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  • La tendance digitale de 2017, c’est l’humain !

    L’humain au coeur du Digital en 2017 !

    Chronique de Jonathan Pitcher, VP Marketing Ysance

    Assistant virtuel à commande vocale, agentive interface, réalité virtuelle et narration, mobile only, Magic Leap, blockchain, smart contracts, voiture autonome, digital workplace, instant payout, IoT, chat bots, Spectacles, social selling, re-shoring, plateformes d’intermédiation du travail, immune engineering, reusable rockets, … la liste s’étend comme une énumération rabelaisienne, mais on aurait tort de croire que cette année l’innovation technologique résume une nouvelle fois l’inflexion de la société numérique et du monde. La vraie tendance digitale de 2017, c’est l’humain.

    Humain, tout d’abord, le nouveau consommateur digital qui n’en finit pas de s’imposer au monde comme en témoigne la déferlante de services de conciergerie, la démocratisation du luxe, des expériences premium, l’accès à l’information autrefois réservée à une élite comme des cours à Harvard, les chauffeurs privés, le conseil financier… en 2017 everyone becomes a VIP.

    Le client 2017 est un roi réinventé pour lequel l’humanité est une tendance de fond, qui ne surgit pas avec 2017 mais qui se présente comme une revendication persistante. Référons-nous à toute la littérature au sujet des millenials, à laquelle il ne manque que le chapitre décrivant le pouvoir de contamination de cette caste auprès de tous les âges ; le digital a ce mérite inattendu d’unir jeunes et vieux dans la reconquête de l’affirmation de soi ; des identités malmenées par 65 ans de mass marketing.

    Humain toujours, le professionnel du marketing, un peu fébrile et interdit devant l’ampleur et la profondeur de la révolte des consommateurs. Et sa fébrilo-culpabilité s’exprime comme une souffrance car il doit aujourd’hui non seulement répondre à l’exigence du client-plus-que-roi, mais également s’interroger sur son propre rôle et son utilité à l’ère du Big Data, des Watson et des Alexa, ces robots aux prénoms humains, aussi performants qu’inquiétants, sortes de loups digitaux dans le monde réel et physique.

    Humain enfin, le porteur de solutions informatiques lorsque dans son élan (désespéré ?) pour rattraper la technologie et fournir des solutions efficaces aux « marketeux » il propose, chaque jour qui passe, une nouvelle réponse automatisée.

    Voilà. Le décor est planté. Et le directeur marketing que je suis se dit que l’ampleur de la tâche qui l’attend, pour trouver et des solutions et sa juste place, n’est pas une quête à dimension humaine. Dit autrement, je redoute que les robots automates me fassent la peau. Bref, en 2017 de mon humanité j’exprimerai surtout la crainte. Et en cela j’aurai bien tort.

    Evidemment, pour satisfaire les exigences du nouveau consommateur post-moderne, l’automatisation me libère des tâches de type processing, car gérer l’explosion combinatoire est devenu mon nouvel enfer quotidien. La segmentation est une belle vue de l’esprit qui se fracasse violemment contre les écueils du retour au réel. Vous avez déjà essayé de personnaliser – véritablement – une campagne marketing pour promouvoir des sous-vêtements féminins et de combiner formes, tailles, matières, couleurs, âge, promotions, et le tout au bon moment ? Cette complexité pourtant so 2017 n’est pas humaine !

    On l’aura compris, l’explosion combinatoire n’est tout simplement pas gérable ni par une personne, ni par une équipe – pas même en Inde – et c’est pour cela que les solutions automatisées, auto- apprenantes et faisant appel à l’AI (à différents degrés) vont bousculer les marketeurs en 2017. Et cette tendance, cette évolution, est tout à fait saisissante parce qu’en pensant s’attaquer à la question de la complexité en recourant aux solutions automatisées et/ou d’intelligence artificielle, c’est en réalité la question de l’empathie qui s’ouvre. Pour comprendre mon client, je dois avant tout le connaître, donc le contextualiser à chaque moment présent de son histoire factuelle et émotionnelle.

    En automatisant la gestion de l’infini combinatoire, on ne provoque pas le désir du consommateur – cela ne fonctionne plus à l’ère du consommateur surinformé – mais on est capable de se mettre à sa place, dans son contexte, dans l’histoire de son expérience, et également dans la chronologie de ses désirs, à un moment précis. Et c’est fort de ces renseignements que l’on peut se mettre à la place de son client et le comprendre, ressentir avec lui. La voilà la vraie promesse de 2017. Et parce que notre intelligence n’est pas artificielle, on comprend que l’AI ne préempte pas les désirs, mais qu’elle développe l’empathie. L’AI apporte simplement des changements dans la façon de régler les problèmes. En 2017 je ne suis plus l’opérateur d’une machine mais je deviens le manager d’un assistant. La machine est capable de devancer les désirs et proposer des choses. Ce changement de paradigme fait honneur à l’intelligence. Nous ne sommes plus dans une situation où un clic sur des triggers génère des actions, mais dans un environnement où un cadre est défini pour que l’assistant apprenne, s’enrichisse et « s’exprime ».

    A présent vous connaissez la musique de 2017. Serez donc vous plutôt Human after all des Daft Punk ou Robots après-tout de Philippe Katerine ? Personnellement, je choisis les deux !

  • Les meilleures pratiques mondiales en matière de digitalisation des points de vente – By Digital In Store

    Les meilleures pratiques mondiales en matière de digitalisation des points de vente 

    Les ouvrages professionnels, les blogs spécialisés, les universitaires ne parlent que de lui. Le digital semble aujourd’hui être le remède miracle à tous les dé s auxquels sont confrontés les distributeurs, les enseignes. Partout, dans tous les points de vente, des écrans d’a chage, des bornes tactiles, accueillent le consommateur et l’invitent à « dialoguer » avec la marque.

    Le digital in store contribue-t-il réellement à la stratégie de développement d’une enseigne ? Est-ce rentable ? Est-ce pertinent ? Très peu de responsables, merchandisers ou autre CDO pourront l’a rmer avec certitude. « C’est la tendance », « Mes concurrents le font alors je dois le faire également », « Ça claque aux yeux du client », « Nos collaborateurs craignent de se faire remplacer par une borne tactile… et ne les utilisent pas », « Nous ne savons pas quels contenus diffuser sur nos bornes interactives en magasin.

