Étiquette : IA

  • Pourriez-vous un jour tomber amoureux de l’assistant vocal de votre voiture ?

    Sur la voie de la voiture emphatique …

    Selon le constructeur automobile FORD 

    D’ici 2022, près de 90% de toutes les nouvelles voitures vendues intégreront une technologie de reconnaissance vocale*.

    Les experts prédisent qu’à l’avenir, nos véhicules pourront aussi savoir ce que nous ressentons – parfois même sans que nous ayons à dire un mot. En effet, l’expérience des conducteurs et l’interaction avec leur véhicule pourraient s’enrichir considérablement grâce à la reconnaissance des expressions faciales, ainsi que celle des modulations et inflexions dans la voix.

    De futurs environnements intérieurs équipés de microphones sophistiqués et de caméras embarquées pourraient apprendre par eux-même quelle musique nous aimons entendre lorsque nous sommes stressés ou quand nous préférons tout simplement profiter du silence. L’éclairage intérieur pourrait également adoucir notre humeur en ajustant l’intensité et la couleur.

    «Nous sommes sur la voie du développement de la voiture empathique qui pourrait vous dire une blague pour vous réconforter, offrir des conseils quand vous en avez besoin, vous rappeler des anniversaires et vous tenir bien éveillé lors d’un long trajet», a déclaré Fatima Vital, Directeur, Marketing Automotive, Nuance Communications, qui a aidé Ford à développer la reconnaissance vocale de son système de connectivité SYNC. 

    D’ici 2022, 75% des nouvelles voitures équipées de cette technologie de contrôle vocal feront appel au « cloud ». Cela marquera l’avènement de véritables assistants personnels qui permettront par exemple de gérer ses rendez-vous ou même faire ses courses lorsque les conducteurs sont bloqués dans les embouteillages.

    Les cinéphiles se souviendront du film « Her », où Scarlett Johansson interprète Samantha, un système de reconnaissance vocale qui répond à Theodore Twombly avec une extrême précision, et a appris à reconnaitre son humeur, ses besoins et ses désirs. Dans un futur proche, votre voiture pourrait faire quelque chose de semblable.

    Pour ce qui est du présent, le système de connectivité Ford Sync 3 est quant à lui déjà disponible sur la quasi-totalité de la gamme Ford et intègre les systèmes Apple CarPlay™ et Android Auto ™ qui offrent tous les deux une façon simplifiée et sécurisé d’utiliser son smartphone avec leurs applications et les assistants personnels respectifs.

    Dès cet été, Ford SYNC 3 permettra aux conducteurs de se connecter à l’assistant virtuel Alexa d’Amazon et proposera 23 langues différentes et de nombreux accents locaux. En accédant à des ressources basées sur le cloud, les voitures du futur pourraient permettre à encore plus de conducteurs de parler leur langue maternelle. Une bonne nouvelle pour tous ceux qui célèbrent aujourd’hui la Journée internationale de la langue maternelle.

    Ford mène également un projet de recherche en collaboration avec l’université RWTH d’Aix La Chapelle en Allemagne, qui utilise davantage de microphones dans l’habitacle pour améliorer le traitement de la parole et réduire l’effet de bruit externe et les perturbations potentielles. Nuance précise que dans les deux prochaines années, les systèmes de contrôle vocal pourraient spontanément nous dicter les suggestions suivantes :
    « Voulez-vous commander des fleurs pour votre maman pour la fête des Mères? »
    « Dois-je choisir un itinéraire moins encombré mais plus lent pour rentrer à la maison? »
    « Votre stock de jus d’orange arrive à son niveau le plus bas, souhaitez-vous que je m’arrête à votre supermarché préféré ?

    Le langage corporel permettra de nouvelles interactions avec le système de connectivité qui invitera les conducteurs à répondre aux appels en hochant la tête, ajuster le volume avec des mouvements courts ou encore à régler la navigation avec un rapide coup d’œil sur leur destination sur une carte.

    Alors, y a-t-il un danger pour que, comme dans le film « Her », nous puissions tomber amoureux de nos systèmes de reconnaissance vocale avancée?

    « Beaucoup de gens aiment déjà leurs voitures, mais avec de nouveaux systèmes intelligents qui apprennent et s’adaptent, cela pourrait créer des relations encore plus fortes», a déclaré Dominic Watt, professeur principal au département de linguistique de l’Université de York. «La voiture sera bientôt notre assistant, compagnon de voyage et oreille sympathique, et vous pourrez discuter de tout et demander n’importe quoi, au point que beaucoup d’entre nous oublient que nous parlons même à une machine. »

    Lors du Mobile World Congress, le plus grand rassemblement mondial pour l’industrie mobile, à Barcelone, la semaine prochaine, Ford révélera de nouvelles avancées en matière de mobilité et de connectivité.

    (*) Http://www.autonews.com/article/20170122/OEM06/301239846/alexa-do-i-need-a-virtual-assistant-in-the-car

    (**) Les langues de SYNC incluent déjà l’arabe, le chinois, le tchèque, le danois, le néerlandais, l’anglais (australien), l’anglais (UK), l’anglais (US), le français, le français (Canada), l’allemand, l’italien, le coréen, le norvégien, le polonais, le portugais, le portugais (Brésil), le russe, l’espagnol, l’espagnol (Mexique), le suédois, le taiwanais et le turc. En 2018,  l’anglais (l’Inde), le finnois et le thaï seront ajoutés.

    Apple, Apple iPhone, Apple Maps et Siri sont des marques commerciales d’Apple Inc. Android Auto, Google, Google Play et d’autres marques sont des marques de commerce de Google Inc.

  • Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : nouveau rapport d’Accenture

    Accenture – Le rapport Fjord Trends 2017 se penche sur les développements numériques à surveiller cette année

    Réalité mixte et humanisation de l’intelligence artificielle : un nouveau rapport d’Accenture se penche sur les nouveaux enjeux du design, plus novateur, réactif et émotif que jamais

    Le rapport Fjord Trends 2017 jette un regard provocateur sur les développements numériques à surveiller en 2017 selon Fjord, le studio de design et d’innovation d’Accenture Interactive

    S’il y a quelque chose à retenir pour 2017, c’est que les technologies numériques et l’hyper connectivité accélèrent l’innovation par les utilisateurs. Les entreprises qui réussissent sont celles qui savent s’adapter et répondre au changement continu. Dans ce contexte, Accenture publie Fjord Trends 2017, son dixième rapport annuel sur les tendances numériques émergentes les plus significatives qui bouleverseront les entreprises et la société pour l’année à venir.

