Étiquette : IA

  • Entretien exclusif : Kevin Kelly, cofondateur de Wired, visionnaire, philosophe…sur le futur de l’humanité

    Quel sera le futur de l’humanité ? 

    Intervenant à USI, l’évènement organisé par Octo Technology, le 19 juin à Paris , Kevin Kelly, co-fondateur de Wired, est venu évoquer le futur de l’Intelligence artificielle et la fusion de l’homme avec la machine pour donner naissance à une nouvelle humanité.
    Rencontre avec un visionnaire. Attention, parfois ça va un peu loin…

    Dire de Kevin Kelly qu’il est un touche à tout serait un peu cliché. Toutefois, notre homme a non seulement une vie bien remplie, mais aussi une trajectoire impressionnante : voyageur et photographe, cofondateur de Wired le magazine culte des nerds, fondateur d’une « religion » nerd. Il est aussi à la tête de diverses associations pour préserver la diversité de l’écosystème et créateur de Cool tools, sorte de site dédié à la recension de tous les outils et gadgets existants. Dilettant éclairé, mystique un peu barré, solutionniste avéré, positiviste métaphysique, Kevin Kelly est un peu de tout cela. il a aussi été le conseiller pour le film Minority Report issu du roman éponyme de Philippe K. Dick. Mai Kevin Kelly est surtout un orateur fascinant et un interlocuteur de choix pour évoquer non seulement l’intelligence artificielle, mais aussi l’avenir de l’humanité à l’aune de l’évolution technologique.

    Pour résumer son intervention, l’IA sera partout, vraiment partout, et donnera naissance à de nouvelles modalités d’existence pour l’humanité en attendant la fusion, inéluctable, entre l’homme et la machine.

    Wired est le magazine culte de la culture « nerd » et sans aucun doute le magazine qui a contribué à l’émergence d’une certaine forme de positivisme technologique. Quel est l’héritage de Wired aujourd’hui ?

    Je pense qu’il y a deux choses. La première, difficile à évaluer aujourd’hui, est que « Wired a rendu les nerds cool ». Je le sais parce qu’avant que Wired n’existe, personne ne voulait s’identifier à un nerd. Les nerds étaient considérés comme des marginaux. Wired a mis les nerds en avant et du jour où, comme Bill Gates, ils sont devenus riches, ils sont devenus « cool ». Ensuite, Wired a contribué à donner une vision très optimiste du futur. À cette époque, les progrès technologiques et ses conséquences sociales étaient surtout évoqués avec une vision négative. Pour nous, la techno c’était génial, cela allait changer le monde et le rendre meilleur. Beaucoup de personnes partageaient notre point de vue, mais elles ne pouvaient pas l’exprimer. Wired a donné une voix à ces personnes, leur a donné la permission d’avoir une vision positive de la technologie et de ses bénéfices. Cet optimisme était la baseline de Wired.

    Nous sommes en 2017, Wired a quasiment un quart de siècle. Ce magazine n’est-il pas frappé d’une sorte d’obsolescence alors que la technologie triomphe ?

    C’est possible. Quand je dirigeais Wired, nous nous considérions comme un vaisseau pirate, nous attaquions les positions établies en disant qu’il y avait une révolution en cours. Au fil du temps et de la précession de la technologie dans notre économie, Wired est devenu un vaisseau amiral, une autorité, en donnant l’estampille de ce qui est cool ou non. Fatalement, vous n’avez pas la même acuité sur ce qui constitue un bouleversement ou non, ce qui est révolutionnaire ou non. Si vous pensez que le rôle de Wired est d’être disruptif, il ne fait plus le job. Si pour vous le rôle de Wired est de donner son imprimatur ? et son approbation, alors il le fait.

    Durant votre intervention vous avez évoqué les nombreuses formes d’intelligence humaine et surtout notre méconnaissance de celle-ci, d’où la difficulté à la répliquer en utilisant l’intelligence artificielle. Toutefois, vous n’avez pas fait mention de l’évolution de l’IA à l’aune des ordinateurs quantiques. Or nous savons maintenant que notre cerveau fonctionne selon des modalités quantiques. Pensez-vous que les progrès de ces machines contribueront à faire évoluer l’IA ?

    C’est vrai qu’il y a de nombreuses théories sur ce thème, dont celle de Penrose et Hameroff sur la conscience quantique. Je n’ai pas d’opinion et je ne sais pas si cela fait une différence. Vrai ou pas, il y a toutefois une vraie différence entre les formes d’intelligence issues d’un tissu humain humide et la sécheresse du silicone. Je ne crois pas que ce soit la même chose, il y a une vraie différence dans le calcul en temps réel fait par l’un et par l’autre. Nous ne sommes pas encore très au clair sur ce à quoi serviront les ordinateurs quantiques et leur objectif final. Ma conviction est que ceux sont des machines très puissantes, mais dédié à un problème particulier.

    Dans un essai, vous avez développé la fondation d’une « théologie nerd ». Selon vous, les nerds ou geeks sont, inconsciemment, à l’origine d’une nouvelle spiritualité issue de leur relation avec l’univers de la machine, du code et surtout des réseaux et de l’intelligence artificielle. En donnant naissance à de nouvelles formes de vie, le nerd est un nouveau Dieu. Votre message fait-il des adeptes ?

    Il y a un potentiel pour une nouvelle théologie, mais je n’ai pas preuve de l’émergence de cette théologie nerd au-delà de moi. Je suis seul dans mon église. J’ai réellement vu des milliers de personnes, très intéressées par l’aspect moral et éthique de l’IA et elles font un travail formidable sur ces aspects. Il y a une dimension spirituelle qui peut donner naissance à une nouvelle théologie. Nous vivons avec l’IA et l’émergence de la conscience dans l’IA à venir créera un grand moment théologique, mais cela n’arrivera pas avant des décennies. Je n’ai pas de preuves, mais la conviction que cela arrivera.

    Vous évoquez en permanence l’émergence de la conscience dans l’Intelligence artificielle. Dans cette vision anthropocentrique de l’IA, quelle différence faites-vous entre l’IA et l’humain ?

    La conscience est un concept délicat, car nous n’avons pas de preuves de son existence en dehors de sa dimension humaine. Avec le développement de multiples IA nous aurons un vocabulaire plus étendu pour définir ce qu’est la conscience. Ce faisant, nous serons à même d’établir une sorte de graduation de types de conscience tout en établissant un continuum. Nous verrons alors qu’elle est composée de multiples composantes avec différents types de conscience. Il est difficile de catégoriser la conscience, mais ce ne sera bientôt plus le cas. Aujourd’hui cela n’est pas possible parce que nous n’avons qu’un seul exemple, le nôtre. Quand nous arriverons à faire la distinction entre toutes ces consciences, alors nous pourrons dire ce qui différencie l’humain et l’IA. À ce jour nous sommes trop ignorants sur cette question.

    Pour continuer sur l’IA, vous avez évoqué un réseau d’IA. Et en restant dans la dimension métaphysique, pourrions-nous faire un parallèle entre la notion de synchronicité entendue comme une sorte de méta-réseau humain, une sorte de cloud des consciences de l’humanité et ce que l’on tente de réaliser avec l’IA ?