    Voilà les remarques régulièrement collectées par nos équipes lors de nos études menées auprès des décisionnaires des plus grands groupes de distribution français mais aussi de PME. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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  • La résilience ou le b.a.-ba du magasin connecté

    Digitalisation des points de vente : pas de recette miracle ?

    Par Stanislas de Cordoue, Directeur marketing Hub One Mobility

    Loin des expérimentations tâtonnantes de ces dernières années, les initiatives de digitalisation de points de vente se généralisent et sont désormais intégrées plus globalement aux stratégies des enseignes. Celles-ci ont véritablement gagné en maturité, conscientes que commerce traditionnel et e-commerce ne sont plus opposés mais clairement complémentaires.

    La Fnac, Décathlon, Apple, Kiabi… les marques l’ont bien compris : seule une approche moderne, en parfait accord avec les évolutions technologiques et les nouveaux comportements d’achat, leur permettra de rester dans la course. Ajoutez-y un parcours client repensé, un calcul du ROI aussi délicat qu’approximatif et l’intégration plus ou moins réussie au modèle économique de l’entreprise et vous obtiendrez sans doute la recette miracle d’un projet de digitalisation. Vraiment ? Car au-delà des prérequis de performance, de productivité et de rentabilité, prend-t-on réellement la peine de considérer tout l’envers du décor ? Exit l’effet « wahou » des accessoires et derniers gadgets à la mode, il faut inscrire sa démarche de transformation numérique dans la durée et examiner plus que jamais l’ensemble des facteurs techniques, culturels et humains, pourtant relégués au second plan au profit de l’efficience opérationnelle.

    La résilience, ou le b.a.-ba du magasin connecté

    Un projet de digitalisation doit indéniablement s’inscrire dans une stratégie claire et pensée en amont. Relever les défis du digital, de l’omnicanal et bientôt de l’open omnicanal, devient crucial pour les marques. Cependant, elles ont tendance à considérer le projet uniquement sous l’angle de l’éternelle course à la productivité et à se poser les questions classiques : comment améliorer l’expérience client et optimiser la rentabilité du point de vente ? Comment mesurer le ROI ? Quelles innovations choisir pour se différencier de la concurrence ?

    Or, un tel concept de transformation doit être anticipé dans sa globalité et obligatoirement se baser sur une infrastructure résiliente. Cette condition supplante les précédentes car comme dans tout projet de mobilité, les équipements et solutions logicielles se doivent d’être opérationnels 365 jours par an. En effet, s’agissant d’outils professionnels, il est impératif de garantir leur bon fonctionnement et leur résilience en toute situation.

    Il est parfois difficile de faire concilier la pérennisation d’un concept avec l’irrésistible envie de céder aux dernières tendances technologiques, de nombreux magasins n’étant pas dimensionnés pour accueillir ces ambitions. Équipement vétuste, connexion au réseau informatique limitée, taille des locaux trop modeste… sont autant de contraintes à évaluer en amont du déploiement. Ainsi, avant de céder à la pression des gadgets de dernière génération, il faut s’assurer que les infrastructures informatiques et réseaux sont prêtes à accueillir et à supporter les technologies et les nouveaux usages qui vont être mis en place. Et qui dit nouveaux usages, dit nécessairement accompagnement au changement.

    La digitalisation, un vecteur d’opportunités RH souvent délaissé

    L’accompagnement au changement des collaborateurs constitue une composante importante de la transformation digitale. C’est un soutien essentiel visant aussi bien à former et informer les collaborateurs sur les nouveaux usages, qu’à les rassurer sur la complémentarité des ressources humaines avec les outils technologiques. Le défi est en réalité d’embarquer la DRH dès la genèse même du projet. En effet, le magasin connecté constitue une formidable opportunité d’impliquer les salariés et de les faire adhérer à l’entreprise.

    Disposer d’une adresse email, d’un accès intranet, d’outils informatiques permettant de s’informer ou encore de poser ses congés… tous ces mécanismes qui peuvent sembler acquis, sont autant d’avantages que ne possède pas un vendeur en magasin. Sans poste informatique dédié et souvent sans adresse email, il n’a généralement pas d’identité numérique professionnelle propre. Il est donc difficile, voire impossible, de l’embarquer dans la dynamique de l’entreprise.

    L’accompagnement RH des enseignes doit donc également se faire d’un point de vue culturel, en prenant en compte le profil des collaborateurs d’aujourd’hui. Avec une génération hyper-connectée et hyper équipée, le décalage avec le monde de l’entreprise et ses ressources technologiques parfois insuffisantes peut mener à une véritable rupture entre les sphères privée et professionnelle. Voire à une fracture culturelle entre l’entreprise et le salarié.

    Mettre à la disposition des collaborateurs des outils simples, avec un accès à des fonctionnalités basiques comme par exemple prendre connaissance des postes qui se libèrent en interne ou tout simplement remonter des informations, peut induire chez ces derniers des changements bien plus importants qu’on ne le croit. Placés au service de l’efficacité opérationnelle RH, ces avantages constituent des éléments différenciants dans la fidélisation des collaborateurs et le recrutement de nouveaux talents.

    En matière de digitalisation du point de vente, il n’existe pas de recette miracle, seulement de bons réflexes. Impliquer la DRH en amont du concept, au même titre que la DSI, ainsi que l’ensemble des collaborateurs concernés semble néanmoins constituer l’ingrédient fondamental dans la réussite de ce type de projet.

     

  • Comment exploiter Instagram pour ses campagnes Marketing ?

    #Instagram, une mine d’or encore largement inexplorée pour les campagnes de marketing

    Les fonctions Business Tools et Instagram Insights permettent aux marques de générer de la valeur. Mais comment les marketers peuvent-ils s’y prendre pour mesurer les répercussions positives pour leur marque du réseau social aux 500 millions d’utilisateurs actifs ?

    Par Rym Bachouche, Directrice Marketing et Communication France et Pays-Bas, chez Meltwater

    Instagram, l’un des réseaux sociaux les plus fédérateurs au monde, intéresse de plus en plus les annonceurs. En Septembre 2016, ceux-ci étaient plus de 500 0001 à utiliser ce réseau social pour promouvoir leur marque et atteindre leur audience.