    Trois grands thèmes se dégagent, défiant les normes et les préjugés. Les véhicules autonomes, les maisons intelligentes et les assistants virtuels créent de nouveaux écosystèmes menaçant le smartphone comme centre de commande de nos vies connectées. Le storytelling se renouvelle à travers l’essor du partage d’information brute en direct, contenus personnels et nouveaux modes de diffusion. Enfin la montée de l’expérience sociale devra bientôt être prise en compte par toute organisation souhaitant percer dans un monde « post-vérité ».

    « L’enjeu est de favoriser l’intelligence et le potentiel humains en créant des services qui ont un sens dans une gamme élargie d’environnements digitaux », affirme Mark Curtis, directeur de Fjord. « Les interfaces sont de plus en plus rapides, se miniaturisent et s’automatisent. Les entreprises doivent s’adapter à de nouveaux environnements plus intenses et immersifs. Notre dixième rapport annuel Trends provoque, informe et inspire, et il fournit surtout des axes de réflexion pour un design adapté à l’évolution rapide de l’expérience. »

    Trends 2017 examine huit tendances numériques qui devraient façonner la prochaine génération d’expériences :

    1)    Histoires éphémères : la démocratisation du storytelling, et après ? Les marques passent du storytelling au « storydoing », mettant en avant des actions plutôt que des discours. Elles feront place à leurs publics pour qu’ils façonnent leurs propres histoires par des contenus personnels et souvent éphémères.

    2)    Repenser l’innovation : un recâblage au service de l’innovation. Les entreprises devront se repenser pour favoriser la créativité et se recentrer sur les individus. Dans ce but elles étendront les principes et pratiques de l’innovation à la transformation de l’entreprise.

    3)    Un monde où les frontières du réel s’estompent : au-delà des oppositions entre les réalités augmentée, virtuelle et mixte. La réalité mixte se généralise et les entreprises renonceront aux expériences dédiées à un seul type de réalité pour exploiter et combiner tous les types de réalité.

    4)    Le monde sur des roues : ralentissez pour accélérer. Les véhicules autonomes feront bientôt partie de notre quotidien ; les entreprises doivent envisager le véhicule comme un environnement mobile connecté avec de multiples appareils. Les entreprises les plus avancées exploreront la continuité de l’expérience du consommateur entre le véhicule et la maison.

    5)    Des maisons sans frontières : un service au doigt et à l’œil. Les entreprises ne devront plus cantonner leurs stratégies aux appareils, mais aller au-delà, pour concevoir et offrir des expériences domestiques qui répondent mieux aux envies et aux besoins hétérogènes des habitants.

    6)    Les marques et l’effet sablier : ne restez pas au milieu du gué. Avec la polarisation des marques, celles qui restent au centre doivent changer leur stratégie en se spécialisant ou au contraire en devenant complètement génériques.

    7)    L’intelligence artificielle et moi : l’humanisation des chatbots. L’IA se développe de façon exponentielle. En 2017, les entreprises se tourneront vers l’intelligence émotionnelle qui deviendra un facteur clé de différenciation.

    8)    Conséquences imprévues : le cannibalisme des clients. Les entreprises ne se préoccuperont pas seulement des expériences de leurs clients et employés, mais aussi de leurs expériences sociales, pour se prémunir des éventuelles conséquences indésirables de leurs activités.

    « Nous assistons à une ère d’innovation sans précédent, qui poussera les entreprises à se réinventer pour réussir », affirme Claude Chaffiotte, directeur d’Accenture Interactive en France et au Benelux. « Les entreprises de tous les secteurs apprennent à exploiter le digital pour mieux servir leurs clients. C’est dans cette optique qu’elles doivent repenser leur fonction et leurs services afin de transformer le changement en opportunités. »

     Trends 2017 s’appuie sur la réflexion collective de plus de 800 designers et développeurs de Fjord à travers le monde, à partir de leurs observations sur le terrain, de recherches tierces et de projets client. Pour le rapport complet, consultez www.trends.fjordnet.com ou partagez vos commentaires avec nous sur Slideshare.

     

  • Le futur de la technologie pour les humains par les humains

    La vision technologique 2017 d’Accenture prévoit un futur de la technologie pour les humains, par les humains

    L’accélération du développement des technologies centrées sur l’homme dans les domaines de l’intelligence artificielle, des écosystèmes numériques et des places de marché donnera le pouvoir aux hommes et conduira à des transformations de l’entreprise et de la société 

    Ce sont les hommes qui détiennent le pouvoir de façonner et d’utiliser la technologie pour innover utilement, améliorer la vie quotidienne, transformer l’entreprise et la société. C’est le message de la vision technologique 2017 d’Accenture, le rapport annuel dédié aux technologies d’Accenture, qui anticipe les principales tendances technologiques qui transformeront l’entreprise et ses activités d’ici 2020.

    Le thème du rapport de cette année, « Technology for People » (la technologie pour les humains), invite les dirigeants économiques et technologiques à concevoir et utiliser la technologie pour augmenter et amplifier les capacités humaines. Le rapport indique que nous commençons à voir émerger des technologies faites pour les hommes et par les hommes, c’est-à-dire des technologies qui anticipent nos besoins et nous offrent des expériences hyper-personnalisées.

    « Le rythme des changements technologiques est extraordinaire et génère les avancées les plus considérables depuis les débuts de l’informatique », affirme Marc Bousquet, directeur d’Accenture Technology en France. « Parce que la technologie transforme notre façon de travailler et de vivre, elle soulève d’importantes questions sociétales et crée de nouvelles opportunités. Au final, les changements qui impacteront nos vies dépendent des hommes, et nous sommes convaincus que les dirigeants, réactifs et responsables, s’assureront de l’impact positif de ces nouvelles technologies. »

    Pour ce rapport, Accenture a interrogé plus de 5 400 cadres dirigeants (métiers et informatiques) dans le monde. Près de 9 répondants sur 10 (86 %) indiquent que si les technologies individuelles progressent rapidement, c’est leur effet multiplicateur qui crée de véritables innovations.

