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  • IMEDIA Brand Summit – Le futur de l’entreprise, du marketing et de l’homme…

    Le futur de l’entreprise, de l’industrie, du marketing et …de l’homme.

    IMEDIA Brand Summit, ex eMarketing One to One organisé par Comexposium, s’est déroulé du 1 er au 2 juin à Biarritz.

    Retour sur les temps forts de l’événement avec Joël De Rosnay:  scientifique,  conférencier, écrivain et surfeur et David Shing, Digital Prophet chez AOL.

     

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    9 Temps forts sur le Futur de l’Entreprise et de l’Industrie, par : Joël de Rosnay, grand vulgarisateur des sciences et des technologies qui surfe   sur les vagues du présent…

     

    A QUOI RESSEMBLERA L’ENTREPRISE EN 2030 ?

     1-L’entreprise sera transparente

    L’entreprise de demain c’est partager des valeurs : respect, générosité, l’éthique…

    Plus que jamais, l’Open sera de rigueur : plus d’entre soi ou de secrets financiers.

    Il faudra, faire confiance aux directeurs de l’intégration numérique et oublier les DSI. Vive les DIN : Direction de l’intégration numérique !

    2-L’entreprise sera libérée  

    D’ici 2030, 44 millions d’Américains travailleront en indépendants sur une base hebdomadaire régulière. L’entreprise de demain sera fluide. Pourquoi ? Parce qu’avec les technologies et le digital, les pyramides sont en train de s’aplatir. La hiérarchie n’existe pas ou peu, chacun est responsable de ses actions.

    Il ne s’agira plus d’un management centralisé ou de contrôle, mais de communication, de partage et de confiance. En ce sens, l’entreprise doit passer du rapport de force au rapport de flux. 2030, signe la fin du salariat ! Les entreprises deviennent des coopératives d’indépendants.

    3- L’entreprise sera submergée par l’infobesité et la rareté du temps

    Le risque, dans cet univers ultra connecté, c’est de ne pas réussir à se débrancher… A l’heure où nous sommes confrontés à deux contraintes : la pléthore d’informations et la rareté du temps, les burn-out font des ravages. Il devient urgent d’apprendre à gérer son temps !

    4-L’entreprise jouera collectif et sera plus féminine

    L’expression « Mon entreprise » est dépassée, on dira « notre entreprise »
    Le manager de demain saura composer le lien social, et devra apprendre à intégrer le mieux possible les travailleurs nomades et fédérer les équipes distribuées aux quatre coins du globe !Il faudra aussi miser sur les jeunes pour s’imprégner d’une culture de startup et intégrer au moins 50% de femmes aux comités exécutifs sous risque de disparaître…

    5- Les disrupteurs seront les nouvelles formes d’entreprises

    La disruption, est une révolution mais elle est aussi source de partage et de personnalisation. La disruption est le passage d’une société de l’information à une société de recommandation, qui s’illustre dans toutes les entreprises « ubérisantes », à savoir les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple ) et les NATU ( Netflix, AirBnB, Tesla, Uber).

    6- GAFA et NATU sont des entreprises Etats !

    Ils constituent des fines couches qui se superposent à d’énormes systèmes de distribution (où résident les coûts) et qui s’interfacent avec une multitude de personnes (où se trouve l’argent). Ils ont le cash, la capitalisation boursière et les moyens de vendre dans le monde leurs services et leurs produits sans payer d’impôt dans les pays où ils se développent.

    7-L’entreprise face à l’intelligence artificielle

    Quelle place restera t-il à l’homme, à l’empathie, à la bienveillance, à l’humour et à la créativité face aux machines ? Il ne faut pas avoir peur de l’intelligence artificielle, le cerveau est une machine beaucoup plus sophistiquée que tout réseau d’ordinateurs actuel, et ce qu’il est possible de faire avec des algorithmes a ses propres limites.

     A quoi ressemblera l’Industrie du futur ?

     7- L’industrie du numérique s’appuiera sur un écosytème

    Prévision de la fin d’Internet : l’écosystème numérique reliera toutes les activités professionnelles (production, services, éducation, culture, économie…)

    8- Le numérique démocratise l’énergie

    La production décentralisée d’énergie va nous permettre d’entrer dans une période de démocratie énergétique, on parle d’une énergie en peer-to-peer.

    9- Le Numérique et le MUP

    L’Industrie 2.0, ou comment les TPE et PME vont fédérer les unes avec les autres, en complémentarité avec les grandes entreprises, grâce à l’impression 3D, ou « micro usine personnalisée ».

     

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    Temps forts sur les tendances du Marketing par David Shing Digital Guru chez AOL

     

     

    1-Les 4 nouveaux Piliers du marketing : Platform, Pedigree, Partnership, Performance ‪

    Au lieu des 4 P pour Price, Product, Promotion and Place

    2- Les Millennials préfèrent les contenus que la publicité

    Les marques sont confrontées à un problème majeur : la nouvelle génération fait preuve de défiance à l’égard des publicités classiques, comme l’illustre d’ailleurs la popularité des adblockers. 70% de cette audience préfère désormais lire du contenu mentionnant la marque que d’être exposée à une publicité de cette même marque.

    3- Pour toucher les Millenials les marques doivent jouer sur les relations interpersonnelles

    Les marques ont donc tout intérêt à tenter de s’inviter dans leurs relations interpersonnelles, en misant sur les applications de messagerie instantanée, comme WhatsApp, Snapchat ou encore Messenger

    4- Le futur du mobile passera par les bots

    Ces robots qui tels le Siri d’Apple ou le Cortana de Microsoft, sont appelés selon certains, à remplacer les applis.

    5- La culture du hack fait la part belle à la créativité

    Le meilleur exemple étant celui de DHL qui a utilisé ses concurrents pour livrer d’immenses colis où étaient inscrit « DHL is faster ! S i vous respectez trop les règles vous passez à côté de l’essentiel

    6- En marketing la simplicité est la plus grande sophistication …à méditer

     

    Annie Abela-Lichtner

  • Quand les Européens jugent sévèrement les pratiques des entreprises vis-à-vis des données

    Etude SAS | La sécurité des données, un frein pour les internautes européens ?

    Alors que les vols de données à grande échelle se multiplient, n’épargnant ni les institutions gouvernementales, ni les marques renommées, SAS a mené l’enquête auprès de consommateurs adultes dans 15 pays*. Un focus sur 6 pays d’Europe occidentale (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Pays-Bas et Portugal) permet de comparer leurs comportements et préoccupations.

