser les données CRM collectées en magasin, afin d’identifier et atteindre les consommateurs en ligne avec des campagnes de réengagement et de promotion.

    Heureusement, l’IA aidera les marketeurs à déterminer en temps réel le meilleur canal et les messages les plus pertinents pour une cible de consommateur encore plus précise.

     Les données, les données et encore les données

    Les consommateurs ne cessent de le dire, ils souhaitent que leurs interactions avec les marques tiennent compte de leurs besoins actuels mais également de l’ensemble de leur historique. Et d’ailleurs ils se disent prêts à partager leurs données personnelles avec les marques si elles renforcent les expériences qu’ils vivent avec elles.

    Ainsi, il est indispensable de récolter et de traiter ces données avec les bonnes technologies.Nous assistons à la fin de l’utilisation des bases de données disjointes, confinées dans des silos (par exemple, si les informations capturées lorsqu’un client consulte un site Web ne sont pas transmises à la base de données d’envoi d’e-mails, le client recevra des contenus moins pertinents et moins personnalisés).

    L’avènement des robots et de l’intelligence artificielle

    Les robots et l’intelligence artificiellecommencent à démontrer leur valeur dans un nombre croissant de domaines tels que le traitement des données, l’optimisation, la personnalisation, la segmentation des cibles en fonction des informations contextuelles.

    Ces technologies aident les spécialistes du marketing à automatiser des processus incroyablement complexes et à consacrer plus de temps au marketing créatif, plutôt qu’à des tâches d’analyse. Les algorithmes et les scénarios d’utilisation continuent à progresser, et nous allons constater tous les jours de nouveaux bienfaits à mesure qu’ils seront adoptés. Il est donc nécessaire de commencer à investir dans ces « outils ».

    Les réseaux sociaux continuent de révolutionner le marketing

    Oui, Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn, Snapchat… continuent à révolutionner le marketing. Cela ne surprendra personne, les réseaux sociaux sont l’élément-clé d’une bonne stratégie de marque, en BtoC comme en BtoB.

    Toute génération confondue et encore plus pour la génération Y, dès qu’un socionaute découvre un produit, un service ou une personne qui l’intéresse, il en informe aussitôt toute sa communauté. C’est une caisse de résonnance d’une très grande puissance.

    L’autre atout majeur de ces réseaux sociaux réside dans la possibilité d’influencer une cible potentielle de consommateurs en fonction de leurs intérêts, en publiant des contenus pertinents, qui seront également partagés.

    Et puis, les réseaux sociaux sont aussi une source d’inspiration inépuisable, et ça c’est nouveau en marketing: avoir à portée de clic autant d’informations sur un marché, ses tendances… Les concurrents, les médias, les influenceurs et autres blogueurs publient chaque jour des contenus extraordinairement riches (articles, citations, visuels, infographies, études de marché, commentaires, etc.) qu’il suffit d’écouter pour bien connaître son marché.

    L’humain, encore l’humain, toujours l’humain

    Si les technologies permettent aux spécialistes du marketing d’automatiser des processus incroyablement complexes, ils ont alors plus de temps pour se consacrer au fondement même du marketing : la créativité.

    Car si bien des tâches peuvent être automatisées, elles ne sont rien si elles ne sont pas au service de la créativité. Rien ne sert de disposer des bonnes données sur les consommateurs, des outils pour disséminer les campagnes marketing si celles-ci ne sont pas créatives. Une mauvaise campagne, même parfaitement personnalisée et contextualisée, restera une mauvaise campagne. C’est comme en musique, un ordinateur peut en jouer, en créer même, mais un ordinateur n’est pas Mozart ou Bruno Mars !

    Alors pour connaître ces tendances, rien ne vaut d’en discuter avec ses pairs, rien ne vaut de rencontrer ceux qui les créent, alors, n’hésitez pas, profitez de toutes les occasions pour aller à leur découverte, comme le prochain salon e-marketing Paris (10-12 avril 2018) !

     

     

  • #Etude Criteo / IDC – Les machines peuvent-elles faire preuve de créativité ?

    Les machines peuvent-elles faire preuve de créativité?