    La plateforme de partage d’images confirme aussi que près d’1,5 million d’utilisateurs ont adopté sa fonction « Business Tools », lancée cette année. Cette nouveauté permet aux consommateurs d’obtenir les coordonnées des entreprises à proximité pour les contacter et s’y rendre. Les professionnels peuvent aussi s’informer sur ce que leurs clients pensent d’eux via Instagram Insights et évaluer l’impact de leurs publications en termes d’impressions.

    Une entreprise qui utilise Instagram n’attend pas simplement d’exister dans cette sphère, mais de générer de la valeur, de promouvoir sa marque et d’augmenter ses recettes. L’enjeu est donc de mesurer les répercussions positives pour leur marque de ce réseau, de les analyser et de mettre en action les résultats.

    Privilégier les commentaires aux clics

    L’une des toutes premières mesures à la disposition des équipes marketing est celle du niveau d’engagement constaté. Et comme pour les autres réseaux sociaux, Twitter ou Facebook, il est nécessaire d’évaluer les interactions.

    Sur Instagram, on pourrait penser qu’il s’agit du nombre de « j’aime » obtenus pour les photos publiées.Mais s’il est facile de cliquer « j’aime » ; un commentaire a bien plus de valeur. Près de 99% des interactions prennent la forme de « j’aime », contre 1,1% seulement pour les commentaires2

    Les commentaires sont plus longs à écrire et ils demandent un peu de réflexion. Ils signifient que ce que vous avez publié a déclenché une réaction de la part de ceux qui y ont été confrontés. Pensez aux contenus que vous publiez dans l’intention de provoquer une réaction et d’obtenir une réponse. Vous pouvez organiser un concours sur Instagram et inviter les utilisateurs à commenter et partager vos contenus. Les contenus vidéos sont plus efficaces pour obtenir l’attention d’une audience, ainsi que les gifs qu’il est possible de faire avec l’application vidéo Boomerang, développée par Instagram.

    Dès que vous constaterez que le nombre des commentaires que vous recevez augmente, c’est que vous aurez dopé votre niveau d’engagement, mais n’oubliez pas pour autant que les commentaires ne sont pas tous positifs.

    Une étude de 100 grandes marques utilisatrices de l’appli a montré que l’engagement par publication est en progression de 53% par rapport à l’année précédente. Les marques B2B constatent un niveau d’engagement 20 fois supérieur sur Instagram que sur LinkedIn[1], une plateforme conçue exclusivement pour les interactions professionnelles.

    Tenir compte des horaires des publications

    Les marketers qui exploitent au mieux Instagram analysent le « qui, quoi, où, pourquoi » mais aussi le « quand ».

    Une publication sur Instagram a une durée de vie d’environ quatre heures[2] avant qu’elle se noie dans le flux des publications entrantes d’un utilisateur, qui aura alors bien moins de chances de la voir. Les marques ont donc intérêt à choisir le bon moment, celui où elles savent que la majorité de l’audience des followers qu’elles souhaitent atteindre sera le plus active et réceptrice.

    Un utilisateur moyen d’Instagram interagit le plus volontiers avec une marque entre 8h00 et 9h00, sur son smartphone en allant au travail, au moment de la pause-déjeuner vers 13h00 et en début de soirée à partir de 17h00, après sa journée de travail[3]. Forts de cette information, les marketers peuvent adapter leur calendrier de publication pour toucher un maximum de personnes.

    Analysez les publications qui suscitent le plus d’engagement et les horaires auxquels elles ont été publiées et vous verrez se dessiner une courbe d’activité avec des pics d’audience. En sachant quel contenu a le plus d’impact et à quel moment de la journée, la connexion de votre marque à son audience cible sera optimisée.

    S’astreindre à suivre et analyser le trafic

    Un critère important pour les marketers est de savoir à quel point Instagram est efficace en terme de génération de leads pour leur site. C’est là où intervient la nouvelle offre « Business Tools ».

    Les marques qui créent leur profil professionnel peuvent choisir par quel biais exactement elles souhaitent être contactées, par téléphone, e-mail ou même par message texte. L’ajout du bouton « contact » par Instagram simplifie grandement le suivi par les marketers du nombre de personnes qui cherchent à contacter la marque et le canal qu’ils préfèrent pour cela.

    C’est aussi un moyen simple pour suivre l’activité de vos followers et surveiller les pics et chutes du niveau d’engagement au quotidien, sur une semaine ou sur un mois. Ceci dit, si un suivi quotidien vous permet de garder le contrôle de votre compte, il ne vous fournit pas assez de données et de résultats pour vous aider à prendre des décisions avisées.

    Le seul moyen d’améliorer votre offre sur les réseaux sociaux et en particulier sur Instagram est de savoir ce qui fonctionne le mieux pour votre entreprise, or seuls des efforts de suivi, de surveillance et de comparaison dans le temps vous apporteront des éclairages utiles. En savoir plus sur les gens qui vous suivent et s’engagent vous aidera à produire des contenus plus pertinents et adaptés aux attentes de vos audiences.

    Instagram est la plateforme qui affiche les plus hauts taux d’engagement et les plus faibles taux de rebond de tous les réseaux sociaux, ce qui signifie que le trafic généré est extrêmement porteur et précieux pour n’importe quelle entreprise. Si vous ne mesurez pas l’engagement sur Instagram et si vous n’appliquez pas les enseignements à votre stratégie marketing, alors vous risquez de manquer ce rendez-vous avec vos audiences.

     

     

     

     

  • Quand le business model des sociétés de conseils est dépassé …

    La Révolution numérique n’épargne aucune industrie, y compris les sociétés de conseils !

    Selon, Habib Guergachi, CEO de Zengularity 

    A l’heure de la digitalisation, la France voit son modèle social sans cesse remis en question par de grandes problématiques (uberisation, économie des plateformes). A l’image, des prouesses technologiques et managériales présentées par les grands du Net et surtout les NATU, le modèle économique français doit se réinventer en s’inspirant de ces modèles de réussite nouvelle génération. Il n’existe pas de recette miracle, pour se réinventer il faut faire table rase en remettant en question les pratiques d’avant et en adoptant les méthodes qui sont les fondements de cette nouvelle ère digitale.

    Le monopole des sociétés de services

    Dès les années 1990, l’informatique de l’État a été confiée à des mastodontes du Conseil appliquant à la lettre un business model bien installé : celui du trust « ICE », qui désigne un regroupement d’Intégrateurs, de Constructeurs, et d’Éditeurs middleware. Au fur et à mesure des années, ces approches traditionnelles sont restées bien ancrées dans certaines entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. L’État s’est vu se débattre avec des projets informatiques qui ont abouti le plus souvent à de cuisants échecs (RSI, Pôle Emploi, Louvois, etc.).