    Votre intuition est correcte et je pense absolument comme vous. Mais je n’ai aucun insight sur ce qui arrivera le jour où ce sera le cas. Je pense que nous aurons des surprises. Par ailleurs, nous sommes sur le chemin pour connecter tous les humains et tous les IA et les fédérer en une seule machine, une sorte de super organisme. C’est une évidence. Mais ce jour-là, de nombreuses choses inattendues arriveront.

    Dont la fusion entre l’homme et la machine, inspirée par la science-fiction et les adeptes du transhumanisme ?

    Cela arrivera bien sûr. Là aussi c’est une évidence et cela donner naissance à une nouvelle catégorie d’humains. Il y aura des « Amish », qui ne voudront jamais fusionner avec la machine et d’autres catégories d’humains. En fait, nous allons vers la création de nouvelles espèces d’humains, certains qui resteront à l’état « naturel », et d’autres qui voudront réellement fusionner avec elle et poursuivre leur rêve de fusion. Il y a de multiples options et cela donnera naissance à de multiples conflits. Les enfants d’Amish désireux de vouloir fusionner avec la machine, seront-ils autorisés à le faire ? Il y aura de nombreux problèmes sociaux qui naîtront de ces situations. Pour moi il est assez clair que nous allons multiplier les options.

    Vous avez publié il y a quelques années un livre recensant de nombreux outils. Aujourd’hui un site, baptisé « Cool tools », sur le même sujet. Vous semblez avoir une véritable obsession pour les outils ?

    Absolument. Les outils dirigent la science. Archimède a dit « donnez-moi un levier et je soulève le monde. » Les outils vous donnent un énorme pouvoir de changer le monde. Souvent, un outil existe et peut améliorer la vie de quelqu’un, mais, faute de le connaître cette personne n’en a pas conscience. C’est pour cela que je suis vraiment intéressé par l’expansion de Cool tools. Même si vous ne possédez pas l’outil, le seul fait de savoir qu’il existe peut donner l’idée d’une solution que vous n’auriez jamais eue avant. Le concept, l’idée d’un outil peut être très puissante. Les outils sont des leviers accessibles à tout le monde pour réaliser quelque chose de remarquable. Aujourd’hui ils sont nombreux, moins chers, variés et il y a tant de possibilités offertes… reste le problème de la connaissance de ces outils, il y en a tant. Mon rôle est donner un accès aussi facile que possible à cette connaissance.

    Si on poursuit dans la veine de l’IA, les outils peuvent-ils avoir une conscience ?

    Les esclaves étaient des outils et utilisés comme tels. Pour beaucoup ce n’étaient pas des humains. La question est, traiterons-nous les robots comme des esclaves ? Je ne sais pas encore. IL est possible qu’au fur et mesure qu’ils gagneront en conscience nous pourrons changer notre relation avec eux. Nous pouvons décider de les utiliser comme des outils, le resteront-ils ? Je ne sais pas.

    Le progrès accélère de manière exponentielle. L’écart entre le progrès et ce que nous pouvons absorber en termes d’éthique, d’usages, de régulation n’est-il pas trop grand ?

    Pour la première fois dans l’histoire, avec l’IA, nous explorons une technologie et ses possibles conséquences avant qu’elle n’advienne. Je n’ai pas d’autres exemples. Nous ne l’avons pas fait avec le téléphone ou le plastique. Penser avant une chose avant son existence est sans doute la marque que nous changeons d’époque et que nous entrons dans une nouvelle ère historique. Si vous prenez CRISP-R, difficile de ne pas se référer aux écrits apocalyptiques de science-fiction. Toutefois, je pense que nous avons tort de mettre toutes ces préventions. Certes il faut encadrer le progrès, c’est vital, mais réguler trop tôt est un désastre. Nous devons laisser les choses advenir et agir au regard de ce qu’il se passe. Nous devons être plus à l’aise avec l’absence de régulation, qui peut tourner à notre désavantage.

    Vos propos affichent des similarités avec le mouvement transhumaniste. Adhérez-vous à cette idéologie ?

     Je suis un transhumaniste dans un certain sens. Je crois que de nouvelles formes d’humanités vont advenir. Mais je ne suis pas dans ce mouvement de la singularité porté par Rau Kurzweil. La singulaire est un mythe. Un mythe utile, mais je ne crois pas que cela soit vrai. À bien des égards la singularité est contreproductive. Je suis un transhumaniste soft, pas un radical.

    Propos recueillis par Fabrice Frossard, Journaliste

    A lire : « The Inevitable » : understanding the 12 technological forces that will shape our future.

    En savoir plus sur le blog USI 

  • L’intelligence artificielle et l’emploi : opportunité ou menace ?

    Comment l’intelligence artificielle transforme nos métiers?

    Par Valérie Burel, VP Customer Performance de Sidetrade

    L’intelligence artificielle s’illustre aujourd’hui au quotidien et se déploie rapidement dans la plupart des secteurs d’activités, bousculant ainsi les expertises humaines en entreprise. Si un emploi sur deux devrait s’en trouver transformé(1), l’intelligence artificielle ne représente pour autant pas une menace pour ces métiers, qui devraient être redirigés vers des tâches moins répétitives et à plus forte valeur ajoutée. Selon une étude de PwC conduite en mars 2017, 70 % des métiers de l’énergie et 65 % des métiers de la consommation pourraient être automatisés via l’intelligence artificielle.

     L’arrivée de cette nouvelle technologie implique un changement dans la chaîne de valeur et, si elle ouvre la voie à de nouvelles compétences – comme par exemple la cybersécurité – elle représente aussi un défi majeur en termes d’adaptation des compétences et une véritable opportunité pour l’évolution des métiers. Ce défi, il revient à nous, dirigeants et managers, de le relever pour accompagner nos équipes dans cette profonde mutation : vaincre les peurs, accueillir l’innovation, transformer les postes de travail, former les équipes.

    Une opportunité plus qu’une menace

    L’adoption de robots et d’intelligence artificielle pourrait booster la productivité de 30 % dans les entreprises.

    Un argument de poids dans l’adoption de ces technologies, qui représentent un bouleversement majeur pour l’emploi dans l’adaptation des compétences mais également dans l’évolution des tâches quotidiennes de chaque métier. Une étape qui nécessite une importante phase de conduite du changement au sein des entreprises, pour accompagner les métiers concernés et aborder cette transition avec sérénité.

    En effet, la machine permet dès aujourd’hui à l’homme de prendre de nouvelles responsabilités, en travaillant par exemple à l’identification des tâches candidates à l’automatisation. Certaines tâches chronophages et abrutissantes peuvent ainsi d’ores et déjà être éliminées : les échanges avec le client les plus simples à traiter, comme les demandes de duplicata de facture dans le cas d’un litige, sont identifiées par la machine, qui répond automatiquement et en temps réel. L’entreprise gagne en vélocité – la machine étant bien plus réactive que l’homme – ainsi qu’en satisfaction client : le taux d’exactitude de la réponse augmente, la relation client s’en trouve donc améliorée.