    On a recensé pas moins de 20 cyberattaques d’envergure en Europe de l’Ouest sur le seul premier semestre 2015, pourtant seuls 58% des sondés se déclarent plus inquiets quant à la confidentialité et la sécurité de leurs données personnelles.

    58% d’entre eux avouent également être préoccupés par la façon dont les entreprises font usages de leurs données personnelles, ce qui apparaît légèrement en retrait de la moyenne mondiale, située à 62%. 42% des Français interrogés estiment même n’avoir absolument aucun contrôle sur cet usage, contre 33% des habitants d’Europe de l’Ouest. Seuls 9% d’irréductibles optimistes restent persuadés de conserver une maîtrise totale de leurs données.

    Ces perceptions varient significativement selon l’âge, les revenus, ainsi que le sexe des sondés. On note ainsi une plus forte tendance des participants les plus aisés, des femmes (61% contre 56% pour les hommes) et des plus de 40 ans (62% contre 53%) à s’interroger sur la manière dont sont utilisées leurs informations.

    Sans surprise, leur crainte quant à la sécurité des données se polarise sur l’usage d’appareils courants : près de 6 personnes interrogées sur 10 déclarent ainsi leur inquiétude relative à la collecte de données via leur smartphone (57%), leur PC (56%) ou leur tablette (55%). Ils n’expriment pas encore de réelles préoccupations quant aux technologies utilisées en magasin ou liées aux vêtements ou objets connectés.

    Les Européens jugent sévèrement les pratiques des entreprises vis-à-vis des données
    Un peu paradoxalement, mais néanmoins logiquement, ce sont les consommateurs les plus actifs en ligne qui manifestent le plus d’anxiété. Les craintes quant à la façon dont les entreprises utilisent leurs informations personnelles sont donc particulièrement sensibles chez les consommateurs connectés qui utilisent leurs mobiles dans leur vie de tous les jours pour chercher des informations, réaliser des achats ou des réservations, visiter des sites de loisirs et de divertissement, rester en contact avec leur proches, et rechercher des promotions.

    Une exception : le paiement mobile. Moins d’un tiers des répondants (30%) déclarent se fier aux systèmes de paiement mobile. Une adoption clairement freinée par le problème de la cybersécurité et qui illustre bien la crainte des européens vis-à-vis de l’utilisation de leurs données.

    A qui la faute ? Selon l’étude menée par SAS, la responsabilité de la protection des informations personnelles incombe aux entreprises elles-mêmes ! 65% des personnes interrogées considèrent l’utilisation de ces données sans leur autorisation comme une violation de leur vie privée.

    Les entreprises mettent-elles vraiment tout en œuvre afin d’assurer la sécurité de ces données personnelles ? Ce n’est en en tous cas pas ce qui ressort de l’enquête : seuls 25% des sondés considèrent que leurs informations sont traitées de manière sécurisée, et 20% que les entreprises font preuve de transparence et d’ouverture en ce qui concerne leurs politiques de sécurité ! Une perplexité propre à l’Europe (22% en France), qui reste néanmoins très forte à l’échelle mondiale (28%).

    Mais s’ils accusent les entreprises de ne pas respecter leur partie du contrat quant à leur politique d’utilisation des données personnelles – par exemple, en cas d’amendements, les consommateurs eux-mêmes ont parfois tendance à faire preuve de nonchalance en matière de protection de leur vie privée. En effet, seules 38% des personnes interrogées déclarent prendre connaissance des conditions générales avant de télécharger une nouvelle application ou d’effectuer un achat en ligne. La plupart d’entre nous se contente de cliquer sur « Je suis d’accord « , sans prendre le temps d’investiguer davantage.

    Les données, monnaie d’échange
    Malgré leurs préoccupations relatives à la sécurité des données, certaines des personnes interrogées (6% des hommes et 3% des femmes) se déclarent prêtes à partager des données sensibles, en échange de certains avantages. Pour chaque type de promotion testé, c’est plus de la moitié des répondants qui se déclare prêt à communiquer ses informations d’identité telles que nom, adresse ou e-mail.

    Concernant les messages marketing, le clivage est sans appel : si 50% des consommateurs sondés attendent des entreprises qu’elles connaissent leurs préférences et comprennent leurs besoins, l’autre moitié déclare ne pas souhaiter en recevoir. 38% indiquent néanmoins apprécier recevoir des e-mails personnalisés d’entreprises dont elles sont clientes.

     » En matière de pratiques numériques, les consommateurs doivent pouvoir avoir une totale confiance dans les entreprises « , déclare Wilson Raj, Global Customer Intelligence Director chez SAS.  » Pour y parvenir, il faut que les Comex disposent d’une véritable culture digitale. C’est à cette seule condition que les entreprises pourront à la fois tirer profit des opportunités offertes par la personnalisation et protéger les données de leurs clients.  »

    «  Il est important pour les directions de définir des politiques de collecte, partage et utilisation des données, et de mettre en place des procédures visant à assurer la conformité de celles-ci « , poursuit-il.  » Enfin, il ne sera pas inutile pour elles de définir de manière claire et concise la façon dont la gestion des données impacte leur image de marque.  »

    *Etude réalisée en ligne par la société SAS. 4 368 répondants en provenance de 15 pays ont été interrogés.

  • Data centers : comment relever les défis de la santé connectée ?

    Les data centers au défi de la santé connectée

    Par Fabrice Coquio, Président d’Interxion France

    De nos trottoirs à nos voitures en passant par nos maisons, tout notre environnement se dote d’une intelligence propulsée par les évolutions numériques, et le secteur de la santé n’y fait pas exception. Compte tenu du vieillissement de la population, de l’évolution des modes de vie, ou encore de la désertification médicale notamment, soigner autrement est devenu une priorité en matière de santé publique. Et la santé connectée dans l’ensemble des domaines, qu’il s’agisse de bien-être, de prévention, de diagnostic ou encore de suivi des soins et d’accompagnement du patient, est une piste privilégiée qui ouvre bien des perspectives.

    La littérature foisonnante sur le sujet en est le révélateur, le marché existe, il est d’ailleurs très vaste, et les attentes sont à la hauteur des promesses qui sont faites aux médecins, aux équipes soignantes, aux patients, et plus largement à tous les utilisateurs potentiels. Ce n’est pas un hasard si des acteurs tels que Microsoft, Google ou encore Apple, prennent le risque de s’éloigner de leur cœur d’activité, et que de nombreuses start-ups voient le jour pour investir ce marché, à grand renfort d’applications, de services, et de lancement d’outils de mesure.