    Ce modèle a réussi à verrouiller complètement le marché de l’informatique d’entreprise. En injectant de la complexité programmée dans leurs logiciels, ces acteurs ont créé un contexte de dépendance technologique (tant en termes de compétences que d’expertises). Leur modèle économique était de s’assurer une « rente logicielle », à savoir des revenus réguliers sur le long terme.

    Ils ont su tirer habilement parti des failles dissimulées dans les règles des marchés publics, qui se sont traduites par une organisation en silo et un manque de communication des responsables décisionnaires : ceux qui achètent des logiciels ne sont pas les mêmes que ceux qui achètent du hardware ou des services.

    L’informatique à l’écoute des besoins utilisateurs

    L’année 1995 a vu l’arrivée d’une informatique alternative, adoptée par de nouveaux acteurs comme Amazon, Google, eBay, PayPal, LinkedIn, etc. Plutôt que de suivre les modèles traditionnels de construction d’un système d’information, ils se sont lancés dans le développement de leurs propres technologies afin de ne dépendre d’aucun tiers, tout en relevant le défi de gérer des logiciels utilisés de manière gratuite par des milliards d’usagers en même temps. Ces acteurs ont réussi à adapter les technologies, les outils et le hardware au besoin réel, ce qui a permis de réduire les coûts des logiciels et de la même manière du matériel, ce qu’on appelle un Logiciel Frugal.

    L’utilisation de ces technologies transparentes a eu pour conséquence d’augmenter la passion et la motivation des experts pointus et aide les jeunes ingénieurs et développeurs à monter en compétences rapidement grâce à une vraie source d’inspiration. Ces changements ont bousculé le marché des technologies en mettant en danger les ICE ces dernières années.

    Ces modèles économiques, qui sont devenus la norme, créent de nouvelles contraintes comme de nouvelles opportunités. Plutôt que d’acheter des prestations logicielles et de faire héberger ses données sur des plateformes étrangères, la France doit créer elle-même des logiciels et des solutions informatiques. Ces dernières vont alors réellement gérer la complexité fonctionnelle et la sécurité d’informatisation générée par l’action des institutions et des collectivités. La complexité fonctionnelle des processus et les exigences de sécurité doivent être informatisées en étant respectées. Ainsi, les logiciels doivent être isomorphes à cette complexité existante.

    L’humain au centre de la révolution numérique étatique

    Le business model des sociétés de conseil est ainsi dépassé. Au même titre que leurs clients, victimes de l’ »uberisation » de la société, elles sont dans l’obligation d’effectuer une transformation numérique en profondeur. En effet, leur philosophie de service ne correspond plus à la demande et aux besoins de l’écosystème qui recherche de plus en plus d’agilité et de flexibilité.

    Les sociétés de conseil traditionnelles ont tendance à momifier de plus en plus le service informatique avec des procédures et ajoutent des couches de complexité au lieu de simplifier la tâche du DSI. Ce dernier devient ainsi victime de ses propres initiatives de changement, n’ayant plus qu’un rôle de maintenance et de pérennité auprès des outils déployés au lieu d’être l’initiateur de nouveaux services qui participeraient fortement à la réussite de l’entreprise.

    Afin d’atteindre la révolution numérique, une des pistes consiste à cesser de placer les processus métier au centre de la décision et à les remplacer par de l’humain. Ainsi, créer des équipes composées de passionnés, de personnes qui sont dévoués au service public et de la même manière qui ont pris en compte l’évolution des GAFA jusqu’à leur obsolescence. Une équipe dont l’objectif commun serait la réponse aux besoins des utilisateurs finaux (agents de l’État, contribuables, etc.), ce qui permettrait d’aboutir à des résultats concrets et effectifs.

     

    La France a su pendant des années avec des sociétés comme la SNCF, Areva, GDF créer des technologies déployées dans un premier temps sur le marché local à titre d’expérimentation, avant d’être reprises par le reste du monde.

     

    L’Hexagone dispose aujourd’hui de tous les atouts en main pour atteindre ces objectifs. Pour y parvenir, il doit permettre aux entreprises d’innover et d’aller vers la simplicité d’action afin d’offrir le maximum d’agilité et de flexibilité et offrir son savoir-faire aux pays du monde entier.

     

  • Bureautique, app services online, bornes interactives …Les français sont-ils techno dépendants ?

     

    L’intoxication numérique, le nouveau mal français ?

     Sondage OpinionWay pour Zengularity

    Entre techno-dépendance et envie de désintoxication numérique, les Français cultivent un rapport complexe avec les nouvelles technologies.

    • Près de 90% des Français ne supportent pas la perte du réseau (téléphone,Wifi, 3G/4G.)

    • 85% estiment que l’omniprésence des technologies conduit à un état dedépendance

    • 84% des Français estiment que les technologies évoluent trop rapidement

    • 78% d’entre eux ont déjà eu des difficultés pour installer un équipementpériphérique pour leur ordinateur (imprimante, scanner, photocopieur.)

    • 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels destabilisentleurs utilisateurs

    • 74% d’entre eux éprouvent du stress face aux sollicitations incessantesdes équipements (mails, notifications, etc.)

    • 68% ressentent le besoin de faire une « digital detox »

    • Malgré tout, seul 2% cèdent à la cette folie passagère appelée« Computer Rage » Outre-Atlantique

    Une étude menée par Opinionway pour le compte de Zengularity met en lumière la dualité durapport que les Français entretiennent avec le numérique. L’évolution sansprécédent des technologies ces dernières années a entrainé un changement desmodes de consommation de l’informatique et la multiplication des outils numériques associés. Il est possible de parler d’une forme de boulimie tant l’ampleurdu phénomène est important. Aujourd’hui, les technologies sont intégrées danstous les domaines du quotidien et s’en passer peut se révéler inenvisageablevoire impossible.

     Des Français techno-dépendants

    Selon les conclusions de l’étude, 85% estiment que les Français sont dépendants des technologies et cette dépendance a un réel impact tant sur notre vie professionnelle que personnelle. En effet, le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne.