    La vision technologique 2017 montre comment, grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets et du Big Data, nous pouvons désormais concevoir des technologies proches de la pensée humaine, capables d’anticiper nos désirs et nos besoins. Cette approche technologique centrée sur l’homme est fructueuse pour les entreprises, qui passeront du statut de fournisseur à celui de partenaire, tout en transformant leur organisation interne.

    L’entreprise CVS Health illustre l’adoption d’une approche centrée sur l’homme, en l’occurrence pour améliorer les soins de santé. Son application mobile compatible avec les montres intelligentes (smartwatch) permet aux utilisateurs de paramétrer des rappels personnalisés pour la prise de médicaments, de prendre des photos de leurs ordonnances pour les renouveler, et de scanner leur carte d’assurance maladie pour présenter des informations à jour aux pharmaciens. Dans un secteur longtemps connu pour des interactions impersonnelles et des temps d’attente insupportables, des entreprises comme CVS Health permettent aux individus de prendre la main sur leur santé tout en renforçant la relation patient-médecin.

    La vision technologique identifie cinq tendances émergentes essentielles au succès dans l’économie numérique d’aujourd’hui :

    • L’IA, une nouvelle identité. L’intelligence artificielle (IA) prend son envol. Elle traite les grands comme les petits problèmes en rendant les interactions simples et intelligentes. L’IA devient la nouvelle interface utilisateur (IU), sur laquelle s’appuient les transactions et les interactions avec les systèmes. 79 % des personnes interrogées considèrent que l’IA révolutionnera la façon dont les entreprises collectent l’information et interagissent avec leurs clients.
    • La technologie conçue pour l’homme. La technologie est conçue par des humains, pour des humains. Elle s’adapte à la manière dont nous nous comportons et apprend de nous pour améliorer et enrichir nos vies. 80 % des cadres interrogés pensent que les entreprises doivent non seulement comprendre la situation actuelle de leurs utilisateurs mais aussi la direction qu’ils souhaitent prendre, et mettre la technologie au service de ces projets.
    • Les écosystèmes, ces macrocosmes. Les entreprises-plateformes offrant un point d’accès unique à de multiples services ont bouleversé les règles de fonctionnement et de concurrence des entreprises. Pour prendre l’avantage dans cette nouvelle ère de l’intelligence, les entreprises n’ont pas seulement besoin d’une stratégie de plateforme mais aussi d’une approche par écosystème. Plus d’un quart (27 %) des cadres interrogés indiquent que les écosystèmes numériques transforment déjà l’activité de leur entreprise et leur manière de créer de la valeur.
    • La synergie des talents.Les plateformes de travail dédiées aux travailleurs indépendants (freelances) et aux solutions de gestion du travail en ligne se multiplient.  De grandes entreprises font disparaitre les hiérarchies traditionnelles et les remplacent par des marchés de talents, entrainant une transformation économique sans précédent depuis la Révolution industrielle. Et de fait, 85 % des cadres interrogés prévoient d’augmenter l’utilisation par leur entreprise de travailleurs indépendants au cours de l’année prochaine.
    • Des territoires à explorer. Pour réussir dans l’économie numérique d’aujourd’hui, fondée sur les écosystèmes, les entreprises doivent s’aventurer en terre inconnue. Au lieu de se concentrer exclusivement sur le lancement de nouveaux produits et services, elles doivent voir plus grand et saisir les opportunités d’établir des règles et des normes dans de nouveaux secteurs. Et en effet : 74 % des cadres interrogés indiquent que leur entreprise prend pied dans des secteurs numériques entièrement nouveaux et encore à définir.

    Depuis près de 17 ans, Accenture analyse de façon systématique le paysage de l’entreprise pour identifier les tendances émergentes dans les technologies les plus susceptibles de modifier les entreprises et les secteurs. Pour plus d’informations sur le rapport de cette année, consultezwww.accenture.com/technologyvision ou suivez la conversation sur Twitter avec #TechVision2017.

     

  • Les grandes leçons de la NRF New York 2017

    Les grandes leçons de la NRF New York 2017

     Par Didier Farge , Président de Conexance 

    Repousser les limites
    L’astronaute Scoot Kelly a livré son expérience historique à bord de l’ISS, alors que son frère jumeau Mark Kelly, a participé à cette expérience, mais depuis la Terre.
    L’idée en pratique – Après 340 jours passés dans la Station spatiale internationale, pour Scott Kelly, « se réadapter à la vie sur Terre est un défi « .
    L’idée à suivre – Tout est possible : « If you can dream it you can do it ! »

    Savoir s’adapter
    Leader charismatique, homme d’affaires, self-made man et philanthrope infatigable, le parcours de Sir Richard Branson a fasciné sur la manière de garder son cap en toute circonstance.
    L’idée en pratique – Savoir changer de business model à temps, faire pivoter son modèle économique au bon moment. Cela impose de changer de cap en affinant ou en modifiant l’idée de départ. Une pratique qui suppose ténacité et flexibilité.
    L’idée à suivre –  Il est certain qu’en 2017, quelque soit notre place dans l’entreprise, il va s’agir de s’adapter aux situations qui nous arrivent quasiment en temps réel, d’être rapide et flexible. Les robots n’ont pas encore gagné la partie…

    Hyperpersonnalisation ou le sur-mesure… à l’échelle industrielleOn entre dans l’ère de l’hyper personnalisation des sites, qui est un enjeu clé pour servir l’expérience utilisateur et développer l’engagement client.
    Les idées en pratique – Strypes qui personnalise chaque produit en ligne. Les chaussures Shoes of prey personnalisables de A à Z pour un résultat unique.
    L’idée à suivre – La personnalisation n’est pas un concept nouveau mais la tendance actuelle est d’aller plus loin, en poussant cette personnalisation jusqu’au niveau individuel et en l’adaptant en temps réel.

    L’intelligence artificielle omniprésente
    Gestion des stocks, recommandation de produits, A/B testing… l’IA revisite le retail sous toutes ses coutures.
    Les idées en pratique – Avec l’essor du click & collect express, se développent des problématiques d’organisation du stock dans les boutiques . La solution robotique Tally (de Simbe Robotics), présentée par Intel fournit aux commerçants, les informations nécessaires pour s’assurer que les produits d’un magasin soient toujours en stock, au bon endroit et au bon prix.
    L’idée à suivre –  La gestion des stocks est un enjeu central pour les magasins. Elle permet d’anticiper la rupture des stocks mais surtout de comprendre l’évolution de la demande et la remonter aux fournisseurs.

