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  • Palmarès des salaires dans les métiers en vogue du digital

    Palmarès des salaires dans les métiers en vogue du digital

    Jobijoba, acteur de la recherche d’emploi sur internet en France, publie le classement des salaires proposés dans 15 métiers du digital, une étude réalisée partir de l’analyse d’un million d’offres d’emploi en ligne en avril 2017 sur www.jobijoba.com 1 .

    Les salaires moyens s’échelonnent entre 31 650 euros 2 par an pour un community manager dans le secteur de la communication à 60 000 euros par an en moyenne pour un ingénieur en cybersécurité.

    La transformation digitale impacte fortement l’emploi.

    Confrontées à l’évolution de leurs métiers, les entreprises doivent attirer de nouvelles compétences et recherchent pour cela des hauts profils qui maîtrisent la technologie dans des domaines pointus tels que la sécurité systèmes et réseaux, la programmation et le développement web et mobile.

    Les secteurs plus traditionnels comme le marketing et la communication sont également impactés avec l’apparition, là aussi, de nouvelles approches liées au numérique. Dans cette guerre des talents, le salaire devient l’une des clés de l’attractivité des entreprises.

    LES PRINCIPALES CONCLUSIONS

    ● Les métiers d’Administrateur systèmes et réseaux, Data scientist, Développeur full-stack, Community manager et Webdesigner/ intégrateur figurent parmi les plus recherchés par les recruteurs (avec plus de 500 offres respectives par métier sur le mois d’avril 2017).

    ● De nouveaux métiers émergent. Dans le marketing, par exemple, Growth Hacker fait partie des nouvelles compétences hyper-spécialisées du numérique. Dans les métiers de la communication, le rôle du Content manager s’accentue et fait partie des mieux rémunérés.

    On note également la montée en puissance des experts en référencement SEO SEM, des responsables acquisition online ou encore des responsables de la sécurité et des systèmes d’information. Dans ces nouveaux métiers, les offres ne sont pas toujours très nombreuses (< 100 sur le mois d’avril 2017) mais les candidats sont encore plus rares. Ces derniers sont donc en position de force pour négocier leur salaire.

    ● Les métiers affichant les écarts de salaire les plus importants sont Content Manager (33 060€ à 60 000€), Responsable Acquisition online (40 000€ à 65 000€) et Growth Hacker (32 000€ à 65 000€).

    1 Jobijoba agrège sur son site les offres de plus de 400 sites partenaires, soit environ 95% des offres d’emploi sur internet.

    2 Salaire brut annuel

  • Pour l’industrie, la digitalisation n’est pas une option

    Les usines intelligentes contribueront pour 500 milliards de dollars à l’économie mondiale au cours des cinq prochaines années 

    Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, dévoile les résultats de son rapport « Smart Factories » sur les usines intelligentes. Selon la recherche réalisée par le Digital Transformation Institute de Capgemini, les fabricants qui investissent dans les usines intelligentes, ou « usines 4.0 », prévoient des gains d’efficacité pour les activités manufacturières de 27% au cours des cinq prochaines années, soit une contribution de 500 milliards de dollars1 en valeur ajoutée annuelle2 à l’économie mondiale. 

    1 Grâce à ces usines intelligentes, les industriels prévoient un véritable bond en avant d’une ampleur inédite en termes de performance :

    L’usine intelligente, souvent considérée comme le socle de la « révolution industrielle digitale », exploite les dernières technologies comme l’IoT (Internet des Objets), l’analyse Big Data, l’intelligence artificielle et la robotique avancée pour gagner en productivité, en efficacité et en flexibilité. Ces usines de pointe utilisent par exemple des robots collaboratifs, des outils de réalité augmentée3 et des machines qui génèrent automatiquement des alertes lorsqu’elles nécessitent des opérations de maintenance. Les industriels estiment que 21% de leurs sites deviendront des usines 4.0 d’ici 2022. Les secteurs de l’aéronautique, de la défense, de la production industrielle et de l’automobile, dont les équipes travaillent déjà avec des robots et des machines intelligentes, devraient s’imposer comme les leaders de cette transition.

    Pour l’industrie, la digitalisation n’est pas une option 

    Grâce aux gains de productivité et l’amélioration de la flexibilité et de l’efficacité, les usines intelligentes pourront réduire sensiblement leurs coûts opérationnels. Le rapport montre par exemple que les constructeurs automobiles pourraient améliorer leurs marges opérationnelles jusqu’à 36%4 en rationalisant les dépenses logistiques et matérielles et en optimisant l’efficacité de l’équipement et la qualité de la production. Ainsi, afin de rester compétitives, la majorité des sociétés industrielles ont déjà initié la transformation digitale de leurs installations ; seuls 16% des industriels interrogés dans le cadre du rapport indiquent ne pas disposer d’une stratégie 4.0 en place ou en cours d’élaboration.

    Les pionniers de cette révolution se trouvent principalement aux États-Unis et en Europe de l’Ouest : la moitié des répondants basés aux États-Unis, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni disposent déjà d’usines intelligentes, contre seulement 28% en Inde et 25% en Chine. On observe également des disparités entre les différents secteurs d’activité : dans l’industrie, 67% des entreprises ont déjà mis en place des initiatives d’usines intelligentes ; elles sont 62% à l’avoir fait dans les secteurs de l’aéronautique et de la défense. En revanche, seulement 37% des acteurs des sciences de la vie et de l’industrie pharmaceutique exploitent les technologies digitales pour la transformation de leurs activités industrielles.

    Les gains générés grâce aux usines intelligentes pourraient s’élever jusqu’à 1 500 milliards de dollars 

    Les usines intelligentes font actuellement l’objet d’investissements considérables : plus de la moitié (56%) des répondants indiquent avoir investi 100 millions de dollars ou plus dans des initiatives d’usines 4.0 au cours des cinq dernières années, et 20% indiquent avoir investi 500 millions de dollars ou plus. Cependant, les résultats du rapport du Digital Transformation Institute de Capgemini montrent que seules quelques organisations (6%) ont atteint un niveau élevé dans la digitalisation de leur production. Et seulement 14% des répondants se disent « satisfaits » du niveau obtenu.