    L’enjeu : faciliter la transition

    Aujourd’hui, l’intelligence artificielle en est à sa première phase de développement : l’intelligence dite « assistée ». Elle permet d’automatiser des tâches répétitives et, bien qu’elle ne révolutionne pas encore la nature des tâches en elle-même, s’enrichit et apprend via des algorithmes de Machine Learning. Demain, l’intelligence « augmentée » permettra de faire évoluer les tâches et d’échanger avec la machine directement, pour finalement parvenir à une intelligence « autonome », où les machines apprendront de façon continue pour automatiser la prise de décisions (comme par exemple dans le cas des véhicules autonomes ou des investissements intelligents).Les salariés 2.0, qui travaillent d’ores et déjà au quotidien avec l’intelligence artificielle, voient une occasion en or s’offrir àeux : celle d’apprendre à maîtriser cette technologie dès ses premiers pas, et d’en suivre l’évolution phase par phase. Une opportunité qui se transformera en véritable avantage concurrentiel lorsque l’I.A. sera devenue monnaie courante en entreprise et que les structures rechercheront des individus capables de travailler main dans la main avec ces nouveaux collaborateurs robotisés.

    Pour l’entreprise également, le défi à relever est important : quelles tâches assigner aux employés désormais libérés des actions quotidiennes les plus fastidieuses ? Vers quelles tâches à plus haute valeur ajoutée les orienter ? Comment repenser la relation client en réorganisant la part des échanges automatisés et la part laissée à l’humain, qui peut maintenant se consacrer à des enjeux et des comptes plus complexes ? Comment évaluer la performance dans ce nouveau contexte ? Autant de problématiques stratégiques qui nécessiteront une réponse dans les années – voire mois – à venir.

    Tout l’enjeu consiste à faciliter cette transition, en augmentant par exemple la flexibilité, les efforts de formation, le système de protection sociale…

     Les robots, garants de l’emploi ? 

    Aider à prendre des notes, écrire des emails sous la dictée, suggérer des contacts, programmer les meetings, lancer un appel téléphonique, prioriser les tâches, gérer les réseaux sociaux… Autant de tâches quotidiennes chronophages qui seront, demain, prises en charges par l’intelligence artificielle.

    « L’objectif in fine est d’avoir plus de temps pour soi, pour sa famille, avoir plus d’interactions avec des personnes et prendre du temps pour s’engager dans des activités sociales », pour Catherine Simon, présidente et fondatrice d’Innorobo, le sommet européen entièrement dédié aux technologies robotiques.

    Pourtant, 65 % des Français se disent inquiets par l’autonomie croissante des machines d’après l’Ifop, notamment par son impact sur le marché de l’emploi. Une crainte « qui revient à chaque phase de crise du capitalisme », selon l’historien de l’économie François Jarrige. La robotisation représente finalement la poursuite du processus de mécanisation et d’automatisation entamé depuis la révolution industrielle et qui pourrait à terme fortement abaisser la pénibilité de l’emploi et en préserver la compétitivité.

    Un rapport du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) démontre que les taux de chômage des pays les plus robotisés (Allemagne, Corée du Sud, Brésil, USA) sont aussi parmi les plus bas ou les plus régulés – l’Allemagne est parvenue à une diminution de 4 % entre 2013 et 2014.

    L’apport de la robotique n’aurait donc pas d’impact négatif direct sur l’emploi et permettrait même de relancer certains secteurs en perte de vitesse : les investissements robotiques des industries automobiles allemande et japonaise ont par exemple permis de maintenir leurs positions sur le marché automobile et donc les emplois liés à cette filière. 1 million de robots industriels actuellement en service seraient déjà directement responsables de la création de 3 millions d’emploi selon une étude conduite par Metra Martech, et relayée par l’IFR. Le développement de la robotique dans les 5 prochaines années devrait encore créer 1 million d’emplois qualifiés dans le monde.

    La relation au client est réinventée, au même titre que la robotique a révolutionné le processus industriel dans les années 2010 et que le numérique a révolutionné la relation client en BtoC au début des années 2010, c’est aujourd’hui aux entreprises du secteur BtoB de faire leur révolution. Au-delà des métiers, c’est toute la relation aux clients qui doit évoluer. L’entreprise doit donner l’impulsion, en passant par ses salariés, de cette relation client réinventée. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui aux entreprises de prendre ce virage et de repenser une relation client plus immédiate, plus directe et plus recentrée au cœur des problématiques business.

     

    [1] Etude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), janvier 2017

  • Etude IFS – Transformation digitale : des degrés de maturité différents selon les secteurs

    Transformation digitale : une étude IFS révèle des degrés de maturité différents selon les secteurs 

    L’industrie aéronautique arrive en tête et le secteur pétrogazier est en bas du classement dans le déploiement des nouvelles technologies.

    Le Big Data, l’Enterprise Resource Planning (ERP) et l’Internet of Things* sont les trois technologies phares.

    • Une entreprise sur trois n’est pas préparée à sa transformation digitale en raison d’un laque de compétences en interne.

    IFS, l’éditeur de solutions de gestion d’entreprise, présente les résultats de Digital Change Survey, son étude sur la transformation numérique réalisée auprès de 750 décideurs dans 16 pays. Celle-ci évalue la maturité des entreprises des différents secteurs (production, pétrogazier, aéronautique, construction et services) sur leur transformation digitale.

    Forte volonté d’investir

    Près de 90% des entreprises sondées disposent d’une capacité budgétaire « adaptée » ou « élevée » pour leur transformation digitale. Cela démontre une forte volonté d’investir et de faire évoluer l’entreprise pour qu’elle reste compétitive et en croissance.

    Les trois technologies prioritaires pour les entreprises sont : l’IoT, l’Enterprise Resource Planning (ERP) ainsi que le Big Data et l’Analytics.

    « Il est indéniable que les entreprises ont, aujourd’hui, pris conscience de l’urgence de se concentrer sur leur transformation numérique », commente Antony Bourne, VP Global Industry Solutions d’IFS. « Les technologies telles que le Big Data, l’Analytics, l’Enterprise Resource Planning et l’IoT sont primordiales pour transformer une organisation. Ces technologies innovantes appliquées à leur expertise sectorielle permettent aux entreprises d’être plus performantes et de développer un avantage compétitif. C’est cette combinaison qui rend la transformation digitale à la fois pertinente et puissante. »

     Un manque de talents en interne

     Un tiers des entreprises (34%) se sentent « peu » voire « totalement pas » préparées pour amorcer leur transformation digitale par manque de compétences en interne. Par cela, 40% des entreprises citent ainsi la « Business Intelligence » et 39% la « Cyber-sécurité » comme les activités où elles ont le plus grand déficit de talents. Viennent ensuite l’ « Intelligence Artificielle et Robotique » (30%), le « Big Data et Analytics » (24%) puis le « Cloud » (21%).

    « Bien que les nouvelles technologies soient la clé de la transformation digitale, il est clair que la communication interne sur les changements et la capacité à disposer des bons profils sont les principaux catalyseurs de réussite », ajoute Antony Bourne. « Il est alarmant de s’apercevoir qu’une entreprise sur trois manque de collaborateurs compétents pour gérer sa transformation digitale. Ces entreprises doivent investir dans un plan de gestion et de recrutement afin de déterminer de quels profils elles ont besoin, les attirer, les recruter mais aussi former ses actuels collaborateurs pour leurs apporter de nouvelles compétences. » 

    « Les investissements dans l’IIoT – Industrial Internet of Things – permettent un excellent retour sur investissement qui devrait favoriser l’adoption de ces technologies », déclare Ralph Rio, VP Enterprise Software d’ARC Advisory Group. «  Cependant, le manque de talents dans les entreprises est un frein réel. C’est pourquoi les utilisateurs de technologies IoT se tournent vers des partenaires tels qu’IFS qui proposent des solutions IoT de dernière génération. »

     Des disparités importantes entre les secteurs

     En ce qui concerne le degré de maturité quant à leur transformation digitale, les répondants estiment à 31% être dans les deux niveaux les plus élevés sur une échelle d’1 à 5. L’aéronautique arrive en tête avec 44% de ses entreprises qui se considèrent avancées dans leurs capacités à tirer parti de la transformation digitale. Ensuite, viennent les entreprises de la construction avec 30% s’estimant matures. A l’inverse, les entreprises pétrogazières ne sont que 19% à se considérer capables de bénéficier des avantages de la transformation digitale. « Les disparités de maturité numérique entre les différents secteurs sont considérables », poursuit Antony Bourne. « Le caractère hautement concurrentiel de l’industrie aéronautique, son taux d’adoption rapide des nouvelles technologies telles que la maintenance prédictive ou encore l’impression 3D pour les pièces de rechange sont les principaux moteurs du succès de sa digitalisation.»