    La réalité augmentée : un marché mûr
    Cette année un pavillon entier est consacré au lab innovation.
    L’idée en patique –  A retenir : le caddie connecté de Focal Systems qui indique précisément où se trouve une référence. Ou encore une solution développée par Augment permet donc de visualiser un objet, un meuble ou autre dans son environnement via le mobile.
    L’idée à suivre – Dans le premier cas, les messages publicitaires ciblés sont poussés tout au long du parcours client en fonction des préférences du consommateur. Dans le second cas, la solution est utilisée par  les forces de ventes en magasin pour comprendre par exemple l’impact d’un podium ou d’une animation.

    Immersif et prédicitif il n’y a qu’un pas
    Le lien entre l’immersif et le prédictif avec des acteurs comme Intel qui investissent massivement entre la Data et la technologie.
    L’idée en pratique –  Faire ses courses dans un magasin virtuel et recevoir des promotions ou des suggestions de produit basées sur l’historique d’achat.
    L’idée à suivre – L’un des pré-requis pour y parvenir reste la donnée, une ressource « riche » et à portée de main.

     

  • Quel impact l’IA peut-elle avoir sur les RH ?

    Quel impact l’IA peut-elle avoir sur les RH ?

    par Lumesse, spécialiste de la gestion des talents

    On entend parler de la théorie de l’évolution depuis le 19ème siècle. Et il ne fait aucun doute que le monde dans lequel nous vivons n’est plus le même qu’il y a dix ans.
    La révolution de l’intelligence artificielle (IA) est en train de nous faire vivre une nouvelle étape de la Théorie de l’évolution de Darwin. L’épisode de l’émission Panorama de la BBC intitulé « Could a Robot Do My Job? » a amené de nombreux spectateurs à se demander si la possibilité qu’un robot fasse leur job est réaliste à court terme ou dans un avenir plus lointain. Et alors que certains s’inquiètent des risques que pourraient poser des machines malveillantes douées d’intelligence artificielle, une étude récente a démontré que la menace d’un chômage de masse est bien plus à craindre. En effet, après avoir remplacé les humains à de nombreux postes d’ouvriers peu qualifiés, les machines sont en train de devenir tellement plus intelligentes et efficaces qu’elles commencent à se substituer aux salariés à des postes plus évolués.

    Ces 15 dernières années,  l’automatisation a supprimé au moins 800 000 jobs rien qu’au Royaume-Uni, la plupart dans le secteur de la fabrication industrielle, mais aussi de nombreux emplois impliquant des tâches répétitives en front- et en back-office (pensez aux machines de traitement des appels, aux guichets de la poste ou aux caisses des supermarchés, par exemple). Les services RH adoptent méthodiquement les progrès des technologies informatiques pour apporter des avantages concrets et une valeur stratégique à leurs organisations. Mais il apparaît que les RH ont pour le moment préservé la dimension ‘humaine’ de leur métier.

    Une étude de Bersin montre que les services RH ont intégré les avancées des outils et programmes analytiques pour pouvoir analyser les énormes quantités de données disponibles, relatives aux salariés, aux clients et aux transactions. Ces dix dernières années, la technologie a révolutionné notre façon de travailler et de faire des affaires, les ordinateurs simplifient les opérations de traitement et d’analyse de gros fichiers de données et ils apportent une aide précieuse aux responsables RH, du traitement de la paye aux services proposés aux salariés en libre-accès.

    Les premières graines de l’IA sont déjà plantées.
    Des machines exploitent un hôtel futuriste au Japon, qui a déjà accueilli ses premiers hôtes. 90% des opérations liées au fonctionnement de l’hôtel devraient être confiées à des robots et 10% seulement continueraient d’être assumées par des salariés. A mesure que l’IA poursuit sa quête de domination de certaines industries, de nombreuses entreprises renforcent leur utilisation de l’automatisation pour améliorer leurs processus opérationnels et gagner en efficacité. La nouvelle révolution menée par des robots plus intelligents et plus puissants va continuer de remplacer les emplois actuels mais elle va aussi créer de tous nouveaux secteurs d’activité.

    Les avantages potentiels d’une main d’œuvre numérique sont énormes. Tout d’abord, les entreprises vont pouvoir produire 24h/24, sans risque d’erreur humaine, et réduire leur dépendance à l’humain pour faire des économies de coûts et générer davantage de chiffre. Deuxièmement, la possibilité d’accroître l’efficacité des process de modèles opérationnels obsolètes va donner lieu à des gains de compétitivité et permettre d’envisager de nouveaux business models.

    Toutefois, même si les craintes que des machines prennent le dessus sont légitimes, il y a encore des fonctions que seuls des humains peuvent assumer. Dans les professions comme celle de la gestion des RH, il serait extrêmement difficile à des robots de remplacer les humains seuls capables d’empathie, de compétences non techniques, d’intuition et d’intelligence émotionnelle.

    D’autres secteurs que celui des RH avec une dimension humaine, comme les professions de la santé et de l’enseignement, intègrent des avancées technologiques qu’elles utilisent en complément des activités humaines pour apporter des bienfaits au salarié, au patient ou apprenant et à la société en général. Les nanotechnologies couplées à l’IA aident les professionnels de la santé à améliorer la sécurité sur le lieu de travail. Même si des robots peuvent travailler de longues heures sans se fatiguer et enchaîner les mêmes tâches répétitives sans commettre d’erreur, il n’en demeure pas moins qu’il faut que des humains surveillent les opérations pour résoudre les problèmes le cas échéant. Dans ce sens, l’automatisation a ses propres limites et les robots ne peuvent pas tout faire.

    L’accumulation de données et les capacités analytiques rendues possibles par l’automatisation décisionnelle sont les avantages que retirent nombre de professions.
    Les entreprises savent mieux traiter le Big Data et établir des prévisions des changements rapides de la demande et des attentes sur leurs marchés ; ce qui aurait pris des semaines aux analystes peut désormais être réalisé en quelques minutes. Ainsi, les professionnels peuvent consacrer davantage de temps à étudier les insights qui ressortent de l’analyse des données. Les entreprises vont désormais devoir mettre en relation leurs salariés et les sources d’information pertinentes et l’IA continuera d’être mise à profit pour produire des conceptions complexes et des fonctions plus abouties, un service de qualité supérieure et de meilleures garanties de sécurité pour aider les humains au quotidien.