    Selon une enquête récente menée par IDC et parrainée par Criteo, la priorité des responsables marketing en matière de publicité numérique vise au renforcement de la fidélisation du client aussi bien à court terme qu’à long terme. Les professionnels du marketing estiment qu’un des principaux moteurs de la fidélisation du client réside dans la « mise en œuvre d’une expérience de marque constamment de haute qualité ». Pour ce faire, ils projettent d’utiliser la personnalisation numérique afin d’améliorer la pertinence des messages destinés à leurs clients.

    Les marketeurs ont conscience de l’importance de la personnalisation numérique, qu’ils utilisent abondamment chaque jour sur l’ensemble du spectre de la communication marketing. Dans la publicité en ligne, les professionnels du marketing intègrent un certain niveau de personnalisation dans les encarts publicitaires à toutes les étapes du parcours d’achat. Ces activités de personnalisation donnent des résultats positifs ce qui incite les marketeurs à renforcer leurs investissements dans ce domaine.

    Près de 60% des marketeurs prévoient d’utiliser « nettement
    plus » ou « plus » de publicités en ligne d’ici 2020, ce qui constitue un poste d’investissement en forte croissance pour les entreprises.

    La personnalisation de la publicité est une opération complexe et compliquée, dont l’efficacité repose sur une réactivité en temps réel face aux comportements d’achat du client, « dans l’instant » de l’acte de réflexion et d’achat. En réalité, la vitesse et la dextérité requises pour mettre en œuvre ce type de personnalisation en temps réel demeurent l’apanage des machines.

    Par conséquent, les marketeurs délaissent de plus en plus le contenu créatif produit par des humains en faveur du contenu produit par des machines. Ils projettent de confier aux machines l’automatisation de la production de contenus créatifs, par le biais de publicités en ligne à destination des consommateurs. 64% des marketeurs estiment que l’optimisation du ciblage des messages et la personnalisation en temps réel des encarts publicitaires représentent des tâches clés pour lesquelles les machines offriront des avantages opérationnels à l’horizon 2020.

    Dans ce contexte, le personnel créatif continuera à concevoir les actifs du contenu source, tandis que les technologies d’apprentissage automatique combineront des variables sans cesse plus créatives pour créer un ensemble captivant dans une trame publicitaire pour plus de pertinence et d’adhésion de la part du client. Les marketeurs estiment que l’apprentissage automatique portera ses fruits sur l’intégralité de la chaîne d’approvisionnement de la publicité numérique.

    Les experts du marketing délaissent le contenu produit par des humains au profit du contenu produit par des machines.

    Cet intérêt se reflète dans les tendances de marché identifiées par IDC. Selon les prévisions d’IDC, les dépenses consacrées aux logiciels d’IA destinés au marketing et aux activités connexes progresseront à un taux de croissance annuel moyen (TCAM) de 54% dans le monde entier, passant de près de 360 millions de dollars en 2016 à plus de deux milliards de dollars en 2020.

    Bien que les marketeurs aient conscience de la valeur et des avantages de l’apprentissage automatique au service de la personnalisation, peu d’entre eux l’utilisent actuellement. Cette situation s’explique par une absence de compétences internes en apprentissage automatique, ainsi que par un manque de confiance dans la capacité de cette technologie à assurer un niveau adéquat de confidentialité des données clients et de contrôle de la marque.

    Ne pas respecter l’identité de la marque est un des risques de l’apprentissage automatique identifié par certaines personnes interrogées. Elles avouent « douter de leur capacité à gérer et contrôler leur marque et leur création », ce qui constitue l’un des principaux obstacles limitant l’adoption de l’apprentissage automatique.

    IDC estime que les préoccupations concernant la marque disparaîtront progressivement, au fil de l’adoption de l’apprentissage automatique dans les sociétés de publicité en ligne. IDC prédit que l’apprentissage automatique se démocratisera à tous les niveaux de la chaîne de la technologie publicitaire d’ici 2022.