     Les choix et les moteurs des investissements 43% des répondants identifient « l’efficacité des processus internes » comme premier moteur de la transformation digitale. « L’accélération de l’innovation » (29%) et « les opportunités de croissance sur de nouveaux marchés » (28%) sont les facteurs suivants les plus importants.

    Les freins à la transformation digitale

     Malgré les complexités pratiques et techniques de la transformation digitale, son principal frein est humain. En effet, les entreprises citent à 42% « la réticence au changement » comme premier obstacle. Les deuxièmes et troisièmes barrières sont « les menaces/préocuppations en matière de sécurité » (39%) et « l’absence d’un bon modèle de gouvernance dans l’entreprise » (38%).

     Les technologies les plus disruptives

    Pour les répondants, les technologies les plus disruptives sont le Big Data avec une note de 7,2 sur 10. Viennent ensuite l’Automation (7 sur 10) et l’IoT (6,6 sur 10).

    Bien que le Big Data soit la technologie considérée comme la plus disruptive, une large part des répondants estiment aussi que l’Automation peut avoir un impact plus fort. En effet, plus de 40% des entreprises évaluent le niveau de disruption de l’Automation à 8 sur 10 ou plus, alors qu’elles sont 32% à avoir cet avis pour le Big Data. Dans les secteurs de la construction, de l’aéronautique et de la production, elles sont respectivement 48%, 48% et 50% à considérer le niveau de disruption de l’Automation à plus de 8 sur 10, ce qui en fait, pour ces secteurs, la principale technologie disruptive.

     

  • Quand les consommateurs exigent plus de transparence sur l’usage de l’IA dans le service client

    Les consommateurs exigent plus de transparence sur l’usage de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine du service client

    Etude menée par Pegasystems 

    Si l’efficacité des machines est toujours mise en doute, les consommateurs voient le commerce, la santé, les télécoms et les services financiers comme les domaines dans lesquels ils accepteraient le mieux le recours à l’IA pour améliorer la qualité de service

    Les consommateurs attendent des entreprises plus de transparence sur leur recours à l’IA pour les besoins de leur service client, comme le montre une étude menée à l’échelle mondiale par Pegasystems Inc. (NASDAQ : PEGA), l’éditeur d’applications de gestion de la relation client qui accompagne les plus grandes entreprises mondiales. Il en ressort que les consommateurs, bien que réceptifs à certains des avantages de l’IA, préfèrent pour la plupart savoir s’ils ont affaire à un humain ou une machine lorsqu’ils dialoguent avec le service client d’une entreprise, ou au moins pouvoir choisir entre l’un et l’autre.

    Menée auprès de 6 000 consommateurs de six pays (Etats-Unis, Australie, Royaume-Uni, France, Allemagne et Pays-Bas), l’étude visait à analyser la façon dont l’IA est perçue, comprise et utilisée. 88 % des personnes interrogées souhaitent plus de transparence de la part des entreprises sur leur usage de l’IA dans le cadre de leur service client et attendent d’elles qu’elles leur précisent s’ils interagissent avec un agent « virtuel » automatisé ou une personne. Un constat surprenant car près du tiers (30 %) d’entre elles admettent ne pas être en mesure de faire la différence entre les deux quand ils utilisent un chat en ligne.

    Cette attente de transparence trahit un manque de confiance plus généralisé en l’IA et en son aptitude à fournir le même niveau de service que des humains. Plus d’un tiers (36 %) des sondés pensent l’IA incapable, à ce jour, d’assurer un service client de niveau équivalent, si ce n’est supérieur, à un humain. Et, 80 % d’entre eux disent préférer s’adresser à un conseiller en chair et en os plutôt qu’à un chatbot doté d’IA lorsqu’ils échangent avec le service client d’une entreprise. En même temps, les répondants préfèrent pour la plupart (45 %) décrocher leur téléphone pour parler à un représentant quand ils ont besoin d’assistance. Ce chiffre plus de deux fois supérieur à ceux qui privilégient le recours au chat en ligne (20 %) traduit le scepticisme du public au sujet des avantages que peut apporter l’IA dans le domaine du service client.

    Le degré d’acceptation de l’IA de la part des consommateurs varie selon les scénarios. Ainsi, ils tendent à voir d’un œil favorable son utilisation par les e-marchands, à l’heure où un répondant sur trois (34 %) dit apprécier recevoir des recommandations d’achats personnalisées. On notera avec surprise et intérêt que la santé se hisse au deuxième rang des domaines où l’IA est bien acceptée. En effet, plus du quart (27 %) des sondés disent ne pas voir d’inconvénient à ce que leur médecin traitant s’appuie sur l’IA pour établir un diagnostic plus précis ou leur recommander les traitements les plus efficaces. En revanche, seuls 10 % des consommateurs se disent favorables à ce que l’État fasse appel à l’IA pour leur proposer des services publics plus performants et plus personnalisés.

    Pourtant, si les consommateurs estiment que l’IA présente aujourd’hui trop de défauts pour être appliquée au service client, ils envisagent l’avenir de cette technologie avec plus d’optimisme. Parmi les répondants, les plus nombreux (38 %) considèrent que l’IA a le potentiel d’améliorer le service client des entreprises, alors qu’ils sont seulement 26 % à penser le contraire. Qui plus est, 68 % se disent favorables à ce que les entreprises utilisent plus l’IA si cela peut permettre aux consommateurs de gagner du temps ou de faire des économies.

     « S’il est un enseignement à tirer de cette étude, c’est que la plupart des systèmes d’IA ne sont pas assez aboutis pour assurer le niveau de service que les consommateurs attendent aujourd’hui des entreprises », explique Georges Anidjar, directeur général, Europe de l’Ouest chez Pegasystems. « Néanmoins, beaucoup de consommateurs savent que la technologie existante évolue rapidement, si bien que certains commencent déjà à privilégier les entreprises qui utilisent l’IA pour fournir des services que les autres sont incapables de proposer. »

    « A ce stade, les entreprises doivent adopter l’IA non pour supplanter les équipes qui gèrent aujourd’hui leur service client, mais pour leur donner les moyens de fournir un service de meilleure qualité. Pour peu qu’on en optimise l’utilisation, l’IA peut faciliter les interactions humaines et permettre des échanges plus personnalisés, plus efficaces et mieux adaptés à chaque situation. Nous devons donc sensibiliser les organisations pour qu’elles ne perçoivent pas l’IA comme une simple nouveauté, mais bien comme un avantage concurrentiel à adopter, car susceptible de faire la différence dans un monde où les consommateurs sont de moins en moins fidèles. »

     

    Pour télécharger la version complète du rapport « What Consumers Really Think About AI: A Global Study », rendez-vous sur http://www.pega.com/ai-survey

     

  • Comment appréhender humainement les futures transformations industrielles ?