    Une étude de Deloitte a récemment révélé que la technologie a créé plus de jobs ces 144 dernières années qu’elle en a détruits, ce qui illustre les capacités de l’humanité à s’adapter pour survivre et prospérer. A ce stade, les innovations technologiques font que l’on a moins recours aux êtres humains pour des travaux de force et qu’ils s’investissent davantage dans les soins et les services à la personne. Vous vous demandez peut-être ce qu’il faut en déduire pour les professionnels des RH ? Comme l’a dit Darwin : « Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux aux changements ». Une chose est certaine, les professionnels des RH doivent continuer d’accepter les changements et d’adopter les avancées technologiques car c’est l’occasion de libérer du temps et des ressources au service des intérêts de l’organisation.

  • Quand les entreprises françaises sous-estiment leur capacité à adopter les technologies d’Intelligence Artificielle d’ici à 2020

    Etude mondiale Infosys / Vanson Bourne 

    L’indicateur « AI Maturity Index » d’Infosys révèle que les entreprises en pointe en matière d’intelligence artificielle récoltent déjà les fruits de leur investissement. Ces « early adopters » sont 39% à anticiper une croissance de leur revenu d’ici 2020 et 80% déclarent être attachés à fidéliser leurs employés et à les former. Les organisations françaises semblent cependant plus frileuses que leurs voisins quant à leur aptitude à relever le défi de la Quatrième Révolution Industrielle déjà enclenchée.

    Infosys (NYSE: INFY), leader mondial dans le conseil et les services technologiques de nouvelle génération révèle aujourd’hui les résultats d’une étude mondiale sur la maturité du marché et les attentes des entreprises vis-à-vis de l’Intelligence Artificielle (AI) et sur ses premiers impact en matière commerciale. Cette étude intitulée « Amplifying Human Potential: Towards Purposeful Artificial Intelligence » (L’Intelligence Artificielle à l’ère de la maturité : vers l’amplification du potentiel humain) a été menée auprès de 1 600 dirigeants de grandes entreprises à travers le monde à savoir en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Chine, en Inde et en Australie.

    Le rapport met en lumière le lien évident entre la croissance des revenus d’une entreprise et sa maturité vis-à-vis de l’usage de l’Intelligence Artificielle.
    Les entreprises qui signalent une croissance plus rapide de leurs revenus au cours des trois dernières années étaient également plus enclines à être à un stade avancé de maturité concernant l’IA. L’Intelligence Artificielle est perçue comme une priorité stratégique à long terme pour l’innovation avec 76% des répondants citant l’IA comme essentielle dans le succès stratégique de leur entreprise. 64% pensent que la croissance à venir de leur entreprise est dépendante de l’adoption massive des technologies d’Intelligence Artificelle. Bien qu’il existe des préoccupations liées aux questions éthiques et de travail, 62% des sondés sont convaincus que des normes éthiques rigoureuses sont nécessaires pour assurer le succès de l’IA. La plupart d’entre eux semblent d’ailleurs optimistes concernant le redéploiement des employés impactés par ces changements, et ce, grâce à des tâches plus qualifiées. Une forte majorité (85%) prévoit de former les collaborateurs autour des bénéfices et des usages de l’IA, et 80% des entreprises qui remplaceront des postes par les technologies d’Intelligence Artificielle déclarent qu’elles proposeront une évolution des profils de postes ou redéploieront les employés touchés.

    Sandeep Dadlani, President & Head of America chez Infosys déclare : « L’adoption de l’Intelligence Artificielle (IA) est en hausse et nous sommes ravis de constater les investissements croissants que les entreprises réalisent progressivement en matière d’IA et qui sont la preuve de changements significatifs et créatifs. Les réalisations déjà entamées sont remarquables et les possibilités offertes par l’IA sont infinies. Alors que l’IA gagne en maturité et se développe, il y a fort à parier que, comme le montre notre étude, les quatre années à venir voient de nouveaux pics d’intérêt et un regain d’optimisme quant à la valeur et aux bénéfices que peuvent représenter le choix de l’IA. En tant qu’industrie nous devons prendre les mesures nécessaires qui garantissent que l’IA soit développée de façon morale et éthique au sein des organisations, que les collaborateurs participent activement à cette réflexion et qu’ils aient les ressources et la formation nécessaires pour être au cœur de cette aventure. »

     Les chiffres clés de l’étude :