     L’engouement pour des phénomènes numériques éphémères (Pokémon Go,selfies, foodporn.) interpelle 83% des personnes interrogées, qui ont le sentiment de ne pas comprendre l’attrait pour ces nouvelles pratiques. A cela s’ajoute, pour 68% des sondés, une pression sociale pour acquérir les dernières nouveautés en matière d’appareils connectés. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repères face à la rapide mutation de cestechnologies : 84 % ont le sentiment qu’elles évoluent trop rapidement et qu’il devient difficile de les suivre.

     Cette dépendance se traduit aussi dans le milieu professionnel, 57% déclarent ne pas réussir à se déconnecter de leur travail en dehors des horaires du bureau. Pire, le plus souvent dans le monde du travail la présence des appareils numériques contribue à créer du stress supplémentaire. Leur efficacité est également remise en cause : pour 84%, le recours à des technologies peut faire perdre plus de temps qu’il n’en fait gagner et 74% desactifs interrogés se sentent angoissées par les sollicitations incessantes desmails ou des notifications.

     Ce sentiment de sur-sollicitation rend le « digital detox »très séduisant : 68% des personnes interrogées disent être séduites par cette perspective.

     Source d’irritation, omniprésencenumérique rime avec dysfonctionnements chroniques

    Cette techno-dépendance entraîne donc une utilisation chronique des outils numériques, qui sont désormais omniprésents dans la vie quotidienne. Cette frénésie de consommation numérique évolue de façon exponentielle.Elle s’accompagne invariablement d’une hausse des dysfonctionnements qui deviennent de plus en plus insupportables pour les Français et l’intensité de leur impact est non négligeable :

     La première source d’irritation mentionnée par les Français concerne la perte d’un réseau, qu’il s’agisse du téléphone ou d’Internet : cette situation a déjà été vécue par près de 90% des personnes interrogées

    • Les sites web peu ergonomiques ou peu adaptés sont mis en cause par 88%

    • Les sollicitations desapplications, qui cherchent à empiéter sur la vie privée, exaspèrent 84% des interviewés

    • Loin de simplifier la vie, 83% des logiciels grand public et 70% des logiciels professionnels ont déstabilisé leurs utilisateurs

    • La perte de ses données, au travail ou de documents personnels, a déjà touché 81% des personnes interrogées.

    • 81% des Français ont déjà dû gérer des dysfonctionnements lors del’utilisation de bornes tactiles,destinées à fournir des services comme la vente de tickets

    • 78% des personnes interrogées ont déjà connu des difficultés lors de l’installationd’un équipement périphérique(imprimante, scanner, photocopieur.),

    • 77% des interviewés ont rencontré des problèmes pour effectuer des démarches administratives en ligne.

     Le sentiment général est que les nouvelles technologies accentuent le rythme et la pression de la vie quotidienne. Leur efficacité est ainsi remise encause. De même, les personnes interrogées font part de leur perte de repèresface à la rapide mutation de ces technologies. La conclusion est sans appel : 58% des Français déclarent que les nouvelles technologies ne contribuent pas au bonheur, mais a au contraire rendu certaines tâches plus stressantes.

     La dualité française face aux nouvelles technologies

     Malgré ses aléas, la perception négative qu’ont les Français du numérique et les animosités dontil fait l’objet, force est de constater que dans l’Hexagone, on ne cède pas àla folie passagère appelée « Computer Rage » Outre-Atlantique. En effet, seul 2% des sondés avouent avoir des excès de rage et des réactions viscérales(énervement/ panique/ violence) face aux difficultés rencontrées. Pour 62%, la contribution des technologies à la vie quotidienne est cependant perçue commepositive dans certains cas. 76% desFrançais estiment qu’elles s’avèrent également efficace pour simplifiercertaines tâches courantes, comme pouvoir accéder à des services publics enligne.

     Cette approche dela technologie démontre que les Français sont en train de rechercher un nouvel équilibre dans un univers régi par le numérique. Entre addiction et autorégulation, l’évolution se fera sans aucun doute par palier et la consommation du numérique telle que c’est le cas aujourd’hui sera non seulement digérée mais également intégrée dans notre ADN. En revanche, demeure un problème majeur : les dysfonctionnements engendrés par les nouvelles technologies qui risquent de faire de cette (r)évolution culturelle un cercle vicieux alors qu’il pourrait être vertueux.

     Méthodologie

    L’étude Les Français et les technologies au quotidien réalisée pour Zengularity, est destinée à comprendre et analyser l’attitude des Françaisface à l’omniprésence des nouvelles technologies dans la vie quotidienne.

    Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1040 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus,constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge,de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région derésidence. Les interviews ont été réalisées les 21 et 22 septembre 2016.

     

  • Quand le marketing devient un catalyseur de la transformation des entreprises ….

    Marketing Meetings Cannes 2016
    La vision des marketers 

    Du 8 au 10 Novembre, s’est déroulé à Cannes CRM Meetings et Marketing Meetings organisé par WeYou (anciennement Tarsus)
    L’événement qui a réuni plus de 400 top décideurs du marketing et de la relation client a permis de poser des questions de fond lors des conférences plénières.
    La conférence d’ouverture était dédiée à la vision des marketers sur leur métier.
    Plus les technologies évoluent, plus le rôle du marketeur doit se réinventer.
    Quels en sont les nouveaux enjeux, leurs attentes, leurs visions du marché et les perspectives ?

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    Tribune de Nelly Brossard,
    Directrice marketing et Digital Factory MAIF

     

     

     

    Nous vivons dans un monde digital, avec des consommateurs digitalisés. L’économie mondiale accélère sa mue digitale à une vitesse fulgurante et exponentielle (développement de l’intelligence artificielle, de la robotisation, de l’analyse de la donnée, des objets connectés et notamment du véhicule autonome….).

    L’ubérisation est présente sur tous les secteurs et pans de l’économie.

    Chaque acteur du marché doit repenser et réinventer  son métier, son rapport à ses clients, à ses salariés et surtout son business model. Et chacun doit engager sa  transformation profonde sous peine de disparaître …

    Le digital agit sur l’interaction avec le client final et sur la possibilité des modes de travail différents au sein des entreprises. Il a un impact sur les comportements des consommateurs : attentes de personnalisation, de simplicité, de proximité, hyper-connectés,  mobiles,  informés, ubiquitaires; par ailleurs les consommateurs privilégient de plus en plus l’usage à la possession, et ils cherchent à consommer mieux…
    En bref, des consommateurs digitalisés, hyper-connectés, informés,  mobiles et ubiquitaires.