    Industrie du futur

    Quand 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes…1

    par ACURE 

    Après les transformations apportées par l’informatique il y a deux décennies, l’industrie, les services et même l’agriculture vont connaître des bouleversements générés par l’émergence des robots et de l’Intelligence Artificielle. Comment appréhender humainement et accompagner au mieux les futures transformations industrielles ?

    Robotique et intelligence artificielle au cœur de l’usine de demain

    L’industrie française vit de profondes mutations. Robots polyvalents et autonomes, cobotique destinée à faire cohabiter machines et hommes, intelligence artificielle, les engins deviennent rapidement plus « intelligents » et cela concerne tous les secteurs de l’économie. Le contenu de métiers aussi variés que ceux d’avocat, de dentiste, de radiologue ou de chauffeur de taxis va radicalement se transformer dans les années qui arrivent.

    Les mutations importantes que génèrent l’Intelligence Artificielle et la robotisation nécessitent des adaptations sur le plan de la formation et de la carrière de tous tout au long de la vie. Ce sont aussi l’organisation générale de la société et les dispositifs législatifs et administratifs qui doivent évoluer pour accompagner les nouveaux usages.

    Robotisation et impact humain

    Selon l’étude publiée en 2013 par Frey & Osborne : 47% des professions actuelles pourraient être remplacées par des machines intelligentes. Elle anticipe que les professions managériales sont les moins exposées au remplacement par des machines (50 000 emplois pour une probabilité qui oscille entre 0 et 20% de remplaçabilité). Au contraire, les professions de production et de logistique emploient plus de 400 000 personnes mais elles seraient remplaçables à hauteur de 80 à 100% par des machines.  Cette prévision par métiers reste cependant difficile car nous ne connaissons pas encore les applications qui seront mises sur le marché par les fabricants de robots.

    Si l’étude ne précise pas l’échéance, comme tous les changements majeurs, la robotisation et la généralisation de l’Intelligence Artificielle alimentent des craintes. Cependant il ne faut pas nécéssairement voir les machines comme des menaces pour le travail de l’homme : les emplois supprimés sont transférés vers d’autres secteurs et les gains de productivité à en attendre sont considérables. Si l’on réalise que l’agriculture employait 70% de la population active il y a un siècle et demi alors que ce ratio est tombé à 3% de nos jours, on comprend que ces emplois n’ont pas simplement disparu, ils ont été remplacés par de nouveaux métiers, c’est la mécanique habituelle du progrès technique dont la robotisation et l’Intelligence Artificielle sont les expressions actuelles.

    [1] Frey & Osborne, 2013 : The future of Employment, Oxford.

  • Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Comment la robotique humanoïde réinvente l’expérience client

    Par Laurent Marciniak, Responsable Social Robotics chez Gfi Informatique

    Marché en devenir dans de nombreux secteurs, la robotique humanoïde n’en est qu’à ses prémisses. Capable d’accueillir, d’accompagner et de renseigner grâce à une interface douée de paroles et d’émotions, le robot propose une nouvelle expérience client. Ni gadget, ni solution de remplacement d’un vendeur ou guichetier, la robotique humanoïde réinvente complètement l’expérience utilisateur. Voici comment.

    Dans les services, le retail ou encore la santé, le business de la robotique humanoïde n’en est qu’à ses débuts. Pourtant, il réinvente déjà la notion d’expérience utilisateur. Le robot humanoïde Pepper, par exemple, accueille, accompagne et renseigne les visiteurs avec empathie. Ce premier robot personnel émotionnel est capable de reconnaitre des émotions humaines et de s’y adapter. Une innovation qui a vu naître un domaine d’expertise original : la Social Robotics. Celle-ci fait directement écho à deux valeurs : la collaboration entre l’homme et la machine et non le remplacement de l’un par l’autre, et la capacité du robot à intégrer l’espace public et à interagir avec l’utilisateur (par opposition au robot industriel cantonné à des tâches répétitives dans les usines).

    Les solutions business passent donc par le robot humanoïde en tant que point d’interaction digital entre le SI de l’entreprise et l’utilisateur final. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data – qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction, etc. – les équipes internes.

    Une expérience client interactionnelle

    Le robot humanoïde propose des services et des offres adaptés à des cas d’usage et sur mesure pour accueillir, guider et renseigner les visiteurs ou les clients. Cette approche, disponible en mode SaaS (cloud), se veut Connect & Use. L’objectif est d’intégrer le visiteur dans un environnement propice à l’échange. Le robot est en mesure de proposer des services à destination des visiteurs et des collaborateurs : réservation de taxi, identification et accueil des visiteurs, diffusion de contenus multimédias, questionnaire de satisfaction, smart building, etc. Ce service de commodité qu’est l’accueil devient alors un espace d’échanges et de communication où l’établissement peut interagir avec les visiteurs.

    Dans le retail, le robot est en capacité d’interpeller les clients et d’engager avec eux, avec le support d’une tablette tactile, un échange productif autour de produits, de services ou d’opérations spéciales.  Une brique de type « catalogue produits » offre, par exemple, différents parcours (par critères techniques, popularité, prix, etc.), apportant ainsi une multitude de possibilités pour favoriser les interactions avec les clients. Le suivi de l’achat peut être délégué à un vendeur ou traité par le robot dans une approche Click and Collect. L’acte d’achat est personnalisé et amélioré. Avec des programmes de recommandations de produits, de gestion des achats ou des paiements, par exemple, la robotique humanoïde fluidifie le parcours client.

    Alimenter en data les équipes internes

    Des extensions de logiciels complètent les traditionnelles ERP et CRM avec une approche Plug & Use : reconnaissance client pour un accueil personnalisé, notification au conseiller pour préparation des produits et de l’encaissement, diffusion d’informations et d’offres par mail, etc.

    Pour des besoins encore plus spécifiques, les entreprises se reposeront sur une méthodologie dite Think, Build, Run. Think, pour définir les cas d’usage particuliers et les interactions souhaitées, le story-board et le design des comportements, ainsi que les échanges avec le SI. Build pour une réalisation conduite en mode agile et intégrant la présentation régulière de la solution aux métiers, la qualification logicielle, le lancement du dispositif pilote et le cycle d’ajustement. Enfin Run, pour le déploiement global de la solution avec la formation des équipes métiers et techniques, le support et la tierce maintenance.

    Le robot va être sollicité pour des tâches très répétitives (et ainsi permettre au personnel de mener des tâches plus valorisantes) ; pour de l’interaction avec le visiteur ou le client dans le but de proposer une nouvelle expérience utilisateur. En captant les réactions des visiteurs ou des clients, le robot alimente en data (qualité produits, service après-vente, questionnaire de satisfaction…) les équipes internes. Tout ceci est basé sur une approche de collaboration entre le personnel et le robot. Tout ce que fait le robot peut être fait par le personnel : il n’y a pas de territoire réservé à l’un ou à l’autre.