    Selon le rapport La santé connectée, quelle révolution ?, rédigé par le think tank « Cartes sur table »,  ce marché, qui en 2012 était estimé à 300 milliards d’euros (dont 20 milliards pour les entreprises françaises), devrait connaître d’ici à 2017 une croissance annuelle régulière de 4 à 5 %. Pour autant, malgré quelques signes de frémissements, couplés à de nombreuses promesses formulées et beaucoup de prospective, le « big bang » ne s’est pas encore produit, et rares sont les patients pouvant profiter d’un suivi médical à distance.

    Au même titre que les tendances comme le cloud ou encore le big data à leurs débuts, la santé connectée est en train d’entamer un grand voyage. Le chantier est vaste, et il va falloir compter sur un certain nombre de facteurs avant que le secteur ne se structure, que chaque utilisateur potentiel puisse pleinement en tirer parti, et que les entreprises parviennent à générer de la valeur.

    Au premier rang de ces facteurs, l’infrastructure. Elle est au fondement de tous les systèmes, services et données créés, et se doit de respecter les réglementations en matière de confidentialité et de sécurité des données personnelles.

    Epicentres de cette infrastructure, les data centers ont un rôle prépondérant à jouer pour assurer le stockage et le trafic des données, ainsi que l’interconnexion des différents acteurs de la filière santé aux points d’interconnexion Internet, aux fournisseurs de services cloud et aux opérateurs Télécom. En d’autres termes, ils constituent les pierres angulaires indispensables au fonctionnement de la santé connectée.

    Or, tous ne pourront pas assurer ce rôle pivot. Seuls les data centers de classe internationale, hyperconnectés, et surtout certifiés, le pourront. Car l’une des principales préoccupations réside bien là : gérer et garantir la confidentialité des données de santé à caractère personnel tout en assurant un accès rapide aux informations. De nombreuses données privées vont être collectées et devront être stockées pour pouvoir être exploitées. Il faut pouvoir y accéder rapidement, voire en temps réel, et leur confidentialité doit pouvoir être garantie à tout moment.

    Il existe un cadre réglementaire régi par l’Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé (ASIP Santé), et dont la mission est de délivrer l’agrément d’hébergeur de données de santé à caractère personnel. Pour le moment, seuls deux opérateurs de data centers ont été certifiés parmi les 92 membres ayant obtenu l’agrément. Cela s’explique par des démarches complexes, nécessitant des investissements que peu d’acteurs sont prêts à consentir en raison d’un marché encore peu mature.

    À ce jour, la majeure partie des projets dans ce domaine provient essentiellement d’initiatives privées. Alors que le marché français de la santé est très concentré, et principalement porté par les organisations publiques, une approche unifiée, définissant des orientations précises impulsées par le gouvernement, s’avère nécessaire. Elle permettrait de structurer la filière et d’atténuer le « gap » qui subsiste encore entre des appareils connectés bénéficiant de l’attrait de la nouveauté et une exploitation médicale plus poussée.

    Rome ne s’est pas construite en un jour, et le voyage ne fait que commencer pour permettre à la santé connectée de connaître l’essor qui lui est promis, et de dévoiler tout son potentiel. À l’instar de la capitale italienne, tous les chemins numériques mènent aux data centers. Cependant, tous ne seront pas équipés et certifiés pour relever le défi de la santé connectée, et lui permettre ainsi d’être correctement exploitée.

     

     

     

      

     

  • Multicanal : l’union fait la force !

    Multicanal : à quand la fin de la mort préméditée des canaux ?

    Selon Cyrille Aguinet, Managing Director Mail Metrics

    Le passage à la communication multicanale a parfois des airs de guerre de tous contre tous. Nous entendons certains spécialistes du webmarketing parler de la disparition programmée des supports papier pour mettre en avant leurs solutions d’emailing puis des professionnels du social media évoquer la supposée mort prochaine de l’email : nombreux sont les exemples de professionnels du marketing qui voient le passage à l’omnicanalcomme une occasion d’affirmer la prédominance de leurs solutions. Comment penser la complémentarité des canaux à l’heure de l’optimisation du « voyage client », notamment via les opportunités offertes par l’exploitation  du big data ?

    L’une des étapes clés d’une intégration réussie de l’omnicanal est l’unification des informations et donc la centralisation des bases de données.

    Il est indispensable, pour élaborer des stratégies relationnelles  performantes, d’avoir accès à l’ensemble des données recueillies par l’entreprise sur ses interactions avec sa clientèle. Une base de données centralisée permet de mettre en place des campagnes plus cohérentes mais aussi et surtout d’améliorer l’expérience client : rien de plus frustrant que d’être sur-sollicité sans respect de ses sensibilités, son niveau d’engagement envers l’entreprise ou encore de devoir donner trois fois les mêmes informations et d’avoir ainsi l’impression de reprendre à zéro toutes ses démarches vis à vis d’une entreprise.

    Pour utiliser de façon optimale la complémentarité des canaux, il est décisif de pouvoir déterminer et surtout comprendre le comportement de chaque client ou prospect.

    L’une des méthodes les plus adaptées dans cette optique consiste par exemple à attribuer à chaque contact un « score d’appétence » aux différents canaux de communication utilisés pour construire la relation. S’il répond favorablement à l’envoi d’un email ou encore que sa présence sur le site est régulière, son appétence à la sollicitation digitale se voit renforcée, au contraire s’il ne réagit pas positivement aux appels issus d’un centre d’appels, sa sensibilité est également prise en compte dans le modèle relationnel.

    Une autre approche consiste à construire des classifications dédiées à l’analyse des sensibilités inter canaux. Ces dernières ont plus particulièrement la vertu de pouvoir suivre – de façon automatisée- les évolutions comportementales d’une période sur une autre, ou encore d’un canal à un autre en fonction des actions marketing déployées.

    En s’appuyant sur des approches analytiques et  la centralisation des données, nous pouvons ainsi définir des profils précis permettant de s’adapter aux préférences de chacun, sans générer de frustration ou de rejet. La juste combinaison des moyens de communication privilégiés par un consommateur reste cependant un dispositif sur mesure. De cette façon nous passons d’un « parcours client »  qui se veut trop souvent imposé à un « voyage client »  où l’approche relationnelle est adaptée au canal de communication utilisé.