    Trois piliers sont au cœur de cette transformation en cours : la culture, l’expérience utilisateur, la donnée

    La culture. Il est clé d’installer une nouvelle culture de l’innovation, de la collaboration, de la coopération, de l’agilité, de faire évoluer les fonctionnements et aussi d’acquérir de nouvelles compétences et savoirs. Elle constitue le socle.

    L’expérience utilisateur (UX). Il est crucial de partir des besoins des utilisateurs, le design devient un sujet au cœur pour offrir une expérience simple, addictive et de qualité.

    La donnée. Il est nécessaire de se mettre en capacité de les collecter, les comprendre et exploiter, avec une utilisation éthique de ces données. La donnée nourrit fortement la qualité de l’expérience.

    Avec cette transformation des entreprises et des consommateurs, un rôle croissant du marketing qui doit se réinventer,

    Le marketing est au centre de la transformation des entreprises  et joue un rôle croissant, il étend sa fonction bien au-delà de son périmètre « classique ». En effet, avec ces évolutions la fonction marketing est pleinement au cœur de la compréhension du consommateur, des parcours et expériences, de la relation clients, de la donnée, de la création et de l’évolution des offres et services. Le marketing agit à la fois comme  un catalyseur de ces transformations pour l’entreprise et un facilitateur en apportant des expertises, des outils, du lien et une vision globale de l’expérience harmonieuse…

    Et, face à un monde qui a changé, face à des consommateurs digitalisés, le marketing se réinvente afin de réussir la transformation digitale : marketing de la relation continue, marketing collaboratif et co-créatif avec les clients, marketing de l’expérience aux différents points de contacts, marketing ultra coopératif avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise… Une  mutation qui n’est évidemment pas si simple à mettre en œuvre …

    Le marketing se réinvente sur les 3 piliers :

    Culture : installer une nouvelle culture de travail et de l’innovation, de l’agilité, du time to market court, de l’amélioration continue, de la collaboration et de la coopération transverses dans l’entreprise, casser les silos, repartir de la feuille blanche et savoir se remettre en cause …

    Expérience : dépasser les frontières organisationnelles pour piloter l’ensemble de l’expérience client. Le marketing est l’architecte du parcours client de bout en bout. Il permet d’harmoniser les objectifs pour une expérience de marque et une expérience client unifiées sur l’ensemble des points de contacts avec les consommateurs. Il est le garant d’une expérience harmonieuse et globale et s’attache à délivrer la meilleure expérience de marque (offre et services, communication, de l’offre, distribution) et la meilleure expérience client (relation).

    Donnée : mieux connaitre et comprendre le consommateur et le client, réaliser de l’intelligence marketing à partir de la donnée, adapter la relation, l’expérience client et les produits et les services proposés… La donnée, est devenue en quelque sorte l’âme du digital. La performance et la qualité de l’expérience fournie par chacun des points de contacts est mesurée.

    D’un marketing du produit à un marketing de la relation et de l’expérience

    Le marketing est passé du produit à la relation client : moins de produit, plus d’expérience et d’humain et de relation. Un marketing de la relation qui n’est plus ponctuel, mais continu et qui démarre en amont de la vente et se poursuit bien au-delà. Ce marketing continu allie le fonctionnel au symbolique. Il s’agit de  proposer une « expérience totale », à tous les points de contacts entre la marque et les consommateurs.  Le marketing associe les produits et services à une véritable expérience à valeur pour le client… La notion d’expérience voit son rôle s’élargir. Le consommateur co-construit les offres, il participe à l’amélioration des offres et services. Il ajoute aussi une dimension complémentaire pour effectuer son choix, celle des valeurs environnementales et sociétales des marques : un marketing créateur de valeur pour le client, pour l’entreprise et pour la société au sens large.

    Les compétences clés des hommes et femmes de marketing

     Il est nécessaire d’être agile, proactif, ouvert, polyvalent, de penser autrement, et de continuer à se réinventer en permanence…

     Le marketing joue un rôle primordial dans la transformation des entreprises.
    Il définit une vision commune en termes d’expérience de marque et d’expérience client et il fait adhérer à la vision centrée sur les consommateurs. Il agit à la fois comme un catalyseur de ces transformations pour l’entreprise et un facilitateur en apportant des expertises,  des outils et du lien….

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Quand l’univers digital tire profit des mesures sécuritaires du monde réel

    L’évolution de la sécurité bancaire a-t-elle quelque chose à nous apprendre en matière de cybersécurité

    Par Philippe Carrère, Directeur de la protection des données et de l’identité, Europe du Sud, Gemalto

    Risques et bénéfices. Les dirigeants du secteur bancaire doivent constamment prendre en compte les aspects liés à la cybersécurité pour déterminer quels sont les actifs qu’il est indispensable de protéger, de quelle manière et à quel coût. Un état des lieux qui est réalisé de la même manière par les hackers convoitant ces mêmes actifs. Le risque zéro n’existe pas, c’est pourquoi les équipes en charge de la sécurité informatique ne doivent pas uniquement chercher à éviter à tout prix les attaques, mais plutôt à donner du fil à retordre aux hackers en rendant ces dernières plus difficiles à mettre en place, plus coûteuses et plus risquées.

    Partant de ce constat, il est intéressant de comparer les actions qui ont été mises en place par les banques pour protéger leurs actifs physiques à celles dont elles ont aujourd’hui besoin pour garantir leur cybersécurité. Si les moyens utilisés pour protéger leurs biens physiques différent de ceux mis en place pour s’assurer de la sécurité de leur périmètre virtuel, des similitudes existent. Mieux encore, l’univers digital a su tirer profit des mesures sécuritaires déployées au sein du monde réel.

    Des coffres forts qui ont atteint leurs limites

    Jusqu’au milieu du 19e siècle, les banques avaient recours à de petits coffres forts pour protéger leurs biens de valeur. Après la conquête du Far West, les chercheurs d’or, rentrés les mains vides, se sont tournés vers une autre source de convoitise : les coffres forts et leurs richesses. Utilisant leurs pioches, ils sont parvenus à les forcer et à en piller le contenu.