    Robotique humanoïde et Intelligence artificielle

    Pour améliorer encore plus cette nouvelle expérience client, la Social Robotics travaille sur l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) sous l’égide des plus grands noms du numérique. L’idée est d’utiliser des briques pour étendre la capacité du robot et ses services. Par exemple, les entreprises ont des bases de données gigantesques en matière de FAQ (questions fréquemment posées). Difficile alors pour les services internes de faire le tri. Le robot sera donc équipé d’une brique permettant de décrypter une telle demande, de décomposer, puis d’identifier les axes de recherche, avant de partager les résultats. Avec cette approche, l’entreprise gagne en réactivité. Le tout au service du client.

    Malgré ces bons technologiques, le robot humanoïde n’est pas encore auto-apprenant. Il effectue ce que les algorithmes lui demandent. Avec l’intelligence artificielle, cela devrait évoluer. Se posera alors la question de qui va modéliser la décision. Pour faire face aux nombreuses questions soulevées par l’IA, les leaders du secteur ont lancé, en septembre dernier, une association pour débattre des best practices en la matière. Pour espérer ne pas se retrouver avec des robots qui échangent avec d’autres robots …

     

  • Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Cinq actions pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA

    Etude Avanade

    Avanade, premier intégrateur mondial de solutions Microsoft, a récemment publié un rapport, Avanade Technology Vision 2017, conseillant aux entreprises d’intégrer dès maintenant l’intelligence artificielle (IA) pour rester compétitives. Ce rapport indique notamment que les entreprises disposent d’une petite fenêtre de tir pour expérimenter et se familiariser avec les stratégies et les technologies qui préparent à l’arrivée de l’IA dans les pays industrialisés.

    Le rapport Avanade souligne que l’ère émergente de l’IA crée déjà, pour les entreprises, de nouvelles façons d’interagir, de servir et de responsabiliser les clients et les employés. De plus, le Cloud, le Big data et le mobile continuant de converger, le rapport prédit que les interfaces utilisateur pilotées par l’IA mèneront à des interactions toujours plus profondes et plus significatives – une « centricité situationnelle » adaptée non seulement à chaque client ou employé, mais aussi à leur situation propre.

    Le rapport insiste également sur la nécessité pour les entreprises d’agir avec responsabilité et d’adopter une éthique numérique car chaque action liée au numérique peut avoir des conséquences et des effets non voulus. Il indique que la montée de l’IA modifie fondamentalement notre manière de vivre, de travailler et de comprendre notre monde, et cette «numérisation de toute chose» exige un nouveau niveau de responsabilité d’entreprise.

    L’Avanade Technology Vision 2017 identifie cinq actions que les entreprises peuvent initier dès maintenant pour survivre et prospérer dans cette nouvelle ère basée sur l’IA :

    1. Adopter l’IA comme une nouvelle expérience utilisateur : Les clients ne veulent plus seulement être sur des Apps ou sur Internet. Ils demanderont de plus en plus de pouvoir accéder à des assistants virtuels basés sur de l’Intelligence Artificielle et que l’interface utilisateur devienne invisible : cela repose sur l’usage d’expérience utilisateur comme la voix, la réalité mixte ou le tactile.

    2. Le Collaborateur Augmenté : Les gains tirés de l’innovation liée à la productivité au travail ont atteint un seuil, mais l’IA aidera les entreprises à atteindre de nouveaux niveaux d’efficacité et d’efficience. Un équipe de travail augmentée par l’intelligence artificielle permettra aux entreprises d’attirer et fidéliser les nouvelles générations de collaborateurs.

    3. Participer à l’Economie de Plate-forme : Les entreprises doivent être prêtes à créer et à rejoindre des plates-formes accessibles de partout dans le monde, pilotées par l’IA, dans leur industrie – et dans d’autres secteurs – afin d’atteindre leurs clients où qu’ils soient.

    4. Utiliser une approche DesignOps dans tous les projets : Combiner les principes du Design Thinking et les derniers principes de développement est nécessaire pour conduire la transformation digitale des entreprises en gardant l’utilisateur au centre de ses préoccupations. Les entreprises doivent commencer dès maintenant à élaborer une culture, un état d’esprit et un business model compatibles avec la révolution DesignOps, ou chacun est centré sur l’utilisateur et la valeur qui lui est délivrée.

    5. Agir en conscience, avec responsabilité et anticiper les risques : L’avènement de l’intelligence artificielle change de façon drastique la façon dont nous vivons, travaillons, et comprenons notre monde. Les entreprises doivent développer un cadre éthique du digital qui adresse les problèmes tels que la sécurité de la donnée, la confiance et la confidentialité, et fournir un guide opérationnel sur la façon dont les données doivent être obtenues et utilisées.

  • Recrutement affinitaire, recrutement vidéo, prédictif, matching, chatbots, …Comment recruter les talents de la génération Z

    Pourquoi vous partez dans la mauvaise direction pour recruter la génération Z ?

    Par Saad Zniber, co-fondateur de Yatedo

    Notre ami Siri, les chatbots, les jeux vidéo tels que FIFA, … l’intelligence artificielle se démocratise tant dans les sphères personnelles que professionnelles et promet une avancée spectaculaire dans les prochains mois ! Vous tremblez devant ce tableau ? Si oui, c’est que vous ne faites pas partie de la génération Z ! La petite sœur de la génération Y arrive sur le marché du travail, et représentera bientôt 20% de la population active en France. Si le monde du travail évolue et a su s’adapter à chaque nouvelle génération, la Z est bien différente des précédentes sur de nombreux points, à commencer par la manière dont une entreprise peut en recruter les natifs !

    Connexion Z

    Le parcours des Z sera bien différent des générations précédentes : ils seront autodidactes; la crise avec laquelle ils ont grandi leur a fait prendre conscience qu’être bardés de diplômes n’était pas un critère pour trouver du travail et que l’idée même de carrière était caduque… Ils viseront un bac +2 puis se formeront une fois en poste, prêts à changer radicalement de métier au cours de leur vie professionnelle, alliant opportunité et envie personnelle du jour.

    A l’instar de la génération Y, la frontière entre vie privée et vie professionnelle n’existe déjà plus. Il est tout naturel pour ces Z de candidater sur internet à la manière dont ils louent un appartement sur Airbnb, commandent un Uber ou partagent un avis sur Tripadvisor. Digital, rapide et simple. Pourquoi en serait-il autrement pour les recruter ?

    Des solutions existent et doivent être utilisées pour recruter ces nouveaux talents : recrutement affinitaire, recrutement vidéo, prédictif, matching, chatbots, … Nous parlons d’intelligence artificielle pour recruter les talents de la génération Z.

    L’intelligence artificielle réinvente le recrutement. Nous l’avons vu, le talent Z est omniprésent sur Internet et laisse derrière lui et sur lui une multitude de données de qualité : ses formations, ses réalisations, ses partages, les Mooc auxquels il participe, les projets extra-professionnels,… L’intelligence artificielle intervient ici pour regrouper et trier ces données publiques grâce aux algorithmes qui extraient les informations pertinentes et les traitent, afin de livrer des résultats très détaillés. Doté de ces précieuses informations, le recruteur peut capter plus vite l’attention des profils pertinents et les chances de trouver le candidat armé des bonnes compétences et correspondant au mieux à sa future équipe sont plus grandes. Mais attention, il doit privilégier un système de messagerie instantanée et il n’a que 8 secondes* pour les intéresser !