    Ainsi, l’arrivée de la nouvelle génération de technologie de personnalisation publicitaire et notamment de l’apprentissage automatique servira de catalyseur à la croissance rapide du marché. Voici quelques conseils à retenir pour les marketeurs et les agences :

    • Faites de la personnalisation une stratégie centrale et globale sur les plans opérationnels et marketing, afin de proposer des expériences client de haute qualité.
    • Évaluez les applications possibles de l’apprentissage automatique pour vos activités de personnalisation des publicités en ligne, en utilisant ce rapport comme référence. La personnalisation du contenu créatif doit être considérée à court et moyen terme comme axe prioritaire d’investissement.
    • Donnez une nouvelle dimension à vos stratégies de personnalisation individuelle, en déployant des éléments créatifs différents pour chaque étape du parcours d’achat dans vos publicités. L’apprentissage automatique représente l’un des principaux moteurs de cet objectif de personnalisation.Le marché publicitaire est en phase de transition. Le rôle de la publicité elle-même est en train de changer et de devenir une partie intégrante de l’expérience client dans l’intégralité du cycle d’achat. La publicité qui n’est pas pertinente, qui ne s’inscrit pas dans l’expérience client globale, ou qui tente de susciter une notoriété de manière intrusive n’est plus tolérée dans de nombreux foyers.

       

  • I.A. et Big Data ne reflètent pas la réalité…

    Intelligence Artificielle et Big Data :  Quels impacts pour l’économie et l’entreprise ? 

    Par Jean-François Marcotorchino, Directeur de recherche Associé au Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée (LSTA) de Paris VI/UPMC. Professeur des Universités, chargé de cours à Paris VI et à l’ISUP (Institut de Statistique de l’Université de Paris). Ancien Vice-Président, Directeur scientifique de Thales SIX, et « Thales Technical Fellow ».

    Intelligence Artificielle et Big Data sont deux sujets dont on reparle aujourd’hui simultanément. Avec la robotique ils enflamment l’imagination de nos contemporains. Certes la cohabitation de l’homme avec des systèmes artificiels est depuis longtemps l’un des thèmes favoris de la science-fiction. Quant à l’économie, dans le passé, ces disciplines ont tour à tour suscité espoirs démesurés puis déceptions, et ce, de façon quasi cyclique. Mais nombre d’événements récents, souvent habilement mis en scène, laissent à penser que s’ouvre à nouveau une ère de ruptures dans la technologie. C’est pourquoi I.A. et Big Data nourrissent désormais un véritable débat de société. Dans ce livre blanc, Jean-François Marcotorchino, aidé dans sa réflexion par Christophe Faurie**, spécialiste en conduite du Changement, donnent une lecture sur l’impact réel et raisonnablement prévisible de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise.

    Scientifiquement, les technologies actuelles de l’I.A. et du Big Data font appel, de plus en plus, à des algorithmes mathématiques de haut niveau s’appuyant sur des machines de plus en plus puissantes. Mais la nouveauté et les perspectives de rupture sont loin d’être aussi radicales qu’on se plaît à le faire croire. Aussi est-il important de bien faire la part entre progrès en cours de validation, et redécouverte de techniques préexistantes et peu diffusées, ou encore entre percées scientifiques réelles et validées et « relooking » d’approches déjà connues. C’est cette préoccupation qui anime cette réflexion : quel est le bénéfice de l’I.A. et du Big Data sur l’économie et l’entreprise ?

    Elle conduit à une conclusion pratique : ce que l’on entend actuellement sur I.A. et Big Data ne reflète pas la réalité.

    D’une part, s’il y a matière à une transformation radicale, elle n’est pas où nous la cherchons. Et elle n’aura pas l’impact que l’on dit. Elle est, en quelque sorte, « démocratique ». Elle sourit au talent humain ou social, et ne coûte pas cher.

    Ensuite, On a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. L’I.A. et le Big Data n’ont pas les capacités qu’on leur prête. Ils font face à des obstacles. Plus exactement : 5 « antinomies ». Cependant, Une avancée n’est pas impossible. C’est un problème de mathématiques. Or, en France, nous avons des mathématiciens et statisticiens d’un excellent niveau. Encore faut-il qu’ils ne nous quittent pas…

  • Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme particulièrement soutenu et les entreprises ne peuvent plus ignorer son existence

     Par le Dr Joseph Reger, CTO, Fujitsu EMEIA

     Les discussions sur l’Intelligence Artificielle (IA) sont de plus en plus fréquentes et cette tendance est amenée à se poursuivre. Les entreprises commencent à entrevoir tous les champs d’applications de l’IA. Parallèlement, des rapports publiés presque chaque jour tendent à instiller la peur, laissant penser que l’Intelligence Artificielle volera bientôt le travail des êtres humains. Son expansion et ses multiples applications n’est plus un secret. Par exemple, la police de Durham, au Royaume-Uni, expérimente actuellement un système d’IA permettant de classifier les suspects par niveau de risque faible/moyen/important et d’ajuster leur sentence en conséquence.