    La multiplication des initiatives pour le déploiement d’usines intelligentes entraînant l’amélioration des gains, le rapport du Digital Transformation Institute prévoit que les investissements dans la digitalisation devraient augmenter. Il est même possible que la moitié des installations deviennent des usines intelligentes d’ici 2022, avec des gains d’efficacité qui pourraient générer annuellement jusqu’à 1 500 milliards de dollars à l’échelle mondiale.

    « Ce rapport montre bien que nous sommes entrés dans l’ère de l’industrie digitale et que les bénéfices futurs en matière d’efficacité globale sont immenses », explique Jean-Pierre Petit, à la tête de l’activité Digital Manufacturing du groupe Capgemini. « Les années à venir s’annoncent cruciales pour les industriels, car ils devront accélérer leur transformation digitale et peaufiner leurs approches pour en maximiser les retours commerciaux. » 

    Les usines intelligentes vont changer les besoins en termes de compétences recherchées 

    L’avènement des usines intelligentes transformera le marché mondial du travail. Le nombre de postes peu qualifiés a été déjà été réduit à l’issue des premières vagues d’automatisation et acquérir de nouvelles compétences est devenu un impératif. Ainsi, 54% des répondants indiquent organiser des formations aux techniques digitales pour leurs équipes et 44% investissent dans l’acquisition de talents digitaux pour combler le manque de compétences. Les postes hautement qualifiés dans des domaines tels que l’automatisation, l’analyse et la cybersécurité sont autant d’opportunités de créations d’emplois.

    Grégoire Ferré, responsable du digital chez Faurecia, client de Capgemini, déclare : « Chez Faurecia nous constatons que nos équipes travaillent en harmonie avec les technologies intelligentes. Nous utilisons par exemple des robots intelligents pour résoudre des problèmes d’ergonomie, ce qui améliore la sécurité de nos employés et leur permet dans le même temps de se consacrer à d’autres tâches plus importantes. » En ce qui concerne les plans de déploiement d’usines intelligentes de Faurecia, il ajoute : « Le lancement de l’usine intelligente Greenfield ainsi que la digitalisation de plus de 300 sites industriels de Faurecia constituent le socle de notre programme de transformation digitale. Nous rénovons également avec succès nos vieux procédés industriels pour les rendre plus performants, comme, par exemple, notre atelier de fabrication sans papier ou le recours à la technologie pour notre maintenance prédictive – ce qui fait gagner du temps à nos employés. »

  • Comment choisir votre agence marketing digitale ?

    Comment choisir la meilleure agence marketing digitale ?

    Par Nicolas FINET , Fondateur | Sortlist

     

     

    À l’ère du numérique, les entreprises ne s’interrogent plus sur la nécessité de lancer une campagne webmarketing. Référencement, marketing viral, marketing sur les réseaux sociaux… tout est bon pour profiter d’une meilleure visibilité.

    Et à moins d’avoir une équipe marketing expérimentée, il faut faire appel à des agences marketing digitales. Que ce soit pour attirer de nouveaux clients ou accroître le nombre de ventes, nous avons besoin de leur expertise pour atteindre nos objectifs.

    La question qui se pose alors est la suivante : comment trouver une agence web marketing fiable et compétente ? Les réponses tout de suite.

    Méfiez-vous des tarifs trop alléchants !

    Une agence marketing digitale digne de ce nom ne peut pas vous proposer des tarifs au rabais. C’est une simple question de logique : l’expertise du personnel, ses nombreuses années d’expérience et le temps alloué à la réalisation d’un projet marketing, tout cela a forcément un coût.

    En d’autres termes, vous allez devoir casser la tirelire. D’accord, votre budget est serré, mais si vous prenez le temps de bien y réfléchir, vous admettrez qu’il vaut mieux faire un choix qualitatif plutôt que de se hasarder à recourir aux services d’une agence qui ne maîtrise pas les ficelles du métier.

    De ce fait, lorsque vous recherchez une agence marketing digitale, faites d’ores et déjà une croix sur les agences qui proposent des tarifs trop bas. Notre conseil : adressez-vous à une agence réputée et tâchez de négocier les tarifs.

    Choisissez une agence expérimentée et dotée d’une excellente réputation

    Analysez son site web

    Pour savoir si une agence marketing digitale est crédible, il vous suffit de vous rendre sur son site web et de juger par vous-même : pourriez-vous confier votre projet marketing à une agence qui ne prend même pas la peine de faire sa propre promotion ? Vous pouvez également passer par des plateformes intermédiaires (comme Sortlist) pour vous aider à faire un constat rapide.

    Jetez un coup d’œil aux anciennes réalisations

    Une agence dotée de professionnalisme est censée présenter ses réalisations sur son site web. Si ce n’est pas le cas, demandez-lui de vous montrer des exemples de projets qu’elle a déjà réalisés avec les résultats obtenus.

    Consultez les témoignages des clients

    Un autre moyen de vérifier la crédibilité d’une agence consiste à vérifier les témoignages des anciens clients. Ou mieux, demandez des références. Vous vérifierez en passant leur profil (si l’agence a l’habitude de travailler avec des entreprises de la même taille que la vôtre, elle comprendra mieux vos attentes).

    Le bouche-à-oreille

    Nous ne vous apprenons rien en vous disant qu’un bon nombre d’entrepreneurs ont recours au bouche-à-oreille pour trouver un prestataire fiable. Alors si vous avez des connaissances qui ont déjà mené une campagne webmarketing réussie, n’hésitez pas à leur demander des informations.