    Dès lors que les préférences des clients sont respectées, il reste à les utiliser de façon stratégique pour construire et maintenir une relation pérenne. Chaque canal n’est évidemment pas destiné aux mêmes usages : l’email est un dispositif dit de marketing direct  facilement personnalisable pendant que les réseaux sociaux permettre l’échange et le partage à plus grande échelle (ie. Communauté). Le catalogue quant à lui peut rester un outil privilégié pour toucher des clients ou prospects moins technophiles qui ont besoin d’être rassurés par un support matériel.

    Nous avons enfin les points de vente (magasins) à partir desquels le capital humain est (re)mis au cœur des préoccupations et sur lesquels nous nous appuyons de plus en plus au travers des approches « Web to Store » et « Store to Web » ; ceci prouve bien le bénéfice de connecter les canaux versus le silotage auquel doivent encore faire face certaines entreprises pour des raisons d’objectifs business internes divergents. Pourtant un fait est certain : que le client soit face à son ordinateur, sur son téléphone, en magasin ou encore au téléphone avec un téléconseiller : il reste toujours identique, même si parfois il a l’impression de ne pas avoir affaire à la même entreprise avec pour cause ce silotage…

    En conclusion, nous aurions donc tort d’opposer les divers canaux de communication : les publics visés sont hétérogènes et ont des préférences extrêmement variées. Les canaux eux-mêmes n’ont pas les mêmes fonctions, ils évoluent (comme par exemple le minitel) et doivent être conçus comme des outils complémentaires et combinatoires. Dans le marketing comme ailleurs, l’union fait la force.

     

     

  • Publicité numérique dans le monde : un marché de 160 milliards de dollars !

    La visibilité, la fraude, le blocage de publicité et la mobilisation nécessitent des solutions d’industrie pour le marché publicitaire numérique mondial s’élevant à 160 milliards de dollars

    GroupM a publié aujourd’hui Interaction 2016, un rapport annuel qui présente des données sur la publicité numérique à l’échelle mondiale. Il couvre les comportements des consommateurs, la technologie et les tendances du marché, ainsi que les chiffres relatifs au nombre des consommateurs en ligne, le montant d’investissement publicitaire contribué à leur égard, les plateformes en ligne les plus populaires et le montant de transactions commerciales effectuées en ligne.

    L’édition 2016 traite de six tendances macro estimées importantes à l’étude, notamment le blocage de publicité, l’intégrité de l’approvisionnement numérique, la mobilisation et l’expansion de l’utilisation des applis, le passage de la télévision vers le service par contournement, l’application des données sur le marketing et l’expansion du commerce électronique. Le rapport suggère que le marché numérique est un point pivot important nécessitant une collaboration et un engagement à l’échelle de l’industrie pour assurer l’engagement continu des consommateurs grâce à la communication médiatique des marques.

    Le rapport Interaction fait partie des séries This Year, Next Year  de leadership éclairé du GroupM qui correspondent au réseau de communications mondial de WPP, des entreprises de données et de recherche pour modeler les vues médiatiques les plus détaillées de l’industrie à l’échelle mondiale. Le rapport Interaction 2016 comprend des données provenant de 45 pays et des analyses réalisées par M. Rob Norman, directeur de la stratégie numérique chez GroupM et M. Adam Smith, directeur chez Futures.

    GroupM prévoit que la publicité numérique en 2016 comportera 31 pour cent de l’investissement publicitaire pondéré dans les médias, jusqu’à 28 pour cent en 2015 et représentant une hausse de 14,4 dépassant 160 milliards de dollars américains. Les investissements visent à atteindre presque 2,3 milliards d’adultes qui devraient utiliser l’internet dans l’année et de plus en plus exécuté de manière programmatique. En 2015, 37 pour cent de l’investissement d’affichage publicitaire ont été menés de manière programmatique, jusqu’à 21 pour cent en 2014.

    L’efficacité de ces investissements est perturbée par les problèmes portant sur l’intégrité de l’approvisionnement numérique, notamment la fraude, la visibilité et l’évaluation qui ont été étudiées dans les rapports précédents Interaction. Cette année, le rapport cherche à ajouter plus de lumière sur le problème relatif au blocage de publicité. Certains correspondants ont rapporté un manque de faits concrets sur l’état du blocage de publicité, mais 19 pays ont rapporté des chiffres sur le pourcentage des consommateurs qui utilisent la technologie de blocage de publicité installée sur leurs appareils. Parmi les pays affichant le pourcentage le plus élevé de consommateurs utilisant la technologie de blocage de publicité figurent la France, la Pologne et l’Autriche dont chacun a rapporté un pourcentage d’utilisateurs plus élevé que 30 %.

    « La hausse de l’adoption par les consommateurs de la technologie de blocage de publicité enfreint le contrat de consommation présumé qui supporte l’investissement publicitaire pour appuyer le développement de contenu. Pour cette raison et sa capacité d’empêcher la marque à atteindre son public, il doit donc faire l’objet d’une une étude poussée et de mesures préventives », a déclaré M. Adam Smith, directeur chez Futures. « Nous devons nous rendre encore plus loin pour comprendre l’impact réel du blocage de publicité, car les estimations de perte d’inventaire sont insuffisantes. Nous allons suivre de près le progrès des initiatives comme le programme LEAN d’IAB aux États-Unis qui encourage les éditeurs à développer des stratégies publicitaires faciles, cryptées et des choix soutenus par des publicités et non-invasifs pour réduire la latence de page et d’autres désagréments qui pourraient encourager l’adoption de blocage de publicité. »

    Outre que d’éviter les publicités, d’autres tendances importantes traitées dans le rapport Interaction 2016 comprennent :