    Tout comme l’IA, l’automatisation et le machine learning repoussent les limites dans tous les secteurs. Les entreprises doivent désormais réaliser que cette évolution technologique constitue une force.

    L’Intelligence Artificielle va bouleverser le monde de l’entreprise, mais son apport est clairement positif

     C’est une réalité : l’Intelligence Artificielle va bouleverser la manière dont les entreprises travaillent. Mais ces dernières doivent accueillir ce changement avec optimisme et positivisme. PwC a réalisé une étude montrant que l’IA devrait améliorer considérablement la productivité des entreprises. Grâce à l’IA, le PIB mondial devrait croitre de 15,7 milliards de milliards de dollars, soit +14% de 2016 à 2030.

    Plus l’Intelligence Artificielle sera intégrée aux process quotidiens, plus ses bénéfices seront évidents. L’automatisation de tâches simples va permettre aux employés de consacrer plus de temps à des tâches de plus en plus complexes.

    Dans la mesure où les entreprises cherchent à investir dans l’Intelligence Artificielle, cette technologie devrait être amenée à évoluer rapidement. Il sera difficile, voire même impossible, de garder le cap face aux innovations proposées. Les cadres dirigeants devront rester focalisés sur leur activité et déterminer de quelle manière l’Intelligence Artificielle peut, de manière spécifique, aider leur organisation.

    Ce que l’IA peut vous apporter dès maintenant… et les progrès à venir

     Le champ d’applications de l’IA est très large et cette technologie se développe à un rythme plus rapide que le monde des affaires ne l’avait prédit. Qu’il s’agisse de trier des informations, ou d’automatiser des process industriels, les possibilités sont assez nombreuses pour que les entreprises investissent sans attendre.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme significatif. Toutefois, nous en sommes encore aux balbutiements et les entreprises doivent avoir conscience que, pour tirer tout le potentiel de l’IA, des développements technologiques seront nécessaires.

    Pourquoi les entreprises doivent penser à l’intelligence artificielle dès maintenant

     Le futur approche à grands pas et les entreprises ne peuvent désormais plus ignorer l’Intelligence Artificielle. C’est aussi simple que cela. L’IA obligera sans cesse les entreprises à se réorganiser, quel que soit le secteur. Il est crucial que les entreprises se penchent sur la question sans attendre. Elles doivent devenir matures sur le plan digital dès maintenant, car elles ne pourront tirer profit de l’IA que si elles ont déjà accompli ces progrès préalables.

    La mise en place de process plus intelligents, faisant appel à l’Intelligence Artificielle, constituera un moteur pour les entreprises. Elle libérera les employés des tâches répétitives pour leur permettre de se consacrer à des missions plus intelligentes, plus complexes. Le personnel hautement qualifié constitue la colonne vertébrale d’une entreprise et doit consacrer le moins de temps possible aux activités répétitives et chronophages. Les systèmes d’IA peuvent venir à bout de ces tâches plus rapidement, et avec plus de précision. L’IA doit devenir un véritable membre de l’équipe et permettre aux autres membres de se focaliser sur des activités plus spécialisées.

    Les bénéfices potentiels sur le plan financier sont évidents. L’Intelligence Artificielle ne permettra pas seulement de gagner du temps, elle permettra aussi de décupler les potentialités des entreprises. En améliorant la qualité de vie et la satisfaction au travail des employés, l’IA permettra à ces derniers d’être plus productif et de se focaliser sur l’innovation.

    Pour prospérer, les entreprises doivent se préparer à l’Intelligence Artificielle dès maintenant. Le personnel doit être formé en conséquence, des investissements doivent être réalisés et une collaboration rapprochée avec des experts doit être initiée. Les entreprises devront impérativement comprendre comment, où et pourquoi faire appel à l’IA. L’Intelligence Artificielle n’a rien d’une technologie clé-en-main. Elle requiert des spécialistes compétents, à la fois en Intelligence Artificielle et dans le champ d’activité propre à l’entreprise.