    Avec le temps, ces coffres forts de petite taille ont été remplacés par d’autres plus volumineux et donc plus difficiles à déplacer, sans pour autant décourager les voleurs qui ont utilisé des explosifs pour parvenir à leurs fins. A l’aube des années 20, la plupart des banques se sont équipées de coffre-forts renforcés, spécialement conçus pour résister aux cambrioleurs, aux émeutes ou encore aux catastrophes naturelles. Les malfaiteurs se sont alors dotés de chalumeaux leur permettant de transpercer l’acier.

    L’humain comme monnaie d’échange

    Lorsque les serrures ont démontré leurs limites, les banques ont eu recours à des cadenas à combinaison. Cette transition a marqué un glissement vers une sécurité basée sur l’humain, chargé de retenir la combinaison du coffre. Ce point souligne un constat qui s’est avéré vrai tout au long de l’histoire de la sécurité du secteur bancaire : ce sont souvent les individus qui constituent le maillon faible.

    Aujourd’hui, la combinaison d’un coffre peut être comparée à des identifiants de connexion pouvant faire l’objet d’une attaque d’hameçonnage après intrusion sur le serveur ou le réseau. Un utilisateur disposant de certains accès peut également servir d’appât et ouvrir ou télécharger un fichier malveillant. Une fois installé sur l’ordinateur de ce dernier il devient alors possible, pour le hacker, de piloter à distance les préférences système et de lancer une attaque.

    Les sites excentrés, cibles privilégiées des attaques

    Au fil des décennies, le réseau des banques n’a cessé de s’étendre, accentuant ainsi le nombre de points d’entrée à surveiller. Au siège, viennent s’ajouter un nombre toujours plus croissant de succursales, de vitrines, de guichets automatiques, représentant autant de menaces potentielles. Ces sites annexes sont des cibles privilégiées pour les malfaiteurs qui délaissent les sites principaux, dont la sécurité est plus importante. Selon des sources policières, les braquages de banques ou de sociétés de transports de fonds diminuent au fil des ans en raison de la protection de plus en plus sophistiquée mise en place.

    De plus, une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) indique que parmi les 5 142 faits de vols à main armée recensés en 2013, 63% ont visé le « secteur marchand » (bijouteries, agences bancaires et de la Poste, etc.)

     La vulnérabilité des actifs lors du transport

    D’années en années, les malfaiteurs ont privilégié les cibles présentant la valeur la plus conséquente et le risque le moins élevé. Quiconque a déjà regardé un Western sait que l’étape du transport reste la plus vulnérable.

    Aujourd’hui, le transfert des données numériques sensibles transitant sur le réseau est particulièrement convoité. Lorsque des attaques telles que celles de l’homme du milieu et les écoutes clandestines se sont banalisées, se doter de solutions de chiffrement des données est devenu plus que primordial.

     Selon un sondage réalisé par le Département d’Etat de New York des services financiers, 90% des banques ont recours à des solutions de chiffrement pour sécuriser les données transmises ou reçues par des utilisateurs tiers. Cependant, seulement 38% des établissements interrogés utilisent le chiffrement pour des données qui ne quittent jamais le réseau.

     Déterminer vos points faibles en matière de cyber-sécurité

    Comme l’illustre parfaitement l’évolution de la sécurité bancaire, se concentrer sur une seule ligne de défense peut s’avérer risqué et inefficace.  La mise en place de nouvelles mesures de défense ne permet pas de garantir à 100% et H24 la sécurité de l’établissement bancaire. En effet, une fois que ces mesures sont identifiées et écartées par les hackers, ils se tournent vers d’autres failles potentielles.

    En matière de sécurité physique, les coffres forts sont devenus plus volumineux et plus difficiles à forcer, avec notamment la construction de voûtes protégées par des murs de plusieurs mètres d’épaisseur. Mais les banques ne se sont pas arrêtées là. Elles ont aujourd’hui recours, entre autres, à des détecteurs de mouvement et de chaleur et des caméras de surveillance vidéo, afin de se prémunir d’une éventuelle attaque.

    Il n’y a pas d’outil ou d’approche pouvant garantir une sécurité infaillible à 100%. Ceci est vrai tant pour la sécurité physique que digitale des banques. Cependant, une stratégie de sécurité à plusieurs niveaux reste la meilleure option pour se protéger des cyberattaques. D’autant plus que les défenses du réseau continuent d’être contournées. C’est pourquoi l’utilisation de solutions de chiffrements des coffre-forts digitaux aujourd’hui constitués de bases de données, de systèmes de stockage et des services utilisés au sein des environnements IT des banques, est devenue une mesure de sécurité essentielle à la protection des ressources clés des banques.

     

     

  • Etat des lieux des pratiques AB Testing

    Baromètre Kameleoon & Converteo sur les pratiques de l’AB Testing et de la personnalisation web en France :

    +20% et +42% de croissances respectives en 1 an !

    Les grands enseignements

    Converteo, cabinet de conseil en stratégie digitale et data a mené pour Kameleoon, plateforme d’optimisation de l’expérience utilisateur, la 3ème édition de son enquête annuelle sur les pratiques de l’AB Testing et de la personnalisation. L’objectif est ici de dresser un panorama des pratiques d’optimisation de la conversion et de l’évolution des tendances en la matière.

    L’utilité de l’AB Testing et de la personnalisation n’est plus à prouver en matière de conversion et d’expérience utilisateur : 93% des personnes interrogées sont convaincues de l’utilité de l’AB Testing et de la personnalisation.

    D’une manière générale, la tendance est à la hausse depuis la réalisation du premier baromètre en 2014 : 3 entreprises sur 5 optent pour de l’AB Testing (+20% en un an). La personnalisation connaît quant à elle une croissance de 42% par rapport à l’an dernier.

    La Web analyse, l’AB Testing & la personnalisation sont perçus comme complémentaires et appartiennent à la boîte à outils des marketeurs pour doper la conversion. Ces derniers plébiscitent en premier lieu, la web analyse (87%), devant l’analyse de la donnée utilisateur (83%) étape indispensable à la mise en place d’une campagne de personnalisation de l’expérience utilisateur.

     La data a un rôle de plus en plus prépondérant dans les projets d’optimisation de l’expérience utilisateur. Pour preuve, les équipes BI et CRM sont davantage  intégrées au pilotage des projets en association avec les équipes marketing & IT : +11% des répondants considèrent que l’AB Testing doit être désormais mené avec les équipes BI et le CRM.