    Chatbot, assistant personnel de la génération Z

    Les messageries instantanées ont le vent en poupe. C’est le moyen le plus efficace pour communiquer avec la génération Z. Facebook compte à ce jour 1 milliard d’utilisateurs sur sa messagerie Messenger et 87% des Z l’ont installée sur leur smartphone. De plus en plus de chatbots sont développées et intégrés à ces messageries. Depuis un an, ils se mettent au service du recrutement en orientant les candidats vers les offres d’emploi liées à leurs critères de recherche.

    Sur Messenger, le candidat discute avec les chatbots, qui en quelques secondes proposent les offres disponibles en fonction de ses besoins. Il répond à 3 questions qui sont transmises aux entreprises qu’il a ciblées, sans ajouter de CV ou de lettre de motivation.

    A l’inverse, et cas encore rarissime, Elizabeth Nieves une jeune américaine à la recherche d’un emploi a créé son propre Chatbot pour l’aider à trouver le job de ses rêves. L’histoire ne dit pas encore si cette expérience a porté ses fruits.

    On les croise naturellement sur les portails e-commerce, cependant les opportunités offertes par les chatbots aux recruteurs sont immenses et inspirantes. Notamment dans l’optimisation des processus de recrutement et dans la qualité de l’expérience candidat grâce à une méthode conversationnelle agréable et à des réponses précises et efficaces. Loin l’idée de robots standardisés. Bienvenue à cette nouvelle génération capable de s’améliorer sans cesse en apprenant sur le terrain, tout comme le fait la génération Z.

    Non, l’IA ne mettra pas les recruteurs au chômage mais permettra aux professionnels de réinventer leur valeur ajoutée ! Nous le disons haut et fort, l’intelligence artificielle est un allié majeur pour recruter les talents de demain. Il suffit pour les toucher, d’adapter les process de recrutement aux usages dont ils sont porteurs et utilisateurs, sans avoir peur du changement ! Ne rien faire aujourd’hui pour les recruter, c’est passer à côté du renouveau de notre entreprise.

  • Les 10 innovations mondiales les plus prometteuses selon NETEXPLO

    NETEXPLO OBSERVATORY DEVOILE LES TENDANCES 2017 DU DIGITAL 

    A l’occasion de la 10ème édition du Forum, le rendez-vous annuel de l’innovation digitale, Netexplo Observatory dévoile les grandes tendances de l’innovation de l’année, résultat de la captation de 2000 projets par le réseau mondial d’experts et d’enseignants du monde académique.

    Cette année, le Forum se tiendra le mercredi 26 et le jeudi 27 avril au Palais de l’UNESCO, à Paris. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory convie des entrepreneurs, créateurs de startups, chercheurs, philosophes, sociologues, et dirigeants pour décrypter les innovations digitales clés de l’année.

    Ces deux jours sont l’occasion de partager une année d’observation de l’innovation numérique mondiale, et de découvrir sur scène les 10 initiatives digitales les plus prometteuses de l’année, et les tendances du monde numérique de demain. Le Grand Prix 2017, élu parmi les 10 lauréats par les experts internationaux de Netexplo Observatory et le public rassemblé à l’Unesco, sera remis à l’occasion de cette nouvelle édition du Forum.

    L’I.A. AU CŒUR DES 3 TENDANCES DIGITALES 2017

    Les tendances qui sous-tendent l’innovation mondiale, décryptées par Netexplo Observatory dans son Trend report 2017, intitulé « artificial alternatives » sont les suivantes :

    Human Focus : cette tendance révèle à travers de nombreuses innovations mondiales comment le digital accompagne, protège, surveille, redresse et développe les capacités des individus. Ce n’est plus un instrument, mais une partie prenante de notre expérience, de notre environnement, de notre identité et de nous-mêmes.

    Human Nature : le digital est au service de la protection des ressources naturelles, du développement durable. Source d’inspiration pour l’innovation, La nature est quantifiée et améliorée dans la grande transformation numérique de l’univers humain.

    Post Human : L’I.A. et les robots sont progressivement programmés pour interagir et s’adapter à nous, nous projetons naturellement nos sentiments sur eux, développons des relations sociales et ils sont souvent conçus pour encourager ce transfert. Le perfectionnement technologique et l’anthropo-mimétisme conduisent l’I.A. à accomplir progressivement nos tâches. Jusqu’à se substituer à nous ?

    10 INNOVATIONS CAPTEES DANS LE MONDE ENTIER 

    Netexplo Observatory a cette année retenu, parmi plus de 2000 innovations captées en 2016 grâce à son réseau académique de 19 universités dans le monde, 10 innovations prometteuses dont l’usage devrait se généraliser dans l’avenir :

     Pour créer un détecteur d’explosifs, autant s’inspirer du meilleur modèle possible. La truffe d’un chien. Des scientifiques de l’Institut américain des standards et de la technologie (NIST) ont réussi à reproduire à l’aide d’une imprimante 3D une truffe qui ressemble au museau d’une femelle labrador retriever et surtout qui en possède les propriétés. En effet, ces chiens ont la particularité de pouvoir reconnaître des odeurs imperceptibles pour le nez humain comme la drogue, les explosifs ou même des maladies comme le cancer. 3D printed dog nose : la nature, notre plus belle source d’inspiration.

    ABALOBI – Afrique du Sud

    Le meilleur outil pour aider les petits pêcheurs à vivre de leur métier, un filet ? Non, une appli. Une application gratuite pour les petits pêcheurs. Développée dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unis : lutte contre la pauvreté, la consommation responsable et la promotion de la durabilité. Abalobi : redonner le pouvoir aux petits pêcheurs.

    BITNATION REFUGEE EMERGENCY RESPONSE – Suède

    Le meilleur moyen de donner une identité officielle à ceux qui n’en ont plus, c’est encore de leur donner une citoyenneté numérique.  Une identité officielle pour les réfugiés grâce à la Blockchain: Bitnation Refugee Emergency Response(BRER). Ils peuvent obtenir une identité officielle en forme de code QR aux sans-papiers. Cette identité est validée par les autres membres de leur famille pour créer un « Web of trust ». Les réfugiés peuvent également obtenir une carte de paiement en Bitcoin qui ne nécessite pas de compte bancaire.

    DEXMO – Chine

    La réalité virtuelle, vous l’avez déjà testée. Mais vous ne l’aviez encore jamais touchée du doigt. Des gants pour ressentir les objets en réalité virtuelle. Dexta Robotics est une jeune entreprise basée en Chine et composée de jeunes chercheurs issus des grandes universités d’ingénierie britanniques et chinoises (Cambridge, Nanjing et Tsinghua). Ces sept ingénieurs ont dévoilé leur prototype final de gant bionique à retour haptique qui permet à son porteur de ressentir les forces et textures des objets qu’il saisit, non pas dans la réalité mais dans le virtuel. Dexmo : le monde virtuel n’a jamais été aussi réel.

    INDIA STACK – Inde

    Et si le gouvernement de la première démocratie du monde devenait la référence dans la digitalisation de tout un pays ?  Prolongement du projet Aadhaar, lauréat Netexplo Observatory 2011, qui a permis de donner une identité numérique à 1,1 milliards de citoyens indiens. L’API IndiaStack permet de passer aux  applications concrètes avec un bouquet avancé de services aux citoyens, aux entreprises, sur les domaines bancaires, scolaires, administratifs. Une digitalisation à grande échelle qui permet la sécurisation des transactions financières et commerciales. India Stack : vers une organisation sociale digitalisée.