    Le rôle de l’Intelligence Artificielle est bien trop important pour être ignoré

    L’IA et l’automatisation sont trop fréquemment perçues négativement par les entreprises. Pourtant, elles doivent permettre de libérer les employés de tâches ennuyeuses, répétitives et chronophages. Ces derniers doivent ainsi pouvoir consacrer davantage de temps à leurs missions les plus importantes. Aucun doute : l’automatisation des tâches va se généraliser et, avec une préparation adéquate, les équipes seront en mesure de se consacrer à des problèmes plus complexes.

    Les entreprises devront s’adapter et accueillir au mieux les évolutions digitales, afin d’embarquer pour un avenir qui reposera presque entièrement sur la technologie. Toutefois, un débat sociétal est nécessaire : il doit porter sur les conséquences de l’expansion à grande échelle de l’IA et doit fournir un cadre définissant les règles d’application de cette technologie. Une sensibilisation sera nécessaire à tous les niveaux. Des formations seront nécessaires pour permettre au personnel de s’adapter. Enfin, il sera essentiel de s’assurer que le bénéfice de l’IA ne concernera pas seulement les entreprises mais la société dans son ensemble.

    L’Intelligence Artificielle se développe à un rythme rapide et les bénéfices qu’elle peut apporter sont clairs. Toutefois, si vous échouez à vous préparer au changement, vous échouerez à en tirer profit.

     

     

  • #INNOVATIONS #TRANSFO – Les rendez-vous incontournables pour faire le plein d’inspiration…

    #INNOVATIONS #TRANSFORMATION
    Les rendez-vous incontournables pour faire le plein d’inspiration…

    SEPTEMBRE 2019

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-remise-du-referentiel-de-la-maturite-digitale-2019-lentreprise-apprenante-batir-un-monde-augmente-by-ebg/

    OCTOBRE 2019 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-les-rencontres-du-numerique-by-deltic/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-salon-smartcity-smartgrid-by-infopromotions/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-ai-convention-europe-2019-by-mark-com-event/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-banque-digitale-2020-by-drive-innovation-insights/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-think-summit-2019-by-ibm/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-e-tonomy-2019-by-invie/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-minds-tech-by-mit-cci/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-spark-the-change-paris-by-spark-the-change/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-lintelligence-collective-au-service-de-la-performance-de-lentreprise-by-my-sherpa/

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-unleash-world-by/

    NOVEMBRE 

    https://www.mdw.stellart-design.fr/event/innovations-paris-city-life-la-tribune/

     

  • Qaund l’Intelligence Artificielle appliquée à la médecine amplifie le potentiel humain

    L’Intelligence Artificielle dans le domaine médical : la mutation du secteur est enclenchée

     Par Monika Orlowska, Partner chez Infosys Consulting

    Les mentalités évoluent. Les populations sont de plus en plus enclines à intégrer l’Intelligence Artificielle (IA) dans leur quotidien. Pourtant considérée comme de la science-fiction il y a quelques années, l’IA et ses avancées technologiques sont déjà en passe de bouleverser des pans entiers de la société. La médecine a d’ores-et-déjà commencé sa mue avec l’utilisation de l’IA. 40%[1] des entreprises des secteurs pharmaceutiques et des sciences du vivant déclarent avoir déjà déployé des technologies d’IA et se montrent satisfaites de leur fonctionnement. Si la médecine a toujours évolué, l’avènement des intelligences artificielles va révolutionner et changer à jamais le secteur de la santé.

    L’Intelligence Artificielle appliquée à la médecine va amplifier le potentiel humain

     Au fil des siècles, la médecine s’est façonnée grâce à l’intelligence humaine qui a conduit à la progression des outils technologiques. De nos jours, le partage des données issues des résultats médicaux permet, par exemple, d’avancer sur des cas particuliers pour en améliorer les traitements.

     Avec l’Intelligence Artificielle, le champ des possibles va nettement s’élargir. Le propre de l’IA est de s’améliorer au fil des savoirs accumulés. Ainsi, déployer cette technologie de façon plus large permettra de renforcer le potentiel humain en orientant l’Homme vers de nouvelles opportunités de travail. Les tâches répétitives pourront alors être assurées par les machines.