    Dernier point, si une agence marketing digitale a reçu une ou plusieurs récompenses, vous pouvez totalement lui faire confiance.

    Remarque : une agence marketing digitale peut tout à fait se révéler efficace sans pour autant répondre aux critères cités ci-dessus, cependant il est plus sage de reconsidérer votre décision lorsqu’il y a plusieurs ombres sur le tableau.

    Renseignez-vous sur les services fournis…

    En matière de webmarketing, il n’y a pas de solution « passepartout ». Certaines entreprises voudront axer leur stratégie marketing sur le référencement tandis que d’autres préfèreront l’email ou la newsletter. Alors avant de recruter une agence marketing digitale, assurez-vous de connaître les types de services qu’elle propose.

    D’un autre côté, il peut être intéressant d’engager une agence digitale qui offre plusieurs services, par exemple des services de marketing en ligne et de création de sites web. Ainsi, vous n’aurez pas à solliciter différents prestataires. Cela vous fera gagner du temps et de l’argent.

    Et les stratégies marketing en ligne

    Une fois que vous savez quels types de services une agence marketing digitale fournit, vous avez tout intérêt à découvrir quelles stratégies et méthodes de marketing en ligne elle utilise.

    En effet, certaines agences ont recours à des techniques douteuses et cela peut se répercuter sur l’image de votre entreprise. C’est pourquoi vous devez exiger une explication claire et détaillée lorsqu’une agence décrit ses techniques de travail en ligne.

    Quelques mots pour finir

    En recrutant la meilleure agence marketing digitale, vous mettez toutes les chances de votre côté. Inversement, le choix d’un mauvais prestataire peut vous coûter très cher et affecter votre activité de plusieurs manières.

    En suivant nos conseils, vous éviterez de commettre des erreurs et engagerez à coup sûr des marketeurs professionnels et expérimentés qui vous aideront à atteindre vos objectifs.

    Enfin, sachez qu’une agence marketing digitale ne travaille pas pour vous, mais avec vous. Et même si cette dernière vous invite à collaborer (elle le fera certainement), vous devez garder en tête que c’est elle qui mène la danse.

     

  • Quand le digital révolutionne le monde du retail

    Quand le digital révolutionne le monde du retail

    Par Emanuel GONZALEZ, fondateur de Ixcys

    Plus que jamais, le monde de la distribution connaît de profondes évolutions avec l’avènement du numérique. Dans ce contexte, les points de vente se digitalisent et de nombreux dispositifs émergent notamment au niveau des systèmes d’encaissement et des bornes tactiles et interactives.

    Une connectivité de bout en bout

    Véritable système central au sein des points de vente, les bornes interactives et tactiles occupent une place stratégique et centralisent de nombreuses opérations complémentaires. En effet, au-delà de fonctions traditionnelles liées à l’encaissement, elles permettent également de piloter différentes opérations comme le réassort, les stocks, les programmes de fidélisation, les dates de livraison, etc. Elles communiquent également avec les sites de ventes en ligne.

    Répondre aux nouveaux usages

    Les bornes interactives viennent donc occuper une place toujours plus importante et s’ouvrent également aux clients dans certains cas. Au global, l’idée est d’offrir toujours plus d’informations et de services aux vendeurs comme aux clients. Cela passe par différents éléments : un matériel attractif et des applications métiers prenant en compte les spécificités de chaque projet. Cela montre qu’il est important de penser son projet de bout en bout et qu’il est nécessaire de prendre en compte tous les aspects métiers pour le réussir.

    Penser à l’ergonomie

    L’ergonomie de la borne doit être engageante et permettre de vivre une expérience fluide pour l’utilisateur (vendeurs comme clients). Il est donc central de bien soigner le design de son interface et de simplifier l’accès aux fonctionnalités proposées. Un travail d’ergonomie de fonds est alors nécessaire pour prendre en compte les besoins des vendeurs et les services proposés aux consommateurs.

    L’évolution des nouvelles bornes interactives

    Désormais, une des évolutions majeures que nous constatons est l’intégration toujours plus pointue des aspects liés au marketing dans les bornes de nouvelle génération. Bien entendu, nous pouvons par exemple évoquer la gestion des programmes de fidélité depuis les bornes de type caisse enregistreuse. On trouve également de nouveaux usages comme des bornes en libre service (pour les consommateurs) qui permettent de recueillir leurs avis, etc.

    Les bornes interactives ont donc de multiples visages et permettent de modifier en profondeur les usages proposés en points de vente. Extension du système d’information, elles pilotent des opérations de tous types et démontrent une nouvelle fois l’impact qu’occupe le numérique dans la transformation des entreprises.

     

  • Transformation digitale ou comment passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation

    A l’ère du digital, l’humain au centre de la transformation de l’entreprise

    Par Yohanna Emkies, Lead Operations Architect, VMware

    Les entreprises exigent toujours plus de mobilité, de sécurité, d’agilité : une technologie toujours plus performante.  Pourtant, lorsqu’un projet échoue, on constate 8 fois sur 10 que les causes sont liées à la gestion de l’humain et à l’organisation et non à la technologie. Tout changement, dans une organisation, porte son lot d’insécurités, notamment liée à la crainte de perdre sa place, qui peuvent entrainer des réticences individuelles. C’est un phénomène humain répandu. A l’ère du digital, où la technologie ne cesse de changer la donne, l’humain est plus que jamais porteur de l’innovation. Pour réussir face à cette révolution, les dirigeants doivent sans attendre initier le changement humain, et répondre aux véritables questions qui se posent : Que va-t-il arriver à l’organisation ? A qui revient la responsabilité ? Quels rôles et compétences déployer ? Comment instaurer une culture de l’innovation ?

    Chaque entreprise y répondra selon ses besoins, sa stratégie, ses moyens. Mais que peut-on apprendre de l’expérience en matière de transformation digitale et d’accompagnement humain ?