    • Concernant l’AI, les entreprises prévoient une adoption puis une croissance sensibles d’ici à 2020 : les entreprises qui ont déjà déployé ou prévoient de déployer des technologies d’IA s’attendent à une augmentation de leurs revenus de 39% en moyenne d’ici 2020, parallèlement à une réduction de 37% des coûts. Surtout, 76% des décideurs dans l’IT et le développement commercial considèrent que l’IA est essentielle au succès de leur organisation.
    • Les entreprises prévoient d’investir dans le développement des compétences : dans 80% des cas où les entreprises remplacent des postes initialement occupés par des humains par des machines « intelligentes », les organisations redéployent ou font évoluer leur personnel pour les conserver dans l’entreprise. Par ailleurs, 53% d’entre elles prévoient d’investir spécifiquement dans le développement des compétences. Selon l’étude Infosys, les organisations ayant le moins de compétences liées à l’IA sont plus susceptibles de se concentrer sur le redéploiement des collaborateurs touchés par l’adoption de l’IA, alors que celles qui ont plus de compétences liées à l’AI sont à  fortiori davantage susceptibles de consacrer plus de moyens à re-former leurs employés. Les principales industries qui prévoient de conserver et d’attribuer de nouvelles missions à leurs travailleurs sont les secteurs des biens de consommation courante (94%), l’aérospatiale et l’automobile (87%), l’énergie, pétrole et gaz (80%), l’industrie pharmaceutique et les sciences de la vie (78%). L’étude révèle ainsi que l’IA amènera davantage d’investissements dans les effectifs existants, notamment en Chine (95%), en France (90%), en Allemagne (89%), au Royaume-Uni (82%) et aux États-Unis (76%).
    • La prise en compte des préoccupations éthiques est essentielle dans le succès de l’IA :les deux tiers des personnes interrogées n’ont pas pleinement pris en considération les questions éthiques liées à l’IA, comme  par exemple les inquiétudes des employés face à l’abandon du contrôle humain ou les changements de règlementations en lien avec l’arrivée de ces technologies. De plus, une majorité de répondants reconnaissent que l’adoption de l’IA implique de nouveaux défis et préoccupations pour leurs collaborateurs (90%) et pour leurs clients et fournisseurs (88%). Au total, 53% sont d’accord sur le fait que les préoccupations éthiques constituent un frein important à l’application efficace des technologies liées à l’IA.
    • Des réponses différentes selon les secteurs ou les zones géographiques :les entreprises en Inde et en Chine sont davantage susceptibles d’affirmer leur avance sur leurs concurrents industriels quand il s’agit de l’utilisation de l’IA. S’ensuivent l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. Les biens de consommation courante (57%) et les télécommunications (48%) signalent plus volontiers qu’ils ont déjà senti que l’IA perturbe leur secteur. Les secteurs des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie ont plus largement fait état du bon fonctionnement des technologies de l’IA en adéquation avec leurs attentes, ce qui leur donne de meilleurs scores dans l’indice de maturité de l’IA par industrie.
    • Les entreprises sont au début de leur parcours concernant l’IA : seul un répondant sur dix qui a déployé des technologies d’IA croit que son organisation maximise pleinement les avantages et les capacités actuels de l’IA. La majorité (90%) affirme que les employés de leur organisation sont confrontés à des problèmes ou des préoccupations liés à l’adoption de l’IA. Environ quatre répondants sur dix estiment que le temps nécessaire entre la mise en œuvre, la fluidité d’utilisation et l’interopérabilité avec d’autres systèmes et plates-formes, sont des domaines de l’IA qui nécessitent le plus d’améliorations avant d’être efficaces au sein des entreprises. Il existe aussi des domaines d’adoption de l’IA qui doivent être abordés avec la formation, l’éducation et la transparence dans le milieu professionnel. La sécurité des données (43%), la sécurité de l’emploi (4%) et les taux de rémunération (3%) sont les principaux domaines de préoccupation de la main-d’œuvre malgré les perspectives largement positives apportées par l’adoption de l’IA.

    D’autres résultats clés de l’étude incluent :

    • L’IA en action :l’automatisation des données (65%) et l’analyse prédictive (54%) sont les principales applications de l’IA aujourd’hui. En moyenne, les entreprises sondées ont investi 6,7 millions de dollars dans l’IA au cours de la dernière année et ont utilisé activement l’IA durant deux ans en moyenne. La direction informatique est le premier adoptant (69%), suivi de l’exploitation (operations)(34%), du développement commercial (33%), du marketing (29%) et des services de ventes et de relation clientèle (28%).
    • Risque et récompense :71% des sondés s’entendent pour dire que la montée de l’IA dans le monde du travail est inévitable, signifiant un changement positif en matière de perspectives commerciales, pour les employés et pour la société en général. Cependant, plus de la moitié (51%) admettent que la réduction des coûts est le domaine de l’IA  nécessitant le plus d’amélioration pourêtre efficace pour leur organisation.
    • Déploiement :88% déclarent également que les clients et les fournisseurs de leur organisation font face à des défis et des préoccupations concernant l’adoption de l’IA. Quatre répondants sur dix font état d’un manque de compréhension des avantages et des utilisations prévues, alors que 38% font état d’une méfiance générale vis-à-vis de ces technologies. Un nombre comparable (37%) indique préférer travailler aux côtés des travailleurs humains et interagir avec eux plutôt qu’avec des machines.

     

    Dans l’ensemble, l’étude démontre le rôle que l’IA peut jouer dans la croissance des entreprises et  la création d’opportunités pour les humains, au-delà de leur emploi actuel et de l’éducation dont ils ont pu bénéficier jusqu’ici. Elle insiste sur la capacité de l’IA à générer des avantages macro-environnementaux à long terme. Les décideurs estiment que l’IA fera ressortir le meilleur des employés en entreprise (65%), et qu’elle peut apporter des changements sociaux positifs (70%) voire économiques (76%).

     

  • Pourquoi l’intelligence artificielle représente le futur de la croissance ?

    L’intelligence artificielle pourrait multiplier par deux la croissance économique de la France et augmenter de 20 % la productivité du pays d’ici 2035

    Etude Accenture

    L’ étude publiée par Accenture révèle que l’intelligence artificielle (IA) pourrait multiplier par deux les taux de croissance de 12 pays dont la France d’ici 2035 en modifiant la nature du travail tout en explorant une nouvelle relation entre l’homme et la machine. L’impact des technologies basées sur l’intelligence artificielle devrait augmenter l’efficacité du travail de près de 40 % dans certains pays (20% en France), en modifiant la façon dont les tâches sont effectuées et en renforçant le rôle des salariés dans la croissance de leur entreprise.

    « L’intelligence artificielle est sur le point de transformer l’économie comme jamais depuis l’arrivée de l’informatique à la fin du XXe siècle. » confie Paul Daugherty, directeur de la technologie chez Accenture. « Les effets combinés de l’intelligence artificielle, du cloud, d’outils analytiques sophistiqués et d’autres technologies ont déjà commencé à changer la façon dont le travail est effectué par les hommes et les ordinateurs, et la manière dont les entreprises interagissent avec leurs clients. Notre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. »

    Accenture Institute for High Performance, en collaboration avec Frontier Economics, a modélisé l’impact de l’intelligence artificielle sur les économies de 12 pays développés générant collectivement plus de 50 % de la production économique mondiale. Cette étude compare la taille de l’économie de chaque pays en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie.

    C’est aux Etats-Unis que l’intelligence artificielle génèrerait les bénéfices économiques les plus importants, faisant passer la croissance annuelle de 2,6 % à 4,6 % en 2035, traduisant une valeur ajoutée brute additionnelle de 8 300 milliards de dollars américains. Au Royaume-Uni, l’intelligence artificielle pourrait injecter 814 milliards de dollars dans l’économie en 2035, faisant ainsi passer la valeur ajoutée brute annuelle de 2,5 % à 3,9 %. Le Japon, quant à lui, pourrait potentiellement tripler son taux annuel de valeur ajoutée brute en 2035, tandis que la Finlande, la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche pourraient voir leur taux de croissance doubler.

    capture-decran-2016-12-12-a-13-50-06Taux de croissance annuels de valeur ajoutée brute en 2035 (proche du PIB) comparant la croissance de référence en 2035 à un scénario dans lequel l’intelligence artificielle a été intégrée à l’économie.