     Mais les capacités humaines vont-elles véritablement être limitées par l’IA ? Il semble que les avantages techniques d’un robot l’emportent parfois sur ceux de la médecine traditionnelle concernant les diagnostics et les traitements. Dans une étude publiée par la revue Science Translational Medicine en mai 2016, le chirurgien pédiatrique Peter Kim déclare que le robot Children’s National Health System commet moins d’erreurs qu’un humain pour une intervention de chirurgie mineure de l’intestin. Il affirme également que les points de suture du robot sont de meilleure qualité.

    Mais son intérêt n’est pas uniquement d’ordre « technique ». L’IA peut aller nettement plus loin en dévoilant un aspect beaucoup plus personnalisé de la médecine. A l’hôpital Necker par exemple, une adolescente souffrant d’une déficience de son ADN pouvant lui causer des troubles rénaux, hépatiques voire hématologiques a bénéficié d’une modification génétique de ses os. Depuis cette opération très spécifique, ses problèmes de santé ont disparu.

     Ces avancées signeraient donc la fin de soins prescrits à tous et à grande échelle, parfois sans véritables chances de guérison.

    Bien sûr, les capacités exceptionnelles de l’IA ne pourront garantir une guérison systématique de toutes les maladies et n’auront pas pour objectif de remplacer les médecins. Cependant, elles feront avancer la médecine de façon exceptionnelle et aideront à mieux comprendre certaines maladies et à établir des diagnostics plus rapidement.

     Vers une simplification de la vie des patients à plusieurs niveaux

     Avec l’apprentissage profond (deep learning) et l’apprentissage automatique (machine learning) qui s’accentuent, les IA accèdent à des quantités gigantesques de données existantes. Les chirurgiens pourront très vite pouvoir se référer aux meilleures pratiques médicales effectuées sur des cas de maladies rares. Ces innovations aideront un maximum de personnes et pourront contribuer à réduire les coûts liés au temps passé à chercher des solutions qui prennent des années voire des décennies avant de découler sur des solutions concrètes.

     La société française DBV Technologies a d’ailleurs récemment développé un patch permettant de réduire les chocs allergiques liés à l’arachide. Il permet de faire consommer au patient le produit sans l’ingérer directement. Dans certains cas, l’allergie s’atténue progressivement, prouvant que les avancées en termes de machine learning permettent d’en connaître d’avantage sur les mécanismes du corps humain.

     Grâce à ces capacités d’apprentissage des machines, il y a fort à parier que les signes avant-coureurs de certaines maladies pourraient également être décelés plus rapidement. Mais savons-nous réellement jusqu’où ces prouesses technologiques peuvent aider dans le domaine de la santé ?

     En prenant l’exemple de l’urbanisation croissante des sociétés, certains territoires deviennent de véritables déserts médicaux. Les services publics tentent de freiner ce phénomène mais les solutions peinent encore à démontrer leur efficacité. L’utilisation de l’IA pourrait pourtant permettre de réaliser des diagnostics afin de soulager plus rapidement les patients et de réduire leurs craintes.

    Un robot ne peut pas remplacer un véritable médecin. L’empathie et le contact humain restent nécessaires. Mais là où des maladies bénignes engorgent les cabinets médicaux, réaliser un check-up à l’aide d’une machine pourrait réduire les temps d’attente et accélérer l’obtention des traitements.

     Mieux soigner grâce à une meilleure connaissance du corps

     Une société belge du nom de Scanadu a créé un robot détecteur nommé Scanadu Scout. Il s’agit d’un scanner permettant d’effectuer des examens physiques, de collecter et stocker des informations en s’appuyant sur la mesure de la température, du rythme cardiaque et de la pression sanguine. Avec un smartphone, il est possible de surveiller son état de santé et de détecter le moindre signe anormal. Il s’agit surtout d’une technologie qui permet de mieux connaître son métabolisme. Avec une utilisation régulière, il est plus facile d’arriver à équilibrer son alimentation, son activité physique et voir comment le corps réagit à ces changements.