    —  L’intégrité de l’approvisionnement numérique : Les fraudes portant sur l’impression ou non-impression publicitaire demeurent une préoccupation et le risque varie selon le marché. GroupM recommande de travailler avec des partenaires fiables, d’utiliser les commandes pré-offres dans les marchés inconnus, le développement de contrats pécifiques et l’appui sur les outils de vérification et les fournisseurs.
    —  L’utilisation des applis : une majorité des utilisateurs de téléphones intelligents possèdent entre 30 à 50 applis installées
    et la hausse de l’utilisation d’applis constitue un défi pour les annonceurs. Des formats publicitaires émergents, plus interactifs et
    intégrables dans les applis sont prometteurs.
    —  Le commerce électronique : À l’échelle mondiale, le commerce électronique prévoit atteindre 1,81 billion de dollars américains cette année (8 pour cent du secteur de commerce au détail), une hausse de 1,57 billion en 2015. Les stratégies de commerce électronique facilitant les transactions partout et en tout temps sont en hausse et deviendront la norme.
    —  Le service par contournement OTT : La consommation télévisuelle est de plus en plus non-linéaire, plus précisément auprès du public plus jeune. Cependant, les correspondants ont rapporté parallèlement des changements d’investissement mineurs en raison du manque de compréhension dominant sur les formats non-traditionnels et le manque de mesures normalisées sur le public relatif à la vidéo numérique. L’année prochaine, nous prévoyons que la vidéotransmission sur Facebook et d’autres plateformes sera un sujet important dans le rapport Interaction.
    —  L’application des données : Les correspondants ont rapporté que l’accessibilité, la collecte et l’application de données à partir de sources tierces demeurent impératifs et un défi pour plusieurs clients.
    « Nous n’étions jamais, ni n’avons été dans un « état stable » quant à la publicité numérique. La vitesse du changement rend le secteur houleux pour les spécialistes du marketing, mais nous avons identifié ce que nous croyons être des évidences immuables », a expliqué Rob Norman, directeur de la stratégie numérique. « Les données et la technologie ont changé positivement le domaine de la publicité, même de la vidéo. Cependant, les annonces publicitaires sont inutiles lorsqu’elles sont bloquées et lorsque l’écosystème facilite la fraude ou lorsque les stratégies ne suivent pas le consommateur sur les applis et le commerce partout. Bien qu’il demeure davantage de données à apprendre sur les tendances de blocage de publicité, les données suggèrent que le temps est venu de partager un sens profond de responsabilité, de transparence et de vigilance pour assurer un engagement continu des consommateurs à l’égard des communications de la marque. »

  • Les banques ont-elles pris conscience de la révolution des données ?

    Quand l’expérience bancaire permet aux banques de conserver leur part de marché face aux FinTech.

    Les données des clients n’ont jamais été aussi accessibles, ceux-ci devraient donc tout naturellement être au cœur de la stratégie des établissements financiers. Pourtant, les banques continuent à faire de la conformité réglementaire leur priorité et considèrent souvent les projets liés aux données trop contraignants. Des secteurs moins règlementés tels que la distribution et les services digitaux (marketing, réseaux sociaux, etc.), qui évoluent plus rapidement, exploitent déjà ces flux de données pour améliorer l’expérience client. En revanche, les sociétés de services financiers, les banques et les compagnies d’assurance se montrent plus réservées, souvent freinées par une multitude de contraintes règlementaires.

    Le développement de services tels que Google Wallet, Apple Pay et les paiements Facebook ne sont que quelques exemples de la façon dont les géants du numérique développent des services monétaires qui pourraient supplanter les banques traditionnelles. L’émergence de services tels que l’application bancaire sociale Kitti de Santander et les wearables de Barclays montre que les banques semblent enfin avoir identifié les avantages concurrentiels d’une approche centrée sur le client et cherchent à en tirer parti.

    Se préparer à la mise en œuvre

    Selon une étude réalisée récemment par IDC pour le compte d’Informatica et de Cognizant, l’amélioration de la stratégie client est souvent citée comme l’une des principales raisons pour lesquelles les banques entreprennent une refonte de leur infrastructure technologique. Toutefois, l’étude indique également que les organismes de réglementations européens incitent les banques à déployer des projets de gouvernance des données en raison des inquiétudes suscitées par les problèmes de qualité des données. Les exigences en matière de reporting sont de plus en plus onéreuses pour atteindre les niveaux de détail requis et répondre dans des délais toujours plus courts.

    Il est vrai que les établissements financiers devraient considérer les investissements dans la gouvernance des données comme un moyen de pérenniser leurs activités face aux réglementations de plus en plus strictes. Cependant, pour tirer pleinement parti de leurs investissements, ils doivent découvrir les avantages d’une stratégie orientée client. Un organisme de réglementation peut vouloir être en mesure d’analyser les données en temps réel, mais il peut en être de même pour le développeur d’un nouveau produit ou services, un responsable de la relation client ou un client.

    L’exigence d’immédiateté est désormais exercée aussi fortement par le client que par l’organisme de réglementation. Étant donné que les banques et les assureurs proposent de plus en plus de services mobiles, les clients attendent d’eux qu’ils soient en mesure de personnaliser les offres de produits en temps réel. Si les acteurs traditionnels ne sont pas en mesure de le faire, les nouveaux entrants, comme les FinTech, s’en chargeront.

    Investir dans la gouvernance des données est la seule façon de répondre à ces besoins. Pour ce faire, les entreprises doivent comprendre un certain nombre de choses. Au plus haut niveau, l’entreprise doit traiter les données comme un actif stratégique conférant un véritable avantage concurrentiel. Pour appliquer une stratégie orientée client, il faut être en mesure de développer facilement la relation client et gagner des parts de marché. Pour cela, il faut exploiter l’ensemble des informations à disposition sur les clients pour s’assurer que les bons produits leurs sont proposés au bon moment. C’est pour cela que les données doivent être considérées comme un atout stratégique plutôt qu’une source de coûts ou une contrainte réglementaire.

    Les données ouvrent la voie

    Des entreprises telles qu’Amazon, Uber et Google ont instauré des niveaux de service client élevés et les consommateurs ont de plus en plus la même exigence avec leur banque.

    La personnalisation de l’expérience bancaire apparaît alors comme le moyen le plus sûr pour les banques de conserver leur part de marché face aux FinTech. Seules celles qui seront en mesure d’exploiter leurs données et de mettre en œuvre un modèle centré sur le client pourront offrir les services personnalisés que les clients attendent à l’ère du tout numérique.

     

  • Que penser des textes sur les données personnelles votés par le Parlement européen …

    Adoption de trois textes sur les données personnelles : apprenez à vous protéger !

    Par la Quadrature du Net 

    Le Parlement européen a adopté aujourd’hui trois textes sur les données personnelles : le règlement encadrant le traitement des données personnelles par les entreprises, la directive encadrant le traitement judiciaire et policier des données à caractère personnel, et enfin le PNR (Passenger Name Record) visant à la création de fichiers nationaux regroupant de nombreuses données de toutes les personnes voyageant depuis l’UE ou vers l’UE, y compris les vols internes. Ces textes présentent de nombreuses failles fragilisant le droit au respect de la vie privée. Face à l’incapacité des institutions à mettre en place des textes réellement protecteurs pour les internautes, il reste à chacun à apprendre à se protéger et à contrôler lui-même ses données personnelles et sa vie privée sur Internet.