    Origine de la résistance « humaine »

    Avant d’être d’origine psychologique, la résistance a parfois des causes « organiques », c’est-à-dire liées à la manière dont l’organisation fonctionne. En effet, la dynamique et la culture de cette dernière influent fortement sur l’individu et son évolution.

    Dans un grand nombre d’organisations, une forte démarcation existe entre les différents départements, autrement appelés « silos ». Conflits de priorités, difficultés pratiques à mobiliser les ressources sur un sujet transverse… Ces pratiques ne pourront supporter l’activité digitale sans une refonte des processus et des responsabilités.

    Or la simple création d’une nouvelle équipe en charge des services digitaux est elle-même un défi. La répartition des tâches et la hiérarchie traditionnelles sont autant de freins « mécaniques » pour les individus. Même prêts professionnellement à porter le digital, il leur est difficile d’être en marge de l’organigramme, ou encore de risquer leurs projets de carrière dans l’entreprise.

    Souvent alourdies par les nombreuses années passées à stratifier et identifier les responsables en cas de problème, les organisations n’encouragent plus leurs collaborateurs à questionner le statu quo, ou à briser les silos.

    Pour tenter d’y pallier, certains les mettent à part et génèrent ainsi un élitisme entre les équipes en charge de l’innovation (sorte “d’équipe A”) et les équipes du legacy (“équipe B”) ayant pour effet de démotiver l’équipe B et d’isoler l’équipe A, tout en créant un nouveau silo.

    Il faut alors relever ces défis d’accompagnement humain. Il ne s’agit pas ici de révolutionner, ni brouiller l’organisation, mais au contraire, de clarifier, rationaliser, et garder le cap.

     Véhiculer un sens de l’opportunité, valoriser et responsabiliser les collaborateurs

    Les entreprises adoptent le plus souvent des technologies innovantes pour produire davantage avec autant de ressources, plutôt que réduire leurs effectifs. Confrontées à une montée en charge de nouvelles compétences, elles peuvent offrir de véritables opportunités d’évolutions de postes. Mais ces perspectives ne sont pas toujours perçues.  

    Manié avec soin par la Direction et communiqué positivement auprès des salariés, le spectre du changement peut s’avérer un vecteur de motivation. L’implication directe de l’équipe de direction dans ces sujets, sa capacité à articuler une vision claire de l’organisation à court, moyen, long terme sera déterminante pour la réussite de ces changements.

    Ces nouvelles équipes, cellules innovantes, devront insuffler un nouveau modèle de fonctionnement en phase avec la technologie, et, pour se faire, s’affranchir des silos traditionnels. Dans l’ère du Cloud tout va très vite, les métiers n’attendent plus. L’automatisation a un impact considérable sur la vitesse de déploiement des technologies, nécessitant des chemins décisionnels tout aussi réactifs. On quitte le modèle traditionnel de répartition des tâches, où les limites de chacun étaient définies. Les services digitaux sont gérés de bout-en-bout et chacun est missionné pour la réussite de l’ensemble.  Pour que cela soit possible, le mot clé est la responsabilisation des collaborateurs.

    Passer d’une répartition des tâches à un modèle de responsabilisation requiert une culture adéquate, qui valorise l’innovation.

     Instaurer la culture de l’innovation en s’entourant des bonnes personnes

    Pour restaurer cette culture de responsabilisation, on peut s’inspirer des jeunes start-ups : recherche d’innovation, mobilisation autour d’un projet commun, encouragement des initiatives, questionnement du statu quo. 

    En entreprise, stratifiée et complexe, quelques « champions » du changement, capables d’apprendre rapidement, de défendre une nouveauté, et de collaborer avec le reste de l’organisation, seront garants de cette culture, sorte d’incubateurs, et aideront les autres à adopter les bonnes pratiques. Parfois en rupture avec la culture hiérarchique ambiante, ces champions auront besoin du soutien de la Direction et d’un modèle d’évaluation adéquat.

    Recruter ces agents du changement est une tâche délicate. En plus des connaissances technologiques de pointe, le candidat doit avoir une attitude de pionnier et une aptitude au leadership. Ce candidat idéal n’existe pas : sur le marché, les compétences commencent, elles aussi, leur mutation. La majorité des organisations prennent la décision de miser sur les compétences déjà existantes dans l’entreprise. Repérer les bons profils, affecter les postes clé et les faire évoluer progressivement vers les rôles cibles, sont les préoccupations des organisations leaders du digital.

    L’histoire récente montre que l’on n’arrête pas une révolution technologique en marche. Résister au changement c’est risquer de perdre la partie. Définir les rôles, localiser les compétences, projeter une vision claire et construire la culture digitale, sont les gages d’une transformation viable et pérenne, d’une organisation toujours prête face à une technologie chaque jour plus performante. 

  • Quand le progrès technique améliore l’environnement, l’humain et l’éthique

    Cette révolution numérique qui nous rend plus humains

    Par Julien Fredonie, Consultant IoT chez Infosys

    Alors que les innovations s’accélèrent à un rythme jamais vu, il est devenu de plus en plus difficile de prédire l’avenir. Nous surestimons les changements qui auront lieu dans les cinquante prochaines années, mais nous sous-estimons assurément les changements des 5 cinq prochaines années !

    Plus que jamais, le progrès technique et économique doit aller de pair avec le progrès environnemental, humain et éthique. Il est fort probable que ces changements et ces révolutions numériques puissent avoir un impact positif et puissent même nous rendre plus humains.

    Le grand défi de nos sociétés est d’arriver à faire face à une demande croissante d’énergie propre.

    Au niveau individuel, ou au niveau des entreprises, le fait que les acteurs de l’énergie aient mis en place des compteurs intelligents permet aux consommateurs de bénéficier d’une plus grande visibilité sur leur consommation d’énergie et les coûts associés et d’en maîtriser les différents paramètres.