     Mais l’Intelligence Artificielle ne sert pas uniquement à simplifier la vie de certains ou d’améliorer des opérations médicales. Elle peut surtout sauver des vies. La détection du mélanome par exemple peut faire monter le taux de survie à 98% chez les personnes atteintes de ce cancer si la détection a lieu avant que les ganglions lymphatiques ne soient touchés. Si malheureusement ce n’est pas le cas, le taux de survie chute à 16%.

     Les 10 prochaines années vont être cruciales. Si les IA sont utilisées à bon escient, la croissance des technologies dans la médecine sera pharaonique. Ces avancées promettent d’accentuer les possibilités de l’homme. 

    Entre le premier smartphone en 2007 et la première intelligence artificielle qui a réussi à battre un humain au jeu de go, seulement 9 années se sont écoulées. Cela laisse présager des évolutions rapides et avantageuses pour la médecine. 

     

     

     

  • Retail et technologie à l’ère de la disruption

    Retail et technologie à l’ère de la disruption

    Rapport publié par Qubit 

    Les technologies disruptives comme l’intelligence artificielle, l’internet des objets, le big data et la robotique s’apprêtent à créer, dans l’avenir, d’énormes opportunités pour les retailers et les marques.
    Mais ce futur est plus proche qu’on ne l’imagine. Les nouveaux business models opèrent déjà une désintermédiation avec les commerçants traditionnels, particulièrement pour ce qui est du contrôle de la relation client.

    Dans notre dernière recherche nous avons demandé à plus de 70 dirigeants du secteur de nous faire part de leurs points de vue et de leurs priorités en matière de technologies disruptives. Téléchargez le rapport et découvrez comment ils planifient d’utiliser ces technologies pour créer de la valeur, de la différenciation et fondamentalement, pour mieux comprendre et influencer leurs clients à grande échelle.

  • Predictive Procurement : quand l’IA envahit les achats

    Le « Predictive Procurement » : ce que l’intelligence artificielle promet aux Achats

    Sébastien Dumas, VP Marketing & Business Development de SynerTrade.

    Nouvelles révolutions technologiques induites par la transformation numérique, l’intelligence artificielle et la robotisation ont largement commencé à imprégner des secteurs d’activité et des domaines d’application entiers. Ces technologies, à l’instar de l’impression 3D, de l’IoT (Internet des objets) ou de la réalité virtuelle, viennent changer les usages. Souvenons-nous des bouleversements que les réseaux sociaux ont provoqués, en modifiant radicalement la façon dont les personnes et les entreprises communiquent entre eux ! Cet exemple nous montre comment une nouvelle technologie a pu modifier les pratiques en Entreprise, notamment dans les achats, en induisant une approche plus collaborative dans la relation fournisseur. Alors quid de l’IA et de la robotisation ? Ces nouvelles technologies numériques vont-elles investir le champ des achats ? Quels seront les résultats d’une telle transformation ?

    Des foyers aux Entreprises : le processus d’adoption des nouvelles technologies du web

    Après les SMACS (Social, Mobility, Access, Cloud, Security) -ces nouvelles technologies issues de l’Internet- l’intelligence artificielle (IA) et la robotisation préparent la prochaine révolution technologique. Les consommateurs ont tendance à adopter dans un premier temps les usages liés aux nouvelles technologies dans la sphère personnelle, avant de les transposer dans les applications professionnelles. Ce phénomène s’observe notamment avec les réseaux sociaux : Skype, au départ conçu pour un usage privé, est aujourd’hui un standard dans toutes les entreprises. Facebook ou Twitter ont inspiré des applicatifs pour les entreprises, comme Yammer, une solution de microblogging pour les entreprises. Bien souvent, c’est par la fonction communication/marketing que ces nouveaux usages se transfèrent de la sphère personnelle à la sphère professionnelle. Ainsi, comme nous l’avions décrit dans une précédente tribune, au niveau des achats, les systèmes d’évaluation fournisseurs, intégrés dans les plateformes des solutions digitales achats, se dirigent vers plus de simplicité, à la manière des sites comme TripAdvisor.

    En ce qui concerne l’IA, elle entre aujourd’hui dans le quotidien des consommateurs avec des applications de type Siri (Apple), Amazon Echo ou Google Home côté assistants personnels connectés. De nombreuses startups utilisent cette technologie dont les applications semblent infinies, portées par la vague de l’UX ou « expérience utilisateur ». Ce sont d’ailleurs les acteurs du e-commerce qui ont pris le lead sur la question avec des assistants virtuels en ligne, des paniers prédictifs, le tout à partir d’algorithmes complexes analysant le comportement utilisateur. La phase de transition du monde personnel au monde professionnel est en cours.