    Les équipes marketing sont de plus en plus autonomes et maîtrisent toujours plus les outils et les approches. Ainsi, les 3Ž4 des répondants réalisent seuls leur AB Testing. Néanmoins, les phases d’analyse et identification des pistes d’optimisation principalement sont quant à elles plus externalisées, particulièrement pour les projets de personnalisation.

    Etat des lieux des pratiques

    Premier enseignement de cette étude, la personnalisation et l’AB Testing sont perçues comme des pratiques complémentaires pour optimiser l’expérience des visiteurs. Elles sont désormais perçues comme simples (43%) voire très simples (5%) aux yeux des marketeurs. Ces pratiques sont donc de mieux en mieux appréhendées par les acteurs. Qui sont-ils ? 78% des usagers de l’AB Testing sont des pure-players (+34 points vs 2015), pour qui la conversion est la première problématique.

    Les secteurs qui ont le plus recours à l’AB Testing sont le retail (71%), la distribution devant les télécoms (67%) et le secteur de la bancassurance (65%). Ce sont également les secteurs où le digital représente une part importante et clef de l’activité.

  • HUB FORUM – Ce qu’il faut retenir de l’édition 2016

    HUBFORUM Paris 2016 « Hack your success! »

     La 7e édition de la conférence HUBFORUM Paris s’est terminée aujourd’hui et a mobilisé 3 000 participants pendant 2 jours autour du thème « Hack your success ! ». Cette édition 2016 a été l’occasion pour les décideurs du marketing et du digital d’échanger autour de 4 grandes sessions :
    . Jusqu’où l’expérience client réinventera-t-elle le marketing ?

    . Data, Real time & Créativité au service de la performance

    . Data, CRM & Programmatique, repensez votre relation client

    . Face à l’innovation & à la disruption : priorité à la transformation

    Ce qu’il faut retenir du HUBFORUM 2016 :

     Les tendances de la transformation digitale pour 2017 : 

    1.     « Marques ! Les gens ne veulent pas être vos amis ! »

    Les clients recherchent avant tout des produits et des services efficaces et réclament de la publicité intéressante ou divertissante. Il est donc primordial de se demander comment leur être vraiment utile, plutôt que de chercher à créer une communauté de « fans ». Il est également impératif de considérer le social media avant tout comme un média et de ne pas négliger la dimension payante et le ciblage intéressant qu’elle permet.

    2.     Le succès des marques invisibles 

    Les marques à succès ne sont pas toujours celles qui font le plus de bruit. Aujourd’hui certaines marques parmi les plus puissantes sont celles qui arrivent à devenir invisibles tellement l’expérience client proposée est simple, pratique et rapide. C’est par exemple le cas pour Uber. Ainsi, les marques qui sauront le mieux maîtriser et interpréter la donnée pour créer des parcours personnalisés leur permettant de rendre leurs services plus intuitifs, à l’image d’Amazon qui ne cesse d’innover, marqueront beaucoup de points dans les prochaines années. Bref moins de promesses, et une expérience plus efficace.

    3.     « Vous avez un problème de contenu ! »

    Il existe actuellement chez les marques un réel problème de gestion du contenu. Internet nécessite d’être nourri tous les jours et les entreprises ne disposent pas d’une organisation interne et externe (les agences) adaptée pour produire le volume de contenus nécessaire à notre époque. A l’heure actuelle, la plupart des entreprises sont moins bien équipées pour produire de contenus que certains youtubeurs, il leur manque un vrai rédacteur en chef ou Chief Content Officer !

    4.     Les grandes entreprises doivent travailler davantage leur sex-appeal 

    L’attrait provoqué par les startups et les leaders digitaux rend chaque jour plus complexe le recrutement des talents dans les grands groupes. Les grandes entreprises doivent savoir se transformer et devenir plus attrayante aux yeux des jeunes diplômés et des talents pour continuer à les attirer et les fidéliser. Cela passera par plus de liberté d’innover, des conditions de travail plus attractives et notamment par la création de sens. Dans les grands groupes, les équipes en charge du digital doivent encore trop souvent justifier leur valeur, c’est une perte d’énergie source de démotivation.

    5.     Human first 

    On parle beaucoup, et à juste titre, des nouvelles technologies qui se font de plus en plus présentes dans les entreprises, mais il devient impératif de penser à la place que l’on souhaite accorder à l’humain. Envisagez-vous demain la possibilité d’être licencié par un algorithme ? Si l’on souhaite préserver l’humain au cœur de nos entreprises c’est à nous de définir ce qui est acceptable et ce que nous souhaitons implanter dans nos technologies. Un algorithme n’a pas de moral ou de conscience. Et changer la technologie sans changer la culture ou l’organisation (humaines par essence) sera inutile.

    6.     Don’t believe the hype ! 

    Suivre les tendances pour anticiper les changements à moyen et long termes est indispensable. Cela ne doit cependant pas se faire au détriment du court terme et des objectifs business qui sont ceux que rencontrent actuellement les entreprises. Il faut être capable de prendre les décisions qui s’imposent dans l’immédiat tout en se projetant dans l’avenir. Attention donc à ne pas se concentrer sur les buzzwords du moment : réalité augmentée, blockchain, DMP…

    7.     Demain, un Chief Performance Officer dans les entreprises ? 

    La donnée en elle-même ne vaut rien, pour être efficace, elle doit être traduite et analysée pour être mise au service du business et de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise. Les entreprises vont ainsi devoir devenir ultra-compétitives dans leur capacité à interpréter le plus précisément et le plus rapidement possible leurs données pour faire des choix plus vite et avec pertinence. A l’avenir il existera certainement un Chief Performance Officer dont l’objectif sera de déterminer comment faire des données un facteur clé de succès et un avantage compétitif.

     

    « Les mentalités changent, lors des premières éditions du HUBFORUM nous étions encore dans l’acculturation et la vulgarisation, aujourd’hui on est passés de la parole à l’acte. Les participants ne viennent plus au HUBFORUM pour parler de la transformation digitale, ils viennent notamment assister aux workshops pour la mettre en pratique et avoir de véritables retours d’expérience » déclarent Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier, co-fondateurs du HUB Institute et organisateurs du HUBFORUM.

     

    L’édition 2016 en chiffres…

    3 000 participants

    100 experts intervenants

    15 000 tweets avec le #HUBFORUM pour 64 millions d’impressions

    et 5,3 millions de reach estimé

    12 500 consultations des live HUBFORUM