    Le concept de micro-grid permet à des millions d’individus de produire de l’électricité grâce aux énergies renouvelables et de réinjecter dans le réseau global ce qu’ils ne consomment pas.

    Les capteurs doivent être intelligents, les calculs prédisent la consommation des agents et orientent l’énergie de manière transparente. En combinant objets connectés, machine learning et blockchain pour permettre à chaque « transaction » d’être enregistrée ou monnayée, il est possible d’arriver à un fonctionnement optimisé et distribué qui permet de répondre aux besoins de développement des énergies propres.

    Les objets connectés sont également utilisés pour protéger différentes populations, parfois dans des contextes particuliers : par exemple, les personnes âgées ou les travailleurs exposés à des conditions difficiles ou dangereuses. L’utilisation des objets connectés permet également la protection de certains animaux en voie de disparition : un exemple récent est celui de l’utilisation d’objets connectés via Sigfox pour suivre et ainsi protéger les rhinocéros des braconniers.

    Un autre enjeu mondial est celui de la nourriture. Les systèmes de surveillance de surfaces agraires permettent aux exploitants d’avoir une vue d’ensemble très détaillée et en temps réel de leur récolte Cette vision d’ensemble fournit des indicateurs permettant aux exploitants connectés d’optimiser la dispensation des soins et l’utilisation d’engrais ou d’adapter l’arrosage de manière ultra précise.

    Un tiers de la production mondiale de nourriture n’est jamais consommée et les objets connectés peuvent permettre de réduire le gâchis alimentaire. L’une des principales raisons de ce gâchis est la chaîne logistique. Là encore, l’utilisation de capteurs permet de suivre de manière très granulaire différents paramètres (température, humidité, lumière, chocs etc.) qui réduisent le cycle de vie des denrées alimentaires.

    Avec une visibilité fine des espérances de vie des produits, les entreprises peuvent mettre en place des processus de gestion différenciés et réduire ainsi le gâchis alimentaire.

    Des entrepreneurs ont également créé des récepteurs de déchets connectés qui permettent le traitement des déchets alimentaires de magasins ou restaurants et la transformation de leur gaz de décomposition en énergie renouvelable.

    L’IoT permet aux appareils de se connecter et aux utilisateurs de bénéficier d’écosystèmes riches en données provenant de machines plus intelligentes, plus autonomes. Cela amplifie l’imagination des humains, en les libérant des taches banales et routinières qui sont automatisées et numérisées. Cela permet aux professionnels de poursuivre de nouvelles idées et de nouvelles façons de faire.

    Evidemment, une simple technologie n’a jamais résolu de problème. La généralisation de ces technologies passe en outre par la prise en compte de défis majeurs : formation, sécurité des systèmes et des données etc.

    En revanche, ces technologies sont une formidable opportunité d’avoir accès à des informations qui n’étaient pas disponibles dans le passé et donc de trouver de nouvelles réponses aux défis de nos sociétés. Il convient donc de former les professionnels qui sauront exploiter ces opportunités et d’accompagner ces chercheurs et entrepreneurs qui construisent un monde meilleur grâce aux nouvelles technologies et aux objets connectés.

     

     

     

     

  • Quand le digital métamorphose les PME

    Le digital : l’arme des PME pour jouer dans la cour des grands


    Par Frédéric Murat, Directeur Général de Coursier.fr

     Le digital a tout accéléré. Alors que certains grands groupes et start-up ont su prendre le train en marche dès le départ, certaines PME ont encore du mal à vivre cette transformation qui bouleverse complètement leurs habitudes opérationnelles et leurs logiques de production. Difficile pour ces entreprises de se faire une place dans cette nouvelle économie où le client ne se déplace plus jusqu’au produit, mais où c’est le produit qui va désormais au client. Malgré les efforts que la transformation digitale exige des entreprises, elle s’inscrit dans une dynamique aujourd’hui indispensable en termes de concurrentiels en apportant fidélisation, expérience user unique et différenciation.

    Le digital : l’arme pour jouer dans la cour des grands 

    Façonnées par les nouveaux usages imposés par Google, Uber et les autres géants du digital, les attentes des consommateurs ont aujourd’hui évolué et norment le marché. Le digital est devenu un outil de fracture : il y a ceux qui y sont, et ceux qui n’y sont pas. Ainsi, il touche désormais tous les pans de l’économie et les PME se doivent d’épouser ces nouveaux usages pour rester compétitives. Ce n’est plus seulement un service mais un outil clé pour une entreprise qui souhaite accéder à un marché. Pourtant, en 2015, seules 15% des PME reconnaissent avoir utilisé le digital pour réaliser un acte de vente en ligne. En utilisant le web, les PME élargissent leur cible : elles s’adressent à la fois à un public français et international et décuplent ainsi leur zone de chalandise.

    Le digital est disruptif : il redistribue les cartes. Là où les PME centrées sur le BtoB n’avaient l’occasion que de remporter des marchés à leur échelle, la digitalisation leur offre aujourd’hui la possibilité d’être plus compétitives et de remporter des grands comptes qui leur étaient jusqu’alors impénétrables. Quand on est un acteur historique de la distribution, il est ainsi très complexe de se mettre au niveau des leaders du secteur : toute la chaîne logistique est à revoir. S’inscrire dans l’ère des smartphones et autres appareils mobiles est pourtant devenu primordial en termes d’impact et de compétitivité. Par exemple, si quatre ou cinq jours étaient un délai de livraison acceptable il y a quelques années, aujourd’hui, difficile de ne proposer que cela face à la livraison en une heure d’Amazon qui se positionne exactement là où ses clients l’attendent : sur l’immédiateté. Pour rivaliser avec ces distributeurs tout-puissants, la transformation digitale fait alors office d’arme salutaire pour les PME. Le but ultime de la transformation digitale est alors de démocratiser la livraison du dernier kilomètre, de le rendre accessible sans le détruire et de le mettre au niveau de tout le monde. Cet outil doit permettre d’accroître la rentabilité pour offrir la possibilité à n’importe qui de proposer la livraison en une heure en centre urbain, ressort qui sera demain indispensable à leur compétitivité.