    Le premier des trois textes est le règlement sur la protection des données à caractère personnel.
    Ce règlement va encadrer l’utilisation par les entreprises des données à caractère personnel. S’il présente un certain nombre d’avancées par rapport à la situation existante, ce règlement ne permettra pas de protéger complètement les individus contre les utilisations des données qui pourront être faites par les entreprises et les États, comme nous l’avons dénoncé depuis de nombreux mois.

    Le second est la directive qui accompagne le règlement.
    Celle-ci encadre l’utilisation des données personnelles par les services de police et la justice dans les États membres. Cette directive a peu fait parler d’elle tant l’enjeu des négociations du règlement était important. Pourtant, son champ d’application est extrêmement large1, ce qui pose la question du fichage institutionnel auquel ont recours les États. Notre inquiétude est élevée quant aux modalités de contrôle des différentes transpositions nationales de cette directive, qui seront difficiles à l’échelle de l’Europe, et quasiment impossibles à l’international2.

    Le troisième texte adopté est la directive relative « à l’utilisation des données des dossiers passagers pour la prévention et la détection des infractions terroristes et des formes graves de criminalité, ainsi que pour les enquêtes et les poursuites en la matière », ou PNR. Chacun des États membres devra mettre en place un fichier comportant l’ensemble des données des passagers des vols depuis ou vers l’Union européenne, ainsi qu’au sein de l’UE. Or la directive ne précise pas suffisamment les règles d’accès aux fichiers, ainsi que les modalités d’échange de données entre les pays de l’UE. Les déclarations d’intention de respect des droits fondamentaux pourraient donc bien rester lettre morte. La pression de la France pour faire voter ce texte comme outil de lutte contre le terrorisme masque les profondes imperfections qu’il comporte non seulement en matière de protection des citoyens, mais également – et c’est un comble – en efficacité réelle pour le suivi des individus suspects.

    Ces trois textes votés aujourd’hui par le Parlement européen après des négociations longues et parfois houleuses ne protègent pas suffisamment les données personnelles et les droits fondamentaux. Il est plus qu’urgent d’apprendre à reprendre le contrôle de ses données. Bloqueurs de publicités, destruction des cookies, chiffrement et utilisation de Tor sont autant de moyens de retrouver un peu d’intimité sur Internet. Des outils existent pour aider chacun à protéger sa vie privée, comme le site Contrôle tes données. La Quadrature du Net engage chacun à s’engager dès à présent dans une sécurisation et une reprise en main de ses données personnelles, action essentielle pour protéger notre droit à la vie privée, à la liberté d’expression et d’information.

  • Quand le vrai territoire de Google n’est pas un pays mais notre cerveau …

    Données clients et éthique 

    Par Romain Chaumais, Co-fondateur d’Ysance

    Les progrès fulgurant des technologies prédictives et cognitives permettent de répondre à toujours plus de questions. Mais toutes méritent-elles d’être posées ? Derrière cet énoncé philosophique se cache la notion suggestive mais ô combien indispensable de l’éthique de la donnée client. Jusqu’où les entreprises peuvent-elles aller dans l’exploitation de leur « Customer Data » ? Hors cadre purement légal, il devient nécessaire pour elles de dresser les limites de l’acceptable dans une charte de bonnes conduites à adopter, dans l’intérêt du consommateur bien sûr, mais aussi dans leur propre intérêt.

    « Le vrai territoire de Google n’est pas un pays, c’est notre cerveau », affirmait déjà, en 2014,  le Dr Alexandre Laurent, fondateur de Doctissimo,  à propos de l’approche transhumaniste assumée des GAFA, parlant même de « brain hacking ». Robotique, intelligence artificielle ou encore objets connectés sont autant de technologies conçues avec la volonté d’améliorer notre quotidien voire d’optmiser nos capacités physiques et intellectuelles. Oui mais voilà, à trop vouloir assister, n’allons-nous pas vers un assistanat nocif qui guiderait nos vies, nos pensées et nos actes ?

    Derrière ces considérations dignes d’un film de science-fiction, la réalité aujourd’hui n’est plus si loin. Les données client, désormais accessibles, appartiennent tellement à la sphère de l’intime qu’elles permettent la production d’une information ultra-personnalisée, exploitée dans un objectif  d’anticipation du désir et destinée à « faciliter » nos décisions, ce qui n’est pas sans ambiguïté. Il devient donc nécessaire (voire urgent) pour les « magiciens » de la donnée client de réfléchir, au-delà du cadre réglementaire, à une politique éthique pour prévenir les abus. Un sujet moins enclin à faire les gros titres qu’un scandale ou autres effets de bord comme le boycott de la marque liés à une utilisation déraisonnable et immorale des outils analytiques et prédictifs.

    Vers une régulation sur-mesure et harmonisée de la donnée

    De nombreuses entreprises pensent être en conformité avec les lois et ne pas avoir besoin de prendre des mesures supplémentaires. A tort, car l’éthique de la vie privée est une notion complexe qui varie d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre. Prenons l’exemple des données de santé. Il existe en France une éthique stricte liée à leur confidentialité alors qu’aux Etats-Unis, la question est plus souple. Rien n’empêche donc une start-up américaine de proposer un service de santé connectée et d’en divulguer les données à des tiers, comme les assureurs par exemple,   susceptibles d’en faire du business.

    On peut d’ailleurs difficilement imaginer qu’un assureur soit soumis à la même régulation des données qu’une industrie pharmaceutique ou un magasin de sport. Et pourtant les lois en charge du respect de la vie privée sont les mêmes pour tous. D’où la nécessité d’une charte interne de bonnes conduites éthiques. Elle définit la politique d’utilisation des données dans des situations concrètes, en fonction de l’entité et de ses enjeux sociétaux et s’applique à l’ensemble des métiers et filiales.