     L’augmentation significative de la productivité du travail dans les économies développées sera générée par des technologies d’IA innovantes qui permettront aux travailleurs de gérer plus efficacement leur temps et de se consacrer à ce que l’espèce humaine a toujours fait de mieux : créer, imaginer et innover. L’augmentation de la productivité réduira de façon considérable le nombre d’années nécessaires pour doubler la taille de ces 12 économies. Ce délai de doublement est un indicateur de développement économique et les résultats sont d’abord déterminés par la capacité d’un pays à diffuser largement les innovations technologiques à travers son infrastructure économique.

    Pourcentage d’augmentation de la productivité avec l’IA, en comparaison aux niveaux de productivité de référence attendus en 2035.

     L’augmentation de la productivité réduit le nombre d’années requises pour permettre aux pays de doubler la taille de leurs économies, comme le montre le nombre d’années entre les valeurs de référence et l’état de l’intelligence artificielle en 2035.

     Pour permettre à l’intelligence artificielle de devenir un nouveau facteur de production capable de relancer la croissance et éviter les écueils, Accenture recommande de suivre les étapes suivantes :

    • Préparer la prochaine génération – intégrer l’intelligence humaine à celle des machines pour qu’elles coexistent et s’engagent dans une relation d’apprentissage mutuel et réévaluent le type de connaissances et de compétences qui seront nécessaires demain.
    • Encourager une régulation alimentée par l’IA – voter de nouvelles lois et créer un cadre législatif pouvant s’adapter et s’améliorer en continu pour réduire l’écart entre le rythme des innovations technologiques et celui des régulations associées.
    • Défendre un code d’éthique pour l’IA – les débats éthiques doivent être complétés par des normes tangibles et des exemples de bonnes pratiques relatives au développement et à l’utilisation des machines intelligentes.
    • Faire face aux effets de la redistribution – les décideurs politiques doivent souligner à quel point l’intelligence artificielle est capable de générer des bénéfices tangibles pour l’économie et gérer de manière préventive ses conséquences, en aidant les groupes qui seraient touchés par des changements d’emploi et de revenus.

    « L’intelligence artificielle possède un potentiel de croissance considérable, pour l’économie comme pour les hommes » explique Cyrille Bataller, directeur monde de l’intelligence artificielle chez Accenture. « Notre étude démontre de façon claire que l’intelligence artificielle peut générer d’importants bénéfices dans les pays dont la croissance et la productivité stagnent. Pour qu’elle tienne toutes ses promesses, toutes les parties prenantes doivent être parfaitement préparées – intellectuellement, technologiquement, politiquement, éthiquement et socialement – pour gérer les avantages et les défis qui peuvent naître d’une plus grande intégration de l’intelligence artificielle dans nos vies. »

     

    Le rapport de l’étude « Pourquoi l’intelligence artificielle représente le futur de la croissance » est disponible à l’adresse http://www.accenture.com/futureofAI

    Pour plus d’informations concernant l’Accenture Institute of High Performance, rendez-vous sur www.accenture.com/us-en/institute-for-high-performance.

  • Souhaitez-vous vraiment converser avec un robot ?

    Chatbots ou robots conversationnels, un avenir croissant 

    Par Patrick Séguéla, Directeur de Synapse Développement

    Incontestablement, les chatbots ou robots conversationnels occupent désormais une place centrale dans le palmarès des technologies les plus prometteuses en répondant à de nouveaux usages : assistance aux utilisateurs, e-commerce… Ainsi, nous voyons les leaders de l’industrie comme Google, Facebook, Apple ou Microsoft s’emparer du sujet et investir des ressources importantes pour s’imposer durablement comme les spécialistes du marché. Dans ce contexte, le cabinet TechSci Research table sur une croissance de 75% pour le secteur de l’IA sur la période 2016-2021 et présage d’un avenir florissant pour l’IoT et les chatbots. Pour le Gartner, les assistants numériques prendront en charge au moins pour 2 milliards de dollars de transactions d’ici la fin de l’année 2016. Ces grands indicateurs attestent de la vitalité du marché des chatbots. Mais que peut-on réellement attendre de ces robots conversationnels de nouvelle génération ?

    Le cas des robots et agents conversationnels

    Très en vogue, les agents conversationnels déferlent désormais sur le net, avec des promesses d’usage qui relèvent parfois de l’anticipation ou du fantasme. Pourtant, au-delà du défi scientifique qui consiste à tromper l’humain dans un dialogue avec un algorithme (test de Turing), il y a peu d’intérêt à converser avec une intelligence artificielle, aussi puissante soit-elle. En effet, qui a réellement envie de parler avec un robot ?

    Globalement, on distingue deux principaux intérêts pour les robots conversationnels :

    – les dédier à une tâche précise comme la recommandation de produits ou de contenus, assurer un support utilisateur de niveau 1 ou  encore pré-qualifier une demande,

    – en faire des robots qui questionnent plutôt que des robots qui répondent. L’objectif étant alors de guider l’humain dans sa réflexion et de lui permettre de poser les bonnes questions pour accéder aux bonnes réponses.

    Quand le «machine reading » ouvre de nouvelles perspectives aux robots

    L’une des pistes pour améliorer la performance et l’interactivité des robots est la génération automatique de questions à partir de la « lecture » de textes qualifiés. Via le « machine reading », le robot acquiert alors la capacité de synthétiser des connaissances écrites par des humains et de les rendre accessibles facilement. En effet, à la différence des humains, les robots sont en mesure d’intégrer une masse d’informations considérable et de générer automatiquement de nombreuses questions pour exploiter au mieux les informations des textes.

    Concrètement, en utilisant du « machine reading », il devient possible d’accélérer la phase d’apprentissage et de connaissance du sujet que le robot-assistant va devoir évoquer. Le robot va ainsi aider l’utilisateur à poser la bonne question et à bien la formuler pour accéder à la réponse la plus pertinente.

    Les robots comme source d’autonomisation

    Grâce au « machine reading », les robots vont entrer dans une nouvelle ère et devenir de véritables assistants conversationnels. Au regard de ces éléments, il apparaît clairement que le rôle des robots consiste à aider un utilisateur dans la réalisation d’une tâche, à faciliter son processus d’autonomisation, notamment pour trouver une information précise. Les robots ont alors une « simple » mission d’assistance et ne sont pas là pour remplacer l’humain ou pour philosopher sur le sens de la vie !