     Investir pour gagner en opportunités

    Pour un chef d’entreprise à la tête d’une PME avec déjà quelques années d’ancienneté, la transformation digitale fait appel à un domaine de compétences non maîtrisées. Ce qui était associé aux logiciels, à l’IT et à la maintenance doit aujourd’hui être inhérent à la stratégie globale. Le piège est alors que la stratégie digitale dirige la stratégie business : le digital doit être au service du développement de l’entreprise, et non le contraire ! Il ne faut pas faire du digital uniquement pour faire du digital. Désormais, les chefs d’entreprise se doivent d’avoir un regard sur une problématique qu’ils ont longtemps ignorée, en se positionnant face à des générations de jeunes dirigeants qui ont une longueur d’avance sur eux. Avoir un regard critique sur les coûts, la logistique et plus largement sur les problématiques RH ou marketing, que le digital va venir bouleverser, reste un des défis les plus difficiles pour ces entreprises traditionnelles. Pour cela, l’équipe est primordiale : il faut des postes clés pour favoriser l’agilité au sein de l’entreprise. Une équipe qualifiée est une garantie de maîtrise des coûts et d’une plus grande efficacité pour l’entreprise.

    La numérisation du back-office d’une entreprise peut lui permettre de gagner en productivité et en fidélisation, grâce à une expérience utilisateur singulière : les nouveaux usages du quotidien ont amené de nouvelles attentes et représentent de nouveaux défis pour les entreprises. Il ne faut néanmoins pas oublier que le digital reste parallèle à des développements très archaïques : on ne propose pas un service numérique sans avoir investi dans quelque chose de très concret, comme des entrepôts pour stocker les produits.

    Si les start-ups ont d’emblée consacré une part conséquente de leur budget à la stratégie digitale, les grands groupes ont quant à eux pu prendre ce virage relativement vite et facilement grâce à des budgets IT dédiés : ils ont moins investi dans le back-office et davantage dans le digital et la R&D. Mais quid des PME ? Pour elles, on parle plutôt de « transition digitale ». Sans changer de business modèle, le digital leur apporte une vitrine supplémentaire. Pour cela, il leur faut néanmoins faire émerger un budget conséquent : un tiers de bénéfices nets sacrifiés sur trois ans. Un effort considérable, mais l’assurance de donner la force d’Amazon à des PME du transport ou de l’hôtellerie qui ont besoin du digital pour suivre les tendances du marché actuel.

  • Comment les assistants virtuels réorganisent nos vies et bousculent le marketing ?

    Comment les assistants virtuels réorganisent nos vies et bousculent le marketing ?

     iProspect et Bing publient un livre blanc sur la nouvelle obsession  des grandes plateformes numériques. 

    Ils répondent au nom de Cortana (Microsoft), Siri (Apple), Alexa (Amazon) ou Google Assistant et sont en train de modifier en profondeur notre rapport à Internet et aux services connectés. Passés en un temps éclair du domaine de la science-fiction à une réalité quotidienne, les assistants virtuels sont déjà utilisés par plus de 500 millions de personnes, un nombre qui devrait s’élever à 1.8 milliard d’individus d’ici 20211. À l’aide d’exemples concrets, iProspect et Bing décryptent dans ce rapport ce qui s’annonce comme la nouvelle révolution numérique, tant pour les consommateurs que pour les marques.

    Principales implications pour les consommateurs :

    Point d’entrée unique vers un monde complexe de possibilités, l’assistant virtuel permet à tout un chacun d’accomplir des tâches très variées d’une simple demande vocale.

    1/ Une diminution de la surcharge numérique

    Des réponses rapides aux rappels de rendez-vous, en passant par les mises à jour du trafic ou la commande d’un Uber, les assistants simplifient l’accomplissement d’une variété de tâches sans avoir à passer d’une application à une autre ou d’un appareil à un autre.

    2/ Des interactions homme-machine de plus en plus naturelles

    70% des consommateurs attendent désormais une expérience personnalisée lorsqu’ils interagissent avec des marques2. Les assistants virtuels vont permettre d’atteindre un niveau véritablement individuel de relation.

    3/ La simplification des achats

    Les assistants virtuels vont aider les consommateurs en les déchargeant des décisions d’achat.

    4/ Zéro interface : des interactions sans écran

    Si les écrans fixes et mobiles continueront d’être des points de contacts importants, les expériences où le seul vecteur est la voix de l’assistant virtuel vont se démocratiser (30% de la navigation d’ici 20203).

    Principales implications pour les marques : l’heure du Marketing to Machines

    À moyen terme, les marques ne s’adresseront plus uniquement aux humains, mais devront également parler aux assistants virtuels.

    1/ La bataille de la pertinence

    Les assistants définiront la publicité à partager avec les consommateurs selon sa pertinence. Aujourd’hui, les marques qui s’efforcent de créer des publicités pertinentes obtiennent les performances les plus élevées. À l’avenir, l’essor des assistants fera de cette pertinence non plus un bénéfice mais une barrière à l’entrée.

    2/ Vers une fidélité à la marque par défaut ?

    Porte d’entrée vers le consommateur, l’assistant filtrera le bruit et les contenus non pertinents. Lorsqu’un consommateur lui demandera de commander son café, l’assistant se plongera en premier lieu dans l’historique de préférences pour effectuer la transaction qui satisfera le mieux l’utilisateur et la marque de café perçue comme choix par défaut aura de fait un avantage compétitif majeur. Les marques devront ainsi redoubler d’effort pour capturer cette place convoitée.