    Trois règles à respecter pour une éthique de l’exploitation de la donnée client

    Plus facile à dire qu’à faire tant l’éthique est d’ordre subjectif et propre à chacun. Le Gartner s’est penché sur la question pour dresser quelques règles incontournables qu’on peut résumer en trois points :

    1. Ne jamais surprendre le consommateurquant à l’utilisation faite de ses données avec une proposition inattendue, embarrassante et hors contexte. Il serait par exemple déplacé et inconvenant pour un supermarché de se servir des données de caisse pour prévenir un client des risques d’accidents cardiovasculaires liés à sa consommation excessive d’aliments gras.
    2. Ne collecter que la donnée nécessaire, qui sert directement l’activité de l’entreprise en étant parfaitement transparent sur l’usage qu’on compte en faire. On ne collecte pas pour le plaisir de collecter ni pour un usage ultérieur. Exit donc les longs formulaires avec des demandes trop précises et non circonstanciées telles que la profession, le revenu,  l’origine sociale, …
    3. Privilégier les données de sources directesplutôt que des données tierces. Il semble légitime pour un assureur, par exemple, de demander à son client s’il fume et d’évaluer en conséquence le montant de son contrat, cela le serait moins d’analyser ses achats pour estimer sa consommation de cigarettes.

    Un intérêt hautement stratégique pour les entreprises

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas là de freiner l’essor des smart data ni celui du machine learning mais de faire en sorte que l’expérience client, basée sur les données personnelles, ne soit pas uniquement soumise aux seuls impératifs marketing.

    La marque doit comprendre que la donnée ne fait pas tout et que l’essentiel de la relation client repose sur le ressenti et la confiance. Les technologies Big Data et autres algorithmes customer centric ne sont pas faits pour servir en premier lieu ses propres intérêts mais ceux de ses clients.

    Les organisations qui atteindront cette maturité éthique auront tout à gagner : la confiance et la fidélité du consommateur qui du coup partagera plus facilement ses données, une meilleure notoriété, une communication maitrisée, une cohérence entre les métiers et des collaborateurs proches des valeurs de l’entreprise et impliqués dans sa culture de la donnée. Rien n’empêche donc d’être à la fois éthique et tactique !

  • DATA / CONTENT : qui va gagner ?

    DATA / CONTENT : QUI VA GAGNER ?

    Du 12 au 14 avril,  toute l’écosystème eMarketing se retrouve à l’occasion de son salon E-Marketing Paris à la Porte de Versailles, . Cette année, la thématique « Data vs Content » tient le haut de l’affiche.

    D’un côté La Data, matière première de tout acte marketing automatisé : programmatique, crm, trigger, routage, enchères…

    De l’autre côté le Content : oeuvre artistique humaine : création graphique, texte percutant, scénario motivant, mot clé innovant, concept disruptif…

     Ce n’est pas le combat de l’Homme et de la Machine mais bien la synergie des 2 mondes qui doit l’emporter pour réussir son marketing digital en 2016
    Fini l’email à la papa et la campagne display old school, bienvenue à la programmatique et les actions originales pour marquer les esprits
     On parle de réveils des inactifs, détection des comportement jumeaux, identification des signaux faibles
    • Acquisition de clients rentable : ne plus dépenser ses budgets à fonds perdu
    • Conversion optimisée : découvrez les effets de levier sans précédent de la conversion
    • Disruption : l’uberisation du marketing digital mythe ou opportunité
     Seront les 3 thèmes majeurs des 6 conférences plénières de cette édition
  • Le référentiel client au service des enjeux de conquête, de personnalisation et de fidélisation client,

    LA DÉMARCHE CLIENT-MDM ET SES COMPOSANTES

    Par Dan Malka | Directeur Technique Data Intelligence – Keyrus

    Ces quinze dernières années sont marquées par le phénoménal développement du réseau mobile et filaire planétaire, qui supporte un trafic de voix et de données toujours plus intense. Bien que ce réseau se fasse oublier la plupart du temps, il change profondément les habitudes de vie. Dans un monde devenu digital, nous sommes (inter)connectés en permanence, en tout lieu et à tout moment. Ne serait-ce que par nos téléphones mobiles, lesquels sont de plus en plus souvent des smartphones : en 2015, ces derniers ont représenté 86,2% des ventes de mobiles[1]– portant à 58% la proportion de Français équipés[2]et pouvant, par conséquent, se connecter où bon leur semble. Pour le marketing et la relation client, cela change beaucoup de choses – au 3e semestre 2015, les achats sur mobile (m-Commerce) représentaient 24% des achats e-Commerce avec une hausse de 26% par rapport au 1er trimestre 2015[3], ils permettent donc à présent d’interagir de façon de plus en plus ciblée avec le consommateur.

    Dans les mois à venir, après de forts investissements dans le secteur de la réalité augmentée, les nouveaux casques de réalité virtuelle seront encore plus prometteurs et destinés à un public plus large. Ils accentueront le rapport homme-machine à l’ère digitale, nourrissant de nouvelles problématiques éthiques liées notamment au respect de la vie privée.

    1/ DONNÉES CLIENTS : LA FIN DE LA RARETÉ

    Nous sommes plongés dans un monde connecté en temps réel qui a généré ce déluge des données que l’on nomme « Big Data » et qui correspond à la multiplication presque infinie des traces numériques dues à l’explosion conjuguée du Web, des réseaux sociaux et du mobile. Dans cet environnement hyper-connecté, le consommateur n’en finit pas de laisser des traces, volontaires ou involontaires, fournissant des indications potentiellement précieuses pour les directions Digital, Marketing et CRM toujours plus créatives et intéressées par l’analyse des préférences et des comportements de leurs internautes, sociaunautes et mobinautes. Si ces évolutions signent la fin de la rareté des données clients, elles obligent les entreprises à se doter de nouveaux moyens pour collecter, analyser, exploiter et valoriser ces masses d’informations et hétérogènes. Nous le savons, c’est par une approche intégrant la collecte, le traitement, l’analyse et la valorisation de toutes les données massives structurées (internes à l’entreprise) et non structurées (externes) que le CRM prend tout son sens désormais. Car seul le croisement intelligent de toutes les données clients peut permettre de renforcer à la fois la connaissance, la segmentation et la personnalisation, véritable graal du marketing et de la communication au service d’un consommateur sur-sollicité, de plus en plus exigeant et difficile à convaincre, à retenir.