    THE NEXT REMBRANDT – Pays-Bas

    L’intelligence artificielle peut remplacer toutes les compétences humaines, sauf l’art. EuH…Eh bien en fait, si.  Des historiens de l’art de l’université de Delft & des créatifs créent un logiciel qui peint dans le style de Rembrandt à l’aide d’une imprimante 3D. Afin de réaliser ce portrait inédit, les chercheurs ont analysé plus de 300 œuvres du peintre. Ces analyses ont permis de capturer chaque détail propre à l’identité artistique de Rembrandt : plus de 160 000 fragments venant des différents travaux de l’artiste. L’ordinateur reproduit la texture caractéristique d’une peinture de Rembrandt, y compris les coups de pinceaux, les couches de peintures et la luminosité des couleurs. The Next Rembrandt : Et le prochain Picasso, c’est pour quand ?

    Pour anticiper les épidémies portées par les moustiques, rien ne vaut un piège vraiment très intelligent.  Des pièges robotiques intelligents pour contrer les épidémies portées par les moustiques. Equipés de machine learning pour capturer des espèces bien spécfifiques, ils permettent ensuite l’analyse ADN nécessaire à la prévention des épidémies.  Prémonition : des pièges intelligents pour prendre les épidémies de vitesse.

    Détecter des tumeurs à partir d’images médicales ? Une mission bien réelle pour l’intelligence artificielle. Une équipe de bio informaticiens et de médecins propose une solution d’intelligence artificielle capable de diagnostiquer des maladies à partir d’images issues des scanners, IRM et rayons X et de cerner les tumeurs éventuelles, en détectant leur niveau de gravité.

    Le Dark Web, c’est le côté obscur de la force. Le web version criminels, terroristes, mafia. Comment les détecter ?   Afin de traquer la criminalité qui se cache généralement sur le Dark Web, la société Sixgill a développé une technologie de pointe en cyber sécurité qui lui permet de découvrir et de surfer sur les sites les plus importants du Dark Web, pour essayer d’identifier qui sont ces criminels et les empêcher de nuire. Sixgill : un coup de projecteur dans les zones les plus sombres du web.

    Un pré-diagnostic médical pour mieux vous orienter et vous soigner. Une application médicale validée par les médecins du National Health Service du Royaume-Uni. Une interface très naturelle à commande vocale ou tactile, dont l’intelligence artificielle comprend vos symptômes, vous fournit un diagnostic et vous oriente vers le professionnel de santé le plus adapté dans votre périmètre. Your MD : le premier réflexe avant d’aller voir votre médecin.  

    NETEXPLO OBSERVATORY, LE DIGITAL A VISAGE HUMAIN.

    L’usage d’abord : « Faciliter la transformation digitale, c’est la vocation de Netexplo Observatory. Depuis 10 ans, Netexplo Observatory identifie et décrypte les tendances de l’innovation et de la transformation digitale, tout en mesurant l’impact sur la société, et les bouleversements dans les usages», explique Thierry Happe, co-fondateur de Netexplo Observatory.

    Ainsi, Netexplo Observatory a identifié et primé depuis 10 ans des usages naissants qui se sont avérés prometteurs tels que Twitter, Siri, Shazam, Spotify, Airbnb, Waze, BlablaCar et Slack. Il y a 10 ans, le Grand Prix Netexplo était décerné à Psiphon, le premier logiciel anti-censure qui a joué un rôle-clef dans l’émergence du printemps arabe.

  • Quand l’IA bouleverse les métiers de la vente

    Ce que l’Intelligence Artificielle va apporter aux commerciaux

    Par Jean-Guillaume Van Brabant , Associé de Comforth (www.comforth.eu), entité de Magellan Partners 

    Depuis 2015, Salesforce a investi environ 1 milliard de dollars dans des startups spécialisées dans l’intelligence artificielle et le machine learning, telles que MetaMind ou Implicit. Depuis, l’éditeur de logiciels américain a commencé à intéger ces technologies dans l’ensemble de ses produits, du CRM à la plateforme, en passant par l’analyse des données ou l’IoT.
    La nouvelle solution de Salesforce, baptisée Einstein, va encore plus loin en proposant
    un ensemble de technologies intelligentes qui va bouleverser les métiers de la vente tels que nous les connaissons actuellement.

    Leader incontesté sur son marché, Salesforce doit son succès à son expertise et à la large palette d’outils de gestion et d’analyse de données mis à la disposition des utilisateurs. Pourtant, dans les mois à venir, c’est une solution d’intelligence artificielle – nommée Einstein – qui va venir enrichir l’éventail de services proposés aux commerciaux. En accédant directement à toutes les données contenues dans Salesforce, Einstein facilitera la vie du commercial en lui recommandant des actions afin d’optimiser son activité.

    Par ailleurs, via une simple analyse de la messagerie électronique, Einstein va pouvoir accéder aux données contenues dans les emails pour produire une analyse complète. De la reconnaissance de l’expéditeur – fait-il partie de mes contacts Salesforce ? -, à l’analyse de la temporalité de l’échange – à quelle étape de mon approche commerciale ce mail intervient-il ? –, jusqu’à l’étude du champ lexical utilisé par le prospect – tutoiement, formules de politesse utilisées – Einstein sera en mesure de conseiller les commerciaux. In fine, la vocation d’Einstein est de devenir le système qui guidera le commercial dans son cycle de vente de A à Z.

    Aujourd’hui, les commerciaux disposent déjà de « sales guidelines », sortes de recommandations de vente pré-établies et pré-écrites qui suggèrent une action selon l’étape atteinte au sein du processus en cours. Si elles restent encore très procédurières, ces dernières seront, dès demain, personnalisées. Une fois déployée, Einstein construira de nouveaux process secteur par secteur, commercial par commercial et client par client. En fonction des e-mails, des informations de facturation, ou de toute autre donnée à laquelle Einstein pourra avoir accès, Salesforce sera donc en mesure de constituer des recommandations au cas par cas en révélant la probabilité de succès d’une opportunité, du scoring d’un lead, des recommandations d’actions et des mots à utiliser dans les échanges avec tel ou tel client selon la data collectée.

    Les cas d’usage sont multiples et nous pouvons très facilement imaginer qu’Einstein analyse également les données remontées aux clients par la plateforme IoT Cloud afin d’analyser leur impact sur les opportunités en cours.

    Au-delà des recommandations personnalisées, Einstein a pour vocation d’augmenter les prédictions du pipeline commercial. En rationalisant le volume d’opportunités potentielles à un instant T et l’objectif annuel avec son module Analytics Cloud, Einstein pourra prédire l’avancement d’un commercial selon sa capacité historique à transformer ou non les opportunités.

    Ce virage de l’intelligence artificielle change complètement la donne et va amener une mutation du métier de commercial. Ceux qui sauront utiliser cette technologie auront un avantage concurrentiel très fort car ils passeront davantage de temps avec leurs prospects et clients et délégueront les tâches chronophages à un assistant virtuel.

    Déjà présente à travers des applications grand public, l’intelligence artificielle, qui n’a plus rien de futuriste, peut offrir un assistant virtuel dédié à l’analyse systématique des données et à la mise en exergue des meilleures opportunités. En voie de généralisation, l’intelligence artificielle va imposer une mutation drastique du métier de commercial. Un train à ne pas rater.