    3/ La voix bouscule les habitudes des moteurs de recherche

    Avec plus de la moitié des requêtes effectuées par la voix en 20204, les marques doivent anticiper dès à présent l’impact de ce changement de comportement pour rester visibles aux yeux des consommateurs.

    4/ Les bots et les skills, nouveaux bras armés de la relation client

    Si l’assistant est le cerveau, les bots et les skills (aptitudes) sont les muscles, exécutant les actions commandées par l’assistant virtuel.

    « Les assistants virtuels ne représentent pas seulement un point de contact supplémentaire pour les marques mais modifient en profondeur la manière dont nous accédons à l’information et notre façon de communiquer. Comme pour la révolution mobile, l’essor des assistants signifie de vraies modifications de comportements. »  –  Pierre Calmard, CEO iProspect France

  • Campagne publicitaire digitale : 5 pièges à éviter par les marketeurs

    Optimiser sa campagne publicitaire digitale : 5 pièges à éviter par les marketeurs

    Par Laurent Feval, CEO d’Insidepic

    Selon le cabinet d’études Statista, les dépenses en publicité digitale réalisées par les annonceurs seront de 230 milliards de dollars en 2017, indiquant une augmentation de 15% par rapport à 2016. Ces investissements démontrent une certaine satisfaction de la part des annonceurs qui privilégient le canal Internet pour promouvoir leurs produits. Cependant, l’apparition des bloqueurs de publicité, appelés adblocks, viennent remettre en question la manière dont les campagnes digitales sont déployées sur Internet. En effet, un grand nombre d’internautes bloquent les publicités qu’ils jugent intempestives, inadaptés et agaçantes. Afin d’optimiser au mieux les campagnes publicitaires digitales des marketeurs, certains pièges pourraient être évités, en voici 5 incontournables.

    1 – Ne pas promouvoir de manière trop directe un produit ! 

    Les annonceurs ont tendance à vouloir promouvoir leur produit de manière trop directe par le biais de l’image, du descriptif et du prix du produit qui incite l’internaute à un achat compulsif. Cette approche est agressive. Il serait préférable de choisir une image plus généraliste avec un titre et une description qui suscite l’interrogation, la curiosité et puisse ainsi pousser l’internaute à vouloir en savoir plus sur l’univers de la marque. Les internautes sont sursollicités par les publicités en ligne, il ne faut pas les pousser à la consommation immédiate et excessive mais les faire venir de manière plus naturelle vers le produit.

    2 – Ne pas cibler une audience trop large : ils ne sont pas tous concernés ! 

    Le web est un bien vaste endroit : pourquoi vouloir se préoccuper des centres d’intérêt de chaque internaute ? Sur Internet, les annonceurs ont tendance à vouloir diffuser leurs contenus publicitaires au plus grand nombre. C’est là une bien belle erreur. Il faut déterminer dès le départ la cible que l’on veut toucher : quels profils ? Quelles habitudes de consommations éditoriales ? Quelle catégorie ? Quel univers de marque ? Quelle géolocalisation ? Ce n’est que de cette façon que les marketeurs pourront toucher directement l’internaute susceptible d’être concerné.

    3 – N’optez pas pour des formats publicitaires qui gâchent l’expérience utilisateur! 

    Un mauvais choix de format publicitaire sur le web dégrade l’image de la marque et ne favorise pas une navigation agréable et optimale. Certaines marques peuvent même engendrer une profonde colère de la part des internautes alors même que la marque ne leur a pas causé de réel tort. La fluidité de lecture des internautes ne doit pas être impactée par la présence de publicités, leur caractère trop invasif pourrait les inciter à bloquer tout type de contenu publicitaire. Il faut pour cela choisir des formats intégrés, visuels, non intrusifs et adaptés aux différents supports de diffusion.

    4 – Ne négligez pas la qualité de votre landing page ! 

    Une landing page est la page sur laquelle arrive un internaute quand il a cliqué sur une publicité. Un internaute intéressé par la marque mais qui arrive sur un site non adapté, pas clair et peu visuel est un internaute déçu et qui peut quitter le site de l’annonceur rapidement. Il est nécessaire d’adapter la landing page aux messages publicitaires diffusés avec des rappels de couleurs, de visuels et de messages clairs, de boutons call-to-action visibles et adaptés aux différents supports de diffusion.

    5 – Ne diffusez pas de spot vidéo d’une durée de 30 secondes et plus !  

    Le spot vidéo a la particularité de faire perdre rapidement patience à l’internaute qui le regarde. En effet, les spots vidéos de 30 secondes et plus sont désormais considérés comme trop longs par les internautes hyper connectés qui ont besoin qu’on leur délivre une information qui aille droit au but. Les marketeurs doivent repenser le spot vidéo dans une durée idéale de 15 secondes et délivrer un message clair, concis et tout de suite impactant.

     

  • 4 membres du CMIT réagissent à l’étude « Content Marketing : engager ou mourir »

    Diffusion du Content Marketing : Twitter, le méta-média devance LinkedIn

    LES ENTREPRISES SE DOIVENT D’ENGAGER DES CONVERSATIONS AVEC LEURS CLIENTS
    Par Hervé Dhélin, Worldwide Marketing Director Efficient IP, membre CMIT, @Herve_Marketing

    Publié en 1999, The Cluetrain manifesto (par Levine, Locke, Searls et Weinberger) considérait les marchés comme autant de conversations et le titre pré- venait que parler ne « coûtait pas cher » mais que le silence était « fatal ». Les entreprises se doivent d’engager des conversations avec leurs clients ou prendre le risque de voir leurs concurrents occuper l’espace de communication.