    Ces différents éléments mettent donc en évidence qu’il ne faut pas surestimer le rôle « social » que vont jouer les robots dans notre quotidien.

     

     

  • Intelligence Artificielle un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive

    L’Intelligence Artificielle ou l’accomplissement des utopies 

    « L’Intelligence Artificielle (IA) est le domaine de l’informatique qui étudie comment faire faire à l’ordinateur des tâches pour lesquelles l’homme est aujourd’hui encore le meilleur »1.

    Par Eric Cohen, Fondateur & PD-G de Keyrus

    Après l’euphorie presque utopique des années 60-70 et les espoirs déçus des années 1980 qui ont vu reculer l’approche symbolique, l’IA a su renaitre de ses cendres à cette même période au travers d’une approche connexionniste qui voit l’avènement de systèmes multi-agents, de mémoires auto-associatives et de réseaux de neurones artificiels (RNA) performants.

    Une soixantaine d’années de recherches et d’avancées majeures font ainsi de l’IA un puissant vecteur de transformation du monde qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble des activités humaines, l’entreprise et les modèles économiques. Oscar Wilde considérait le progrès comme l’accomplissement des utopies. C’est finalement cette approche qui convient le mieux aux évolutions actuelles de l’intelligence artificielle qui augure les plus grandes innovations.

    L’apprentissage machine (Machine Learning)

    Apparus au début des années 1950, les réseaux de neurones constituent les éléments fondateurs de l’apprentissage automatisé. Grâce à eux, un programme est désormais capable « d’apprendre » et d’améliorer ses réponses par l’expérience. C’est cette capacité d’apprentissage (supervisé ou non supervisé) transférée à une machine qui révolutionne les pratiques numériques et font le succès de l’IA. Les progrès de l’IA impactent en effet l’ensemble des activités humaines, de l’industrie aux services, de la santé à l’enseignement, de l’agriculture aux transports, de la sécurité à la défense.

    Aucune expertise ne peut se prévaloir aujourd’hui de spécificités qui la rendrait incompatible avec les capacités fonctionnelles de l’IA. Accompagnant l’augmentation des puissances de calculs (la loi de Moore), l’IA constitue le principal moteur de la révolution numérique, premier enjeu des entreprises.

    Elle fait l’objet d’une course à l’innovation de la part des grands acteurs du domaine. Qu’ils soient privés ou étatiques, ces acteurs ont parfaitement mesuré le caractère « stratégique » de son développement et tentent pour cela d’imposer leurs normes en mettant à disposition des plates-formes de briques algorithmiques « Opensource ». D’une manière générale, l’IA permet d’exploiter de façon pertinente les mégadonnées (Big Data) issues des capteurs, des objets connectés, et toutes les données produites sur internet et les réseaux sociaux.

    L’apprentissage machine se révèle ainsi des plus performants dans de nombreuses tâches : traitement du signal, maîtrise des processus, robotique, classification, pré-traitement des données, reconnaissance de formes, analyse de l’image et synthèse vocale, cybersécurité, diagnostics et suivi médical, marché boursier et prévisions, demande de crédits et de prêts immobiliers, recrutement et analyse automatique de cv…

    Un savoir-faire européen et une French Tech hyperactive

    En matière d’IA, les géants américains GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) occupent une position dominante.  Ce leadership ne doit pourtant pas masquer le fort potentiel européen et l’excellence française, régulièrement reconnus à l’international.

    En choisissant d’implanter à Zurich son groupe de recherche (GRE) dédié au Machine Learning et en confiant sa direction au français Emmanuel Mogenet, Google mise pleinement sur l’excellence européenne.  Sa filiale londonienne Google Deep Mind, fleuron mondial de l’IA, enchaîne les succès d’innovation avec notamment les victoires d’AlphaGo contre le champion du monde Lee Sedol.

    Facebook a installé ses trois laboratoires « Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) » à Paris, dirigés par le français Yann Le Cun, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes au monde du Deep Learning. Ces implantations « stratégiques » dessinent un axe européen de l’IA qui témoigne de l’intérêt des GAFAM pour le savoir-faire européen.

    L’Europe et notamment la France font preuve d’un réel dynamisme dans la création de startups centrées sur l’Intelligence Artificielle. De nombreux élèves ingénieurs et doctorants travaillent pendant leur scolarité sur un projet embarquant de  l’IA puis concrétisent ce projet par la création d’une startup soutenue par l’incubateur de l’école d’ingénieurs. Ce mode opératoire (qui a fait ses preuves)  permet d’accompagner efficacement l’entreprise et de la stabiliser durant ses premiers mois d’existence.

    Parmi les startups françaises qui ont fait le pari de l’Intelligence Artificielle, on peut citer Alkemics pour une connexion intelligente des marques et des distributeurs afin de mieux servir l’expérience omnicanal des consommateurs, Blue Frogs Robotics pour les robots compagnons (Buddy), Cardiologs Technologies pour la prise en charge des pathologies cardiaques, Elum Energy pour la gestion intelligente de l’énergie photovoltaïque, Scortex et Craft.Ai pour l’application de l’IA aux objets connectés, Julie Desk pour l’assistant personnel, ou encore Smart Me Up pour la reconnaissance faciale en temps réel.

    On notera que plusieurs startups de cette liste ont remporté des prix d’innovation en 2015 et 2016. Soutenues par des incubateurs académiques (ParisTech Entrepreneurs, X-UP l’accélérateur de l’École polytechnique…), ces startups font preuve aujourd’hui d’un fort dynamisme susceptible d’inspirer les différents acteurs de l’économie numérique et les décideurs politiques. Les grands groupes industriels français doivent eux-aussi jouer leur rôle en acceptant le risque et en rachetant ces startups lorsqu’elles sont mises en vente pour ne plus laisser s’échapper des concentrés d’excellences technologiques.

    La France ne manquera pas le train de l’Intelligence Artificielle. Elle n’a pas d’autres choix que de soutenir cet écosystème en créant un environnement favorable à l’innovation numérique. Elle dispose pour cela d’un vivier de compétences et d’expertises unanimement reconnu qui devrait favoriser une transformation réussie de ses entreprises et par là, de l’économie française !