     Demain, toute l’intelligence aux robots ?

    Les géants de l’IT donnent le tempo de la révolution de l’IA. On pense immédiatement à Watson, la technologie cognitive lancée par IBM. Mais si les applications de Watson sont prometteuses, le transfert de cette technologie en business analytics n’en est qu’à ses débuts, et Watson reste aujourd’hui un champion de Jeopardy, loin d’un assistant intelligent au management, à la finance ou à la gestion. Le test de Turing visant à imiter la conversation humaine n’a été réussi qu’une seule fois. Prudence et mesure restent donc de mise concernant une explosion de l’intelligence artificielle dans la sphère de l’entreprise.

    Le « predictive procurement » : quand les achats peuvent compter sur le meilleur de deux mondes

    Mais comme les e-commerçants l’ont déjà fait, les achats peuvent déjà compter sur des fonctions qui apportent un vrai gain d’efficacité et de performance dans la relation fournisseur. Il s’agit d’utiliser l’intelligence artificielle pour automatiser des tâches chronophages et à faible valeur ajoutée, pour libérer les équipes achats et leur permettre de se concentrer sur ce qui va contribuer à la performance générale de leur entreprise. Dans cette catégorie de tâches automatisables, on retrouve : 

    • le traitement des master data ;
    •  les demandes d’évaluation fournisseurs ;
    • le traitement des requêtes utilisateurs ;
    • l’intégration des données du système d’information de base ;
    • La connaissance automatique de données clairement identifiables dans des PDF.

    Nous avons basé ces développements sur un framework d’intelligence artificielle reconnu, pour des applications stables, fiables et évolutives, qui apportent une assistance aux acheteurs et aux approvisionneurs au quotidien. Par exemple, le « Requisition Bot » permet d’assister les acheteurs dans leurs tâches quotidiennes grâce au chat intégré à la solution. « HelpDesk bot » permet d’être assisté facilement dans l’utilisation de notre suite « Accelerate ». Nos bots fonctionnent à partir d’un moteur d’intelligence artificielle puissant, intégrant de nombreux algorithmes standards auxquels nous avons joint nos propres développements algorithmiques. Ainsi, nous pouvons allier la puissance et l’adaptation totale aux exigences de l’environnement achat.

    L’évolutivité est une dimension incontournable de nos solutions. Nous misons sur le potentiel du machine learning pour que les applications à venir proviennent des usages réels de nos solutions : c’est la dynamique du « predictive procurement » que nous visons, pour libérer pleinement le talent et l’expertise des achats sur des tâches à forte valeur ajoutée comme le sourcing, la négociation, la détection de l’innovation, que les robots ne peuvent pas remplacer, et cela, même à moyen, long terme. Les évolutions porteront notamment sur :

    • l’extraction de données de contrats pour comparer avec les commandes et les factures ;
    • la détection de données sur le net pour enrichir la data présente dans le SI ;
    • La classification intelligente des fournisseurs ;
    • les paniers achat prédictifs ;
    • la prédiction des dépenses selon des données internes et externes au SI.

    Ainsi, les achats peuvent regarder l’intelligence artificielle et les robots comme des technologies qui vont leur permettre de se libérer de tâches à faible valeur ajoutée, de sécuriser et enrichir les données fournisseurs, et de rationaliser la dépense. Il ne s’agit pas, comme dans un film de science-fiction, de remplacer l’homme par la machine, mais au contraire de compter sur le meilleur des deux mondes : aux machines les tâches automatiques, répétitives et chronophages, aux humains l’esprit d’analyse, l’intelligence relationnelle et l’innovation. L’émergence du « predictive procurement » va permettre aux directions achats d’entrer dans une nouvelle ère où leur métier ne consistera pas à appliquer une stratégie définie en amont par la direction générale, mais de capitaliser sur l’intelligence artificielle pour avoir des données permettant d’inspirer des stratégies gagnantes. Un pas supplémentaire pour les directions achats en tant que piliers incontournables de l’entreprise du futur.