    Pour avoir une conversation intéressante il faut du vocabulaire et des idées. Dans le cas du marketing cela se traduit par des contenus différents et as- sez nombreux pour ne pas se répéter pendant la conversation avec son prospect. D’où l’importance de créer assez de contenus différents que l’on pour- ra pousser sur les différents points de contacts. La conversation risque de tourner court si notre conversation se limite à « Bonjour comment allez-vous » sur tous les canaux ! Il ne faut pas prendre le marketing multicanal pour une machine à répéter les mêmes contenus sur différents canaux ! Pour éviter cette situation il faut donc créer les contenus qui vont intéresser le client en fonction de son cycle d’achat et avec la fréquence qui adéquate.

    L’INVESTISSEMENT DANS LA DIFFUSION DES CONTENUS EST SOUS-ESTIMÉ
    Par Frédéric Massy, Directeur Marketing EMEA ADOBE et Administrateur du CMIT, @fmassy

    Si le ‘Content Marketing’ est devenu essentiel pour qu’une marque soit présente dans un parcours client désormais majoritairement en ligne, trop souvent encore l’effort se concentre sur la création des contenus, sous-estimant l’investissement pour les diffuser et en développer l’engagement. Dans un environnement de plus en plus compétitif – plus de 70 millions d’articles de blog sont postés chaque mois, publier du contenu et attendre qu’il rencontre son audience n’est plus suffisant. Certaines « best practices » sont à garder à l’esprit : créer un contenu qui réponde d’abord aux attentes de vos cibles (personas) plus qu’à celles de votre marque, et mettre en œuvre tous les leviers techniques du SEO. Proposer des contenus provo- cants, originaux, voire controversés. Ce sont ceux qui attireront l’attention et seront partagé. Utiliser les formats ‘riches’ – ce n’est plus une option. Vidéo, infographies etc. Editorialiser la diffusion du contenu. Inutile de tout délivrer en une fois à des audiences qui n’ont que quelques secondes à y consacrer. Ne pas hésiter à promouvoir le même contenu sous différents angles, et à recibler ses visiteurs.

    Nous sommes dans un monde payant et se reposer sur de la diffusion organique n’est plus suffisant. Des budgets media (Google ad, FB post, LinkedIn) sont à prévoir dans la stratégie de contenu. Le partage sur les réseaux sociaux est essentiel, même s’il s’agit davantage d’amplification et de visibilité que réellement d’engagement. Les liens sur les réseaux sociaux sont rarement cliqués et les messages partagés le sont souvent sans qu’ils soient même lus !

    Utiliser tous les leviers à disposition. Le CRM certainement mais aussi les collaborateurs de l’entreprise. 70% du contenu créé par les marques n’est jamais utilisé par les commerciaux. Une stratégie de ‘Social Selling’ permet de diffuser ses contenus en ciblant les comptes clés.

    Finalement conserver en perspective l’objectif final qui reste la conversion et donc la pertinence du Call To Action sur les contenus. Les démarches ‘Test & Learn’ sont ici très utiles.

    LE CONTENU A UNE DURÉE DE VIE LIMITÉE
    Par Anne-Pierre Guignard, Directrice Marketing Ivanti EMEA South, membre CMIT, @APGuignard

    Le contenu que nous produisons a pour objectif numéro un de générer de nouvelles opportunités tout en améliorant la visibilité de la marque. Il est souvent utilisé pour des campagnes de « lead generation » ou de « nurturing » comme le reflète cette enquête.

    Devant le constat que ce contenu a souvent une utilisation ou une durée de vie très limitée, nous avons décidé, depuis un an, de leur donner une seconde vie, que ce soit avec des livres blanc, des infographies,  des  articles d’experts ou des vidéos.

    Nous avons testé Limber, une nouvelle plateforme de Social Content pour réutiliser ce contenu sur les ré- seaux sociaux de la société et de ses ambassadeurs. Le bénéfice est vite arrivé !

    ETRE RÉACTIF FACE À L’ACTUALITÉ,
    Par Florence Leroy, Communications Manager Oodrive, membre CMIT, @florence_bon

    En BtoB, un élément intimement lié à la stratégie digitale d’une entreprise est le Content Marketing. Fort de ce constat Oodrive a créé un poste dédié à ce sujet au sein de son équipe Marketing. Notre chargée de contenu met en œuvre au quotidien une stratégie de campagnes intégrées et multicanal s’appuyant sur tous les contenus générés tels que les billets de blog, les case studies, les vidéos et communiqués de presse notamment.

    Les principaux canaux de diffusion de ces conte- nus sont notre site web, notre blog, des campagnes d’emailings ainsi que des posts quotidiens sur nos principaux réseaux sociaux. LinkedIn et twitter sont les deux grands favoris dès lors que nous diffusons de l’information business. Facebook quant à lui est davantage réservé à une approche recrutement et vie de l’entreprise.

    Notre stratégie Réseaux Sociaux repose sur un équilibre mesuré entre diffusion d’informations relatives à notre entreprise (ses métiers, son actualité) et une stratégie de curation sur des thèmes cette fois plus globalement en lien avec l’actualité de notre écosystème. Etre réactif face à l’actualité, prendre la parole sur chaque sujet relatif à nos activités, adresser des messages et informations pertinents pour nos audiences, cela requiert une veille online quotidienne et exhaustive. C’est pourquoi nous nous sommes équipés récemment d’une solution d’automatisation. La solution Limber facilite le partage de nos contenus sur les réseaux sociaux et permet d’en mesurer la performance de façon très précise.

     

    Le CMIT : Le Club des directeurs marketing & communication de l’IT a été fondé en 2003 et réunit une centaine d’adhérents autour de préoccupations plutôt B2B dans l’industrie de l’IT au sens large. Suivez-le @CMITfr et sur LinkedIn.

     

    *Content Marketing : engager ou mourir. Une étude opérée via un questionnaire mis en ligne le 17 janvier 2017, par Faber Content pour le CMIT. 100 répondants dont la majorité (90%) sont issus du B2B.