    Il n’y a pas si longtemps, la connaissance client reposait principalement sur l’analyse des données des systèmes internes. Le cloisonnement de ces derniers empêchait le plus souvent les équipes opérationnelles d’avoir une vue unique du client ou du prospect. Aujourd’hui, le marketing digital, le marketing prédictif et l’omni-commerce se nourrissent de nouvelles données, collectées de façon « identifiée » (dans les points de ventes physiques et, après authentification, via les canaux digitaux) ou de façon « anonyme » sur le Web, grâce au tracking des interactions avec la marque, ou encore à l’analyse des réseaux sociaux, permettant de cerner le profil et les centres d’intérêt du client potentiel.

    2/ LE NOUVEAU VISAGE DU RÉFÉRENTIEL CLIENT

     Pour toucher leurs cibles et accroître leur taux de transformation, les marques ont besoin de méthodes et de règles leur permettant de constituer et gérer un référentiel client unifié, réconciliant données internes et données externes. La particularité de ce référentiel est d’intégrer dans la fiche client/prospect, en plus des données d’identification classiques des individus :

    –        l’historique de la relation entre la marque et le client,

    –        des indicateurs d’intérêt et d’appétence calculés statistiquement à partir des comportements des clients,

    –        des données de « contactabilité », c’est-à-dire l’accord explicite du client (par opt-in) pour recevoir les offres de la marque sur les différents canaux (courrier, téléphone, e-mail ou autres).

    Ainsi conçu, un référentiel client fournit « une vue à 360° » de tout client (effectif ou potentiel), de ses comportements sur tous les canaux et de ses relations de façon générale. Seule cette connaissance client étendue, consolidée puis partagée, peut donner à une marque les moyens :

    – d’interagir de façon ciblée, mesurée, personnalisée et, de plus en plus souvent, géo-localisée avec les clients, quel que soit le canal,

    – de présenter la bonne offre, au bon moment, au bon endroit, afin que chaque client se sente reconnu, écouté, compris et privilégié,

    – de respecter la législation en vigueur sur la protection de la vie privée et des données à caractère personnel.

    Toute la difficulté d’une telle base d’informations clients est qu’elle n’a de valeur « business » que si elle est réellement constituée d’enregistrements de référence (ou « golden record » :

    –        chaque individu enregistré doit être unique, ce qui suppose d’identifier et d’éliminer les doublons ;

    –        toutes les données, unitaires et agrégées, se rapportant à un client doivent être exactes et valides à l’instant « t » (dernière version en date de la donnée, de façon consolidée en prenant le meilleur de chaque système).

    3/ LA DÉMARCHE CLIENT-MDM ET SES COMPOSANTES Une démarche Client-MDM vise précisément à créer et maintenir cette qualité de données, en mettant à disposition une méthode, un socle et des fonctionnalités de gestion des données de référence permettant à l’entreprise de répondre de façon maîtrisée à ses enjeux de relation client, tant dans le monde physique que dans l’univers digital.

    La démarche nécessite, outre le déploiement d’une plateforme MDM, la mise en place d’une organisation (comportant, typiquement, des data analysts et des data stewards) garante des règles de gouvernance et des relations avec les fournisseurs et utilisateurs de données. La plupart des plate-formes MDM du marché fournissent un moteur de règles et les fonctionnalités indispensables pour :

    –        nettoyer et normaliser les informations clients,

    –        repérer et éliminer les doublons et les données incohérentes,

    –        intégrer les données importantes d’autres applications et les mettre à disposition,

    –        gérer l’obsolescence et le cycle de vie des données,

    –        identifier de façon précise chaque modification des données,

    –        assurer la gouvernance globale de la qualité des données et gérer les droits des utilisateurs/propriétaires des données.

    Quelles données intégrer et pour quelle utilisation ?

    Il appartient, bien entendu, à chaque entreprise de déterminer ce que doit contenir son référentiel client. Les données peuvent être extrêmement variées mais il est logique de commencer par les données d’identification (nom, adresse postale, téléphone, adresse e-mail, adresse IP…) qui constituent le socle de la fiche client. Elles permettent en outre, par recoupement, de rattacher un internaute (à priori anonyme) à un nom et, le cas échéant, de reconstituer des foyers – unité plus pertinente que l’individu pour certaines stratégies marketing.

    Les données de segmentation apportent un deuxième niveau d’information. Il s’agit d’indicateurs agrégés qui, une fois remontés dans le MDM, vont pouvoir être partagés et réutilisés dans d’autres applications et processus. Par exemple, le statut du client (gold, platinum ou autre) dans le programme de fidélité intéresse le marketing pour le ciblage de ses campagnes, mais aussi le service client, qui l’utilisera pour la priorisation des demandes à traiter. Plus volatils, les scores d’intérêt ou d’engagement (déduits par exemple des données de navigation sur le site de la marque ou du taux d’ouverture des dernières campagnes e-mails) entrent aussi dans cette catégorie. S’il n’y a pas vraiment de limite, mieux vaut cependant n’intégrer dans le référentiel client que les données présentant un intérêt ou une utilité pour d’autres départements/applications que ceux qui les ont produits.

    Les données de contactabilité et de consentement deviennent elles aussi cruciales, compte tenu du renforcement de la législation sur la protection de la vie privée et de la réticence croissante des consommateurs vis-à-vis des sollicitations auxquelles ils n’ont pas explicitement consenti. Pour se protéger en cas de plainte, l’entreprise gagne à conserver l’historique des consentements donnés en regard des adresses e-mails concernées.

    4/ UN SOCLE PARTAGÉ POUR DES STRATÉGIES CLIENTS GAGNANTES

    A travers une démarche Client-MDM s’inscrivant dans la durée, les marques se donnent les moyens de se différencier durablement par leur capacité à capitaliser sur la connaissance clients et à l’exploiter pour susciter l’engagement et l’adhésion du consommateur actuel. Ce consommateur est hyper-sollicité et s’oriente vers les marques qui savent se faire préférer.

    La capacité à générer cette préférence tient, certes, à la notoriété de la marque mais, de plus en plus, à la pertinence de l’expérience qu’elle lui propose – à lui, en tant qu’individu singulier, que la marque ne peut plus réduire à sa seule CSP ou à son historique d’achats. Il faut, plus que jamais, lui adresser des messages/des offres pertinent(e)s à l’instant « t ».

    Le seul moyen d’arriver à ce niveau de pertinence perçue par le client est de relier les données issues des outils de tracking, de profilage et d’analyse, aux données démographiques et d’identification classiques pour décliner des stratégies d’hyper-personnalisation. C’est précisément ce qu’une démarche Client-MDM permet de réaliser, à travers la mise en place d’un référentiel clients dynamique.

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